Le mécontentement fera-il dévier le budget et la campagne
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et les colères qui montent face à la flambée des prix du carburant qui étrangle les français on a vu la mobilisation des pêcheurs hier en Méditerranée mais colère aussi et pour d'autres raisons chez les agriculteurs, les policiers, les énergéticiens, les infirmiers jusqu'où iront ces mécontentements qui vous le voyez font la une de vos journaux régionaux ce matin, va-t-il y avoir un retour des gilets jaunes et que peut faire le gouvernement dans un contexte budgétaire contraint et en pleine campagne pour la présidentielle ? On va en parler. Débat politique avec vous, Julien Audoul. Merci beaucoup d'être la députée de Lyon, porte-parole du Rassemblement national. Jad Zab, merci également d'être avec nous, secrétaire nationale de Renaissance
et porte-parole de Gabriel Attal et Sylvain Bersanger est également avec nous, économiste et fondateur du cabinet Bersin-Géco. Première question pour commencer, je commence par vous Jade Zab, on voit la colère qui monte et dans tous les secteurs et c'est multifactoriel. Est-ce que le gouvernement prend vraiment la mesure de ce que ressentent aujourd'hui les Français ? Écoutez, j'ai le sentiment que la classe politique tout entière doit être capable de mettre de côté, en tout cas au moment de l'examen du projet de loi de finances, la prochaine élection présidentielle pour adresser le sujet d'urgence qui est celui du pouvoir d'achat et notamment du prix du carburant. Il faut expliquer d'où ça vient en en tout cas, évidemment on est en soutien et on entend la colère aussi.
Il ne faut pas la nier, c'est une réalité dans le pays. Il faut aussi expliquer d'où ça vient, la situation internationale et notamment la reprise des hostilités du président américain dans le détroit d Hormouz. Donc je pense qu'il faut qu'on soit capable de dire quelle est la stratégie, c'est-à-dire aider celles et ceux qui en ont le plus besoin, continuer à adresser les ménages, les entreprises qui ont besoin d'être aidées de manière ciblée, mais pardon de dire aussi que les Françaises et les Français savent que quand il y a une aide quelque part, en réalité soit on la rembourse par la dette, soit on la rembourse par l'impôt. Donc nous sommes dans une situation budgétaire qui ne permet hélas pas tout et le débat budgétaire sera à l'occasion de faire des choix importants.
– Mais on va revenir sur le budget, mais sur le silence pour le moment d'Emmanuel Macron, du Premier ministre, est-ce que vous les comprenez ? – Alors, bon moi je ne suis pas porte-parole du gouvernement, mais pour le coup il y a un examen qui va commencer, vous avez, non, non, Non, mais vous avez le ministre de l'économie et des finances qui s'est exprimé. L'examen du texte budgétaire va commencer dans les prochains jours. Donc ça va être l'occasion d'un débat. J'espère, vu la gravité du moment, que toutes les familles politiques seront capables de se parler indépendamment de l'élection présidentielle qui, on le voit, commence là depuis quelques jours véritablement. Mais là, il y a un enjeu d'urgence et j'espère qu'on sera en capacité d'apporter des solutions
raisonnables aux Françaises et aux Français. – Et tirer tous dans le même sens ? Julien Malheureusement, non. Et j'entends effectivement que le gouvernement parle beaucoup de la crise en Iran qui a fait exploser les prix des carburants. C'est incontestable et personne ne peut le sauf que le gouvernement a sa responsabilité. Depuis des années, depuis qu'Emmanuel Macron est à l'Elysée, il a participé à l'aggravation du pouvoir d'achat, notamment avec la fiscalité sur les carburants. C'est le gouvernement d'Edouard Philippe, notamment en 2017-2018, qui a augmenté la TICPE, la taxe sur les carburants, qui avait généré la crise des gilets jaunes. C'est le gouvernement de M. Lecornu qui a alourdi les certificats d'économie d'énergie
par décret au début de l'année 2026. C'est le gouvernement qui refuse de baisser la fiscalité sur les carburants. On a une fiscalité qui a 20 % qui pèse à plus de 50 % de taxes sur un litre d 'essence ou de diesel. Quand on regarde nos voisins étrangers européens hier, à la frontière espagnole, à une station service d'Iroun, vous aviez le litre de diesel à 1 ,76 euros. Le litre d'essence à 1 ,80 euros. Chez nous, c'est 2 ,30 euros le litre de diesel, 2 ,20 euros le litre d'essence. Il Il y a vraiment un problème. vous avez un gouvernement qui ne réagit pas, qui ne répond pas à la souffrance des Français. Vous avez également le gaz qui va encore augmenté au 1er octobre prochain, une augmentation de 6 ,3%.
