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interviewBFM TV (sur YouTube)· 25 octobre 2023 18 min

Proche-Orient: Emmanuel Macron fait le point sur sa visite

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir monsieur le Président vous êtes arrivé hier matin en Israël avec entre autres une idée qui a un peu bouleversé le monde diplomatique dans et notamment dans dans la région c'est l'idée selon laquelle la coalition qui comprend près de 80 pays et qui se bat pour éradiquer et finir d'éradiquer daesh au levant en Irak et en Syrie pourrait s'étendre à la lutte contre le Hamas et puis d'Israël vous êtes allés en sjordanie et de la sjordanie en Jordanie et là vous quittez le en Égypte avec on a senti peut-être un un glissement sémantique vers une coalition pour la paix et la sécurité voire une idée de coopération désormais on comprend qu'il y a eu un retour d'expérience et c'est d'ailleurs le CEL de C de ces voyages est-ce que vous pouvez expliquer une façon pédagogique pardon pour les Français en quoi consiste cette idée avec une question subsidiaire parce que ça en inquiète quelquesuns des soldats français vont-ils poser le pied dans la bande de Gaza alors merci de cette question qui va me permettre de redonner la la emble le 7 octobre dernier Israël a été attaqué par un groupe terroriste le Hamas avec un bilan humain et des atrocités inédites et je le dis aussi parce que nous avons été touchés puisque nous avons perdu 31 de nos compatriotes des otages ont été pris plus de 200 et là aussi nous sommes touchés 9 compatriot et donc très clairement nous avons reconnu d'ailles tout de suite le droit se défendre mais ce que je suis venu dire c'est vous n'êtes pas seul la lutte contre le terrorisme n'est pas l'affaire d'un seul pays il implique des coopération internationale d'ailleurs nous en avons mené nous continuons d'en mener dans la région je rappelle qu'il y a quelques semaines encore plusieurs de nos soldats sont tombés sur le sol iraien dans le cadre de cette coalition ça c'est le premier point et en même temps dès le début la France a dit le droit d'Israël de se défendre doit se faire dans un cadre celui du droit international le respect des règles de la guerre et du droit international humanitaire c'est aussi ce qu'apporte une telle coalition c'est-à-dire de mieux cibler les terroristes auquels on s'attaque d'échanger l'information avec les partenaires d'être plus précis et d'épargner les civils ensuite les dernières semaines en particulier les derniers jours en raison des bombardements intenses dans la bande de Gaza on crée un changement de nature très profond du débat dans toute la région avec un risque d'embrasement et là ce que nous disons c'est que très clairement nous avons une responsabilité collective pour prendre en compte la situation humanitaire de ces populations il apporter une réponse c'est notre devoir et également apporter une réponse politique parce que ce qu'il y a derrière en arrière-plan c'est évidemment la question droit des Palestiniens à disposer d'un état c'est pourquoi pour moi la réponse d'ensemble qui permet à la fois de répondre au fait générateur l'attaque terroriste du Hamas qui permet d'éviter l'escalade dans la région qui permet de mieux protéger les populations c'est cette initiative la paix et la sécurité que nous avons proposé qui repose sur TR axes qui sont amenés en parallèle le premier c'est la lutte contre le terrorisme et en effet en s'appuyant sur la coalition qui existe déjà contre DAEs est-ce que ça doit être la même est- qu'il faut la Transformer rentrons pas si je peux dire dans des contraintes aujourd'ui juridique elle existe retour d'ex peut-être que les mêmes ne veulent pas faire la même chose en tout cas on cette expérience d'une coopération qui a permis dans la région de lutter efficacement contre des groupes terroristes et qu'on poursuit sur la base de cette expérience bâtissons avec tous les États qui sont prêts à aider aujourd'hui Israël mais tous les pays de la région à lutter contre les groupes terroristes dont le Hamas à partager les informations à identifier ces terroristes et à les neutraliser ça c'est un axe quel est l'intérêt de celui-ci c'est de dire à Israël vous n'êtes pas seul ce que j'ai fait hier c'est de remettre dans un un cadre respectueux du droit international humanitaire et c'est d'avoir une approche qui est beaucoup plus ciblée qui permet de se défendre et se protéger pour Israël de lutter contre le terrorisme en protégeant les populations civiles le deuxième axe de cette initiative pour la paix et la sécurité c'est la protection des populations civiles et ça je l'ai engagé dès le début avec le Premier ministre