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Podcast / conversation28 minutes - ARTE· 19 janvier 2026 46 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprises

“Made in France” / Groenland : quel prix les européens sont-ils prêts à payer ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Concrètement, qu'est-ce que l'instrument anticoercition de l'UE peut-il être dissuasif face à l'administration Trump sur le Groenland ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quel prix les Européens sont-ils prêts à payer pour défendre la souveraineté grenlandaise ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'activation de ce bazooka a des chances d'aboutir ou est-ce une forme de communication dissuasive ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    La Chine et la Russie ont-elles des ambitions sur le Groenland ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Fait
    « Le Groenland ne sera jamais américain. Il faut que le chantage cesse. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Bonsoir, soyez les bienvenus dans 28 minutes. Bonsoir mes camarades. Bonsoir l'actualité internationale, c'est la poste de l'Union européenne aux prétentions annexionnistes de Donald Trump sur le Grenland, territoire autonome danois face aux menaces américaines de surtaxer les produits de h pays européens.

Bruxelles monte le ton et réplique. Bon, d'abord, je voudrais le dire ce matin de manière très ferme. Le Groenland ne sera jamais américain.

Il faut que le chantage cesse. Et je pense que l'administration américaine fait une erreur importante, c'est de tester les Européens. La France, elle menace d'activer le bazooka de l'Union européenne.

Concrètement, qu'est-ce que l'instrument anticoercition de l'UE peut-il être dissuasif face à l'administration Trump sur le Groenland ? Quel prix les Européens sont-ils prêts à payer pour défendre la souveraineté grenlandaise ? Ce sera le thème de notre débat avant qu'on vous retrouve.

Bonsoir Marie Bonisso et Xavier Maudu pour vos chroniques et direction l'île de la Réunion Elisabeth où le pyon de la fournaise est entré en éruption. Les autorités disent qu'il n'y a aucun risque pour les populations. Une histoire volcanique donc du temps où l'île de la Réunion s'appelait l'île Bourbon.

Oui. Et vous Marie ? Un mystère.

La fille de Kim Jong Un va-t-elle succéder un jour à son père à la tête de la Corée du Nord ? Le sort de la petite princesse alimente tous les fantasme. Elle a quel âge ?

Elle a 13 ans. Ah oui, elle est jeune. À tout à l'heure, Marie.

Et pour commencer, la désindustrialisation de la France mise en scène avec un humour qui passe à la sulfateuse. Le patronat, les syndicats et le blabla de l'État. C'est dans Made in France.

La pièce de Samuel Valenci acclamée au festival d'Avignon Off et joué en ce moment à Paris. Nous recevons son auteur, acteur et metteur en scène tout de suite. Samuel Valenci, bonsoir.

Je vous présente Ananï et Benjamin Sportouche. Vous êtes auteur, metteur en scène et acteur entre autres de Made in France pièce qui se joue en ce moment au théâtre de la Renaissance à Paris. Vous dites à travers les interviews qu'on a lu de vous, deux choses ont changé ma vie. des chats et les souris.

Alors, miaou de perplexité. Donc miaou, expliquez-nous ça. Samuel Valencie, en fait, j'ai fait un j'ai un parcours un petit peu atypique parce que je suis passé par une grande école de commerce.

Oui, on y reviendra tout à l'heure. Voilà. Et en fait, pendant cette école de commerce, je me j'ai eu un coup de un coup de foudre avec le théâtre et j'en ai parlé à mon père et mon père m'a dit "Je peux rien faire pour toi, je suis vétérinaire.

La seule chose que je peux faire éventuellement, c'est en parler à Philippe Tesson dont je soigne les chats." Et Philippe Tesson a été mon introduction au théâtre et et les souris, pardon. Parce que c'est le premier spectacle dansquel j'ai joué en théâtre universitaire quoi ?

Des souriers des hommes. Et ben voilà, tout s'explique. Miaou !

Merci Samuel Valenci. Maintenant votre profil l'idéal réalisé par Gael Leouve juste après. Samuel Valenci vous considérez le théâtre comme un lieu de représentation du conflit.

En traitant des sujets politiques, vous souhaitez rendre le spectateur plus libre. Comment y parvenez-vous ? Pour répondre à cette question, vous avez le profil idéal. [musique] Étudiant à HC en 2011, vous avez du mal à vous projeter salarié d'une grande entreprise au sortir de votre cursus.

Deux événements changent votre vie. En 2013 et pendant 1 an, vous devenez assistant de production au théâtre de poche Montparnas dirigé par le journaliste Philippe Tesson. Et cette même année, vous jouez dans Des souris des hommes de Steinbeck mis en scène par Paul Balagué.

À quelques miles au sud de Soledade, la Salinas descend tout contre le flanc de la colline et elle coule profonde et vert. Steinbeck est devenu mon maître dans ma volonté de faire du théâtre politique et non politisé. En 2014, vous créez votre propre compagnie, la poursuite du bleu.

Vous montez l'inversion de la courbe qui interroge notre rapport à la productivité. Puis Melon et Blue, un compte philosophique et écologique. En 2023, avec coupure en tissant une histoire autour de l'installation d'antenne 5G dans une commune rurale, vous évoquez la place du citoyen en démocratie.

Pourquoi on ne peut pas avoir les anciennes ? C'est une décision du gouvernement. Qui au gouvernement ? le secrétaire d'État au numérique.

Encore une gravate qui n'a pas été élue. Non, il a été nommé par premier ministre. Mais personne n'a été consulté.

Si des experts qui n'ont toujours pas été élus. Pour Made in France, vous avez réalisé des entretiens avec des syndicalistes, des ouvriers, des hommes et des femmes politiques avant d'écrire une satire sur la délocalisation, la fermeture programmée d'une usine et les hypothétiques reprises. L'État soutient le projet.

Ah bon ? Oui. Mais comment ? par ma présence en engageant la parole de la ministre.

Ah d'accord, avec des mots. L'humour, précisez-vous, c'est le désespoir bien habillé, la soupape indispensable à notre époque. Ah oui, Samuel V, vous vous avez pas envie de porter de checkof sur les planches une année fois.

C'est du théâtre contemporain des problématiques d'aujourd'hui. Ouais, c'est ça. C'est un peu le projet de la compagnie la poursuite du bleu.

En général, ce qu'on essaie de faire, c'est de prendre des thématiques d'aujourd'hui, mais on essaie de les traiter de façon très populaire et pour ça, on choisit des sujets de société, des sujets où il y a du conflit comme Shakespeare les aimes. Et là, alors la fermeture d'une usine, il y a des conflits dans tous les sens avec un personnage en fil rouge. Enfin, le personnage que nous suivons Émile, détenu en processus de réinsertion.

