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interviewRMC (sur YouTube)· 22 mai 2024

🔮 DIRECT - L'intĂ©grale de l'interview d'Éric Ciotti, prĂ©sident des RĂ©publicains et dĂ©putĂ© des Alp...

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Il y a avec moi une ambiguĂŻtĂ©. Pourriez-vous, oui ou non, travailler avec Emmanuel Macron ? Et je vais mĂȘme ĂȘtre plus prĂ©cise.

Pourriez-vous, oui ou non, ĂȘtre dans un gouvernement sous Emmanuel Macron ? Il y a des institutions dans notre pays. Quand on est parlementaire, quand on est dans un parti politique, on travaille pour la France.

On ne travaille pas pour le président de la République ou pour le Premier ministre. Nous, nous sommes dans l'opposition. J'ai été élu dans l'opposition.

Je suis plus que jamais dans l'opposition à un pouvoir qui a abßmé le pays, au plan des finances publiques, au plan de la sécurité. On voit bien que tout se délite et se dégrade. Et je suis plus que jamais dans cette opposition.

Il faut tout changer aujourd'hui. Il faut changer de politique. Il faut rĂ©former le pays, rĂ©former l'État, baisser les dĂ©penses publiques, baisser les prĂ©lĂšvements obligatoires, assurer la sĂ©curitĂ©, arrĂȘter cette vague migratoire.

Voilà. Tout ça, on le fait. Je vous repose la question.

Est-ce que ça, vous pourriez le faire ? Et on ne le fait pas. Est-ce que vous pourriez le faire sous Emmanuel Macron, prĂ©sident, vous-mĂȘme ou un autre ?

Et vous avez bien compris que mon regard se tournait vers GĂ©rard Larcher. GĂ©rard Larcher qui est aujourd'hui le deuxiĂšme personnage de l'État, qui est Ă©voquĂ© comme une sorte de recours, de potentiel Premier ministre, de ce qui serait une coalition ou une forme peut-ĂȘtre mĂȘme de cohabitation. Tout ça, ce sont des spĂ©culations, souvent de spĂ©culations de journalistes.

C'est votre rÎle de poser ces questions. Mais quand on pose la question à Gérard Larcher, et ça a été fait par un certain nombre de mes confrÚres, il ne dit pas non. En tout cas, ce n'est pas le sujet.

Est-ce que vous vous dites non ? Ce n'est pas le sujet. Nous, aucune démarche n'a été faite par les personnes que vous citez, ni d'un cÎté ni de l'autre.

Donc moi, aujourd'hui, nous avons une politique qui est mauvaise pour la France. Je m'y oppose et j'aspire à ce que cette politique change avec nos idées, avec le projet que nous portons. Pardon ?

Toujours pas vraiment compliqué. J'ai pas entendu le nom. C'est cette ligne d'indépendance totale que nous portons.

Ce qu'il faut, c'est changer de politique. Si demain, nous sommes au pouvoir pour changer de politique, nous mettrons en place notre projet. C'est tout.

La question, c'est oĂč au pouvoir ? Est-ce que vous pourriez ĂȘtre au pouvoir Ă  Matignon ? Quand on est dans un parti, on aspire Ă  diriger ce pays.

Oui, mais on peut diriger, vous savez bien, en France, Ă  la fois depuis l'ÉlysĂ©e ou depuis Matignon. La situation, elle est simple. La politique, aujourd'hui, elle est mauvaise.

Donc, il faut en changer. Moi, je souhaite qu'on en change le plus vite possible par les urnes. Vous connaissez par cƓur la politique.

Je vous pose la question trĂšs clairement. Est-ce que oui ou non ? Si GĂ©rard Larcher, on lui propose d'ĂȘtre Premier ministre, vous lui direz « n'y va pas » ou vous lui direz « pourquoi pas ».

Il faudra poser la question Ă  GĂ©rard Larcher. Elle lui a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© posĂ©e et il a rĂ©pondu « ce sera au chef de l'État d'en dĂ©cider ». Je ne pense pas qu'elle lui ait Ă©tĂ© posĂ©e par le chef de l'État.

