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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 25 novembre 2025 31 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

Baromètre Odoxa : Emmanuel Macron toujours aussi impopulaire

Source d'origine 9 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 10 %Défensif 80 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:28FerméeÉludée

    Est-ce que vous êtes favorable à l'augmentation de la taxe foncière ?

  • 1:01RelanceÉludée

    L'AMF va-t-elle dire non à cette augmentation lors des discussions avec le gouvernement ?

  • 10:25OuverteRéponse directe

    Erwan, est-ce que le service militaire volontaire pourrait être quelque chose auquel les Français pourraient adhérer ?

  • 12:43OuverteRéponse directe

    Erwan, comment expliquer la cote de popularité d'Emmanuel Macron à 78% d'impopularité ?

  • 13:39OuverteRéponse directe

    Comment on explique cette impopularité, Nathalie ?

  • 17:34OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça peut paraître paradoxal que Sébastien Lecornu voit sa popularité monter alors qu'il a des difficultés à faire passer les budgets ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:53InvitéFait
    « La question n'est pas là. La question, elle est vraiment de pouvoir se poser la question de réformer globalement le système. »
  • 0:53InvitéFait
    « L'ajustement dont il est question, et qui a fait l'objet de très nombreux débats, n'est absolument pas pour nous, l'ordre de la priorité. »
  • 1:35InvitéFait
    « Je veux vous dire quand même qu'en 2025, avoir des gens qui n'auraient pas l'eau courante, qui n'auraient pas des éléments de confort, il faudrait plutôt s'occuper socialement des choses. »
  • 2:43InvitéFait
    « Il a été question d'envoyer un courrier à tous les contribuables français aux alentours de mi-janvier. On sera à deux mois des élections municipales. Je ne suis pas tout à fait sûr, dans cet océan de défiance, que ce soit le bon timing. »
  • 9:51Locuteur 4Fait
    « Il faut vraiment, en tout cas, tout de suite supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu'on va envoyer nos jeunes en Ukraine. »
  • 10:04Locuteur 4Fait
    « Il est très clair que nous devons renforcer le pacte armé-nation. Et c'est dans ce contexte-là qu'on prend plusieurs initiatives, dont celle de la transformation du service national universel vers une nouvelle forme. »
  • 12:23Locuteur 3Chiffre
    « Neuf Français sur dix sont favorables au rétablissement du service militaire. »
  • 12:27Locuteur 3Chiffre
    « Il n'y en a qu'un sur deux qui est favorable à ce qu'il soit obligatoire. »
  • 12:54Locuteur 3Fait
    « Le lien semble définitivement rompu avec les Français. Il est à un niveau très bas de soutien dans l'opinion. »
  • 13:15Locuteur 3Chiffre
    « Il fait partie des deux personnalités qui ont plus de 50% de taux de rejet. »
  • 15:19Locuteur 3Fait
    « Tout commence avec la réforme des retraites où sur le fond on a le sentiment qu'il est maltraitant socialement sur la forme on a l'impression qu'il fait un passage en force démocratique avec le 49-3. »
  • 21:37Locuteur 3Chiffre
    « Il y a vraiment un rapport de 1 à 2 entre le score potentiel d'Édouard Philippe et celui de Jordan Bardella. »
  • 22:00Locuteur 3Chiffre
    « 35% d'intention de vote pour Jordan Bardella, c'est 12 points de plus que le score de Marine Le Pen au premier tour en 2022. »
  • 22:08Locuteur 3Chiffre
    « 17% d'intention de vote pour Édouard Philippe, c'est 11 points de moins que le score d'Emmanuel Macron en 2022. »

Temps de parole

  • Locuteur 332 %
  • Présentateur25 %
  • Présentateur 219 %
  • Locuteur 910 %
  • Invité7 %
  • Locuteur 72 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Et on commence par revenir, on vient d'en parler à l'instant avec Amélie de Montchalin, sur l'augmentation de la taxe foncière prévue par Bercy pour certains foyers. On va voir ce qu'en pensent nos élus. Bonjour Emmanuel Salaberry, vous êtes maire de Talence. Merci beaucoup d'être avec nous. Est-ce que vous êtes favorable, vous, à l'augmentation de la taxe foncière ?

0:33
Invité

Alors, l'essentiel, c'est que l'AMF n'a pas demandé, c'est trop la position. Elle nous a présenté, j'entendais la ministre juste avant sur votre, et nous avons été formés de cette proposition. Pour nous, la question n'est pas là. La question, elle est vraiment de pouvoir se poser la question de réformer globalement le système, puisque là, on est sur un ajustement qui va représenter à peine 500 millions d'euros, quand d'un côté, on a un budget qui va nous présenter le 7,5.

