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Podcast / conversationLe Crayon· 4 octobre 2024 14 minComplaisantDivertissementNumériqueInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asile

Ils ne nous aiment pas. On leur répond. (+ 300k MERCIS)

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31PrésentateurChiffre
    « Je gagne 1843 euros net par mois. »
  • 0:34PrésentateurChiffre
    « Je me fais 30 000 euros par mois. »
  • 2:47PrésentateurFait
    « Moi, je n'ai pas de carte de presse, mais je crée du contenu journalistique. »
  • 4:46PrésentateurFait
    « Aucun investisseur n'a un impact sur la ligne éditoriale. »
  • 6:56PrésentateurChiffre
    « On serait à 35 000 euros par an. »
  • 7:18PrésentateurFait
    « Le communiqué a été publié le 29 avril 2024. »
  • 8:21PrésentateurFait
    « Le crayon et Mme Hassan se déclarent satisfaits de cette situation. »

Temps de parole

  • Présentateur86 %
  • Présentateur 25 %
  • Présentateur 34 %
  • Présentateur 44 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bon, je crois qu'on vient de passer le palier des 300 000 personnes ici. J'avoue que ça fait assez bizarre quand je me rappelle qu'on était à peine ni il y a quelques années. On est trop heureux de voir que nos émissions continuent de vous plaire. Il y a eu plein de beaux succès récemment. Et grâce à tout votre soutien, le média continue de se développer et d'innover sur de nouveaux formats. Mais évidemment, ça génère quelques critiques. Alors c'est vrai que l'année dernière, il s'est passé pas mal de trucs. Bonjour monsieur le président. Bonjour. J'ai déjà pensé à me suicider. Bien sûr qu'il y a des sous-cultures.

0:24
Invité

Est-ce que c'est grave qu'il y ait des gens qui pensent que la terre est plate ?

0:26
Présentateur

La réalité du vécu, c'est une chose, aller casser le fouquet, qu'est-ce que ça leur apporte ? Ça paye pas les factures. Je cache pas mon salaire, je gagne 1843 euros net par mois. Je me fais 30 000 euros par mois. Genre l'homophobie, c'est un truc, ça me dépasse. Cet argent, du coup, vous pensez que vous, aujourd'hui, que l'État priorise les personnes étrangères ? J'aimerais consommer différemment, mais en fait, ça n'existe pas. La cocaïne, le cannabis, tout ce que tu veux, c'est de la drogue, c'est pas bien, c'est mauvais. Les gens que je pourrais interviewer aujourd'hui ne m'intéressent pas. Merci beaucoup, monsieur le président. Merci à vous. Merci et suyez pas mal de critiques.

C'est justement assez critique qu'on voulait répondre aujourd'hui. Pas vraiment. Alors nous, on n'est pas un média qui cherche le buzz. Nous, aujourd'hui, on publie nos vidéos sur les réseaux sociaux, et sur les réseaux sociaux, il y a des codes. Donc forcément, on va choisir certaines miniatures, certains titres, ou certains débuts de vidéos, pour que vous ayez envie d'y rester. Mais ça veut pas dire qu'on est soumis non plus à ces codes-là. Parce qu'en réalité, sinon, on ferait du putaclic. Et c'est pas ce qu'on propose. Parce que le putaclic, c'est vraiment faire une miniature, vous cliquez sur la vidéo, la vidéo ne correspond pas du tout à la miniature.

Nous, à chaque fois que vous verrez une miniature, que vous verrez un début de vidéo ou un titre, il correspondra à ce qui est dans la vidéo. Parce que notre but, c'est que vous aimiez la vidéo que vous consommiez, que vous soyez contents de notre travail, que nous, on soit fiers aussi de notre travail. Et en même temps, que vous ayez été informés, et que vous ayez une meilleure compréhension du monde. Alors celle-là, elle est un peu vraie et fausse. Quand on a commencé le crayon, les quatre associés qu'on est, que ce soit Jules, Valran, Sixtine ou moi, on n'avait pas de formation journalistique.

Moi, je fais des maths, Jules a fait Sciences Po, mais rien à voir avec le journalisme, Val a fait de l'éco-gestion, et Sixtine, elle a fait de la communication. Donc, on n'a pas de formation journalistique. Maintenant, aujourd'hui, le travail au sein de l'entreprise, il est complètement divisé. C'est moi qui m'occupe aujourd'hui du crayon média, que vous voyez là, aujourd'hui, qui est diffusé sur YouTube, Instagram, TikTok, etc. Les autres s'occupent des différentes branches qu'on a, nos deux agences, et un autre média qui s'appelle les Pépites de France.

