Beauty For Good : Quels sont les engagements qualité d'un produits cosmétique, conventionnel, bio, naturel, local ?
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On va parler label tout de suite avec Juliette Moiseau, qui est chef de bureau du Commissariat Général au Développement Durable. Je vous demande de l'accueillir. Juliette, bonjour. Merci d'être avec nous ce matin. Pour commencer, pouvez-vous nous rappeler la mission du Commissariat Général au Développement Durable ?
Le CGDD, son acronyme, c'est l'une des directions du ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires. Le ministère a plusieurs grandes directions. Et celle-là s'occupe du développement durable, de la transition écologique, en mobilisant notamment tout ce qui est données, expertise. Et pour ma part, je travaille au sein du service de l'économie verte et solidaire. Et donc notre mission, c'est de faire en sorte qu'il y ait une transition écologique des entreprises en particulier. Et donc on agit beaucoup par la réglementation, mais aussi par de l'accompagnement, avec une action qui touche à la fois les entreprises, mais aussi les administrations.
Et puis les consommateurs, c'est un peu notre triptyque pour agir.
Merci beaucoup. Alors, quelles sont les bonnes pratiques pour reconnaître un produit cosmétique moins impactant sur l'environnement et donc sur l'être humain ?
Question essentielle et c'est parfois difficile pour y répondre quand on est consommateur. C'est vrai que ce qu'il faut garder en tête, c'est que tout produit va avoir un impact sur l'environnement. Je pense qu'on en a beaucoup parlé ce matin. Ces impacts, ils sont assez divers. Ça peut être la consommation d'eau, la consommation d'énergie, la biodiversité. Et ils vont apparaître à toutes les étapes du cycle de vie d'un produit. Donc le cycle de vie d'un produit, qu'est-ce que c'est ? C'est toute la vie du produit en fait. C'est sa fabrication, son transport, son utilisation, sa fin de vie.
Et donc par rapport à tout ça, on va vouloir se poser la question, comment je peux faire en sorte de choisir le produit qui ait le moins d'impact possible ? Alors c'est une question importante pour soi évidemment. Je crois qu'on l'a vu, c'est une préoccupation. Elle n'a pas encore la préoccupation, mais une préoccupation qui est montante et majeure. Et là où je trouve qu'il y a de l'intérêt aussi, c'est que ce n'est pas seulement en tant que consommateur individuel qu'on peut avoir un impact, mais je crois qu'on le voit ce matin. C'est aussi un signal qu'on envoie aux entreprises, aux marques, aux fabricants. Et le consommateur, il a un vrai rôle à jouer là-dessus.
Et il peut s'appuyer aussi sur les informations qui figurent sur les produits eux-mêmes, sur les emballages, et qui lui sont données par les entreprises. Alors qu'est-ce qu'on retrouve comme type d'informations ? C'est un peu la question qu'on se pose quand on voit dans les rayons, sur les packagings, pas mal de mentions, de labels. Alors il y a effectivement, comme je le disais, ces mentions. Par exemple, mon emballage contient X% de matières recyclées, ou la formulation du produit contient X% de matières naturelles ou d'ingrédients bio. Alors ça, ces premières informations, elles sont objectives, elles concernent une caractéristique du produit.
Ce qu'il faut bien avoir en tête, c'est que les marques, dès lors qu'elles mettent ces informations sur un produit, elles sont obligées de dépasser la réglementation. Il faut forcément aller au-là de la réglementation et donc avoir pris des engagements supplémentaires. Et toutes ces mentions, toutes ces allégations, elles sont susceptibles d'être contrôlées, et elles sont contrôlées. Ce qui veut dire que les fabricants, ils doivent tenir à disposition des personnes chargées des contrôles des justificatifs. Donc ça, c'est important de l'avoir en tête et de se dire, c'est pas juste une mention un peu marketing. Ça doit être des informations avec des justificatifs contrôlables.
Et donc, il y a des agents de l'État qui peuvent les contrôler, qui peuvent mettre des amendes si c'est pas respecté. Donc ça, c'est les mentions. Donc voilà, c'est vraiment des choses assez objectives. Et puis, il y a aussi une réglementation qui encadre la manière dont elles sont communiquées aux consommateurs. C'est intéressant, mais c'est vrai que ça porte souvent sur un aspect du produit. Et c'est là où j'en viens un peu au label. Là où un label est intéressant, c'est que souvent, il va y avoir une dimension beaucoup plus globale et embarquer énormément d'aspects environnementaux.
Oui, justement. Est-ce qu'on peut revenir peut-être sur ce qu'est peut-être un label et quelle est sa garantie ?