1:01
Présentateur

– Mais juste, pardon, parce qu'effectivement, Amélie de Montchalin nous disait à l'instant, c'est une demande de l'AMF, de l'Association des maires de France, on va discuter avec les élus et on va voir ce qu'ils en disent. Est-ce que ça veut dire que lors de ces discussions avec le gouvernement, l'AMF, dont vous êtes le coprésident de la Commission des finances, va dire non, on ne veut pas de cette augmentation ?

1:22
Invité

– Non, alors je vais participer à cette réunion. Nous, on va rappeler que l'AMF n'est pas à l'initiative de cette proposition. En revanche, il nous paraît, et c'est là où on rejoint les propos de la ministre, tout à fait logique de mettre de l'équité fiscale. Je veux vous dire quand même qu'en 2025, avoir des gens qui n'auraient pas l'eau courante, qui n'auraient pas des éléments de confort, il faudrait plutôt s'occuper socialement des choses. Mais la question pour l'AMF n'est pas ce micro-ajustement, j'ai envie de dire, dans ces éléments de fiscalité. La question est le fait de dire, comment faisons-nous pour voter des budgets d'ici moins de deux mois ?

J'entendais avec attention les propos de la ministre, il y a aussi des collectivités locales qui doivent faire un budget dans moins de deux mois. Et aujourd'hui, on est... On a entendu le Premier ministre qui a été sensible à nous le diser. La question, si vous voulez, pour nous, n'est pas de participer à une réunion à laquelle on va venir, finalement, s'occuper que du petit bout de la lornette. Il nous faut maintenant passer à un vrai acte qui nous permettrait de faire une collectivité, une compétence, une fiscalité. L'ajustement dont il est question, et qui a fait l'objet de très nombreux débats, n'est absolument pas pour nous, l'ordre de la priorité.

Donc, on va écouter l'argument du gouvernement. Par ailleurs, permettez-moi aussi d'indiquer qu'il a été question d'envoyer un courrier à tous les contribuables français aux alentours de mi-janvier. On sera à deux mois des élections municipales. Je ne suis pas tout à fait sûr, dans cet océan de défiance, que ce soit le bon timing. Donc, on va entendre les arguments du gouvernement et on va débattre. Je participerai à cette réunion mercredi, demain. Et on va, effectivement, au terme de cette réunion, mettre les choses au cas. Mais rappelez, finalement, que nos problématiques principales, à ce jour, ne sont pas résolues.

3:08
Présentateur

Merci beaucoup. Merci, Emmanuel Salaberry, d'avoir été avec nous, maire de Talence, co-président de la Commission des finances de l'Association des maires de France. Et pardon pour les petits problèmes techniques, on a eu des petits problèmes de liaison. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Stéphane, on regarde ce qu'elle a eu de la presse régionale et elle a eu de nombreux quotidiens régionaux ce matin, la lutte contre les violences faites aux femmes.

3:28
Locuteur 9

Oui, car le 25 novembre, Oriane, c'est la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Toujours trop de femmes battues, met à sa une Paris-Normandie ce matin. Pour en finir avec les violences masculines, appelle le quotidien l'Aide Nouvelle et l'Éclair des Pyrénées, met l'accent sur des chiffres qui font peur. 152 féminicides recensés en France depuis le début de l'année par l'association Nous Toutes. L'ONU a compté 50 000 féminicides l'année dernière, c'est-à-dire toutes les 10 minutes dans le monde. Les Quotidiens publient ce matin des récits différents.

Dans l'Éclair des Pyrénées, la parole est donnée à Sylvie, la fille de Marie tuée au Portugal en mai dernier par un ancien flirt et conduit. Pour la famille, à l'inquiétude de la disparition, s'est ajoutée la douleur de devoir d'abord enquêter soi-même. Le suspect a fini par être interpellé une dizaine de jours plus tard. Il avait avoué avoir poignardé un mari âgé de 69 ans. La famille attend maintenant un procès pour connaître les circonstances exactes de l'assassinat. On a toujours été une famille très soudée, mais je crois qu'on ne sera plus jamais pareil, témoigne Sylvie dans les colonnes du quotidien.

4:34
Présentateur

L'Aide Nouvelle met aussi en lumière les nouvelles formes de violences faites aux femmes.

4:37
Locuteur 9

Oui, à la fois les cyber-violences sur Internet avec le harcèlement en ligne ou la diffusion d'images intimes sans consentement, mais ça concerne aussi l'espionnage du téléphone de sa conjointe. L'Aide Nouvelle nous parle des violences économiques, administratives, technologiques ou encore des violences liées à la mobilité. Et le quotidien rappelle les contacts essentiels pour obtenir de l'aide gratuitement. Le 17 pour appeler la police ou la gendarmerie. Le 112 qui fonctionne partout en Europe. Le 114 par SMS pour les personnes qui ne peuvent pas parler. Le 3919 anonyme pour obtenir une écoute et de l'aide. Et enfin, l'application Ma Sécurité ou la plateforme gouvernementale.

Arrêtons les violences-gouv.fr

5:14
Présentateur

Autre sujet à la une du Béry républicain, c'est la colère des agriculteurs.