Moi, au quotidien, ce que je fais concrètement, c'est faire venir des gens sur le média, organiser des émissions, penser des concepts éditoriales. Ça, je le fais avec Mathilde aussi. Je travaille avec des journalistes, et tout ce qu'on fait, c'est du travail journalistique. On prépare des trams, on fait du fact-checking, on fait en sorte que nos invités soient sérieux, qu'il y ait des faits solides sur lesquels ils s'appuient pour donner leurs opinions, ou mettre en place des règles qui doivent être respectées, auquel cas, nos émissions, elles ne sont pas publiées, tout simplement. D'ailleurs, il n'y a pas besoin d'avoir une formation journalistique pour être journaliste.

Moi, je n'ai pas de carte de presse, mais je crée du contenu journalistique. Donc, je me définis comme un créateur de contenu journalistique. La fameuse attaque de l'extrême droite. Bah non, on n'est pas des fachos. Et d'ailleurs, on n'est ni de gauche, ni de droite, ni d'extrême gauche, ni de l'extrême centre, ni d'extrême droite, enfin bref. Donc, une sensibilité politique. Et ça, depuis le début, on a toujours affiché, annoncé, on ne s'est jamais caché, que notre ambition, c'était de réunir. C'est aujourd'hui, par le biais de débats, de discussions plus calmes ou plus tendues, ou encore de vulgarisation, que nous souhaitons remplir cette tâche. Réunir. Il est temps de réunir.

Peu importe l'orientation politique, le parcours sociétal d'une personne, on veut pouvoir discuter avec elle. Alors, j'ai pu voir, dans des articles, ou même sur notre page Wikipédia, qu'on nous reprochait certains choix de sujets, et que ces sujets-là s'apparentaient à l'extrême droite. Ou enfin dire qu'on avait une obsession pour les thèmes comme l'immigration, le voile ou autre. Bon, alors déjà, c'est faux. Il suffit d'aller voir sur notre compte Instagram, TikTok, même dans nos vidéos YouTube. Si vous voulez vous amuser à compter le nombre de fois on a parlé de ces sujets-là, vous verrez que c'est assez minoritaire sur l'ensemble de toutes nos vidéos.

En fait, s'arrêter sur ces sujets, c'est oublier tous les sujets qu'on traite aussi en grande majorité. Des sujets, par exemple, comme le congé paternité, l'aide sociale à l'enfance, la précarité sociale, la démocratie, la science, l'agriculture. Enfin bref, tout plein de sujets qui portent notre intérêt. Ensuite, et je sais qu'on nous reproche certains invités qu'on a pu recevoir, même certains invités qu'on recevra peut-être, potentiellement. En tout cas, on se dit, quelle limite le crayon fixe ? Alors oui, c'est vrai, il y a certains invités qu'on a reçus, et la forme qu'on a faite, qui n'était pas adaptée. Ça, on le reconnaît totalement.

On a été naïf, voire négligent sur certains sujets, et certaines manières de traiter des sujets. Il y a des choses qu'on ne referait pas aujourd'hui. Et c'est le climat politique actuel en France, les critiques qu'on reçoit, mais aussi le fait qu'on gagne en notoriété, que vous êtes de plus en plus nombreux à regarder nos vidéos, ça nous impose une responsabilité, une rigueur journalistique qu'on a mis en place. On ne laissera plus dire certains propos sans que ce soit sourcé. On ne laissera plus certaines attaques à dominem envers un autre débatteur, juste gratuite. Et enfin, on fait aussi en sorte que le temps de parole de chacun soit scrupuleusement respecté.

Et enfin, ce qui ressort aussi de certaines critiques, c'est le fait qu'on ait levé des fonds l'année dernière, auprès de différents investisseurs. Pour que vous le sachiez, aucun investisseur n'a un impact sur la ligne éditoriale. C'est moi qui gère la ligne éditoriale, je n'ai pas de coup de fil d'investisseur qui me dit « Demande de recevoir quelqu'un ». Non, ça, ça n'est jamais arrivé. Personne ne m'appelle pour me dire de recevoir quelqu'un en particulier. Je suis le seul maître à bord de la décision des personnes qui vont débattre, ou qu'on va interroger. Là, par exemple, il y a juste Mathilde derrière moi, qui vérifie la caméra. Vraiment, c'est... Attendez, je vais vous montrer.

