Bourdin Direct du 29 mai - 6h/7h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 46 %Attaque 7 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 35:26OuverteÉludée
Comment avez-vous accueilli les annonces d'Édouard Philippe ?
- 36:11OuverteRéponse directe
Marcel Bénézé, bonjour. Et les discothèques aussi ?
- 37:53OuverteRéponse directe
Comment faire à Paris pour les établissements sans terrasse ?
- 38:58ComplaisanteRéponse directe
Je rappelle que vous êtes président de la branche Café, Bar, Brasserie au GNI Hôtellerie Restauration.
- 39:45FerméeRéponse directe
Combien de terrasses sont fermées en région parisienne ?
- 41:12OuverteRéponse directe
Vous me parliez de ces restaurateurs ou cafetiers qui n'ont pas de terrasse en Île-de-France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17InvitéFait
« À compter de mardi, nous allons retrouver notre liberté. »
- 0:20InvitéFait
« Fin de la limite des déplacements des 100 km. »
- 0:22InvitéFait
« Réouverture des cafés et restaurants. »
- 0:29InvitéFait
« L'oral du bac français pour les élèves de première est annulé. »
- 2:56InvitéFait
« La règle des 100 kilomètres, c'est fini dès mardi. »
- 3:15InvitéChiffre
« Le chômage a bondi de 22% en avril, avec 843 000 demandeurs d'emplois supplémentaires. »
- 3:57InvitéFait
« Les professionnels des campings peuvent rouvrir à partir de mardi. »
- 5:16InvitéFait
« Des frontières qui pourraient rouvrir dès le 15 juin. »
- 5:27InvitéChiffre
« Renault prévoit de supprimer 15 000 emplois dans le monde, 4 600 en France et 10% des effectifs dans notre pays. »
- 5:40InvitéFait
« Le Sénat, à majorité de droite, a rejeté, hier soir à 13 voix près, un allongement temporaire des délais d'IVG de 12 à 14 semaines. »
- 11:30PrésentateurFait
« Le déconfinement, en fait, est plus stressant que le confinement. »
- 28:13InvitéFait
« La règle des 100 kilomètres, c'est fini dès mardi. »
- 29:25InvitéFait
« Edouard Philippe conseille de reporter les déplacements les plus lointains et il sera toujours interdit de franchir les frontières intérieures de l'Europe sans motif impérieux jusqu'au 15 juin. »
- 32:30InvitéChiffre
« Le chômage a bondi de 22% en avril, c'est historique. »
- 32:35InvitéChiffre
« Renault prévoit de supprimer 15 000 emplois dans le monde, donc 4 600 en France. »
- 35:46PrésentateurFait
« si jamais, par exemple, le nombre de tests virologiques positifs pour remonter au-dessus de 50 pour 100 000 habitants, nous pourrions repasser en période de confinement. »
- 36:25PrésentateurFait
« Maximum 10 personnes par table dans les bars, dans les restos, pas de distance obligatoire au sein d'un même groupe. »
- 36:35PrésentateurFait
« Masque obligatoire pour les serveurs, pour les cuisiniers, pour les clients aussi quand ils se lèveront, par exemple, pour aller aux toilettes. »
- 36:48PrésentateurFait
« Interdiction de consommer debout, ça veut dire pas de café au comptoir. »
- 37:45PrésentateurChiffre
« Environ 40% des établissements n'en ont pas seulement professionnels et certains n'ont qu'un bout de trottoir. »
- 39:50PrésentateurChiffre
« 4000 terrasses fermées, c'est ce qu'on avait avec des verites qui sont fermées. »
- 39:57PrésentateurChiffre
« Vous avez 10 500 terrasses ouvertes. »
- 41:37InvitéFait
« ils vont pouvoir travailler mais qu'à 50% de leur établissement parce qu'aujourd'hui, avec la distanciation des tables et tout ça, on perd de la recette. »
- 43:58InvitéFait
« on n'a pas beaucoup de temps pour manger le personnel. On a 20 minutes. »
- 47:40PrésentateurFait
« il faut quand même toucher la bande tactile après un petit coup de gel hydroalcoolique »
- 48:33PrésentateurFait
« on a par exemple la première pizzeria robotique qui a ouvert ses portes. »
- 49:04PrésentateurChiffre
« Il est capable de produire jusqu'à une centaine de pizzas par heure »
Temps de parole
- Présentateur66 %
- Invité12 %
- Invité 29 %
- Invité 35 %
- Présentateur 24 %
≈ 4,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC. Vendredi 29 mai, l'info sur RMC. Il est 6h, merci d'être avec nous. 6h, vous êtes sur RMC, vous êtes sur RMC Découverte. Et pour les infos, vous êtes avec Céline Kalman. Bonjour Céline.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. À compter de mardi, nous allons retrouver notre liberté. Fin de la limite des déplacements des 100 km. Réouverture des cafés et restaurants. Réaction, explication dans ce journal. Et comme nous vous le réveillons dès hier sur RMC, l'oral du bac français pour les élèves de première est annulé. Dans l'actualité aussi, le chaos dans les rues de Minneapolis aux Etats-Unis. Affrontements et pillages après la mort d'un afro-américain tué par la police. Et puis la disparition de Guy Bedos. L'humoriste était comédien et décédé hier à l'âge de 85 ans. Bienvenue à tous sur RMC. Enfin libre, c'est la une de beaucoup de vos journaux ce matin.
Des mardis, plus besoin d'attestations. Vous pourrez vous déplacer partout en France. Fin de la limite des 100 km. On va revenir en détail sur les annonces du Premier ministre. Écoutez d'abord Alexandre qui, comme beaucoup, sait déjà ce qu'il va faire dans les jours à venir.
À la fin des 100 km, on est quand même content d'avoir appris ça. Ça fait quelques mois qu'on est confinés à Boulogne-Biancourt. Et du coup, moi, je n'ai pas vu mes parents, par exemple, qui habitent dans la région centre depuis le mois de février. Ils attendaient que je vienne les voir. Donc, j'attendais quand même les levées de toutes restrictions pour le faire. Donc, on a 300 km à faire. Et c'est vraiment sympa de se dire qu'on va pouvoir faire enfin un peu de barbecue et peut-être de piscine. C'est un petit sentiment de liberté qu'on a l'impression d'avoir un peu perdu.
Un sentiment de liberté retrouvé. Bonjour, Paul Barcelone.
Bonjour, Céline.
Fini donc la limitation des déplaçons à 100 km. Autre bonne nouvelle, la réouverture des parcs et jardins. Oui, dès ce week-end, y compris en Ile-de-France, il faudra attendre mardi en revanche pour retourner sur les plages et près des lacs. Réouverture aussi des musées, des monuments partout en France avec port du masque obligatoire. Les piscines, gymnases, salles de sport, salles de spectacle et théâtres vont aussi rouvrir mardi. Mais attention, uniquement en zone verte et avec des règles drastiques. Réservation obligatoire, temps limité à l'intérieur. Pour la zone orange, Paris et Ile-de-France, il faudra attendre en revanche le 22 juin.
D'ailleurs, le gouvernement maintient plusieurs interdictions, justement jusqu'au 22 juin. Sur tout le territoire, stade, hippodrome, discothèque, sport collectif et sport de combat toujours interdits. Et Paul, vous nous l'annoncie dès hier matin, les élèves de première ne passeront pas l'oral du bac français. Oral annulé pour les élèves de première. Ce sont donc les notes accumulées tout au long de l'année qui seront prises en compte. Dès mardi, les lycées vont à nouveau accueillir des élèves. 15 par classe maximum, priorité au terminal et CAP en lycée professionnel. En zone verte, les lycées généraux vont aussi rouvrir, mais un seul niveau à la fois, au choix du proviseur.
Pour le reste des établissements scolaires, toutes les écoles et tous les collèges vont rouvrir leurs portes. Après le week-end de la Pentecôte, mardi y compris en zone orange. Paul Barcelone, dès mardi, il sera donc à nouveau possible de s'attabler au restaurant. Mais attention, il y a des règles. 10 personnes maximum à chaque table, port du masque obligatoire pour le personnel, interdiction de consommer debout. Et en Ile-de-France, zone classée orange, seules les terrasses pourront ouvrir au moins jusqu'au 22 juin. Une décision difficile à avaler pour Jonathan Charlois et les restaurateurs dans les Hauts-de-Seine. Lui n'a aucune terrasse devant son établissement.
