Retour aux Flots Bleus ! Avec François Ruffin et Fabien Onteniente
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:27OuverteRéponse directe
20 ans après, qui est-ce qu'on te parle toujours du film ici ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Est-ce que le film a changé la vie du camping ?
- 4:26OuverteRéponse directe
Quel est le lien entre un candidat à la présidentielle et le film Camping ?
- 7:17OuverteRéponse directe
Vous êtes plutôt quel genre de couple ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous retrouvez dans le film dans la vraie vie ici ?
- 8:43OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça t'évoque en tant que personnalité politique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:26Fait
« Camping est un grand film de gauche parce que à l'intérieur il y a un chirurgien esthétique Gérard Envin qui se retrouve coincé avec sa voiture de James Bond qui va malgré lui dans ce truc popu où à au début il y a un espèce de traveling où il voit des gueules. »
- 5:09Fait
« Camping pour moi est un grand film de gauche et j'avais reçu alors je sais plus par quel canal mais un message de Fabien qui disait "Ruin a raison". »
- 5:53Fait
« Moi, je viens d'un milieu très populaire Franck aussi et on s'est d'ailleurs connu là-dessus parce que il était venu me voir après Jets j'avais fait un film qui s'appelait Jets qui avait cartonné et Franck Dubos vient me voir un jour dans une boîte à Doville. »
- 10:04Fait
« Jouis à la pétanque dans les années 2000, c'était tuas [grognement] un plou, c'est tout. aller voir des matchs de foot, tu étais un supporter, tu étais bon qu'à boire de la bière devant ta télévision et la le camping, le tuning, ça faisait partie de ces loisirs méprisés là. »
- 10:48Fait
« Moi, je trouve que ce film, il est extrêmement touchant. Je suis plus dans l'émotion parfois presque avec des larmes aux yeux en voyant le film et avec toute la mélancolie parce que là-dedans, il y a personne qui va bien et tout le monde finalement met sa douleur en commun sur au camping pour essayer d'en tirer de la joie. »
- 13:01Fait
« Le bassin d'Arcachon a pris est devenu la hype et où on a vu les Ferrari et les bagnoles de sport se multiplier et et le bassin a changé et il était il est devenu de moins en moins accessible pour les gens. »
- 20:15Fait
« Je sais pas comment on peut être bien dans son pays quand on reste tout le temps au pied de son clocher ou de son quartier qu'on envoie pas la beauté de la mer et la montagne. »
- 20:59Chiffre
« Donc je pense que là, je dis 2032, on vit mieux, dans dans 5 ans, on doit vivre mieux et entre autres, il faut pas considère que c'est un plafond. Qu'est-ce que c'est notre objectif ? pendant longtemps. Là, l'objectif ça a été de dire bah on veut dépasser les 100 millions de touristes étrangers. C'est bon, c'est fait. »
- 21:35Promesse
« Comment on fait pour que de jours par en l'été, il y ait le pH gratuit pour que il y ait des billets de train qu'on puisse circuler dans les ter à 29 € comme on a réussi à l'arracher pendant un été et puis peut-être un retour de de camping aussi, une offre publique de camping qui soit accessible et accessible à tous. »
- 34:35Fait
« Si le truc roule tout du long c'est que ça va pas. »
- 38:11Fait
« Il y a des moments où quand il faisait vraiment trop chaud, les animateurs rametaient tous les momes de les faisait descendre du portique et on allait se réfugier sous le trampoline parce que c'était le seul endroit d'ombre et il nous faisait boire de l'eau. »
- 41:47Fait
« Jean-Ive Lafesse, je sais pas si tu Ah bah, j'ai connu. Ouais. Jean- Yve la FS, c'est calulard téléphonique. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Voilà, on va lancer lancer cette émission pour les fêter les 20 ans de la sortie du film camping qui a été tourné ici sur ce même lieu, ce qui est assez fou. Et donc bah pour commencer évidemment Fabien, je me tourne vers toi, c'est ça te fait quoi ? C'est c'est quoi de revenir ici 20 ans après de regarder tout ce qui s'est passé ? On n pas c'est pas 20 ans après puisqu'on a fait le 3 en 2016. Ah ouais. Donc euh 10 ans 10 ans ouais 10 ans mais en fait je dès que je passe dans le coin, je viens je passe toujours à me faire un un petit coucou au flot bleu.
Donc évidemment ça me ça me fait toujours une émotion parce que ce que je me rappelle c'est la première fois où on a posé nos on est venu on est on on savait pas qu'on faisait un film qui allait rester. Nous on faisait un film sur les vacances sur sur une partie de nos vies avec Franck Dubosque et moi et voilà et puis c'est il est rentré dans le cœur des Français. Donc ça évidemment ça fait quelque chose mais il faut savoir que il y a nous on a tourné cette partie là mais il y a d'autres coin notamment la vue de qu' a Claude Brasseur dans le film qui n'est pas tourné ici parce qu'ici ça donne pas sur le sur le bassin.
Donc nous on a tourné sur plusieurs endroits mais c'est effectivement un côté très émouvant. C'est aussi un film qui a changé la vie du camping. Donc je me tourne vers toi Aurélie 20 ans après. Bon alors un peu il y a eu les autres films mais qui ont donné aussi beaucoup de visibilité au camping 20 ans après qui est-ce qu'on te parle toujours de du film ici ? Est-ce que le film de Fabien raisonne toujours ici dans le cœur des gens ? Est-ce que des gens viennent spécialement pour ça ? Qu'est-ce qui qu'est-ce que ça a créé ici ? Ben, il y a pas de camping sans le film de toute façon et euh il y a pas de film sans Franck Dubosque. C'est quand même le campeur euh le plus connu de France.
On a sa photo dehors et c'est toute la journée que les gens viennent de la même façon que quand on va à Paris, on va la tour efffel, on va sur l'eau, on va voir les cabanes chanquées et quand on vient sur la dune du pilata, on ne peut pas faire autrement que s'arrêter devant le camping. On a eu l'enseigne, l'enseigne qui est restée, c'est l'enseigne que Fabien avait construite au départ pour le film. Elle est toujours là. On la répare chaque année après les tempêtes et si des fois elle n'est pas là parce qu'elle est en réparation, c'est des questions sans arrêt. Où est où est l'enseigne ? Il faut remettre l'enseigne. Il faut qu'on prenne des photos. Donc c'est pour nous c'est un attachement.
C'est c'est normal ça. Ça fait partie de la vie de ce camping qui est tellement spécial pour tout le monde. Mais on est très très content que Fabien soit parmi nous ce soir. Ouais ben je vous remercie. Bon, il faut savoir que cette enseigne au camping des flots bleus. Moi, j'étais au lycée, vous pourrez voir tout ça dans mon livre si certains veulent l'acheter.
