Macron / Bardella : le risque d'un bras de fer ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« il est clair que un rassemblement national qui arriverait à cranter une large majorité absolue serait quand même dans une position de force au moins au début face au président de la République »
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« la cohabitation de 86 et 88 qui était du point de vue politique une innovation s'est déroulé on le sait non sans un grand nombre de tension »
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« le président de la République à l'époque refusant de signé des ordonnances on s'en on s'en souvient parfois refusant un certain nombre de nominations »
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« il vaut mieux parler de domaine partagés en fin de compte en l'occurrence l'expression de baladure qui expression que éard Baladur avait théorisé »
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« si ils n'obtenait qu'une majorité relative il n'irait pas à Matignon mais après ça dépend du niveau de majorité relative une majorité relative à 260 ce n'est pas une majorité relative à 280 »
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« le premier Conseil des ministres absolument glacial François mitteran vous en avez sans doute la mémoire refusant absolument de de parler »
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« le choc pour Emmanuel Macron si jamais c'était le cas d'accueillir à l'Élysée un premier ministre du rassemblement national c'est le parti contre qui il a gagné au second tour en 2017 »
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« il y a urgence il y a des engagements qui ont été pris il y a des réunions internationales qui vont avoir lieu au niveau européen »
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il y a l'esprit il y a les caractères et en fonction de euh la façon dont ça se passera entre un Emmanuel Macron et un Jordan Bardella ça peut être une cohabitation très dure ça peut être une cohabitation 12 ça dépend aussi d'un choix qui peut être fait par l'un et l'autre vous êtes d'accord oui ça dépend aussi du rapport de force politique qui sortira des urnes le 7 juillet prochain il est clair que un rassemblement national qui arriverait à cranter une large majorité absolue serait quand même dans une position de force au moins au début face au président de la République mais ça a été parfaitement rappelé si vous voulez à la fois l'exercice de cohabitation est quand même codifié par la constitution de la 5e République donc qui permet de délimiter le périmètre de chacun et il est aussi d'une certaine manière j'allais dire presque codifié par la pratique que l'on connaît et que l'on a connu on a connu trois exercices de cohabitation assez différents au Demeuron parce que la cohabitation de 86 et 88 qui était du point de vue politique une innovation s'est déroulé on le sait non sans un grand nombre de tension le président de la République à l'époque refusant de signé des ordonnances on s'en on s'en souvient parfois refusant un certain nombre de nominations étant assez dur notamment au moment de de la composition du gouvernement de Jacques Chirac en 86 on sait qu'il avait refusé un certain nombre de noms comme ministre de la Défense qui on avait nommé à l'époque Monsieur girud qui était un profil plutôt technique qui avait été certes ministre mais qui cor resppondit en tout cas au président de la République ensuite il y a la fameuse doctrine qui n'en est pas une d'ailleurs du domaine du domaine réservé c'est un usage plutôt c'est un usage pas une doctrine mais bien sûr que non il vaut mieux il vaut il vaut mieux parler de domaine partagés en fin de compte en l'occurrence l'expression de baladure qui expression que éard Baladur avait théorisé dans un ouvrage justement avant avant les élections législatives de 80 de 86 donc ensuite si vous voulez l'autre difficulté elle sera évidemment pour le président de la République qui se retrou face à une majorité qui n'est pas la sienne mais aussi pour le Premier ministre issu des rangs du rassemblement national parce que là aussi on voit bien qu'aujourd'hui on a un un rassemblement national qui est quand même dans l'hésitation ils nous disent que si ils n'obtenait qu'une majorité relative il n'irait pas à Matignon mais après ça dépend du niveau de majorité relative une majorité relative à 260 ce n'est pas une majorité relative à 280 donc là on peut imaginer aussipp la majorité absolue c'est 289 bien sûr et donc s'il manque 15 députés il ira malgré les multiplesag enfin je dis ça c'est pas la thèse aujourd'hui quand on discute avec des gens du rassemblement national mais à l'heure où l'on parle c'est pas leur thèse ils disent de toute façon si nous n'avons pas la majorité absolue nous n'irons pas mais vous y croyez vous pensez qu'il vont V résister au pouvoir à l'exercice du pouvoir parce que les événements feront qu'il seront vraement contraint d'y aller à un moment donné pourquoi contraint parce que si vous voulez c'est difficile d'avoir fait campagne durant les élections européennes en disant qu'on est disons favorable à une dissolution pour pouvoir gouverner et que lorsque vous