Voilà. Donc, on ne fait pas de spéculation. Moi, je ne fais pas de la politique fiction.

Vous ne vous y opposez pas. Aujourd'hui, la politique actuelle est mauvaise. L'urgence, c'est d'en changer.

Non, au fond, la question que je me pose, c'est « est-ce que Rachida Dati n'avait pas juste raison avant vous ? » Je ne crois pas. Les débauchages individuels n'ont jamais apporté de solution.

Ceux qui ont quitté notre famille politique, que ce soit Gérald Darmanin, Bruno Le Maire, Rachida Dati, quel est leur bilan ? Le bilan, c'est celui d'un pays qui décroche, qui n'assure plus la sécurité de ses concitoyens, qui a favorisé la vague migratoire. Oui, mais vous souhaitez exercer le pouvoir si, au fond, vous aviez l'occasion à l'automne d'exercer le pouvoir en ayant la droite au gouvernement ?

C'est ça le bilan de ceux qui y sont allés de façon individuelle. Moi, ma démarche, c'est de porter le projet d'un parti pour redresser le pays. Si demain, on nous dit « c'est vous qui avez les clés pour redresser le pays », on redressera le pays.

Mais je pense que d'abord, c'est aux Français de le dire. Si on vous donne les clés de Matignon, à vous, la droite, est-ce que vous les prendrez ? Nous verrons bien si cette question est posée.

À ce moment, elle n'a jamais Ă©tĂ© posĂ©e. Mais ce que je dis, c'est aucun dĂ©bauchage individuel. C'est une dĂ©marche pour changer.

On y va tous ensemble, derriĂšre Jean-Alarcher, ou quelqu'un d'autre, oui, mais pas tout seul. Si demain, je dis, et on accepte qu'il y a un rĂ©fĂ©rendum constitutionnel pour arrĂȘter l'immigration de masse, pour changer les rĂšgles en matiĂšre de politique pĂ©nale, pour baisser drastiquement les dĂ©penses publiques et pour baisser les impĂŽts, et que c'est nous qui le mettons en Ɠuvre, on jouera notre rĂŽle. Est-ce que vous pourriez, vous aviez Ă©voquĂ© la question d'une motion de censure face Ă  l'insincĂ©ritĂ© du gouvernement dans son budget.

On a bien compris que finalement, vous estimiez que ce n'était pas le moment, que là, on était dans les européennes, mais est-ce que ça veut dire qu'à l'automne, vous n'hésiterez pas ? Absolument, j'ai été trÚs clair. Quitte à faire tomber le gouvernement.

Ça rejoint le sujet prĂ©cĂ©dent, ici sur votre antenne. J'ai dit trĂšs clairement, nous refuserons, dans le dĂ©bat budgĂ©taire, toute augmentation des impĂŽts. Et aujourd'hui, je le redis, il y a un plan cachĂ© d'augmentation des impĂŽts.

La presse en fait état ce matin. Il y a la question aussi de la désindexation. Vous dites sur Gérard Larcher, non mais ça c'est une histoire de journaliste.

Là par contre, ça vous plaßt, les bons couloirs de la presse. C'est la presse économique. Bon, ah, donc la presse économique ?

Qui décrit l'état des lieux. Mais on a mis trois lignes rouges. Pas d'augmentation d'impÎts, pas de désindexation des retraites, et pas d'atteinte au modÚle de santé.

Pour que les Français puissent continuer à se soigner. Est-ce que vous avez l'impression que sur ces trois points, on est en train de franchir la ligne rouge ? Alors, M.

Macron a donné des instructions à ses ministres, et notamment au ministre des Comptes publics, M. Cazenave, mais aussi à sa majorité qui travaille en secret. Vous savez, il y a une task force dans le groupe Renaissance qui réfléchit notamment à taxer la rente.

C'est quoi la rente ? C'est l'assurance vie des Français ? Ce sont les loyers des propriétaires ?

Et il y a également l'idée, elle est à la une de tous les quotidiens aujourd'hui. M. tout à l'heure, Nicolas Doss vient d'en parler.

