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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 15 décembre 2011 12 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Martine Aubry

Au micro : Patrick CohenSource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous compris de la position du candidat François Hollande sur la retraite à 60 ans ?

  • 1:14RelanceRéponse partielle

    Pas tous ?

  • 2:24FerméeRéponse directe

    Mais dans ce schéma, Martine Aubry, ce n'est plus le retour à l'âge légal des 60 ans ?

  • 3:22FerméeRéponse directe

    Mais le principe est acquis, à vos yeux, c'est ça ?

  • 4:27RelanceRéponse partielle

    Ça coûte tout de même cher pour les finances publiques.

  • 4:59FerméeRéponse partielle

    Donc, la perte du AAA, c'est la faute du gouvernement français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23PrésentateurFait
    « J'ai compris qu'il voulait d'abord répondre aux millions de personnes qui se sont retrouvées dans la rue face à une réforme qui est celle du gouvernement qui est à la fois injuste et inefficace. »
  • 0:46PrésentateurFait
    « Premièrement, il y a une injustice absolue. »
  • 0:52PrésentateurFait
    « Ce sont, ici nous les connaissons bien, dans le Nord-Pas-de-Calais, des hommes, des femmes qui ont commencé à travailler à 16, 17, 18 ans, souvent ouvriers, et qui aujourd'hui ne peuvent pas partir à 60 ans, sont obligées d'attendre 62 ans. »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « Pour 16, 17, ils peuvent, c'est le dispositif carrière longue. »
  • 1:28PrésentateurFait
    « Nous, nous disons, toute la période, qu'on soit au chômage ou pas, doit être prise en compte. »
  • 2:12PrésentateurFait
    « qui donne plus de liberté aux Français de choisir, tout au long de leur vie, notamment la durée légale du travail et les décotes qui vont y être associées. »
  • 3:37PrésentateurFait
    « Rappelez-vous, quand j'ai présenté le projet du gouvernement, je l'ai volontairement présenté, totalement financé et cohérent. »
  • 3:54PrésentateurPromesse
    « François Hollande dit, moi, tout de suite, je ferai ce que je peux faire par règlement, c'est-à-dire permettre à ceux qui ont commencé à travailler tôt de partir immédiatement. »
  • 4:07PrésentateurFait
    « elle dit, il a changé d'avis, puis deux minutes après, elle nous dit, M. Fillon, ça coûte trop cher. »
  • 4:11PrésentateurFait
    « aujourd'hui, ce qui coûte cher, c'est d'avoir des hommes et des femmes abîmés, qui sont souvent au chômage ou au RSA, alors qu'ils ont travaillé plus de 40 ans, 41 ans dans leur vie »
  • 4:34PrésentateurFait
    « si vous voulez soutenir le AAA, renoncez à votre réforme des retraites. »
  • 4:42PrésentateurChiffre
    « Ne faites pas, M. Fillon, la réforme de l'impôt sur la fortune que vous avez fait juste avant l'été, juste avant l'été, qui coûte excessivement cher »
  • 4:50PrésentateurFait
    « et où aujourd'hui, vous augmentez la TVA de tous les Français, et notamment des classes moyennes et populaires, pour pouvoir financer la baisse de l'ISF. »
  • 5:10PrésentateurFait
    « car nous savons bien que demain, ce sont les Français qui payeront cette perte, parce que les taux d'intérêt seront plus élevés. »
  • 5:31PrésentateurFait
    « C'est l'austérité du premier plan, celui qui a fait augmenter, par exemple, le coût des mutuelles. »
  • 5:40PrésentateurFait
    « C'est l'austérité du deuxième plan, qui a augmenté les impôts sur les classes moyennes et populaires. »
  • 5:45PrésentateurFait
    « C'est l'austérité du troisième plan, qui augmente la TVA. »
  • 5:55PrésentateurFait
    « Si, c'est grave. C'est la dégradation de la France. »
  • 5:59PrésentateurFait
    « Et on garde les plans d'austérité. »
  • 6:07PrésentateurFait
    « Ce sont tous ces cadeaux fiscaux qui n'ont pas été financés. »
  • 6:33PrésentateurPromesse
    « Je créerai 300 000 logements. »
  • 7:02PrésentateurChiffre
    « Vous savez, moi, je suis fière quand même qu'on ait 50% de femmes, là, aux législatives »
  • 7:09PrésentateurFait
    « que l'on ait imposé le non-cumul. »
  • 8:16PrésentateurFait
    « Clearstream, c'est manipulation. »
  • 8:41PrésentateurFait
    « j'ai porté devant les tribunaux le trésorier de l'Hérault parce qu'il avait utilisé à des fins personnelles les cotisations des socialistes. »
  • 9:11PrésentateurFait
    « Jean-Noël Guérini a été entendu pour la première fois et mis en examen pour des faits graves »
  • 9:29PrésentateurFait
    « M. Dallongeville, dont lui, je sais que c'est un homme qui n'est pas honnête, qui a d'ailleurs été condamné, l'ancien maire d'Ena Bonbon. »
  • 9:48PrésentateurFait
    « On a parlé d'une carte bleue utilisée par M. Cucheda. Il l'a reconnu. Donc c'était des faits. »
  • 10:06PrésentateurFait
    « Tout l'inverse de ce que fait le gouvernement, qui essaie de monter en épingle telle ou telle petites affaires, parce qu'à côté de toutes celles que j'ai citées, donc pour masquer leurs propres affaires et leur échec »
  • 11:33PrésentateurFait
    « Moi, je suis pour une grande réforme de la justice. »
  • 11:42PrésentateurChiffre
    « Il y a 98% des élus dans ce pays qui travaillent sans être payés pour le bien général. »