J'étais au lycée avec le frère de Laurent Bouzi et j'étais j'étais c'était mon voisin de de classe et il me disait "Mon frère va faire un album, on le prenait pour un mytho." et et et en fait quelques années après, j'ai entendu son tube Rock Connection et dans Rock Connection, il y a un couplet qui dit "Au camping des flots bleus, je me peigne des tonnes de cafard. Si j'avais bossé un peu, je me serais payé, je vais pas vous la chanter, je me serais payé une guitare. Et donc ça m'est resté, je me dis camping des flot bleus." Quand on a écrit avec Franck, on avait un titre générique qui était le camping des flots bleus. Donc il s'appelait pas comme ça, il s'appelait le camping de la Dune.
He c'est toujours le camping de la Dune. C'est ce qu'on appelle c'est c'est le camping de la Dune qui c'est la Dune qui fait venir beaucoup de nos clients. On a beaucoup de clients étrangers qui ne connaissent pas le film. Euh la clientèle française évidemment est associée tout de suite à la venue sur la dune du Pilat. Mais c'est son nom de scène et ça reste toujours alors pour la petite anecdote, on a quand même des clients euh il y a des campings qui s'appellent les campings des flots bleus ailleurs en France. Oui. qui viennent avec la réservation en vend alors qu'ils sont pas ici.
Ils ont conduit 3h de route et on essaie nous de les accommoder autant qu'on peut mais pour la petite anecdote ça nous ça nous fait sourire eux beaucoup moins. Oui. Quand il y a 5h de route derrière c'est beaucoup moins drôle. Cher François Ruffin, la grande question c'est quoi le lien entre un candidat à la présidentielle et le film camping ?
En fait, moi j'ai fait une inter 1 2 euh j'avais fait une intervention publique où je disait voilà Camping est un grand film de gauche parce que à l'intérieur il y a un chirurgien esthétique Gérard envin qui se retrouve coincé avec sa voiture de James Bond qui va malgré lui dans ce truc popu où à au début il y a un espèce de traveling où il voit des gueules. Il dit "Mais qu'est-ce que je suis arrivé chez les hommes de Cromagnon comme ils veulent l'exprimer ? plus tard et puis au fur et à mesure par sa fille aussi, il devient habité par ses sociabilités populaires et voilà, c'est les gens qu'on aime.
Et donc je j'avais intervenu voilà Camping pour moi est un grand film de gauche et j'avais reçu alors je sais plus par quel canal mais un message de Fabien qui disait "Ruin a raison". C'est enfin c'est un film social euh parce que bon il a les on en reparlera mais il a les il a les contours d'un film de comédie mais quand on regarde il y a toutes nos vies et nous moi je viens d'un milieu très populaire Franck aussi et on s'est d'ailleurs connu là-dessus parce que il était venu me voir après Jets j'avais fait un film qui s'appelait Jets qui avait cartonné et Franck Dubos vient me voir un jour dans une boîte à Doville. On s'est retrouvé là-dedans.
Il me dit "Moi, tu sais, je viens de je viens de la banlieue de Rouan, je voudrais faire un film qui s'appelle Camping." Il a fait 27 ans de camping Franck. Donc il c'était c'est vraiment pas une posture. Et il avait noirci un cahier orange de tous ses souvenirs. Et euh d'ailleurs et pour la petite anecdote, il devait il devait le faire avec Vincent Lindon. Euh et puis euh il me disait "C'est bizarre, Vincent Lindon, il me reçoit toujours dans des grands hôtels, donc je peux pas le faire avec lui." Donc en fait, il l'a fait avec moi et voilà, ça s'est on s'est rencontré, on a raconté nos souvenirs de vacances commun.
Lui, il en avait vraiment beaucoup beaucoup et il avait même toutes les anecdotes comme ce ce campeur qui ramasse le dentifrice au bord des aabo, la façon de porter le papier cul, enfin, il avait tout, il avait c'était c'est un c'est un campeur XXL. Donc nos amis Maité et Didier n'ont pas 27 ans de camping derrière eux, mais quand même 12 12 belles années en famille. année belle année. Très belle année et je pense que nous ce qu'on avait quand même envie de vous poser comme question c'est vous vous êtes plutôt quel genre de couple ? Vous êtes plutôt le couple pic ou le couple gâtino ? Euh je dirais les touches. [rires] C'est une bonne réponse. Très bonne réponse.
[rires] Leur donner des frites. En vrai de vrai, on voulait vous demander qu'est-ce que qu'est-ce que vous retrouvez dans le film dans la vraie vie ici ? Bah beaucoup d'anecdotes, il y a beaucoup d'anecdotes, il y en a beaucoup. Euh d'abord quand on arrive en camping, c'est l'accueil de tout le monde, hein. Euh voilà. Euh aussi bien les techniciens qu'à l'accueil, tout le monde est très chaleureux. Et euh ben on a nos cinq petits enfants qui nous régalent parce que il y a plein d'anecdote et puis ben moi aussi je fais un petit cahier voilà pour rappeler les anecdotes du camping. Voilà. Merci beaucoup François.
Toi quand on parle des valeurs du camping, de vivre ensemble, de partager ici des choses en famille, qu'est-ce que qu'est-ce que ça t'évoque aussi en tant que personnalité politique qui peut défendre des choses ?
Je je d'abord dire en tant que reporter, moi à la fin des années 90, j'avais fait un long papier de défense d'un camping dans mon coin dans la baie de Somme parce que je traînais là et j'entendais des gens qui venaient pas depuis 12 ans mais depuis 30 ans qui avaient installé leur bingalot avec des normes et des codes et des types de de trucs sur le toit et c'était coupé de telle manière et ça représentait énormément pour des gens qui étaient intérimes, une maman célibataire qui avait payé 10000 € pour avoir un bingalot plus 6000 pardon 10000 francs pour avoir un bingalot plus 6000 francs pour le faire transporter et d'un seul coup il y avait la mère du croit qui décide qu'on va raser tout ça et qu'on va faire autre chose à la place et la la mère elle dit mais bon sens ça veut dire que je peux plus offrir de vacances à mes gamins et que parce que je vais plus pouvoir j'ai pas les 6000 francs pour aller déplacer mon bingalot et c'est des gens qui en fin de compte avaient construit toutes des petits liens on dit les liens il faut tisser des liens là les gens les avaient tissés au au fur à mesure de s'apprivoiser comme on dit dans le Petit Prince, s'apprivoiser au fil du temps, au fil des années, d'aller prendre un café d'un bingalot à l'autre ou d'une tente à l'autre, de d'échanger un pastice, de rendre des petits services.