Il y a une certaine frustration d'attendre. Et en fait, quand on n'a pas de terrasse, on ne sait pas. Nous, l'autorisation de mettre des tables en extérieur, on l'a formulée, elle nous a été refusée. Donc là, potentiellement, la seule chose, c'est qu'on pourrait exploiter le domaine public sur les places de parking. Mais ce qui, pour l'instant, n'a pas été statué. Donc on attend. Et même si on pouvait exploiter tout ce qui est exploitable devant le restaurant, on n'arriverait pas à pallier le manque de chiffre d'affaires. C'est la carotte qui nous sert à tenir le coup jusqu'à l'annonce finale qui sera l'annonce de la réouverture.
Mais encore, faut-il qu'elle arrive parce que là, la ficelle va casser. Les professionnels des campings peuvent rouvrir à partir de mardi. Un soulagement, un mois avant le début des grandes vacances. Nous nous sommes rendus dans l'Héros au Sérignan-Plage, reportage de Jean-Wilfrid Forkès.
En apprenant la nouvelle, Jean-Guillamat, directeur du camping Le Sérignan-Plage, n'a pas caché sa joie. On dit un gros ouf, oui, parce que si on avait retardé encore cette date-là, il est clair que c'était toute la saison qui était morte. Depuis plusieurs jours déjà, près de 70 salariés préparent la réouverture du site. Sylvia et ses équipes installent des transats bien espacés près des piscines.
Ça permet aux gens de pouvoir sortir des transats, reprendre les axes principaux, sans être trop rapprochés les uns des autres.
Même souci sanitaire pour Yannick, près des toboggans.
Nous mettons des marquages au sol, espacés de 1m20 pour que chaque client puisse attendre en respectant la distanciation sociale.
Quant à Antoine Deit, directeur d'exploitation, il réfléchit à des animations au mini-club pour ne pas mettre en danger les plus petits et il a trouvé la solution. Utiliser les mini-club comme des open space, c'est-à-dire venir dans l'espace du mini-club, profiter des jeux et des infrastructures qui seront mis à disposition, avec des animateurs qui vont désinfecter, orienter les gens dans l'organisation des jeux et dans le choix des activités. Dans ce camping de l'Hérault, on espère maintenant que les frontières pourront rouvrir rapidement, car ici, de très nombreux campeurs viennent d'Allemagne ou des Pays-Bas.
Des frontières qui pourraient rouvrir dès le 15 juin. La France y est en tout cas favorable. L'aéroport d'Orly, qui était fermé depuis le 31 mars, reprendra ses vols commerciaux de passagers le 26 juin. Le projet doit être dévoilé ce matin. Renault prévoit de supprimer 15 000 emplois dans le monde, 4 600 en France et 10% des effectifs dans notre pays. Hier, le chômage a bondi de 22% en avril, avec 843 000 demandeurs d'emplois supplémentaires. Dans l'actualité également, le Sénat, à majorité de droite, a rejeté, hier soir à 13 voix près, un allongement temporaire des délais d'IVG de 12 à 14 semaines.
L'amendement avait été déposé par la sénatrice socialiste de l'Oise, Laurence Rossignol, qui a précisé que la crise sanitaire avait eu un effet délétère sur l'accès à l'avortement et les grossesses non désirées. Tensions extrêmes à Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis. Deuxième soirée consécutive de manifestations après la mort de George Floyd. Cet afro-américain décédé après une arrestation brutale par la police hier soir. Un homme a été tué par balle en marge des affrontements et pillages. Margot Bourdin.
Des voitures incendiées, une trentaine de commerces pillés et des dizaines de manifestants qui réclament que justice soit faite pour George Floyd pour la troisième journée consécutive. La ville de Minneapolis a été le théâtre de violents incidents. Cela ne fait qu'ouvrir une vieille blessure en versant du sel dedans. C'en est trop pour Gwen Carr. Son fils afro-américain est décédé il y a six ans dans des circonstances similaires. Les policiers continuent à entrer dans nos quartiers. Ils brutalisent, terrorisent et assassinent nos enfants. Et nous, nous ne faisons rien. Hier, la procureure de l'État du Minnesota a tenté d'apaiser les tensions.
Nous conduisons une enquête robuste et méticuleuse sur les circonstances qui entourent les événements du 25 mai 2020 et les actions de police ce soir-là. Mon cœur va à George Floyd. Mon cœur va à sa famille. Et mon cœur va à la communauté. Les quatre agents impliqués ont été licenciés, mais aucun chef d'inculpation n'a été encore retenu à leur rencontre.
Le nom de son dernier spectacle, Rideau, Guy Bedos est décédé hier à l'âge de 85 ans. C'était un sale gamin qui aimait aller là où s'appique. A réagi Muriel Robin avec qui il avait joué. Comme je suis fier de t'avoir eu comme père, a déclaré son fils Nicolas Bedos sur Instagram.
Merci Céline, on vous retrouve tout à l'heure. Il est 6h07. Si vous voulez parler de Guy Bedos, n'hésitez pas à 3216 rmc.fr. Vous le savez, c'est notre lien. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. Très heureux de vous retrouver ce matin avec toute l'équipe charlemagne qui est là. Bonjour. Bonjour à tous. Évidemment, toute l'équipe réunie. Comment ça va ce matin avec ces infos, ces nouvelles infos ? Ça roule, ça roule, ça roule, ça roule bien. Ça roule bien, oui. Comment ça va depuis le 11 mai, Quentin Vinet ? Ça va pas toujours bien, hein ? Ça va moyen, effectivement. Ah bon ? Comment ? Il nous casse le moral. Il nous casse le moral. Ça, c'est un fait scientifique.
Moyen, au moins c'est clair. Ça va moyen. Je suis désolé, mais je vous apporte des chiffres ce matin. Le déconfinement, en fait, est plus stressant que le confinement. Pour un Français sur deux, c'est des chercheurs qui travaillent sur le cerveau, qui disent ça, moi je veux bien les croire. Jusqu'au 11 mai, on était à la maison, on a passé un temps record devant nos smartphones, plus 30% d'ailleurs selon un cabinet américain. Et depuis le 11 mai, certains doivent reprendre le boulot. Mais pour 27% des Français, la qualité de sommeil s'est dégradée. Pour 20%, le confinement entraîne déprime, stress et angoisse.
Une cardiologue explique que les femmes sont particulièrement victimes de ce sur-stress. Alors pourquoi ? Eh bien parce que pour les personnes fragiles, il y a la peur de la rue, notamment. On s'en protège chez soi, mais pas à l'extérieur, pas sur le trottoir par exemple. Et surtout, les chercheurs expliquent que tout le monde n'a pas encore réussi à organiser sa nouvelle vie avec le télétravail par exemple. Et ça coûte surtout en énergie mentale tout ça. Eh bien c'est le cas chez vous. N'hésitez pas, 32-16, nous en parlons ce matin. La phase 2 du déconfinement débutera donc mardi, sauf pour les parcs et jardins qui ouvrent tous ce week-end.
Donc mardi, et parmi les mesures annoncées, la fin de la limitation des déplacements à 100 km. À partir de mardi, les nordistes pourront donc retrouver le sud. Les sudistes auront le droit de voyager vers le nord. Les bretons pourront, s'ils le souhaitent, aller en Alsace. C'est les Alsaciens en Breton, quand ils sont les bienvenus. Parce que j'ai vu qu'en Bretagne, en Bretagne, oui en Breton, j'ai dit en Breton, oui en Bretagne. Oui, j'ai vu un Alsacien qui a été refusé en Bretagne. Oui, parce qu'il venait dans un gîte. Il voulait réserver dans un gîte en Bretagne, on lui a dit non, vous venez d'une zone rouge.
Bon, la décision fait le bonheur des stations balnéaires qui attendent avec impatience les touristes. Nous allons partir à Cabourg, sur la côte normande, dans le Calvados, où les Parisiens ne devraient plus tarder à arriver. Reportage de Mao Becker-Granier. Sur le front de mer de Cabourg, Emmerich, gérant du restaurant Lanka, prépare déjà sa terrasse. J'ai une terrasse qui fait neuf rangées, je pense que je vais en enlever qu'une. Malgré les contraintes de distanciation, le restaurateur est heureux d'imaginer sa brasserie bientôt pleine. Notre clientèle principale, ce sont les résidents secondaires.