C'est la question de la désindexation des retraites qui aboutirait à une perte massive de pouvoir d'achat des retraités. C'est ce plan caché qu'on va nous sortir aprÚs les Européennes. Et donc, nous le disons, nous ne laisserons pas passer ça trÚs clairement.

S'il y avait, par exemple, dĂ©sindexation, s'il y avait dĂ©sindexation dans le futur budget, vous diriez dans ces cas-lĂ  une motion de censure ? Je voterai personnellement une motion de censure, je le dis trĂšs clairement. Et vous seriez prĂȘt Ă  faire tomber le gouvernement ?

La question, elle est trÚs claire. Nous, on n'est pas dans des postures, on ne change pas du jour au lendemain. On a fixé ces lignes au moment du budget.

Pour l'instant, nous n'avons pas le texte, mais nous disons au gouvernement qu'il faut qu'ils disent la vĂ©ritĂ© aux Français. Puisqu'on est sur ces questions de budget, il y a ces accords en cours Ă  la SNCF, notamment hier, il y a eu cette grĂšve pour la SNCF Île-de-France. Il y a eu un peu plus tĂŽt Ă  la SNCF un accord sur l'application de la rĂ©forme des retraites, avec une sorte d'exception pour les contrĂŽleurs de la SNCF qui pourront partir plus tĂŽt, c'est-Ă -dire 18 mois avant l'Ăąge lĂ©gal, en touchant 75% de leur salaire.

Il y a un certain nombre d'accords qui se font partout. Comment vous regardez ça ? Et est-ce que vous estimez qu'il faut aller beaucoup plus loin dans le refus de ces accords ?

C'est un scandale absolu, ça choque beaucoup le Français. On a aujourd'hui une entreprise qui, depuis 1947, chaque annĂ©e, il n'y a pas eu une annĂ©e depuis 1947 oĂč la SNCF n'a pas Ă©tĂ© en grĂšve et qui bloque des millions de Français au moment des dĂ©parts en vacances, qui bloque ceux qui travaillent et qui aspirent Ă  un peu de loisirs. Aujourd'hui, on a une entreprise qui prend en otage, une entreprise, quelques syndicats de cette entreprise, je ne gĂ©nĂ©ralise pas, mais qui prend en otage les Français.

Et l'accord sur les retraites, il est extraordinairement choquant. On a voté une loi sur les retraites. Elle a été douloureuse.

Je l'ai personnellement soutenue. Ça a ouvert des dĂ©bats. Je savais que c'Ă©tait impopulaire, mais c'Ă©tait nĂ©cessaire pour le pays.

Et la grandeur d'un homme politique, c'est de servir l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et pas de regarder l'intĂ©rĂȘt politicien. Donc, pour moi, ça allait dans le bon sens pour sauver notre systĂšme de retraite. Je pense Ă  l'intĂ©rĂȘt notamment de nos retraitĂ©s qui ont travaillĂ© toute leur vie et qui aspirent Ă  recevoir une retraite.

Beaucoup sont petits. Et là, aujourd'hui, on exonÚre les agents de la SNCF qui partent plutÎt en retraite, qui travaillent moins par semaine de cette réforme des retraites. On fait quoi ?

C'est purement scandaleux. Je le dis, ce n'est pas acceptable. Donc moi, je viens de déposer, je le ferai, une proposition de loi visant à privatiser la SNCF.

Privatiser la SNCF ? Aujourd'hui, ça suffit. Il faut que cette entreprise, elle soit soumise à la concurrence.

Il faut qu'il y ait de la libertĂ©. Il faut qu'on arrĂȘte de la prendre en otage et surtout qu'elle prenne en otage le pays. Donc, je souhaite, comme ça a Ă©tĂ© fait pour des grandes infrastructures, vous savez, regardez ce qui a Ă©tĂ© fait Ă  France TĂ©lĂ©, France TĂ©lĂ©com, devenu Orange, La Poste.

Vous ne vouliez pas dire France TĂ©lĂ©, vous voulez peut-ĂȘtre privatiser France TĂ©lĂ©, mais alors ça, ce serait encore un autre
 Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Privatiser l'audiovisuel public.