Je me souviens de Nono qui était un gamin un peu attardé sur son vélo et qui livrait le courrier tous les matins. Et donc il a il se sentait un rôle, il se sentait utile et d'un seul coup il y avait la mère qui avait décidé d'ailleurs ça fait un peu penser à camping 2 où bon on va faire une marina. Je suis heureux de découvrir que c'est pas une marina déjà ici, mais voilà, d'un seul coup, elle avait décidé que et donc voilà, des cette sociabilité populaire, à la place de la respecter et lui donner toute sa place, boum, on décidait de la raser. Et au fond, ça me surprenait pas dans un temps où je ressentais un grand mépris pour tous les loisirs populaires.
Jouis à la pétanque dans les années 2000, c'était tuas [grognement] un plou, c'est tout. aller voir des matchs de foot, tu étais un supporter, tu étais bon qu'à boire de la bière devant ta télévision et la le camping, le tuning, ça faisait partie de ces loisirs méprisés là. Et je pense que j'ai ressenti moi en voyant ton film ce qu'on ressenti. Pour ça que ce film a eu succès, c'est d'un seul coup à la place d'être méprisé, on est valorisé. à la place d'être passé sous silence, on a une existence et tu as donné une noblesse euh à ce loisir populaire parce que c'est pas qu'un film drôle. Moi, je trouve que ce film, il est extrêmement touchant.
Je suis plus dans l'émotion parfois presque avec des larmes aux yeux en voyant le film et avec toute la mélancolie parce que là-dedans, il y a personne qui va bien et tout le monde finalement met sa douleur en commun sur au camping pour essayer d'en tirer de la joie. Mais on voit très bien l'effort qui est fait euh à travers ça. C'est c'est très c'est en fait ce qui me c'est assez euh c'est très juste parce que on je vais faire des révélations mais le Franck allait avec son papa euh et sa famille en camping et euh et le père était au chômage donc il fallait pas parler de ça. Et donc il prenait la caravane à Rouan et il descendait à Snac au camping qui est au bord de la Dordogne.
Et donc cette parenthèse enchanté, il mettait le slip comme porte celui de Franck, il mettait les claquettes, le débardeur. Donc Franck, il a il avait son idée en tête quand il a fait ce personnage et en fait il l'a dédié à son père et son père posait la caravane et à partir de ce moment-là, il ne fallait plus lui parler du chômage. Mais le petit fran qui savait queon allait retourner dans la brume et dans les ennuis. Alors c'est pour ça que ça trimballe une belle recollire. C'est vrai que les vacances, le camping, c'est beaucoup une histoire de famille. Toi Sophie, tu as passé beaucoup de temps, non pas au camping mais sur le bassin d'Arcachon. toute ton enfance en vacances ici.
Est-ce que tu pourrais nous en dire quelques mots, nous dire aussi ce que ce que tu as vu changer euh dans ton le mode de vacances qui serait plus forcément euh pareil aujourd'hui ? Bah, j'ai bientôt 52 ans et je pense qu'il y a un seul été depuis 52 ans où je ne suis pas venue sur le bassin d'Arcachon. parce que parce que j'avais ma mamie, mon papi qui était qui était là et qui avait travaillé là quasiment toute leur vie et oui, on a vu changer le bassin. Oui, ça c'est sûr. Le bassin où quand moi j'étais petite et que avec mes copines, on discutait, ouais, où est-ce que tu vas pendant les vacances ? Et ben personne connaissait Arcachon en fait.
Et c'est que dans les années 2000 quand Sarkozy est arrivé avec ses copains que le bassin d'Arcachon a pris est devenu la hype et où on a vu les Ferrari et les bagnoles de sport se multiplier et et le bassin a changé et il était il est devenu de moins en moins accessible pour les gens. Et donc ouais, on l'a on l'a vu mais c'est le cas dans beaucoup de coins de France en fait où les gens peuvent plus se loger, les gens ne peuvent plus finalement se retrouver tranquillement chez eux parce que bah parce que c'est devenu le le l'endroit à la mode. Voilà. Et euh et puis ce bassin, on l'a vu changer aussi euh bah il y a quelques années maintenant quand on se tourne ici.
Moi, j'ai quand même un gros pincement de cœur et plus que de mélancolie et de tristesse de voir la forêt. Vous imaginez ici euh et voilà vous qui avez euh qui venez depuis plusieurs années cette forêt gigantesque à perdre de vue même depuis le haut de la de la dune ou cette espèce de froufoui incroyable. Voilà. Et ça c'est aussi les effets de la modernité. hein. La modernité sur le bassin, c'est c'est les Ferrari et puis c'est le climat qui se dérègle et et la forêt qui brûle. Enfin, les Ferrari, je suis pas trop d'accord avec ça. C'est un peu un cliché parce que en fait Oui, mais en fait la vrai moi le vrai danger, il est il est plus sournois. Oui.
Cap ferré et donc ils portent pas ils mettent pas de Ferrari tout ça mais ils sont beaucoup plus sournois. Il y a c'est que c'est la partie émergée de l'iceberg mais on l'a vu arriver au par exemple à Biarit pour moi la partie très dangereuse il y a deux pour moi il y a deux fléau qui sont arrivés à Biarit c'est les frolons asiatiques et les vélos cargot Aurélie toi tu voulais nous parler des incendies puisque vous avez été touchés par les incendies ici Maité Didier vous avez aussi des souvenirs de ces incendies c'est aussi quelque chose qui a qui a vraiment marqué le camping alors ça C'est un événement des plus marquants euh en dehors de la beauté de du paysage, des films, de tout ça.
Euh ça a été une tragédie pour ce camping, pour la région, le territoire. Euh il y a un avant, il y a un après. Nous l'après, il est reparti tout de suite dans la reconstruction. On s'est tous motivés. Euh personne n'a voulu regarder derrière, on a regardé de l'avant, on s'est battu. Euh on nous appelle effectivement le petit village des gaulois parce qu'on est les premiers à avoir ouvert en un an, même pas 9 mois de travaux intensifs. On est aussi en famille. On n'est pas des gros groupes de camping nationaux, internationaux. On est quatre à prendre des décisions ensemble. On avance tous ensemble avec une équipe soudée et c'est ce qui fait aussi notre force.
