Agirc-Arrco, ma retraite et moi
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On en parle beaucoup parce qu'elle est dans l'actualité depuis un bout de temps, dans la rue, à l'Assemblée, modifiée, suspendue. La retraite est, semble-t-il, l'un de nos sujets de conversation préférés. Mais de là à la préparer correctement, il y a un pas. On a même un peu tous du mal à rentrer dans le dur, souvent parce qu'on refuse l'obstacle. Et quand on s'y prend trop tard, il y a toujours un papier ou une justification qui manque. Le petit boulot en début de carrière, la vérification, que le service militaire a bien été compté, sans compter tout le reste.
Les périodes de chômage, les carrières hachées, les périodes de congés familiales, les congés formation, les multi-employeurs, parfois les très multi-employeurs pour ceux qui travaillent dans les métiers d'aide à la personne, les boîtes qui ferment, et donc les périodes de congés formation, les CDD empilés, les périodes de chômage, bien sûr, les carrières sont plus variées que jamais. Avec peut-être donc un point commun à beaucoup de Français, la complémentaire de la GIRCARCO, la complémentaire des salariés du privé. Du privé, certes, mais 96% des Français ont cotisé ou cotisé à la GIRCARCO.
Pour certains, la somme que vous toucherez venant de la caisse complémentaire est de 50% à 60% votre retraite. 14 millions de retraités perçoivent chaque mois une allocation de retraite complémentaire. Ça vaut le coup de bien mettre tout ça dans l'ordre. Ce que fait la GIRCARCO depuis des années. Elle ouvre ses portes toute une semaine. Cette année particulièrement, elle cible les carrières qui sont plus complexes, celles qui nécessitent un coup de main pour y voir clair. Elle vous incite à faire le point assez tôt, entre 50 et 55 ans, refaire le point 5 ou 6 mois avant la date de départ pour être sûr que tout va bien.
Et aussi, l'une des choses importantes, c'est d'avoir à côté de soi le patron de la GIRCARCO, de l'avoir sous le bras. Comme ça, c'est encore plus simple comme ça pour vos questions. Bonsoir, bonsoir. Merci beaucoup d'être ici, François-Xavier Céléré.
Bonsoir, merci de votre invitation.
Eh bien, écoutez, on est ravis. C'est du temps que vous allez passer avec nous. C'est le Téléphone Sun. Et soyez tous les bienfaits. Le Téléphone Sun. 0145 24 7000. Allez, le premier, c'est vous, Benoît. Vous êtes le bienvenu. Bonsoir.
Bonsoir. On vous écoute, Benoît. Merci de m'accueillir et de votre antenne. Alors, moi, je commence à m'intéresser à ma retraite. J'ai 48 ans et j'ai eu plusieurs vies professionnelles. Et puis, je commence à comprendre d'abord que je ne sais pas encore quand je serai à la retraite et puis dans combien de temps je pourrais profiter de mon temps, pour moi, entièrement. Et je commence à m'intéresser à ce que je pourrais toucher. Et puis, j'ai eu des vies professionnelles dans le privé en tant qu'ingénieur. J'ai eu des vies professionnelles dans le public et dans la fonction territoriale. Et puis, j'ai eu plusieurs fois des périodes de chômage non choisies.
Donc, j'ai fini un contrat et j'ai effectivement touché du chômage. Et puis, j'ai eu un licenciement économique, ce qui a également généré une période pendant laquelle je n'avais pas de salaire, mais j'avais du chômage. La question que je me pose, c'est comment est-ce que toutes ces choses vont s'intégrer aujourd'hui ? Comment le public et le privé vont se combiner ? Et de quelle manière ? Et est-ce qu'effectivement, quand je suis au chômage, je cotise à la retraite, si c'est le bon terme ? C'est des interrogations qui me viennent aujourd'hui quand je me prépare.
Et bien, on va essayer d'y répondre. François, vous êtes là pour ça. Je voudrais dire une chose. C'est intéressant parce que la carrière de Benoît ressemble à tellement de carrières. Du privé, du public, des périodes de chômage. Il peut encore créer sa boîte. Ce sera encore une troisième forme. Mais il y a beaucoup de carrières qui ressemblent à ça. Qu'est-ce qu'on répond à Benoît sur ces périodes de chômage ?
Effectivement. Bonsoir, monsieur. Effectivement, je crois que votre parcours professionnel, c'est l'image des Français d'aujourd'hui. On estime que les personnes durant leur vie professionnelle, les Français pendant leur vie professionnelle, vont avoir plusieurs employeurs, plusieurs statuts et vont alterner potentiellement des périodes de chômage. Alors déjà, un point important. À l'agir Carco, la période de chômage, dès lors qu'elle a été indemnisée, donc j'aurais envie de vous poser la question, est-ce que ça correspond à des périodes de chômage indemnisées, vous donne les mêmes droits retraite que lorsque vous étiez en activité professionnelle classique.
Donc cette période de chômage indemnisée n'a pas d'impact sur vos droits retraite. C'est une décision des partenaires sociaux qui date des années 70. Je pense aussi pour le chômage partiel. Au moment du Covid, plus de 9 millions de Français ont connu des périodes de chômage partiel et ça n'a pas eu d'impact sur leurs droits retraite. Ça a été un choix qui a été fait. Il y a des cotisations, mais on ne part pas du montant de la cotisation. Ça a eu un impact sur vous à l'agir Carco. Ça a eu un impact sur nous pour y venir, mais on est là pour ça et on est là pour accompagner nos concitoyens, nos assurés.
