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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 25 mars 2025 25 min

Stéphane Le Rudulier : « L’immigration à Mayotte est mortifère »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et stép lei. On commence en regardant les unes de la presse régionale. On en a choisi trois.

D'abord la vôtre, la une de la Provence, antisémitisme. Jusqu'où cela va aller ? L'agression du rabin d'Orléan repose la question de la lutte contre l'antisémitisme et de la prévention auprès des jeunes.

La communauté juive de Marseille appelle au sursaut. La deuxième une, c'est celle du dauphiné. Quand la drogue est livrée jusqu'au domicile, comment lutter contre les nouvelles stratégies des dealers ?

Livraison à domicile, carte de fidélité. Si le business de la drogue évolue. Les dealers trouvent de nouvelles méthodes pour fidéliser et élargir leur clientèle, ce qui complique la lutte contre le trafic pour les forces de l'ordre.

Et puis la dernière, c'est celle de la dépêche. Cette question épargne, faut-il investir dans la défense dans un contexte de réarmement de l'Europe, la France cherche quelques 5 milliards de fonds propres pour les entreprises du secteur de la défense et l'État veut convaincre les Français d'investir leur épargne. Quelle lune choisissez-vous ?

Je vais être chauvin, je vais prendre la Provence. Et d'autant plus que c'est un un sujet, l'antisémitisme qui est véritablement un des des fléaux de notre société depuis depuis le 7 octobre 2023. et et on le on le voit bien, ces actes antisémites se multiplient, sont encouragés par l'islam gauchisme, très clairement par des dirigeants politiques d'extrême gauche qui dès le 7 octobre ont mis en cause Israël et a considéré que le Ramas faisait un acte de de résistance et et je pense que c'est un un fléo de notre société qu'il faut prendre à bras le corps.

On Mais ça veut dire qu'il y a des responsabilités politiques selon vous dans antisémitisme. Absolument. Absolument.

Regardez l'iconographie la dernière iconographie de la France insoumise pour soi-disant défilé pour la lutte contre le racisme où on a franchement un journaliste, un animateur télé qui a été comparé à Gbs dans l'iconographie. C'est c'est purement purement scandaleux, mais en fait euh notre arsenal juridique, je pense, n'est pas assez euh euh musclé euh pour lutter efficacement euh contre l'antisémitisme. J'avais proposé la pénalisation de l'antitionme il y a quelques mois de cela puisque à l'heure actuelle en l'état actuel du droit l'antitionme qui est le faunet de l'antisémitisme la remise en cause de l'existence d'Israël.

Euh j'ai également proposé l'autonomisation euh du délit d'antisémitisme. Aujourd'hui, l'antisémitisme n'est pas un délit autonome. Il est rattaché à d'autres d'autres délits et c'est qu'une circonstance aggravante.

Donc tout ça fait que on a travaillé beaucoup avec le CRIF de Marseille sur ces sujets-là. Donc il faut durcir la législation. Il faut durcir la législation.

Il y a un pan aussi sur les réseaux sociaux. Il y a une haine euh il y a un antisémitisme qui déferle sur les réseaux sociaux qui est totalement totalement abjecte. Et mais juste sur l'antisémitisme, vous avez travaillé avec le CRIF de Marseille.

Est-ce que ça veut dire qu'il y a un texte de loi ? Il y a un texte de loi, il y a une proposition de loi qui a été qui a été déposée il y a de cela plusieurs plusieurs semaines, plusieurs mois. J'espère que le que le Sénat prendra à bras le corps euh ce sujet qui euh qui mérite toute toute notre attention parce qu'on sait bien que l'antisémitisme c'est le début de quelque chose, c'est le début d'une fracture de notre société.

Et puis on a un problème sur le principe de laïcité et c'est c'est lié la laïcité sur la loi 1905. Je le dis à chaque fois mais elle dit bien que la République ne reconnaît aucun culte. Pas tous les cultes, aucun culte.

Et puis après, on a quand même une tradition en France, c'est principe de discrétion de la religion dans l'espace public. Le suspect, c'est un jeune de 16 ans, il est placé en détention provisoire. Il sera jugé en avril devant un tribunal pour enfants.

Et vous examinez hasard du calendrier he ce soir au Sénat la proposition de loi de Gabriel Atal pour durcir la justice des mineurs. C'est un texte qui a été détricoté en commission par le rapporteur LR Francis Piner. Est-ce que c'est pas contradictoire avec vos promesses et les engagements des républicains ?