L'électricité qui a augmenté en août. Donc tout ça fait que nos compatriotes ne peuvent plus, à un moment donné, tenir face à cette inflation et surtout face à cette absence de réponse politique. Et nous, nous le disons avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, ça passe essentiellement et principalement par la baisse des taxes, baisse de la TVA de 20 % à 5 ,5 sur toutes les énergies. Ça coûte combien votre mesure de baisse de en 12 milliards d'euros, qui sont largement compensés, d'une part par les économies que nous voulons faire à la fois sur le train de vie de l'État, sur la fraude sociale, sur l'immigration de guichets sociaux, mais surtout en baissant la TVA. Et on a un exemple en en Espagne, en baissant la TVA sur les carburants, on permet aux Français de se déplacer.
Là, aujourd'hui, vous avez une étude assez intéressante des labs qui montrent qu'il y a un Français sur deux qui renonce à se déplacer, qui renonce même à travailler, considérant que mettre de l'essence du diesel dans son réservoir aujourd'hui c'est une charge beaucoup trop importante par rapport au salaire qu'il va recevoir. Juste Sylvain Bercinget pour qu'on comprenne bien. Aujourd'hui parce que c'est C'est un débat. Faut-il baisser les taxes ? Combien ça représente, les taxes sur le carburant ? Et est-ce que dans le contexte budgétaire actuel, c'est financièrement tenable de baisser les taxes ? Alors les taxes sur le carburant, vous avez raison, le carburant est très taxé, grosso modo un peu plus de la moitié du prix à la pompe c'est des taxes.
Moi je suis très sceptique sur la baisse des taxes parce que le problème de la baisse des taxes c'est ça que ça concerne tout le monde. Vous l'avez dit il y a des français effectivement qui sont étranglés et qui ne se déplacent pas ou moins parce qu'ils vivent en milieu rural ils n'ont pas beaucoup de revenus. Donc qu'on élargisse les aides ciblées qui ont été décidées par le gouvernement et qui sont assez ciblées pour l'instant, qu'on les élargisse à d'autres ménages pourquoi pas mais si vous baissez les taxes vous les baissez pour tout le monde y compris pour des gens où on est au sénat on voit dans les rues de paris des gens très aisés qui ont des suv qui peuvent très bien payer un peu plus cher leur plein d'essence.
Le problème quand vous baissez la taxe c'est que vous la baissez absolument pour tout le monde et quand vous baissez cette taxe l'état s'endette actuellement à 4 ,5%. Les 12 ou un peu plus, 12 ou 15 milliards, selon les chiffres qu'on entend du Rassemblement national, de cette mesure de baisse de taxe, ça coûterait 600 millions d'euros par an juste en intérêt. Donc juste qu'on paierait aux créanciers et ce serait-il 100 millions d'euros qui n'iraient pas dans l'école, dans l'hôpital ou dans autre chose. Donc je trouve que c'est très cher pour une mesure qui n'est pas ciblée. Donc plus d'aides pour les ménages étranglés, d'accord, mais des aides ciblées. Le ménage rural à faible revenu, on élargit les aides, d D'accord,
mais des baisses de taxes pour tout le monde, ça coûte beaucoup d'argent et de l'argent qui... Le ciblage ne marche pas. Regardez ce qui se passe. Vous avez près de 2 ,9 millions de Français qui sont éligibles aux aides ciblés. Vous n'en avez même pas la moitié qui est au courant ou qui les touche avec un retard.