Et vous l'avez dit vous-même, 96% des Français, à un moment ou à un autre de leur vie, vont cotiser à l'agir Carco. Et donc, ça n'aura pas d'impact. Mais pour répondre précisément à Benoît, on a développé, avec les autres régimes de retraite, des outils pour permettre à chacun d'entre nous de faire le point sur sa situation. Donc, si Benoît ne le connaît pas, il y a deux outils que j'aurais spontanément envie de lui proposer et que je peux proposer à tous vos auditeurs.
Pour ceux qui sont à l'aise avec les applications mobiles et le numérique, il y a une application mobile qui s'appelle Mon Contre-Retraite, qui a été développée par l'agir Carco pour tous les régimes de retraite, qui a été téléchargée 13 millions de fois, plus qu'Instagram et TikTok, donc vous voyez l'élément, parce qu'elle permet, grâce au numéro de sécurité sociale de chacun d'entre nous, de faire le point sur tous ses droits retraite, quel que soit son parcours professionnel.
Et je pense que c'était l'un des sous-textes de la question de Benoît, en fait. C'est comment vous faites l'agir Carco ? Non, mais sérieusement, pour ramener tout ça au même endroit, en fait.
Ça fait 20 ans qu'avec les autres régimes de retraite, on travaille pour mettre en commun nos données, nos données et vous les restituer. Si vous vous souvenez, il y a 20 ans, on envoyait un courrier tous les 5 ans à chacun d'entre nous. Et puis progressivement, on a suivi l'évolution des habitudes et des usages. Et donc, quand on a lancé l'application mobile, il y a 6-7 ans, un certain nombre de personnes nous avaient dit « Mais jamais les Français n'iront voir leur retraite sur une application mobile ». Et on voit que nos habitudes et nos usages ont changé.
Et aujourd'hui, cette application permettra à Benoît, comme à tout le monde, de faire le point sur ses droits retraite, tout régime de retraite confondu, et y compris pour ceux qui ont un contrat d'épargne retraite.
Et y compris la sécu. Ce que je veux dire, c'est que... Y compris la sécu. C'est tous les régimes. Parce qu'il y a beaucoup de gens qui nous disent « Mais alors, est-ce que je commence par regarder mon régime général ? » Et puis ensuite, je vais voir la complémentaire. Non, tout est dans le même paquet.
Tout est dedans, et elle permettra de répondre à la question de Benoît, comme de tout le monde. En retraite, c'est quand et combien. Nous sommes tous des êtres uniques. Mais on se pose tous un peu la même question. Combien j'aurai quand je partirai en retraite ? Quand je partirai en retraite ? Et quand est-ce que je pourrai partir ? Et donc, les outils de simulation, qu'il trouvera dans l'application mobile, mais qu'il trouvera aussi sur notre site internet, lui permettront de faire le point déjà sur tous les droits retraite qu'il a acquis.
Et puis, ils lui permettront aussi, si, comme vous l'avez évoqué, il veut créer son entreprise demain, il veut créer sa boîte, il pourra aussi mesurer l'impact de ce choix de vie professionnel, personnel, sur ses futurs droits retraite, pour pouvoir faire ainsi un choix en toute connaissance de cause.
Est-ce que ça a un sens d'aller sur mon compte retraite à 40 ans, par exemple ? Sachant, je ne voudrais pas faire peur aux gens qui nous écoutent, mais qu'il y aura sûrement d'autres lois et d'autres réformes dans les 20-25 ans qui viennent avant l'âge de la retraite. Est-ce que ça a du sens ? Ou est-ce que c'est vraiment un outil pour les vieux 50-55 et puis 60, on n'en parle même pas ? Mais est-ce que ça a du sens ? Est-ce que ça donne même une indication, en fait ?
Ça a du sens, et je vais vous parler de ma petite sœur. Ma petite sœur, il y a quelques années, me pose la question à 40 ans, combien j'aurai en retraite ? Et je lui ai dit, mais pourquoi tu me poses la question ?
Vous venez de donner l'âge de votre sœur, c'est mal.
Non, non. Et donc, elle pesait un emprunt immobilier. Elle était en train de calculer la durée de son emprunt et le montant de ses mensualités. Et donc, c'est vrai qu'à 40 ans, on a encore plein, une longue période de sa vie devant soi. Mais au moins, ça permettait d'avoir un ordre d'idées. Et vous voyez, donc, c'est pour ça que j'aurais tendance à dire, ce simulateur, il est utile à tout âge, en fonction de votre besoin, de votre attente.
Allez, il y a beaucoup de monde au standard. Allons-y, voici Emmanuel. Bonsoir Emmanuel.
Bonsoir.
On vous écoute Emmanuel.
Alors, moi j'ai 53 ans. Quand j'étais étudiant, j'ai travaillé dans l'agriculture l'été, pendant deux mois et pendant quatre ans, huit mois en tout, et j'ai été déclaré à l'époque. Et j'ai eu la surprise de voir, dans mon compte retraite, que ça n'avait pas été comptabilisé, c'est-à-dire que ça apparaît. Mais le résultat, c'est zéro trimestre. Et je voulais savoir si c'était une erreur, c'est-à-dire si je devais faire une réclamation, ou si c'était effectivement le mode de calcul qui voulait que ce temps travaillé ne soit pas pris en compte.
Merci beaucoup Emmanuel, François-Xavier Celloré.
Alors, pour vous répondre à votre question, pour qu'une période soit prise en compte, il y a deux éléments. À l'agricarco, un euro de cotisation. Dès le premier euro de cotisation, vous vous ouvrez un euro de droit. Donc ça, c'est déjà un élément, il n'y a pas de borne minimale. Là, ce que je comprends, quand vous évoquez les trimestres, c'est ce qu'on appelle les trimestres au régime général de sécurité sociale. Et là, pour valider un trimestre, il faut au moins 150 heures SMIC. Donc, si les jobs d'été, c'est ça que je comprends que vous avez fait, vous ont donné une rémunération cotisée d'au moins 150 heures SMIC, normalement, elles devraient figurer. Si ça n'est pas le cas...