Vous allez voir, c'est... Voilà le setup. Et il n'y a pas d'investisseurs derrière le rideau, Mathilde ? Non, il y a des gens qui travaillent. Il n'y a pas d'investisseurs. Non, en vrai, vraiment, pour le coup, c'est ma parole sur laquelle vous pouvez avoir confiance. Mais je m'engage à vous dire qu'il n'y a aucun investisseur qui me dit quoi faire. Enfin, c'est un actif financier, quoi. Ils ne sont pas là pour contrôler, faire des marionnettes. Ils sont là parce qu'ils estiment que la part qu'ils ont investie là, ça vaudra plus dans X années. Donc, ils pourront se retirer et faire un profit dans X années. En gros, c'est pour ça qu'ils ont investi, quoi.

Ça n'a jamais été notre but de proposer une tribune pour quelqu'un. Parfois, ça a pu le sembler. Justement, c'est là-dessus où je dis qu'il faut qu'on s'améliore et qu'on apporte plus de contradictions. Et c'est ce qu'on essaie de faire au quotidien. En revanche, ça n'a jamais, jamais été notre but de donner une tribune à qui que ce soit. Et d'ailleurs, moi, j'ai beau me former au quotidien et j'ai beau passer du temps sur le fact-checking de nos émissions, vérifier si telle opinion tenue par un invité est bien basée sur un fait précis, bah, parfois, on ne trouve pas. Parfois, je ne trouve pas, Mathilde ne trouve pas, l'équipe ne trouve pas.

Et donc, si vous, vous savez, vous pouvez sourcer ce que peut dire un invité, n'hésitez pas à nous le mettre en commentaire. Si on peut faire de l'espace commentaire un espace collaboratif et participatif, nous, on serait trop content. Alors, si on voulait faire un maximum d'argent, on ne ferait pas du média. Il y a beaucoup d'industries qui permettent de gagner de l'argent et de faire son métier orienté pour faire de l'argent, mais ce n'est pas notre industrie. Pour que vous vous rendiez compte, nous, le média, c'est ce qui nous fait vraiment vibrer, c'est ce qu'on adore faire, mais on a aussi créé deux agences.

Tout cet écosystème nous permet d'avoir des salariés, d'avoir des ambitions sur les projets qu'on vous propose et de continuer à se développer. Parce qu'aujourd'hui, si on ne faisait que des vidéos YouTube, sans vidéos sponsorisées, sans partenaires ou quoi que ce soit, on serait à combien de chiffres, Mathilde ? On serait à 35 000 euros par an. C'était notre chiffre sur 2023 qu'on a fait juste sur YouTube. Bah, ce chiffre-là, même si ça paraît énorme, ça permet à peine de salarié une personne. Donc, clairement, on ne pourrait pas se développer juste en faisant des vidéos sur YouTube. Pas du tout. Sur ce sujet-là, nous avons déjà fait un communiqué que nous avons publié sur X.

Peut-être que vous ne l'avez pas vu, alors je vais vous le lire. Le communiqué a été publié le 29 avril 2024. Ce jour, le crayon a volontairement remis à Mme Rima Hassan les vidéos de son entretien réalisées en novembre 2023, et ce, afin qu'elle puisse exercer pleinement ses droits de la défense. Conformément à son habitude éditoriale, le crayon avait d'abord diffusé un premier extrait de cet entretien, le 29 novembre 2023, jour du tournage. Le crayon, c'est nous.

7:37
Invité

La question qu'on pose souvent, comment se mobiliser ? Il y a plusieurs façons de faire entendre à la fois son soutien, mais aussi sa voix en faveur de cette cause.

7:44
Présentateur

Prévoyant d'en diffuser plusieurs, la rédaction avait publié un deuxième extrait, le 22 janvier 2024, au cours duquel Rima Hassan avait commenté plusieurs affirmations sous la forme d'un vrai faux. Immédiatement après cette diffusion, le crayon avait été rendu des signataires de signalements, conduisant à la suppression de cette vidéo et à l'absence de diffusion du reste de l'interview d'une quarantaine de minutes. Le tronqué de celui-ci avait été publié sur les réseaux sociaux par des tiers, en dehors de tout contexte et sans l'autorisation de la rédaction du crayon. C'est-à-dire, moi et mon équipe.