Ils ont été enfermés pendant 70 jours, ils n'ont qu'une envie, c'est de revenir manger une moule frite face à la mer, avec le bruit des vagues et des mouettes. Même sentiment chez Valérie, elle gère un bar à vin dans le cœur de Cabourg. Elle se réjouit de l'arrivée des Parisiens.
C'est un ouf de soulagement, puisqu'on est quand même à plus de 100 km de Paris,
que les Rouennais, il leur manquait 30 km pour venir ici.
Donc on est ravis, ravis, ravis. Ravis surtout s'ils arrivent avec l'envie d'entrer dans les magasins, d'acheter une glace avant d'aller à la plage. Jean-Charles Courtois est le président de l'association qui rassemble les commerçants de Cabourg. On espère qu'ils vont être prêts à consommer. On espère qu'ils ne seront pas trop impactés par la crise. Et on espère qu'ils n'auront pas trop peur de se rendre dans Cabourg. Pour éviter tout regroupement trop important, le maire de la ville prépare une signalisation adaptée. On est en train de mettre des plans de gestion de flux. On devient des experts, un peu comme des parcs d'attraction.
Alors on a la chance d'avoir des villes qui ne sont pas trop grandes.
Nous sommes des villes d'accueil. Pour nous, ne pas accueillir les gens, c'était une sanction. Mais aujourd'hui, on va pouvoir revivre et puis à nouveau se préparer à accueillir les touristes.
Maintenant que la règle des 100 kilomètres est levée, Cabourg devrait accueillir plus de 15 000 visiteurs chaque week-end. Il est 6h11, allez-y. Vous réagissez vous aussi. Tiens, Hubert est content. Hubert est dans les Pyrénées-Orientales. Bonjour Hubert. Bonjour Jean-Jacques. Ça va mon cher Hubert, vous êtes sur la route. Vous êtes conducteur routier. Voilà. Bon, bon. Hubert, Hubert, vous êtes content ? Vous allez pouvoir retrouver vos restos habituels, les routiers, les restos routiers ?
Exactement. Ouais, ouais, c'est ça. C'est ça.
On va pouvoir se réasseoir dans une petite salle de restaurant bien sympathique.
Et voilà, arrêter de manger dans le camion parce qu'il y en avait un peu marre. Ah ça, je me mets à votre place. Et on va pouvoir retrouver nos patrons, nos restaurateurs. Est-ce que vous avez, vous faites quel parcours habituellement, Hubert ? Ah, on fait un peu toute la France. Moi, je suis en citerne pulvérulente, donc on fait toute la France. On fait toute la France, ouais. Est-ce que vous connaissez bien, vous avez votre petit guide en quelque sorte. Vous avez vos points de repère, vos petits restos.
Vous savez que, moi je me souviens quand j'étais plus jeune, il y a longtemps, je m'arrêtais, mes parents s'arrêtaient, je m'arrêtais et puis je l'ai fait ensuite dans les restos routiers, les routiers, les fameux routiers avec l'enseigne. Voilà, voilà, c'est ça. On mangeait, on mangeait très bien souvent, on mangeait très très bien dans ces routiers. C'était simple mais très bon.
Il y a beaucoup de restaurants où on mange encore très très bien.
Le guide du routier, il existe toujours, mais maintenant on a une application, c'est Truckfly. Et bon, ben voilà, avec l'évolution sur les smartphones, c'est très bien, quoi. Comment s'appelle l'application ? Truckfly ? Truckfly, voilà. Truck, comme un camion, comme un camion, Truckfly. Truck, comme un camion et Fly, bon, je ne sais pas trop ce que ça veut dire. Eh ben, c'est bon à savoir, vous me donnez une info, Hubert. Ah ouais, c'est pas en France ou à l'étranger. Tous les restaurants routiers sont répertoriés avec les stations essence. C'est super, franchement. Ah ça, c'est génial, ça. Bon, eh ben, merci Hubert et bonne route. Merci.
Et merci d'être avec nous le matin, c'est un vrai plaisir. Bien, on va retrouver Nicolas Dayot dans un instant, le président de la Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air, notamment les campings, les centres de vacances. La vie reprend, donc on va pouvoir retourner à la piscine, quant à venir. Oui, les piscines, les gymnases et les salles de sport, les salles de fitness peuvent rouvrir dès le 2 juin dans les zones vertes. Ce ne sera pas avant le 22 dans les zones orange, autrement dit en région parisienne notamment. Île-de-France, je rappelle, zone orange, Île-de-France, Guyane, Mayotte. Et Mayotte, absolument. Les conditions d'accueil seront assez strictes quand même.
Réservation obligatoire, un temps maximum autorisé et puis des mesures d'hygiène drastiques. Par contre, les stades et les hippodromes vont rester fermés. Les sports collectifs ne sont toujours pas autorisés, notamment les sports de contact. Mais les professionnels vont pouvoir reprendre les entraînements à partir du 2, en respectant bien sûr un protocole. On va pouvoir aussi retourner au théâtre. Les salles de spectacle et les théâtres, oui, peuvent reprendre dès le 2 juin dans les zones vertes, avec masque obligatoire. Et une organisation particulière pour les sièges, notamment un siège sur deux par exemple.
Les musées et les monuments peuvent rouvrir partout, là encore avec masque obligatoire. Par contre, il va falloir attendre pour retourner au cinéma. Les salles restent fermées au moins jusqu'au 22 juin. Les boîtes de nuit et les casinos aussi sont toujours fermées. Camping, village de vacances, hébergement touristique. Réouverture le 2 juin en zone verte et le 22 juin en zone orange. Et avec nous, un homme que nous avons côtoyé depuis le début du confinement, Nicolas Daillot, le président de la Fédération Nationale de l'Hôtellerie de Plein Air, lui-même propriétaire d'un camping à Plonéves-Borzé. C'est dans le Finistère. Nicolas Daillot, bonjour.
Oui, bonjour.
Comment ça va Nicolas ce matin ? Vous êtes soulagé, j'imagine.
Ah oui, je vais avoir une petite pensée quand même pour nos collègues, les campings des départements orange. Mais c'est vrai que l'immense majorité de la France est satisfaite des annonces qui ont été faites hier. Et je vous dirais que les réservations ont redémarré en flèche immédiatement dès l'annonce du Premier ministre. Même si on avait récupéré depuis quelques jours, depuis les annonces du 14 mai, on avait récupéré quasiment le rythme journalier de réservation de l'année dernière à l'époque. Mais là, par contre, ça a monté d'un coup. Ah bon ? Ah oui. D'un coup ? D'un coup. D'un coup, les sept formes de réservation ont été hier soir que ça avait explosé. Partout en France ?
Partout en France. Quasiment partout. Alors, je n'ai pas le détail précis, mais c'est en tout cas très net et le taux de...
Le taux ? Bah, vous voilà heureux !
Vous voilà heureux ! Alors, je pense que les campings sont heureux, mais les clients sont heureux aussi. Parce que vous savez que les millions de Français qui adorent partir en vacances en camping étaient quand même très inquiets ces derniers temps. Et là, je pense qu'ils sont rassurés. Ils sont rassurés parce que les campings vont ouvrir. C'est ce qu'on voulait. On voulait qu'il y ait une date pour les rassurer. Et on voulait surtout qu'ils soient rassurés sur les conditions d'exploitation.
Et comme nous savons maintenant, c'était un des grands objectifs de la journée d'hier, que les piscines soient ouvertes, parce que c'est un équipement fondamental pour beaucoup de familles, eh bien, ils sont rassurés.
Alors, les campings, les villages vacances, même chose. Et les hébergements touristiques, c'est-à-dire ? Ça veut dire quoi, hébergement touristique ?
Les hébergements touristiques, c'est à la fois les campings, les hôtels, les villages de vacances, les résidences de touristes, les auberges de jeunesse, et puis tous les meublés, les gîtes de France, etc. Donc, tous ces hébergements sont ouverts désormais.
Tous ces hébergements sont ouverts à partir du 2 juin, c'est-à-dire à partir de mardi. Vous allez même pouvoir accueillir des vacanciers dès le mois de juin, hein ?
Exactement. Alors, il y a deux cas. Il y a les campings qui sont déjà prêts, et puis des campings de dimension plus importante, qui vont devoir embaucher du personnel, relancer certains équipements, notamment ceux qui sont de grande dimension, et eux, ils ouvriront sans doute vers le 10-12 juin.