Elle figure, mais il y a marqué zéro en face.
Alors, c'est ça qu'il faudrait qu'on regarde, et c'est en l'occurrence plus nos collègues du régime général. Ce que je pourrais vous proposer, puisque nous, on propose chaque année 400 000 rendez-vous partout en France, dans plus de 600 lieux, si vous souhaitez... C'est l'objectif qu'on a cette semaine, avec les rendez-vous de la retraite, où on veut faire un point sur la carrière. Pour Emmanuel, mais comme pour tous ceux qui le veulent, on propose des rendez-vous gratuits et personnalisés, dans l'un des 600 lieux, à votre convenance, pour faire le point sur qu'est-ce qu'on sait déjà sur vous, est-ce que toutes les périodes de travail que vous mentionnez...
Mais ça se corrige tout ça, en fait. Ça se corrige. C'est-à-dire, est-ce que c'est possible qu'il y ait une erreur, tout simplement ?
Bien sûr que c'est possible, c'est tout à fait possible, et c'est l'intérêt. Et c'est sûr, souvent on dit, gardez vos bulletins de salaire, on ira regarder vos bulletins de salaire, on regardera le montant des cotisations qui a été déclaré, et donc retenez, et c'est pour cela qu'on fait ces opérations-là, pour dire aux personnes, n'attendez pas le dernier moment pour faire le point sur votre future retraite.
Je vous demande si on peut le modifier, parce que j'ai un mail de Catherine sous les yeux, qui dit, à l'âge de 40 ans, j'ai reçu le premier courrier sur mes droits à la retraite, avec une grosse erreur. Il manquait six ans d'années de travail dans une collectivité territoriale, dans laquelle j'ai travaillé pendant 20 ans. L'expéditeur m'a renvoyé vers l'employeur, je l'ai signalé à l'employeur, à 40 ans, à 45, à 50, à 51, à 52, et l'erreur n'est toujours pas rectifiée. Qu'est-ce que je fais ?
Alors là, en l'occurrence, c'est vrai que quand on est dans le système public, et pour un employeur classique, effectivement, là, ça relève d'un autre régime de retraite. L'objectif derrière, c'est que nous aussi, on travaille avec tous les régimes de retraite. Donc, si une personne n'a pas réussi à pouvoir obtenir la régularisation auprès de son employeur, comme on raisonne dans l'intérêt des personnes, que votre auditrice n'hésite pas non plus à prendre contact avec nous, on verra si on peut intervenir auprès du régime de retraite en question et auprès de l'employeur en question pour que ces données-là puissent être recensées correctement.
Et surtout, déjà, dans l'outil de simulation, elle pourra déjà mesurer l'impact de ces années en question sur le montant de sa future retraite.
Annabelle, bonsoir. Bonsoir. Vous allez être la porte-parole de beaucoup d'auditeurs qui ont une question similaire à la vôtre, Annabelle. On vous écoute.
Alors, moi, j'ai 43 ans. J'ai travaillé juste après mes études au Royaume-Uni, donc de 2008 à 2010, donc dans la période avant le Brexit, évidemment. Je ne me suis pas occupée jusqu'à présent de récupérer finalement les trimestres cotisés à l'époque, même si je sais qu'on avait un accord bipartite avec le Royaume-Uni sur ces années-là avec la reconnaissance bilatérale des trimestres cotisés. Voilà.
Comment m'y prendre ? Merci, Annabelle. Comment doit-on s'y prendre, Annabelle, François-Xavier Celeré ?
Alors, pour Annabelle, en l'occurrence, les cotisations qui ont eu lieu en Grande-Bretagne seront versées par la Grande-Bretagne le moment venu, le système dans lequel elle a cotisé. C'est le principe d'un système en répartition, c'est le régime dans lequel vous avez cotisé qui vous versera les cotisations. Ça, c'est peut-être le premier élément pour expliquer ce mécanisme-là. Simplement, au moment où elle partira en retraite en France, on tiendra compte des deux années, enfin, ou même des trois années, si je compte bien, de 2008 à 2010, de la durée, pour savoir quelle a été sa durée de cotisation totale.
Donc, elle peut, d'ores et déjà, aujourd'hui, essayer d'avoir une attestation du système anglais dans lequel elle a cotisé. Donc, ça, c'est un premier élément. Ça lui permettra d'avoir cette attestation-là. Mais le deuxième élément, il faut retenir que, au moment venu, il faudra qu'elle fasse la démarche pour faciliter la tâche d'Annabelle et pour faciliter la tâche de tous vos auditeurs qui ont eu des périodes de travail en Europe. Nous sommes en train de travailler avec les autres pays de l'Union Européenne pour bâtir ce qu'on appelle un droit de l'information européen. Parce qu'on a, effectivement, beaucoup de travailleurs transfrontaliers, beaucoup de personnes qui ont pu passer...
Quand on est transfrontalier, on garde... Enfin, on est toujours à la sécu de notre côté, etc. Donc, c'est plus facile, j'imagine.
Exactement, et effectivement, ou quand on l'a été, mais qu'on a quitté ce système-là. Et donc, on travaille avec les autres pays de l'Union Européenne pour pouvoir, les autres pays d'Europe, pour pouvoir bâtir un droit à l'information européen pour que, 20 ans après, 25 ans après, Annabelle, comme pour tous ceux qui ont pu cotiser, travailler et cotiser dans un autre pays, ils puissent faire le point sur les droits qu'ils ont acquis et savoir ensuite comment faire valoir ces droits. C'est vrai qu'on a lancé cette démarche en France il y a une vingtaine d'années.