Le ciblage, c'est d'abord l'exclusion. Non, mais c'est un autre sujet. On l'a dit, il y a eu un sujet de non-recours à cette aide parce qu'effectivement, c'était très complexe et qu'il y avait encore beaucoup de formulaires, etc. pour y aller. Et donc, il faut qu'on améliore et qu'on fasse en sorte que les Français soient beaucoup plus facilement éligibles. Mais moi, je partage l'analyse, c'est-à-dire que je me mets à la place des gens qui nous regardent, qui doivent se dire « Eh oui, bien sûr, c'est très alléchant, baissons les taxes ». Ça semble évident. En réalité, ce que propose le RN, c'est un mirage. Parce que précisément pour plusieurs choses, non seulement ça n'est pas ciblé, donc vous allez aider autant le milliardaire que l'aide-soignante qui touche 2000 euros
et puis surtout vous n'avez pas la certitude que ça allait être efficace. Prenons un exemple, l'allié du rassemblement national madame Méloni en Italie en est revenu de cette baisse des taxes parce qu'en réalité c ça a coûté entre 11 et 20 milliards d'euros à l'état et vous n'avez pas la certitude et je parle sous le contrôle d'un économiste vous n'avez pas la certitude qu'en baissant les taxes ça va effectivement être répercuté sur le prix donc si vous voulez je me mets à la place des gens qui écoutent et qui se disent oui évidemment c'est du bon sens que propose le renne en réalité c'est un mensonge parce que non seulement vous n'avez pas la certitude que ça va baisser les prix par contre la seule certitude que vous avez c'est que ça va coûter à l'état
et dans la situation actuelle vu ce ce que nous propose le Rassemblement national dans son plan, pardon de dire qu'il propose encore la retraite à 60 ans. Donc c'est impossible de se désendetter dans cette situation-là. Je pense que c'est irresponsable. – Quelqu'un de talentueux et de riche. – Je vous en remercie. Je termine mon propos. Donc je pense qu'on ne peut pas regarder les Français droit dans les yeux en disant on va continuer à dépenser sans fin. En réalité, nous avons une situation budgétaire. Je ne parle même pas de ceux qui disent qu'on peut geler la dette. Ça, ce n'est pas possible non plus. En fait, il faut être raisonnable et regarder la situation comme elle est. Nous, on dit, continuons à aider celles et ceux qui en ont le plus besoin, ceux qui travaillent,
qui ont besoin de la voiture parce que c'est pas un luxe. – Julien, je vous laisse répondre après en Méditerranée voir la colère des pêcheurs. – Être raisonnable aujourd'hui, c'est rendre de l'argent aux Français, qui n'en peuvent plus. Et moi je le vois dans mon département de Lyon, qui est un département rural, où la charge du carburant, la charge de l'énergie est aujourd'hui insupportable. Avec des familles qui demandent aujourd'hui une mesure urgente, une mesure urgente pour aller emmener leurs enfants à l'école, pour aller travailler, pour aller chez le médecin. Et Dieu sait si dans mon département les médecins sont de plus en plus rares et de plus en plus loin du domicile. Donc la baisse d des taxes, c'est effectivement baisser le prix immédiatement.
Et moi je le dis, il faut aujourd'hui que nos responsables politiques et notamment que les macronistes arrêtent d'alourdir la fiscalité. Quand vous voyez qu'hier, il y a eu un vote très important et très grave au Parlement européen où vos députés ont voté pour un mécanisme... C'est un vote qui a eu lieu il y a bien longtemps. Monsieur Bardella, comme il ne va pas au Parlement européen, il découvre les votes trois ans après. La réalité, le vote... Je sais que ça gêne les macronistes. Les députés européens ont voté le mécanisme ETS2 qui vise à décarboner notre économie et l'énergie, qui va conduire à alourdir la facture du carburant avec une augmentation du prix du litre de 15 centimes en 2028.
Comme si les carburants n'étaient pas assez chers, vous alourdissez de 15 centimes en 2020. Tout cela est indécent et inqualifiable au regard de ce que vivent nos constituants. Est-ce que les 36 milliards d'euros de taxes et d'impôts supplémentaires que vous avez votés l'année dernière lors du projet de loi de finances sur les entreprises, sur les PME et les ETI, est-ce qu'elles sont acceptables ? En réalité... Vous avez voté avec la France insoumise l'année dernière 36 milliards d'euros d'impôts et de taxes supplémentaires sur les ménages et sur les entreprises. C'est un fait aussi. Donc si vous voulez sortons des bilans, c'est vous qui m'amène dessus donc je vous réponds. On n'a pas été au gouvernement. Alors si, alors vous avez un bilan monsieur Oudou.
