Sébastien Martin : L'industrie française, entre crise et espoir
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:41OuverteRéponse directe
Quelle est votre vision de la situation industrielle française aujourd'hui ?
- 4:48OuverteRéponse directe
Les chiffres de 2025 montrent une baisse des usines. Comment l'expliquez-vous ?
- 5:29OuverteRéponse directe
Entre 2005 et 2015, un million d'emplois industriels ont été détruits. Comment inverser la tendance ?
- 7:41OuverteRéponse partielle
L'automobile traverse une crise. Êtes-vous d'accord avec les décisions européennes ?
- 9:42OuverteRéponse directe
La France favorise-t-elle vraiment l'industrie automobile électrique française ?
- 10:58OuverteRéponse directe
Pouvez-vous inverser la courbe d'industrialisation d'ici la fin de votre mandat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 13:10Sébastien MartinFait
« On est capable de faire des ordinateurs quantiques. »
- 13:10Sébastien MartinFait
« Faire un sous-marin nucléaire lanceur d'engin, c'est l'objet technologique le plus compliqué au monde. »
Temps de parole
- ?100 %
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émission spéciale Cap PME sur BFM Business. Bonsoir ou bonjour. On a vraiment eu des témoignages absolument formidables. Maintenant, on va essayer de voir bah qu'est-ce qu'on pense justement le politique. Est-ce qu'il est prêt à prendre des mesures ? Est-ce qu'il va essayer de sauver la France ? En tous les cas, c'est une tâche difficile. Mon invité, c'est donc Sébastien Martin, le ministre délégué en charge de l'industrie. Bonsoir Sébastien Martin. Bonsoir à vous. Alors, vous regardez votre cravate ? Vous avez vu qu'il y a aucun euh il y en avait aucun avec une cravate ? Euh moi, je suis un peu old school. B d'accord. OK. Donc, vous avez le droit de la garder. Euh beaucoup de questions à vous poser plus sérieusement. Euh vous avez, j'ai croisé un entrepreneur tout à
l'heure et qui me dit "Ah, vous recevez Sébastien Martin ? Bah, dites-lui de faire au niveau de la France ce qu'il a fait au niveau de Chalon parce que il a réussi à faire venir des entreprises. Il y avait KODA qui fermait et il a réussi une alchimie. il a réussi à les faire venir. Voilà, c'est ça qu'il faut réir au niveau de la France. Vous voyez, vous avez la barre est assez haute. Lorsqu'on regarde euh lorsqu'on regarde ce qui se passe, on voit qu'il y a des données qui sont difficiles. Il y a des révisions de croissance à la baisse, il y a une crise économique, il y a un coût d'énergie qui explose, il y a un nombre de failles qui explose. Quelle est un peu votre vision vous de la situation au jour d'aujourd'hui ? Bah déjà, vous avez dintyptique.
Bah non, c'est factuel. Non, mais qui explose, qui explose, qui explose. La situation, je vais pas vous dire que elle est simple parce que il y a plein d'éléments qui font qu'elle n'est effectivement pas simple. Euh particulièrement depuis, on va dire fin 2024. Moi, je me souviens très bien, à l'époque, vous avez parlé de mon expérience quand j'étais élu local à Chalon sur Saun. Je faisais le même genre de forum en tant que président de mon agglomération. Je rencontrais les chefs d'entreprise et en gros jusqu'à fin 2024, le principal sujet des chefs d'entreprise c'était comment on recrute. C'était pas il y a si longtemps. C'était pas il y a si longtemps. Euh ça veut pas dire que bien évidemment il faut nier la situation telle qu'elle est aujourd'hui. On a une croissance qui s'est ralentie.