5:18
Locuteur 9

Coup de pression agricole, titre le journal, alors que la ministre de l'Agriculture a annoncé hier une aide de 130 millions d'euros pour les viticulteurs. Les agriculteurs du Cher ont mené des opérations de filtrage et de tractage. Ils veulent alerter sur l'accumulation des difficultés pour le secteur, énumèrent le quotidien, à la fois les aléas climatiques, mais aussi la baisse du prix de vente des produits ou encore une baisse attendue de la politique agricole commune. Ils ont prévu de renouveler l'opération aujourd'hui.

5:45
Présentateur

Un peu de nostalgie des Jeux olympiques, c'est dans la République des Pyrénées.

5:48
Locuteur 9

Oui, l'ancien patron du comité des JO de Paris était face au lecteur du quotidien pour partager ses souvenirs. Son moment marquant, la finale de Sécifoot devant la Tour Eiffel, c'était un peu la fin de l'aventure, dit-il. On peut se douter que Tony Estanguet a pu ressentir un peu de pression en organisant l'événement, d'où la question de Maryse Laporte. Comment rester zen en toutes circonstances ? Voilà les conseils de Tony Estanguet. En gardant son sang-froid et sa concentration, comme lorsqu'il était athlète, chantier de canon, et rappelons-le, dans les moments les plus difficiles, ça ne sert à rien de monter dans les tours. Conseil encore, Tony Estanguet.

6:19
Présentateur

Bon conseil. Et pour finir, Stéphane, vous allez nous parler choucroute.

6:23
Locuteur 9

Et pas n'importe laquelle. Auriane, celle de l'Aube, et oui, parce que le département de l'Aube, c'est le deuxième producteur de choucroute en France, derrière le barin. Chaque année en France, on produit 38 000 tonnes de choucroute, et 20% de ces choucroutes, elles viennent de l'Aube. Et contrairement à ce qu'on peut penser, la choucroute n'est pas un plat, c'est un légume. C'est du chou fermenté, comme le résume le quotidien.

6:46
Présentateur

Et vous faites les idées reçues.

6:47
Locuteur 9

Exactement, la choucroute est au chou, ce que le yaourt est au lait, une fermentation naturelle, écrit l'Est éclair, qui consacre deux pages à ce légume, peu cher et riche en bienfaits nutritifs, bon appétit.

6:58
Présentateur

Merci pour ces conseils culinaires, merci beaucoup Stéphane d'avoir été avec nous. On va revenir sur les propos ce matin du chef de l'État Emmanuel Macron sur la guerre en Ukraine, mais d'abord c'est aussi le thème de notre reportage en région. Ça fait maintenant 3 ans et 9 mois que la guerre a débuté, pratiquement autant que l'association Vendée Ukraine est mobilisée pour apporter son aide à la population ukrainienne. Tous les mois, au moins un camion part de l'entrepôt de Chaland pour acheminer des vivres et du matériel, une aide et un soutien qui ne se démente pas au fil des mois. On regarde ce reportage de nos partenaires de TV Vendée, il est signé Louis Ciadier.

7:35
Locuteur 7

Des calculs au centimètre pour tout faire rentrer, c'est donc on traversait des milliers de kilomètres jusqu'à Odessa, Vinault et Kalminski, des villes toujours bombardées.

7:46
Locuteur 6

On est en paix, donc c'est normal de partager et de les aider. Et comme on a du temps, on préfère mettre notre temps libre à profit pour aider. Chaque paquet porte le nom d'une femme. Ce sont nos amis. Il y a Natalia, Natalia Elena, Irina, Yulia, Orenka. Et c'est un échange.

8:08
Locuteur 7

Il y a les femmes. Les femmes en Ukraine sont formidables. Ces bénévoles de l'association Vendée Ukraine ont chargé ce matin-là plus de 15 tonnes de matériel.

8:16
Locuteur 2

Ça fait déjà 3-4 ans qu'on fait ça avec en moyenne à peu près un camion par mois. Là, ça fait 2 à 6 pratiquement qu'on a eu récemment. Avec beaucoup de lits qui sont quand même assez lourds et qu'il faut transporter assez méticuleusement dans le camion.

8:33
Locuteur 7

Jean-Claude s'occupe au quotidien de toute la logistique. Récolte de dons, organisation des convois. Il échange aussi avec les Ukrainiens sans relâche.

8:42
Locuteur 1

Je dirais malheureusement, c'est tous les jours, parfois la nuit. Et encore cette nuit puisqu'il y a eu un bombardement et j'ai une petite fillette qui a été tuée à Kharkiv et forcément, ils me téléphonent parce qu'ils sont dans les abris et ils aiment bien avoir quelqu'un effectivement qui les soutienne. Oui, on fait une photo de groupe parce qu'on en voit là-bas en Ukraine. Ils sont tellement contents de voir ce que l'on fait pour eux et c'est surtout pour eux qu'on fait les photos. Ce n'est pas tellement pour nous.