C'est intéressant ce que vous dites parce qu'en réalité ça fait 10 ans. Non mais d'accord, d'accord. Qui sont pour le coup responsables et qui encouragent à des économies drastiques. Non, vous n'assumez pas votre bilan et vous êtes comptable aussi. Vous êtes comptable de la situation. Vous n'avez par exemple pas voté contre la réforme des retraites, pas voté contre la réforme de l'assurance chômage, pas voté sur le conditionnement du RSA à 15 heures d'activité, vous êtes aussi comptable par vos votes de la situation dans laquelle nous sommes. Vous êtes le premier groupe à l'Assemblée. Les Françaises et les Français vous ont choisis et nous résumons. Mais ne disons pas que vous arriveriez comme ça, comme des... Ah mais c'est le cas. Des nouvelles personnes. Vous vous êtes plombé.
On va parler de la colère des pêcheurs en Méditerranée dans l'Héro A7 à Frontignon. Ce matin, hier, c'était à Foss-sur mer, dans les Bouches-du-Rhône, à côté de Marseille. Bonjour Léo Purgat, merci beaucoup d'être avec nous, président et directeur éditorial de la Marseillaise. Des pêcheurs qui ont bloqué quelques heures le dépôt pétrolier de Foss-sur-Mer avec des images qui nous ont interpellés, images d affrontements entre CRS et pêcheurs. Quelle était la situation Léo ? Une situation très tendue qui témoignait de la colère et du désarroi de ces pêcheurs de Méditerranée qui sont venus bloquer le dépôt pétrolier de Foss pour protester contre l'explosion du prix du gasoil et expliquer que dans ces conditions,
ils ne travaillent finalement pour rien. Donc beaucoup de colère de leur côté, beaucoup de colère aussi lorsque les CRS les ont chargés pour les disperser. Ils estimaient qu'ils étaient là pour représenter le monde du travail et qu'il n'y avait pas lieu de les traiter comme des voyous. Donc effectivement, beaucoup de colère autour du dépôt de pétroliers de Fosse et puis beaucoup de colère dans toute notre région dont nous rendons compte dans notre édition du jour, puisque en plus de ces pêcheurs, il y avait aussi des mobilisations des énergéticiens et des gaziers,
des enseignants du supérieur, des étudiants et aussi une convergence des personnels de santé à Marseille, de toute notre région. Merci Léo. Merci beaucoup Léo Purguette, président et directeur éditorial de la Marseillaise qui fait sa une évidemment sur le sujet énergéticien, infirmière, chercheur, ce qui les met vraiment en colère, c'est-à-dire dans votre journal. Qu'est-ce qu'on répond à ces pêcheurs, Jadzab ? Il y a déjà des aides sectorielles pour la pêche, mais vous l'entendez, cette colère, notamment en ce moment dans les ports de Méditerranée. Il en faut plus ? Écoutez, je suis né à Montpellier, donc je connais bien aussi dans les rôles la situation des pêcheurs. En réalité, il y a plusieurs sujets
et j'ai entendu ce que disent les pêcheurs, ils ne demandent pas que des compensations et des aides financières. Ils demandent aussi qu'on les libère des normes. Ils demandent qu'on taille dans toutes ces normes qui compliquent au quotidien leur vie. Pour le coup, quand Gabriel Attal était Premier ministre, il avait géré, en tout cas, il était aux responsabilités quand il y avait eu le pic de la crise des agriculteurs avec une volonté de simplifier, de permettre la transmission beaucoup plus facile des exploitations sur les pêcheurs lacs et la question aussi de leur quotidien, de leur capacité à embaucher. Donc si vous voulez, encore une fois, c'est toujours le cas quand il y a des crises, il y a le sujet de l'urgence avec évidemment comment on peut faire
en sorte pour les aider, pour les accompagner parce que derrière ça, c'est aussi un enjeu de souveraineté alimentaire puisqu'ils nous nourrissent, donc on doit aussi être en capacité de les protéger. Et puis il y a la question au long terme sur la simplification et donc nous on dit effectivement qu'il faut tout repenser et qu'on doit réécrire de fond en comble aussi toutes ces normes, en évidemment protégeant encore les consommateurs, mais en simplifiant la vie pour ces gens dont l'objectif est de nous nourrir. C'est normal qu'ils vivent dignement et ça n'est clairement pas le cas aujourd'hui.