On a une situation internationale qui s'est aggravée avec la crise de l'Iran. [grognement] Et on a on voit bien depuis euh notamment l'élection de monsieur Trump qui a fermé le marché américain euh ce qu'on appelle des volumes supplémentaires, des surcapacités asiatiques qui arrivent sur le marché européen et qui mettent en difficulté un certain nombre de secteurs industriels. À côté de ça, on a aussi eu des exemples, vous les avez eu autour de la table tout à l'heure, de gens qui entreprennent, de gens qui y croient. Et j'ai beaucoup aimé quelqu'un qui a rappelé, "N'oubliez pas de continuer à expliquer que oui, ce pays a une vocation euh industrielle. On peut pas croire qu'il y a 1 an et demi, le principal problème, c'était comment on va faire pour recruter ? On n'y arrive
pas." Et qu'aujourd'hui tout soit terminé. Moi, je me bats contre ça tous les jours. Oui, la situation elle est compliquée, mais expliquer que tout est foutu parce que la situation est difficile en ce moment, c'est un non sens. parce qu'on ne va pas on peut pas dans le même temps dire il faut amener nos jeunes dans les usines, il faut que ils reconnaissent les métiers industriels, il faut que et puis dans le même temps dire tout est foutu. C'est pas vrai parce que c'est un combat de long terme. Pendant des décennies, on a dit il y aura plus d'usine dans ce pays. Très bien, parfait, on a vu le résultat. Et maintenant, on veut que nos jeunes retournent dans les usines. Bah, si on veut que nos jeunes retournent dans les usines, ça veut dire qu'il faut tenir sur le long terme et même si c'est
difficile en même temps, il faut toujours fixer et se tenir le cap de l'objectif. Oui, mais ce que disait c'était Guillaume Gibau, le fondateur et le président du slip français. Il disait il y a une espèce il y a une espèce de voilà de on naime pas l'industrie en France, on n pas on adore la tech ici, on est à la station, on adore le digital, on adore les services, mais c'est presque un gros mot l'industrie manufacturière. Donc il faut changer changer de mentalité. C'est ce qu' essaie de faire du reste certains lobiques pour l'industrie. On voit que c'est difficile en France. C'est bien pour ça que il faut tenir le cap. Je je veux dire par là que effectivement ce pays pendant des décennies et d'ailleurs c'est pas forcément des politiques qui l'avait
dit. Monsieur Turuc qui raconte que la France sans usine, c'est monsieur Turuc, à ce que je sache, il était député, il était pas député, était pas ministre, c'est un industriel qui a dit et qui a dit c'est très bien s'il y a plus d'usine dans ce pays. Non, je juste le rappeler des fois. Et qui a dit c'est très bien s'il y a plus d'usine dans ce pays. Bon, très bien. Moi, j'ai 48 ans, 49 ans. Donc, j'ai grandi plutôt dans toute cette période là, dans toute cette époque là. On a dit c'est pas grave. Et puis on a dit bah les gamins, allez donc en fac de droit, allez donc faire du commerce et du marketing, allez faire de la santé, allez faire tout ce que vous voulez mais surtout n'allez pas dans l'industrie. Et puis maintenant du jour au lendemain, on croit que claque par un
coup de baguette magique, tout va s'inverser et que d'un coup d'un seul les gens vont réaimer l'industrie de manière comme si c'était une grande déclaration d'amour. Non, il faut du temps. Oui, il faut du temps. J'ai envie de dire simplement, on a quand même le président Macron, c'était une des se fait quasiment sa première feuille de route de réindustrialiser la France. Ça fait quand même quelques années qu'il est là et que les bon bah les chiffres sont là, je les ai devant moi. C'est la 2025 a été 2026 enfin 2025 et la pire année en terme de des industrialisations. Bah si vous regardez les chiffres, il y a 57 usines en moins en 2025. Et quand on regarde le sol de net ouverture, fermeture, ça cor c'est + 19 mais c'est des petits. Je peux vous poser des questions ? Oui, allez-y.
Voilà. D'accord. Entre 2018 et 2024, on a je crois on a recréé des emplois industriels dans ce pays. 180000 emplois industriels recréés dans ce pays. Par contre, entre 2005 et 2015, combien on a détruit d'emploi industriel ? Parce que vous dites c'est la pire des années, l'année 2025. On a détruit plus d'un million d'emplois industriels dans ce pays. On a détruit plus d'un million emplois industriels entre 2005 et 2015 dans ce pays. 2018-224. On a enfin inversé cette tendance. On a redonné effectivement et d'ailleurs, je veux dire, on faisait les mêmes plateaux il y a 2 ans et demi, c'était vive la réindustrialisation, c'est parti. C'est génial. Et donc je je veux dire par là que sur le long terme, il y a toujours des moments de haut et des moments de bas.