9:06
Locuteur 7

Après presque 4 ans de guerre, l'association continue de vivre grâce aux dons. Les produits d'hygiène féminine et la nourriture en particulier font partie des besoins.

9:17
Locuteur 1

Et puis on espère pour la fin de l'année faire un camion pour les enfants, pour donner un petit peu de bonheur aux enfants. On va lancer une opération pour tout ce qui est jouets, peluches et puis les chocolats de Noël.

9:30
Locuteur 7

Pour participer à cette opération, vous pouvez venir au dépôt de Chaland de 14h à 18h le lundi et le vendredi ou bien appeler directement l'association.

9:39
Présentateur

Et on va revenir sur cette guerre en Ukraine. Le chef de l'État s'est exprimé ce matin, Emmanuel Macron. Il a notamment réfuté l'idée que des jeunes français seront envoyés au front. On l'écoute.

9:51
Locuteur 4

Il faut vraiment, en tout cas, tout de suite supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu'on va envoyer nos jeunes en Ukraine. Ce n'est pas du tout le sens de cette affaire. Il est très clair que nous devons renforcer le pacte armé-nation. Et c'est dans ce contexte-là qu'on prend plusieurs initiatives, dont celle de la transformation du service national universel vers une nouvelle forme. Et j'aurai l'occasion de l'évoquer dans les jours après.

10:15
Présentateur

Voilà. Et on va en parler, évidemment, avec vous, Nathalie Erwan. Nathalie Moret, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra. Erwan, directeur conseil à l'Institut de sondage Odoxa. On entend Emmanuel Macron qui s'exprime ce matin sur cette question de la guerre en Ukraine, sur la position des Européens. Et on l'entend, il veut rassurer les Français, les jeunes Français sur des propos qui auraient peut-être été mal compris. Il endosse à nouveau son costume de chef à l'international, Nathalie ? Il ne fait que ça depuis au moins 2022. Moi, je trouve qu'il s'est beaucoup recentré.

Il a beaucoup insisté sur tout ce qui était, tout ce qui dérivait du conflit entre l'Ukraine et la Russie depuis deux ans. D'ailleurs, c'était un conflit qui avait un petit peu congelé la dernière campagne présidentielle. et en un mot, il dit ça, il dit, oui, on n'enverra pas nos jeunes sur le conflit en Ukraine. En revanche, on est dans une guerre hybride, il faut le comprendre et ça implique un certain nombre de choix que je serais amenée à faire. Donc, c'est ça qu'il dit. En fait, je trouve qu'il ne dit rien de nouveau parce qu'il dit ça depuis très très longtemps. Mais on est collectivement, je pense, dans un changement de paradigme.

C'est-à-dire qu'on a tellement vécu depuis des dizaines d'années dans l'idée qu'effectivement, on était dans un monde de paix que collectivement, et quand je dis collectivement, c'est au niveau européen, on a du mal à entendre et à concevoir qu'effectivement, il y a une menace qu'elle s'appelle la Russie et qu'elle est à nos portes. Oui. Sur l'idée du service militaire volontaire, qu'il pourrait, qu'il devrait annoncer jeudi. Erwan, est-ce que ça, c'est quelque chose auquel les Français pourraient adhérer ?

11:49
Locuteur 3

Oui, tout à fait. C'est vrai qu'on le voit régulièrement dans les enquêtes d'opinion. Il y a une certaine nostalgie des Français quand on parle du service militaire. Puis c'est aussi, on est dans un contexte où non seulement les Français sont inquiets de la situation en Ukraine, ils ont le sentiment que ça peut avoir des répercussions sur leur quotidien. Ils sont attachés à leur armée. Les Français, ils ont une très bonne image des forces armées françaises. Et puis l'armée, c'est aussi ce qui diffuse certaines valeurs patriotiques, d'ordre, de respect des institutions. Donc ça plaît tout à fait aux Français. Neuf Français sur dix sont favorables au rétablissement du service militaire.

Après, il n'y en a qu'un sur deux qui est favorable à ce qu'il soit obligatoire. Donc il y a quand même des modalités logistiques qui expliqueront le niveau de soutien. Mais sur le principe, les Français sont très favorables à ce que le service militaire soit rétabli.

12:37
Présentateur

On va parler du baromètre d'Oxa pour public sénat et la presse régionale puisqu'on parle d'Emmanuel Macron. On va commencer par la cote de popularité d'Emmanuel Macron. 78% d'impopularité. Il n'arrive pas à remonter dans les opinions, Erwan ?

12:52
Locuteur 3

Non, ce qu'on voit, c'est que le lien semble définitivement rompu avec les Français. Il est à un niveau très bas de soutien dans l'opinion. Le rejet est très fort chez les cadres, chez les 65 ans et plus qui étaient quand même les segments les plus forts de son socle électoral jusqu'il y a peu et il fait figure avec Jean-Luc Mélenchon. Il fait partie des deux personnalités qui ont plus de 50% de taux de rejet. C'est-à-dire qu'il fait partie des deux personnalités les plus rejetées du paysage politique national.