Là encore moi j'entends les beaux discours Mais quand, après dix ans d'un seul et même pouvoir, l'inflation normative n'a cessé de paralyser des secteurs entiers, de fragiliser des entreprises, de plomber des des aériculteurs et des pêcheurs. Effectivement, ils veulent moins de normes, mais ils n'ont pas envie d'avoir des discours. Les discours, ils les ont entendus. Ils veulent à un moment donné que quelqu'un passe la tronçonneuse et arrête avec ces c'est ces contraintes qui sont insupportables et surtout que n'ont pas nos concurrents et partenaires étrangers. Parce que ce que reprochent les agriculteurs et les pêcheurs, c'est de ne pas être logés à la même enseigne. Ils n'ont pas les mêmes règles. Ils ont une tonne de contraintes, ils doivent laver plus blanc que blanc
ils doivent être irréprochables sur tous les sujets sauf que les pêcheurs européens et les agriculteurs européens en fait ne sont pas plombés par les mêmes normes et les mêmes contraintes c'est ça le véritable problème et moi je reproche beaucoup sur le mercosur on a quand même obtenu en l'occurrence par exemple des clos miroirs etc il a fait ce qu'on a pu pour aller au bout et on s'est opposé d'ailleurs nous à ce mercosur. Emmanuel Macron n'a pas été très clair sur le sujet du mercosur comme sur tous les sujets des traités de libre-échange. Nous c'est très clair avec Marine Le Pen, Jordan Bardella, on sort l'agriculture. On sort l'agriculture des traités de libre-échange. On fait l'exception agriculturelle française comme il y a une exception culturelle
qui protège un certain nombre d'artistes. Donc vous privez les agriculteurs de la PAC, de la politique agricole commune en réalité. Pas du tout, pas du tout, pas du tout. En réalité c'est ça que vous dites. Mais pas du tout. Par ailleurs quand vous dites on va baisser la contribution de la France à l'Union Européenne, ça équivaut aussi à une forme de Frexit qui ne dit pas son nom. Les premières victimes vont être les agriculteurs et les pêcheurs. Vous qui êtes un farouche défenseur et partisan de l'entrée de l'Ukraine dans l'Union Européenne, l'entrée de l'Ukraine dans l'Union Européenne, c'est la mort de la PAC. Il est pas question de ça aujourd'hui. Et c'est le dernier clou de cercueil sur l'agriculture française,
puis cette concurrence déloyale de ce pays qui, encore une fois, ne respecte aucune des normes, aucune des contraintes, aucune des règles sanitaires qui sont respectées par les agriculteurs français, je le dis ce serait le cauchemar terminal pour les agriculteurs français de voir l'entrée de l'Ukraine dans l'Union Européenne. Il n'en est pas question pour le moment. Sylvain Versinger, juste puisqu'on parle aussi des conséquences de ces mécontentements sur le budget. Là, on est sur des aides sectorielles, des aides ciblées pour les gros rouleurs, pour les agriculteurs, pour les pêcheurs. Est-ce qu'on a les moyens de faire plus, de ressortir le carnet tchèque et de refaire un quoi qu'il en coûte ? Alors, un quoi qu'il en coûte, ça dépend de ce qu'on entend par là,
mais je crois qu'on a les moyens de faire plus. Cela dit, il faudra raboter plus ailleurs aussi. Parce qu'aujourd'hui, avec les taux qui augmentent et on s'endette aujourd'hui la France à 4 ,5%, c 'est-à-dire des taux qui ne sont pas tenables à long terme parce qu'en fait le taux qu'on paye sur notre dette est plus élevé que la croissance nominale. C'est-à-dire qu'en fait, c'est une situation qui n'est pas tenable à long terme. Je ne dis pas que ce sera la faillite demain, mais sur plusieurs années ou décennies. Donc oui, on peut faire un peu plus. Après, il faudra aussi s'engager à faire peut-être plus de coupes ailleurs, à augmenter peut-être plus tel ou tel autre Mais l'idée que j'ai envie de porter et qui peut rassembler tous les partis
politiques, je pense du RN à LFI, c'est qu'en fait, on est dépendant depuis des décennies de nos importations d'hydrocarbures. Et régulièrement, tous les 5, 10, 15 ans selon selon les crises, on se prend un choc pétrolier, une crise gazière-pétrolière. Mais la solution, c'est de sortir de cette dépendance et on commence à avoir les technologies pour le faire. Et les 12 ou 15 milliards d'euros que vous voulez mettre en baisse de taxes, mettons-les pour électrifier les voitures. Je sais que c'est encore trop cher pour beaucoup de ménages dans Lyon, etc. ou ailleurs, il n'y a pas encore les bornes. Mais cet argent, mettons-le pour sortir de cette dépendance, pour construire des bornes, pour augmenter les aides pour acheter une voiture électrique.