Toujours. Il faut pas s'ultra enthousiasmer quand ça va bien. Il faut pas non plus dire que tout est foutu quand ça va mal parce que ce cap de la réindustrialisation, il est pas simplement nécessaire, il est indispensable à notre pays. Et ne croyons pas que ce pays n'est pas capable de faire beaucoup de choses. Quelle est la part de l'industrie ? On est autour de 10 % du PIB. Voilà, on est autour de 10 % du PIB. Donc c'est là, on a stoppé le on a je veux lui dire, on reste un peu scotché, le phénomène, il a été stoppé à un moment. Et en ce moment, quel est le visage de notre industrie ? Faut regarder les choses telles qu'elles sont. On a des secteurs industriels qui en France cartonnent dans le domaine de l'énergie, prenez filière de l'énergie
autour du nucléaire, mais aussi de certains secteurs du renouvelable. Prenez le secteur de la défense et de l'armement qui cartonne également. Vous allez chez Halstom qui construit des trains qui est un secteur qui cartonne également. Vous prenez le luxe même s'il y a des difficultés liées au Moyen-Orient, c'est un secteur qui cartonne également. vous avez des secteurs qui connaissent des grandes difficultés euh la métallurgie, euh l'automobile et puis aussi euh la chimie parce que ce sont trois secteurs qui sont extrêmement aussi ouverts euh à une concurrence internationale assez difficile. Euh je prends euh l'acier, il y a des mesures de protection qui arrivent au 1er juillet et c'est heureux. Sur la chimie, on se bat aussi au n européens sur le sujet. Sur
l'automobile, il y a la transition vers l'électrique mais pas que. Il y a plein d'autres éléments qui expliquent aussi que ce soit une un moment difficile parce que on vendait à peu près, il y avait 2200000 immatriculations en 2019. Aujourd'hui, en 2000 fin 2025, on est à 1,6 million d'immatriculation. Ça veut dire qu'on a perdu à peu près 20 % du marché. Sans doute qu'il y a une part vers est-ce que je vais vers la transition, est-ce que je vais vers l'électrique qui explique cela ? Il y a d'autres éléments, il y a aussi il y a aussi d'autres éléments qui expliquent cette difficulté de transformation du marché de l'automobile. Oui, il y a quand même une dimension européenne qui n'est pas négligeable. Vous êtes d'accord avec moi Sébastien Martin sur l'automobile des décisions
qui ont été prises quand même à marche forcé fait que il y a une destruction d'emploi notamment chez les constructeurs automobiles mais aussi chez les les sous-traitants en 2020 pas forcément mesuré l'impact. Il y avait de la transition vers l'électrique de la transition vers l'électrique. En 2020, on vendait euh 1,2 % de véhicules électriques. J'ai du mal à comprendre comment 1,2 % de vente serait responsable de la chute globale du marché. Il y a plein d'autres éléments. Il y a le coût des véhicules, la mont non. C'est le fait de mettre un coup prêt le 2035 sur les5 c'est pas 2035 c'est pas aujourd'hui. Aujourd'hui si vous allez dans une concession vous pouvez toujours acheter un véhicule thermique. Personne vous oblige à acheter un véhicule électrique. Et d'ailleurs, j'ai plutôt
l'impression qu'en ce moment les gens ont envie d'acheter des véhicules électriques. En ce moment j'ai envie de dire merci Trump. Ça c'est sûr qu'il y a une explosion. Parla hier avec Aurelen. Ben oui, merci Trump parce que grâce à cette crise qui est quand même terrible. Moi, j'ai pas très envie de dire merci à Trump quand même hein. Je veux dire c tu montrer qu'il y a quand même un côté positif. Je sais que du coup on se précipite effectivement vers les véhicules électriques. Un taux d'immatriculation est absolument incroyable. Il y a aussi une meilleure comment dirais-je euh technologie. Ouais. Et je le dis aussi h française le véhicule électrique le plus vendu en France. Il est fabriqué à doué et c'est la R5 électrique. Il est pas fabriqué en Chine. Pourquoi aussi ?
Parce que la France est un des rares pays au niveau européen avoir mis en place outre les droits de douane qui là existent au niveau européen sur le véhicule électrique, on y reviendra sans doute tout à l'heure parce que c'est pas la même chose sur les véhicules hybrides et avoir mis en place l'écoscore qui fait que en France quand vous avez une aide de l'État pour acheter un véhicule électrique vous achetez un véhicule qui est made in Europe ou made in France. C'est pas le cas dans tous les pays, je tiens à le préciser et que aujourd'hui qu'est-ce qu'on voit le plus dans les rues ? C'est pas forcément des véhicules chinois électriques. D'ailleurs, je le dis au passage, je trouve un peu dommage dans une émission et dans un forum qui défend l'usine française, le made in
France, que ça soit partenaire euh BYD. Je me permets de le dire au passage parce que ça m'a un peu choqué en arrivant. Euh mais euh parenthèse parenthèse fermée. Oui, c'est bien aussi qu'on qu'on soit tous raccord sur nos principes. Euh parenthèse fermé. Euh je je le dis parce que aujourd'hui quand on dit il faut surtout pas de véhicule électrique alors qu'en réalité qu'est-ce qui est en train d'envahir le marché européen ? Non non je le dis je le dis je le dis. Euh qu'est-ce qui envahit surtout le marché ? C'est plutôt des véhicules hybrides asiatiques que les véhicules électriques asiatiques qui envahissent le marché parce que il y a et des droits de douane et les coscor en France qui font qu'on favorise l'industrie française automobile électrique.
