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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 11 mars 2024 9 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalSécuritéSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Européennes: Raphaël Glucksmann veut éviter le "duel Macron-extrême droite" - Reportage 09.03.2024

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Et les produits, vous les achetez, vous les collectez ?

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Et vous savez combien il y a de femmes qui bénéficient ?

  • 0:33OuverteRéponse partielle

    Tête de liste du PS et de Place Publique, Raphaël Glucksmann, candidat de quoi ? Candidat pour qui ?

  • 3:47OuverteRéponse directe

    Comment s'explique la popularité de Raphaël Glucksmann ?

  • 5:41OuverteRéponse directe

    Il a un petit côté bobo parisien qui est un frein à...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:29InvitéChiffre
    « Sur l'année, on touche à peu près 600 personnes, sur la commune des Mureaux. »
  • 1:08IntervenantFait
    « Ce qu'on devrait faire, si on avait un leadership courageux qui comprend les enjeux, eh bien on devrait aujourd'hui passer en mode économie de guerre sur la production. »
  • 1:13IntervenantFait
    « On devrait passer des contrats à long terme avec nos industriels, ce qui n'est toujours pas fait. »
  • 2:50IntervenantFait
    « Si on ne se lève pas aujourd'hui, demain c'est mort. »
  • 2:53IntervenantFait
    « C'est qu'après 7 ans de politique d'Emmanuel Macron, les idées de l'extrême droite n'ont jamais été aussi fortes et le Rassemblement National n'a jamais été aussi haut. »
  • 3:59PrésentateurFait
    « Le principal pour moi c'est l'absence d'un candidat écologiste très connu et qui attire les voix. »
  • 4:03PrésentateurChiffre
    « 13% pour Yannick Jadot en 2019. »
  • 5:21PrésentateurChiffre
    « Glucksmann, il a voté à 90% comme nous au Parlement européen, il devrait être avec nous. »

Temps de parole

  • Intervenant38 %
  • Présentateur20 %
  • Intervenant 216 %
  • Invité14 %
  • Intervenant 35 %
  • Intervenant 44 %
  • Invité 22 %

3,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Raphaël Glucksmann en campagne, où l'intellectuel venu se confronter au terrain, dans un quartier populaire des Yvelines.

0:10
Présentateur

Il y a Raphaël Glucksmann, donc député européen.

0:13
Invité

Hier soir, il est venu assister à une distribution alimentaire pour des familles précaires. Et les produits, vous les achetez, vous les collectez ? Alors on a des collectes dans les ramasses des magasins. Et vous savez combien il y a de femmes qui bénéficient ? Sur l'année, on touche à peu près 600 personnes, sur la commune des Mureaux. Tête de liste du PS et de place publique, Raphaël Glucksmann, candidat de quoi ? Candidat pour qui ?

0:39
Intervenant

On ne fait pas de la politique pour les gens qui, a priori, vont bien. On fait de la politique parce qu'on a envie de changer les choses, parce qu'on a envie de créer une société qui soit solidaire, parce qu'on a envie qu'il y ait un tissu social qui soit actif, qui vit, parce qu'on a envie de sortir de la société de solitude. Et que l'Europe peut aider à ça.

0:53
Invité

L'Europe, ces derniers temps, quand Raphaël Glucksmann en parle, il parle surtout de la guerre en Ukraine. Une position tranchée.

1:03
Intervenant

Ce qu'on devrait faire, si on avait un leadership courageux qui comprend les enjeux, eh bien on devrait aujourd'hui passer en mode économie de guerre sur la production. On devrait passer des contrats à long terme avec nos industriels, ce qui n'est toujours pas fait.

1:17
Invité

Le vocabulaire de Raphaël Glucksmann, pas vraiment du goût de Jean-Luc Mélenchon.

1:22
Intervenant

Nous ne pouvons pas accepter, et nous assumerons politiquement jusqu'au bout ça. Nous ne voulons pas du vocabulaire de guerre. Nous ne sommes pas d'accord pour parler d'une économie de guerre. Parce que si vous faites une économie de guerre, vous désignez à qui vous voulez faire la guerre. Nous travaillons à faire la paix. Et que personne ne vienne nous dire que c'est de l'angélisme de travailler à la paix. Ce qui est de l'angélisme, c'est de se figurer qu'on peut gagner une guerre contre les Russes.