En tout cas, autant de chaßnes, est-ce que c'est nécessaire ? Vous savez, le coût, 3 milliards d'euros, on nous demande 20 milliards d'euros d'économies, on va les prendre
 Donc, ce n'est pas un lapsus ? On va les prendre
 Non, non, non, je parlais de France Télécom, transformer en Orange.

Mais au fond, vous dites, pourquoi pas France Télécom ? Mais pourquoi pas ? Il n'y a pas de tabou.

Il faut arrĂȘter, si on veut faire des Ă©conomies, il faut arrĂȘter avec les mesurettes. Donc, je pense qu'il faut aujourd'hui privatiser la SNCF, comme ça a Ă©tĂ© fait pour les aĂ©roports. Est-ce que les aĂ©roports sont bloquĂ©s ?

Est-ce que ça ne fonctionne pas aujourd'hui ? Ayons ce courage d'une rĂ©forme. Vous savez, on parle tous les jours
 Pour autant, il y a eu quand mĂȘme la grĂšve aussi des contrĂŽleurs aĂ©riens qui, dans la mĂȘme logique d'une sorte de chantage aussi aux JO, ont obtenu beaucoup.

Mais ces chantages, ils sont scandaleux. Ils sont scandaleux qu'on profite des Jeux Olympiques pour mettre en coupe réglée le pays. Ce n'est pas supportable.

Éric Ciotti, Emmanuel Macron est en route pour la Nouvelle-CalĂ©donie. Il Ă©tait temps ? Je ne sais pas si ça sera utile.

Ce qui est utile, c'est de rétablir l'ordre. Voilà. Ce qui s'est passé est purement scandaleux.

Ça traduit lĂ  aussi un manque d'anticipation, et notamment de la part du ministre de l'IntĂ©rieur. On a eu un texte de rĂ©forme constitutionnelle qui Ă©tait souhaitĂ© par tout le monde, qui Ă©tait, je vous le rappelle, rĂ©clamĂ© par le Conseil d'État pour rĂ©parer une anomalie dĂ©mocratique. Ça veut dire que depuis 1998
 Vous avez votĂ© d'ailleurs le texte pour dĂ©jeler le corps Ă©lectoral.

Je l'ai voté avec beaucoup de détermination. Depuis 1998, les Français, les Français citoyens de la République qui étaient en Nouvelle-Calédonie, ne pouvaient pas voter. C'est un scandale absolu.

Imaginons en mĂ©tropole si on disait, les personnes qui se sont installĂ©es dans tel ou tel dĂ©partement, ville, ne peuvent pas voter. Le Conseil d'État a dit, ce n'est pas possible, il faut dĂ©jeler le corps Ă©lectoral. Mais depuis il y a cette explosion de violence, est-ce qu'il faut malgrĂ© tout s'obstiner Ă  faire passer cette loi ? – Potentiellement, on savait que ça pouvait porter des tensions.

On n'a pas mis les forces de l'ordre qu'il fallait. Le haut-commissaire les a demandées. Le ministre de l'Intérieur a réagi aprÚs les exactions de violences.

Ces violences, elles ont été terribles. Six morts, je pense à ces deux gendarmes qui ont été tués, deux jeunes militaires qui servaient la République. Je pense à leur famille, à leurs camarades.

Il y a eu un déchaßnement de violences absolues. Des émeutiers qui ont brûlé, qui ont pillé. Il y a un climat d'erreur aujourd'hui en Nouvelle-Calédonie.

Alors j'attends du prĂ©sident de la RĂ©publique que d'abord, il fasse passer un message de rĂ©tablissement de l'ordre rĂ©publicain. Ensuite, il faut discuter. – Est-ce qu'il faut Ă©ventuellement se dire on prend plus de temps ? – Non, je ne crois pas. – Non, on maintient le calendrier. – Ça serait un message terrible.

Ça voudrait dire que les Ă©meutiers, ceux qui ont pillĂ©, ceux qui ont tuĂ©, ont eu gain de cause. Il faut arrĂȘter que la RĂ©publique recule. Vous savez, elle a reculĂ© Ă  Notre-Dame-des-Landes.

C'était le début du quinquennat de M. Macron. M.