Temps de parole

  • Présentateur86 %
  • Invité politique14 %

6,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

France de France Inter, latinelle spéciale.

0:04
Invité politique

Aujourd'hui, bienvenue à France Inter, en direct de Lille.

0:09
Présentateur

Patrick Cohen.

0:10
Invité politique

Bonjour Martine Aubry. Bonjour. Je n'ose pas vous dire bienvenue, vous êtes ici chez vous, faut-il le rappeler. Mais on a d'abord des questions à poser à la première secrétaire du PS que vous êtes. Qu'avez-vous compris de la position du candidat François Hollande sur la retraite à 60 ans ?

0:23
Présentateur

J'ai compris qu'il voulait d'abord répondre aux millions de personnes qui se sont retrouvées dans la rue face à une réforme qui est celle du gouvernement qui est à la fois injuste et inefficace. Nous le disions, et ça s'est d'ailleurs vu, puisque le gouvernement a déjà changé les règles en rapprochant la nécessité d'avoir 42 années de cotisation. A partir de là, François Hollande a dit les choses extrêmement clairement, je le dis. Premièrement, il y a une injustice absolue. C'est que ceux qui ont leurs 41 ans aujourd'hui, mais quand nous arriverons au pouvoir, ça sera 41 ans et demi de cotisation, et 60 ans, puissent partir effectivement à la retraite.

Ce sont, ici nous les connaissons bien, dans le Nord-Pas-de-Calais, des hommes, des femmes qui ont commencé à travailler à 16, 17, 18 ans, souvent ouvriers, et qui aujourd'hui ne peuvent pas partir à 60 ans, sont obligées d'attendre 62 ans.

1:10
Invité politique

Pour 16, 17, ils peuvent, c'est le dispositif carrière longue.

1:12
Présentateur

Malheureusement, ils ne peuvent pas tous. Pas tous ? Non, ils ne peuvent pas tous.

1:15
Invité politique

S'ils n'ont pas tout leur trimestre dans les premières années de leur travail.

1:18
Présentateur

Parce que la droite a changé, là aussi, et on considérait que quand on avait deux ans au chômage, les trimestres n'étaient pas cotisés, mais pas seulement validés. Nous, nous disons, toute la période, qu'on soit au chômage ou pas, doit être prise en compte. Et ça, c'est très important. C'est la plus grande injustice. Ce qu'il veut, c'est faire cela très vite, en arrivant dès qu'il sera élu président de la République. Mais la suite ? Ensuite, il veut lancer une négociation. Négociation qui était déjà prévue, d'ailleurs, dans l'accord entre Fillon et la CFDT sur les emplois pénibles.

Ce n'est pas des fonctionnaires, avec quelques politiques que nous sommes, qui allons discuter des travaux en continu, des tâches répétitives, de ceux qui ont travaillé aux intempéries, et de savoir de combien on va bonifier chaque année pour qu'ils puissent eux aussi partir plus tôt. C'est la négociation de le faire. Fillon s'était engagé, il ne l'a pas fait. Enfin, dans cette négociation, il y aura beaucoup d'autres points, et notamment le nouveau système que nous voulons mettre en place, qui donne plus de liberté aux Français de choisir, tout au long de leur vie, notamment la durée légale du travail et les décotes qui vont y être associées. Voilà exactement ce qu'a dit François Hollande.