Écoutez, on verra on verra le texte. tel qu'il sort du Sénat. Il y a il y a une séance publique.

Je pense qu'il y aura sans doute des amendements qui viendront remuscler le le texte. Il faut sortir de la naïveté. L'adolescent d'aujourd'hui de 2025 n'est pas l'adolescent de 1945 d'après-guerre.

Il y a véritablement un délitement de de l'autorité de l'État, l'autorité parentale, l'autorité des professeurs, l'autorité du policier, du gendarme face à à ces à ces mineurs. Il y a un enauvagement de de la société, la délinquence juvénile et est de plus en plus violente. Regardez ce qui se passe notamment à Marseille.

On a des tueurs à gage qui ont 14 ans. Et moi je pose la question, est-ce que un mineur qui a 17 ans et 11 mois est moins dangereux qu'un majeur de 18 ans et un jour ? Bien sûr que non.

Donc il faut remuscler le texte. Il y a cette notion d'excuse de minorité. Qu'est-ce que c'est ? entre 16 et 18 ans et bien on divise par deux les peines encoures par rapport au justiciable s'il est mineur.

Je considère que dans certains cas, notamment des crimes des délits très graves, cette excuse de de minorité doit être systématiquement levée. Systé aujourd'hui, il existe des cadres dérogatoires où le juge doit motiver le fait de de d'outrepasser l'excuse de de minorité. Après, on peut se poser également la question de la responsabilité pénale.

Aujourd'hui, c'est 16 ans, on peut peut-être abaisser cette responsabilité pénale à 15 ans, par exemple. Et puis derrière, il y a la responsabilité des parents. Si il y a un défaut défaut d'éducation, et bien je pense que on doit les responsabiliser, aller taper au portefeuille des parents.

Donc ça ça veut dire que vous souhaitez que le Sénat rétablisse la version du texte de Gabriel Atal. Mais je dirais je dirais même il faut qu'il aille euh plus loin pour que ça corresponde aussi à notre idéologie. On l'a toujours dit.

Il faut prendre à bras le corps, il faut durcir euh le texte et derrière ça voir ce qui se passe au niveau de la navette, au niveau de la de l'Assemblée nationale. On va écouter ce qu'on dit euh la gauche. La sénatrice Laurence Rossignol et sénatrice socialiste était à votre place hier.

On va écouter ce qu'elle pense de ce texte. Je crois que la commission des lois et le rapporteur Francis Pisner s'est déjà occupé de ramener ce texte à sa juste dimension, c'est-à-dire à une évolution de la justice des mineurs. Dans ce que propose Gabriel Atal, il n'y a que de la communication politique, du besoin d'affirmer la responsabilité des jeunes et des parents.

Je continue de plaider pour que la justice ne soit pas la même pour les mineurs que pour les adultes. Qu'est-ce que vous dites de ça ? Est-ce que la justice peut être la même pour les mineurs et pour les adultes ?

Oui, dans certains cas, elle doit être la même. Euh quand euh encore une fois vous avez un un tueur à gage de de 14 ans. Euh je pense qu' il connaît le même euh crime et il sait exactement euh euh ce qu'il fait pour quelques milliers d'euros.

Je pense que ça fait partie de la restauration de de l'autorité de l'État. Euh clairement et quand je vois la gauche se réjouir du travail du rapporteur, je me dis qu'on est dans le vraiment dans le mauvais chemin et qu'il faut revenir à nos à nos fondamentaux. l'air.

On le rappelle Gérald Armanin, il voulait aller plus loin lors de l'examen du texte au Sénat ouvrir le débat sur l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans, mettre en place des jurés populaires pour juger les délits commis par des mineurs, renforcer l'usage du bracelet électronique pour les mineurs. Est-ce que ce sont des mesures que vous allez soutenir ? Absolument.

Absolument. Vous savez, ça fait partie aussi euh euh de la graduation des peines. Moi, ce qui me ce qui me choque euh c'est dès lors qu'il y a une une première ou euh où où le délinquant mineur euh qui n'est pas encore un délinquant mais qui a un comportement qui ne correspond pas euh à la vie en société, je pense que nous devons apporter une première réponse.