D'autres pays l'ont fait, comme la Belgique, mais d'autres pays de l'Europe ne l'ont pas encore fait et donc, on travaille avec ces pays d'Europe.
Comme qui, par exemple ?
Là, on travaille beaucoup avec les Allemands qui n'ont pas encore un droit à l'information nationale. On travaille avec les Hollandais, on va travailler aussi avec l'Italie. C'est intéressant
parce que l'Allemagne, c'est très frontalier. Donc, quand on a travaillé 10 ans en Allemagne, par exemple, qu'est-ce qu'on fait pour aller récupérer ?
Aujourd'hui, quand on va travailler en Allemagne, on peut solliciter le régime dans lequel on a cotisé. Mais aujourd'hui, à ma connaissance en Allemagne, il n'y a pas encore un droit à l'information nationale où toute personne sait, en trois clics, quels sont les droits qu'elle a obtenus.
Les Allemands nous ont dit, il y a une bonne année, qu'ils voulaient se doter d'un droit, d'une base de données informatisée au niveau national qui permettra à tous ceux qui ont travaillé en Allemagne et donc, par l'interconnexion des systèmes d'information qui permettra à tous vos auditeurs, à tous nos concitoyens qui ont pu travailler dans un pays de l'Union Européenne d'ici quelques années, d'accéder facilement au montant de leurs droits et après, à la démarche qui ira bien.
Comment ça se passe quand on est hors Union Européenne ?
Alors, quand on est hors Union Européenne, ce système-là...
Est-ce que c'est un pays un problème, en gros ?
En tout cas, ce qui est important, c'est de pouvoir... Ce qui est vrai, c'est que chaque pays a son propre système de retraite. Alors, je ne sais pas si c'est un pays un problème, mais ce qui est vrai, c'est qu'il faut absolument pour ceux de vos auditeurs qui ont travaillé dans un pays à l'étranger, pouvoir avoir conservé les périodes, il y a les attestations de salaires qui vont bien et pouvoir, effectivement, obtenir au moins une reconnaissance de cette durée de cotisation suffisamment à l'avance pour ne pas attendre le dernier moment. Et c'est tout l'intérêt des entretiens qu'on évoque là.
On ne pourra pas faire à la place des systèmes de retraite étrangers, mais au moins de pouvoir anticiper ces démarches-là pour éviter que la question se pose au dernier moment.
Et les faire traduire, non ? Je dis ça sans présenter...
Et les faire traduire, ça dépend des cas. Il y a des cas où on est sur des modèles... On a effectivement... Vous voyez, on recevait des Japonais il y a quelques jours et effectivement, on échangeait sur les bonnes pratiques de droit à l'information. Au Japon, par exemple, ce qu'ils nous ont expliqué, c'est qu'effectivement, ils mettent en place un tableau de bord national pour pouvoir consolider tous les droits à retraite.
Voici Clément qui est avec nous. Bonsoir Clément.
Oui, bonsoir.
On vous écoute Clément.
Bonsoir. Merci déjà pour la qualité de vos émissions. Alors moi ici, je voulais raconter un petit peu mon profil. Moi, j'ai 33 ans. J'ai travaillé à 16 ans. J'ai fait des petits boulots l'été. Puis ensuite, j'ai fait 5 ans d'alternance. Et donc, pendant l'alternance, il y a un dispositif qui permet, à la suite de l'alternance, de pouvoir racheter les trimestres qui sont, comme le disait votre invité, ouverts, mais pas complets. Avec, à moitié prix, il me semble, les 10 années après l'alternance. Enfin bon, c'est un petit peu flou. En tout cas, moi, je m'y suis intéressé. Je voulais les racheter.
Et donc, quand j'ai pris rendez-vous, c'était un peu compliqué, avec la caisse à côté de chez moi. Quand ils m'ont vu arriver, ils m'ont dit que j'avais 30 ans d'avance, finalement, sur la caisse front. Donc, voilà. J'étais un petit peu dépité. Je suis reparti avec pas beaucoup d'informations. Il fallait que... c'était assez sombre. Il fallait que j'envoie des courriers. Voilà. Et du coup, aujourd'hui, j'ai laissé tomber. Je trouve ça un petit peu dommage. Moi, aujourd'hui, je me suis beaucoup investi dans la rue pour défendre le système de retraite. Je lui fais confiance. J'ai envie d'y croire, comme beaucoup de Français, beaucoup de jeunes.
Et je voudrais que ce ne soit pas juste comment dire, quelque chose pour les personnes en fin de carrière de s'intéresser à sa retraite. Moi, je le prends assez tôt. Et voilà.
Alors, très très tôt. 33 ans, Clément. Mais il a raison Clément, merci pour votre appel. Clément, François, Xavier Solra. D'abord, évidemment qu'il faut s'en occuper. Et pas trois mois avant. Ce que dit Clément aussi en creux que je trouve vraiment intéressant, c'est, attendez, j'ai cette possibilité, on me l'a offerte. Quand on me dit que j'arrive 30 ans plus tôt, ça sous-entend que peut-être quand j'aurai l'âge de la retraite, en fait, ce sera plus valable ce qu'on m'a raconté.
Alors, vous avez raison si la conclusion est celle-là. En fait, ce que je pense que vous avez raison...
Donc, il dit, laissez-moi le sécuriser.
Non, mais bien sûr. Première chose, je pense que là où Clément a raison, c'est que s'il veut faire reconnaître ses trimestres complets, il a intérêt à le faire maintenant, y compris parce que sur un plan économique, racheter un trimestre à 33 ans, ça coûte moins cher que de racheter un trimestre à 33 ans. C'est déjà un élément... Tout le monde ne fait pas ce choix-là sur un plan économique. On y reviendra
sur les rachats, mais finissons sur Clément.