Le crayon condamne toute utilisation malhonnête des images tournées dans ses studios et toute manipulation qui peut en être faite. Souhaite que Mme Hassan puisse exercer librement ses droits de la défense et ne souhaite en aucun cas être un frein à l'exercice de ceci. Dans ce contexte, l'intégralité des entretiens a été remis à Mme Hassan afin qu'elle puisse s'en prévaloir dans le cadre exclusif des actions judiciaires qu'elle aura à mener. Le crayon et Mme Hassan se déclarent satisfaits de cette situation et réitèrent leur attachement à la liberté d'expression, au débat d'idées et à la réunion de la société.

Cette histoire nous a un peu dépassés et peut-être qu'on ne gérerait pas la situation de la même manière aujourd'hui. En tout cas, je tiens à assurer que ceux qui défendent une cause ou une autre seront toujours les bienvenus sur le crayon. On ne cherchera jamais à nuire au discours de quiconque. En tout cas, c'est intéressant parce que pour l'avoir vécu de l'intérieur, je me suis rendu compte que beaucoup de personnes qui ont parlé de ce sujet ne s'étaient pas suffisamment renseignées dessus et ont dit beaucoup de choses fausses. Non, nous n'avons pas trafiqué l'interview de Rima Hassan. Non, nous n'avons pas cherché à nuire à Rima Hassan.

Non, nous ne sommes pas particulièrement pour un camp ou pour un autre. Mais visiblement, ça arrange certains de trafiquer la vérité. Les mêmes personnes qui nous reprocheront plus tard de ne pas avoir une rigueur journalistique suffisante. Donc tout ce que je vous disais sur la rigueur journalistique, ça vient aussi de cette histoire. Et elle m'a encore plus motivé à avoir une rigueur journalistique la plus sévère possible. On a eu la chance, et je dis bien la chance, d'avoir rencontré le président de la République et d'avoir pu échanger avec lui. J'ai pu l'interroger sur différents sujets et honnêtement, c'était une expérience de fou, pour vous rendre compte.

Avec Valran, Jules et Sixtine, on a lancé le crayon il y a à peu près 5 ans. On tournait dans le petit appart de Valran et on espérait devenir un jour un média qui puisse accueillir le président de la République. Mais c'était très lointain pour nous. La saison dernière, on a pu le faire. Et ça, c'est grâce à vous, c'est grâce à votre soutien, c'est grâce au fait que vous êtes de plus en plus nombreux, que vous aimez de plus en plus les vidéos qu'on vous propose. Donc déjà, un grand merci à vous. Je sais que c'est une occasion unique d'interviewer un président de la République et que très peu de journalistes ont la chance de le faire, même dans toute une carrière.

Et cette interview, elle s'est faite dans le cadre d'une visite d'État en Allemagne, où on a accompagné le président. Donc les sujets que je lui ai posés étaient en référence à cette visite-là. Mais cette interview, elle a fait beaucoup de critiques. Je ne sais pas si c'est parce qu'on est jeune, qu'on n'a pas de formation journalistique, que ce qu'on fait parfois dérange parce qu'on fait des débats sur des sujets de société. et que pour certains, on n'est pas légitime à recevoir le président de la République. Je ne sais pas pour quelles raisons, mais certains nous ont critiqués.

En vrai, pour être tout à fait honnête, même si on peut critiquer la forme de l'interview, je n'aurais pas pensé qu'on puisse critiquer qu'un média reçoive le président. Pourtant, c'est ce qui est arrivé, notamment sur un média que vous connaissez tous, qui s'appelle France Culture, dans lequel il est dit absolument n'importe quoi. Pour toutes les raisons que j'ai évoquées plus tôt dans cette vidéo, cet article de France Culture est plus basé sur de l'opinion que sur des faits avérés. À titre d'exemple, l'article se termine ainsi.

Voilà donc à grands traits le portrait robot du crayon, média au sein duquel Emmanuel Macron s'apprête à s'exprimer pour tenter de toucher une jeunesse qui s'abstient ou qui vote à l'extrême droite de la marge. Comment François Saltiel, qui a écrit cet article, peut dire que notre audience vote à l'extrême droite de la marge ? Sur quoi s'appuie-t-il ? Cet article nous est dommageable parce qu'il est repris sur notre page Wikipédia, par d'autres pour qui France Culture fait foi, et même pour moi, France Culture, c'est une référence absolue en termes de journalisme. Sauf que là, fondamentalement, ce qui y est dit est absolument erroné.