Oui. Alors les labels, je pense que pour peut-être, on en a cité quelques-uns ce matin, le label agriculture biologique, ou je peux citer aussi l'écolabel européen, je pense qu'on y reviendra. Mais les labels, en fait, c'est une marque de garantie. Donc ça prend la forme d'une petite image, un petit logo avec un nom, donc apposé sur le produit. Mais derrière, ça signifie que l'entreprise, elle a respecté tout un cahier des charges, un référentiel, qui ensuite a été contrôlé. Donc un cahier des charges, ça veut dire une liste.
Alors elle peut être plus ou moins grande, la liste, en général plusieurs critères, mais trois critères, cinq critères, dix critères, quinze critères, qui peuvent porter sur les différentes étapes du cycle de vie du produit dont je parlais, les différents impacts environnementaux. Le label, ça veut dire qu'on a respecté le cahier des charges. Et là, c'est pas simplement l'entreprise qui a dit, oui, j'ai respecté le cahier des charges. Ça implique qu'il y a un organisme tiers, qui est indépendant de l'entreprise, qui est venu contrôler, auditer le respect de ce cahier des charges.
Donc les audits, ça peut être sur place, ça peut être dans les usines, ou ça peut être aussi du contrôle documentaire, donc avec des justificatifs. Mais en tout cas, ça veut dire qu'un tiers est venu vérifier que le cahier des charges a été respecté. Et ça, ça va arriver régulièrement. Donc c'est pas juste une fois, c'est plusieurs fois. Ça peut être plusieurs fois par an, ou au moins tous les quelques années. Et surtout, au bout d'un certain temps, on ne peut plus apposer le label, où il faut recommencer le processus de certification. Donc ça, c'est extrêmement intéressant. Et donc ça permet vraiment d'avoir un respect de beaucoup d'impact environnementaux à la fois.
C'est ça qui est intéressant dans les labels.
On le sait, il y a pléthore de labels, un océan même de labels. Comment s'y retrouver ? Et est-ce qu'il faut privilégier plusieurs labels sur un produit ou pas ?
Effectivement, on dit souvent « jungle des labels », mais « océan », ça marche aussi. Je pense qu'il y a beaucoup de marques qui s'engagent, qui se font certifier. Et du coup, on a parfois du mal, en tant que consommateur, à s'y retrouver. On se demande lequel je choisis. Est-ce que je prends le produit où il y a cinq labels ou celui où il n'y en a pas ? Et alors, il y a quelques outils qu'un consommateur peut utiliser pour s'y repérer dans les labels. Un outil qui est disponible sur Internet, sur le site de l'ADEME, qui est l'Agence de la transition écologique. Et donc, c'est très simple d'utilisation. Vous cliquez sur le produit qui vous intéresse. Donc là, ça peut être les cosmétiques.
À l'intérieur des cosmétiques, vous avez aussi des distinctions. Shampooing, crème, etc. Et vous avez trois, quatre labels de recommandés. On vous dit « voilà, ce label, c'est un excellent choix, un très bon choix ». Parce que ce qu'il faut aussi avoir en tête, c'est que suivant les produits, les labels vont être un peu différents. Et d'ailleurs, je pense que vous le voyez, quand vous achetez des vêtements, vous ne retrouvez pas toujours les mêmes labels que quand vous achetez des produits cosmétiques ou des meubles. Donc, c'est vrai que ça oblige un petit peu à s'y repérer.
Mais au fur et à mesure, on apprend un peu les deux, trois labels les plus intéressants pour le produit, et aussi pour soi, en fonction de ce qui nous intéresse comme enjeu. Et par rapport à la question de « est-ce qu'il faut plusieurs labels ? Est-ce que c'est ça qu'il faut toujours privilégier ? » Moi, je dirais pas forcément. C'est vrai que les labels ont des exigences différentes. Ils apportent pas tous le même niveau de qualité environnementale. Donc, il faut mieux privilégier un très bon label plutôt qu'un produit qui a beaucoup de mentions, mais finalement qui ont moins d'impact.
Merci beaucoup pour ces précisions. Et on aimerait savoir également quelles sont les limites d'un label qui n'est pas garant de tout et n'importe quoi. Est-ce que vous pouvez nous préciser ce point également ?
Oui, comme je le disais, le label, ça vous offre la garantie qu'il y a un cahier des charges qui a été respecté. Maintenant, c'est important de s'intéresser aussi à ce que dit ce cahier des charges. Les cahiers des charges, ils peuvent être très différents, et ils sont quand même plus ou moins ambitieux sur le plan environnemental. Donc, si vous vous intéressez beaucoup au sujet, ça vaut le coup d'aller voir certains cahiers des charges, ou en tout cas de se référer à des conseils sur les labels. Voilà, on atteste du respect d'un cahier des charges, mais ça ne veut pas dire qu'il y a tout qui figure dans ce cahier des charges.