Le deuxième élément, là où vous avez mille fois raison, et c'est un peu l'une de nos entiennes à la Giacarco avec les partenaires sociaux, c'est de dire la confiance ne se décrète pas. La confiance dans l'avenir et dans le collectif, elle doit se prouver chaque jour par la qualité de service individuel qu'on délivre à chacun d'entre nous. C'est pour ça que quand j'entends la remarque de Clément, je partage la même volonté que Clément, c'est que nous puissions apporter à chacun d'entre nous un service à tout âge, adapté aux besoins et aux usages de chacun.
Et donc, les rachats de trimestre, ce n'est pas la Giacarco, c'est nos collègues du régime général, mais là encore, comme je l'ai dit tout à l'heure, je crois que c'était pour Emmanuel et pour Benoît, si nous pouvons vous aider en faisant le point avec vous à l'occasion des entretiens information retraite et de vous accompagner dans ce travail de validation, on sera heureux de le faire pour vous aider parce qu'effectivement, si on veut donner confiance dans le système de retraite en répartition, il faut en donner des preuves, des preuves concrètes, des preuves tangibles, des preuves personnalisées.
Mais on est d'accord qu'en effet, s'il est autorisé et peut-être même encouragé aujourd'hui à racheter une partie des trimestres d'apprentissage de Clément, il y a zéro chance pour qu'il ait une mauvaise surprise dans 20 ans, dans 25 ans où on lui dira non mais ça, ça ne marche plus, ce n'est pas comme ça, vos trucs ne sont pas comptabilisés. On est d'accord qu'il y a zéro chance pour qu'on lui dise ça.
Il y a zéro chance mais il faut avoir à l'esprit pourquoi la réponse spontanée qu'il a entendue, c'est que parfois les personnes qui rachètent des trimestres, quand il y a eu des réformes des retraites sur l'âge, avaient racheté ces trimestres en disant je veux partir plus tôt en rachetant ces trimestres. Et puis au moment où arrivaient des mesures sur remonter l'âge, finalement la valeur ajoutée économique de ces trimestres disparaissait. Alors ça coûte très cher. Et donc des personnes disaient je les ai rachetées mais en fait ça ne m'est pas utile pour mon calcul de départ retraite donc j'en demande le remboursement.
C'est possible ça ?
Et oui, donc c'était aussi un des points qui étaient venus. Et donc c'est pour cela que le... Et donc c'est là où l'intérêt économique du rachat de trimestres peut varier en fonction du profil de carrière, du parcours professionnel de chacun d'entre nous et des paramètres applicables au moment dans quand Clément c'est pour dans 30 ans si je devais résumer. Donc ça peut expliquer là la réaction et la réponse qu'il a eue ça a été de se dire il a raison de le faire parce que c'est mieux de valider des trimestres complets mais est-ce que ces trimestres complets lui seront utiles dans 30 ans ? Il n'en est pas certain ça dépendra des paramètres applicables à ce moment-là.
Alors j'ai deux questions là-dessus parce que sur le rachat des trimestres il y a beaucoup d'idées aussi qu'il faut racheter ces trimestres d'études effectivement. Bon, est-ce qu'on a réellement intérêt à le faire et surtout c'est pour ça que la question de Clément était intéressante est-ce qu'il y a une date limite avant que ça devienne moins par exemple ? Est-ce que ça aurait eu un sens ou est-ce que ça ne va pas me ruiner intégralement de racheter ces 5 ans d'études-là par exemple ? Est-ce qu'il y a une espèce de seuil comme ça ?
Alors, Fabienne Sintès j'aurais envie de vous proposer un entretien gratuit, personnalisé et pourquoi je vous dis ça ? Parce que je ne peux pas vous faire une réponse qui soit valable pour tout le monde. Ok, bien sûr. Ça dépend du parcours de chacun. Ce qui est vrai c'est que plus on rachète des trimestres tardivement plus le coût est élevé. Mais il est élevé parce qu'il doit être ce n'est pas aux autres de payer pour vous si vous me permettez chacun paye le prix plus c'est tôt ce qu'on appelle la neutralité actuarielle plus c'est tard plus le coût est élevé. Après, l'intérêt pour chacun d'entre nous va dépendre de deux choses.
Premier élément quel est son parcours professionnel et est-ce qu'au final dans la phase finale de sa vie professionnelle ces trimestres-là lui apportent quelque chose ou pas ? Deuxième élément et ça c'est vrai en termes de coût c'est vrai aussi en termes de régime fiscal et puis le deuxième élément ça dépendra aussi ça c'est donc le premier élément des critères personnels deuxième élément ça dépendra aussi des paramètres applicables à sa génération au moment de son départ donc c'est là où je vais vous faire une réponse un peu normand mon grand-père était normand donc je l'ai dit ici avec beaucoup de tendresse pour les normands c'est peut-être bien que oui peut-être bien que non.
