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interviewC à vous· 21 février 2025 8 min

Bardella annule un discours à Washington après un « geste nazi » - Le 5/5

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Invité

Le voyage de Jordan Bardella à Washington, qui ne se passe pas du tout comme prévu.

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Présentateur

Oui, le dirigeant du Rassemblement National qui a préféré se rendre au pays du président Trump plutôt que d'assister hier à une réunion à l'Elysée avec les autres chefs de parti sur la menace russe, Bardella est invité d'un sommet de l'extrême droite américaine qui est au pouvoir là-bas et qui se sent poussé des ailes. Par exemple, le vice-président J.D. Vance, il milite pour bannir l'avortement dans tout le pays.

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Jordan Bardella

« Trump apporte un vent de liberté, déclarait Jordan Bardella hier soir en marge du rassemblement.

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Présentateur

Il devait prendre la parole à la tribune après notamment le théoricien Steve Bannon, l'ancien compagnon de route de Donald Trump, qui balaye la limite constitutionnelle de deux mandats. On l'évoquait tout à l'heure Pierre Moscovici, qui ponctue son intervention par un bras tendu.

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Invité

« We want Trump in 28, country's history, right ? We want Trump ! » « We're not gonna retreat, we're not gonna surrender, we're not gonna quit. »

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Présentateur

Voilà, ce bras tendu rappelle celui d'Elon Musk, l'homme le plus riche du monde dont on a beaucoup parlé, qui s'était défendu d'ailleurs d'avoir réalisé un geste nazi, mais cette fois pour Jordan Bardella, pas d'ambiguïté. Le président du RN annule sa prise de parole après ce qu'il appelle lui-même un geste nazi, une provocation ridicule selon Steve Bannon.

1:45
Invité

Alors Steve Bannon, il fait référence à un discours en 2018, au 16e congrès de ce qui s'appelait encore,

2:14
Présentateur

effectivement, le Front National. Marine Le Pen, vous voyez, elle était là au premier rang, tout sourire. En fait, il a fait plusieurs gestes de salut, mais nous, on n'a pas trouvé quelque chose qui puisse ressembler franchement à un salut nazi. D'ailleurs, effectivement, à l'époque, personne ne s'était ému de ça, en tout cas.

2:30
Invité

Évidemment, ça vous fait râgir ? Je suis surpris qu'on soit surpris, parce que tout ça vient d'assez loin. Effectivement, Elon Musk, lors de l'intronisation de Donald Trump, a fait deux fois un salut qui était incontestablement nazi. M. Bannon a un track record, comme on dit, qui est assez étourdissant. M. Vance, il est venu en Allemagne, à Munich. Il a tenu un discours invraisemblable contre les Européens. Et la seule personne qu'il a trouvé à rencontrer à quelques jours des élections allemandes, c'est Mme Alice Weigel, la chef de l'AFD, qui est un parti qui est de plus en plus indulgent aux thèses nazies, en tout cas assez révisionniste sur la manière de relire l'histoire du pays.

Il parle d'Islaire comme d'un communiste. Voilà. L'Allemagne vit depuis la guerre avec cette culpabilité, puis avec aussi une espèce de ligne vraiment extrêmement nette sur ces sujets-là. Ce n'est pas le cas de l'AFD. Donc, ce que fait M. Vance, ce que fait M. Musk, ce que fait Steve Bannon, c'est en tout cas extrêmement poreux et indulgent à l'égard d'une idéologie qui peut être nazie. Et ne parlons pas des membres du Ku Klux Klan, qui étaient là le 6 janvier 2020, au moment où on a voulu refuser le résultat des élections américaines. Il y a derrière ça une extrême droite qui, si on est républicain, est infréquentable. M. Bardella a voulu jouer sans doute un peu sur les deux tableaux.

À la fois dire, nous sommes une formation qui se légitime, qui se respectabilise. Mais en même temps, nous sommes avec Trump. Il est un peu tombé dans un piège, pour le coup. C'est un piège politique. L'un des gardés à vue mis en examen dans l'affaire des violences sexuelles de Bétarame.

4:12
Présentateur

Oui, c'est un ancien surveillant âgé de 59 ans qui était encore en poste l'an dernier et n'a été écarté qu'au début de l'enquête pénale. Il est mis en examen pour viol sur des élèves de cet établissement catholique de Paule. Les deux autres gardés à vue, un homme de 69 ans, un autre de 94 ans, sont libres en raison de la prescription des faits, a précisé le procureur. La mise en examen et le placement en détention provisoire, en plus, d'un suspect est accueilli comme une victoire par les victimes.