êtes au pied du mur vous refusez l'obstacle donc ça serait peut-être aussi mal compris par une partie notamment de leurs électeurs donc vous pensez que il s'agit surtout de mobiliser mais que après on s'adaptera à la situation et on ira vous pensez ça aussi swisi ben en fait tout il faut regarder très précisément qui a été élu parce que on sait bien que ça va pas se jouer le 8 au matin ça va prendre du don IDE P l'ancienne présidente de l'Assemblée nationale a fixé au 18 juillet la l'élection de de son successeur donc il va y avoir un temps de latence et pendant ce temps de latence imaginons que le rassemblement national soit une dizaine une quinzaine de sièges il va y avoir des tractations très importantes on va assister à des choses pas très belles d'ailleurs on va voir certains choisir leur camp au dernier moment venir au secours de la victoire donc il va falloir attendre un petit peu sans doute pour y voir clair si on est dans une majorité relative qui est proche de la majorité absolue si c'est vraiment 10 15 sièges il va falloir attendre un peu en tout cas c'est une question de savoir effectivement comment ça va se passer au rassemblement national on n'hésite pas à dire que si ça doit mal se passer ben ça se passera mal par exemple sur la question militaire et de l'engagement de la France en Ukraine jusqu'où aller Sébastien Chenu sur LCI hier soir on proposera que des gens qui sont capables effectivement de mener une politique qui évidemment ne sera pas toujours exactement en matière d'affaires étrangères celle dont rêverait Emmanuel Macron on a des lignes rouges on l'accompagnera pas par exemple s'il avait l'idée de vouloir envoyer des soldats en Ukraine faudra pas compter sur nous pour ça c'est le premier ministre qui évidemment mène l'action de la majorité l'action du gouvernement bien entendu le président de la République a quelque chose à dire dans ces politiques là mais à la fin c'est le premier ministre qui signe c'est clair oui à la fin c'est nous et sur les fournitures d'armes c'est ça dépend d'une structure qui est lié à matigon qui n'a pas un lien direct avec le chef des armées à l'Élysée sur la défense il y a un schéma qui circule qui est dans ce cette hypothèse là le général Gomar qui est qui a été élu eurodéputé qui est auprès de qui est auprès d'ériic cioti mais qui est estotiste et qui est qui a travaillé avec le président de la République puisqu'il était en charge des opérations spéciales avant de prendre sa retraite ça c'est pour l'incarnation effectivement non mais ça veut dire qu'il y a toujour des possibilités de se mettre d'accord à la marge mais comment vous voyez parce que vous vous rappelez quand même de cette cohabitation euh en 86 le premier Conseil des ministres absolument glacial François mitteran vous en avez sans doute la mémoire refusant absolument de de parler euh de dire un mot ne regardant personneant Laot de famille refusant fam oui et pourtant il avait en face de lui la droite républicaine parce que ce qu'il faut se comprendre là c'est que le choc pour Emmanuel Macron si jamais c'était le cas d'accueillir à l'Élysée un premier ministre du rassemblement national c'est le parti contre qui il a gagné au second tour en 2017 le parti contre lequel il a gagné au second tour en 2022 contre lequel il a construit son engagement politique qui est un engagement politique récent hein puisque Emmanuel Macron avant 2015-26 on l'envisageait pas une seconde qu'il soit à é donc c'est un choc terrible c'est on n plus du tout dans la position de 86 de et la la première photo du Conseil des ministres Emmanuel Macron entouré d'un gouvernement rassemblement national fiotisteour monde ça fera le tour du monde et ce sera tellement l'image de son échec l'échec de sa promesse de lutter contre le rassemblement na ça sera terrible ça sera terrible comme image oui mais ce qu'il faut rappeler aussi c'est qu'en cas de cohabitation si bardellaa arrive à Matignon euh ce ne sera il n'aura pas juste à faire à Emmanuel Macron mais aussi et peut-être surtout à la rue on a vu comme Emmanuel Macron a du mal à faire passer une timide réforme des retraites on peut imaginer que si bardellaa arrive à matigon la France entière sera bloquée des manifestation paralyseront le pays il aura énormément de mal à gouverner et à faire passer des lois vous avez aussi parlé du Conseil constitutionnel on a vu par exemple que sur la loi immigration les députés LR et les sénateurs LR avaient intégré un certain nombre d'amendements euh permettant de limiter l'immigration Emmanuel Macron a obtenu que le Conseil constitutionnel sens sur la majorité des articles donc on peut imaginer que le conseilag le pire n'est jamais sûr et effectivement certains justifient d'ailleurs leur vote par la crainte de violence comme Dominique de Villepin on l'a entendu la semaine dernière sur LCI mais pour revenir à la cohabitation quel type à votre avis Chloé Morin de président de cohabitation sera-t-il moi je pense qu'il va pas faire la guerre dans l'hypothèse où Jordan B arrive à matigon il va pas lui faire la guerre tout de suite pour une raison simple c'est que Jordan Bardella est très populaire et que le président est très impopulaire