naniaou en demandant au-delà de la réouverture de l'eau qui avait été décidé par les autorités israéliennes de lever le blocage humanitaire de faciliter le travail de l'agence qui opère dans la région l'agence des Nations Unies qui s'appelle leunro et de permettre de rouvrir l'électricité pour les hôpitaux ce sur quoi s'est montré a donné son accord le Premier ministre pour travailler je pense qu'il faut le faire vraiment maintenant c'est urgent parce que dans les prochains jours on aura sinon une catastrophe humanitaire avec des centaines de femmes qui accouchent chaque jour et qui n'uront pas les soins avec des cas très graves làdessus on veut apporter un soutien donc concrètement c'est d'adapter le cadre de lever blocus et d'avoir une une aide pour les populations Gazaoui et puis c'est de travailler avec la Jordanie et l'Égypte pour acheminer des médicaments de l'aide et faciliter le travail de l'roit demain ici même va arriver enfin en Égypte va arriver un avion français avec des médicaments nous allons aussi acheminer à travers un bâtiment de notre marine nationale des premiers médicaments et du soutien et nous mettrons en place aussi je l'ai annoncé un dispositif d'hôpital de secours et de coopération hospitalière un peu sur le mode de ce que nous avions fait dans la période covid avec certains de nos territoires ultramarin ce qui est un soutien essentiel pour aider les populations puis on va travailler pour aider les populations en Cisjordanie qui aujourd'hui ont des besoins économiques et sociaux importants et puis le troisième pilier il faut assumer le lancer maintenant c'est le pilier politique c'est de dire il y a beaucoup de colère dans la région et il y a parfois un soutien qu'on a tous vu et senti à l'égard de ce qui se passe dans les opinions public de la région pourquoi qu'il dis il y a une cause à tout cela la cause c'est le fait que la question palestinienne n'a jamais été réglée et que même les accords signés n'ont pas été respectés et donc il y a un droit légitime du peuple palestinien à disposer d'un territoire et d'un état on doit reprendre ce sujet avancer et lui donner une solution politique et j'assume totalement de le faire maintenant et en parallèle parce que sinon en quelque sorte on donne raison à tous ceux qui expliquerai qu'aller vers la VI le seul moyen de la traiter et donc voilà le sens de l'initiative que j'ai commencé à hier travailler avec le Premier ministre netanahou avec le président Herzog sur laquelle j'ai voulu avoir le retour sur les éléments qui les concern le plus que j'ai continu avancer qu'on va maintenant essayer de formaliser pour d'abord éviter l'escalade répondre aux urgences du moment et permettre une meilleure coopération de la région avec aussi le reste du monde monsieur président pour vous rassurer aujourd'hui pas du tout prévu d'envoyer dans la bande de Gaza quelques militaire français que ce soit on a surtout besoin de partager l'information de créer de la coopération avec les pays de la région de partager les informations de bien cibler les gens et ensuite d'adapter les réponses mais c'est pas du tout ça qui est en jeu dans la la question nous sommes pas escalatoir nous-mêmes comme on dit repartez-vous ce soir avec des engagements concrets des engagements opérationnels de vos interlocuteurs jordaniens et égyptiens quelle a été la réaction du roi abdella et du président alcc à votre proposition concernant la coalition et enfin comment envisagez-vous la suite pour péreniser cette action diplomatique est-ce que vous prévoyez par exemple un sommet dans les prochaines semaines les prochains mois écoutez alors d'abord on a les premières conséquence sur le plan humanitaire où nous allons faire plusieurs opérations humanitaires avec la Jordanie en particulier sur le plan des hôpitaux et nous allons coopérer pour la fourniture en particulier de l'hôpital que la Jordanie gère dans la bande de Gaza donc làdessus j'ai pas passer un accord et nous allons regarder les coopérations que nous allons établir qui sont plutôt par des ponts aériens avec la Jordanie pour pouvoir les aider à acheminer là aussi des médicaments voir des générateurs avec l'Égypte nous avons acté d'un accord là aussi sur le plan humanitaire très concret que j'avais déjà préparé avec le président siissi que j'ai complété par l'envoi donc de ce de bâtiment de la marine française que j'ai annoncé tout à l'heure ensuite sur le plan sécuritaire il y a des coopérations qui existent que nous menons déjà avec ces pays qui sont parfois mené aussi avec Israël il y a une grande sensibilité dans l'opinion publique pour en parler trop mais je voulais surtout les canaux ne soit pas coupé et qu'on puisse la