4:37
Invité

J'ai commencé il y a 15 mois. J'étais tout seul avec mon petit groupe Facebook. Et là, on a réussi à faire incarcérer un des criminels de Bétarame. Donc, on est vraiment satisfait. Oui, l'État a failli et n'a pas protégé les enfants de Bétarame qui n'avaient que leur pleure comme soutien.

4:58
Présentateur

– Alain Esquer qui salue aussi ce qu'a dit ce matin la ministre de l'Éducation pour qui l'État n'a pas été au rendez-vous. François Bayrou, lui, à chaque déplacement maintenant, est empêtré dans cette affaire. Lui, dont la femme donnait des cours de catéchisme à Bétarame, elle a été témoin d'après une ex-enseignante, on en parlait hier, de violence physique et n'a rien fait. François Bayrou se défend.

5:19
Invité

– Vous voyez bien la mécanique du scandale qu'on cherche. On dit des choses toujours plus insupportables les unes que les autres, toujours plus invraisemblables les unes que les autres. Ces protagonistes, je ne les connais pas, ma femme ne les connaît pas non plus. Mais n'utilisez pas des mots qui sont faits pour faire monter l'attention. Moi, je dis les choses comme elles sont.

5:45
Présentateur

– Pierre Moscovici, il a accusé le gouvernement Jospin, dont vous avez fait partie, d'avoir su et de n'avoir rien fait. Vous, vous étiez aux affaires européennes, donc assez éloigné de ces dossiers, mais c'est un non-Bétarame dont vous n'avez jamais entendu parler à l'époque ? – Bien sûr que non, oui. – Il n'a jamais été évoqué.

5:59
Invité

– J'avoue, je ne suis pas avocat, je suis magistrat, mais un magistrat particulier. Je suis un petit peu étonné qu'on puisse citer les documents ou les correspondances ici d'une affaire judiciaire sans en être soi-même partie prenante. J'avoue que ça me surprend un tout petit peu. – Ça sort, oui. – De savoir que les autres savaient en disant qu'on ne savait pas soi-même, c'est ça ? – Oui, c'est un peu curieux, mais enfin, je laisse tomber ça. Moi, si vous voulez, il y a sans doute des sujets qui concernent le Premier ministre. C'est à lui de s'en expliquer. Il y a l'attitude de l'État.

On comprendra qu'étant moi-même père d'un jeune enfant de 6 ans, c'est avant tout ça qui me touche cette affaire, elle brise le cœur, elle soulève le cœur aussi. Parce qu'on savait que dans cet établissement, il y avait en tout cas des sévices corporels. Après, se sont ajoutés la conscience de ces vices sexuels. Et la réflexion qu'on doit avoir, c'est effectivement que ça ne doit pas se produire dans ce type d'établissement. et que la justice doit pouvoir effectivement être saisie à temps, tôt. On ne peut pas laisser de telles situations perdurer pendant 25 ans. Et donc, c'est ça, sur quoi il faut se concentrer. Parce que là, il y a un sujet public, il y a un sujet d'intérêt général.

Et bien sûr, il y a tout ce qu'on en durait, c'est victime. On termine avec cette fin de saison pour la fin française du basket mondial, Victor Wembanyama.

7:15
Présentateur

Est-ce qu'on peut avoir un Victor Wembanyama, grandeur nature s'il vous plaît ? Parce qu'il fait 2m23 quand même. Il s'est blessé, c'est notre grande star du basket dans l'espoir. Vous voyez, si on fait une comparaison, il s'est blessé à l'épaule. J'ai demandé à un médecin du sport ce qu'il avait précisément et d'enquêter sur cette silhouette grandeur nature.

7:32
Invité

Il souffre d'une thrombose veineuse à l'épaule, à l'épaule droite. C'est un caillot sanguin dans une veine. C'est probablement dû au fait qu'il a peut-être un petit problème anatomique au niveau de cette zone-là, associé à des gestes répétitifs au-dessus du plan de l'épaule, d'accord ? Et au basket, on fait énormément de gestes, soit pour défendre, soit pour faire des paniers. Si jamais il n'avait pas eu de prise en charge rapide, ça peut faire ce qu'on appelle une embolie pulmonaire. C'est-à-dire que le caillot, il va aller dans la circulation pulmonaire. Et là, ça peut être potentiellement grave, voire mortel.

8:08
Présentateur

Et l'enjeu, c'est aussi l'euro de basket à la fin de l'été, sauf que ça démarre le 27 août. L'équipe de France compte sur lui. Il a 6 mois d'arrêt. Ça va jusqu'au 21 août. Il y a peu de chance quand même qu'il soit à l'euro.

8:19
Invité

Merci beaucoup pour ces informations. On peut refermer le dossier, Wembanyama.

Bardella annule un discours à Washington après un « geste nazi » - Le 5/5 — Jordan Bardella · Pourquijevote