2:24
Invité politique

Mais dans ce schéma, Martine Aubry, ce n'est plus le retour à l'âge légal des 60 ans, c'est-à-dire la possibilité pour ceux qui n'auront pas leur durée de cotisation, qui n'auront pas tous les trimestres, de prendre leur retraite moyennant une décote.

2:35
Présentateur

– Si, c'est exactement ce que je viens de vous dire. Il y aura des décotes à 60 ans, à 61 ans, à 62 ans, et les Français auront la liberté de choisir en font-on de cela quand ils veulent partir. Vous savez que déjà, à 60 ans, à l'âge légal, on n'a pas la retraite à taux plein. Et nous, dire que nous voulons la retraite à taux plein pour tous ceux qui ont commencé à travailler tôt et ceux qui ont eu des emplois pénibles et qui arrivent à la durée de cotisation, c'était la principale injustice.

Ensuite, donner la liberté aux Français de choisir, y compris, d'ailleurs, pour certains, de continuer à travailler après 63, 64, 65 ans et de pouvoir partir à 60, 61 ou 62 en fonction des décotes et du calcul qu'ils feront, c'est ce qu'il a dit.

3:14
Invité politique

– Ce point est renvoyé à la négociation, Martino Brice.

3:16
Présentateur

– Oui, parce qu'il faut mettre des décotes, il faut en discuter avec les syndicats.

3:22
Invité politique

– Mais le principe est acquis, à vos yeux, c'est ça ?

3:23
Présentateur

– Le principe d'une durée légale qui permet, effectivement, à chacun d'avoir la liberté de partir avant l'âge qu'a fixé le gouvernement, 62 ans est acquis, il faut en discuter les modalités et les décotes, voilà ce que nous avons dit, mais de toute façon, nous l'aurions fait. Rappelez-vous, quand j'ai présenté le projet du gouvernement, je l'ai volontairement présenté, totalement financé et cohérent. Mais j'ai dit, bien évidemment, on ne va pas imposer ça par une loi au lendemain, on négociera, on discutera avec les partenaires sociaux.

Je crois qu'on est exactement dans cette ligne-là, avec un supplément, c'est que François Hollande dit, moi, tout de suite, je ferai ce que je peux faire par règlement, c'est-à-dire permettre à ceux qui ont commencé à travailler tôt de partir immédiatement. Voilà, surtout que beaucoup, je le dis aussi, parce que la droite dit là-dessus n'importe quoi, elle dit, il a changé d'avis, puis deux minutes après, elle nous dit, M. Fillon, ça coûte trop cher.

Eh bien, aujourd'hui, ce qui coûte cher, c'est d'avoir des hommes et des femmes abîmés, qui sont souvent au chômage ou au RSA, alors qu'ils ont travaillé plus de 40 ans, 41 ans dans leur vie, nous en connaissons beaucoup ici, c'est la plus grande des injustices, et François Hollande la traitera dès qu'il arrivera à la présidence de la République.

4:27
Invité politique

Ça coûte tout de même cher pour les finances publiques. François Fillon vous dit, si vous voulez soutenir le AAA, renoncez à votre réforme des retraites.

4:34
Présentateur

Écoutez, moi, j'aurais dit à M. Fillon, si vous voulez éviter qu'on nous retire le AAA, ne donnez pas les 70 milliards que vous avez donnés de cadeaux aux plus favorisés. Ne faites pas, M. Fillon, la réforme de l'impôt sur la fortune que vous avez fait juste avant l'été, juste avant l'été, qui coûte excessivement cher, et où aujourd'hui, vous augmentez la TVA de tous les Français, et notamment des classes moyennes et populaires, pour pouvoir financer la baisse de l'ISF. Donc, je serais...

4:59
Invité politique

Donc, la perte du AAA, c'est la faute du gouvernement français ? C'est l'échec de Sarkozy ?

5:02
Présentateur

La perte du AAA, que j'espère, nous n'allons pas avoir. Moi, je le dis jusqu'au bout, je l'espère, car nous savons bien que demain, ce sont les Français qui payeront cette perte, parce que les taux d'intérêt seront plus élevés. La perte du AAA, on nous a dit, c'est dramatique, c'est le trésor national. Et aujourd'hui, on nous dit que le trésor national a été dilapidé, si je comprends bien.

5:22
Invité politique

Ce matin, la Juppé dit que ce ne serait pas un cataclysme.