Alors une question quand même Sébastien Martin si on je sais pas à la fin de votre mandat dans un anz pourra vous aurez pu inverser la courbe d'industrialisation de la France ? Alors, je vais pas faire du françois hollandisme sur les inversions de la courbe. H ça c'est parce que il y en ça leur a pas réussi. Vous voyez ce par contre moi mon combat c'est que ce cap là cette volonté politique exprimée partagée tout à l'heure vous allez recevoir des parlementaires de tout bord. Oui. Il y a même François Ruf hein que je salue. Salut les parlementaires qui sont qui sont ici. Euh tout le monde ne partageait pas il y a quelques années en arrière. J'ai fait des débats à l'Assemblée nationale ou au
Sénat. Aujourd'hui, sur tous les bancs, tout le monde dit oui. Euh, ça a été une erreur par le passé ce qui s'est passé. Tout le monde le dit et tout le monde dit oui. Euh l'industrie est absolument indispensable pour notre pays. Et tout le monde dit aussi effectivement les formations scientifiques, les formations techniques, orienter plus de jeunes vers ces formations, c'est indispensable. Et tout le monde est en train de se rendre compte aussi que contrairement à l'image d'épinal que l'on avait enfin ou de l'épin d'épinal ou de zola de ce qu'était l'industrie, en réalité chacune et chacun voit que l'industrie c'est autre chose que cette image d'épinale. Et surtout et surtout euh arrêtons aussi un peu parfois de nous sous-estimer. Je parlais du véhicule électrique, c'était
peut-être compliqué mais en France on est capable de faire des véhicules électriques. On est capable de faire des ordinateurs quantiques qui est un des trucs les plus compliqués. On est sans doute un des pays les plus en avance là-dessus. J'étais la semaine dernière à Cherbourg absolument chez Naval Group. On m'a expliqué quand même que faire un sous-marin nucléaire lanceur d'engin, c'est l'objet technologique le plus compliqué au monde à faire. Le plus compliqué au monde à faire. dans un aussi petit espace, vous mélangez et des technologies de défense et des technologies du nucléaire et des questions d'énergie et des questions de il y a tout aussi peu. Combien de pays au monde savent faire ça ? Combien ? La France, les États-Unis, la Russie et il semblerait les Chinois. Avec les
Chinois, on sait jamais exactement comment ça se passe. Avec les Russes non plus, il y en a Et avec les Russes non plus. Mais il y a pas tant de pays que ça qui savent faire tout ce que nous savons faire. Il y en a pas tant que ça. Alors le sujet c'est bien évidemment de savoir protéger là où c'est nécessaire de protéger. C'est de savoir encourager là où c'est nécessaire d'encourager. C'est de pas être que dans les ruptures technologiques. Je suis assez d'accord avec ça. France 2030 est très marqué par les ruptures technologiques. Je pense qu'on a aussi besoin de plus de soutien à la modernisation de notre tissu industriel pour gagner en compétitivité. Voilà. Et d'ailleurs, je vais annoncer avec les régions un volet de France 2030 régionalisé dédié au au volet
modernisation de nos outils indicationer un peu les objectifs de France 2030. Je vais avoir avec les conseils régionaux parce que je pense que les régions aussi ont des outils pour accompagner la modernisation de notre tissu industriel. Un volet spécifique là-dessus, on a à peu près 200 millions d'euros qui peuvent être consacrés à ça. Un volet spécifique pour la modernisation des outils industriels. Parce que pourquoi je dis ça ? On est ici à Cap PME. Vous savez, dans notre pays, il y a plein d'outils qui existent. Quand on est une start-up, il y a plein d'outils qui sont là. Quand on est un grand groupe, il y a aussi des outils qui sont là et on sait s'en saisir. Mais vous êtes la PME industrielle qui est présente dans une sous-préfecture, une ville moyenne depuis des décennies, des