Tout se passe comme si les Français avaient inconsciemment ou pas tourné la page Emmanuel Macron, attendent peu de choses de ce président dont la cote de popularité ne bénéficie pas d'une respiration alors même qu'il a pris du recul par rapport à la scène nationale.

13:39
Présentateur

Comment on l'explique Nathalie ? C'est vrai qu'on était dans une période où là il s'exprime beaucoup sur l'international. Il est dans une séquence très internationale. Il y a eu aussi les commémorations des 10 ans du 13 novembre dont on aurait pu dire que ça redonne forcément un élan à Emmanuel Macron. Il ne profite de rien de tout ça. Moi je pense qu'il y a deux choses. La première c'est qu'il est là depuis 8 ans et qu'il y a une usure du pouvoir que vous mesurez mais qui est réelle.

Je pense qu'effectivement Emmanuel Macron souffre de cette usure du pouvoir comme souffrirait n'importe quel chef de l'État à sa place mais ce qui aggrave son cas si je peux me permettre de parler ainsi c'est sans doute la dissolution incomprise et qui demeure incomprise largement de 2024. Et ça je pense que c'est une fracture vous en parlez souvent Erwann mais une fracture avec l'opinion qui je pense aura du mal à se reconnecter.

Et d'ailleurs ce matin sur RTL il en a parlé puisque le journaliste lui disait mais les gens ne comprennent enfin c'est aussi un petit peu de votre faute ce qui se passe et il dit ben non moi j'ai voulu redonner du sens et les Français ont voté comme ils l'ont voulu. Mais n'empêche qu'effectivement la personne qui a dissous et qui a fait en sorte qu'on se retrouve avec une assemblée légitime certes mais fracturée c'est lui et ça je pense que dans l'inconscient collectif c'est quelque chose qui demeure et qui explique en partie sa cote de popularité très basse.

C'est ça Erwann c'est un rejet de sa politique de ses choix dont celui de la dissolution pointait très bien Nathalie ou il y a aussi un rejet de sa personne ?

15:15
Locuteur 3

Il y a eu un cocktail un peu dévastateur pour sa popularité tout commence avec la réforme des retraites où sur le fond on a le sentiment qu'il est maltraitant socialement sur la forme on a l'impression qu'il fait un passage en force démocratique avec le 49-3 puis cette dissolution qui devait être une opération de clarification qui a créé uniquement de la confusion dans l'esprit des français tant et si bien qu'il n'est plus du tout crédité dans l'esprit des français comme étant le président qui va relever les défis qui se posent pour la France à ça c'est ajouter la perspective d'une dette record pour les comptes publics donc tout ça mis ensemble fait que les français ne croient plus en la compétence d'Emmanuel Macron et sont très critiques à son égard et d'ailleurs quand on leur demande qui est le principal responsable de la crise politique actuelle alors évidemment les oppositions ne sont pas épargnées leur attitude n'est pas saluée mais c'est Emmanuel Macron qui sort très largement en tête dans l'opinion des français

16:09
Présentateur

on va parler d'un mot de Sébastien Lecornu le premier ministre alors lui en revanche voit sa popularité monter en flèche il prend 6 points il est à 36% les français approuvent quoi la méthode le style

16:20
Locuteur 3

l'homme alors 36% des français jugent effectivement que Sébastien Lecornu est un bon premier ministre alors ça le place plutôt au-dessus des premiers ministres précédents comme Elisabeth Borne ou comme François Bayrou ça le place plutôt en dessous ce qu'on mesurait pour Jean Castex ou pour Gabriel Attal on peut parler plutôt de stabilisation à un niveau intermédiaire parce qu'en fait en réalité sa cote de popularité ne bouge pas chez les sympathisants Renaissance et chez les sympathisants LR chez les autres en fait il y a un peu plus de bienveillance parce que quand on faisait la mesure le mois dernier on sortait du mois de la démission renomination de discours de politique générale à l'Assemblée de l'annonce de la suspension de retraite de plein de séquences qui avaient créé beaucoup de clivages partisans aujourd'hui il y a un peu plus de bienveillance de la part des oppositions et puis c'est vrai que de toute façon Sébastien Lecornu autant les français que les oppositions le disent sur le plan de la méthode il y a assez peu de choses à lui reprocher en plus le refus de passer par le 49-3 la volonté de faire des concessions de discuter collectivement tout ça ça lui est reconnu comme étant des qualités en revanche sur la ligne politique il est un peu moins soutenu donc tout ça ne se transformera pas en capital politique mais il y a beaucoup plus de bienveillance à l'égard de Sébastien Lecornu qu'à l'égard d'Emmanuel Macron évidemment

17:34
Présentateur

Est-ce que ça peut paraître un peu paradoxal Nathalie au moment où il a des difficultés à faire passer les budgets ?