Je dis pas la prison mais au-delà des rappels à la loi qui sont multipliés parfois multipliés par 10 multipliés par 15 où le jeune en fait a ce fameux sentiment d'impunité en disant quoi que je fasse de toute façon je je passe quelques quelques heures en garde à vue à la brigade territoriale de de gendarmerie ou au poste de police et et je ressors totalement libre. Ça, il faut que ça cesse et effectivement il faut une graduation des peines quitte à mettre des courtes peines en place mais ce qui veut dire également qu'il faut des centres éducatifs spécialisés par rapport à ces courtes peines. On va parler d'un autre texte que vous allez examiner aujourd'hui et cette question : "Faut-il durcir le droit du sol à Mayotte, vous êtes le rapporteur de cette proposition de loi.

On va voir ce qu'elle contient tout de suite avec Alex Poussa. [Musique] Bonjour Alex, bonjour Arian. Bonjour Stéphane le Redulier.

Bonjour. Et Alex, le Sénat examine une proposition de loi pour restendre une nouvelle fois une nouvelle fois le droit du sol à Mayotte face à la pression migratoire que connaît l'archipel. Et oui, regardons d'abord les chiffres de l'immigration à Mayotte sur les 3200 habitants de l'Archipel. la moitié, 160000 sont des étrangers.

Parmi ces étrangers, 80000 sont en situation irrégulière. Alors, cette pression migratoire qui vient euh de l'archipel des comors, voisins de Mayotte, mais aussi de plus en plus de l'Afrique continentale, l'Afrique des grands Lacs avec des demandeurs d'asile qui fuient à la guerre au Congo. Cette pression migratoire, elle pose tout un tas de problèmes, notamment sur les écoles qui ne peuvent pas accueillir tous les enfants.

Il y a même un système de roulement dans la scolarisation. L'eau potable n'est pas accessible à tous. Et puis les infrastructures ne sont pas suffisantes.

Il y a aussi une hausse de l'insécurité qui est liée à cette forte pression migratoire. Alors que propose le texte examiné par le Sénat ? Et bien c'est une proposition de loi qui a été portée par les députés les Républicains du groupe la droite les du groupe la droite républicaine.

Ce texte a été adopté par l'Assemblée nationale le mois dernier et le but est de restreindre le droit du sol, c'est-à-dire l'acquisition de la nationalité française pour les enfants nés à Mayotte issus de parents étrangers. Alors concrètement, le texte qui va être débattu cet après-midi par les sénateurs prévoit qu'un enfant né à Mayotte de parents étrangers ne pourra acquérir la nationalité française que si à sa naissance l'un des deux parents résidait en France depuis au moins 1 an. Un texte qui intervient alors que le droit du sol à Mayotte a déjà été restreint par une loi de 2018 qui fixait à 3 mois cette durée de résidence nécessaire pour l'un des deux parents avant la naissance de l'enfant.

Stéphane le Rudulier. Est-ce qu'on a déjà vraiment fait le bilan de cette loi 2018 ? Il y avait déjà une restriction du droit du sol à Mayotte avant de proposer cette nouvelle restriction.

Est-ce qu'on n'est pas dans une forme de de surenchère ? Non, je pense pas du tout. Enfin, vous l'avez dit, l'immigration à Mayotte, il faut savoir la caractériser.

Il y a plusieurs dimensions. Il y a une dimension géographique, vous l'avez dit, Mayotte est à 70 km de l'île d'enjouant. Il y a une dimension historique.

Je partie des com. Il y a une dimension euh historique également. En 1974, quand euh Valérie Giscardestin euh euh demande à de l'autodétermination ou pas sur les quatre îles, il avait le choix entre un référendum global ou un référendum pris unitairement.

Il a choisi euh donc les résultats de de manière unitaire et chose il faut regarder à plus de 99 % les trois îles disent on veut être indépendante et il n'y a que Mayotte euh qui euh penche pour la France à 67 % 63 % et 37 % de de d'indépendants. Ce qui veut dire quand même que on a une une immigration qui est familiale puisque il y a des oncles, il y a des neveux, qui est circulaire et qui est vivrière. Il y a une dimension économique.

Quand vous regardez le niveau de vie d'en jouant qui est 8 fois moins que le que que Mayotte à force, on a on a véritablement un souci. Ce qui veut dire que pour répondre concrètement à votre question, en 2018, il y a une loi qui restreint effectivement l'acquisition du droit du sol. Nous sommes aujourd'hui à 800 naturalisation acquisition par le droit du sol par an.