décennies qui demande jamais rien à personne et qui en plus a pas forcément les moyens de faire des dossiers et cetera et cetera. Bah pour elle, il y a jamais vraiment grand-chose. Bah moi, j'ai envie, me demandiez si j'ai envie de faire quelque chose d'ici la fin de ce kakena, la responsabilité qui est la mienne. J'ai aussi d'envoyer aussi envie d'envoyer le message à tout ce tissu de PME industriel, de petites ETI qui font de l'aménagement de la réponse que on est là pour eux. c'est qu'il faut euh euh essayer de sortir de cet enfer technocratique ou bureaucratique. Euh il faut simplifier les procédures. C'est c'est ça dont elle rêve parce que tout est tellement compliqué que souvent elle n'arrivent même pas. C'est vrai en plus au niveau européen c'est-à-dire qu'elles
ont même pas accès aux aides parce que c'est trop compliqué. Elles ont pas un service juridique comme dans les grandes entreprises. Vous voyez ? Donc c'est bien pour ça que je me tourne aussi vers les PME. Je pense au partenariat avec les collectivités territoriales. On doit être encore mieux organisé. Je vous avez parlé de mon expérience quand j'étais élu à Chalon sur Saun et quand j'étais président de la Glo. Bah oui, j'ai fait sortir 10 usines de terre. Alors, c'était pas c'était peut-être pas plus simple à Chalon sur sa qu'ailleurs. Et pourtant, on y est arrivé parce que il y a une question d'alignement et d'organisation. Il est indispensable que nous soyons mieux alignés et mieux organisés partout sur les territoires. Il y a encore trop parfois et la CCI
fait son truc et la GLO fait son truc et la région fait son truc et euh les organisations patronales font leurs trucs. Ils font un meilleur alignement pour les chefs d'entreprise pour les accompagner dans leur projet et beaucoup de territoires s'organisent face à ça. Ne passons pas notre temps à dire qu'il y a que des trucs qui marchent pas. Il y a aussi plein de territoires qui savent se prendre main, s'organiser. Pas partout. C'est parfois plus compliqué. On n parfois pas la même ingénierie, on n' pas toujours les mêmes moyens, mais il y a beaucoup de gens qui se prennent en main et qui arrivent à le faire. Toute dernière question, ça fera le lien avec la table ronde suivante qui est autour de est-ce que les patrons et les politiques peuvent ensemble relever la France ? Oui.
Vous pensez que c'est possible ? C'est même indispensable parce que les politiques ils connaissent pas beaucoup l'entreprise et j'ai envie de dire même si ici on est à 4 PME que c'est aussi un peu l'inverse. Vous dites qu'il y a plein de politiques qui connaissent pas l'entreprise. Je connais aussi le PME. Le PME. Oui. Bah écoutez euh ah non de politique pardon. Oui. De politique. C'est ce que vous avez dit. Oui. Oui. Excusez-moi. Oui. Oui. C'est ce que vous avez dit. Bon, moi il se trouve que je connais aussi plein de politiques, élus locaux ou même parlementaires h qui connaissent le monde de l'entreprise, qui visitent régulièrement des entreprises, qui dialoguent régulièrement avec les entreprises. Et c'est vrai que la confiance, c'est pas facile à construire. Je je vous fais
part de de ma propre expérience. Au début, lorsque j'ai été élu, je voulais absolument que monde politique dans mon territoire et monde économique nous don nous allions ensemble parce que vous pouvez pas attirer dans votre territoire si vous n'êtes pas uni et si vous n'avez pas des portees-paroles que sont les chefs d'entreprise. Et donc cette confiance, il faut la créer. Et je me souviens au début, j'organisais des rencontres et des dîners à quelques chefs d'entreprise. Il me demandaient "Mais pourquoi vous voulez nous inviter ?" Mais juste parce que je pense qu'on a besoin de se parler et après on a créé la confiance et quand vous créez la confiance, vous pouvez avancer et je sais qu'au niveau national il y a aussi des enjeux. Merci beaucoup Sébastien Martin. On va essayer de se parler.
Merci beaucoup Sébastien Martin. Donc le ministre de l'industrie était notre invité. Il y croit. Émission [musique] spéciale Cap PME sur BFM Business. Amen.
Sébastien Martin