Valérie Létard : « Je me suis engagée à ce que nous reprenions le dispositif le 15 septembre »
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse directe
Comment la ministre du logement surveille ce qu'il se passe sur le terrain face à la canicule ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Parlons du logement. Cette canicule a mis en lumière les bouilloirs thermiques. Quelle est la réponse du gouvernement ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Est-ce que tous les enseignements de 2003 ont été tirés face à la canicule ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Le dispositif Ma Prime Renov est suspendu. Confirmez-vous qu'il repart au 15 septembre ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui va changer dans les règles de Ma Prime Renov ?
- 11:00OuverteRéponse directe
70% des DPE posent problème selon la Cour des comptes. Quelles mesures contre la fraude ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Valérie LétardFait
« Nous avons déjà depuis janvier 2024 toute une série de dispositifs qui peuvent faire l'objet d'un accompagnement financier de Ma Prime Renov. »
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Bonjour madame Lard. Bonjour. Vous êtes avec nous pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale pour MPOL ce matin.
Fabrice Vesser Redon pour le groupe Ebra. Bonjour Fabrice. Bonjour Steve.
On va évidemment beaucoup de sujets hein qu'on va aborder avec vous. On va commencer évidemment par la canicule. La canicule qui frappe la quasi totalité de la France ce mardi. 16 départements placés en vigilance rouge.
Comment la ministre du logement que vous êtes surveille ce qu'il se passe sur le terrain ? Et bien la ministre du logement, comme tous mes collègues ministres concernés au premier chef par cette canicule euh s'inquiète déjà avant de commencer de ceux qui n'ont pas de logement, ceux qui sont sans abri qui sont la première marche, le premier étage sur lequel dans les logements, mais il y a l'enfer aussi de ce qui a l'enfer de ceux qui sont dans la rue ou qui sont dans des situations d'extrême fragilité. Et et là-dessus, j'ai veillé évidemment comme chacun de mes collègues, à faire en sorte que les dispositifs soient renforcés.
Euh on déploie aujourd'hui sur tout le territoire toute une série de consignes, des marodes socials, des distributions d'eau, de casquettes, mais aussi une ouverture prolongée des centres d'accueil. En tout cas, beaucoup de mesures prises pour être au rendez-vous. On fait appel évidemment dans ces moments particuliers à la solidarité de nos concitoyens.
On ne peut pas identifier toutes les personnes euh qui sont à la rue. Si vous êtes à proximité de personnes qui semblent fragiles, signalez-le au 15. Euh portez-leur une bouteille d'eau.
En tout cas, manifestez-vous pour que nous puissions nous déclencher euh sur les territoires, ceux et celles qui pourront aller à leur rencontre. En tout cas, c'est le premier point. Elle est essentielle encore une fois euh dans des journées extraordinaires comme celles que nous allons connaître aujourd'hui et la nuit qui va suivre dans le logement.
Vous le savez là aussi euh et bien nous continuons à déployer de nombreuses mesures. C'est ça. Alors par parlons du logement.
Parlons du logement madame madame Lard parce que cette canicule a mis en lumière le phénomène des bouilloirs thermiques. He c'est logement devenu invivable à cause de la chaleur. Ça concernerait je crois un/ers des logements en France. souvent dans les quartiers populaires, ça fera surtout les plus fragiles.
Quelle est la réponse du gouvernement à ce problème ? Elle est elle est multiforme, elle est protéiforme effectivement, vous le savez dans le bâti ancien particulièrement et c'est tout l'objet du travail que nous continuons à approfondir sur les diagnostics de performance énergétique avec le confort d'été qui est déjà pour partie pris en compte puisque vous avez déjà quelques indicateurs dans nos diagnostics de performance énergétique qui permettent d'identifier quelques points au-delà évidemment des climatisations sur la présence de volet ou non. Et il faut savoir que nous avons déjà depuis janvier 2024 toute une série de dispositifs qui peuvent faire l'objet d'un accompagnement financier de ma prime Renov.
On va en parler évidemment de la Prime Renov. Il y a une il y a un texte transpartisan qui a été déposé hier à l'Assemblée nationale pour lutter précisément contre ces bouilloirs termis. Ça il prévoit notamment d'intégrer la surchauffe des logements en été dans la définition de la précarité énergétique.
Est-ce que Est-ce que ça va dans le bon sens ? Est-ce que ce texte aura l'appui du gouvernement ? Mais nous avons eu l'occasion de recevoir les auteurs de cette proposition de loi.