Oui. Pas plus de 5 000 personnes, hein ?
Exactement. Mais bon, là, on est quand même tranquille. Les campings, dans l'immense majorité, n'ont pas 5 000 touristes chez eux.
Bien. Les conditions. Alors, les conditions sanitaires. Qu'est-ce qui est prévu ? Quelles sont les obligations que vous avez ?
Alors, par rapport à nos amis hôteliers et restaurateurs, notre protocole n'est pas encore totalement finalisé. On a été auditionné lundi dernier par la Haute Autorité pour la Santé Publique. Donc, on y voit un peu plus clair, notamment sur les piscines. Les choses s'éclaircissent, et ça a été d'ailleurs un des éléments importants pour les annonces d'hier, sans doute. On a, a priori, trouvé un terrain d'entente sur la densité de personnes au sein de l'espace aquatique. Cette densité qui sera, a priori, d'une personne pour 4 mètres carrés, qui n'est pas très différente, d'ailleurs, de ce qu'on a habituellement. Donc, ça ne dégravera pas la qualité de la prestation.
Mais, par contre, ça va rassurer nos clients, rassurer l'État sur les règles de distanciation. Parce qu'avec une personne pour 4 mètres carrés, eh bien, les règles de distanciation sont respectées. Et il y aura, sans doute, un contrôle périodique de l'exploitant, du gestionnaire du camping, pour vérifier que cette densité soit respectée. Et comme ça, les objectifs de santé publique seront garantis.
Dites-moi, on ne devra pas porter un masque pour être au bord de la piscine dans votre camping ?
Non, a priori, non. En réalité, on va s'appuyer sur un avis qui a été rendu au mois de mai par la Haute Autorité de Santé Publique, et qui ne le préconise pas. Donc, je pense que le masque autour de la piscine ne sera pas nécessaire.
Donc, pas de masque dans les campings ? Peut-être dans le restaurant du camping ?
Oui. Alors, dans les espaces confinés, en ce qui concerne les restaurants, évidemment, on va se faire appliquer le protocole qui a été négocié par les restaurateurs. Donc, quand on est en position statique, on ne met pas de masque. Et pour manger, vous reconnaîtrez que c'est plus facile. Et par contre, quand on est en déplacement, on porte un masque. Il en sera sans doute de même dans la réception du camping, même si on n'a pas la confirmation encore. Et puis, dans les sanitaires également. Alors, pas quand vous brossez les dents, bien entendu.
Oui, avec du gel hydroalcoolique aussi, qu'on trouvera partout.
Exactement, du gel hydroalcoolique, mais également du savon, puisque l'important, nous a dit la Haute Autorité, est de nettoyer. Pas forcément systématiquement avec du gel, pas forcément des désinfectants très forts, mais il faut nettoyer régulièrement.
Bien. Ben, merci, Nicolas Dayot. Merci pour toutes ces précisions. Merci beaucoup, et à très bientôt. Et bonne saison. On vous rappellera pendant l'été. C'est promis, pour voir un peu comment ça se passe. Merci beaucoup, Nicolas Dayot. Il est formidable. Je vais vous dire que la Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air a trouvé un formidable président. Il fait partie de l'équipe, presque, maintenant. Ah oui, maintenant, il fait partie de l'équipe. Il est 6h19, il fallait un peu de pub, et on se retrouve avec toute l'équipe. A tout de suite. RMC Bourdin Direct. L'équipe, c'est surtout vous, au 32-16 sur la page Facebook Bourdin Direct, l'appli Direct Studio.
Christophe Boulanger nous fait un petit bonjour ce matin. Abdel Karim. Et là aussi, Jean-Marc nous fait un petit coucou avant de terminer le boulot. Bonne nuit, Jean-Marc. Philippe à Ondaï. Et là aussi, Albert, depuis Menton. Françoise, depuis Pécancourt. Alors, qu'est-ce qui lui a manqué à Françoise pendant ce confinement, avec ses règles strictes ? C'est de ne pas pouvoir embrasser ses petits-enfants. Ses enfants, c'est ça qu'elle va faire en premier à partir de mardi. Mais pour les restos, on va attendre encore un peu chez Françoise. Pas chez Guillaume, lui, dès ce week-end, avec les amis. Ce sera resto à emporter sur le bassin d'Arcachon. Journée à la plage sur la dune du Pila.
Vous imaginez un peu le programme chez Guillaume. Emmanuel aussi nous dit, enfin, le 2 juin, on va retrouver au bistrot. Revoir les potes, recommencer à vivre, dépenser tout l'argent amassé depuis 3 mois. Et vous, qu'avez-vous prévu ? Qu'allez-vous faire de ces libertés retrouvées ? 32 16 ce matin pour témoigner. On vous attend.
RMC au 32 16.
45 centimes la minute.
RMC 6h-9h.
Vos d'indirect. Bien, vous continuez à appeler. C'est... Je suis heureux d'être là. On est bien. On est bien ce matin. Non, mais c'est vrai, vous ne trouvez pas qu'on est bien ? 32 16, notre lien. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. Allez-y, vous regardez la télé, vous écoutez la radio, vous nous dites. Appelez-nous, on aime bien cela. Tous les matins, 3 histoires, 3 images. Et nous allons commencer, Charles, ce matin, avec les hommages sur les réseaux sociaux après l'annonce de la disparition de Guy Baudos à l'âge de 85. Oui, annonce faite par son fils, Nicolas, qui a publié ce message hier sur Instagram.
Il était beau, il était drôle, il était libre et courageux, comme je suis fier de t'avoir eu pour père. « Embrasse des proches et d'Abadi, vu que vous êtes tous au paradis », écrit Nicolas Baudos. Le monde du cinéma, de la culture, de la télé, les politiques ont rendu hommage au talent de Guy Baudos hier. Immense humoriste, immense comédien. « Merci, monsieur Baudos, vous nous avez rendu moins cons et on part de loin », écrit par exemple le comédien Jérôme Commandeur. Et puis, très partagé hier soir sur les réseaux sociaux, l'éloge funèbre prononcée de son vivant par Pierre Desproges, sous les yeux d'un Guy Baudos hilar. « Guy Baudos n'est plus. Tu es mort. Guy Baudos n'est plus.
La France perd le meilleur de ses fils et la rampe le meilleur de ses feux. Que dire du désarroi qui nous broie et de la douleur qui nous noue sinon quand nos cœurs, l'un et l'autre cohabitent pour reprendre le cri d'amour du crapaud ? Guy Baudos, mesdames et messieurs, n'était pas parfait. Mais il avait beau être de gauche, on ne montrera pas de l'idée que c'était un honnête homme. Du déproche dans le texte. Du déproche, oui. Évidemment. C'était en 86 et puis on peut vous signaler aussi la huile du journal Libération ce matin qui titre Guy Baudos, « La rage de rire ». C'est beau ça. C'est un joli titre. « La rage de rire ».
Une conséquence insolite de la pandémie, les ventes de chewing-gum sont en forte baisse. Moins 50% chiffre annoncé hier par le leader américain de la vente de chewing-gum, le groupe RC. Alors deux explications à cette chute des ventes de chewing-gum. D'abord, la distance physique. Quand on se tient à plus d'un mètre les uns des autres, la fraîcheur de notre haleine est moins prioritaire. Et puis, il y a évidemment le port du masque. Essayez de mâcher un chewing-gum sous un masque, vous allez vite le regretter. Une info météo avec vous, Charles. La Bretagne en tête des régions françaises les plus ensoleillées au mois de mai. Mais oui, vous avez bien entendu. Géraldine confirmera.
La Bretagne a même battu la Corse en termes d'ensoleillement au mois de mai. Incroyable. Info qui a fait sourire les internautes qui y voient une nouvelle preuve que cette année 2020 est vraiment très particulière. Les Bretons aimeraient d'ailleurs qu'on n'ébrite pas trop l'info. Ne dites pas trop qu'il y a du soleil en Bretagne. Sinon, des hordes de Parisiens vont débarquer. S'inquiète un Breton. Mais pour d'autres, ce mois de mai ensoleillé en Bretagne, ce n'est que justice après 15 années de pluie ininterrompue. Le groupe de rock Led Zeppelin offre un cadeau à ses fans, Charles. Un concert gratuit en ligne sur YouTube. Ce sera disponible demain soir à 21h et pendant 3 jours seulement.