Il faut, je pense aussi, toujours avoir un esprit critique par rapport au produit, à ce qui figure sur le produit, et un petit peu analyser ses mentions, ses labels, ce qui figure, vérifier qu'on n'est pas juste attiré par le verre sur le produit, les petits dessins d'arbres, mais qu'il y a vraiment des choses solides, donc des certifications, des mentions qui sont suffisamment précises, une mention environnementale. Un consommateur, il doit être en capacité de la comprendre, c'est-à-dire qu'il doit comprendre de lui-même, est-ce qu'on parle de l'emballage, du contenu, est-ce que le pourcentage, il est précis ?
Un petit peu un décryptage, mais une fois qu'on commence à le faire, finalement, on prend pas mal d'habitudes, et ça devient assez intéressant. Et je trouve qu'en tant que consommateur, on regagne aussi du pouvoir, on se dit « je sais ce que j'achète ».
Ces labels, les cahiers des charges, leur cahier des charges évoluent en permanence, on peut peut-être aussi le souligner ?
Oui, tout à fait. Ce n'est pas du tout des cahiers des charges qui sont figés dans le temps. On n'imagine pas qu'on certifierait des produits sur la base d'un cahier des charges qui aurait été élaboré il y a 20 ans. Je pense que les choses évoluent énormément en termes d'innovation, et on l'a encore vu ce matin. Un référentiel de qualité, voilà, son cahier des charges va être révisé périodiquement. Il n'y a pas de période déterminée, mais il y a une révision régulière. Intéressant aussi à avoir en tête, c'est qu'il y a des réglementations européennes, là aussi, qui sont en train d'être négociées.
Je pense qu'on y reviendra peut-être un peu dans la suite de la discussion, mais qui vont encore plus renforcer les exigences sur les labels environnementaux, sur les allégations environnementales. Là où c'est vraiment positif, c'est que tout ce qui relève un peu du greenwashing, des allégations trompeuses, ça va devenir de plus en plus rare, parce que la réglementation, elle va être de plus en plus, je dirais, sévère sur ça.
J'allais vous en parler. Comment le savez-vous ? Effectivement, on parle d'écolabels européens. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?
Oui, dans tous les labels, il y a quelques labels qui sont publics, c'est-à-dire issus d'une réglementation européenne ou nationale. Et donc l'un de ces labels, c'est l'écolabel européen. Alors, je n'ai pas apporté de petits panneaux pour vous montrer le visuel, mais si vous voyez, c'est une petite fleur avec à l'intérieur la lettre E, et en tout, c'est marqué écolabel. Donc c'est un label qu'on retrouve aujourd'hui beaucoup sur les produits plutôt d'entretien ménager. Voilà, je pense que vous le verrez plutôt dans ces rayons-là. Il commence à arriver aussi en cosmétique, et il a un cahier des charges qui est extrêmement ambitieux sur le plan environnemental.
Peut-être pour donner un peu des exemples de critères, c'est des critères très différents. Ça va de la composition des emballages et leur réemploi, sur l'approvisionnement des matières premières. Il y a notamment des obligations sur l'huile de palme qui doit être tracée. Il y a aussi beaucoup de choses sur les substances, dans le cahier des charges de l'écolabel européen. Et puis, comme je le disais, pour les eaux de la Belle, évidemment, il y a une certification par un tiers qui est réalisée périodiquement.
Merci beaucoup, Juliette, pour vos réponses. Et on peut l'applaudir pour toutes ces informations. Merci. Voyons tout de suite la réponse des marques avec Pauline Thulane, directrice recherche et développement chez l'OVA, et Carole Garcia, qui est fondatrice de Graines de Pastel. Je vous demande de les accueillir. Bonjour à toutes les deux. Pauline, on commence avec vous. Pouvez-vous nous dire comment cette notion de transparence ait travaillé chez l'OVA, et plus globalement au sein de votre groupe, je le rappelle, la Fosséenne de Cosmétiques, et nous parler des exigences de votre charte de formulation interne ?
Alors, effectivement, la transparence chez l'OVA passe par une charte de formulation exigeante. On va tenter de supprimer ou de limiter l'utilisation des matières premières synthétiques. On va anticiper la substitution ou l'élimination, en fait, de nos formules des matières premières controversées. On va effectivement aussi demander à nos parfumeurs de supprimer des molécules qu'on juge, nous, à risque, et éventuellement aussi limiter le nombre d'allergènes.
La transparence chez l'OVA et globalement au sein du groupe La Fosséenne de Cosmétiques, c'est de publier notre charte de formulation sur notre site internet, ce qui rend accessible finalement aux consommateurs une transparence sur les matières qu'on utilise, qu'on certifie ou qu'on limite. Effectivement, ça va passer aussi dans les nouveaux développements.