En tout cas, mes équipes les ont reçus pour la première fois cette semaine puisqu'en fait cette proposition de loi vient d'être déposée par eux. Évidemment, ces questions nous les regardons avec beaucoup d'acuité et nous travaillons par ailleurs à améliorer encore ces indicateurs pris en compte dans l'évaluation. Effectivement quand on dit passoir thermique, bouilloir thermique, définition renforcée.
Une fois qu'on l'a dit, en tout cas regard attentif, on va regarder point par point parce que dans cette proposition de loi, il y a de nombreux sujets qui sont évoqués, pas un seul, mais celui de la définition effectivement du confort d'été, de ce qu'on peut qualifier de bouilloir thermique. Qu'est-ce qui est pris en compte ? Qu'est-ce qui doit être pris en charge ?
Nous le regardons avec beaucoup d'attention. Et la question des coupures d'énergie évidemment aussi nous allons la regarder et nous partageons cette nécessité d'être relativement attentif sur ce sujet. On va parler encore un petit peu de la canicule avant d'arriver sur ma prime Renove.
On souvient tous de cette image du ministre Jean-François Mat en 2003 en Polidence secondaire en plein épisode de canicule. Est-ce que tous les enseignements aujourd'hui ont été tirés et notamment au gouvernement ? Qu'est-ce que les ministres ont prévu ?
Quelles sont les consignes aujourd'hui qui sont données au ministres en en épisode caniculaire ? En épisode de canicule comme on est en train de le vivre ? Mais comme je viens de vous le rappeler, d'abord moi aujourd'hui je vais participer à une marode et je vais me rendre sur le terrain comme je vous l'ai dit prioritairement déjà auprès de ceux qui sont sans solution à la rue.
Donc je vais me rendre cet après-midi même sur le terrain pour pouvoir mesurer et en tout cas accompagner celles et ceux qui vont faire le travail que nous demandons aujourd'hui d'accroître et de piloter. Steve le rappelé il y a il y a 22 ans le l'affaire dit Mat où le ministre avait démissionné peu de temps après. Est-ce qu'en 22 ans on a tiré tous les enseignements ?
Est-ce que l'adaptation notamment au réchauffement climatique a vraiment été engagée ? Il y a quand même au travers de tous les investissements qui sont menés aujourd'hui dans le cadre de la trajectoire de décarbonation qui s'inquiète aussi des bâtiments publics, des établissements recevants du public. énormément de moyens qui ont été déployés au travers du fond vert et d'autres dispositifs qui a été raboté ce fond vert mais qui a quand même et qui continuera à accompagner avec d'autres moyens que nous mettons en œuvre dans la politique d'accompagnement des bailleurs sociaux lorsque nous rendons cette année des fonds propres aux bailleurs sociaux pour accélérer la rénovation thermique des logements sociaux.
Cette année, l'objectif c'est 130000 logements sociaux rénovés thermiquement pour atteindre ses ambitions. Ma prime rénove, vous le savez, 3 milliards 600 millions d'euros de crédit avec cette pause pendant l'été pour éviter que de l'argent public ne serve à la fraude, mais qu'elle soit bien concentrée sur ses rénovations d'ampleur et que nous puissions à l'avenir renforcer non pas les monogestes. On va continuer à faire des gestes individuels mais notre objectif c'est d'aller de plus en plus vers des rénovations globales qui permettront évidemment le au-delà de lutter contre le froid d'être aussi attentif à ces bouillant.
On parle de la prime Renove. On parle de la prime Renove. Ma prime Renove.
Donc le dispositif est suspendu depuis la semaine dernière. Est-ce que vous nous confirmez que ça repart au mois de septembre ? Le 15 septembre euh je me suis engagée à ce que nous reprenions le dispositif et puis vous dire comme je viens de le rappeler que c'est 3 milliards 600 millions d'euros qui ont été votés dans ce budget à destination de ma prime rénov jusqu'au 2025 et euh que jusqu'au dernier euro nous les mobiliserons qu'à ce stade sur un objectif de 100000 logements rénovés avec ma prime rénove sommes aujourd'hui pour les rénovations d'ampleur donc les gros programmes à 47196 dossiers déjà autorisés et financés à ce stade.
Donc on est loin d'être en retard et je rappelle que les rénovations d'ampleur c'est 40000 € en moyenne par logement contre un monogeste où en moyenne on est un 4000 € par logement. Rénovation d'ampleur, c'est quand on rénve plusieurs choses. Monogè, c'est un par monè, c'est je fais je j'achète une pompe à chaleur.