1:49
Invité

Mélenchon Glucksmann, deux visions de l'Europe. Le député européen sortant assume les divergences.

1:57
Intervenant

On ne peut pas se satisfaire d'un pseudo-pacifisme qui est en fait une soumission au désidérata de celui qui déclenche la guerre. Celui qui est vat en guerre, c'est Vladimir Poutine. Ne pas être capable de comprendre ça, et bien si vous voulez, c'est ne pas être capable de comprendre les dangers qui pèsent sur notre continent.

2:14
Invité

Ça c'est une pique pour les gens.

2:16
Intervenant

Mais c'est une pique pour tous ceux qui ne le comprennent pas. Et moi je suis extrêmement serein sur cette question. Pourquoi ? Parce que j'ai toujours défendu le même cap.

2:26
Invité

Chacun sa position et donc chacun sa liste pour les européennes. Dépasser les querelles à gauche pour s'inviter dans le duel Rassemblement National Renaissance, voilà la stratégie de Raphaël Glucksmann.

2:40
Intervenant

On a partout sur le continent européen une vague d'extrême droite déjà qui menace les institutions. Si on ne se lève pas aujourd'hui, demain c'est mort. C'est qu'après 7 ans de politique d'Emmanuel Macron, les idées de l'extrême droite n'ont jamais été aussi fortes et le Rassemblement National n'a jamais été aussi haut. Donc ce n'est pas un barrage. Nous on veut gagner les élections européennes, pas participer à un pauvre match inventé par des communicants entre Bardella et Attal.

3:12
Invité

Dans ce match, la Macronie justement surveille de près le candidat Glucksmann et lui fait même des avances.

3:18
Intervenant

On peut parler de Raphaël Glucksmann par exemple, qui pour le coup vote beaucoup beaucoup de textes comme nous et qui à mon sens aurait sa place chez nous et je pense qu'il serait beaucoup plus influent et beaucoup plus efficace s'il était chez nous par exemple.

3:32
Invité

Bon baiser de Macronie. Raphaël Glucksmann repousse la proposition. Le candidat est aujourd'hui crédité d'environ 10% dans les sondages derrière le Rassemblement National et derrière Renaissance, mais en tête des partis de gauche.

3:47
Intervenant

Alors question téléspectateurs, c'est Olivier à Paris, Christophe Barbier. Comment s'explique la popularité de Raphaël Glucksmann ?

3:57
Présentateur

Je l'expliquerai par trois facteurs. Le principal pour moi c'est l'absence d'un candidat écologiste très connu et qui attire les voix. 13% pour Yannick Jadot en 2019. Aujourd'hui son remplaçant, sa remplaçante, Marie Toussaint, a du mal à percer le plafond médiatique, à exister visiblement. Dans une écologie politique dont les dernières années ont troublé un peu l'image. Il récupère une partie de ces voix-là, c'est de la gauche modérée.

Deuxième explication, la manière dont la France insoumise a mené les débats politiques depuis 2022, en étant très clivante, très agressive, en se marginalisant, en provoquant d'une certaine manière l'explosion de la NUPES, favorise à nouveau le camp d'une gauche capable de gouverner, en tout cas plus réformiste que révolutionnaire et moins agressive. Il est le candidat de cette gauche dans l'élection, il en profite aussi. Et puis enfin, ce n'est pas le Glucksmann de 2019, il a un parcours de député européen, il s'est mobilisé, on l'a vu dans des causes comme par exemple la défense des Ouïghours, ça profite un petit peu.

Mais tout cela fait un cocktail qui pour l'instant me semble limité au CSP+, comme dirait Gaël. Je ne le vois pas encore capable ni d'incarner, ni d'avoir des propositions qui puissent toucher les couches populaires. Et aller chercher ce cœur d'électorat populaire qui soit s'abstient lors d'élections européennes, soit peut céder aux sirènes d'un vote protestataire. Sa difficulté va être de passer de ce 6 plus 4, grâce au phénomène que j'ai explosé, jusqu'à aller à 12, 13, 14, c'est-à-dire à apparaître comme un rival pour Renaissance, si ça se passe mal pour Renaissance.