Il s'agit de leur dernier concert tourné en 2007 à Londres. Et pour vous donner envie, le groupe a mis en ligne une courte bande-annonce hier.
Bien.
Ah bah, il faut aimer la guitare. Gratuit pendant 3 jours sur YouTube. Bon. Eh bien, merci Charles. On vous retrouve tout à l'heure, évidemment, Philippe. Et t'as Chevroux, Philippe, qui est un auditeur fidèle qui est là souvent. Bon. Ça va, Philippe, chef de cuisine du 1 collège. Dans votre collège, ça va reprendre complètement, là. Vous êtes en zone verte, maintenant. Oui, mais on a déjà attaqué il y a 15 jours, mais ça part toujours ce système de rotation. Vous allez avoir toutes les classes, là, Philippe. Non, je ne sais pas, non.
À mon avis, non, vous vous trompez. Il y aura toujours ce système de rotation. Enfin, j'aurai les informations
tout à l'heure, mais... Il y aura une rotation, mais les quatrièmes et troisièmes vont revenir.
Oui, oui, mais ça sera toujours sous forme de demi-groupe. À mon avis, on n'aura pas plus de gamins qu'on en a à l'heure actuelle.
Bon, bon. Ça se passe bien, d'ailleurs, Philippe. Ça se passe bien. Vous êtes bien organisés, je crois. Oui, on est très bien organisés, mais bon, si on m'avait dit un jour que je ferais un service avec gants, masques, visières... Oui, oui. Mais bon, c'est une habitude à prendre. Les gamins sont assez respectueux des licences, donc on n'a pas trop de filles. C'est vrai ? Comment se comportent les collégiens ? Très bien, je trouve, moi. Oui. Ça ne me surprend pas. Ils sont responsables. Ça ne me surprend pas. Ce n'est pas étonnant parce que de toute façon, avec le bruit qu'il y a eu là-dessus, ils sont aussi informés que les autres. Et puis, ils n'ont pas de souci.
Mais je veux bien le croire. Alors, les vacances en Bretagne, est-ce que vous regrettez de les avoir annulées, Philippe ? Non, pas du tout. Non ? Pourquoi ?
Non, parce que j'adore la Bretagne.
Je vais voir quasi tous les ans. Mais aller en vacances dans des conditions comme ça où s'il faut respecter 1m50, si je veux aller au restaurant et qu'il faut que j'attende une heure pour avoir une table, qu'il faut que je mette un masque pour visiter un château. Et puis si, je préfère attendre une année. Vous préférez attendre une année et rester dans l'Ain ? Exactement. Je suis allé en vacances dans l'Ain cette année. Remarquez, là, ce n'est pas désagréable non plus, Philippe. On va faire des balades en montagne au lieu de faire des balades au bord de mer. Oui, c'est un très beau département. Très beau département. Oui, j'invite ces gens. Très beau. Eh bien, exactement.
Mais les gens qui ne connaissent pas, je les invite à venir. Il manque du coulis de bresse. Ça, c'est une bonne idée. Merci, Philippe. Bon, Jean-Jacques,
bonne journée. Bon vélo, parce que j'ai appris que vous n'avez plus de permis.
Oui, je n'ai plus de permis. Bon vélo, je ne me suis pas mis, mais je vais m'y mettre.
Je ressors mon vélo.
C'est l'honneur de le son
qui vous font des leçons.
C'est des gros malins. Je ne vais pas revenir là-dessus. Ce n'est pas la peine. Mais c'est vrai que c'est insupportable. C'est insupportable parce que ça peut arriver à tout le monde. Ça, ça peut arriver à tout le monde. C'est la première fois dans ma vie que ça m'arrive. Remarquez, c'est une expérience. Mais je suis comme les autres. Je suis comme les autres français. Je n'ai pas de passe-droit. Ça, je voudrais répondre quand même parce que tous ceux qui ont dit qu'il a des passe-droits, je n'ai aucun passe-droit. Je n'ai demandé aucun passe-droit. Je serai sanctionné comme les autres et c'est normal. Voilà, Philippe. Donc, je vais me mettre au vélo. Vous avez raison, tiens.
Vous avez raison. Il y a 52% de cyclistes en plus à Paris sur un an. 52% ! Il va commencer à pleuvoir, tiens. Ah oui, ça, c'est vrai, Philippe. Bon, salut. Je vous pousse tous les jours en vélo et j'en croise pas tous les matins. Salut, Philippe. Salut, Jean-Luc. Allez, bonne journée. Merci. Il est 6h30, la machine à café 32-16, la touche 5. Et le mot matin par SMS au 7-32-16. Merci, Quentin Mathieu. Et le petit café en terrasse, possible à partir de mardi dans tous les restos de France. Quel protocole sanitaire dans les restaurants ? On va tout savoir avec Marcel Benezet du Groupement National des Indépendants Hôtellerie et Restauration avec nous juste après le journal de 6h30 sur RMC.
Il est 6h31, Anne-Sophie Balbir est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. La règle des 100 kilomètres, c'est fini dès mardi. L'épidémie recule. La mesure n'a plus de justification, dit Édouard Philippe. Réouverture aussi des bars, des restaurants avec quelques restrictions encore en Ile-de-France. Les parcs, les jardins, accessibles là aussi dès demain, même à Paris. Les parents et leurs enfants trépignent. Et puis la mort de Guy Bedos à l'âge de 85 ans, artiste aussi connu pour son humour acide que ses engagements politiques. Hommage et réaction à la fin de ce journal RMC 6h31. Ça va nous faire du bien d'aller en week-end à la mer, de prendre le train pour aller voir notre famille, la voiture, pour aller voir des amis.
Il n'y a plus de limite de déplacement de 100 kilomètres. Enfin, à partir de mardi, terminé, le gouvernement a fait sauter le verrou, Paul Barcelone. Oui, fin de la règle des 100 kilomètres, une mesure plutôt bien respectée jusque-là mais qui n'a plus lieu d'être selon Edouard Philippe. Non seulement les indicateurs sanitaires sont bons mais en plus le gouvernement fait face aux besoins urgents de relancer le tourisme et l'économie. La liberté va enfin redevenir la règle, confirme le Premier ministre. Pour autant, pas question de relâcher la vigilance.
Edouard Philippe conseille de reporter les déplacements les plus lointains et il sera toujours interdit de franchir les frontières intérieures de l'Europe sans motif impérieux jusqu'au 15 juin. Autre nouvelle qui donne le sourire ce matin, Paul, la réouverture des bars et des restaurants. Soulagement pour les cafetiers et les restaurateurs mais pas que. En revanche, cela se fera avec quelques restrictions à Paris et en Ile-de-France puisque ces deux zones sont en zone orange. Ce sont uniquement les terrasses qui rouvriront pour ces zones-là avec des règles sanitaires extrêmement prudentes.
10 personnes maximum par table des tables espacées d'un mètre port du masque obligatoire pour le personnel et les clients qui seraient amenés à se déplacer. Paul Barcelone, merci. Enfin, le bon sens a fini par l'emporter. Se félicite la maire de Paris, Anne Hidalgo a eu ce qu'elle voulait, la réouverture des parcs et jardins dès ce week-end dans la capitale et partout ailleurs. Maxime Brandstatter, Martin Bourdin.
Devant les grilles fermées du parc Montsouris, trois enfants tournent en vélo avec leur papa Mohamed. Ils trépignent d'impatience.
On fait un petit tour au parc demain ou pas ? Oui,
on fait deux tours de balançoire. Ils habitent sur le trottoir d'en face.
Si le parc ouvre demain, écoutez, à mon avis, je pense qu'on serait peut-être les premiers qui vont rentrer. Moi, personnellement, je passe quasiment tous les jours au parc avec les enfants. Rien pour respirer, faire un peu de sport avec leur vélo, trottinette. Il faut faire attention à droite, à gauche, la circulation, les voitures. Tandis que dans le parc, l'eau comme ça, c'est très rassurant.
Un peu plus loin, dans une rue moins passante, Mathias amuse ses deux enfants avec une voiture télécommandée et la nouvelle le laisse assez indifférent. C'est une bonne chose pour les Parisiens mais nous, on ne s'y attendait pas vraiment à aller retourner au parc parce que de base, il y a beaucoup, beaucoup de monde. C'est blindé l'été. Pour ce week-end, on a un peu peur quand même qu'il y ait beaucoup, beaucoup de monde qui viennent. Donc, je pense qu'on va éviter d'y aller tout de suite. Sur demande des maires, les préfectures pourront rendre obligatoire le port du masque dans les parcs.