Je suis accompagné par ma prime rénove en fonction effectivement du dossier déposé où je fais l'isolation de mon logement uniquement. La rénovation globale, c'est l'ensemble des éléments qui vont concourir à changer l'étiquette de mon logement. 15 septembre, monogeste, rénovation globale, ça reprend.
Qu'est-ce qui va changer ? Est-ce que les règles du jeu vont changer ? Alors ce que nous souhaitons, c'est tirer les leçons de la tasque force que nous avons monté antifraude et qui est à l'œuvre maintenant euh avec toutes les administrations concernées, grâce aussi à la proposition de loi qui avait été déposée par monsieur Casnav et qui est et qui fait l'objet de sa promulgation aujourd'hui même.
Aujourd'hui, nous attendions aujourd'hui. Aujourd'hui et qu'est-ce qu'elle change ? Qu'est-ce que ça change cette promulgation ?
Elle va permettre de faire par exemple rendre publique les sanctions prononcées en direction de ceux qui auront fraudé ce qu'on appelle le name shame, c'est-à-dire que chacun pourra s'informer des entreprises qu'il faut surtout pas aller chercher, des sanctions sur les accompagnateurs rénov mandataire frauduleux. On pourra euh aussi évidemment et ça c'est essentiel partager les données entre administrations. L'année dernière l'AN a déjà évité 229 millions d'euros de fraude.
C'estàd qu'on a identifié des dossiers, on a réussi à les bloquer et à sortir ces dossiers frauduleux. Ce qui a permis d'économiser 229 millions d'argent publics pour les remettre en direction des dossiers qui le justifient. Cette année, on va aller plus loin.
On a, vous le savez, sur l'accompagnement global, sur la rénovation d'ampleur identifier 106 accompagnateurs rénov à l'origine de 16000 dossiers frauduleux. Pour pouvoir faire ces ce suivi, on a besoin de croiser les fichiers de l'ANA, de la direction générale des finances et d'autres organismes qui vont nous aider sur les fraudes de C2E aussi. C'est un travail de plus en plus complexe et fin parce que les fraudes sont plus raffinées.
Et là-dessus, on met le paquet pendant la période de l'été, mais on va aussi tirer les leçons euh en fait des des on va dire des excès ou des dérives du dispositif tel qu'il avait été imaginé au départ sur la rénovation d'ampleur pour avair. C'est dire qu'on a été trop on a été trop généreux. C'est ce que vous voulez dire.
Vous allez limiter un peu le nombre de dossiers même dans l'organisation. En fait, on l'a lancé la rénovation d'ampleur début 2024, c'est monté en puissance toute l'année. En 2025, on mesure toutous les petits curseurs à régler pour éviter les dérives.
Donc, nous allons redéfinir avec les acteurs du secteur que nous réunissons mi-juillet la façon dont nous remettrons en route la machine évitant de recommencer les mêmes erreurs. Exactement. Exactement.
Vous le dites, pendant 2 mois, il ne va rien se passer. Ça ne sert à rien de déposer un dossier. Il va rien se passer.
Si il va se passer beaucoup de choses. On a énormément de dossiers qui ont été déposés que nous allons instruire. On s'est engagé tous les dossiers de nouveau de nouveau s'entend.
Vous allez écluser tous les dossiers qui sont en cours. Ce qui veut dire que pendant 2 3 mois il y a des dossiers qui vont se constituer qui vont arriver en septembre. Ils vont arriver certainement massivement.
Est-ce que ça votre administration y est préparée ou est-ce qu'on risque de se retrouver face à un nouvel embouteillage ? Vous savez jusque-là qu'est-ce qui pose des difficultés à l'ANA et à l'ensemble des acteurs ? Depuis le début, on a des pics et des creux, des montées considérables de dossier qui nécessite ensuite de changer les paramètres parce que cet afflux de dossier oblige à redéfinir les curseurs.
Ce que je souhaite faire avec les acteurs du secteur, c'est ensemble qu'on va le faire, c'est redéfinir des règles du jeu qui permettent de piloter une enveloppe. J'ai 3 milliards 600 millions d'euros de budget. Cela représente un nombre de dossiers.
On va essayer de piloter ça plus finement, plus en amont en mensualisant et en regardant ce que représente comme stock de dossier. Quand vous avez 3 milliards 6, vous avez pas 6 milliards. Vous prenez pas plus de dossiers que vous ne pouvez.