Sur la systématisation qu'on va faire d'expliquer aux consommateurs la fonction de l'ingrédient, à quoi ça sert, pourquoi il se retrouve dans le produit, quelle est son utilité, et de travailler des listes inki, donc des ingrédients, le nombre d'ingrédients va le limiter aussi pour avoir le bon ingrédient au bon endroit et jamais de superflu.
Merci. Alors, Carole, graines de pastel existent depuis 2003 déjà. Elle porte en elle l'accent toulousain, d'où elle est née, mais surtout un engagement en faveur du biodermatologique. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?
En deux mots, alors effectivement, le premier projet a démarré en 2002, avec un lancement des premiers produits en 2003. L'idée au départ, c'est partie d'une passion et d'un amour pour une plante, qui est le pastel, isatiste, que l'on cultive à côté de Toulouse, dans le Gers. On a plusieurs métiers dans notre laboratoire. D'abord, on est agriculteur. On est également fournisseur d'ingrédients, puisqu'on a nos propres ingrédients exclusifs, brevetés, issus de la plante. Et puis, on est une marque de cosmétiques. Voilà, donc on part du champ. Il y a la partie agricole. Il y a la recherche fondamentale avec cette extraction végétale, la partie biotech.
Il y a la formulation et l'industrialisation à une heure de route. Tout ça se passe à une heure de route autour de notre siège social à Toulouse. Et puis, ensuite, on commercialise en pharmacie. L'idée de départ, c'était ce qu'on n'appelait pas développement durable il y a plus de 20 ans. Mais c'était de construire un laboratoire anti-bling-bling en toute transparence et pouvoir raconter et pouvoir emmener nos clients sur nos champs, de la graine aux soins.
Merci, Carole. Pauline, vous portez chez l'OVA une attention particulière à intégrer juste ce qu'il faut, n'est-ce pas, dans vos formules et à veiller à ce que chaque composant de vos formules soit légitime. C'est notamment ce que vous imposez lorsque vous formulez vos protections solaires en limitant le nombre de filtres. Vaste sujet. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?
Alors, effectivement, au sein des laboratoires l'OVA, on a travaillé depuis plusieurs années à sélectionner, en fait, finalement, les filtres les moins controversés pour la santé humaine et pour avoir un impact minime sur le milieu marin. Donc ça, ça a été des années de recherche. On n'a, malgré tout, pas fait du tout de concessions sur l'efficacité et la sensorialité de nos formules. Donc du coup, ce travail de recherche a été souligné par le fondateur d'Inki Beauty récemment. Donc il a vraiment souligné ce travail d'optimisation.
Et effectivement, le nombre de filtres limités est un gros travail puisqu'on va utiliser uniquement 4 filtres pour les indices les plus élevés, donc 50, 50 plus, voire même moins quand ce n'est pas nécessaire. Et atteindre un SPF aussi élevé, c'est vraiment un travail de solubilisation, d'interaction, d'optimisation entre les filtres. Et c'est vraiment un gros travail de recherche.
Et tous ces développements de produits cosmétiques solaires, on va s'imposer aussi une efficacité sur la durée de vie, puisqu'il faut savoir que c'est un produit solaire, c'est un produit qui est malmené puisqu'on va l'amener à la plage, où on va le transporter et il est important de garantir tout au long de la durée de vie du produit et à l'exposition à de fortes chaleurs que l'efficacité est garantie pour le consommateur. Merci beaucoup.
Carole, vous aimez rappeler que les cosmétiques bio peuvent parfois avoir une mauvaise image en termes de qualité, dû peut-être à leur début sur le marché quand ils sont arrivés. Or, ils se sont améliorés, on le rappelle ici, et ils ne cessent de se perfectionner.
Oui, alors effectivement, nous, nous sommes des militants du bio depuis quasiment le départ. Bien entendu, du bio sur la partie agricole avec un label agriculture biologique et puis on va au-delà avec un vrai engagement dans de l'agriculture régénératrice. Et puis ce label bio, alors effectivement, quand on formulait il y a 15 ans en bio, on avait très peu d'ingrédients, les filières n'étaient pas encore développées. Aujourd'hui, on a vraiment de très belles, on peut faire de très belles textures. Et alors au-delà de ça, on va chercher de l'efficacité dans nos, par exemple, les ingrédients que l'on travaille et que l'on va fabriquer. Ils sont dans le référentiel bio.
Je pense par exemple aux protéines de pastel que l'on a lancées en 2013, en fait sur un projet de recherche. Alors on en a parlé tout à l'heure, c'est à chaque fois au moins 5 ans avant de développer un ingrédient. Mais en 2013, c'était notre premier brevet. Les protéines de pastel, ils sont dans le référentiel, il est dans le référentiel bio. Et donc ces protéines permettent d'augmenter la synthèse naturelle des collagènes. Et on a pu développer des gammes anti-âge à partir de là. Donc oui, aujourd'hui, le bio permet évidemment d'avoir de l'efficacité. Et d'ailleurs, tous nos soins visage, d'une part, sont bio. D'autre part, contiennent tous un ingrédient breveté.