On était à 3000 en 2018. Donc il y a quand même eu un effet de la loi 2018 mais vous l'avez dit c'est pas suffisant. Il y a 20000 personnes chaque année qui émigrent vers euh vers Mayotte.

Euh ça peut plus durer comme ça. L'immigration, le préfet l'a dit, elle est mortifère. Mortifère pour les services publics.

Vous vous avez parlé de l'eau. L'accès à l'eau, c'est 2000 m³ par jour supplémentaire par jour supplémentaire chaque année que prend en fait la consommation d'eau liée à l'explosion démographique de l'île. Après derrière il y a un problème de santé publique.

Il y a qu'un hôpital à Mayotte qui est surchargé. On le voit bien en terme de maternité, on était à 12000. Le préfet nous a dit on a un infléchissement à 9000.

Donc on voit bien, il y a aussi des effets de la loi de 2018. Mais dans le même temps, il y a aussi un problème de pollution des sols et de santé publique. Puisque il faut savoir que ces migrants pour survivre euh cultivent eux-mêmes euh leur leur nourriture, vendent cette nourriture mais utilisent des pesticides qui sont hors cadre européen, ce qui veut dire qu'il y a un risque pour la santé publique.

Mais justement, est-ce que le problème à Mayotte n'est pas plus global ? Certes, il y a la pression migratoire, mais est-ce que l'État ces dernières années a mis assez moyens pour développer Mayotte en terme d'infrastructure, de logement également pour l'économie ? Il doit y avoir effectivement un plan d'investissement massif, mais j'irai même plus loin.

Euh Philippe Goselin qui est le l'auteur de la loi euh ne dit pas que c'est l'alpha et l'oméga de la maîtrise migratoire de Mayotte. Il y a trois axes en fait. Euh ce fameux rideau de fer euh que nous avions promis en 2024 pour effectivement faire une barrière par rapport à la pression migratoire, c'estàdire avoir des des moyens d'interception des bateaux qui viennent accostés sur l'île. il faut qu'il soit au plus vite opérationnel.

Et puis euh 2e aspect, c'est un aspect de céveloppement avec les comors. Il faut impérativement euh qu'on puisse aider euh les comor à se développer afin de fixer les populations comoriennes sur leur sol, sur le droit du sol. Est-ce qu'il faut même aller plus loin et supprimer le droit du sol à Mayotte ?

Écoutez, en l'état du droit et d'un point de vue constitutionnel, je pense que on est allé euh au bout du bout. Rien ne serait pire que un texte qui serait frappé d'inconstitutionnalité dans quel jour puisqu'il y aura une commission mixe paritaire la réunion de 7 députés sep sénateurs et on voit bien ce sera quand juste ça sera le 2 ou 3 avril de mémoire donc ça va le texte doit très vite rentrer en vigueur et tout le travail de la commission a été d'éviter la censure du du conseil constituel on voit bien en terme de droit de séjour des étrangers il faudra un jour ou l'autre une révision constitutionnelle afin qu'on puisse aller plus loin dans le domaine si c'est nécessaire. Un dernier mot et quand certains dans la classe politique autour de ce débat sur le droit du sol à Mayot disent il faut élargir la réflexion à une restriction du droit du sol dans d'autres territoires français.

Est-ce que c'est pas de la récupération politique ? Écoutez la problématique de l'immigration à Mayotte n'a rien à voir avec il faut vraiment séparer séparer les deux. Comme je vous l'ai dit, c'est une immigration, n'oublions pas, familiale.

Vous parliez de d'une immigration qui est qui est plus inquiétante pour les Maoré. C'est cette immigration de 5000 personnes par an qui viennent de l'Afrique des Grands Lacs et eux fuient la guerre et il il réclament en fait l'asile politique, la protection par rapport à la à la convention de de Genève. Donc c'est vous voyez sur un seul une se un seul territoire, vous avez deux natures d'immigration qui qui doit être traité différemment que le territoire territoire national.

Merci Alex, à tout à l'heure. Dans le club, on parlera de la proposition de loi de Gabriel Atal sur la justice des mineurs qui est examinée ce soir au Sénat et ce sera à suivre évidemment. On va voir l'actualité du côté de chez vous.

On va à Marseille retrouver Laurence Botero. Bonjour Laurence, merci beaucoup d'être avec nous. On est ravi de vous accueillir dans cette émission.

Vous êtes la rédactrice en chef Méditerranée Afrique au journal La Tribune. Laurence, on est à 1 an des municipales et vous vouliez interroger Stéphane Lorier sur la réforme du mode de scrutin, la fameuse loi PLM. Exactement.