donc il va à mon sens hein laisser le RN dérouler son programme et attendre qu'il devienne impopulaire en guettant les faux pas mais mais avant que le RN ne plonge éventuellement dans l'impopularité on sait pas je le vois pas du tout aller à l'encontre de la volonté du peuple puisque justement il a dit dans sa lettre qu'il a être président au-dessus de la mêlée garant de l'essentiel et de ce point de vue-là d'ailleurs je trouve que dans le dans les chez les Français il y a souvent de la confusion sur la réalité de ce que sont les pouvoirs du Président on a l'habitude d'avoir des présidents qui finalement sont aussi Premier ministre et donc là dans l'imaginaire il y a il y a quelque chose qui est de l'ordre de on peut tenter un truc un peu aventureux parce que de toute façon il y a Macron au-dessus qui va les empêcher de faire des bêtises en réalité on vient de le dire c'est un peu plus comp qu que ça et il y a beaucoup de bêtises entre guillemets que bardellaa pourra faire totalement librement oui parce que ce qui va si on se retrouvait dans cette situation on se retrouvait dans une situation qui est hanté la réforme constitutionnelle ou et de l'inversion du calendrier et du quinquena c'est-à-dire on se retrouverait dans une situation qu'on a déjà en effet connu par le passé mais où finalement le Premier ministre retrouve disons l'ensemble des prérogatives qui sont les siennes parce que nous avons vécu finalement alors c'était un peu différent peut-être avec François Hollande mais avec Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron des disons des des mandats de ce que l'on a appelé l'hyper présidence et avec finalement des premier ministres qui parfois disparaissaient sous l'autorité très forte du président de la République là évidemment on se retrouverait dans une situation qui est plus conforme à ce qui était finalement l'esprit de la Constitution avant les réformes que l'on a connu au début du au début des années 2000 mais est-ce que vous êtes d'accord avec l'hypothèse de Chloé qui qui de dire il jouera pas la conflictualité il ne jouera pas le rapport de force sur chaque décision parce qu'il peut choisir de venir à la télévision quand il veut pour dire je suis pas d'accord avec ça il peut effectivement ne pas signer les ordonnance il peut ne pas l'inviter enfin il viendra le Premier ministre au sommet européen mais il peut s'assoir ça dépend bad avait choisi de ne pas y aller oui mais s'il veut s'il veut viendra le Premier ministre donc il peut chois la conflictualité l'opposition ou inaugurer les crises en thème en attendant que ça se passe ce qui est pas franchement sa nature j'allis le dire c'est l'omniprésence d'Emmanuel Macron s'en trouvera un de l'hypothèse qui est plausible de mouvement de de rue oùou là j'imagine qu'il n'auront pas la même position et le président et le Premier ministre Bardella dans ce schéma là je je pense que les premières vraies difficultés de fond c'est sur la politique étrangère et notamment sur l'Ukraine parce que il y a urgence il y a des engagements qui ont été pris il y a des réunions internationales qui vont avoir lieu au niveau européen et au niveau élargi aux États-Unis et cetera euh avec le contexte de de la campagne et l'élection américaine où là ils sont quand même sur des positions qui sont assez radicalement différentes donc il est possible que les premiers conflits soient de nature diplomatique militaire international on verra mais c'est c'est c'est évidemment le domaine sur lequel ils peuvent le choix le choix ça a éé évoqué le choix des deux ministres régaliens même trois parce que l'intérieur aussi il y avait eu un débat entre mitéran et Chirac finalement miteron avait avait accepté pasqui parce que ils avaient des liens anciens qui remonaient à la à la résistance et cetera euh mais le premier test ce sera la composition du gouvernement est-ce qu'il récusera un peu beaucoup pas du tout normalement dans les trois cohabitations précédentes les les les ministres égaliens Affaires étrangères et défense ils étaient compatibles avec le Président c'est comme ça que ça se passé mais mais c'est vrai qu'on était on était encore dans un moment où la droite parlait à la gauche il se connaissait depuis des années c'était un long compagnonnage politique ce qui est pas du tout le cas entre Emmanuel Macron entre la majorité actuelle et le rassemblement national c'est des c'est pas des gens qui ont échangé à la buvette de l'Assemblée nationale bon d'ailleurs Emmanuel Macron n'a jamais été député et Jordan Bardella non plus puisquil est eurodéputé donc il y a pas cette connaissance euh qu'il y avait auparavant dans la 5e République dans les dans les anciennes dans les anciennes cohabitations donc il y a il y a pas cette il y a pas ce ce ce cette cette discussion off cette connaissance cette expérience commune alors Jordan bardellaa avait été invité aux rencontres de Saint-Denis on se souvient d'ailleurs certains pensent aussi que c'est le un grand moment de la dédiabolisation du rassemblement national et c'est ce qui est en train de payer d'ailleurs le président de la République aujourd'hui mais auparavant c'est pas des gens qui échangeaient fréquemment
Emmanuel Macron