Et sont également tous testés cliniquement. Leur efficacité est testée. Donc ça, c'est notre base pour tous nos soins visage. Donc on peut dire qu'aujourd'hui, le bio rime avec efficacité. Et c'est vraiment important de le rappeler.
Merci Pauline. Vous avez par ailleurs effectué un travail très important sur vos textures. Et notamment concernant vos dernières innovations. Alors, est-ce que vous pouvez rentrer dans le détail, s'il vous plaît ?
Effectivement, ce qu'on dit depuis ce matin, c'est que efficacité, qualité ne peut aussi rimer avec sensorialité. Donc, chez l'OVA, on a développé un stick solaire SPF 50. Et là, on s'est limité effectivement à l'utilisation uniquement de trois filtres solaires. Donc, l'idée, c'était de développer une texture invisible, mais qui à la fois aussi va résister aux fortes chaleurs. Puisqu'un stick solaire, c'est un produit qui va être nomade. Donc, il va avoir besoin d'avoir une solidité dans la durée de vie. Il va être résistant à l'eau. Nos produits sont véganes. Et ce stick, on a décidé aussi de l'indiquer pour les visages et les zones sensibles.
Donc, finalement, allier efficacité et aller jusqu'à de la sensibilité cutanée, c'était important pour nous. Et on peut également aussi parler d'un des derniers lancements qu'on a fait chez l'OVA sur la beauté, qui est la crème nuage de coco. On va allier une texture fouettée, innovante, qui va être utilisable sur le visage, les mains et le corps. Et là, encore une fois, la sensorialité sur quelque chose de très fouetté, très texturé, avec une odeur addictive, ne va pas être un compromis sur le côté végane. Ce produit est utilisable à partir de 3 ans sur des peaux sensibles. Et on a prouvé une efficacité 24 heures.
Donc, en fait, vraiment, le plaisir n'est pas forcément en contradiction avec une efficacité et une garantie de qualité.
Merci beaucoup. Carole, alors, vous en avez parlé, Graines de Pastel a déposé des brevets, 4 à l'heure actuelle. Et il y en a un cinquième, je crois, qui est en cours. Alors, en quoi est-ce que c'est une garantie supplémentaire de la qualité de vos soins ?
Ça permet de communiquer, de communiquer avec, on parlait des labels tout à l'heure, je pense que le côté ingrédients brevetés, ça veut dire quelque chose. Ça veut dire qu'on comprend qu'il y a de la recherche fondamentale derrière et que le laboratoire a mis plusieurs années avant de mettre l'ingrédient sur le marché. Et puis aussi, le fait que ce soit nos propres ingrédients brevetés, c'est aussi une traçabilité complète. Concrètement, comment on fait ? On a notre champ, il est en... On a 60 hectares de champ entre Toulouse et Bordeaux. On va récupérer la graine de la plante au bon moment de maturité. Concrètement, c'était il y a 15 jours. Et puis, on va venir extraire.
Je vais prendre un exemple qui sont, par exemple, les flavonoïdes de Pastel. Ces bio-flavonoïdes, on a pu montrer que l'on venait, en fait, bloquer la synthèse de la mélanine et donc avoir une action anti-tâche. Alors, on va récupérer des feuilles, on va récupérer des graines. Et puis, par une extraction sans solvant chimique, on est sur de la chimie verte, on vient faire ces bio-flavonoïdes qui vont ensuite intégrer le produit final. Alors là, il y a des tests au fur et à mesure. Il y a des tests sur l'ingrédient. Évidemment, on a vu ça avec la médecin toxicologue. Il y a des tests sur l'ingrédient pour valider son inoculté, mais aussi son efficacité.
Et puis, lorsqu'il rentre dans le produit fini, là encore, il y a des tests pour garantir que cet ingrédient a une action à l'intérieur du produit fini. Donc, oui, le fait d'avoir ses propres ingrédients brevetés permet d'être maîtrisé totalement et d'avoir un contrôle sur les matières.
Merci. Pauline, pouvez-vous nous en dire plus sur les engagements portés par vos produits pour répondre à ce fameux triptyque efficacité, naturalité et accessibilité ?
Alors, les engagements chez l'OVA, ils sont multiples puisque tous nos produits, déjà, sont fabriqués en France. Un deuxième engagement qu'on s'est donné à Horizon 2026, c'est d'avoir tous nos produits véganes. Donc, vraiment, on est attaché à développer des produits le plus naturel possible. On va aller chercher l'alternative la plus naturelle lorsqu'elle est présente. Jamais au détriment, effectivement, de l'efficacité. Et on va attacher tout particulièrement à sourcer le monoeil de nos produits. Donc, un monoeil de Tahiti d'appellation d'origine, puisque c'est un agrandiant phare chez l'OVA.