Je vous l'ai dit, on ne cherche pas à faire du buzz par un média d'extrême droite. On traite des sujets de fond pour vous permettre de vous informer et de vous construire une opinion. Cette personne qui a fait cet article ne nous a pas contactés du tout, à aucun moment. On a souhaité faire un droit de réponse qu'on nous a refusé. C'est pour ça que je me permets d'en parler aujourd'hui devant vous. Moi, comme je l'ai dit, France Culture, c'est une référence absolue en termes de journalisme. J'écoute France Inter tous les matins. J'écoute France Culture, j'écoute des podcasts tous les week-ends.

Honnêtement, quand je vois un article comme ça sur nous, je me dis, mais combien d'articles sur tellement de personnes ont été écrits sans que les personnes soient consultées et racontent absolument n'importe quoi ? Combien il y en a ? Ça me fait super peur en vrai. Sur cet article-là, honnêtement, j'ai été profondément déçu et blessé. Ça ne diminue pas la confiance que j'ai dans France Culture, dans France Inter, dans Radio France de manière générale. Comme au crayon, on est toujours là pour discuter des désaccords et les mettre sur la table.

J'invite François Saltier, qui a écrit la chronique, à venir devant les caméras du crayon ou en off, discuter simplement avec moi pour qu'on puisse comprendre pourquoi il écrit cet article et voir comment on peut avoir un droit de réponse. Si ce n'est pas sur l'article, au moins être invité dans une émission qu'anime François Saltiel. Alors cette saison, on a décidé de vous proposer des vidéos plus poussées, des concepts que vous n'avez jamais vus sur la chaîne et que vous n'avez même jamais vus sur YouTube. Pour ça, peut-être qu'il n'y aura pas une vidéo toutes les semaines. Parce que chaque vidéo va nous prendre énormément de temps à penser et à construire.

Mais en revanche, chacune des vidéos qui vous sera proposée sera... Par contre, vous aurez à la fin de chaque mois un live dans lequel vous retrouverez les 4 fondateurs et même des membres de l'équipe où on pourra débriefer des différents entretiens, des débats qu'on a faits. Vous pourrez même venir discuter avec nous et nous faire part de vos remarques, vos critiques, vos encouragements. Le premier aura lieu normalement d'ici quelques jours mais on vous redira ça. Voilà, je pense que je vous ai tout dit. On voulait quand même conclure à 4 donc je vais me téléporter et je serai genre juste là.

Alors évidemment, on vient de passer une vidéo entière à parler des critiques mais c'est surtout énormément de soutien qu'on reçoit tous les jours et on voulait vous en remercier parce que c'est hyper important et nous on adore que les gens viennent challenger ce qu'on fait parce que c'est littéralement la base du débat et de ce qu'on a envie de proposer mais de l'autre côté, je ne veux pas que ça fasse oublier aussi les milliers, les centaines de milliers de commentaires et de likes que vous nous envoyez toutes les semaines, tous les mois sur ce qu'on produit. On continuera de le faire et ça fait super plaisir de le faire avec un public aussi enthousiaste.

Et d'ailleurs, certaines critiques sont basées sur des propos complètement inexacts donc la prochaine fois même, n'hésitez pas à nous écrire avant parce que franchement, nous on vous répond avec plaisir, on est quand même hyper accessible donc ne vous basez pas et surtout même ne vous faites pas influencer par des gens qui racontent n'importe quoi et qui ne vérifient pas forcément les informations. Et aussi, on est toujours prêt à accueillir ceux qui nous critiquent.

Vous avez le droit de ne pas aimer forcément ce qu'on fait, vous avez le droit de ne pas aimer une émission qu'on a faite ou une interview qu'on a produite mais nous on est ouverts à vous recevoir, à écouter ce que vous avez à dire que ce soit personnellement d'ailleurs dans les messages comme Sox l'évoquait mais aussi à venir dans notre émission pour parler avec nous dans un débat ou dans une interview. On a justement lancé le crayon pour avoir un espace de débat, d'échange, de partage. On vit une époque pleine de transition.

Intéressons-nous au point de vue d'autrui sans céder à la facilité intellectuelle sans a priori car c'est comme ça qu'on recrée une société avec plus de cohésion et qu'on réunit. Rien à ajouter. Pas mieux.