Euh à à Marseille, c'est un débat qui agite qui agite les élus. Stéphane le Rudelier, est-ce que vous êtes plutôt d'accord avec Renault Muselier donc le président de la région et Martine Vassal, la présidente de la métropole en étant contre cette réforme ou plutôt d'accord avec Benoît Paillant qui est plutôt favorable ? Écoutez euh je serai en faveur de du positionnement de Renault Muselier de Martine Vassal.

Ça va pas vous surprendre mais je vais expliquer pourquoi. Euh ça fait effectivement plusieurs années qu'on s'interroge sur le bien fondé du mode de scrutin de la loi Paris Lyon Marseille où il faut peut-être rappeler à nos téléspectateurs, en fait c'est une élection indirecte du du maire puisqu'on vote par secteur ou arrondissement et derrière cela, on élite le le maire, enfin les représentants des arrondissements élisent élisent le maire. Jean-Claude Godin à l'époque avait déjà dit ce mode de scrutin à certaines limites.

Notamment on n'est pas sûr même si on est majoritaire en nombre de voix sur l'ensemble de la ville, on n'est pas sûr d'être maire de Marseille. Ça lui est arrivé de mémoire en 89, Jean-Claude Godin et puis il rajoutait à juste titre "On n'est pas sûr d'avoir une majorité, même si on est élu au conseil municipal et qu'on a gagné les élections, n'est pas sûr d'avoir une majorité stable. Ça s'est vu en 2020.

Alors qu'il faille s'interroger sur une révision du mode de scrutin, pourquoi pas ? Je je dis simplement que la proposition de Sylvain Mayard qui est le député Renaissance qui le député Renaissance qui en fait veut un système qui est qui est assez compliqué à mon avis est frappé l'inconstitutionnalité tout simplement parce que ça serait la première fois en France qu'on aurait pour la seule élection deux urnes. Vous vous imaginez la complexité de la chose ?

Moi ce que je dis c'est que c'est une réforme qui paraît très précipitée. On est à moins d'un an élection vous l'avez dit. Si le texte aboutit, il aboutira seulement au mois de juillet voire septembre à 6 mois avant.

Il faut de la pédagogie derrière pour les pour les électeurs. Je je trouve ça je pense que les électeurs vont dire "Mais qu'est-ce que c'est que ce tripatillage électoral à moins d'un an des élections ?" J'ajoute que euh Jean-Claude Gonin avait déjà fait quelques propositions et que il avait préconisé de de s'approcher du mode de scrutin des élections régionales qui étaient connues de de tous les Français.

Donc ça veut dire que ça mérite une réflexion, ça mérite une mission d'information. Je pense que le président l'archer et le la présidente de l'Assemblée nationale bande privé euh veulent aller dans ce sens-là laisser le temps de la réflexion pour une mise en ça veut dire ce texte n'ira pas au bout euh du débat parlementaire selon vous ? Bah je j'espère que non.

J'espère que non. Mais de toute façon, c'est dommage que le Conseil d'État n n'a pas été saisi et qu'il a eu un refus de l'auteur de la saisine puisque le président de l'Assemblée, la présidente de l'Assemblée nationale et le président du Sénat voulait l'isseil d'État parce que je pense que le Conseil d'État aurait dit que c'était inconstitutionnel. Laurence, on va parler de l'enjeu de ces élections municipales à Marseille.

Exactement. La droite est en train de mener certaines alliances. Est-ce que la droite qui est partie un petit peu divisée la dernière fois peut remporter et prendre la mairie à Benoît Paillant ?

Écoutez, je je le pense sincèrement si on reste un, je pense que il y a une une tripartition de la vie politique marseillaise comme il y a une tripartition de la vie politique nationale. On voit un Benoît Paillant avec l'extrême gauche qui veut consolider son assise auprès de Messieur De Logu et Bonpard. On a un RN euh qui entrevoit de faire basculer quelques quelques secteurs de Marseille.

Et si le bloc central est uni, je pense qu'on a de grandes chances de remporter cette élection municipale euh avec des des leaders qui doivent se rassembler. Je pense à Martine Vassal, Renault Muselier. Donc un Uni c'est LR plus le camp macroniste.