Réouverture également dès mardi de l'ensemble des plages, des monuments, des musées. Et si vous êtes plus sport que sortie culturelle, vous allez aussi être ravis. Julien Richard.
Oui, les piscines, les salles de sport, les gymnases, les bases de loisirs vont rouvrir à partir du 2 juin en zone verte, du 22 juin en zone orange. Les plans d'eau, plages et rivières seront accessibles sur tout le territoire dès mardi. En revanche, les sports collectifs, dont le football et les sports de combat, restent interdits. Les sportifs professionnels peuvent reprendre l'entraînement, mais toujours sans contact. Une reprise accompagnée pour les sports collectifs et de combat d'un protocole de dépistage pour immédiatement isoler tout sportif symptomatique.
Si les salles de spectacle et les théâtres peuvent accueillir de nouveau du public avec une jauge à 5 000 personnes, les stades et les hippodromes restent fermés au moins jusqu'au 22 juin.
Toutes les écoles et tous les collèges de France métropolitaine rouvriront le mois prochain. Les lycées, des départements classés verts, objectif permettre à un maximum d'élèves de retourner en cours. Le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, a confirmé qu'il n'y aurait pas d'oral pour le bac de français. Priorité aussi à la relance de l'économie, le chômage a bondi de 22% en avril, c'est historique. Et puis Renault prévoit de supprimer 15 000 emplois dans le monde, donc 4 600 en France. Mobilisation à 8 heures ce matin devant l'usine de Choisy-le-Roi à l'appel des syndicats. L'aéroport de Paris-Orly reprendra ses vols le 26 juin pour aller où ?
Probablement vers les autres pays européens. Edouard Philippe se dit en tout cas favorable à la réouverture des frontières intérieures à compter du 15 juin. Le secrétaire d'Etat chargé du tourisme Jean-Baptiste Lemoyne ouvre lui la porte aux étrangers qui souhaiteraient venir séjourner chez nous cet été.
Deux tiers du tourisme international en France, il est le fait des clientèles européennes. Et je le dis d'ores et déjà aux Belges, aux Néerlandais, par exemple, aux Allemands, oui, si les conditions sont réunies, nous serons très heureux de vous dire à nouveau bienvenue en France. Il y a là des professionnels qui ont le sens de l'accueil, pour qui c'est un plaisir que de faire plaisir et on sera très heureux de les retrouver également.
Jean-Loup Dabadi, Michel Piccoli et maintenant Guy Bedos. C'est une époque qui s'éteint. L'humoriste et comédien est mort hier à l'âge de 85 ans. C'est son fils qu'il a annoncé sur les réseaux sociaux avec une photo en noir et blanc et ses mots. Il était beau, il était drôle, il était libre et courageux comme je suis fier de t'avoir eu pour père. Guy Bedos laisse derrière lui des sketchs féroces, des films et un engagement politique indéfectible. Gladys Laffitte.
Jean-Bal,
Jean-Balsec. Il est à nous. Dans les années 60, Guy Bedos monte ses premiers duos comiques avec celle qui deviendra sa femme, Sophie Daumier. Le grand public le découvre sur les planches puis au cinéma et l'adopte. Quelqu'un de très piquant, très ironique et très piquant. Les colères qu'il pouvait faire, c'était effectivement assez drôle. Je suis un méchant garçon. Guy Bedos démocratise le stand-up en France, sa marque de fabrique, cynisme, sale caractère et critique de la politique. Un ton qu'a toujours admiré son ami Jean-Michel Ribes, directeur de théâtre. Son insolence était salutaire et qui en même temps avait le courage de ses opinions.
Mais elle passait parce qu'elles étaient avec un humour extraordinairement efficace. Un sale gamin pour Muriel Robin qui n'oublie pas non plus sa tendresse, son courage et son engagement d'homme de gauche. Il a été interdit de télé, il a été renacé de mort, il n'y avait pas de concession. Comme François Hollande, de nombreuses personnalités s'accordent à dire que l'humour de Guy Bedos c'était une arme redoutable contre le racisme et la bêtise qu'il combattait sans relâche.
Les courses, Mathieu, c'est à l'aval aujourd'hui.
Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC, favoris, c'est l'As, Violetto Jet, Outsider, numéro 7, Diable de Vauvert, l'As et le 7. Merci, on vous retrouve Anne-Sophie tout à l'heure à la nuit, à 7h30. Mathieu est avec nous, regarde tous les messages qui arrivent sur plusieurs sujets. Alors, vous avez accueilli, comment avez-vous accueilli les annonces d'Edouard Philippière ? Vous nous dites 32-16, c'est notre lien, vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. Nous reviendrons sur le niveau de vigilance tout à l'heure à 7h40 pour bien comprendre que nous sommes toujours en sursis tout de même.
Que si jamais, par exemple, le nombre de tests virologiques positifs pour remonter au-dessus de 50 pour 100 000 habitants, nous pourrions repasser en période de confinement. Bien, il est 6h39, nous allons parler des restaurants, évidemment, des cafés, bars, restaurants, surtout des cafés-bars d'ailleurs, avec Marcel Bénézé dans un instant qui est le président de la branche des cafés-bars et brasseries au groupement national des indépendants hôtellerie-restauration. Marcel Bénézé, bonjour. Bonjour. Et les discothèques aussi. Et les discothèques aussi. Et les discothèques aussi, Marcel Bénézé.
Bien, alors, réouverture sous condition dans les restaurants, avant de parler des cafés-bars, dans les restaurants, réouverture sous condition, Quentin Bénézé. Maximum 10 personnes par table dans les bars, dans les restos, pas de distance obligatoire au sein d'un même groupe. Ça, c'est en zone verte. En zone verte, absolument. Par contre, il faudra respecter un mètre d'écart entre chaque table. Masque obligatoire pour les serveurs, pour les cuisiniers, pour les clients aussi quand ils se lèveront, par exemple, pour aller aux toilettes. Pas besoin d'avoir un masque, par contre, quand ils sont assis à table. Pas de limite du restaurant.
Interdiction de consommer debout, ça veut dire pas de café au comptoir. Ah oui, ça, je vais en parler. Pas de café au comptoir, parlons-en tout de suite. Marcel Bénézé, ça, c'est... Si, les cafés, vous pouvez le prendre au comptoir, mais ressortir aussitôt de l'établissement. Ça veut dire que vous allez vous faire servir dans un gobelet jetable et recyclable, surtout. Oui, recyclable. Et ressortir aussitôt de l'établissement et pas stagner devant le comptoir. Oui, alors, en zone verte, on pourra s'installer partout dans l'établissement, dehors comme dedans. Mais le bar aussi. Le bar, vous allez vous faire servir même dans la zone verte et sortir immédiatement du comptoir. Ah, oui.
Parce que souvent, les comptoirs sont très petits. Eh oui, bien sûr. Oui, mais sortir du comptoir en zone verte dans un bar, on peut s'installer dans la salle. Alors qu'en zone orange, on ne peut pas s'installer dans la salle. C'est absolument... Oui, c'est ça. Les salles intérieures restent fermées. On ne pourra pas s'asseoir à table à l'intérieur en Ile-de-France, à Mayotte et en Guyane. Ce sont les trois zones qui sont désormais en orange. Ça va durer au moins trois semaines. On pourra seulement s'installer en terrasse dans ces zones-là. Alors, ça va poser certains problèmes parce que tout le monde n'a pas de terrasse à Paris.
Environ 40% des établissements n'en ont pas seulement professionnels et certains n'ont qu'un bout de trottoir. Il y a des centaines de demandes de nouvelles terrasses qui sont refusées chaque année à Paris. Oui, Marcel Bénézé. Comment faire à Paris ? Alors, on a eu des 100 dents et on a des 100 terrasses aujourd'hui. Mon téléphone a pas... C'était les dents pour les restaurants. C'était un jeu de mots.