Edouard Philippe Ă©tait Premier ministre. Ça a Ă©tĂ© le signe, le signe de la dĂ©liquescence de l'autoritĂ©. Parce que quand on cĂšde Ă  la loi de la violence, Ă  la loi de ceux qui utilisent des pratiques, des moyens, des mĂ©thodes illĂ©gales, eh bien on cĂšde sur tout, et c'est ce qui s'est passĂ©.

Donc reporter le calendrier, c'est pas ce que demande la majoritĂ© des nĂ©o-calĂ©doniens. Vous savez, la Nouvelle-CalĂ©donie a votĂ© trois fois en vertu des accords. – Est-ce que c'est suffisant ?

Est-ce qu'il faut envisager de voter une autre fois ? Marine Le Pen dit on revote dans 40 ans. – On attend quoi ? – Parce que comme il y a eu un vote pour le maintien dans la RĂ©publique française, il Ă©tait lĂ©gitime.

Il faut voter autant de fois qu'il y aura une majorité pour l'indépendance. Mais vous savez, on parle des cas coloniales, on fait des références au passé, mais il y avait un rapport démographique dans les pays que la France a gérés, qui ont été décolonisés, qui était exactement l'inverse aujourd'hui. Aujourd'hui, il y a une majorité en Nouvelle-Calédonie qui s'est exprimée pour le maintien dans la République.

Il ne faudrait pas les Ă©couter, il ne faudrait pas les soutenir, il ne faudrait pas les dĂ©fendre. – Éric Chiotty, il y a la question de l'ingĂ©rence internationale et extĂ©rieure, non seulement en Nouvelle-CalĂ©donie, mais plus largement. Et on apprend ce matin, c'est BFM TV qui a cette information, que les mains rouges sur le mĂ©morial de la Shoah Ă  Paris auraient Ă©tĂ© faites par deux Bulgares, qui ont d'ailleurs quittĂ© le pays juste aprĂšs les faits.

Les Russes, semble-t-il, pourraient ĂȘtre derriĂšre et soufflent sur les braises de l'antisĂ©mitisme ? – On sait qu'il y a ces menaces, on sait qu'il y a ces ingĂ©rences. Naturellement, je les condamne avec la plus grande force.

Et c'est Ă  l'État Ă  mettre les moyens de protection, notamment sur les cyberattaques qui sont aujourd'hui des menaces. – Cyberattaques, semble-t-il, en Nouvelle-CalĂ©donie, avec Ă©galement la Russie. – Des hĂŽpitaux aussi, qui mettent en pĂ©ril la vie de patients.

Ça a Ă©tĂ© le cas dans mon dĂ©partement, Ă  l'hĂŽpital de Cannes. C'est extraordinairement dangereux. Donc il faut combattre, il faut que nos services se renforcent.

Nous l'avons fait dans la loi de programmation militaire. Et je pense qu'il faut aller encore plus loin. – Éric Ciotti, la Cour pĂ©nale internationale, le procureur, qui a prĂ©sentĂ© une requĂȘte pour un mandat d'arrĂȘt Ă  l'encontre de Benjamin Netanyahou, de son ministre de la DĂ©fense et de trois dirigeants du Hamas.

Est-ce que vous estimez qu'il faut respecter l'indĂ©pendance de la Cour pĂ©nale internationale et de quelque dĂ©cision que ce soit, si les juges suivent donc la proposition du procureur, ou est-ce que vous prenez vos distances ? – Je crois que la Cour pĂ©nale internationale s'est dĂ©finitivement dĂ©crĂ©dibilisĂ©e, qu'elle n'existera plus. c'est ridicule mettre en accusation le Premier ministre d'un État dĂ©mocratique qui se dĂ©fend de la pire attaque terroriste qui n'ait jamais eu lieu. 1200 morts le 7 octobre, des femmes violĂ©es, des enfants dĂ©capitĂ©s.