Et qu'est-ce qui lui arrive ? C'est un c'est un détenu qui enfin obtient une peine aménagée et il espère que rentrer dans cette usine, ça va lui permettre assez vite de sortir définitivement de prison. Sauf que pas de chance, le jour de son premier jour, ils annoncent la fermeture du site et donc il doit devenir le meilleur des syndicalistes mais aussi le plus égocentré des syndicalistes.

Ah oui. Hm hm. Benjamin.

Alors vous voulez pas faire de théâtre politique mais il y a quand même un syndicaliste verreux, des politiques ambitieux et gothiques, des chefs d'entreprise assez vora. Est-ce qu'il y a pas un risque du tous pourri et de fait de théâtre politique ? Euh théâtre politique pour moi ça veut pas dire théâtre politisé.

Ce qui nous ce qui nous intéresse en fait, c'est de raconter comment la partie de monopolie qui se met en place à la fermeture d'une usine, elle rend tout le monde égocentré. Et en quelque sorte, il y a une espèce de de grand jeu qui se met en place où chacun est très concentré sur ses intérêts. Quand vous êtes syndicaliste, euh vous vous retrouvez très vite dans une situation où vous savez que le droit joue contre vous.

Et donc vous savez très vite que si un groupe a décidé de fermer une usine en France, aujourd'hui les recours ils sont très maigres. Donc vous savez que si vous pouvez tirer votre épingle du jeu, vous le faites. Mais ça ne vous empêche pas de continuer à vous battre pour les autres.

Et c'est ce qu'on essaie de raconter. Tout le monde est dans une zone grise. Je veux pas du tout raconter que on est dans du tous pourri.

C'est pas mon intention. D'ailleurs, c'est le personnage d'Émile avec sa naïveté qui les sort en grande partie de là. Hm hm.

Alors des industrialisations, des localisations, on entend énormément parler de tout ça. On va en parler avec vous Samuel Valenci et avec Anna à propos, mais vous le connaissez cette ce cas d'école, le verrier arc France dans le Pas de Calais a été placé en redressement judiciaire début janvier il y a quelques jours. He oui 200 ans que cette verie cristallerie fait vivre la commune d'Arc et ses 10000 habitants et là-bas Arc affaire de famille au moins une personne il a travaillé dans chaque foyer.

Le père, l'oncle, la sœur, la grand-mère. Mais depuis 2019, l'entreprise fait face à des difficultés, la concurrence chinoise, la hausse des tarifs de l'énergie, la baisse du pouvoir d'achat et puis les inondations de 2023-2024. En 25 ans, le nombre de salariés est passé de 12000 à 3500.

L'État a refinancé avec plusieurs plans 200 millions d'euros au total et pour tenter de maintenir cette activité mais sans succès. Donc le 7 janvier, le tribunal de commerce de Lille a été obligé d'acter le placement de l'entreprise en redressement judiciaire. Hier, c'était la date limite pour faire une offre de reprise et on sait déjà que deux anciens dirigeants ont candidaté.

Alors, le cas d'c, c'est un petit peu le cas d'école grandeur nature de ce qu'on voit dans votre pièce. Est-ce que vous pensez qu'il faut tenter de sauver à tout prix ces entreprises en difficulté ? En fait, je suis assez mal à l'aise quand on parle de faire du made in France à tout prix.

Euh, la question qui doit se poser assez rapidement derrière, c'est pour quelle société, dans quelle société on a envie de vivre ? Euh, parce que nationaliser une usine, c'est pas une recette miracle pour savoir dans quelle société on veut vivre. On vient de nationaliser l'acier chez Harcelor Mital.

Euh mais qu'est-ce qu'on va faire de cet acier ? Et si c'est pour continuer à faire euh euh des Airbus à 320 et puis des voitures qui sont dépendantes du pétrole américain de Schist, je sais pas si c'est un projet de société très enviable. Donc pour moi, la finalité, elle est pas dans l'outil.

Ce qui compte, c'est le projet de société qu'il y a derrière. Et on voit que c'est là-dessus qu'on a du mal à se mettre d'accord en fait parce que finalement privatiser ou nationaliser si c'est pour rejouer la même partie de monopolie et recréer le même désespoir territorial dans dans quelques mois on aura à peu près les mêmes résultats. Mais quand vous entendez parler par exemple de Duralex qui fabrique ces verrs mythiques qu'on a tous eu et qu'on a tous encore et qui est devenu en 2024 après un redressement judiciaire une scope donc une coopérative de ses employés.

C'est merveilleux parce que ça induit une vision de l'avenir et de l'existence qui est quand même relativement euh en accord avec vos principes. Non, ben ça me touche parce que je suis très sensible à ce qu'Andregor s'appelait l'hétéronomie du travail. C'est-à-dire que toutes et tous quand on travaille, la plupart du temps, on n'est pas tout à fait en adéquation avec ce qu'on fait.

On est en dissonance cognitive au quotidien. Personne se lève le matin en voulant réchauffer le climat de 4 degrés. Et pourtant, collectivement, on y arrive parce qu'on vit dans une dans une société qui est extractiviste et productiviste.

Donc euh on est dans un certain système. Et ce que j'aime avec l'exemple de Duralex, mais il y en a d'autres he on pourra citer euh les Fralid par exemple tout à fait euh qui qui ont beaucoup lutté pour sauver leur usine et en faire une coopérative. Ben en fait dans ces exemplesl on voit qu'il y a une démocratie qui se remet en place et finalement c'est ce qui manque dans la comédie qu'on a monté.

C'est-à-dire que tout du long, l'outil échappe complètement au salarié. Il y a une horizontalité d'une certaine façon mais là c'est l'homme engagé qui parle. C'est l'homme chargé des affaires culturelles au sein de The Chief Project créé par Jean-Marc Jeancovici.

C'est ça. Oui. Mais c'est aussi le porteur de projet le enfin je suis d'abord porteur de projet au sein d'une compagnie et quand on montre des projets, on se pose un million de questions et du coup par exemple quand c'est des alors vous c'est des pièces décarbonées.

Ça veut dire les les costumes sont c'est des vêtements de deuxième main. Vous êtes végétarien euh création en création et en tournée. Mais tout ça, j'ai envie de dire le spectateur, il y a accès que si il s'interroge sur la compagnie, sur le modèle, sur ce qu'on fait.

À la fin des spectacles on distribue des petites coupures qui donnent accès à des réductions dans des commerces qui sont des coopératives engagé d'ailleurs des des réductions qui sont valables chez Scopti dont on a parlé. Euh donc voilà, mais pour moi le spectacle c'est l'endroit où on se pose des questions, c'est l'endroit où il y a tous les conflits qui arrivent mais nous on les résout pas au plateau, c'est aux spectateurs de se dire qu'est-ce que j'ai vu ? Euh comment est-ce que je peux comprendre ce que j'ai reçu ?

Moi, je suis pas du tout là pour dire voilà pour qui voter. D'ailleurs, je suis bien perdu à ce niveau-là en ce moment comme beaucoup de Français. Je sais pour qui je voterai pas, mais je sais pas du tout pour qui je vais voter.