C'est quelque chose qui fait que ce camping est tellement unique, on se bat pour lui et effectivement la la forêt a brûlé. Mais ce qu'on voit nous, c'est qu'aujourd'hui parce qu'on y est tous les jours, c'est de voir comment elle renaît, comment nous on est ressorti de de très loin. Euh on est debout, on a des clients, on a des sourires, on a des vacances, on a on a des souvenirs qui se construisent aujourd'hui. Euh et c'est ça qui fait la beauté du camping. Alors effectivement, le camping lui-même a changé, les demandes de nos clients aussi ont changé et on répond à ces attentes aussi. Et le camping a évolué de depuis ce que Fabien disait il y a il y a 20 ans.
Le camping, il a 20 ans, il a évolué et on évolue avec lui aussi. Donc moi, je veux pas regarder ce côté négatif, mais de voir en fait ce qu'on a pu reconstruire en étant évidemment beaucoup plus consciencieux de de de tout dans la reconstruction, dans la replantation, la revégétalisation et est critique pour la région et on fait partie de cet écosystème et c'est important pour nous parce qu'on est une empreinte tellement locale et tellement importante pour la région que on se bat tous les jours pour être là où on est. Oui. Alors, je parle de l'évacuation parce que à 3h du matin, on nous a dit qu'il va fallait évacuer et nous étions en panne de voiture.
Mais aussitôt alors Franck est venu nous dire qu'il y avait un bus pour tout le monde qui attendait. Nous sommes arrivés à la salle et là je je dis chapeau quand même parce que tout nous attendait. Les bouteilles d'eau, les gâteaux, le café. On a été logé 3 jours, nourri. Il faut pas croire, c'est vrai que ça nous tracassit de voir quand même les feux et on savait pas comment ça finirait. On avait toujours les campings, non, ils ne brûleront pas. Mais dans l'ambiance de la salle, on était très soudé avec des anciens, avec les animateurs, avec Franck qui venait tous les jours et on a passé quand même des bons moments.
Je veux pas toujours que ça soit négatif parce que mes petits-enfants voulaient même pas prendre le bus pour partir. Il voulaient rester dans la salle. Donc voilà parce que et puis vous êtes revenu, [rires] vous êtes revenu aussi après la reconstruction du camping. Vous êtes revenu. Mais quand j'ai vu les premières réactions de Franck rebondir comme ça, j'ai dit ça va le faire, ça va le faire. Et nous alors par contre la première année quand nous sommes arrivés là, ça prend quand même au trip, ça faut reconnaître. Mais arrivé là, on a retrouvé la scène, tout allait bien. Oui.
Didier, ben oui, [raclement de gorge] effectivement, depuis 12 ans, ça marque quand même les esprits et les petits enfants. Tout ça pour vous dire que on leur demandait tous les ans où c'est qu'il voulait aller. C'était toujours la dune. Donc, on a jamais changé. C'est pour ça qu'il y a 12 ans qu'on vient là. Et voilà. Et on va continuer encore tant qu'ils voudront revenir. Voilà. Ouais, Fabien François, on voit le camping, c'est c'est un art de vivre qu'on qu'on sent dans le film. François, cet art de vivre, est-ce qu' est-ce qu'il t'inspire ? Enfin, qu'est-ce qu'il t'inspire ? D'abord dire que j'ai lu la biographie, enfin l'autobiographie de Fabien.
En fait, c'était un gamin qui partait pas en vacances à Viller sur Marne et que je disais peut-être il y a une part de mélancolie dans le film qui est lié aussi au fait que il raconte les vacances qu'il n'a pas eu euh et pour d'autres raisons parce que mon père il travaillé dans l'agriculture et donc on restait à mien tout l'été. Donc finalement moi non plus j'ai pas connu ça et peut-être il y a d'autant plus d'attachement à quelque chose que tu as pas connu des fois.
[grognement] Mais euh moi je sais que je viens ici, je fais ce moment ici euh pour que le gamin de Villet sur Marne, il ait des vacances euh pour que on y ait des vacances pour tous les Français, tous les Françaises, que ça soit les fru bleus, ça soit pour tout le pays, que il y ait pas 3 millions d'enfants qui aujourd'hui restent àqu toujours des Français qui partent pas en vacances. Je sais pas comment on peut être bien dans son pays quand on reste tout le temps au pied de son clocher ou de son quartier qu'on envoie pas la beauté de la mer et la montagne.
Donc voilà, je viens moi pour un droit à la joie, pour un droit au bonheur de tous de toutes et dire que 90 ans après le Front populaire, j'avais une discussion tout à l'heure avec une infirme enfin une aide soignante en psychiatrie en jouant à la pétanque en lui disant "Mais voilà, mais les congés les congés payés aussi ces politiques on les a parce qu'il y a eu des ouvriers qui se sont mis en grève et qui ont voté à gauche." Je suis désolé l'histoire c'est ça.
Et donc dire que 90 ans après ça, on a toujours une promesse inachevée pour moi du Front populaire parce que voilà, ça a été ça a commencé mais à ce moment-là, c'est quelques centaines de milliers d'ouvriers he qui sont partis et qui ont vu la mer. Mais 90 ans après, le chemin est toujours pas fini et ce droit aux vacances, il est toujours pas pour tous. Donc je pense que là, je dis 2032, on vit mieux, dans dans 5 ans, on doit vivre mieux et entre autres, il faut pas considère que c'est un plafond. Qu'est-ce que c'est notre objectif ? pendant longtemps. Là, l'objectif ça a été de dire bah on veut dépasser les 100 millions de touristes étrangers. C'est bon, c'est fait.
Est-ce que l'objectif c'est d'arriver à 120 millions, 130 millions, 140 millions ou c'est un moment d'arriver à 67 millions de vacanciers français ? Je voilà, il peut y avoir une politique publique là-dessus. Comment on fait pour que de jours par en l'été, il y ait le pH gratuit pour que il y ait des billets de train qu'on puisse circuler dans les ter à 29 € comme on a réussi à l'arracher pendant un été et puis peut-être un retour de de camping aussi, une offre publique de camping qui soit accessible et accessible à tous. Merci François. Fabien, est-ce que Bravo ! Oui.
Fabien, est-ce que tu pensais que est-ce que tu pouvais imaginer que ton film pourrait emmener ce genre de discussion qui pourrait en fait pousser les gens à avoir envie de partir au camping, qui pourrait pousser les gens à parler de ce que c'est les vacances, le droit aux vacances, qui pourraient faire rêver des enfants ? Bah c'était euh non, ça a pas été fait de cette manière, mais c'était inconscient. puisque en fait moi je avec Franck on a trimballé notre caravane de souvenirs et de et de peine parce que bon on il y a on on masque ça sur la comédie.