Mais mon téléphone n'a pas arrêté de sonner parce que moi, j'ai beaucoup d'établissements qui n'ont pas de terrasse et de très, très bons restaurants qui sont des grands restaurants parce qu'ils servent et parce qu'ils font quand même un chiffre important mais qui n'ont pas du tout de terrasse et qui sont condamnés à rester fermés en payant des loyers. Aujourd'hui, il y a un cri d'alarme par rapport à ces restaurateurs. Moi, j'ai peur que la deuxième vague de la profession du tourisme soit critique parce que vous avez des problèmes psychologiques. Moi, j'ai des gens qui sont à bout qui n'en peuvent plus. Aujourd'hui, vous avez des restaurateurs qui déposent les clés.
Il y a un qui m'a dit que je vais apporter mes clés à Matignon. Je lui ai dit que ce n'est pas la peine, remets-toi. Mais ils sont dans un état terrible. Ils sont catastrophés. Bien, Marcel Bénézé, restez avec nous. Nous allons détailler tout cela. Si vous voulez intervenir, vous n'hésitez pas. Le 32 16, c'est notre lien, vous le savez. Vous êtes avec nous. Nous sommes avec vous. Il est quelle heure ? Il est déjà 6h42. On va faire un peu de pub et on se retrouve. RMC.
RMC, 6h-9h. Vournain Direct.
Marcel Bénézé, reprenons. Je rappelle que vous êtes président de la branche Café, Bar, Brasserie au Groupement National des Indépendants Hôtellerie, Restauration. Donc, en zone verte, à partir de mardi, tout sera rouvert. À part le comptoir, on pourra tout faire. Tout, on pourra boire à la terrasse, à l'intérieur de la salle, sans problème. Mais le comptoir va être ouvert. Mais vous ne pouvez pas rester stagné. Oui, à part le comptoir. Vous ne pourrez prendre votre gobelet. Je ne pourrais pas rester m'accouder au comptoir. Pourtant, c'est un plaisir. Vous aurez le sourire du serveur, quand même, parce qu'il aura une visière, peut-être. On n'a pas les plastiglas, c'est pour ça, d'ailleurs.
Parce que c'est pour ça qu'ils sortent, les clients vont sortir. Parce que sinon, il fallait mettre un plastiglas qui n'était pas très commercial et on ne pouvait pas que nos établissements ressemblent à une effermerie. Bon, combien de terrasses maintenant en région parisienne ? Alors, 4000 terrasses fermées. 4000 terrasses fermées, c'est ce qu'on avait avec des verites qui sont fermées. C'est juste Paris ou la région parisienne ? Paris. Paris, c'est 4000 terrasses fermées.
Vous avez 10 500 terrasses ouvertes, ça veut dire, quand vous avez des chaises à l'extérieur non protégées, alors il y a terrasses ouvertes, il y a plein de systèmes, terrasses protégées, non protégées, avec des écrans, tout ça. Mais il y en a 10 000, c'est énorme. C'est énorme. C'est un chiffre d'affaires énorme pour la ville qui est en train aujourd'hui d'être mis à plat par rapport à tout ça. Ils n'ont plus rien qui rentre. Bien sûr. Ils ont fait gratuit depuis le début de l'année, je crois d'ailleurs. Bon, alors Marcel Bénézé, ces terrasses vont pouvoir être étendues à Paris et en région parisienne, en Ile-de-France.
Étendues sur la chaussée à condition que les maires donnent la possibilité. Exactement. Et ça, ce n'est pas acquis parce que vous avez des trottoirs très petits, vous avez des rues quand même où il y a des voitures qui passent, il ne faut pas mettre en danger non plus parce qu'après, notre responsabilité pourrait être mise en question parce que si vous avez quelqu'un qui s'est fait écraser en sortant de votre terrasse, c'est que vous avez la responsabilité. Donc attention, tout le monde n'aura pas sa terrasse rallongée. Donc aussi déjà, dans l'Optune et une, dans des petites rues, vous avez des rues piétonnes à Paris circulables.
Là, vous allez pouvoir utiliser la totalité du trottoir et ça, ça va être accordé. Je pense que la rue Montorgueil, tout ça, tous ces endroits-là sont des rues piétonnes circulables. Circulables. Donc là, on va pouvoir étendre un peu les tables et les chaises. On va avoir les riverains sur le dos. Oui, ça, les riverains ne vont pas être entendus. Je les ai déjà eus. Vous les avez déjà eus ? Ah oui, déjà, oui. Dites-moi, vous me parliez de ces restaurateurs ou de ces cafetiers qui, eux, n'ont pas de terrasse en Ile-de-France ? Alors là, c'est le coup de massue parce que déjà, ils pensaient peut-être ouvrir. Moi, j'avais voulu, j'avais d'ailleurs recruté pas mal ça.
Nous avons fermé ensemble, nous voulons réouvrir ensemble. Ça veut dire que j'aurais voulu, sur le plan national, on rouvre tous nos restaurants et tous nos cafés. Bon, je suis ravi pour la province parce que quand même la saison arrive, je suis ravi parce qu'ils vont pouvoir travailler quand même, ils vont pouvoir travailler mais qu'à 50% de leur établissement parce qu'aujourd'hui, avec la distanciation des tables et tout ça, on perd de la recette. Ça va être difficilement rentable. Donc, ils pourront laisser le personnel au chômage partiel encore. Ils pourront utiliser que certains de ces salariés faire déroulement, les faire travailler. S'organiser. S'organiser, oui.
Tout ça, ils ont le protocole aussi qui est quand même contraint. Vous avez un protocole sanitaire quand même que le client quand ils rentrent, il faut qu'ils se sentent rassurés. Oui, qu'ils se sentent rassurés. Mais vous me disiez, à Paris, en Ile-de-France, c'est une catastrophe pour ceux qui n'ont pas de terrasse, évidemment. C'est catastrophe. Vous disiez, il y en a qui sont au bord du burn-out. J'ai déjà des restaurateurs que je connais, d'ailleurs un qui était d'ailleurs un ancien journaliste. Il était au larme. Il m'a dit, Marcel, je n'en peux plus, je n'ose même plus regarder mes enfants parce qu'il a fait une reconversion il y a déjà quelques années.
C'est un grand professionnel de la restauration. Il a quitté le journalisme pour ouvrir un restaurant. Mais il me dit, je n'osais même pas regarder mes enfants dans les unis ma femme parce que je les ai amenés dans un trou sans me rendre compte. Parce qu'aujourd'hui, on ne m'autorise pas à ouvrir mon établissement alors qu'il a un établissement de qualité et il fait une cuisine très bien. J'en ai plein qui m'ont appelé. J'en ai pas arrêté jusqu'à 11h du soir qu'il m'a envoyé des messages pour me dire qu'est-ce qu'on fait Marcel. On va prendre Sophie qui est à Rochefort en Charente-Maritime. Bonjour Sophie. Bonjour. Sophie, vous travaillez dans un restaurant qui doit rouvrir.
On espère.
Oui, ça y est, vous êtes en zone verte vous Sophie.
Oui, mais nous on est sur une zone touristique qui s'appelle Brouage et il faut que les touristes viennent.
Ils vont venir. Ils vont venir. À partir du 15 juin, les touristes européens vont pouvoir circuler.
On espère.
En tous les cas, oui, allez-y Sophie.
Moi, j'ai eu le protocole vestiaire pour le personnel puisque je fais partie du personnel et ça va être fantastique.
Le protocole vestiaire, c'est-à-dire ? Ah oui,
c'est-à-dire que chaque personne devra arriver puisque le vestiaire est une zone confinée.
Oui.
Donc on devra arriver masqué.
Oui.
Il va falloir qu'on mette
nos vêtements civils dans un sac fermé.
Oui.
Nos chaussures dans un sac fermé.
Oui.
Repartir au travail.
Alors, les restaurateurs le savent très bien, on n'a pas beaucoup de temps pour manger le personnel. On a 20 minutes.
Oui.
Et maintenant, ils vont nous demander de nous rechanger en civil
pour aller manger et après se rechanger pour retourner au...
Enfin,
finir le travail.
Ça ne va pas être facile pour le personnel, Marcel. Oui, elle a tout à fait raison. Vous savez qu'il y a des contraintes énormes pour les salariés et ça, on en est bien conscient mais quand elle dit 20 minutes pour manger, c'est quand même plus que 20 minutes. Est-ce qu'on va rallonger le temps ? Oui, bien sûr. Le temps de déjeuner, Sophie.