Et demain, dans 5-10 ans, quand tu à ce nouveau type de crise, c'est pas qu'on s'en fichera, mais on sera beaucoup moins dépendant. On sera dépendant des Chinois. On sera dépendant des Chinois. On peut construire des J-Factories dans le Nord aussi. Il y en a qui sont en train de construire ces technologies. On a pris un un retard colossal. Mettons l'argent pour rattraper ce retard. Je suis d'accord avec vous, mais il ne faut pas mentir aux gens. Le gouvernement avait dit, effectivement, on va électrifier le parc automobiles, vous allez voir, il y aura des millions de véhicules. On va remplacer très rapidement les véhicules thermiques. Force est de constater que c'est un échec. Voilà. On peut le déplorer. Aujourd'hui, il ne faut pas mettre tous les oeufs au même panier.
On a encore besoin, notamment de la régionalité de véhicules thermiques. On a besoin de véhicules diesel, on a besoin de véhicules qui vont rouler et qui vont avoir encore une fois une autonomie supérieure aux véhicules électriques. C'est une réalité qu'il y ait des véhicules électriques qui soient plus adaptés à l environnement urbain, périphérique. Très bien. Mais là, aujourd'hui, on a besoin de baisser les taxes pour permettre à l'essentiel de nos concitoyens dans la ruralité de pouvoir circuler, de pouvoir travailler. J'ajoute que quand même c'est important pour nos compatriotes qui nous écoutent. La baisse de la TVA sur le diesel et l'essence, pour un plein de 40 litres, c'est 14 euros en moins. 14 euros en moins, c'est énorme. Enfin, il faut se rendre...
Vous êtes en train de vendre un mirage. Évidemment que ça donne envie, mais c'est pas possible. Mais non, c'est là qu'en réalité, vous trompez les gens et moi j'entends la colère et j'entends qu'il faut qu'on aille beaucoup plus loin. Mais pardon de dire que dans la situation actuelle, une nation endettée, elle subit son avenir. Une nation désendettée, elle le choisit. La raison pour laquelle, si on le voulait, on ne pourrait pas donner autant qu'on le souhaiterait pour aider ceux qui en ont le plus besoin, c'est que nous sommes dans une situation budgétaire très contrainte. Donc nous, ce que nous disons avec Gabriel Attal, et c'est une trajectoire qu'il faut qu'on tienne, mais dans 10 ans, nous devons être revenus à 0 % du déficit.
Et oui, il faut aussi qu'on regarde les dépenses de l'État. Nous disons, nous devons faire des réformes sociales, la réforme des retraites, pardon de dire que le Rassemblement national ne fait pas de réforme des retraites, voire revient à 60 ans. Il ment aux Françaises et aux Français. Nous disons, nous voulons faire une réforme... Je termine juste mon propos. Nous voulons faire une réforme de l'assurance chômage. Nous assumons de dire que nous devons aussi discuter, négocier le départ de 100 000 fonctionnaires, sauf police, justice, État armé. Nous disons aussi qu'il faut faire une grande réforme de l'État parce que nous avons eu tendance à avoir un millefeuille administratif. On le connaît au Sénat. Il y a beaucoup de rapports sur la question.