Je pense que les français l'écryptent parfaitement les personnages politiques qui sont devant nous ils savent que Sébastien Lecornu est un très proche du président vous l'avez dit donc c'est la ligne du président et là-dessus ça ne va pas arranger sa popularité en revanche je trouve que la façon dont il travaille et dont il forge son image depuis deux mois et demi qu'il est à Matignon elle est très habile d'abord il a eu une parole extrêmement rare il n'a pas fait un 20h dès qu'il est arrivé à Matignon il a commencé à parler à la presse quotidienne régionale donc à la presse qui se lit partout sur les territoires dans les bistrots et qui est la presse du lien social et ensuite il a fait deux apparitions assez marquantes en allocution devant le perron de Matignon la première pour démissionner au bout de 13h et la seconde hier matin de façon aussi complètement impromptue pour dire bon ben voilà on n'y est pas je mets les oppositions et la majorité d'ailleurs devant leurs responsabilités moi je veux bien faire les choses mais à eux de faire le boulot je résume schématiquement donc on voit qu'il prend l'opinion à témoin à chaque fois alors ça effectivement je pense que c'est quelque chose à mettre à son crédit puisqu'il parle non seulement aux oppositions dans le secret des couloirs de l'Assemblée et au Sénat mais il a une parole qui est franche vis-à-vis les Français et ça ça peut effectivement être mis à son crédit Allez on va en venir au cœur de ce baromètre les intentions de vote pour la présidentielle de 2027 avant de découvrir le résultat Erwan pour qu'on comprenne bien un mot sur la méthode et sur le choix des candidats

19:15
Locuteur 3

Oui tout à fait alors on a posé différentes questions pour identifier quels étaient les candidats qu'on pouvait tester dans les intentions de vote et pour chacun des camps on a demandé parmi une liste de présidentiables ou de candidats putatifs s'ils représentaient le meilleur candidat pour leur camp ce qu'on voit c'est qu'à gauche pour le segment socialiste Raphaël Glucksmann apparaît bien plus légitime mais aux yeux des Français et aux yeux des sympathisants socialistes qu'Olivier Faure ou François Hollande Au centre Édouard Philippe est juste devant Gabriel Attal mais tous les deux sont plutôt crédités comme étant de potentiels bons candidats pour leur camp par les sympathisants Renaissance et par les Français un cran devant Gérald Darmanin A droite très nettement et c'est le président des Républicains Bruno Retailleau apparaît bien plus légitime pour représenter son camp que Xavier Bertrand que Laurent Wauquiez que Dominique de Villepin et enfin à l'extrême droite on a demandé mais tout en sachant que Marine Le Pen serait vraisemblablement empêchée pour des raisons judiciaires quel serait le meilleur candidat pour représenter l'extrême droite 44% des Français nous disent Jordan Bardella ils ne sont que 37% à nous dire Marine Le Pen et 97% des sympathisants RN c'est l'unanimité devant Marine Le Pen 90% donc elle reste tout à fait légitime tout de même mais voilà ça nous a donné un peu quel devait être le casting donc on a testé alternativement Edouard Philippe et Gabriel Attal dans deux offres de premier tour pour ses intentions de vote et puisqu'on va parler des intentions de vote de second tour ensuite en France dans les sondages on ne teste dans des deuxièmes tours que des candidats qui ont des chances d'accéder au second tour c'est-à-dire qu'Éric Zemmour par exemple dont le score aujourd'hui d'intention de vote est autour de 3% ne peut pas être testé dans une intention de vote parce que sa présence au second tour est purement fictionnelle ceux qui sont testés au second tour sont les candidats qui compte tenu des marges d'erreur statistiques sont en possibilité d'accéder au second tour donc on a testé des second tours face à Jordan Bardella pour Edouard Philippe pour Gabriel Attal pour Jean-Luc Mélenchon et pour Raphaël Glucksmann

21:22
Présentateur

voilà c'est très clair c'était quand même important de repréciser la méthode pour qu'on comprenne bien on va donc découvrir les résultats d'abord du premier tour quelle que soit la configuration Jordan Bardella est largement en tête avec plus du double face à la personne qui arrive en second position

21:37
Locuteur 3

oui il y a vraiment un rapport de 1 à 2 entre le score potentiel d'Edouard Philippe et celui de Jordan Bardella c'est la première information et l'information principale de tout ça on l'avait déjà constaté en avril on l'avait déjà constaté aux élections européennes mais c'est un mouvement qui se prolonge c'est la dynamique inversée entre le rassemblement national et la majorité présidentielle 35% d'intention de vote pour Jordan Bardella c'est 12 points de plus que le score de Marine Le Pen au premier tour en 2022 17% d'intention de vote pour Edouard Philippe c'est 11 points de moins que le score d'Emmanuel Macron en 2022 donc il y a vraiment deux mécaniques inversées qui se prolongent dans le temps et qui sont de plus en plus fortes Edouard Philippe perd 3 points par rapport au premier tour en avril que nous mesurions en avril pour 2027 et Jordan Bardella en gagne 3 donc l'écart continue de se creuser et on voit qu'avec Raphaël Glucksmann à 13,5% Jean-Luc Mélenchon à 11% Edouard Philippe est en situation d'accéder au second tour mais n'est pas non plus un qualifié certain alors que Jordan Bardella fait en effet la course en tête