Isabelle nous dit ceci j'ai été en arrêt maladie pendant trois mois payé à 90% un peu avant de partir à la retraite je suis fonctionnaire la retraite est calculée sur les derniers mois sur les derniers mois ma question est donc est-ce que ma retraite sera calculée tenant compte de mon salaire plein théorique ou de mon salaire perçu à 90% si elle est fonctionnaire fonctionnaire elle ne dépend pas de vous alors si elle est fonctionnaire
elle ne dépend pas de moi mais de mémoire dans le système de la fonction publique il y a des systèmes de surcotisation sur la base du temps partiel donc voilà mais là encore pour Isabelle moi je lui proposerais d'aller voir le simulateur simulateur Marel M-A-R-E-L qu'on peut trouver sur l'application mobile mon compte retraite et qu'elle voit l'impact de ces 90% de cette cotité de ton travail à 90% quel est l'impact qu'elle a sur ses droits à retraite
Françoise est avec nous bonsoir Françoise bonsoir moi je suis médecin libérale je ne sais pas si vous m'entendez bien très très bien je cotise à la CARME j'ai 59 ans et durant ma carrière j'ai eu deux enfants et j'aimerais savoir si ce fait là me permet d'obtenir d'autres trimestres supplémentaires
merci beaucoup Françoise la question des enfants ça revient extrêmement souvent
alors c'est vrai c'est vrai que c'est une raison c'est une question qui revient souvent en moyenne à 60 ans on ne connaissait jusqu'alors que les enfants que dans un cas sur trois c'est la raison pour laquelle on a travaillé avec les autres six autres régimes de retraite on ne reconnaissait les enfants que dans un cas sur trois non on ne connaissait on ne connaissait pourquoi je dis ça parce que souvent dans beaucoup de familles dans beaucoup de couples on ne faisait pas le lien entre l'arrivée de l'enfant et l'information à sa caisse de retraite c'était juste un élément l'information ne nous avait pas été transmise donc on a conduit avec les autres régimes de retraite deux opérations une première opération c'est que progressivement l'INSEE nous transmet chaque année les naissances les plus récentes mais pour Françoise comme pour beaucoup de personnes je dirais de la même génération je suis de la même génération souvent il faut s'assurer que les deux enfants qu'elle a pu avoir sont correctement connus du système de retraite des régimes de retraite dans lesquels elle a cotisé et si ce n'est pas le cas elle peut nous les déclarer on a mis en place il n'est jamais trop tard
pour déclarer ses enfants il n'est pas trop tard
et jusqu'au dernier moment on peut déclarer ses enfants et donc elle pourra mesurer ainsi quel est l'impact de la déclaration de ces deux enfants donc déjà un premier élément faire le point sur ses droits à la date d'aujourd'hui quelle est l'information qui est connue je renvoie sur et l'application mobile et sur un entretien si elle le veut parce qu'on a de très bons contacts avec la CAMF et puis deuxième élément de pouvoir si ce n'est pas le cas déclarer le ou les deux enfants si aucun des deux n'a été déclaré pour pouvoir mesurer l'impact et elle le verra tout de suite sur le simulateur
Voici Eric j'ai effectué une objection de conscience à la place du service militaire dans mon bilan de carrière ce n'est pas comptabilisé j'ai contacté la CRAMCO local dit-il qui m'a envoyé vers un site internet pour trouver l'information mais malgré toutes mes recherches je ne trouve pas qu'est-ce que vous me proposez le service ça compte
le service
Mais l'objection de conscience c'est pareil ?
Un service national qu'il soit sous forme militaire ou sous forme d'une objection de conscience compte puisqu'on a donné un moment de sa vie pour la nation Après ce qui est vrai c'est que là c'est ce que j'évoquais comme pour les enfants il y a un certain nombre de données qui historiquement n'avaient pas été renseignées au moment où le service a été effectué et donc là encore on travaille avec les collègues du régime général et c'est eux qui sont en première ligne sur ces questions-là pour récupérer de manière automatique les données sur le service national mais si ce n'est pas encore le cas et bien s'il a conservé son attestation qu'il fournisse l'attestation
Il y a Françoise qui c'est dommage elle est partie mais qui n'est pas sûre d'avoir eu sa réponse le problème c'est qu'elle est partie Françoise et je ne sais pas du coup quelle était son interrogation on est d'accord qu'on les déclare et qu'ils donnent droit au trimestre
Exactement après chaque système chaque régime de retraite a ses propres modes de valorisation trimestre c'est pour le régime général c'est pour la sécurité sociale et puis après en fonction du moment où ses enfants sont nés quel était son statut à l'époque
On a Nathalie qui a 60 ans et qui dit qu'elle vient d'être licenciée après 30-50 salariats sa durée d'indemnisation de chômage de 27 mois ne sera pas suffisante pour aller jusqu'à l'âge de sa retraite légale qui est pour elle à 63 ans y a-t-il des dispositifs d'aide pour faire le lien entre chômage et retraite légale ça sort de votre champ de compétences cette question François-Xavier Célor
Oui c'est vrai ce qui est vrai aussi c'est que si elle a connu cette période-là on ne peut que l'inciter à essayer de voir si avec les personnes de France Travail s'il n'y a pas aussi des possibilités de reprendre une formation qui lui permettrait aussi de pouvoir à la fois l'objectif de pouvoir retrouver un emploi si elle le peut et puis en tout cas de faire le point sur toutes les situations possibles ou les solutions possibles qui puissent lui permettre d'aller jusqu'à son âge du taux plein
Il y a Claire qui dit j'ai une question très anecdotique mais enfin je souhaiterais savoir pourquoi et pour quelle raison la pension Agir est versée le 1er du mois tandis que la retraite principale est versée les 8 ou les 9 du mois