Nous disons qu'il faut aussi faire les réformes qui vont en face. Mais donc pourquoi est-ce qu'aujourd'hui on n'a pas, entre guillemets, les mains libres ? Pardon de le dire comme ça. C'est parce que nos dettes, elles sont détenues par l'étranger que nous devons honorer nos créances. Et sur la question de l'électrification, oui, entièrement d'accord. Au long terme, – Gabriel Attal fasse tout ça quand il était Premier ministre. – Non mais après, il a été Premier ministre six mois. Vous êtes parlementaire, vous savez uniquement qu'en six mois, on ne peut pas tout révolutionner. – Il a été ministre quelques années avant. – Bien sûr, mais précisément sur cette question-là, l'électrification, oui, nous nous proposons avec Gabriel
Attal d'étendre le leasing social aux voitures électriques d'occasion. Typiquement, ça c'est aussi une mesure importante. Sur le nucléaire, nous défendons, nous, le mix énergétique. Je vous précise que le Rassemblement national est contre les énergies renouvelables. Donc en réalité, ils nous mettent en situ... – Effectivement, nous sommes contre les énergies faussement relables. – Donc vous nous mettez en situation de dépendance vis-à-vis de vos alliés, que sont M. Poutine et M. Trump. Donc précisément, avec le mix énergétique, on retrouve notre souveraineté. – Allez, c'est l'impression d'où l'apprend avec Tessé Golan qui est patriote sur les plateaux, en réalité nous vend à la Russie de Poutine et aux Etats-Unis de Trump. Là c'est la grande bouillabaisse.
Je ne sais pas s'il y a de la bouillabaisse à Montpellier, je ne pense pas.
nous, nous sommes les farouches défenseurs du secteur nucléaire. Nous souhaitons effectivement arrêter le subventionnement pas des énergies renouvelables. Il faut défendre les énergies renouvelables, la biomasse, la géothermie, l'hydrogène et d'autres. Mais pour autant, vous avez aujourd'hui des énergies qui sont intermittentes, l'éolien et le solaire, qui nous viennent d'ailleurs de l'étranger. Quand vous subventionnez l'éolien, vous êtes... Comment dire ? Vous subventionnez des promoteurs, qui sont des promoteurs étrangers. Et essentiellement pour une énergie qui nous coûte extrêmement cher et qui fait augmenter la facture d'électricité. J'aimerais revenir un peu sur la réforme des retraites. Oui, alors clarissez une bonne fois pour toutes.
Après, il y a Sylvain Bersinger qui a fait un peu Les caricatures sont faciles. Quelqu'un, un Français qui a commencé à travailler à 16 ans, il faut qu'il parte à quel âge, selon vous ? Il n'a jamais... Il faut qu'il parte à quel âge, alors – Mais nous, avec Gabriel Attal, on est très clair, c'est la durée de cotisation qui compte pas l'âge de départ. – Très bien, donc nous, c'est 40 annuités, 40 annuités travaillées, voilà, et il partira à – À quel âge ? À taux plein, parce que vous avez encore une mesure d'âge dans votre système. – À 60 ans quand vous avez commencé à travailler avant 20 ans, quand vous avez commencé à travailler après 20 ans jusqu'à 24 ans et demi, 42 annuités, c'est-à-dire que vous commencez à 24 ans, vous terminez à 66 ans avec une retraite à taux plein.