Enfin, on c'est plus facile de raconter sous forme de comédie, mais ça il y a quand même une tristesse cette chanson de Michel Jonas qui disait "On allait au bord de la mer, on suçait des glaces à l'eau, on regardait comment vivait les les autres." Mais en fait, on se contentait de ça et euh et moi, j'ai toujours j'ai toujours eu cette mélancolie des vacances parce que je voyais des choses que on pouvait pas avoir, des choses comme ça quand on partait. Mais on se contentait de ça et voilà. Donc je ça ne m'étonne pas que alors bon le succès ça on pouvait pas le prévoir mais c'est ça ne m'étonne pas qu'on puisse aborder ce sujet parce que et moi c'est ça me fait toujours de la peine.
Moi, les quelques personnes qui sont venues dédicacer le livre, alors j'ai pris leur nom, j'ai dédicacé, mais il y a quelque chose, je me sens proche d'eux, voyez, je c'est c'est pas des gens qui me sont inconnus. Et donc, j'apprends aussi souvent ben dans la région justement de de François, il y a il y a beaucoup de petits gamins qui qui ont pas vu la mer. Donc de temps en temps, il ils vont à la mer avec des pour une journée. C'est c'est déjà ça. Mais ça ça me provoque toujours quelque chose. Je ne suis pas différent à ça. Merci. Là je j'entends j'entends à l'oreillette que on est quand même là pour faire la fête pour fêter fêter un anniversaire et pas pas n'importe lequel.
Les 20 ans du film camping et pour fêter un anniversaire. On souffle des bougies et j'ai cru que j'avais peut-être des petits des petits complices qui sont là pour te faire souffler ces bougies Fabien avec toutes ces belles personnes sur scène. Il y a un peu de vent donc ça va nous compliquer la tâche mais [rires] et on va chanter ensemble quand mêmaire. Joyeux anniversaire. [chant][musique] Joyeux anniversaire. [musique] Difficile de souffler. Ou souffle. C'est symbolique. Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire. Joyeux [musique] anniversaire. Joyeux anniversaire.
[chant][musique] Joyeux an cadeau Joyeux anniversaire [musique] joyeux original n'est plus là parce que [chant] au travers mais on voulait spécialement qu'il laisse une petite empreinte sur quelque chose qui est resté du film euh que les gens nous demandent aussi se prennent en photo avec les enfants se prennent en photo avec Ah la crevette ! crevé. [rires] C'est maintenant. Ouais, c'est maintenant. La bouée. Merci. Alors là, je suis je suis très honoré. [rires] Alors, on attend pas Fabien. Faut la signer. Faut signer la crevette. Je vous fasse une dédicace. Ouais. Là, il y a les la dédicace des 20 ans. Est-ce qu'on a un petit stylo ? Vous en az besoin pour la saison.
Ah bah oui, j'imagine surtout pour la dédicace pour rentrer. Ah, il s déjà signé. C'est pas signé par lui. Tu vas y arriver. On va Non, on va prendre un autre stylo. Merci madame. Super avec l'aide du public. Pour ma Joséphine des blagues un peu. Ah ouais, c'est chouette la phrase du film. Merci. Merci. Merci. Merci. On a eu la première participation du public qui était ce le stylo le stylo magique qui a permis la dédicace. Dédicace. [rires] Merci beaucoup. Courant. Merci. [grognement] Euh et maintenant on va vous proposer de poser des questions si vous avez une question pour nos supers invités pour Fabin, pour François, pour Sophie, pour Aurélie.
Et ben, commençons commençons par notre cher Maité. question à vous poser. Patrick, on a connu un Patrick au tout début qu'on venait et ce monsieur nous montrait la dune, comment c'était avant et je me suis toujours demandée si c'était par rapport à lui. Non, non. D'accord. Non non non.
On a inventé nous Patrick Chirac parce que Patrick c'était le c'était le nom un peu de de nos copains de l'époque Patrick des Didier Didier Travolta a été dans disco et là c'est Patrick et en fait moi j'ai pensé à l'appeler Chirac parce que je me suis dit quand les les haut-parleurs appellent le ce monsieur Chirac est demandé à l'accueil monsieur Chirac et donc ça ça me faisait marrer d'entendre ce noml et puis il lui dit Ben euh tu devrais changer le nom. Il dit mais pour pourquoi ce serait moi qui changerait ? Oui, ça c'était ça c'est c'est c'est l'insulte c'est c'est la révolte populaire. Voilà. Merci Maité. Merci Fabien.
Est-ce qu'il y a d'autres personnes dans le public qui veulent nous poser une petite question ? Ne faites pas les timides. Personne quelqu'un là-bas ? les enfants. Bon alors il y a raconter un truc parce que Franck Franck euh sur le sur le 3 euh il était pas d'accord avec la date de sortie parce qu'on est sorti en juillet, on a fait 3 million3 mais il aimait pas cette date parce que nous on avait notre date qui était avant celle d'avril parce que les on avait un public essentiellement de de campeurs de gens qui qui venaient voir et donc ça ça promet c'était une promesse des vacances quand ça sort en avril.
Or, quand ça sort en juillet et je me suis retrouvé un jour devant les flots bleus euh à faire une interview pour le film sorti en juillet et les gens qui qui étaient notre note notre publique et ben quand ils prennent les vacances, ils vont pas au cinéma. C'est comme ça. Il était pas d'accord lui pour cette date là. Jeou qui est un grand patron mais qui connaît rien du tout au camping et il dit ben non c'est une très bonne date aux éat aux États-Unis quand il fait beau enfin on n'est pas aux États-Unis on est bref c'était une très mauvaise date. Et donc les gens en face de de du portique m'ont dit euh ils étaient même pas au courant que le film était sorti.
Ah je lui dis mais vous savez il y a le film Camping 3 et tout ah bon on ira le voir à la rentrée. Mais vous savez un film ça passe vite. Donc pour eux là nous c'était c'était trop tard. Mais enfin, on a fait quand même un bon chiffre et puis mais il y avait il y avait ce problème de juillet. Voilà, quand les gens quand il quand ils sont en vacances, ils sont en vacances. Voilà. Il y a quand même un autre lien entre vous deux, c'est que François, tu réalises aussi des documentaires. Donc je pense que c'est quand même quelque chose qui est assez qui est assez important, qui vous relie.
Et je trouve qu'il y a quelque chose d'assez fou avec le film camping, c'est qu'il y a quand même eu beaucoup de jugements de beaucoup de personnes qui sont soit pas allé le voir, soit aller le voir avec en arrivant dans la salle en ayant des un un des des a priori, des stéréotypes même et qui en fait grâce au film vont changer d'avis sur le camping, sur les campeurs. Et donc c'était aussi quel est enfin le pouvoir de la salle de cinéma, le pouvoir du film documentaire, du film de fiction, de la comédie. de pouvoir faire changer en fait la vie. Toi tu ça s'est pas passé comme ça vraiment.