Donc euh voilà. Donc en fait, l'idée c'est plutôt de se dire on présente les conflits, on présente la complexité mais on laisse le spectateur cheminer et s'il a envie de voir les engagements que nous on a dans la compagnie, il peut aller sur le site de la poursuite du bleu. Alors vous sortez d'é prestigieuse des écoles de commerce.

Qu'est-ce qu'on apprend là-bas ? Malmener le monde ? C'est ça que vous avez appris. pas du tout, mais l'enseignement est assez normatif, particulièrement les deux premières années, mais pour une raison assez simple, c'est que ce qui marche existent pour ceux qui sont en place dans les grands groupes, que l'école doit orienter ses étudiants vers les meilleures rémunérations pour être bien placé dans le Financial Times.

Donc tout ça est un système. Donc c'est pas l'école qui est responsable du système ni même les enseignants. Et ça m'empêche pas d'avoir eu des cours passionnants de management de la création avec Thomas Paris en dernière année d'école pour lui rendre hommage.

Mais ce que je veux dire c'est que l'école pousse à un enseignement normatif et du coup par moment nous prive de réflexion. Moi j'ai appris la comptabilité et je ne savais absolument pas que il y avait des réflexions en cours sur comment on pourrait réformer la comptabilité dans un contexte social et écologique. Précison que vous avez aussi fait des études de philosophie Samuel par la suite.

J'ai eu une mention crachat avec un peu plus de 10 de moyennes. Vous appelez ça mention cracha ? J'appelle ça comme ça.

Ou c'est pas vous êtes vraiment un auteur. Vous formez des jeunes avec votre compagnie. C'est ça.

À quoi ? à la transition écologique dans le secteur culturel. Donc j'essaie de transmettre ce qu'on fait dans ma compagnie et ce que j'ai produit au sein du Shift Project dans le rapport descarbon la culture aux étudiants de licar de sciences et de temps en temps on donne des conférences ouvertes aussi.

H h et c'est ça va dans le bon sens ou il y a encore des résistances ? Ça va pas assez vite mais on constate un peu la même chose partout. C'est-à-dire que les ambitions sont les ambitions sont honorables mais la réalisation est plus complexe.

Je vois à quel point c'est difficile de faire venir sans compagnie par le frais de ferroviaire à Avignon. Euh c'était un des exemples, on voit qu'en réalité il y a eu un détricotage du frais de ferroviaire et une hyper privatisation qui rend euh la mise en place assez compliquée. Néanmoins, vous emporterez Made in France à Avillon l'été prochain en train en train en train dans les bravo dans dans par le frais de ferroviaire et l'année dernière on était avec les décors de la comédie française.

Donc ça trouve que c'est en train de bou. Voilà, des décors recyclés, c'est ça. Vous n'avez rien à dépenser, vous n'avez pas engagé de très énergétique pour faire construire ces décors.

Samuel Valencie, ça dépend des spectacles. [rires] C'est bien de relativiser et d'être nuancé. Ce qui ce qui compte, c'est que le le décor soit le plus léger pour la tournée en fait.

Très bien. Donc, Made in France jusqu'à fin avril au théâtre de la Renaissance à Paris. Et pour ceux qui en ont marre d'avoir des spectacles toujours à Paris, non en Avignon cet été grâce au fret.

Merci infiniment ça d'être venu dans 28 minutes et on va passer à notre débat sur la crise historique entre les États-Unis et l'Europe en jeu le maintien du Grenland territoire autonome danois dans le giron européen. Donald Trump qui veut l'annexion menace les Européens de surtaxe douanière. L'arposte prévue par l'Union européenne sera-t-elle suffisante pour calmer l'impérialisme trumpien en cette année de 250e anniversaire de la déclaration d'indépendance des États-Unis ?

On en débat après la mise au point de Sandrine de Calvez. Anuc, capitale du Groenland, un slogan a raisonné ce weekend. Le Groenland n'est pas à vendre.

Ça ne nous intéresse pas de devenir américain. Plusieurs milliers de Grenlandais ont clairement dit non à Donald Trump. Il a perdu la tête, faut qu'il prenne sa retraite.

C'est un peu comme un enfant gâté devenu vieux. Il se croit tout permis. [musique] Le président américain n'en démore pas.

Il veut s'emparer du Groenland coûte que coûte. Ce territoire arctique de 2 millions de mètres carrés appartient au Danemark. Mais qu'importe, Donald Trump a brandi son arme de dissuasion préférée, l'augmentation des taxes douanières déjà utilisé ces derniers mois contre des États qui lui tenaient tête.

Plus 10 % de taxe à partir du 1er février plus 25 % au 1er janvier. S'il n'obtient pas satisfaction, Donald Trump s'est lancé dans un chantage historique furieux après l'envoi au Grenland de militaires européens dont qu'un soldat français. Face aux menaces américaines, un sommet européen extraordinaire se tiendra jeudi à Bruxelles.

Le ton est à la fermeté comme ce matin à Berlin où s'est rendu le ministre français de l'économie. Nous devons en européen rester unis et coordonnés dans notre réponse et surtout être prêt à utiliser l'instrument anticoercition. Les Européens menacent de sortir le bazooka en répliquant par des mesures de représailles économiques.

Il hausse le ton tout en prenant le dialogue plutôt que l'escalade. Alors qu'elle prit le vieux continent est-il prêt à payer pour le Groenland ? Donald Trump a-t-il sous-estimé la capacité des Européens à s'unir pour faire front ?

À quel jeu dangereux le président américain joue-il ? Nos trois invités pour ce débat. Mico Bugon Mered, bonsoir.

Vous êtes chercheur en géopolitique à l'université du Québec à Trois Rivières, spécialiste du Groenland. Vous venez par ailleurs de préfacer la version française du livre d'Élisabeth Boucan. Alors, tu veux acheter le Grandland ?

Et selon vous, on assiste à une crise aussi importante que celle du canal de Suèse dans les années 50. Si on ne s'unit pas les Européens, donc on s'entend, on payera un prix beaucoup plus élevé à l'avenir. À côté de vous, Romol Siora, bonsoir.

Directeur de l'observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS. Dernier essai, l'Amérique éclaté. Selon vous, on assiste à un séisme dans les relations entre l'Europe et les États-Unis avec en ligne de mire pour Donald Trump le 250e anniversaire des États-Unis.

Ce sera célébré le 4 juillet mais bien avant évidemment. et le Groenland en cadeau aux Américains. Et à côté de vous, Nicole Nioto, bonsoir.

Essayiste, vice-présidente de l'Institut Jacques Deor. Dernier essai fracture dans l'Occident. Comment est-on arrivé là ?