Alors c'est même encore un peu plus complexe que ça mais c'est lié en fait à un mécanisme sous-jacent c'est qu'à la Giacarco nous n'avons pas un euro de dette mais 85 milliards de réserves et je dis tout de suite ce n'est pas une cagnotte ce n'est pas un magot c'est la propriété de tous les assurés du régime mais ça permet l'existence de ces réserves permet que la retraite Agir Carco qui est versée le 1er du mois mais c'est du début de mois c'est plutôt même qu'un salaire la retraite du régime général elle est versée le 9 du mois suivant donc vous voyez aujourd'hui nous sommes le 1er décembre donc normalement la retraite Agir Carco au titre du mois de décembre a été versée aujourd'hui alors qu'à la sécurité sociale la retraite du mois de décembre sera versée le 8 ou le 9 janvier
alors vous l'avez dit ce n'est pas un bas de laine ce n'est pas ce que vous avez dit ce n'est pas une cagnotte ce n'est pas un magot parce qu'on nous a souvent dit ça voilà etc sauf que vous êtes à l'équilibre comment vous faites pour être à l'équilibre parce qu'après tout vous avez un système contributif et solidaire qui fonctionne exactement comme la sécu donc qu'est-ce qui fait que vous à l'Agir Carco vous êtes à l'équilibre est-ce que c'est simplement parce qu'on parle de salariés du privé que les salariés du privé gagnent un peu plus d'argent donc plus de cotisations est-ce que c'est ça la raison ? Non
la raison fondamentale c'est la gouvernance de l'Agir Carco la gouvernance de l'Agir Carco ce sont les partenaires sociaux c'est les organisations patronales et syndicales
Vous vous souvenez qu'on entendait ça dans les manifs on disait il faudrait que tout le régime soit géré par les partenaires sociaux et tout le monde serait bénéficial
A l'Agir Carco depuis près de 80 ans on a prohibé le recours à la dette on n'a pas 1 euro de dette et pourquoi ? parce que le premier mot d'ordre de l'Agir Carco alors que nous sommes en répartition nous sommes un régime solidaire nous sommes un régime contributif c'est garantir le paiement des retraites à chaque génération sans peser sur les générations futures le fait d'avoir des réserves c'est un élément financier pour garantir le paiement des retraites mais c'est aussi un élément de confiance Vous l'avez dit tout à l'heure
Vous avez compris un truc que le régime général n'a pas compris sérieusement ?
En tout cas ce que je sais c'est que les partenaires sociaux veulent pour incarner la confiance de la retraite par répartition c'était la question tout à l'heure de Clément quand il disait je veux racheter je veux valider ma période d'apprentissage ils sont intimement persuadés que pour pouvoir consolider la confiance de la retraite par répartition on a besoin d'éléments tangibles et concrets donc les réserves c'est un enjeu financier pour amortir les aléas de l'économie et de la démographie mais c'est aussi un enjeu pour incarner la promesse de la retraite par répartition pour pouvoir dire le fait d'avoir des réserves et sur un horizon de 15 ans d'avoir au moins 6 mois d'allocation réserve c'est aussi la garantie qu'on donne à la génération suivante d'avoir une retraite par répartition donc vous voyez cet élément qui peut apparaître comme un élément technique un élément financier c'est fondamentalement l'incarnation d'une promesse une preuve tangible et concrète
parce que je le disais il y a probablement beaucoup de gens qui nous écoutent et qui l'ignorent pour certains la GERCACO représente 50 à 60% de leur retraite il y a un plafond pour ce qui est de la retraite du régime général à 1932 euros brut c'est ça ?
alors il y a 1932 euros de brut c'est-à-dire qu'on cotise jusqu'au plafond de la sécurité sociale et ce qui est vrai c'est qu'on a été créé comme cela en 1947 quand les fondateurs de la sécurité sociale ont dit au syndicat de 4 de l'époque nous on n'ira pas au-delà du plafond de la sécurité sociale et c'est comme ça qu'on a été créé et vous avez raison de dire que pour un cadre la retraite à GERCACO pour un cadre qui a une belle vie professionnelle la retraite à GERCACO peut être sa retraite principale parce qu'effectivement il va s'acquérir des droits même jusqu'à 8 plafonds de la sécurité sociale c'est pour ça que 96% des français c'est pour ça que de l'ouvrier au dirigeant la quasi-totalité des concitoyens de notre pays la quasi-totalité de ceux qui ont été salariés dans le secteur privé ont des droits à la GERCACO
Tatiana et là bonsoir Tatiana oui bonsoir on vous écoute Tatiana
alors j'ai une question concernant ma retraite je ne m'occupe pas trop pour le moment mais il y a noté que je suis carrière longue donc je voulais savoir quel était en fait l'avantage l'inconvénient et aussi le lien avec ce qu'on appelait la retraite progressive voilà
merci Tatiana là aussi on est un peu au bord de votre champ de compétences je vais quand même essayer d'apporter des réponses
à Tatiana en fait on est sur deux modalités de départ en retraite différentes carrière longue pour pouvoir être carrière longue il faut avoir validé un certain nombre de trimestres avant 20 ans et 21 ans et avoir une durée de cotisation complète globalement à 60 et quelques 60 et quelques ou 60, 61, 62 en fonction de sa durée de cotisation et ça permet de partir un peu plus tôt en retraite par rapport aux données de sa génération la retraite progressive ça vous permet de partir en retraite tout en gardant un pied dans l'activité professionnelle c'est une forme de retraite à temps partiel c'est une forme de retraite à temps partiel donc les deux on dirait les deux sont possibles après ça dépend vraiment beaucoup pour t'intervenir comment elle conçoit la fin de sa vie professionnelle est-ce qu'elle veut garder un pied dans le monde du travail est-ce qu'elle veut donc une forme de temps partiel de fin de carrière ce que peut lui permettre la retraite progressive mais il faut qu'elle se mette d'accord avec son employeur pour voir comment elle peut ou est-ce qu'elle veut plutôt interrompre son activité professionnelle en une seule fois plus tôt les deux outils existent les deux modalités existent mais effectivement ça dépendra aussi beaucoup de par rapport à son parcours professionnel à son emploi comment est-ce qu'elle veut exercer sa dernière partie de cette vie professionnelle