22:43
Présentateur

Nathalie sur ce sondage en tout cas il n'y a pas photo entre Jordan Bardella et ses concurrents on est dans un véritable effet rassemblement national ?

35% 35% c'est-à-dire plus d'un électeur sur trois c'est absolument considérable je suis allée rechercher le score que j'avais oublié je savais que c'était plus de 30% mais Nicolas Sarkozy qui avait fait un score massif en 2007 c'était 31% donc on voit bien qu'on est dans un score hors normes qui je ne sais pas s'il se confirmera mais qui à mon avis aujourd'hui le signe effectivement je ne sais pas si c'est une envie de rassemblement national à mon avis en tout cas c'est le signe d'un rejet massif de l'ensemble de la classe politique parce que Jordan Bardella aujourd'hui il n'est pas au pouvoir il n'a jamais été ministre il n'a jamais été élu sur son nom propre mais sur des scrutins de liste et il est élu à Bruxelles qui est quelque chose qui est un petit peu loin de l'opinion française donc il incarne à tort ou à raison un renouvellement de la classe politique un renouvellement parce qu'effectivement il n'a pas les mains dans le cambouis là tout de suite dans le marasme national qui est celui du budget il est dans une position par rapport à ça qui est justement celle de l'opposance qui est toujours un petit peu plus simple et puis il a le renouvellement générationnel il a une façon de faire de la politique qui est radicalement différente de celle d'Edouard Philippe par exemple qui est à 17% et qui est le second donc je pense que ça signe l'immense agacement des français vis-à-vis de la politique dont on est témoin tous les jours chacun ici et il faut voir on est à 15 mois il faut voir si effectivement cet immense j'allais dire rejet de la politique et cet immense engouement vis-à-vis de Jordan Bardella résiste à une campagne électorale l'autre enseignement c'est le second tour là aussi on va découvrir les résultats et quel que soit l'adversaire de Jordan Bardella Jordan Bardella remporterait la présidentielle

24:49
Locuteur 3

c'est ça il aurait 53% des voix face à Edouard Philippe 58% face à Raphaël Glucksmann et même 74% face à Jean-Luc Mélenchon ça montre que les duels ne sont plus du tout à l'avantage des forces opposées au Rassemblement National autrement dit il brise la malédiction du plafond de verre du second tour parce que les votes de barrage sont de moins en moins présents dans un deuxième tour entre Jordan Bardella et Edouard Philippe ce qu'on observe c'est qu'il y aurait une grosse abstention de la gauche qui bénéficie à Jordan Bardella dans un deuxième tour entre Raphaël Glucksmann et Jordan Bardella et bien une partie majoritaire des électeurs de Bruno Retailleau au premier tour choisirait Jordan Bardella une partie non négligeable de la gauche s'abstiendrait donc tous ces reports de voix qui sont beaucoup moins favorables parce que les opinions politiques sont parfaitement fragmentées et bien ça fait le jeu du Rassemblement National qui lui finalement en restant stable avec une base consolidée réussit à être plus fort que ces forces politiques qui n'arrivent plus à s'allier et pour lesquelles on n'a pas forcément envie de faire un vote de barrage quand on n'est pas un sympathisant direct donc c'est vrai que la question des réserves de voix se posait pour le Rassemblement National mais aujourd'hui dans notre intention de vote de premier tour Bardella plus Dupont-Aignan plus Zemmour ça fait déjà 40,5% des voix il suffit de récupérer un peu des voix de Bruno Retailleau avec en plus une abstention un peu plus forte dans un deuxième tour où on n'a pas forcément son candidat qui fait qu'avec 45% des voix mais au pro-rata parce qu'il y a moins de gens qui ont voté ça peut faire plus que 50 c'est un contexte qui bénéficie au Rassemblement National parce que de moins en moins un électeur de gauche va vouloir soutenir la majorité présidentielle et vice versa