Ça c'est en fait quand le film est sorti euh le film sentait la mergise c'était euh on était des c'était les critiques n'étaient pas bonnes. Il y avait un mépris, on l'a bien senti et cetera. Mais il y a eu les enfants. Les enfants dans les cours de récré se sont emparés de alors on attend pas Patrick et c'est devenu à la mode et cetera. Puis les parents petit à petit euh se sont intéressés au film. Ça ça a pris du temps. Et euh après il y a eu les DVD, les DVD ont beaucoup tourné et puis et puis après il y a eu une espèce d'intelligence qui est arrivé et qui et qui a dit bah c'est intéressant. C'est intéressant.
Donc quand il commence à dire c'est intéressant c'est qu'il se passe quelque chose. Mais mais voilà, moi je me rappelle de très très bien de des débuts et on était avec Franck dans un avion. Le film sortait le mercredi, on revenait de Nice, on avait fait une avant-première et euh et euh on voyait un titre dans le journal du dimanche camping, les vacances commencent mal et nous on se planquait pour pas qu'on soit vu. Donc on était était très très mal à l'aise avec ça. Mais mais en fait c'est le public qui a lu le film et je me rappelle de ces tournées d'avant-première où on ouvrait des salles de partout à Clermontferan en 3, à Lyon 6 et chez Franck.
11 salles d'ouvertes contre Franck est venu et ici à la teste de bouche, ils avaient ouvert aussi beaucoup de salles. Donc c'est le public, c'est toujours le public qui a raison de toute façon le public, il sait déjà si ça va ce qu'il va aller voir. Toi François, le pouvoir du film, du documentaire sur le monde, le pouvoir de l'art, de la culture, ça te parle ? En tout cas, ça m'étonne pas. Le mépris pour le camping a rejailli sur le mépris pour le film camping. Donc il y a eu cet obstacle là à affronter mais qui a été qui a été très bien affronté.
Non, moi je je vois moi j'essaie de faire des documentaires populaires et c'est parfois un peu un oxymor parce que normalement le documentaire c'est un peu ça peut être un peu précieux enfin réservé et c'est vrai que même je fais des pratiques de cinéma de téléalité de dire c'est c'était le dernier. Moi j'ai beaucoup ris et et c'est et pourtant le sujet c'était un état des lieux de la France mais il avait pris un angle téléréalité et j'ai trouvé que c'était extraordinaire. Moi j'ai adoré moi j'ai adoré les films de de François. Allez les voir. Non mais je fais un rapprochement entre Au boulot, le dernier film et Camping.
Au camping, c'est Gérard Envin qui se trouve plongé dans un univers populaire qui est pas le sien. Moi, j'ai fait la même chose. J'ai pris Sarah Salman et je l'ai plongé dans des univers de travail populaires et finalement elle en est ressortie transformée et je pense avec quelque chose qu'elle n'avait pas dans la solitude de son univers qui est une forme de communion qui est une forme de tendresse qu'on ressent dans le film et dans nos deux films. Tu vois et évidemment je pense que tout le monde cherche une forme de communion.
Moi, j'avais ressenti quelque chose de très fort dans ce dans au boulot parce qu'on voit Saramlan plonger dans les des des univers durs, les les les les pêcheurs de Boulogne, enfin bon, les conditions de travail. Et à un moment donné, on la on voit dans son univers. Al, je sais pas si c'est au bon marché ou enfin dans un défilé de mode et tout, mais alors on aime pas ça. Moi j'ai j'adhérais pas là, j'étais j'étais pas content. Je voulais revenir chez les gens et donc je j'ai adoré ce film. [rires] Et c'était en fait un un film ça marche aussi parce que c'est une espèce de douche écossaise. Tu dois passer du rire au larmes de d'un univers à l'autre et tu dois être un peu bousculé comme ça.
Si ça enfin moi pour moi si le truc roule tout du long c'est que ça va pas. Je voulais dire un truc tout à l'heure, je m'excuse mais c'est de sauter du coque à mais reprendre mon idée de tout à l'heure. J'ai j'ai vu des petits moments où concrètement j'ai eu sentiment de transformer la vie des gens et j'en suis touché. Je te donne un exemple. Euh je disais tout, on avait fait une proposition de loi sur les vacances pour tous et entre autres, il y avait le TER à 29 € par mois pendant l'été. C'était pour tout le monde. Finalement, le gouvernement l'a repris mais il l'a fait que pour les jeunes. Et 1 an après, je fais un tournoi de foot. C'est c'est un de mes trucs.
Et euh je ramène un gamin qui s'appelle Victor et je le ramène au quartier nord et il me dit "Ah punaise, je sais pas ce que je vais faire l'été prochain parce que l'été dernier, on avait le TR à 29 €. J'ai pu aller voir ma grand-mère à Saint-Étienne, je suis allé voir mes cousins à Reince. les ter ils étaient bondés et là le ça a été supprimé, je l'ai plus, je sais pas ce que je vais faire. Et donc je je dis ça parce que je vois comment on peut améliorer concrètement, même si c'est pas le paradis, mais un peu la vie des gens. Et dans ces moments-là, tu vois, tu tu te tu te sens fier, tu vois ce que Ah bah oui oui. Ou oui.
Et puis mais on se rend pas compte parce qu'il faut vraiment aller au contact des gens. Euh euh même je vois bien euh le prix pour aller au cinéma, le plein d'essence, euh tout tout fait sens. Donc il faut il faut parler de de ces gens-là. Nous c'est et alors bon, si on peut en parler en en en riant, c'est mieux. C'est je pense que le le message passe mieux. Mais euh moi je je je fais corps avec ces gens-là et je suis encore comme ça. J'adore aller dans les cafés. leur comprendre comment ils vivent.
Je pose des questions, tout m'intéresse et je trouve que la France par moment, j'ai fait des tournées pour pour mon livre là, ce qui me rend triste, c'est que il y a des villes qui étaient qui étaient encore vivantes, qui étaient industrielles. J'ai été du sur la la fameuse ligne qui va jusqu'à Clermonferrand. Et c'est des villes qui sont vides maintenant, qui sont à l'abandon, des des villes d'ortoir et ça ça me ça me provoque quelque chose. Je ça ça me plaît pas.