5:24
Présentateur

Mais oui, mais vous savez, les Français sont habitués à ce que M. Sarkozy change de discours en permanence. Mais quand même, toute cette austérité qu'on nous impose, parce qu'aujourd'hui, on en a un AAA ici. C'est l'austérité du premier plan, celui qui a fait augmenter, par exemple, le coût des mutuelles. C'est l'austérité du deuxième plan, qui a augmenté les impôts sur les classes moyennes et populaires. C'est l'austérité du troisième plan, qui augmente la TVA. Donc voilà, aujourd'hui, on nous a dit qu'il faut faire de l'austérité pour éviter de perdre le AAA. Et maintenant, on nous explique que ce n'est pas très grave de perdre le AAA. Si, c'est grave. C'est la dégradation de la France.

Et on garde les plans d'austérité. Voilà, la dégradation de la France, c'est les chômeurs en plus. Ce sont les emplois industriels en moins. Ce sont tous ces cadeaux fiscaux qui n'ont pas été financés. Alors M. Fillon, qu'il regarde son bilan. Et de manière plus générale, d'ailleurs, j'aimerais bien que la droite fasse ses propositions aux Français, au lieu de parler des nôtres, comme d'habitude, en les contrefaçon, avec des contrefaçons. Moi, je parle comme François Hollande. François Hollande, il est là pour parler à la France et aux Français. Quand il est au Creusot pour dire « Nous avons des atouts, il faut une politique industrielle.

» Quand il est hier à Emmaüs en disant « Je n'accepterai plus cette situation, je créerai 300 000 logements. » Il parle aux Français du chemin qu'il va emprunter pour sortir la France du marasme dans lequel la droite nous a laissés.

6:42
Invité politique

Vous parlez comme François Hollande, Martine Aubry, et vous vous parlez avec François Hollande régulièrement, souvent ?

6:47
Présentateur

Mais figurez-vous que nous sommes dans le même parti et que c'est mon candidat à l'élection présidentielle. Donc, nous nous parlons tous les jours.

6:52
Invité politique

Mais vous savez, dans le même parti, tout le monde ne se parle pas tous les jours.

6:55
Présentateur

Mais vous avez vu qu'il y a eu beaucoup de changements depuis trois ans. Le Parti socialiste est prêt. Il est prêt parce qu'il a été rénové. Vous savez, moi, je suis fière quand même qu'on ait 50% de femmes, là, aux législatives, qu'on ait une véritable diversité, que l'on ait imposé le non-cumul. Ça n'a pas été facile pour moi. Je n'ai pas eu que des amis. Que nous ayons eu un projet qui est le socle, comme l'a redit François Hollande, de son programme. Que nous ayons un accord avec déjà le PRG et les Verts. Que nous ayons un accord avec les partis socialistes européens.

7:23
Invité politique

Pour qu'on fasse la colonne de ceux qui sont fâchés ou de ceux qui ne se parlent plus ?

7:28
Présentateur

Non, non, attendez. Il y a toujours deux ou trois personnes. Nous sommes une entité humaine. Dans une entité humaine, il y a toujours deux ou trois personnes qui essayent de mettre leur égo avant l'intérêt général. Ils sont très peu nombreux. Vous l'avez remarqué. Et en tout cas, nous voulons tous, tous les responsables et surtout tous les militants, que notre candidat gagne. Pas pour lui, mais pour la France.

7:47
Invité politique

Vous n'avez pas répondu. Donc vous parlez régulièrement avec François Hollande.

7:49
Présentateur

On se parle tous les jours et on se voit chaque semaine.

7:51
Invité politique

D'accord. Un mot, on va y revenir tout à l'heure, du Pas-de-Calais et des soupçons de corruption dans la fédération EPS. Jean-Pierre Cucheda, dont l'investiture a été gelée par l'EPS, ne veut pas, lui, se mettre en retrait. Il sera candidat, quoi qu'il arrive, dit-il hier. C'est un autre point de fixation au sein du Parti Socialiste, Martine Aubry.

8:08
Présentateur

Vous savez, moi, je ne fais pas comme la droite. Je ne mets pas les problèmes sous le tapis. J'ai fait un petit peu la liste, là. Clearstream, c'est manipulation. Vers, Bétancourt, Bourgie et ses valises, Djouri et ses voyages, Karachi, sur lesquels on n'a toujours pas de réponse. Et la droite vous dit les Bouches-du-Rhône, les Pas-de-Calais. Les Bouches-du-Rhône, le Pas-de-Calais. Moi, quand j'ai eu des éléments, j'ai pris des positions. J'ai, et ce n'était pas facile avant les régionales, exclu M. Frèche et cinq fédérations du Parti Socialiste. J'ai porté devant les tribunaux le trésorier de l'Hérault parce qu'il avait utilisé à des fins personnelles les cotisations des socialistes.

8:47
Invité politique

Vous avez été moins allante sur les Bouches-du-Rhône.