Et donc ce que nous proposons, c'est de travailler avec les acteurs et ceux qui vont instruire sur le terrain, les collectivités, les services de l'État avec l'AN sur quelque chose que nous piloterons chaque mois. Combien de dossiers représentent un pourcentage de l'enveloppe, un 12e de l'enveloppe si on fait un pilotage mensuel et puis on regarde ce qu'on prend le jour où on a le stock de dossier correspondant, nous proposons de repartir vers le mois suivant aux personnes qui veulent déposer un dossier pour éviter d'avoir des délais qui s'allongent et une incapacité à instruire dans de bonnes conditions en fonction de l'enveloppe dont nous disposons quand même c'est quand même un danger au mois de septembre qui est beaucoup de dossiers qui arrivent d'un coup et ben écoutez ils seront on on on fera du pilotage On essaiera la fuite en avant, c'est gentil, ça peut on se lave les mains de tout, on prend les dossiers et on accentue les délais et les retards d'instruction. Est-ce que c'est bon pour nos ménages, bon pour les entreprises avoir 120 jours de délai d'instruction pour un dossier ?
Non. H et pour avoir le paiement ensuite, nous préférons aujourd'hui mieux piloter les choses. Madame Lestard, 3,6 milliards d'euros, vous l'avez dit pour ma pour le budget de ma prime Renov, c'est un budget qui va être reconduit l'année prochaine.
Vous espérez mieux, moins bien ? Moins bien, j'imagine que non, mais mieux. Ben en tout cas, déjà me battre pour que on garde cette enveloppe dans un moment, vous le savez, où les restrictions budgétaires vont être significatives.
Mon combat, c'est de garder une enveloppe qui soit au moins de la même ambition. Cette année, nous avons eu un petit complément certificat d'économie d'énergie qui montre que véritablement le gouvernement malgré la difficulté a fait le choix d'être au rendez-vous. Il faut recadrer je vous dis pour prendre en compte les enseignements de cette rénovation d'ampleur.
C'est ce qu'on va faire tout l'été avec les act du du DPE du diagnostic de performance énergétique. Le gel de ma prime renov est-ce qu' il correspond au gel des obligations liées au DPE ? Le gel le gel des obligations li au DPE, c'est-à-dire le calendrier.
Oui, le calendrier et notamment euh ceux qui les passoirs thermiques avec étiquette euh G. Qu'est-ce qui se passe pour ces logements et pour ses locataires propriétaires de logement pour ces locataires ses propriétaires, vous savez qu'il y a une proposition de loi qui a été adopté ici même qui avait été déposée par madame GER socialiste. Socialiste euh non centriste, elle est au groupe Union centrist et qui a fait l'objet d'un vote assez large ici dans cette assemblée qui doit être examiné normalement et je l'espère à la rentrée.
Oui, il y a pas d'inscription à l'ordre du jour pour l'instant à l'Assemblée nationale et c'est bien pour ça que moi je me mobilise pour cela et qui va donner justement un cadre euh et des règles un peu plus précises qu'elles ne le sont aujourd'hui sur les conditions dans lesquelles les propriétaires qui sont euh en possession de bâtiments, en tout cas de logements qui sont étiquett F ou G devront et pourront mettre en œuvre les travaux de rénovation. Le calendrier, c'est 1er janvier 2025. Il faut se mettre en conformité si vous avez un DPE G pour faire les travaux et de cette façon pouvoir continuer à louer votre bien à celui qui l'occupe aujourd'hui.
Ça se fait au moment de du renouvellement du bail ou de la reconduction tacide du bail. C'est à ce moment-là que la loi prend effet. À ce moment-là, à partir du moment où la proposition de loi de madame Gaer aura été adoptée ensuite à la ou très très rapidement sur les fraudes au DPE, la Cour des comptes dit que 70 % des diagnostics posent euh problèmes.
Quelles sont les mesures que le gouvernement compte prendre pour lutter contre la fraude ? Et ben écoutez, on y est déjà puisque vous le savez, il y a quelques mois de ça là, j'ai annoncé un plan pour justement essayer de fiabiliser beaucoup plus le métier de diagnostiqueur parce que derrière le DPE, il y a un métier, celui de diagnostiqueur. Ça veut dire quoi sécuriser, fiabiliser un DP ?