Et donc, cet ingrédient, en fait, pourquoi on va aller le chercher avec une appellation d'origine ? Ça va nous permettre d'attester, effectivement, la qualité de sa fabrication et l'origine polynésienne des ingrédients qu'il compose. Donc, c'est important pour nous de sourcer, même si c'est un ingrédient qui est hors France, donc sourcer quelque chose d'un peu plus lointain, mais d'avoir la garantie de la qualité de cet ingrédient.
Merci, Carole. Carole, pour garantir la qualité du champ de vos pastels, la plante que vous utilisez dans vos produits, donc jusque, justement, vos produits finaux, vous vous êtes vous-même formée, Carole, en agriculture en juin dernier. C'est pour, justement, mieux comprendre, en fait, le process de la graine, on en parlait, jusqu'aux produits finis ?
C'était pour moi aussi une évidence de pouvoir, effectivement, devenir agricultrice. Alors, j'ai passé un bac agricole en juin dernier. J'étais la seule candidate libre de mon département de Haute-Garonne, très fière. C'était pour pouvoir être encore plus près de cette plante. Cette plante, il faut imaginer que cette plante, il y a 25 ans, n'existait plus en France. Elle avait été totalement oubliée depuis la fin de la Renaissance jusqu'à... Il y a eu un petit pic à l'époque napoléonienne, et puis à nouveau, la plante avait été oubliée.
C'était pourtant une plante à la fois magnifique, parce que plante du patrimoine français, au travers de ses propriétés tectoriales pour le bleu qui est dans ses feuilles, et puis une plante médicinale qui était inscrite à la pharmacopée et qui a fait que je m'y suis intéressée il y a 25 ans. Et cette plante, pour moi, c'était très, très important de pouvoir maîtriser totalement l'itinérable culturel que je connaissais déjà par cœur, mais de me mettre aussi au niveau des agriculteurs avec lesquels je travaille. Et en fait, c'est parti d'une discussion informelle un vendredi après-midi dans le Gers, où j'ai dit, ben chiche, vous allez voir, je vais passer le bac.
Et là, on dit, allez, ok, vas-y, inscris-toi. Et puis c'est parti, voilà, c'est parti comme ça il y a un an et demi. Oui, mais l'idée, c'était très concrètement, c'est de maîtriser, c'est de pouvoir travailler. On en a parlé notamment avec Armel, je l'ai entendu parler d'agriculture régénératrice. C'est vraiment le cas, c'est-à-dire que ça me permet aussi de mettre des normes. On n'a pas de labours profonds, on va travailler avec des plantes qui permettent d'avoir un système racinaire qui nous emmène de l'azote, on a des couverts végétaux, il y a aussi de la plantation de haies.
Et l'idée, c'est vraiment, au-delà du bio, puisqu'on est en bio, c'est de maîtriser totalement et d'entourer cette plante, qui est une plante qui n'a jamais bougé depuis le Moyen-Âge. Il y a des variabilités de hauteur, il y a des variabilités dans la graine. C'est une vraie passion et ça permettait d'aller jusqu'au bout de cette passion.
Merci beaucoup à toutes les deux pour vos témoignages. Est-ce que vous avez des questions dans la salle ? Oui, une ici.
Moi, j'ai juste une petite question pour Carole. Est-ce que passer le bac d'agriculteur, ça a changé votre vision de la marque dans laquelle vous travaillez ? En fait, on prend conscience de l'importance de la terre, l'importance des sols. C'est magique de faire pousser une graine et de se dire qu'en fait, ce travail qu'on est en train de faire, ça fait des milliers d'années que l'humanité fait ça et qu'on participe à ce cycle. Moi, c'était au-delà, c'était philosophique, ça a été une vraie prise de conscience. De l'importance de la transmission. Donc là, on vient de faire la récolte. Il y a trois tonnes de graines.
On va décortiquer, on va trier, on va en garder une partie pour faire de l'huile, pour extraire ensuite nos composés et travailler sur l'upcycling. L'idée, c'est de ne pas avoir une empreinte au sol trop forte et d'avoir des ingrédients un petit peu plus sophistiqués, comme les flavonoïdes, les peptides, etc. Mais je garde une partie de la récolte pour l'année suivante, pour faire de la semence. Tous les ans, il y a cette notion-là d'en fait que les graines de cette année vont être plantées en septembre et ça continuera comme ça tous les ans. C'est quelque chose de merveilleux.
Et d'ailleurs, il y a 20 ans, pour retrouver la semence de pastel, on est allé à Milly-la-Forêt, qui est un centre de conservation. C'est le Conservatoire des plantes médicinales qui, au fil des siècles, a permis de planter, de refaire des graines, de planter, de refaire des graines et d'arriver jusqu'à nous, de pouvoir nous transmettre cette graine. Je dirais que c'est au-delà de mon métier en fait. Ce bac agricole, c'était plutôt pour moi, non pas un rêve, mais un aboutissement, une plénitude.