8:49
Présentateur

Non, sur les Bouches-du-Rhône, attendez, il y a deux choses. Et encore une fois, moi, je suis une femme responsable. Pour moi, je ne suis pas une justicière. Je ne me mets pas à la place de la justice. Tant que la justice n'avait rien dit, tant que seulement la presse avait exprimé des éléments, j'ai fait mon travail sur la fédération du Bouches-du-Rhône qui est profondément rénovée. Et j'ai dit, j'attends que la justice parle. Le jour où Jean-Noël Guérini a été entendu pour la première fois et mis en examen pour des faits graves, même s'il faut garder la présomption d'innocence, je lui ai demandé de se mettre en retrait du Parti socialiste.

Ici, il s'agit d'une affaire assez différente, le Pas-de-Calais. Pour l'instant, nous n'avons eu d'informations. La plupart des informations viennent de M. Dallongeville, dont lui, je sais que c'est un homme qui n'est pas honnête, qui a d'ailleurs été condamné, l'ancien maire d'Ena Bonbon.

9:34
Invité politique

Qui porte des accusations, qui ont conduit à l'enquête, qui vise M. Cucheda.

9:38
Présentateur

Voilà. M. Dallongeville a trompé son monde pendant des années. Et là, aujourd'hui, il s'allie d'autres personnes. Je ne lui fais pas confiance. En revanche, il y a eu des faits nouveaux. On a parlé d'une carte bleue utilisée par M. Cucheda. Il l'a reconnu. Donc c'était des faits. Donc j'attends de savoir ce que la justice va en penser. Mais en attendant, je gèle la circonscription. Encore une fois, moi, d'abord, je respecte la présomption d'innocence et j'attends que la justice s'exprime. Mais quand j'ai des faits sûrs, je prends les décisions, j'agis.

Tout l'inverse de ce que fait le gouvernement, qui essaie de monter en épingle telle ou telle petites affaires, parce qu'à côté de toutes celles que j'ai citées, donc pour masquer leurs propres affaires et leur échec, le naufrage de notre pays, il faut bien le dire, eh bien aujourd'hui, on essaie de salir les socialistes. S'il y a des choses à faire et à dire, je serai la première à sanctionner. Je l'ai fait depuis trois ans que je suis à la tête du Parti Socialiste. Je continuerai à le faire. Mais pour moi, aujourd'hui, je parle de la Fédération du Pas-de-Calais. J'en connais les dirigeants, Serge Jeanquin, puis Catherine Génisson.

Je ne pense pas réellement qu'il y ait eu le moindre problème dans cette fédération. Et s'il y a des faits portés par une... On ne sait pas qu'il y a le moindre problème. Je ne pense pas, mais j'ai mis une enquête.

10:45
Invité politique

Comme Daniel Percheron, le président de la région, qui a dit hier que le PS du Pas-de-Calais est d'une propreté indiscutable et qui a comparé la situation à celle de l'affaire Doutreau.

10:52
Présentateur

Là, je parle de la Fédération du Pas-de-Calais. Après, il peut y avoir tel ou tel homme qui ont réalisé des actions illégales. J'en tirerai toutes les conséquences. Mais distinguons, encore une fois, les deux. Il y a une commission d'enquête sur la Fédération. J'ai mis les hommes les plus sévères. Un conseiller d'État, Alain Richard, Dominique Lefebvre, un membre de la Cour des comptes. J'ai dit, vous allez tout voir et vous mettez tout sur la table. Voilà. Eh bien, on verra. Et je pense qu'on ne verra rien. Parce que je pense que ce n'est pas là que se situent les problèmes. Six problèmes, il y a. Présomption d'innocence. Continuons à en parler.

Au moment où les procureurs reçoivent des instructions sur le plan des libertés. Moi, je suis pour une grande réforme de la justice. François Hollande la défend. Pour l'indépendance de la justice. Pour celle des procureurs. Et je vous assure qu'on arrêtera de dire aux Français que tout le monde est pourri. Il y a 98% des élus dans ce pays qui travaillent sans être payés pour le bien général. Et on nous explique, parce qu'il y en a quelques-uns, et ça existe, voilà, qui s'en mettent dans les poches que tout ça est dramatique. Voilà. Eh bien, moi, je souhaite défendre la totalité des élus, l'indépendance de la justice. Mais je prends mes responsabilités à chaque fois que j'ai à les prendre.

11:59
Invité politique

Martine Aubry, invitée de France Inter ce matin jusqu'à 9h. On a beaucoup de retard. Dans un instant, la revue de presse.