Pour vous, il faut un candidat communiste bien sûr, il faut un candidat commun. candidat commun du bloc central, ça serait mortifère euh de nous rejouer euh euh les élections de 2020. Euh rappelez-vous, on avait un morcellement du du bloc central qui a donné la victoire euh à la gauche la gauche radicale, ce qui a été euh malheureusement pour nous quand on regarde le bilan de monsieur Paillant, une catastrophe pour pour Marseille.

Et heureusement heureusement qu'on a eu Martine Vassal au niveau de la métropole du département qui a investi qui a investi sur des projets d'envergure, d'infrastructure euh sur la la mobilité notamment euh pour que que monsieur Paï puisse sauver son bilan. Mais du coup, c'est elle votre candidate ? Benah écoutez, en tout cas, il y a eu un sondage euh il y a quelques jours euh qu'il a donné euh à quelques encablures euh de monsieur euh de monsieur Paillant.

Donc c'est c'est très encourageant. Je pense que il faudra qu'on se réunisse assez euh assez rapidement pour déterminer quel est notre chef de film. Mais en tout cas, elle a toutes les chances de de assez rapidement c'est quand il vous souhaitez qu'il y a un candidat à quelle échéance ?

Juillet, je pense que ça serait la bonne le bonne le bon tempo. Et comment le désigner du coup ? Pardon ?

Comment le désigner votre candidat ? B, je pense qu'il faut s'entendre, il faut se parler. Euh et puis après, il y a des des candidats euh plus légitimes sans doute que d'autres.

Comme vous savez, quand vous avez été à la tête de deux exécutifs euh euh marseillais comme la métropole et le département, forcément on a on a un peu plus de de légibité que quelqu'un qui a participé à l'action mais sans être le chef de d'exécutif. Laurence, vous avez une dernière question sur une autre élection. C'est celle à la présidence des républicains.

Exactement. une autre élection. Euh on vous sait un peu plus proche de de Bruno Rotaillot que de Laurent Voquier.

Est-ce que c'est votre candidat et est-ce que c'est pour lui que vous allez voter ? Écoutez, c'est pas un secret, j'étais son porte-parole en 2022 pour la campagne campagne interne. Oui, forcément Bruno a a tout à tout mon soutien.

Je pense que c'est un vraiment un espoir pour la droite pour les élections futures. Mais là encore, ne nous trompons pas d'élection. On parle d'élection interne.

Je pense que euh c'est la personne la plus à même euh de refonder notre famille politique, refonderé idéologiquement et refonderé en terme euh d'organisation politique. Derrière viendra viendra euh la sélection pour 2027 du candidat et là encore, j'appelle à l'Union des forces par rapport au bloc central pour faire face aux deux extrêmes. Donc ce sera pas forcément un candidat LR pour 2027.

Bah si on est le mieux placé, moi j'en serai ravi. Maintenant je pense qu'il faut que tout le monde se mette autour d'une d'une table. Édouard Philippe, Gérard Manin, Bruno Rota et d'autres Gabriel Atal afin de déterminer la bonne stratégie et le le bon candidat.

Vous étiez aux réunions de Gérald Armanin notamment lors de ses rentrées à Tourcoin. Est-ce que pour vous il serait le bon candidat du bloc central ? Écoutez, en tout cas, il a il a toute mon affection.

C'est une amitié de longue date. Euh c'est quelqu'un de très brillant qui a occupé quand même des fonctions ministérielles et qui occupe encore des fonctions ministérielles de premier plan. Je crois qu'il a fait bouger les lignes quand il était ministre de l'intérieur.

Il est en train de faire bouger les lignes au ministère de de la justice. Mais quand vous allez choisir entre Bruno Rotaille et Gérald Armanin du coup ? mais ils choisiront eux-mêmes.

Vous savez, c'est des personnes très intelligentes et je pense qu'entre personnes intelligentes, on arrive toujours à trouver un compromis et un consensus. Merci Laurence, merci beaucoup d'avoir été avec nous dans cette émission, la une de la tribune drone les ambitions françaises. C'est à la une de votre journal.

Merci beaucoup Laurence Botero d'avoir été avec nous. Merci Stéphane le Rudulier. Merci à très vite.

On suivra évidemment l'examen de cette proposition de loi sur le droit du sol à Mayotte tout à l'heure et on va parler dans le club. On va revenir sur l'agression du rabin d'Orlé. On sera notamment avec la sénatrice du Loiré, Pauline Martin.

Mais d'abord, on va en parler avec Thomas Menager qui nous rejoint.