Comment en sortir ? Selon vous, la réponse des Européens doit être ferme en utilisant l'arme commerciale, par exemple, en refusant de ratifier l'accord signé en août dernier entre les États-Unis et l'Union européenne. On va détailler tout ça après la lettre du jour.

Oui, elle est signée Donald Trump et elle est adressée au Premier ministre norvégien où siège donc le Comité Nobel qui décerne, on le sait, chaque année son prix de la paix très convoité par le président américain. Voilà ce qu'on peut y lire. Étant donné que votre pays a décidé de ne pas m'attribuer le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin à plus de h guerres, c'est bien écrit en capitale, je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la paix.

La lettre a bien été authentifiée. Mik bugoned, il a on a l'impression qu'il lâchera rien Donald Trump quand on lit ça. Mais il a pas de raison de lâcher en tout cas pour ce qui concerne le Groenland.

Il est je pense dans un piège abscon. C'est-à-dire qu'il a déjà un coup politique engagé sur le Groenland qui est extrêmement important. Et de fait derrière le Groenland, ce qui se joue, c'est l'architecture transatlantique.

On va parler avec évidemment mes collègues ici. Donc à partir de là, le le Groenland pour moi bon c'est ma spécialité donc je suis content qu'on en parle. Mais ceci dit, évidemment, ce n'est que un symptôme de quelque chose de beaucoup plus systémique.

Et cette lettre, ce qui est très intéressant, c'est que à la fois donc le Premier ministre norvégien et le président finlandaise, ils sont associés pour pour répondre à Donald Trump et qui disent tous les deux encore une fois, il faut des escalader, il faut qu'on arrive à discuter. Et donc effectivement, ça a été plus que authentifié depuis. Nicole Nizoto, la tension n'a jamais été aussi forte, vous diriez entre les États-Unis et l'Europe.

On n jamais connu ça dans le passé. Ah, je crois que c'est la crise la plus grave au sein de l'OTAN depuis la création de l'OTAN. en 49.

Oui. Oui. Je pense que c'est la crise la plus grave.

On a déjà eu deux pays de l'OTAN qui s'attaquaient. Par exemple, la Grèce et la quand la Turquie envahit la moitié de Chire en 74. Mais ce sont deux pays entre guillemets moyens de l'OTAN.

Là, c'est pour la première fois, on a le chef de l'organisation atlantique qui menace d'annexer ou de prendre tout simplement une partie d'un territoire, d'un pays allié. Donc c'est vraiment un une date historique et je crois que c'est justement pour ça que ça peut se régler parce que je pense que les Américains ont beaucoup à perdre au sein de l'OTAN. Moi je je recommande vraiment qu'on laisse l'affaire dans l'OTAN, qu'on apporte pas tant que ça dans l'Union européenne parce que dans l'Union européenne, les Américains n'ont tout à gagner, en particulier détruire l'Union européenne alors que dans l'OTAN, ils ont quand même des intérêts, ils ont des bases que nous payons, ils veulent les garder et cetera et donc je crois que l'affaire n'est pas si mal engagée que ça pour nous européens. vraiment Ruation vous pensez la même chose qu'en même temps on a l'impression qu'il veut inscrire son nom dans l'histoire le président américain en achetant ce territoire écoutez tout ce qui vient d'être dit et juste l'utant rapporte de l'argent aux américains et le portefeuille des Américains compte beaucoup pour Donald Trump à quelques mois des élections de demiand ça c'est à la fin de l'année he oui en novembre mais néanmoin tout va dépendre vraiment de à quel point le président américain veut leurand comme vous le savez l'administration je parle de l'administration de toutes ces personnes issues de l'extrême droite américaine qui sont pour la première fois arrivé au pouvoir en janvier 2025 avec Trump ont une stratégie pour l'international. maître Amas qui demeure du de l'ordre multilatéral instauré à martyr 1945 nous ramener dans un ordre où règne le bilatéralisme la loi du plus fort où fait fil des traiter et cetera et cetera donc obtenir acquérir le gréland d'une manière ou d'une autre fait partie de ces stratégies mais effectivement via c avec cette stratégie il y a encore une possibilité de deal si je puis dire et de revenir sur certaines déclarations essentiellement si il risque via l'OTAN d'avoir des pertes financières mais Donald Trump lui fonctionne autrement que le reste de son administration.

Lui, c'est le symbolique. Nous sommes, comme vous l'avez très bien dit, à quelques mois du 250e anniversaire des États-Unis. Voilà, il veut des fêtes pharamineuses.

Il est en train de construire le plus bel arc de triomphe au monde selon ses propres mots, à Washington. Les travaux n'ont pas commencé, voilà, mais ça devrait être prêt dans quelques mois. Mais bref, et donc il a promis d'offrir à ses électeurs MAGA et au peuple américain le Groenland.

Donc si vraiment il s'obstine sur cette idée, malgré tout ce qui a pu être dit et qui est tout à fait juste, il peut en faire fit et décider d'aller jusqu'au bout. En un mot, je voulais juste rappeler un point. Vous avez parlé d'achat, vous avez parlé de deal.

Rappeler que s'il y avait une vente aujourd'hui du Groenland aux États-Unis par le Danemark, si admettons admettons premièrement, il faudrait évidemment le consentement des Groenlandais. C'est pas les Danois qui décident tout seul. Ça c'est le premier point.

Et surtout s'il y avait effectivement cette vente ou cet achat, elle serait illégale. Elle serait illégale en droit international, elle serait illégale en droit même fédéral états-unien. En fait, si vous voulez, c'est un petit peu comme si j'achetais votre appartement vous mettant un pistolet sur la temp.

Bien évidemment, la vot serait considérée comme forcée. Là, c'est exactement la même logique, c'est-à-dire qu'on soit sur l'article 24 de la Charte des Nations Unies, que soit sur qu'on soit sur l'article 52 de la convention de Vienne, sur la légalité des traités et cetera et cetera, il y a un certain nombre de cas, il a même l'arrêté Nicaragua versus États-Unis he dans les années 80. Tout ça fait que aujourd'hui même si les États-Unis achetaient le Groenand de fait, ce serait pas reconnu par personne.

Ah moi je ne suis pas sûr parce qu'après tout si les Grolandais acceptent un deal financier euh et que les Danois euh qui ne sont responsables que de la défense ne sont absolument pas propriétaires ni du sol et cetera, ce serait un acte de souveraineté du Groenland et on serait obligé de le respecter. Je rappelle quand même que des pays arrivent à se séparer. Les Tchqs se sont séparés des Slovaques très de façon très pacifique et on a été obligé de reconnaître les deux états.

Moi ce que je voudrais dire c'est que Donald Trump est se trompe. Il je crois qu'il est allé trop loin. Il s'en rend compte parce qu'on pouvait régler l'affaire de Grenand de façon très simple.