26:35
Présentateur

Je suis très réservée moi sur les sondages de second tour 15 mois avant parce qu'on n'est pas dans une dynamique de campagne on n'a pas de proposition à arbitrer donc moi je suis très réservée et ce que cela dit en même temps ça dit qu'effectivement il y a une espèce d'élan vis-à-vis de Jordan Bardella mais celui qui a été en tête généralement 15 mois avant n'a jamais été président 15 mois après il faut le rappeler et ensuite le deuxième peut-être enseignement c'est que Edouard Philippe qui apparaissait comme un candidat naturel et dont on l'avait dit ici sur ce plateau même ne serait-ce qu'avant l'été aujourd'hui il ne l'est plus et à mon avis c'est ça et il est sur une pente glissante même je ne sais pas s'il est sur une pente glissante en tout cas il perd des intentions il perd absolument il est sur une pente qui est pour l'instant un peu douce qu'il avait anticipé il se considérait lui-même comme trop dans les sondages donc il disait fatalement à un moment ça va baisser je pense que dans son entourage on est plutôt assez heureux que ça baisse maintenant plutôt que dans six mois moi je pense que c'est ça l'enseignement de ce second tour plus que la cote de popularité de Jordan Bardella qui est confirmée ici dans ce vote de second tour hypothétique c'est le fait qu'effectivement Edouard Philippe et je pense que c'est un problème pour lui n'apparaît pas comme le candidat évident du bloc central et Gabriel Attal encore moins lui dans le sondage il n'est même pas

28:04
Locuteur 3

en second tour c'est 11% des intentions de vote ce qu'il le place en retrait par rapport au seuil de qualification pour le second tour c'est six points derrière Edouard Philippe mais Edouard Philippe c'est ce que dit Nathalie Moret aujourd'hui il n'a les voix que de 53% des personnes qui ont voté pour Emmanuel Macron en 2022 c'est-à-dire qu'il y a la moitié du socle électoral de 2022 de la majorité présidentielle qui s'est évaporée il y en a une partie qui irait vers Bruno Retailleau il y en a 20% qui vont sur la candidature de Raphaël Glucksmann donc il y a quand même énormément d'électeurs à ramener dans la maison du socle commun c'est un enjeu pour Edouard Philippe et puis il y a un enjeu de deuxième tour de pouvoir rassembler plus largement parce qu'au premier tour on voit bien que Jordan Bardella performe mais dans ce sondage on voit bien qu'il performe aussi au deuxième tour qui est plutôt une opération de rassemblement républicain derrière une candidature là où le RN du fait du nom de Le Pen du fait que le parti représente une menace pour la démocratie n'arrivait pas à réussir ce pari du rassemblement au second tour là ça semble être le cas mais en effet est-ce que Désiré Nathalie on ne sait pas quel sera le contexte d'entre-deux-tours les appels au vote de Barrage et dans quel sens ils seront suivis

29:16
Présentateur

Mais est-ce que quand même Jordan Bardella il semble aussi bénéficier de divisions alors aussi bien dans le bloc central ou à l'heure où on se parle ça semble difficile d'avoir une candidature commune entre Bruno Retailleau et Edouard-Philippe Gabriel Attal et à gauche où ça semble difficile voire impossible d'avoir une candidature commune Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Luxman Olivier Faure En fait on a deux enfin qu'est-ce qu'on sait sur 2017 on sait deux choses enfin 2027 pardon on sait que il y aura une candidature rassemblement national sans doute Jordan Bardella et je trouve que cette candidature s'impose de plus en plus par rapport à Marine Le Pen et ensuite on sait que Jean-Luc Mélenchon sera candidat et qu'il n'y aura pas d'alliance avec le Parti Socialiste ça ce sont deux candidatures dont on sait qu'elles seront là donc effectivement c'est normal que ces deux candidatures là soient fortes dans les sondages puisqu'effectivement elles sont certaines et qu'on les connaît et on sait aussi ce que proposent ces deux partis pour le reste vous n'avez aucun candidat qui est certain effectivement vous avez des candidatures déclarées ou pas mais est-ce que in fine elles seront sur la ligne de départ on n'en sait rien et vous ne savez surtout pas ce qu'ils vont proposer donc entre le Rassemblement National et LFI vous avez quand même un gap qui n'est ni incarné par les idées ni incarné par des gens donc effectivement c'est compliqué et on suivra évidemment tout ça et les enseignements de ce baromètre qui vont être nombreux merci beaucoup Erwann Lestron merci beaucoup Nathalie Moré on va terminer par l'histoire du jour c'est une histoire insolite c'est dans les régions du groupe Ebra c'est l'histoire de Bernard Tissot et de son tracteur flashé au pied du Louvre sauf qu'il est impaisible retraité du Jura Saint-Jean-des-Treux et que son tracteur n'a jamais quitté son canton on parle d'un tracteur de 1987 limité à 20 km heure c'est un peu compliqué du coup de faire les 400 km qu'il sépare de Paris et Bernard Tissot il a quand même reçu une amende de 135 euros il a porté plainte pour usurpation de plaques d'immatriculation mais de facto il a dû refaire sa carte grise et sa plaque d'immatriculation c'est une mésaventure qui lui a quand même coûté quelques euros merci beaucoup c'est à lire dans les journaux du groupe Ebra merci Nathalie merci Erwann d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis merci à tous