Le Grand Dossier du jeudi 26 mars 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Les bienvenu [musique] sur LCI avec aujourd'hui cette question cet enjeu. Trump le coût final est prêt. Oui.
Le Pentagone [musique] s'apprête à porter le coup final à la guerre. Il serait massif. Information signée axios.
Combinaison d'opérations au sol de bombardement au plus profond de l'Iran. Escalade [musique] militaire et guerre totale sont-elles à la clé si les efforts diplomatiques revendiqués encore en ce moment même par Donald Trump ne donne rien, ne sont pas au rendez-vous [musique] ? Oui, tout serait prêt et comptez sur nous pour tout vous dire.
Les quatre points de ce plan, les objectifs principaux, toujours l'île de Carme, mais vous le verrez, une autre île. Et dans le viseur essentiel pour le contrôle d'Ormous dont Israël vient de tuer le commandant iranien en charge [musique] de la fermeture ses parien. Mais attention, si les États-Unis se préparent à venir plus près, les Iraniens se préparent à les accueillir. [musique] Regardez cette image, elles sont fortes les images.
J'espère qu'on va la voir. Regardez, je je j'attends, je mouline avec mon bras. Non, [musique] c'est pas ça.
On y est. Voilà cette image comme closer. Venez plus près les Américains.
La dernière la dernière provocation iranienne. Autre image à vous montrer, [musique] elle est signée des économistes. La une de Z économistes forte encore une fois avantage Iran.
C'est un parti prix nous en débattrons. [musique] Et si Trump voulait s'extirper lui de ce conflit au plus vite ? Et si c'était Israël mais aussi les pays du golf qui le maintenaient maintenant sous pression sur un air de cette guerre est allé trop loin.
Désormais il faut aller jusqu'au bout pour tout vous faire vivre, tout vous faire comprendre. Nos équipes sont toujours sur le terrain. [musique] Nous serons aux États-Unis, nous serons à Teran, nous serons en Israël, nous serons à Doua bien évidemment.
Mais d'abord Trump, le coup final est [musique] prêt. Nous sommes le pire cauchemar des Iraniens à scène Donald Trump. C'était il y a quelques instants.
Écoutez, [musique] regardez. Pour que ce soit bien clair, parce que j'ai vu les fake news qui ont été publiées dans le Wall Street Journal. Ils ont dit que moi je voulais faire un accord.
C'est eux qui me supplie de faire un accord. Et n'importe qui qui a vu ce qui se passe en Iran comprendra pourquoi les Iraniens veulent faire un accord. Les Iraniens disent "Bon, on ne veut pas parler aux Américains mais tout le monde sait la situation les Iraniennes.
Ils sont pas bêtes, vous savez. Ils sont même très intéressants et ce sont des bons négociateurs. C'est pas des très bons guerriers mais ce sont des bons négociateurs. [musique] Et pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravi d'accueillir sur ce plateau Samanthane Bendern.
Bonjour, vous êtes chercheuse à la Royal Institute of International Affairs. Une fois sur deux, hein. Je vais y arriver.
Ros, c'est plus facile. Oui, vous avez raison. Guillaume Rocket, merci beaucoup d'être avec nous.
J'en suis ravi. Directeur de la rédaction du Figaro magazine. Margo Adan, merci d'être là bien sûr.
Éditorialiste international LCI. Général François Chaovan. Merci également.
Consultant géopolitique LCI et nous sommes ravis donc d'accueillir sur ce plateau [musique] Pierre Servant. Bonjour Pierre. Vous êtes éditorialiste géopolitique TF1 LCI et auteur notamment du livre Les présidents et la guerre aux éditions Périn.
Et donc le coup final est-il proche ? En tout cas, il est prêt. Toutes les options sont à notre disposition DJ Devens il y a quelques [musique] instants.
Quelles sont ces options ? Comptez sur nous pour tout vous décrypter bien évidemment. Mais d'abord regardez Donald Trump, ça fait quoi ?
Plus d'une heure et maintenant qu'il parle. C'est un une sorte des conseils des ministres autour de Donald Trump version maison blanche. C'est une heure écart de monde selon Trump.
Pour bien comprendre, prenons direction Washington pour vous retrouver Justine Jankovski. Pouvez-vous [raclement de gorge] nous expliquer, nous faire un petit résumé, analyse de texte de tout ce que Donald Trump vient de dire lors de ce conseil des ministres. Oui, je sais, on fait ça autour du plateau, vous avez du boulot.
Allez-y. Oui, effectivement, Donald Trump qui parle déjà depuis plus d'une heure en réunion avec les membres de son cfet. Pour tout vous dire, il n'a pas encore pris les questions des journalistes présents dans la pièce et effectivement, il y a déjà beaucoup à dire.