Ils ont essayé de l'acheter en 46. Les Danois ont refusé. Ils ont signé un traité en 51 avec le Danemark qui leur donne le droit de mettre des bases, de faire tout ce qu'ils veulent avec l'accord des Il y avait 12 bases du temps de la 17 bases.

Bon, il y en a plus qu'une parce queil y en avait moins besoin. Mais s'ils avaient voulu, ils auraient pu multiplier le nombre de bases, faire des concessions dans le sous-sol avec l'accord des grav de la dette. Donc la question est pourquoi a-t-il fait de l'affaire du Groenland une affaire aussi exceptionnelle alors qu'il n'y en avait pas besoin et ça à mon avis c'est son erreur sa deuxième erreur et sa deuxième surprise je pense c'est la réaction des Européens je crois qu'il ne s'attendait pas à une telle unité de la part des eur alors attendez on va y revenir mais juste une archive précisément pour corobo ce que vous dites cette fixation sur le Grenland dès 2019 il annonçait ses visés sur l'île regardez c'est la plus grande île du monde. la plus convoitée sans doute.

Lors d'un dîner entre amis, puis lors d'une réunion avec ses conseillers à la Maison Blanche, Donald Trump aurait lancer cette question et pourquoi pas acheter le Groenland. Le Groenland et ses habitants se montrent consternés. On ne vend plus les pays de cette façon.

Si un pays veut un territoire, ça s'appelle la guerre. En 1946 déjà, le président américain Truman avait offert d'acheter le Groenland pour 100 millions de dollars. L'intérêt est stratégique, militaire face à la Russie et économique.

Le Groenland recelle des minerais tels que de l'uranium et du fer et du pétrole, même si les réserves ne sont pas encore localisées. Avant d'en venir au minerais, juste une question Mico Buganber, vous qui connaissez bien le Groenland, quel est le sentiment des Groenlandais ? Est-ce qu'il y a vraiment un consensus aujourd'hui pour ne pas appartenir aux Américains alors qu'on sent qu'il y a quand même une méfiance, une défiance vis-à-vis du Danemark ?

Ah mais très clairement et c'est pour ça que je m'inscris en faux quand j'entends des scénarios disons si les Groenlandais acceptaient de vendre les Groenlandais ne veulent pas se vendre à qui que ce soit. On est dans le même cas que Plor. Non non il y a pas de il y a pas de les je permets juste de vous interrompre on parle on parle de proposition financière à 50000 dollars par terre.

Ça n'intéresse personne. Ça n'intéresse personne. Je permet je me permets de poursuivre permet de poursuivre.

On parle de proposition à 1 million de dollars. C Non, laissez-moi terminer. Je pense sincèrement, prenons le groélandais moyen qui se dit, n'oublions pas la propagande he trompienne et la le narratif trompien qui a été même repris par les Allemands qui ont dit "Nous n'envoyons pas de troupes contre les Américains mais contre de potentielles invasions russo-chinoises." Donc, imaginons le grand moyen qui entend ces ces histoires d'invasion russochinoises et qui se dit "Bon, écoutez, après tout, on propose 1 million de dollars à moi, 1 million de dollars à ma femme pour juste changer le drapeau.

Être américain après tout, c'est quand même mieux que d'être russe et chez croyez-moi, je ne dis pas que l'ensemble des grandais mais qu'à un million de dollars, il peut y avoir quand même un petit bas." Navré, je vous crois pas du tout parce que je connais bien nos amis Groenlandais. Il n'y a pas du tout cette vocation de juste vendre quel que soit le territoire et quel que soit le montant.

Vous pouvez le penser si vous voulez mais c'est pas mais c'est pas la ré du territoire. Ce qu'il faut bien avoir en tête aujourd'hui c'est que le peuple groenlandais est le seul peuple autochtone majoritaire de l'Arctique sur son territoire. Derrière euh le Groenland, il y a tous les peuples autocht, notamment les inuites du Canada et même d'Alaska, qui disent "Ah, mais le grand hinlandais, vous êtes quelque part ceux qui son qui êtes les éclaireurs.

Vous allez être les premiers peut-être à avoir un état inuite au sein de l'Arctique. De fait, aujourd'hui, la notion de vente de ce territoire à des États-Unis, ce n'est pas envisageable. Et je vais même aller dans le détail si vous me permettez parce que vous le [rires] permettez pas." Et ben très bien.

La prochaine fois. Non, est-ce que je est-ce que je peux juste ajouter qu'il y a la la population américaine n'en veut pas ? Euh le le le l'é même l'électorat de Trump est très sceptique sur cette affaire. considère que Trump s'occupe beaucoup de l'extérieur et pas assez des Américains eux-mêmes.

Et quant au Congrès américain, même s'il est quand même à majorité pro Trump, il a émis d'énormes réserves sur cette affaire du Grenland qui n'est absolument. On verra ça, on verra ça. Mais dans l'immédiat, il y a eu des des militaires européens qui ont été envoyés.

Vous sembliez dire que ça pouvait être la bonne option, mais est-ce que c'est vraiment dissuasif quand on voit le nombre 15 pour la France, un pour l'Estonie ? En quoi c'est dissuasif ? disu choisasi pour plusieurs raisons.

D'abord parce que l'Europe résiste de façon différente. Il y a d'abord l'envoi des soldats qui prennent Trump au mot. Trump dit qu'il y a un problème de sécurité.

Donc on est membre de l'OTAN, on envoie des troupes pour défendre le territoire et il y aura ensuite si ça ne suffit pas les les mesures de rétorsion commerciales qui elles sont véritablementes. Mais je pense que c'est dissuasif. Imaginez un petit peu, vous avez je sais pas mettons 120 soldats européens plus les Danois qui sont là. vous envo euh Trump décide d'envoyer une brigade aéroportée ou je ne sais quoi.

Vous croyez qu'ils vont tirer sur des Européens ? La dissuasion c'est ça, c'est chiche. Allez-y, tuez-nous.

Et ben il font pas. Quand on voit ce qu'il dit au comité Nobel de la paix, vous avez le quand il quand on voit ce qu'il a dit au comité au comité Nobel de la paix, est-ce que Romu Al vous avez la même opinion ? Est-ce qu'à un moment donné le piême ?

Est-ce que le pire peut vraiment être évité ? Le pire, je pense qu'aucun coup de feu ne sera tiré. Mais Trump sait très bien que aucun soldat européen ne tirera sur un soldat américain.

Écoutez, les Allemands ont été très clairs. Les Allemands ont été très clairs. Nous n'y allons pas contre les Américains, nous y allons contre les potentielles attaques russes et chinoises.

D'un autre côté, donc tu valides ce que dit Donald Trump sur les visées hégémoniques. Mais est-ce que c'est pas dangereux ça ? Oui.

Trump. Trump sait très bien aussi qu'aucun européen ne tirera sur les États-Unis. C'est pour ça que il était nécessaire d'avoir cette action symbolique, mais elle demeure que symbolique.