C'est le temps autorisé de travail. Les 20 minutes, ce n'est pas moi qui l'invente. Oui, c'est la loi. C'est la personnelle, elle est de 20 minutes dans le travail.
Oui, mais chaque restaurateur peut aménager le temps quand même. 20 minutes, c'est un peu court quand même. On ne sait pas ça.
Oui, mais l'été, quand vous avez beaucoup de monde, déjà, vous êtes content de manger. Oui. L'été, quand vous avez beaucoup de monde, vous êtes content de manger assis allez, 20 minutes.
Oui, mais ça, j'imagine. Merci, Sophie, d'être avec nous le matin. Merci, bonne journée à Rochefort. Merci, merci Marcel Bénézé d'être venu nous voir. C'est génial. Merci. Ce matin, sur RMC, RMC Découverte, vous avez beaucoup d'appels ? Beaucoup d'appels, je vais vous lire les messages dans un instant, mais j'ai aussi une autre idée. Elle ne vient pas de moi. Elle vient d'Anthony Morel pour assurer les distances de sécurité dans les cafés, dans les restaurants. À votre avis, l'idée d'Anthony Morel ? Je ne sais pas. Les robots. Des robots dans les restaurants. Toujours les robots. Regardez Marcel Bénézé sourit. Non, jamais de robots dans les restaurants.
Il paraît que c'est déjà demain et c'est dans une minute sur RMC. RMC, vous vendredi avec moi. Et oui, beaucoup de messages. Sony nous dit enfin libre, confiné depuis le début. À Menton, je vais pouvoir remonter à Paris, voir ma compagne, reprendre mes allers-retours entre Paris et Cannes. J'ai beaucoup de spectacles et de tournages sur la Côte d'Azur. Franck nous dit maintenant que tout repart, ou presque, j'espère quand même que les Français vont se prendre en main, arrêter de pleurer. Tom Tom nous dit oui, c'est vrai, soyons responsables, j'ai pas envie de repartir dans un confinement à la rentrée.
Jean-Pierre qui nous écoute de Chine dit aussi qu'il espère que les Français feront preuve de prudence, ne pas faire n'importe quoi. C'est un bonheur, vous allez voir, nous dit Jean-Pierre, de pouvoir ressortir, aller dans les parcs, les restos et tous les autres lieux. C'est vraiment génial. Albert a déjà hâte
des grandes tablées de 10 quand même au resto. Le puits du Gaga va ouvrir, nous dit Albert. Les salles de gym, les campings et j'attends aussi le retour des skate games. Nicolas, lui, pense déjà à l'été. Cette année, ce sera vacances en famille
et puis surtout, on va aller voir les parents qu'on n'a pas vus depuis près d'un an.
RMC au 7,32.
75 centimes par envoi plus prix du SMS. RMC.
RMC coûte déjà demain.
C'est déjà demain. Le bal du 14 juillet aura-t-il lieu. Les bales auront-ils lieu le 14 juillet ? Mathieu, c'est une des questions que posent les auditeurs. Il y en a beaucoup. C'est la question de Franck ce matin. Est-ce qu'on aura des bales ? Tout à l'heure, avec Quentin Vinet, entre 7h et 7h30, nous essaierons de répondre au maximum de questions. Anthony Morel est avec nous. Bonjour, Anthony. Bonjour, Jean-Jacques. Les restaurants, on vient d'en parler, vont enfin pouvoir rouvrir leurs portes, notamment en zone verte. Ce sera plus compliqué en zone orange. Pas facile de respecter les gestes barrières, les mesures d'hygiène.
Certains pays, comme la Corée du Sud, évidemment, ont trouvé la solution avec des restaurants entièrement robotisés. Pour éviter tout contact entre un être humain et puis votre plat, votre tasse de café ou ce que vous avez commandé. Alors, ça se passe dans la ville de Daejeon, en Corée du Sud, un établissement, un café, où tout est géré par des robots pour respecter les conditions sanitaires au maximum. Donc, en gros, vous arrivez, vous passez commande via une petite bande tactile. Donc, il faut quand même toucher la bande tactile après un petit coup de gel hydroalcoolique et ensuite, c'est les robots qui gèrent tout.
Donc, vous avez un bras robotique qu'on voyait à l'instant qui va préparer votre café. Il est capable de préparer jusqu'à 60 breuvages différents et puis va poser ça sur un espèce de petit robot, un petit R2-D2, un robot ambulant qui se déplace entre les tables, qui s'arrête devant vous et qui va, vous n'avez plus qu'à prendre votre gobelet. Et donc, entre le moment... On voit les images, je crois même, c'est découverte, c'est impressionnant. C'est assez surréaliste. Non, mais c'est fou. Entre le moment où vous passez votre commande et le moment où vous saisissez de votre tasse de café, il n'y a aucun contact humain. Personne n'a touché à quoi que ce soit. C'est un peu déshumanisé.
C'est un peu déshumanisé. Je dois avouer qu'en termes de convivialité, on y perd quand même un peu. Je ne vais pas vous dire le contraire. D'un point de vue de l'hygiène, c'est pas mal. Point de vue convivial, on a l'humilité. Est-ce qu'on va voir arriver ça en France ? Écoutez, généralisé peut-être pas, mais on a quand même des expérimentations et qui n'ont pas attendu d'ailleurs l'épidémie. En région parisienne, on a par exemple la première pizzeria robotique qui a ouvert ses portes. Un robot pizzaïolo. C'est assez étonnant. On va voir les images sur RMC Découverte. Il s'appelle Pazzi. Ça veut dire fou en italien. Et donc, en gros, parce que c'est un projet un petit peu fou, c'est vrai.
Donc, en gros, ces trois bras robotiques qui vont vous passer votre commande et ils vont tout faire. Donc, ils vont se malaxer la pâte, ils vont l'aplatir, ils vont étaler la sauce tomate, mettre la pizza au four, la sortir du four et même couper la pizza. Et ensuite, vous donner la boîte. Donc là encore, on évite tout contact. Donc ça, ça existe. Ça existe. Il est capable de produire jusqu'à une centaine de pizzas par heure et ça, vous pouvez déjà en profiter. Est-ce que vous allez mettre tout le monde au chômage avec vos robots ? C'est l'éternelle question. Oui, éternelle question.
On sait que l'équation est un petit peu plus compliquée que ça parce que quand on regarde au global, les pays qui sont les plus robotisés, on parlait de la Corée du Sud, le Japon, l'Allemagne, c'est là où il y a le plus de robots, c'est les pays où il y a le moins de chômage. C'est le plein emploi là-bas. En France, on n'a pas beaucoup de robots, par contre, on a plein de chômage. Donc vous voyez, ce n'est pas aussi simple que ça en réalité. Et puis, il y a aussi un point quand même qui est un espoir fondamental pour les êtres humains, c'est que ces robots, ils ne sont pas toujours très efficaces.
Il y a plein de restaurants qui ont embauché des robots serveurs qui ont fini par se rendre compte qu'ils faisaient que de renverser des places sur les clients et qui ont fini par les virer et par rembaucher des êtres humains. Donc on a encore une certaine... C'est réconfortant. C'est réconfortant. Moi, je me dis qu'on a quand même une certaine valeur ajoutée encore par rapport à ces machines. Il y a un peu d'espoir. Ah bah oui, j'espère. Bah oui, mais bon. Merci Anthony. On vous retrouve lundi, évidemment, toujours avec le même plaisir. Vous serez là lundi. Bien sûr. Même si c'est le lundi de Pentecôte. Ah oui, c'est vrai. J'ai oublié. C'est le lundi de Pentecôte.
Mais nous serons là, évidemment. Cyril est avec nous. Bonjour Cyril.
Oui, bonjour Jean-Jacques.
Bonjour. Vous regardez la télé ou vous écoutez la radio le matin, Cyril ?
Le matin, j'écoute la radio.
Vous écoutez la radio. Vous avez raison. RMC, vous êtes en Gironde. C'est ça, à côté de Bordeaux. À côté de Bordeaux. Et là, je suis à Bordeaux. Et là, vous êtes à Bordeaux même. La machine à café. Vous avez bien fait d'écouter et vous avez bien fait d'appeler parce que vous l'avez gagné avec les capsules. Bravo, mon cher Cyril. Félicitations. Merci beaucoup à vous et à toute l'équipe. Mais évidemment, on va continuer. Toute l'équipe est là pour vous. Évidemment, il est 6h57.