consolider sur le plan opérationnel ce sur quoi nous allons continuer d'avancer et enfin nous avons acté des coopération aussi sur les otages et la libération d'otage avec l'Égypte qui joue un rôle clé dont je remercie comme le Qatar et nous sommes en train de consolider également un protocole avec l'Égypte pour l'évacuation de nos ressortissant et des personnes que nous voulons protéger dans la bande de Gaza nous avons une cinquantaine de ressortissants français dans la bande de Gaza nous avons un peu plus d'une centaine aussi de personnel qui travaillent pour notre institut et leurs ayant droit ce qui fait qu'on a environ 170 personnes dans la bande de Gaza qu'on veut pouvoir protéger si le pire advenait et même le plus rapidement possible si les bombardements continuai et donc là c'est un travail que nous menons avec l'Égypte sur lequel nous avons finalisé un accord opérationnel monsieur le Président le but de votre coalition vous l'avez dit le premier but c'est de lutter contre le terrorisme dans lequel vous incluez le mouvement Hamas est-ce que ce mouvement vous le comparez aujourd'hui à daesh est-ce que c'est le nouveau daesh Hamas pour vous et est-ce que c'est un mouvement avec lequel il est impossible impensable de négocier écoutez c'est simple depuis 2008 l'Union européenne a classé le Hamas comme groupe terroriste et nous nous discutons nous négocions avec l'autorité palestinienne qui est la seule légitime et cette distinction elle est absolument vitale et elle est vitale si je puis dire des deux côtés pour éviter tout escalade c'est le Hamas qui a lancé une attaque terroriste contre Israël et qui a commis ses atrocités et il ne l'a pas fait au nom du peuple palestinien parce qu'il ne le représente pas et donc il y a pas de négociation à mener c'est un groupe terroriste il y a le combattre et à côté de ça il y a une autorité légitime l'Autorité palestinienne qui représente le peuple palestinien c'est avec elle qu'il faut conduire les négociations qu'il faut procéder aux avancés c'est avec elle en particulier que sur la question justement politique il faut mener les les avancés encore une fois est-ce que c'est l'équivalent de daesh pour vous alors je vais pas ici faire la carte du Tendre si je peux dire des groupes terroristes c'est un groupe terroriste il a une inspiration un cadre qui est différent il a une histoire qui est très différente de daesh mais aujourd'hui c'est un groupe terroriste qui a décidé de commettre le pire dans la région et donc il est à combattre est-ce que il est de même nature philosophiquement religieusement non il a des des précédents si je puis dire Politi religieux qui sont différents mais ça ne le disqualifie ou qualifie pas plus ou moins je veux pas faire de hiérarchie en la matière c'est aujourd'hui on l'a bien vu un danger pour Israël et sa sécurité et ce faisant c'est un danger pour les Palestiniens eux-mêmes parce que le Ham le Hamas est le groupe terroriste qui a déclenché la situation dans laquel nous sommes et qui d'ailleurs ses dirigeants eux-mêmes l'ont assumé n'a que faire de la vie des Palestiniens est des Palestiniens donc c'est un danger pour toute la région et c'est un groupe terroriste qui est à combattre il est différent de daesh je ne fais pas d'équivalence il a une histoire et une nature qui est différente mais c'est un groupe terroriste monsieur le Président de plus en plus de voix se font entendre pour demander à Israël de ne pas engager une opération terrestre à Gaza estimant que ça conduait au pire et que l'armée israélienne n'est peut-être pas finalement au moyen de de mener cette opération toute seule le président scil a aussi dit aujourd'hui est-ce que est-ce que c'est aussi votre position est-ce que vous demandez à Israël de ne pas engager de ne pas s'engager sur le sol à Gaza je vais vous dire de manière très simple ça dépend de la nature de cet engagement et ça dépend de son cadre la France reconnaît le droit d'Israël à se défendre et à protéger ses populations mais elle le reconnaît dans un cadre qui est celui du respect des population civile et donc intervenir sur le plan terrestre si c'est pour cibler des groupes terroristes de manière totalement identifiée c'est un choix qui lui appartient et qui correspond à la définition que j'évoque si c'est une intervention massive qui met en danger la vie des populations civiles alors je pense que c'est une erreur et c'est une erreur pour Israël aussi parce que ça n'est pas de nature à protéger dans la durée Israël et parce que ça n'est pas compatible avec le respect des populations civil du droit international humanitaire et même des règles de la guerre une précision sur sur ce navire tonnerner