Merci beaucoup pour la question et la réponse. Il y avait une question pour vous, Pauline, sur la recherche mondiale concernant les produits solaires et notamment sur les filtres. Où est-ce qu'on en est actuellement ? Parce que ça évolue en permanence sur ce sujet.
Effectivement, comme le disait une de l'intervenante, en fait, on a une liste positive. Donc, il n'est pas permis sur le marché européen de sortir un produit avec une revendication solaire sans utiliser au moins un filtre solaire. Il existe effectivement beaucoup de filtres, mais la recherche que nous, on applique au sein de l'OVA, c'est d'aller chercher le meilleur, comme je vous le disais, et d'aller chercher ceux qui ont le moins d'impact sur le milieu marin, sur la santé humaine, d'aller chercher l'optimisation des ratios.
Ça ne veut pas dire que les marques qui utilisent des anciens filtres ne se font pas bien leur travail, mais ce n'est pas la conviction qu'on a au sein de la fosséenne de cosmétiques. L'idée, c'est de proposer, effectivement, vous aviez parlé du volet accessibilité, au plus grand public, et pas aller peut-être dans des secteurs un peu plus sélectifs, un produit de qualité, et pour lequel on pense avoir fait le meilleur de ce qui existait. Alors, effectivement, les recherches sont toujours d'actualité, il y a des nouveaux filtres.
Après, c'est un marché solaire, c'est assez technique aussi, puisqu'il y a beaucoup de brevets, il faut arriver à les contourner, mais tout en garantissant, effectivement, cette efficacité qui est essentielle. On est sur de la protection solaire, sur des peaux sensibles, sur des enfants, donc on ne fait pas n'importe quoi. On ne fait pas n'importe quoi,
et c'est quand même, effectivement, vous le rappelez extrêmement, de conditions, d'exigences que vous vous mettez, parce qu'effectivement, le produit voyage, bouge, et effectivement, contrairement à un produit cosmétique, plus classique, entre guillemets, qui va rester dans la salle de bain, donc à l'intérieur d'une maison, là, vous, vos produits vont à l'extérieur, donc il faut être capable de garantir cette efficacité sur toute la vie du produit.
Ce n'est pas simple, peut-être. Effectivement, au sein de la fausse de cosmétique et donc sur la catégorie produits solaires, on va pousser les tests encore plus loin. On va évaluer la photostabilité, la phototoxicité de nos produits. On va réévaluer les produits en vieillissement accéléré, ce qu'on appelle, c'est-à-dire qu'on va forcer le produit à vieillir et vérifier, finalement, si l'efficacité est toujours garantie. On va aussi récupérer les produits qu'on a commercialisés il y a un an, deux ans, trois ans, pour vérifier, finalement, que cette garantie qu'on avait au temps zéro est maintenue dans le temps.
Donc, tout ça, c'est vraiment un engagement qui est fort pour nous, puisque, encore une fois, oui, c'est de l'hydratation, oui, c'est du confort, mais là, on vient protéger la peau des consommateurs. Donc, on est sur une limite presque dermocosmétique, pharmaceutique. Donc, l'engagement est très fort. Et au-delà de la sensorialité, on se doit de garantir un niveau de qualité fort sur les produits solaires.
Carole, j'en ai une autre des internautes, des lectrices de Marie-Claire. Est-ce que vous pouvez nous rappeler comment vous avez découvert les vertus de cette plante pastel des teinturiers qui, vous l'avez rappelé, du coup, vient du côté de Toulouse, d'Angers ?
C'est une passion d'enfance pour le pastel. Le pastel, vous connaissez le mot couleur pastel. Ça vient, en fait, du bleu, du bleu qui était extrait des feuilles de pastel. C'était la seule façon de faire du bleu en Europe jusqu'à la Renaissance. Et cette plante a eu une importance très particulière dans le sud-ouest de la France, entre Toulouse, Albi-Carcassonne, tout le sud-ouest, également des zones en Italie, en Angleterre. Il y avait d'autres zones de culture.
Mais à Toulouse, c'est particulièrement fort, notamment au travers de tout le centre-ville Renaissance de Toulouse, avec des hôtels particuliers, des bâtiments Renaissance qui sont magnifiques et qui étaient issus du commerce qui était fait sur la plante pendant presque deux siècles. Donc moi, c'est cet aspect d'histoire de l'art qui, au départ, m'avait fascinée quand j'étais enfant. Et puis, la plante n'existait plus. Donc c'était assez étonnant de se dire que tout ça existait, qu'il y avait encore des bâtiments et qui existaient, mais la plante n'existait plus. Et puis, j'ai démarré ma carrière dans l'industrie pharmaceutique.