Elle n'aura guerre de poids. Le poids c'est effectivement et on va en parler les mesures tarifa. Je suis pas du tout d'accord mais je sais pas si c'est le moment de de le dire.

Si si non. par rapport par rapport à la mission qui s'appelle Arctique enduranceurance endurance arctique effectivement en français je pense qu'il y a quelque chose qui a été effectivement répercuté dans les médias quelque chose qui est complètement sous les radars endurance arctique c'est effectivement donc une mission avec des officiers des gens extrêmement capés qui sont allés sur le territoire pour faire une chose comprendre le terrain dans lequel on va jouer. Ce qu'il faut avoir en tête, c'est que dans aucun ministère des affaires des affaires étrangères ou de la défense européen ou américain, il n'y a dans un tiroir à Balar ou je ne sais où un plan de scénario d'attaque sur ce territoire là, le Groenland, contre cet adversaire là, les États-Unis.

Ça n'existe pas. Il n'y en a pas. On ne l'a pas conçu.

Dans ce contexte-là, envoyer ce contingent a permis, c'est ce qu'on appelle une ELRT, donc c'est-à-dire une équipe de liaison et de recherche de théâtre. Donc, on va faire une analyse de théâtre d'opération. Et donc ces gens-là ont été missionnés pour essayer de comprendre s'il y avait un conflit qui pouvait émerger, comment il allait se faire et comment y répondre.

Ça c'est ce qu'on a vu dans dans le haut des radars. Mais sous les radars et en un mot rassurez-vous sous les radars le Danemark a positionné déjà plus de 150 hommes sur le territoire groslandais. Et moyen en quoi ça veut dire quoi ? qui veut dire qu'aujourd'hui on est donc lundi soir, il y a plus de soldats européens au Groenland que de soldats États-uniens.

C'est quelque chose qui effectivement a février visiblement Donald Trump et c'est que le début puisque les Danois vont repositionner encore plus d'hommes ce soir. Alors on va évoquer avec vous ce qu'a suggéré Emmanuel Macron. Il a parlé d'activer l'instrument antioercition.

Donc ça c'est une des sanctions commerciales face aux pression de Donald Trump qui veut évidemment surtaxer tout ce qui viendrait de h pays européens. De quoi s'agit-il ? Quoi l'instrument antioerci bien c'est la menace économique qu' brandi Emmanuel Macron on le surnomme aussi bazooka commercial ou arme nucléaire économique.

C'est un mécanisme juridique dont s'est doté l'Union européenne en 2023 pour répondre justement aux attaques d'une autre puissance qui chercherait à interférer, je cite dans les choix souverains d'un État membre ou de l'Union européenne. Alors à ce jour, ce mécanisme n'a jamais été utilisé même s'il en avait déjà été question en 2015 lors des premières annonces de droit de douane par Donald Trump. Mais concrètement, comment marche ce mécanisme ? un État membre en fait la demande au Conseil de l'Union européenne.

La décision d'activation de la mesure doit ensuite être votée par le Conseil à la majorité qualifié. Ça veut dire 15 États qui doivent représenter au moins 65 % de la population européenne. La France, l'Allemagne, la Pologne, la Tchéquie et l'Espagne y serait favorable à ce stade.

L'activation est votée s'en suit une phase de négociation avec la puissance intimidatrice les États-Unis donc et si aucun accord n n'est trouvé l'Union européenne peut alors appliquer en dernier recours ces fameuses mesures de rétorsion et cela peut-être le gel de l'accès au marchés publics européens la limitation d'importations américaine des vêtements de l'alcool et autres et puis le blocage de certains investissements sur le continent européen. promu sera est-ce que l'activation de ce bazooka, elle a des chances d'aboutir ou est-ce que pour vous c'est une c'est simplement une forme de communication dissuasive ? Écoutez, premièrement, c'était ce qu'il fallait faire.

On sait très bien que la seule chose qui pourrait faire changer Trum d'avis ce n'est pas les quelques hommes qui ont été envoyés certes pour explorer la situation comme vous l'avez très bien dit, mais c'est le portefeuille. Si une crise majeure arrivait se se profilait entre l'Europe et les États-Unis, l'inflation repartira en flèche au USA et donc cela toucherait le portefeuille des électeurs MAGA et à quelques mois des élections, Trump ne veut absolument pas. Exactement.

Donc oui, c'était la bonne chose à faire. Maintenant, si vous me demandez si je pense que cela pourra porter ses fruits, tout va dépendre de la détermination des Européens. Malheureusement, je serai le pessimiste ce soir.

Je ne pense pas que cette détermination durera, sauf si Donald Trump, vous savez, avec lui, on peut très bien dans 3 jours l'entendre dire "Bon, ils veulent pas de moi au Groyland, qu' se débrouille et puis passer autre chose, mais je ne pense pas pour les raisons qu'on a expliqué. Donc je crains que cette détermination se fissure si je puis dire et que donc malheureusement à terme cela ne porte pas ses fruits. Nicole Nezioto vraiment est-ce que vous pensez que l'Union européenne a les moyens d'abord de le faire ce bras de fer et puis bon Georgia Méloni elle est pas pour par exemple elle est oui mais elle est très métier avec Donald Trump et heureusement qu'on le décide à majorité qualifiée et pas à l'unanimité parce qu'à majorité qualifié on peut créer des majorités c'est le propre des diplomat donc il faut 15 pays et 65 % de la population on les a presque quand vous avez la France et l'Allemagne vous avez déjà une grosse partie 54 % précisément de la population.

Donc je pense que c'est faisable. Deuxièmement, pour filer la métaphore nucléaire, ça n'est pas une bombe nucléaire qu'on balance comme ça d'un coup. Il y a une ri post graduée.

C'est un instrument qui a des phases, des mesures de en fait c'est un instrument de négociation. C'est pas un instrument de destruction, c'est un instrument de négociation. Et effectivement avec toutes les conséquences que vous avez définies, mais je donc ça veut dire que si on déclenche cet instrument, on entre en négociation avec les États-Unis à condition qu'ils acceptent de rentrer en négociation.

Mais deuxièmement, c'est pas le seul instrument qu'on a. On en a deux autres très importants. Le premier, c'est la non ratification de l'accord Union États-Unis qui a été signé au mois d'août et même le et qui portait sur quoi vous nous le rappelez ?

Mais alors qui qui les Européens avaient accepté d'être taxé unilatéralement de 15 % pour l'exportation de leurs produits manufacturiers aux États-Unis alors que les Américains ont 0 % de taxe. Mais deuxièmement dans cet accord surtout, il y avait un engagement des Européens d'investir 600 milliards d'euros aux États-Unis en achat d'appareil stratégique autrement dit désarmement. Et donc si on ne ratifie pas cet accord, Donald Trump peut quand même imposer les 15 % que mais en revanche on n'investi pas aux États-Unis.

