« Il faut que la victoire d’hier qui m’a reconduit à la tête du PS soit utile aux Français·es. »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Olivier Fort. Bonsoir madame. Vous venez d'être réélu à la tête du Parti socialiste.
Réélu certes, mais avec 50,9 % des voix, donc à quelques centaines de voix. Est-ce que vous pouvez être satisfait de ce score ? Bon, vous connaissez la formule, seule la victoire est belle.
Maintenant, la question c'est de savoir si elle peut être utile ou pas et à quoi. Et donc moi, ce que je veux maintenant, c'est pouvoir à la fois rassembler ma famille politique, rassembler la gauche et les écologistes, renverser la table tout simplement parce que nous avons devant nous un défi immense. Nous voyons ce qu'il se passe en France, aux États-Unis, partout dans le monde.
C'est international réactionnaire qui est là et donc nous devons être là l'alternative. Mais ce chiffre là, 50,9 %, quelle conclusion vous en tirez ? Ça montre quand même que le Parti socialiste est encore ce soir cassé en deux.
Non, il ne l'est pas. Vous verrez si, vous verrez vous verrez que nous allons nous rassembler et que nous saurons travailler ensemble parce que nous avons toutes et tous conscience de ce grand défi qui est devant nous et nous savons très bien que nous serons jugés non seulement sur ce que nous arrivons à produire mais aussi sur notre capacité à incarner une alternative à la droite et à l'extrême droite. Et donc nous allons renverser la table.
Nous allons repartir vers les Français faire en sorte de leur donner aussi le sentiment que nous pouvons être ceux qui pouvons réhumaniser, que nous pouvons être ceux qui pouvons aussi réconcilier les Français dans un pays qui est tellement fracturé. Est-ce que le Parti socialiste que vous allez incarner à partir de ce soir sera dans une logique de censure du gouvernement ou de travail avec le gouvernement par exemple sur les retraites et le budget qui arrive dans quelques semaines ? Mais tout dépendra de ce que nous présente le gouvernement, mais je veux quand même dire que il n'y aura pas de coalition avec ce gouvernement, avec ce pouvoir-là.
Nous ne sommes pas, nous sommes dans l'opposition, nous y resterons. Simplement, j'ai t toujours dit la même chose. Moi, je suis prêt à aller arracher des victoires, prêt à faire en sorte que sur le pouvoir d'achat, sur le pouvoir de vivre de manière plus générale, sur les protections des Français, je suis prêt à aller obtenir ce qu'il faut obtenir pour eux.
Et sur les retraites, concrètement, sur les retraites, à quelles conditions pour vous travailler avec le gouvernement ? sur les retraites, nous avons déjà dit ce que nous voulions nous voulons revenir à 62 ans. Nous voulons une retraite bien sûr.
Et ce que je dis aussi, c'est que si le gouvernement qui s'est engagé auprès de nous à ce que on puisse substituer à la réforme borne une autre réforme, s'il ne le faisait pas, alors effectivement la censure viendrait. Mais pas de sectarisme, pas de posture, simplement être utile aux françaises et aux français. Il y a un scrutin qui est sûr, ce sont les municipales.
En mars prochain, vous avez assuré qu'il n'y aurait plus d'alliance du Parti socialiste avec la France insoumise. Est-ce que vous vous engagez ce soir à ce qu'il n'y ait aucune alliance dans aucune ville ? Mais je ne me trompe pas d'élection.
Ce que je vous dis, c'est que évidemment à l'élection présidentielle, moi je veux une coalition qui permette de réconcilier socialiste, écologistes, communistes, exinsoumis, place publique, faire en sorte que nous puissions, insoumis, pas les insoumis. ex insoumis et que nous puissions ensemble être celles et ceux qui créons la dynamique et faisons en sorte d'arriver au deuxème tour puis ensuite gagner face à l'extrême droite. Sur les élections municipales, je me trompe pas d'élection si il s'agit de savoir qui va en fait lutter contre le narcotrafic dans la ville, être capable de de nourrir nos enfants correctement avec de turbo, faire une piste cyclable, organiser la vie collective.
Franchement, je crois que la question n'est pas de cette même nature et donc donc il pourrait y avoir alliance avec les insoumis. Mais il y a aujourd'hui des collectivités local à Lyon et je vais pas citer toutes les villes où on a déjà des coalitions qui existent et qui et qui fonctionnent bien. Donc partout où ça existe, je vois pas pourquoi on y renoncerait.
Mais ce que je dis aussi c'est que c'est pas de même nature que une élection présidentielle ou législative. Merci beaucoup. Yeah.
Olivier Faure