Et puis, à un moment, j'ai découvert que cette plante était aussi une plante médicinale, qu'elle avait été utilisée longtemps en dermatologie, qu'elle était inscrite à la pharmacopée en dermatologie. Et puis, le rêve a commencé. Enfin, on a commencé à écrire ce qui pouvait se passer ensuite. Et puis, ça a été le lancement du laboratoire. Avec ce qui constitue aujourd'hui ce qu'on est, c'est-à-dire beaucoup de passion, beaucoup d'humains, un engagement, je n'en ai pas parlé, mais un engagement RSE fort avec une entrée dans le cercle des entreprises à mission. Beaucoup d'engagement, notamment avec un atelier d'insertion depuis plus de 20 ans.
Il y a aussi toutes ces valeurs-là qui font partie de ce qu'on est. Au-delà du laboratoire dermatologique et bio, ça, c'est évident. Les produits sont efficaces et ils sont bio. Et les deux, ce ne sont pas contradictoires. Ce que vous disiez tout à l'heure, le supplément d'âme, ce mot m'a beaucoup plu. Je pense qu'au-delà de ça, on vient chercher chez Graines de Pastel un peu plus qu'un cosmétique.
Merci. Pauline, alors on le disait, les produits solaires ont une exigence multiple et notamment concernant leur impact sur l'environnement. Et moi, j'avais bien aimé ce qu'on s'était dit en préparant cette matinée concernant les tests nombreux également que vous avez faits, on l'a compris, donc sur notamment l'environnement. Et vous aviez une gamme bio, c'est ça, à l'époque. Et est-ce que vous pouvez nous rappeler cette histoire ce matin ?
En 2018, quand l'OVA rejoint le groupe de l'Aphocène de Cosmétiques et la première marque en grande et moyenne surface a proposé du solaire bio. Et à ce moment-là, on se pose les bonnes questions. On se dit, un solaire bio, on ne peut utiliser que deux molécules pour protéger la peau des UV, c'est le filtre et le titane. Alors on fait un peu de chimie. Mais ce filtre et ce titane, pour avoir un attrait cosmétique, va être de plus en plus, donc on peut apparenter ça à de l'argile, donc c'est de la terre, des molécules argileuses. Et en fait, on vient finalement réduire la taille de ces particules plus petits, plus petits, plus petits, pour le rendre invisible.
Parce que historiquement, les solaires bio, ce n'était pas très agréable. C'était collant, c'était couvrant. Donc un attrait cosmétique. Donc vraiment, l'efficacité, sensorialité, on est toujours sur le même débat. Et on se pose la question et on se dit, finalement, si on veut rendre le produit sensoriellement intéressant, il y a ce choix de faire un choix d'aller chercher des matières premières qui contiennent des nanoparticules. Et c'est quelque chose qu'on n'a pas voulu faire. Donc finalement, on a décidé de ne plus, pour l'instant, développer des cosmétiques bio en solaire, j'entends, puisqu'il y a encore ce flou d'aller évaluer la nanoparticule de titane, notamment.
On a des fournisseurs qui nous promessent qu'ils n'en ont plus. Puis quand on dose, on voit qu'on en trouve. Et l'idée, c'est de ne pas exposer finalement le consommateur sur quelque chose qu'on ne maîtrise pas. Donc vraiment, il y a ce débat, la chimie, le bio, le naturel. Et finalement, on a fait le choix de prendre des filtres effectivement chimiques, les plus clean à notre vision, mais de ne pas aller exposer peut-être le consommateur avec quelque chose un peu moins maîtrisé. Mais c'est vraiment un parti pris de chaque marque et c'est le choix qu'on a fait.
Voilà. Donc c'est vrai que ce matin, on se dit ça aussi, que le conventionnel, le bio, le naturel, tout est efficace et que parfois, pour certaines catégories de produits, on n'a pas forcément de formulation adaptée. C'est le choix de chaque marque, mais en tout cas, on découvre les coulisses de l'engagement de chacune des marques et vous voyez qu'elles sont riches en exigences et que ça prend effectivement des années. Peut-être, Carole, rappelez-nous le nombre d'années, 12 ans, c'est ça, pour le premier brevet ?
Je pense qu'on avait démarré le projet en 2009 et le premier projet, enfin le brevet, c'était 2013. Et puis là, vous parliez du cinquième brevet qu'on vient à peine de démarrer. Je pense que vous verrez les produits sur le marché peut-être en 2027. C'est la slow beauty dont on parlait. On est vraiment là-dedans. On a peu d'innovation, mais elles sont extrêmement maîtrisées et on a aussi peu de produits dans la marque. Ce n'est pas du tout une surenchère à l'innovation.
Merci beaucoup à toutes les deux. On peut les apprécier. Sous-titrage ST' 501