Ça c'est le deuxème instrument, pardon. Et il y en a quand même un 3è, c'est les 120 millions de dollars imposés à euh Elon Musk pour infraction par rapport à la réglementation du numérique. Il a tellement hurlé que on s'est débarrassé de Thierry Breton et on a mis une pause sur cette affaire.

Mais on peut tout à fait réactiver le mécanisme et le taxer vraiment de ses 120 millions. Donc l'Europe elle est déterminée, elle a des moyens et je pense qu'elle tiendra. Mais on peut pas ne pas parler de la Chine et de la Russie.

Mic bluonmer, on n pas beaucoup entendu la Chine, un silence assez relatif. Du coup, on se dit est-ce qu'elle a des vraies ambitions sur le Groenland ? Quant à la Russie, regardez ce que dit Dimitri Peskov qui est un très proche bien sûr on sait de de du président Poutine, porte-parole du Kremla.

Avec la prise de contrôle du Groenland, Trump entrera dans l'histoire mondiale. Est-ce que pour eux, c'est pas finalement bien une bonne affaire de pouvoir détourner le regard de l'Ukraine en laissant le Groenland à Trump ? C'est une triplement bonne affaire.

Je vais commencer par la Russie. effectivement comme vous l'avez très bien dit le sujet de l'Ukraine. Deuxièmement, l'autre bonne affaire c'est effectivement que les États-Unis et la Russie c'est connu, veulent commencer ou recommencer à travailler en Arctique pour extraire un certain nombre de ressources absolument majeures des deux côtés de l'Arctique.

Et le troisième sujet, c'est tout simplement que effectivement si Donald Trump rentre dans l'histoire en faisant exactement cela, évidemment il cellera le sort de l'OTAN, ce qui est évidemment le troisème intérêt stratégique des Russes. Et quant à la Chine, Romola, écoutez la Chine c'est du pap c'est pas une répétition générale par rapport à Taiwan ce qui est en train de se passer. C'est c'est du bain du papier béni pour la Chine.

D'autant que Taïwan n'oublions pas que serait moins contestable sur le papier Taïwan n'a jamais été reconnu par l'UE, par l'ONU et par les États-Unis comme un pays indépendant. C'est un territoire chinois officiellement. Donc si Trump envahit le Groenlande, que dire à qui reprendrait tout simplement un territoire chinois ?

Je vais répondre à votre question sur la Chine par mais ils sont en train de se partager le monde et donc Trump n'a pas vraiment besoin d'être découragé s'il a cette attitul de ses rivaux. En fait, ce qu'il faut bien avoir en tête, c'est que le Groenland aurait pu être un rival de la Chine, notamment sur la question des terres rares. Et dans ce contexte-là, dès 2011-212, la Chine proposait au gouvernement semi-autonome du Groenland de créer un cartel des pays producteurs de terre rares sur le modèle de ce qui existe pour le pétrole, l'OPEP.

Et fondamentalement, le Groenland s'est laissé à pé par cet intérêt chinois au moment où il y avait un vide stratégique américain et européen. C'està-dire au moment dans les années 2010 où ni les Européens ni les Américains n'investissaient. Mais en 2018, la Chine est peut-être allée un petit peu trop loin et le Groenland est allé peut-être un petit peu trop loin dans l'ouverture de la porte, ce qui fait que l'administration Trump premier niveau et puis évidemment les Européens, les Danois en particulier avaient fait en sorte que à partir de 2019 puis surtout à partir de 2021, il n'y ait plus d'activité chinoise majeur au Groenland.

Aujourd'hui, quand Trump parle des Chinois et des Russes au Groenland, ils sont pas là. Merci en tout cas à tous les trois d'avoir éclairé la situation à travers ce débat. On va rester dans l'actualité vu par Xavier Maudu et Marie Bonisso.

Il va être question du réveil du pyon de la Fournaise, le volcan de l'île de la Réunion, un des plus surveillés au monde et de la mise sur orbite de la fille du dictateur nord-coréen Kim Jongen, peut-être dans une optique de succession, même si la mouflette n'a pourtant que 13 ans à peine. Mais d'abord, le mauvais dette du jour, des informations climatiques. Pour lutter contre ce fléo, une résolution a été adoptée par l'Assemblée nationale, c'est entendu.

La désinformation climatique. Face à la désinformation climatique. La désinformation climatique.

Qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit ? Merci de m'en dire un peu plus. Entendu la vie secrète des mots vedettes.

Des informations climatique du latin 10 préfixe négatifar [musique] instruire et du grec ancien climat région désigne la diffusion volontaire de fake news sur le changement climatique ou ses origines. Le 12 janvier, l'Assemblée nationale a adopté une résolution contre la désinformation climatique. Une résolution est un texte adopté par les députés ici 57 qui à la différence d'une loi exprime un souhait en clair.

La résolution c'est pour expliquer la loi c'est pour agir. Cette résolution s'adresse à la fois au gouvernement français et à l'exécutif européen pour attirer leur attention sur ce gros caillou dans leur birkenstock la désinformation climatique. Contrairement à sa petite sœur Mesinformation fausse information diffusée par erreur sans volonté de tromper.

La désinformation climatique est un vrai projet de manipulation politique au noyau climatoceptique. En octobre, un peu avant la COP 30 au Brésil, trois ONG avaient cartographié la désinformation climatique dans les médias. En 8 mois, elles ont relevé 19 [musique] narrats de désinformation climatique dans 18 médias français.

Au choix, les énergies renouvelables provoquent des blackout. En 2024, la Californie a fonctionné à 100 % renouvelable pendant 98 [musique] jours sans blackout. Elles sont intermittent donc inutiles, pas au Danemark où elles comptent pour 69 % du total.

Face à la désinformation climatique véhiculée par les lobby des business [musique] climatocycides ou les profiteurs de polémique, la résistance s'organise. À BM, 12 pays ont déjà [musique] signé un texte commun. L'UNESCO a sa propre initiative.

L'ONU sont label. 100 parlementaires français ont proposé de [musique] renforcer l'Arcom. Le but de guerre, couper le sifflet au pipo.

Bienvenue monsieur Nol. Re bonsoir cher Marie, cher Xavier. Alors Xavier, après 2 ans et demi de sommeil, le pyon de la Fournaise est entré en éruption hier soir sur l'île de la Réunion.

Les autorités pour le moment ne relèvent quoi ? Aucune menace pour les populations pour le moment. Et vous nous conduisez sur les flancs de ce volcan.

Oui Ellisabeth. Et nous y partons le 26 octobre 1768. direction le piton de la fournaise sur l'île de la Réunion qui s'appelle alors l'île Bourbon en hommage au Bourbon roi de France.

En l'occurrence à ce moment-là, c'est Louis XV et c'est une expédition qui est conduite par un homme honoré de Crémond. Il est ordonnateur de l'île. C'est-à-dire que c'est une sorte d'intendant au service de l'administrateur.