Ben, ça veut dire que il y a eu jusque- là un certain nombre de DPE qui sont apparus comme des DPE de complaisance, c'est-à-dire qu'il y avait euh interrogation sur la la l'étiquette, la fiabilité de l'étiquette qui avait été donnée. Il y a eu un rapport là-dessus. Quand j'ai pris connaissance de ce rapport, on en tout cas lancé un plan en 10 mesures qui vise un à renforcer la formation des diagnostiqueurs, de à renforcer les contrôles puisqueaujourd'hui ils ont un contrôle par an les diagnostiqueurs qui sont faits par des organismes certificateurs. 3 des sanctions renforcées pour les diagnostiqueurs qui seraient suspects d'avoir fait des DPO de complaisance. des QR-codes avec l'ADEM qui vont permettre plus de traçabilité sur les diagnostics qui seront rendus et toute une série de mesures qui vont être aussi déployées pour en tout cas rendre beaucoup plus facile pour les utilisateurs le suivi justement et la véracité de des diagnostics dont ils vont pouvoir bénéficier.
Concrètement vous ne lâchez rien sur les DPE. Ah non, vous savez qu'il y a une très grosse pression notamment des professionnels de l'immobilier. Ça paralyse une partie du marché. en parallèle, vous êtes confronté quand même à une crise de l'investissement locatif privé.
Bien sûr. Euh comment vous répondez à ça ? Je crois qu'un rapport vous a été mis là-dessus, remis là-dessus.
Et ben, alors, il y a d'abord une première chose sur le le diagnostic de performance énergétique. On vient de parler de canicule. Si on arrête effectivement la mesure de ce DPE qui permet de lutter contre les grands froids mais aussi les bouilloirs thermiques, c'est le même sujet.
Si on ne peut plus mesurer ce DPE, on ne peut plus avancer. Il faut être au rendez-vous de la rénovation thermique des logements pour le chaud comme pour le froid. Il faut continuer l'effort, il faut s'adapter à la réalité de nos petits propriétaires.
C'est-à-dire qu'il faut donner le temps de ces travaux. C'est l'objet de la PPL GACER sur le statut de l'investisseur privé. Hier, j'ai reçu un rapport de monsieur Dobress et de monsieur Cosson qui propose des éléments pour relancer l'investissement locatif privé qui aujourd'hui est en attrition.
Il faut absolument rendre une attractivité à tous les petits propriétaires investissements qui veulent s'embarquer. Avance madame Lard, on avance. L'actualité c'est aussi ce texte dit Duplomb qui a fait l'objet d'un accord entre députés et sénateurs hier soir dont le but est je cite de lever les contraintes qui pèsent sur les agriculteurs.
Il prévoit notamment la réintroduction d'un néonicotinoïde la cétamipe. La cétamiprite, c'est pas facile à dire. Vous dites bravo aux députés, au sénateurs d'avoir d'être parvenu à à cet accord.
Mais je crois que quand on est face à une réalité comme celle-là, on voit combien la sagesse du parlement est essentielle pour essayer de trouver une voie de compromis pour tenir une trajectoire qui soit en tout cas la plus adaptée. Comment faire en sorte de poursuivre une ambition en matière d'agriculture et évidemment d'objectifs en matière de protection effectivement de la santé ? On sait bien que ces sujets là c'est c'est un sujet c'est un sujet à controverse vous savez les défenseurs de l'environnement disent il y a peut-être un risque pour la s pour les pour la santé humain aujourd'hui ben le travail c'est un travail d'équilibriste qui est fait par le parlement de trouver cette voie de passage qui garantisse mieux mais qui en même temps permettent à une agriculture de passer le cap et demain effectivement d'aller vers une agriculture qui soit de plus en plus protectrice de la santé de nos concitoyens. sans perdre nos agriculteurs en route.
C'est une ligne de crête extrêmement compliquée. Ce n'est pas mon sujet de prédilection, mais ce que je sais, c'est que le Parlement sur ce texte essaie de trouver une voie de passage et en tout cas la commission mix paritaire a fait ce travail qui est pas simple et qui doit allier bah deux réalités qui se percutent à un moment. Trouver la voix, c'est ce que la CMP a essayé de faire.
Autre sujet qui n'est pas non plus dans votre portefeuille avec cette surprise, hier, les députés ont adopté une motion de rejetforme de l'audiovisuel public. Le texte n'a donc pas été examiné par les députés et revient au Sénat. C'est un texte sur lequel compte beaucoup Rachid Adati.