Pour euh entamer une 2uxème partie de de questions, d'échange ici, je voulais je vous ai demandé à chacun, je voulais vous demander à chacun quelle est euh votre anecdote de vacances pour ceux qui en prennent euh ou qui ont la chance d'en avoir. Quelle est l'anecdote Sophie toi que tu que tu voudrais nous partager ici de tes vacances ? Bah je suppose à Arcachon. Bah moi, je voulais vous partager parce que alors je suis désolée, hein, je reviens un peu tout là-dessus mais mais comme on est en plein dedans et que et que on le subit, alors là, il fait frais, il fait bon, il y a un petit vent, c'est délicieux.
Mais je me souviens quand j'étais petite, j'allais pendant 2 mois au à un club de vacances s'appelait le club des dauphins qui était sur la plage Perre à Arcachon, qui avait été monté par la prof de sport du lycée. Et donc ma mère, c'était sa prof de sport. Tu peux prendre mes motes 2 mois de mois, c'est long. Bon, elle faisait un prix et il y avait un trampoline absolument gigantesque où euh je me suis beaucoup amusée euh de mes tr à 13 ou 14 ans. Et euh souvent pendant les 2 mois, il y avait allez peut-être un jour ou deux où on disait "Attention, demain c'est la canicule." C'est la première fois que j'ai entendu ce mot. J'étais toute petite mais tous les ans il y avait ça.
Ça voulait dire qu'il faisait 30°gr. Et donc il y a des moments où quand il faisait vraiment trop chaud, les animateurs rametaient tous les momes de les faisait descendre du portique et on allait se réfugier sous le trampoline parce que c'était le seul endroit d'ombre et il nous faisait boire de l'eau. Et donc c'était le c'était le moment où quand même la canicule bah ça restait viable, ça restait vivable. On allait tous sous le trampoline, on s'aspergeit d'eau puis après on filait à l'eau pour se baigner. Oui, c'est vrai qu'aujourd'hui le club de Dauphins passerait beaucoup plus de son été sous le trampoline. Plus, il y en a plus des clubs, il y en a plus.
Et finalement ces vastes trampolines maintenant, ils sont à 10 € les 3 minutes et ou alors dans les jardins privés et ces endroits où on se retrouvait tous les jours pour jouer ensemble, il y en a il y en a il y en a plus. Il y en a ici dans les clubs, dans les dans les clubs de vacances et tout, mais c'est quelque chose qui a disparu sur les plages et c'est bien dommage. Maité Didier, je suppose que vous des anecdotes de vacances, vous devez en avoir avec cinq petits enfants ici. Pas mal, mais je vais pas raconter sur eux, ça se fait pas. Oui. Alors moi, il m'est arrivé une aventure avec Lego et Clara qui organise des soirées.
Alors, c'était l'ancienne scène, il y avait deux portes et donc je il il m'avait déguisé en Franche Canan. Bon alors, j'ai cru qu'il y avait une chanson de Franche Canan qui m'attendait sur la scène et [grognement] tout d'un coup j'arrive c'était du Séine Dion et j'étais habillée en Franche Cancan. Alors j'ai eu le four rire, j'avais le micro et je m'y mets pas. Enfin j'ai fait voilà c'est une petite anecdote. On vous fait vivre des aventures grandes émotions ici. Aurélie toi les le goût des vacances il se traduit par quoi ? Alors, nous on bosse [rires] parce que quand les vacances commencent, nous on entoure toutes les équipes.
Euh tout le monde se met au boulot pour euh assurer en fait euh les bonnes vacances, les bons moments euh de tout le monde. Donc pour moi, les vacances, c'est après les vacances d'été, quand tout le monde a repris l'école, le chemin de l'école. Euh donc nous ce qui est important c'est que ben tout le monde passe des bonnes vacances en sécurité euh avec les équipes d'animation, les équipes du camping. Donc pour nous c'est le boulot. Et oui, on n'oublie pas les saisonniers quand même. Il y en a beaucoup qui travaillent pendant nos vacances qui nous permettent de passer des belles vacances ici. Donc on est chanceuse et chanceux. François, est-ce que toi tu as une anecdote de vacances ?
Est-ce que tu es du genre à prendre des vacances déjà ? C'est mes enfants qui m'ont appris à prendre des vacances en vérité. Voilà, poste séparation même pour être plus clair, il a fallu que je j'apprenne à amener mes gamins en vacances. Donc voilà. Et alors, tu aimes ça ? Tu prends le goût ? Ouais, [rires] j'apprends, j'apprends. Non, moi je je de deux trois petits trucs. Je disais les étés ont restait à Amien dans ma ville. C'était une mairie communiste et je me souviens qu'on avait le tennis pour 10 francs par mois. on pouvait jouer du matin au soir et le kayak et ainsi de suite.
Et c'est vrai que moi, j'ai appris à faire plein de sports parce que il y avait une politique, y compris en restant sur place mais de de d'ouverture à des trucs. Alors moi j'étais sport sport mais je pense qu'il devait y avoir la même chose en théâtre cinéma. Il devait y avoir d'autres propositions même si moi j'étais très très sur le sport. Après, on partait à l'automne avec mes parents en laer souvent une semaine et je me souviens d'avoir traversé une rivière qui s'appelle le Chassc à la nage. Elle devait être elle était très fraîche. Mais pour terminer Sophie a parlé de de trampoline. Ça m'évoque une figure populaire. Jean-Ive Lafesse, je sais pas si tu Ah bah, j'ai connu. Ouais.
Jean- Yve la FS, c'est calulard téléphonique. Tu vois, pour moi, il y a un univers comme ça. Il y a un univers populaire et qui pour moi, de la même manière, il y a une sensibilité chez la fesse qui est pas juste de l'ordre du gag. Il amène les gens avec lui au téléphone à explorer des chemins complètement inédits, d'imaginaire, de surprise, de joie mais aussi de tristesse. Tu sais pas sur quoi ça va tomber. Je dis ça parce que il a un il a un gag où il appelle en disant voilà mon chien, j'ai mis mon chien qui est un champion du monde, un champion olympique de trampoline.
Je l'ai mis sur le trampoline et je j'arrive pas à voir où il arrive et je crois bien qu'il est tombé chez vous et la personne il est il est peint en bleu et la personne croit à tout ça et se met à chercher le trampoline dans la maison mais il amène les gens enfin dans des trucs où pourtant il faut s'imaginer qu'il est dans une cabine téléphonique de 1 m² et et il ouvre sur bon voilà c'est un homme que j'ai j'ai pas rencontré je le regrette mais moi je je connaissais parce que dans les années 80 il a il il il il officier sur une c'était le la naissance des radios libres. Il y avait une radio libre qui s'appelait Carbon 14 et il officiait la nuit.