L'administrateur c'est Guillaume Léonard de Belcombe, personnage important et donc c'est Gaillard s'en vont direction le pyon de la Fournaise. Alors dans le compte-rendu qu'il fait de son expédition, honoré de Crémond oublie complètement qu'il y a eu des aventures antérieures. Il se présente voilà nous on y va et c'est une vraie aventure.

Ah ben faut le dire hein. Non mais parce que la marche est difficile sur ces pentes escarpées où la roche volcanique abîme les souliers. Alors, Belle Fausse Belombe, pardon, abandonne très vite, hein.

Belombe, il en a marre, demi-tour. Et ça n'empêche qu'on donne son nom un point culminant, un panorama absolument sensationnel sur un cratère effondré, une Caldera, c'est le pas de Belcbe et la petite équipe sont une vingtaine, ils sont là en haut et la plupart disent "Bon bah, on va faire demi-tour parce qu'il y a quand même le précipice." Et là, honoré de Créon dit "Non, non, faut continuer." Il arrive à convaincre en fait, il paye des porteurs.

D'ailleurs, dans cette histoire, il y a toujours des gens invisibilisés. Ce sont ces porteurs qui connaissent le territoire mieux que ce qu'ils conduisent. Et il arrive au plus près du volcan.

Et alors, est-ce qu'il en tirera une gloriole quelconque après ? Il aurait bien aimé. Ben bien sûr, il aurait bien aimé.

Mais c'est sans compter quelques années plus tard en 1801 l'arrivée d'un autre explorateur, Jean-Baptiste Boris de Saint-Vincent. C'est un jeune homme, il a 23 ans. Et lui, avant bah de s'attaquer au pyon de la fournaise, il lit le compte-rendu et là il se rend compte que Crayon est un personnage insupportable.

En tout cas, il le présente ainsi qui ramène tout à lui qui est prétentieux. En plus, ce qui supporte, c'est que cette expédition de Crayon n'avait absolument rien de scientifique. Il dit c'était juste pour se faire mousser.

Et en plus, il dit quand on le lit, il arrête pas de se plaindre ce crémon. Il se plaint parce qu'il a mal au pieds, parce qu'il fait trop chaud, parce qu'il a soif. Et d'ailleurs, on apprend que Crémon a bu le flacon de Rome de l'équipe.

Il avait tellement soif au point qu'il n'a pas pu rentrer, Ivre mort et qu'il est revenu porté par un esclave. Il avait vu tout le Rome Ellisabeth, il aurait au moins pu se saouler au bourbon ou pourquoi pas au crémon de Bourgogne. Oui, voilà.

Alors, ça permet de rappeler la dage. Blanc sur rouge, rien ne bouge. R blanc, tout volcan.

Ah jolie variante cher Xavier Modi. Bon merci Xavier. Oui ça y est vous la saisissez bien sûr Marie.

Les spéculations sur la fille de Kim Jong vont bon train de la princesse et son surnom dans la presse nord-coréenne si tentez qu'il y a une presse. Et bien alors est-ce qu'elle va succéder à la tête de son père ? Alors c'est la question mais enfin succéder à son père à Oui.

à son père à la tête de la Corée du Nord. [rires] La Coré du Voilà, c'est la question de la chronique. Alors, on s'inscrit dans le temps long parce qu'on on parle quand même d'une petite fille qui a 13 ans, donc c'est pas pour tout de suite.

Je dis environ même 13 ans parce qu'on sait même pas sa date de naissance exacte. On sait pas grand-chose he d'ailleurs sur cette dynastie communiste d'équim de Corée du Nord. Alors, les services secrets, les journalistes, les experts du monde entier passent leur temps à scruter les images de la propagande nord-coréenne pour essayer de décrypter le rôle futur de Kim Jué, la seule enfant de Kim Jong Un dont on connaît le visage.

Et alors, il s'avère que ces derniers temps, vous allez voir cette jeune Kim, elle est très au centre de l'image. C'est Libération qui revient notamment sur cette photo du 31 décembre dernier. Regardez, c'est la fille qui est en marron, en tailleur marron.

Elle est vraiment pile au milieu. Euh à sa gauche son père, à sa droite sa mère et devant elle les dépouilles de son grand-père et de son arrière grand-père. Donc les Kim qui ont fondé cette dictature communiste après la Seconde Guerre mondiale.

Alors est-ce que cette mise en scène au mausolé de Pyong, est-ce que c'est une façon de représenter de la représenter en futur chef du pays et de la présenter à ses aïes ? Une façon de la douber, beaucoup le pensent, du moins le suputent. à quelques jours ou quelques semaines, c'est pour bientôt du grand congrès quinquénal du parti qui pourrait donc voir Kim le leader désigner officiellement sa fille comme sa successeur ?

Ce serait, c'est vrai, la suite logique de l'omniprésence de la gamine dans toutes les mises en scène du régime. Le New York Times a compté une quarantaine d'apparitions publiques de la jeune Kim Jung et depuis sa toute première officielle, peut-être vous en souvenez, c'était en 2022. C'est un cliché assez marquant puisqu'on l' voyé Gamine en doudoune blanche tenir la main de son papa avec derrière un gigantesque fusou Ouais.

Plutôt un missile intercontinental. Et photo après photo, mois après mois, la jeune fille a semblé visiblement gagner en influence en novembre 2023. Regardez cette photo, elle est marquante parce qu'elle est carrément devant son père.

Ça c'est du jamais vu. Et puis le régime va se mettre aussi à éditer des timbres à l'effigie du duo. Oui, mais tout ça c'est de la poudre aux yeux, estime notamment l'ancien directeur des services de renseignement sud-coréen qui parle dans Libération et qui lui est certain que la Corée du Nord est un régime trop patriarcal pour laisser un jour une femme prendre sa tête et que selon lui toute cette mascarade avec la princesse qu'on met en valeur, c'est juste pour gagner du temps en attendant la l'arrivée du vrai héritier qui serait son frère, un fils aîné de Kim Jong Un que personne n'a jamais vu. mais qui peut-être est en train d'étudier actuellement à l'étranger.

C'est vrai que son père a fait ses études en secret en Suisse. Alors, est-ce que c'est une princesse épouvantail ou est-ce que c'est une vraie future dictatrice ? Dictatrice, c'est vrai que ça sonne bizarre en féminin.

Nul ne sait et pourtant va falloir le savoir parce que le père est loin d'être immortel. 140 kg pour 1,70. Mais comment vous savez ça Marie ? les services secrets. [rires] Il est il boit beaucoup, il fume beaucoup et il serait très exposé aux accidents vasculaires cérébraux.

Voilà, personne ne commande la mort, même pas les dictateurs. Vous vous avez des informations. Merci Marie, merci à tous.

On se retrouve demain à 20h05. Tchus.