Un dernier mot, la candidate Renaissance Valérie Ayée a eu une maladresse, elle a dit, oh ben Glucksmann, il a voté à 90% comme nous au Parlement européen, il devrait être avec nous. Mais c'est dire à ses électeurs macronistes de gauche, si j'ai des réticences vis-à-vis de Macron mais que je veux les mêmes idées, je peux voter Glucksmann. Elle a d'une certaine manière un peu ouvert les écluses, ça, ça peut profiter à Glucksmann.

5:41
Intervenant

Alexandre Schwarzman, votre regard sur Raphaël Glucksmann, il a un petit côté bobo parisien qui est un frein à... Il a des défauts, il a des qualités, enfin en tout cas des forces et des faiblesses. En effet, parmi ses faiblesses, c'est vrai, cette image d'un télo de gauche, bobo parisien, très parisien, fils d'un grand télo de gauche aussi, enfin de gauche à la fin... Au début. Au début, au début. Voilà, marié à une journaliste, à une vedette des médias, enfin donc très... voilà, c'est l'élite parisienne. Voilà, il incarne un peu l'élite parisienne. Mais il a aussi beaucoup d'atouts.

Christophe l'a rappelé, il a un bilan, il a du fond, contrairement justement à tous ces hommes politiques, y compris ces jeunes hommes dont on vient de parler, les Bardella, les Attal, qui sont excellents au niveau de la communication mais qui finalement n'ont pas de bilan. On l'a dit, même Gabriel Attal, Raphaël Glussmann, lui, il a un bilan. Il a fait des choses au Parlement européen et il a fait des choses intéressantes. En effet, vous parlez des Ouïghours, mais pour que ce soit plus concernant vis-à-vis des gens, c'est aussi tout ce qui concerne la fast fashion.

On va parler cette semaine de la fast fashion, tous ces vêtements qui sont vendus en France, enfin en Europe, à très bas prix mais fait dans des conditions en termes écologiques et humaines absolument déplorables. Il s'est battu comme un chien là-dessus. Et c'est quelqu'un qui a des idéaux. Et aujourd'hui, aujourd'hui, ça fait du bien, je crois, de quelqu'un qui a des idéaux, qui y croit, qui pense que la politique, il a vu aussi par son père, par son père, il a vu que le fait finalement, c'est bien d'être un intellectuel, de réfléchir. Mais celui qui pouvait faire des choses concrètes, c'est le politique. Ça, il l'a compris au fil des ans.

Il a eu l'exemple de son père sous les yeux, de son père et de tous les autres, tous les amis de son père. Donc, c'est quelqu'un qui a vu quand même, qui a réfléchi beaucoup. Et voilà. Et donc, si vous voulez, il joue un jeu. C'est un jeu très compliqué. Il est vraiment sur un fil. Mais en effet, son but, ça va être à la fois éventuellement de séduire l'aile gauche de la Macronie qui a été traumatisée par la loi immigration et qui s'en est toujours partie. À votre avis, secrètement, Clément Beaune, il voterait volontiers. En tout cas, je ne mettrai pas ma main au feu sur le fait qu'il ne le fasse pas.

Et aussi séduire, évidemment, alors ça, il va avoir un gros boulot à faire sur la transition écologique, énergétique, séduire tous ces écolos qui se sentent un peu orphelins. Parce que c'est vrai que les écolos n'arrivent pas à percer. Marie Toussaint. Marie Toussaint n'arrive pas à imprimer. Elle a bien conscience que l'écologie, en ce moment, ce n'est plus à la mode. Ce n'est plus à la mode parce que pour beaucoup de gens, l'écologie maintenant, c'est synonyme de contraintes, de normes. Et la crise des agriculteurs l'a bien montré. Et donc, il faut redonner, il faut redonner, re-expliquer à quel point on n'a pas le choix.

Et je pense que Raphaël Glucksmann est de cette génération qui sait qu'il n'y a pas le choix. On doit lutter contre le dérèglement climatique et il va falloir qu'il trouve en effet du concret.