qui est parti de Toulon dès ce soir comment va-t-il opérer sur place est-ce que c'est pour soigner des blessés qui sont actuellement dans les hôpitaux de de Gaza pour les accueillir à bord comment ça va se passer opérationnellementord d'abord nous allons acheminer du matériel et donc c'est du matériel humanitaire des médicaments et et du matériel de santé qui va être acheminé ensuite c'est quelque chose qu'on va discuter avec les autorités israéliennes et paltinenne sur place avec aussi les ONG et lunroit mais nous nous mettrons en capacité en effet de faire du soutien et de pouvoir prendre des lits et donc soit d'avoir du soutien sur des lits qui sont sur terre dans le cas des hôpitaux existants soit de pouvoir si c'était une nécessité identifier les accueillir sur en effet ce bateau hôpital c'est quelque chose qui se déterminera dans les prochains jours ou les prochaines semaines avec les parties prenantes sur place et que nous serons en capacité de mettre en place s'il y avait ce besoin otage est-ce que vous avez espoir après cette visite de voir des otages libérés dans les prochains jours ou rapidement écoutez je veux d'abord redire à toutes les familles notre solidarité j'étais avec les parlementaires qui m'accompagnent et ma délégation au côté des familles qui à la fois ont perdu des proches et les familles d'otage la situation qu'elles vivent est absolument terrible et au-delà du discible et donc je veux leur dire vraiment tout notre soutien et nous faisons tout ce que nous pouvons pour véritablement engager ce travail et obtenir ces libérations j'en ai discuté hier avec le Premier ministre néanahou qui est tout à fait sensible à cela et j'ai redit d'ailleurs au Premier ministre comme au président israélien que ce que nous demandons c'est la libération de tous les otages il faut pas rentrer dans une si je peux dire une discrimination sur ce volet là nous avons un travail très étroit avec le Qatar et l'Égypte nous avons eu plusieurs informations qui nous permettre d'avoir de l'espoir dans les prochaines heures maintenant je suis très prudent parce que je ne veux pas donner de faux espoir aux familles ces négociations dépendent à chaque fois de gestes humanitaires de discussion dont je ne vais pas ici donner les détails mais nous les menons pied à pied nous les suivons heure par heure on a des négociateurs engagé et donc je pense que c'est possible on va tout faire pour l'obtenir et on met toute notre énergie en lien avec tout le monde et c'est aujourd'hui notre priorité merci à merci beaucoup réaction du roi Abdallah et du président Sissi à l'initiative pour la paix et la sécurité c'est ce que je disais il y a eu j'ai dit les points concrets sur lesquels déjà on avait on avait avancé et je crois que le président CISS l'a dit d'ailleurs publiquement il a repris les trois axes lui-même dans son propos de la même manière la lutte contre le terrorisme dans laquelle il est lui-même engagé et les coopérations l'humanitaire et la volonté de repartir sur les deux états c'est la même discussion que j'ai eu avec les deux dirigeants ils ont aujourd'hui à gérer eux-mêmees une très forte monter de la tension dans leur pays ce qui crit une très grande prudence sur les mots utilisés à l'égard du du Hamas et sur toute la question palestinienne et je pense que cette visite aussi a permis de clarifier les cadres entre nous et de dire le la condamnation du terrorisme elle doit être inéquivoque et rien ne peut expliquer ni justifier les actes terroristes mais la réponse sécuritaire doit toujours être accompagnée d'une réponse humanitaire et politique et c'est je crois ça c'est la complétude de l'offre qu'on fait qui permet aussi de de refaire converger les vues car le grand risque sinon c'est qu'il ait une immense division au sein de la région et après à l'international et qui s'importe dans nos opinions publiques et donc ce que j'ai senti des dirigeants engagés très inquiets pour leur région et avec lesquelles on va continuer de travailler ils veulent le faire dans un certain cadre de discrétion surtout pour les questions les plus sécuritaires que je veux respecter mon objectif ici c'était d'essayer de de contribuer modestement mais à stopper l'escalade qui est en cours et la montée des tensions qui peut avoir un caractère inéluctable et ensuite irréversible extrêmement dangereux avec pour moi deux objectifs le premier c'est de restaurer donc la paix et la sécurité dans la région ce qui suppose les trois axes que j'ai évoqué et le deuxième aussi qui est de maintenir l'unité dans nos pays et d'éviter que nous importions je dirais la montée des tensions et des extrêmes mer j'espère avoir convaincu chacun merci beaucoup