IsraĂ«l se dĂ©fend, traque les terroristes, des terroristes lĂąches qui se cachent sous des tunnels et qui mettent les civils
 – Qui sont eux-mĂȘmes visibles par cette demande de mandat d'arrĂȘt international, les trois dirigeants du Hamas. – Mettre sur le mĂȘme plan des terroristes immondes, qui ont commis cette abomination, des islamistes, ceux qui nous attaquent, ceux qui nous ont attaquĂ© les mĂȘmes racines, ceux qui ont attaquĂ© le Bataclan, ceux qui ont attaquĂ© la promenade des Anglais Ă  Nice le 14 juillet, et on aurait de la complaisance pour ces gens. – Est-ce que ça veut dire, Eric Ciotti, que vous dites que la France doit quitter la Cour pĂ©nale internationale ? – Oui, la France doit se retirer. – Absolument, elle s'est dĂ©crĂ©dibilisĂ©e, la Cour pĂ©nale.

Est-ce qu'elle attaque l'Aliatollah Khamenei en Iran ? Est-ce qu'elle attaque M. Erdogan ?

Est-ce qu'elle attaque M. Xi Jinping ? Enfin, oĂč est-on lĂ  ?

C'est ridicule. – Ça veut donc dire, Eric Ciotti, que vous estimez que la France doit sortir de la Convention de la Cour pĂ©nale internationale ? – On donne du crĂ©dit Ă  des institutions politisĂ©es qui se sont totalement dĂ©crĂ©dibilisĂ©es.

Moi, cette dĂ©cision m'a choquĂ©, mais ce qui m'a encore le plus choquĂ©, c'est la rĂ©action française. – Le Quai d'Orsay, qui a dit qu'on respectait l'indĂ©pendance. – Qu'il a soutenu, quasiment.

Mais on est oĂč ? On a envoyĂ© aussi des condolĂ©ances aprĂšs la mort du prĂ©sident iranien, M. Raisi, qui est un boucher, qui a assassinĂ©, qui a tuĂ©, qui est un pire dictateur.

Mais quelle est la diplomatie de la France ? Quelle est notre ligne ? J'ai honte de ces positions, je le dis trĂšs clairement. – Eric Ciotti, le joueur de l'AS Monaco, Mohamed Kamara, avait masquĂ© ostensiblement l'Ă©cusson anti-homophobie pour la journĂ©e de lutte contre l'homophobie.

Pour l'instant, il ne s'est pas excusĂ© du tout. Vraiment, ostensiblement pas excusĂ©. Est-ce qu'il faut le sanctionner ? – En tout cas, je condamne sa dĂ©marche.

Je crois qu'il faut lutter contre l'homophobie. Il y avait des instances qui l'ont dĂ©cidĂ© dans le sport et il aurait dĂ» respecter ses dĂ©cisions. Donc personnellement, son attitude me choque, je la condamne et c'est aux instances sportives de voir s'il doit ĂȘtre sanctionnĂ©. – Mais est-ce qu'il peut continuer Ă  jouer en Ligue 1 ?

C'est-Ă -dire avec les valeurs françaises ? – Je ne suis pas en charge de
 – Oui, enfin, vous ĂȘtes en charge de beaucoup de choses. – Je veux dire, vous avez vocation Ă  l'ĂȘtre. – Il mĂ©riterait d'ĂȘtre condamnĂ©. – D'ĂȘtre condamnĂ© ?

Est-ce que vous estimez que quand on
 – C'est aux instances sportives. – Quand on refuse de lutter contre l'homophobie, est-ce qu'on peut continuer à jouer en Ligue 1 ? – Il ne faut pas transiger et j'appelle les instances sportives à prendre le responsable. – Bruno Retailleau a dit hier qu'il pensait qu'il ne fallait pas le sanctionner.

Il dit mĂȘme, il faut arrĂȘter d'introduire la cause LGBT Ă  tout bout de champ, ça peut agacer les Français. – Je ne partage pas cette position. – Vous ne partagez pas cette position ? – Non, je crois que l'homophobie doit ĂȘtre, lorsqu'elle s'exprime, doit ĂȘtre combattue. – Merci Eric Ciotti d'ĂȘtre venu ce matin rĂ©pondre Ă  mes questions.

Vous ĂȘtes le prĂ©sident du parti Les RĂ©publicains. Il est 8h