Bon, c'était une radio qui parlait beaucoup de cul mais mais il faisait rire. il faisait rire et c'est un type. Alors il il est formidable parce que euh il pousse les gens mais on s'aperçoit que les gens sont quand même incroyablement gentil hein. C'est ça qui en ressort parce que quand il appelle pour dire il y a je me rappelle de d'un sketch aussi où il appelle une femme qui soit-disant dans une tour au 72e étage [rires] et et à la défense et il y a pas d'ascenseur.
le gars quand même et la dame alors il faisait la madame le dou, il arrivait à prendre la voix de cette dame et en fait on s'aperçoit que le gars va quand même aller le le c'est un gars qui va un plombier qui doit aller chez elle et elle lui explique qu'il y a pas d'ascenseur qu'il faut monter au à pied qu'il faut redescendre jusqu'au 26e puis remonter dans le noir enfin et le gars il dit ben je vais non mais je vais venir je vais venir donc c'est ça c'est ça montre que les gens sont incroyablement serviable et gentil. Et moi ce que j'aime aussi parce que pour revenir aux vacances, on prenait pas tellement de vacances non, je partage avec François cette cette partie là.
Même ma femme moi m'a m'a poussé à prendre des vacances, mais c'est pas un truc c'est pas ça quoi. Mais euh nous on allait au stade le le stade c'était notre jardin. Alors c'était le foot. Alors voilà, mais j'aime j'aime ces moments par exemple en ce moment avec la Coupe du monde quand les gens sont réunis ensemble. Bon, j'aime le Tour de France parce que les gens sont réunis aussi pour quelque chose. J'aime les même quand dans les cas les plus douloureux hein, quand quand il y a des des inondations, les gens cèdent et donc je pense que la cause n'est pas tout à fait perdue.
Voilà, je me permets mais c'est il y a un vous savez on nous met on nous parle de concurrence tout le temps et on voudrait que tous soit en concurrence avec tout mais en fait il y a un océan d'entraide et même l'anecdote que vous racontiez tout à l'heure sur enfin c'est pas une anecdote mais sur dans la catastrophe en fait c'est des moments où on sent qu'on revient à l'essentiel qu'on se sert les coudes et il y a la solidarité qui revient quoi. a même fouir des bons moments hein, des bons moments parce que on avait un bus qui nous emmenait aux douches au gymnase et il y a eu des anecdotes formidables. Ça serait trop long à raconter là.
quand même, on ne pouvait pas faire les 20 ans de camping sans écouter ce passage mythique, ce passage qui a rendu qui a rendu célèbre aussi ce film ou je ne sais pas dans quel dans quel sens ça s'est passé, mais en tout cas ce passage que tout le monde connaît ici encore plus qu'ailleurs évidemment Fabien, tu es rattaché maintenant à vie à ce à cette réplique. Pastis part bleu pastice délicieux. J'y pensais tout à l'heure. J'ai dit ça va bientôt être l'heure pour onattend pas Patrick quand même il y a eu énormément énormément de spectateurs qui sont venus voir ton film.
Il y a eu un succès immense et nous on a la chance de t'avoir ici ce soir, de partager ces 20 ans, de pouvoir revenir sur des anecdotes, revenir sur aussi des choses qui n'ont pas forcément été dites ou qui ont été annoncées même ce soir. Moi, j'ai entendu qu'il y avait un camping 4. Je sais pas, je rigole pas bien. Je rigole pas dit que je vais C'est pas perdu. Voilà, tout n'est pas perdu. Voilà ce qu'on a entendu. [rires] Pas perdu. Pour euh pour terminer, je vais vous proposer un petit mot de la fin, le petit mot de conclusion que vous avez envie de nous partager ce soir dans cette émission spécial des 20 ans de camping. Sophie, je te laisse commencer. Et ben, merci beaucoup.
Euh moi je suis ravie parce que bah donc ça fait euh bientôt 52 ans que je passe devant régulièrement en allant à la plage que j'avais nommé l'optimis quand j'étais petite parce que je savais pas que Nice je connaissais pas. Donc pour moi, la plage à côté, c'était l'optimiste. J'avais écrit une rédaction à maîtresse euh de "Qu'est-ce que tu as fait pendant tes vacances ?" Je suis allée à l'Otimis, c'était génial. Donc enfin bah je suis passée de l'autre côté du euh de la pancarte les flots bleus. Donc merci pour l'accueil. Maité Didier, un petit mot de la fin. Oui. Et ben, bravo à toute l'équipe des flots bleus. Voilà tout le monde. C'est vrai. Équipe incroyable vraiment.
Leur résilience et leur pugnacité. Et puis comme vous avez dit, regarde devant. Euh, ça c'est beau. Ouais, c'est beau. Magnifique. Merci. Merci à vous. Merci à tous. Merci à Fabien euh de bah de revenir sur ces premiers pas ici. Euh je tiens aussi à remercier tous nos artisans producteurs des marchés nocturnes du mercredi euh qui font une animation incroyable qui mettent en avant le savoir-faire local. Et puis merci à vous d'être venu. C'était un bon moment de partage. Merci. Merci à toi de nous accueillir. Merci à toute ta famille de nous accueillir.
[applaudissements]
François, merci pour votre accueil évidemment. Merci à Fabien d'avoir accepté ce moment commun qui lit cinéma et politique. Ouais. Ouais. Mais ça c'est il y a beaucoup de choses qu'on partage finalement. Je m'en aperçois dans nos conversations et euh et voilà. Moi, je rêverai de d'être là demain soir pour voir le match avec vous. Bah ouais, mais je serai pas là. Et euh non, juste le le le temps où il y a l'école, je dis pas que c'est un temps d'égalité, mais c'est un temps commun entre tous les enfants.
Et le temps des vacances finalement, c'est le temps où chacun a son propre destin et ça revient le temps des inégalités où il y en a qui vont aller à l'autre bout du monde, d'autres qui vont aller à l'autre bout de la France et d'autres qui vont rester coincés. Et donc voilà, je pense que une politique publique des vacances, c'est quelque chose qui restaure un peu moins d'inégalité et qui donne la chance des vacances à à toutes et à tous, en tout cas aux enfants parce que on voit comme pour toi, comme pour moi, finalement, on est un peu des paraplégiques ou bien des des des handicapés, des inaptes aux vacances, hein. Ça s'apprend, ça met du temps.
Quand on l'a quand on a fait ça régulièrement dans l'enfance et ben voilà, c'est pas seulement le porte-monnaie, c'est aussi une habitude presque les vacances quoi. Et en tout cas, si tu es président de la République, moi je serai ministre des vacances. Notre notre nouveau léo la gange.