Est-ce que c'est une claque pour le gouvernement ? C'est c'est le le le travail parlementaire fait son œuvre. On est dans une réalité politique que vous connaissez bien.
Euh, j'étais 22 ans parlementaire dans cette maison. Aujourd'hui, on vit une réalité parlementaire qui est inédite. Euh, elle a sa traduction au quotidien.
On a une assemblée qui n'a pas de majorité absolue. On a des débats qui voilà se nourrissent et la part significative au parlement. les députés du socle commun n'étaient pas présents en masse euh dans l'hémicycle pour défendre cette réforme.
Il y a quand même il y a quand même un problème autour de cette réforme. Euh non, on voit bien que ça suscite beaucoup de controverses. On voit que Rashid Dalati est très motivé pour la faire passer mais il y a beaucoup de débats.
Clairement, il y a pas de consensus. Est-ce qu'au gouvernement, il y a un consensus là-dessus ? Je François Berrou a porté son soutien à cette réforme de l'audiovisuel public.
Est-ce que vous aussi vous êtes favorable à cette réforme ? Écoutez, à partir du moment où on est membre d'un gouvernement, on est solidaire les uns des autres. Ça c'est la première des choses.
Évidemment, je suis une femme loyale. Euh moi je suis membre d'un gouvernement dont le chef est le premier ministre. Donc vous soutenez cette réforme de l'audiovisuel public.
Euh vous vous parlez de solidarité gouvernementale, ça m'entraîne à un autre sujet, le sujet de la de la proportionnelle. François Baou a confirmé dans le grand jury RTL public sénat qu'une réforme du scrutin électoral sera bien proposée après la période du budget. Est-ce que alors au sein du gouvernement, ils sont pas tous favorables à cette réforme ?
Vous la remarquez. Je pense notamment à Bruno Rotaillot. Qu'est-ce que vous en pensez vous personnellement de cette réforme ?
Bah, il s'avère que je viens d'une famille politique qui est plutôt favorable à la proportionnelle. Donc euh j'y suis plutôt particulièrement sensible. Euh et plutôt quel proportionnel ?
Bah écoutez, ça sera l'objet de toute la discussion. Je pense que là-dessus le premier ministre ne sait pas encore. Oui, mais vous pensez vous pensez qu'on peut aller jusqu'où dans la proportionnelle ?
Écoutez, j'attends les discussions. Je ne vais pas m'embarquer à ce stade. Mais en tout cas, le Premier ministre a toujours voulu rapprocher les élus avec le citoyen.
Dans cette logique de la proportionnelle, un citoyen égale une voie, ça permet une représentativité des différentes composantes politiques. Après, il faut la modérer, il faut la mesurer cette proportionnelle. Évidemment, il faudra regarder quelle forme elle doit prendre et être relativement mesuré. et équilibré dans l'impact qu'elle pourra avoir, mais laisser effectivement une possibilité de représentativité à chaque organisation politique, ça me paraît être un sujet à regarder.
Hm hm. En en 30 secondes, il y a une motion de censure qui sera discutée aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Motion de censure déposée par les socialistes.
Vous êtes plutôt sereine. Quel est l'état d'esprit aujourd'hui ? Ben écoutez euh cette motion de censure euh déposée par les socialistes euh moi elle a pas de chance d'être adopté hein parce que le RN a dit qu'à votre épou Ouais.
Euh en en en tout cas je note quand même les paroles du premier ministre ce weekend qui a confirmé euh les avancées euh faites lors du conclave et notamment sur la pénibilité. Moi, il m'a semblé qu'il était prêt à faire en sorte que ce sujet est une place dans le projet de loi de finance de sécurité sociale de 2026. Bah là, il me semble que le premier ministre veut tenir sa parole et tient sa parole de ce point de vue-là.
Et euh je pense que c'est de nature aussi à faire en sorte de montrer et de donner un signal sur l'attention porté au Parlement, l'attention portée effectivement à des sujets qui sont au cœur des préoccupations de ceux qui ont déposé la censure. C'est la fin de cette interview, c'est le mot de la fin. Merci beaucoup Valérie Letard d'avoir répondu à nos questions.
Merci beaucoup Fabrice. Bonne semaine. Bonne chaude journée à vous.
Oui, chaude journée. Bon courage à tous les deux. On passe tout de suite au club. club un peu spécial aujourd'hui puisque les clubistes sont des élus.
à tout de suite. [Musique]
Valérie Létard