Et surtout, nous voulons inciter les Français à travailler plus longtemps. Ceux qui veulent dépasser l'âge légal, qui le peuvent et qui le souhaitent, ils bénéficieront d'une augmentation de 15 % de salaire, l 'entreprise d'une baisse de 15 % de cotisations chômage. Donc on incite aussi les gens à travailler plus longtemps. Voilà, ça s'est clarifié. mot Sylvain Bersinger sur la question des énergies en nouvel. Non, je pense que je comprends tout à fait votre point de vue. Il y a des gens au milieu rural qui sont étranglés qui ne peuvent pas passer tout de suite à l'électrique. Donc qu'on élargisse un peu les aides et qu'on les rende automatiques parce qu'on sait très bien qu'il y a des gens qui n'ont pas recours aux aides, très bien. Après, je pense que le pétrole, quoi qu'il arrive,
au-delà des considérations écologiques, strictement économiques, il est importé, il sera toujours importé. L'électricité, qu'elle soit... Il peut être français, justement. Dans des toutes petites mesures, peut-être un peu en Guyane. En Guyane, mais justement, on aimerait bien pouvoir prospecter alors qu'on nous l'interdit à cause de plus Nicolas Hulot où il n'y a pas de possibilité de prospecter pour recevoir du pétro en Lyon. – Allez, très vite, on a le temps d'écouter Ségolène Royal. – On peut aussi les mettre dans Lyon et des emplois dans Lyon. – Non, non, il y en a trop. Alors, pas d'éoliennes dans Lyon. Le sud du département est infesté, ça pourrit les paysages. Donc stop. — Quelle réponse apportée à ces colères ?
On va voir ce qu'en dit la candidate à la primaire de la gauche chez Colère Royal. C'était ce matin sur LCI. — Vous avez déclaré, c'était hier, le gouvernement veut le chaos, veut la révolte. Quel serait l'intérêt du gouvernement à chercher le chaos et la révolte ? — Pourquoi, je ne sais pas, pour brouiller les élections. On a bien vu Emmanuel Macron dissoudre dans des conditions aberrantes. Donc aujourd'hui, la question, il faut la retourner. Pourquoi ce gouvernement ne baisse-t-il pas les taxes sur l'essence ? Pourquoi ne reconnaît-t-il pas même dans la parole politique la souffrance des Français qui sont confrontés à ces problèmes ? Vous n'avez même pas une parole politique qui dit qu'est-ce que vous répondez à Jadzab ?
Mme Royal a été ministre de l'Environnement au moment où il y avait eu les bonnets rouges en Bretagne. Elle connaît la question. Je crois encore une fois que c'est une solution de facilité que de Encore une fois, c'est alléchant, ça donne envie. Et si c'était réaliste, on le ferait, mais en réalité, ça coûte très cher. Sans résultat, quant au fait que le gouvernement instrumentaliserait les souffrances des gens en vue de brouiller, comme le dit Mme Royal, les élections, je pense que de la part de quelqu'un qui prétend à la fonction suprême, c'est pas très responsable de dire ça le gouvernement il a beaucoup de mérite, chacun sait qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée Nationale, que là on entre dans un débat
budgétaire et rendez-vous compte, on n'en est plus à souhaiter le meilleur budget, on en est à espérer l'expression moins pire des budgets. Donc le gouvernement, on ne va pas lui rajouter en plus la suspicion d'instrumentaliser les élections. Ceux qui essaient d'instrumentaliser les élections, en l'occurrence, sont les alliés de M. Oudoul, c'est la Russie de Vladimir Poutine, avec ses ingérences. Le gouvernement défend les Français et je ne suis pas certain que ce soit très responsable, ce que vient dire Mme. Pour une fois, Ségolène Royal a raison. Effectivement, ça passe par la baisse des taxes. Je vous explique rapidement comment compenser ces 12 milliards. Vous avez les 6 milliards d'augmentation du budget de l'Union européenne,
sur lesquels nous voulons revenir parce que nous sommes contributeurs perdants. Vous avez ensuite des agences et comités Théodule qui nous coûte un pognon de dingue. Je pense à l'ADEME, 4 milliards d'euros qu'on va récupérer. Donc là vous avez déjà 10 et je rajoute 2 milliards sur l'entretien des fonds mineurs isolés par les départements. 2 milliards d'euros. Vous avez les 12 Je ne peux pas vous répondre, c'est dommage. 12 milliards qui nous permettent de baisser les taxes sur les carburants. Non mais vous nous réinviterez et je répondrai à monsieur Oudou. En réalité c'était alléchant. Oh mais je vous réinvite, on aura le temps, la campagne va être longue. C'est encore 7 mois. Merci beaucoup, merci à tous les trois pour ce débat. Merci à tous de nous avoir suivis. On se retrouve demain.
Très bonne journée public sénat en partenariat avec la presse régionale
Julien Odoul