je te signale que l'appli est en train de bugger c'est ce que nous dit un auditeur parce qu'évidemment tout le monde s'est mis dessus quand vous l'avez annoncé donc voilà soyez un peu patients ça viendra voici Claude qui est avec nous bonsoir Claude
bonsoir merci de prendre mon appel moi j'aurais voulu avoir des informations en ce qui concerne la reversion moi je suis à la retraite déjà depuis quelques temps j'ai pas de soucis mon mari est en bonne santé mais c'est une question que je me pose je sais moi personnellement je suis fonctionnaire j'ai été fonctionnaire mon mari était dans le privé donc je voudrais comprendre j'ai pas réussi à trouver d'informations très précises à ce sujet
merci pour votre question merci beaucoup François-Xavier Célérat Célérat pardon est-ce que ça vous ça vous concerne ça bien sûr vous avez votre mot à dire sur reversion par reversion bien sûr
alors madame vous avez raison d'évoquer ce sujet très tranquillement très sereinement aujourd'hui dans 90% des cas les bénéficiaires de la pension de reversion sont des dames sont des femmes parce qu'il reste toujours un écart d'espérance de vie en faveur des dames c'est à ça que ça a servi
quand on a inventé la pension de reversion de fait c'est à ça que ça a servi quand on a inventé la pension de reversion
là où vous avez raison c'est que les règles et ça peut parfois paraître complexe sont différentes d'un régime à l'autre à l'agir carco la pension de reversion est sous condition de non remariage pour le dire différemment on vous versera on vous versera et on l'espère le plus tard possible madame parce qu'on espère que votre mari vivra avec vous le plus longtemps possible on vous versera alors vous verserez alors 60% de sa pension de sa pension à l'agir carco au régime général la pension la pension de reversion est sous condition de ressources de ressources et de patrimoine donc au moment où comment dirais où vous serez toute seule dans ce cas là les collègues du régime général regarderont votre situation mais ce qui est vrai c'est un point sur lequel on essaye avec tact et délicatesse de permettre à chacun et comme vous avez raison de poser la question parce que le jour on perd son conjoint c'est un grand vide dans une vie personnelle et donc d'avoir pu tranquillement sereinement avoir les idées claires avant pour que le jour on doit faire face à cette émotion majeure et bien on arrive à pouvoir se dire allez administrativement je sais où je vais
mais c'est on en reparle non de la pension de reversion est-ce que oui ou non est-ce qu'il faut la maintenir est-ce qu'il faut abaisser les seuils les plafonds etc pareil pour les droits conjugaux il y a beaucoup de choses qui sont remises est-ce qu'il faudrait remettre un peu de l'ordre de la temps
deux éléments peut-être deux éléments pour le préciser aujourd'hui il y a encore des écarts de retraite homme-femme la pension de reversion permet de réduire de 50% l'écart de retraite homme-femme donc vous voyez que ces rôles de pension de reversion c'est un outil de réduction des inégalités de retraite entre les femmes et les hommes premier point le deuxième élément souvent du fait de l'écart d'espérance de vie que j'évoquais la pension de reversion c'est ce qui permet aussi de compenser des choix de vie qui ont été faits à deux on sait que dans un couple on fait des choix de vie à deux et que souvent pour les raisons que je viens d'évoquer la pension de reversion parce qu'elle bénéficiait aux dames permet de compenser ces éléments-là puis ces troisième éléments c'est un point souvent qui n'est pas connu pourquoi la pension de reversion elle est versée sous condition de non-remariage et pas sous condition de pax parce que dans le mariage il y a une obligation d'assistance alimentaire qui est plus forte que dans le pax et donc c'est pour cela aussi qu'il y a une contrepartie qui n'est pas la même voilà l'élément puis maintenant le mariage est ouvert à tous donc cette question-là est aussi un point mais c'est régulièrement un sujet qui fait l'objet qui fait l'objet parce que la question la conséquence n'est pas la même aussi et la fin de l'union n'est pas la même aussi dans le mariage il faut faire intervenir un tiers ce qui n'est pas le cas dans le pax ou dans le concubinage
rapidement la Sylvia Parmel qui dit depuis très jeune j'ai travaillé avec mes parents commerçants pendant toutes les vacances scolaires et je n'étais pas déclaré est-ce que ce travail avec mes parents peut compter pour la retraite au titre de la durée pas de la pension évidemment et si oui quelle preuve et quel papier doit-on fournir ou est-ce que c'est trop tard pour Sylvia on ne peut pas lui suggérer de faire des fiches de paye antidatées on est d'accord
exactement je crains comment dirais-je que pour elle si effectivement il n'y a pas eu de déclaration et donc pas de cotisation on ne puisse pas on ne puisse pas lui trouver des droits pour ces périodes-là c'est là où l'apprentissage comme ça a été évoqué tout à l'heure par Clément qui dit une bonne chose l'apprentissage ça permet d'acquérir une formation d'acquérir une rémunération et d'acquérir des futurs droits à retraite
8 secondes parce qu'on a fini je me demandais si vous aviez plus d'appels et plus de questionnements recherches sur la retraite et ces années
c'est effectivement souvent une des grandes surprises des journalistes si vous me permettez parce qu'en fait les gens qui viennent nous voir ne nous parlent jamais de l'actualité vous voulez dire
qu'on vous pose tous les mêmes questions je m'en croirais
c'est peut-être la sagesse des vieilles troupes qui commencent à dire cela mais souvent on s'imagine que l'actualité a un impact en fait les personnes qui viennent nous voir veulent qu'on leur parle d'eux non pas de la réforme de la retraite mais de leur retraite parlez-moi de moi
et bien vous voyez c'est un peu la définition du téléphone son je vous remercie beaucoup directeur général de l'Argic Arco vous reviendrez quand vous voulez