Ce qui est intéressant peut-être, c'est de commencer par dire que Donald Trump a abordé ce meeting de manière très optimiste, hein. Il a commencé par vanter les descriptions, les destructions commises par l'armée américaine. Il a dit plusieurs fois qu'ils avaient totalement détruit la marine iranienne, qu'ils étaient très en avance sur le planning et puis il s'était forcé de donner sa version des faits en disant que ce n'était pas lui qui voulait négocier, que c'étaient les Iraniens qui le supplient de passer un accord.
Ça, j'ai compté, il l'a dit au moins trois fois. Euh ce qui est intéressant aussi, c'est qu'il a tout de suite ensuite donné la parole à J Vent, son vice-président qu'on avait pas beaucoup vu euh sur ce dossier pour l'instant, mais on sait que la Maison Blanche euh pousse pour qu'il reprennent les négociations. Euh on a évoqué par exemple d'éventuelles euh discussions au Pakistan ce weekend avec les Iraniens.
JD Vens pourrait y aller parce que ce qu'on entend ici c'est que les Iraniens ne veulent plus discuter avec Jarette Kuchner et avec Steve Witkov parce qu'ils ne leur font plus confiance. Steve Witkof à qui Donald Trump a lui aussi donné la parole, il a confirmé qu'un plan américain en 15 points avait bien été transmis aux Iraniens et puis il a conclu en disant qu'il y avait un fort signe que l'Iran peut-être convaincu d'accepter les termes américains pour mettre fin à la guerre. Si Justine Jankovski, on se retrouve dans quelques instants parce qu'on a encore pas mal de choses à se raconter, vous l'aurez compris.
Puis Donald Trump, il est toujours en conseil des ministres version maison blanche et il n'a toujours pas répondu aux journalistes. Donc à tout moment bien nous pourrons reprendre la direction de cette Maison Blanche pour tendre l'oreille. Alors Pierre Servant, le monde selon Trump pour vous c'est la méthode qu ou il a des raisons effectivement d'être en confiance après tout le président Américain ?
C'est c'est un peu des deux. C'est beaucoup la méthode Qé. Alors, il y a des résultats militaires.
On peut pas dire que les forces iraniennes, balistiques, les lanceur, la marine n'a pas été détruite. Donc ça c'est vrai. Mais il y a beaucoup de méthodes de cou.
Ce qui me frappe beaucoup, c'est à qui s'adresse Trump avec ce type de communication. Mon sens, il s'adresse surtout aux Américains et au peuple maga. et donc il développe un discours extrêmement optimiste.
Tout va bien, on est avance en avance de phase. Il l'avait déjà dit, même si c'était un peu contredit, mais il passe son temps à se contredire puisqu'il avait exprimé le fait que cette guerre aurait dû durer une journée. C'estàdire que il a cru à ce que les Israéliens lui ont dit.
On décapite le régime et c'est terminé derrière. Le régime va se rendre. Donc je sais pas avance de quoi il est.
Il est en retard par rapport à la journée où tout devait être terminé. il est en avant sur je ne sais pas quoi. Donc vis-à-vis du peuple américain et la base MAGA, c'est tout va bien, on est en avant, c'est formidable, on n'est pas demandeur, ils viennent nous demander.
Bon, ça c'est une chose mais les Iraniens regardent. Les Iraniens regardent et à mon sens là eux qu'est-ce qu'ils voient ? Ils voient un aveu de faiblesse.
Il voi un président qui a besoin de se justifier. Et ça en négociation, si vous voulez, c'est pas bon du tout. Quand vous dévoilez vos cartes, quand vous donnez le sentiment d'être un peu sur le sur le sur le feu, euh c'est pas une bonne tactique.
Alors effectivement, c'est parfaitement résumé l'impression d'être sur le feu Donald Trump qui dit "On va continuer de v bombarder durement et assurer que ils ne sont pas dans un bourbier." Ça c'est la voix de Pitex. Écoutez ce petit résumé de l'état d'esprit de ces dernières minutes.
Et là, ça fait 3 semaines que cette opération a commencé. Mais ce n'est pas l'Irak, c'est pas un match nul. C'est pas 5050, c'est pas le chaos, bien au contraire, c'est le succès américain.
Et Donald Trump qui donc assure, c'est écrit en bas de votre écran, qu'ils vont continuer de frapper assez durement l'analyse de texte Margoot Hadad. Vous connaissez par cœur les les États-Unis, l'état d'esprit, c'est de la confiance ou c'est l'arbre qui cache la forêt de la fébrilité ? Il y a un message euh dans cette conférence de presse euh que vient de dire Pitex, c'est le succès américain.
Et le succès américain, c'est aussi un moteur pour la base baga, même si ça fait peur pour beaucoup de choses sur le l'interventionnisme dans le monde. Euh le fait d'avoir euh le porte drapeau américain de refaire de l'Amérique une grande puissance, c'est un scénario auquel les électeurs de Trump continuent de croire. C'est aussi une des raisons pour lesquelles ils ont revoté pour Donald Trump parce qu'il l'incarnait ça.
Et beaucoup d'électeurs américains ne sont pas forcément maga. Euh beaucoup d'électeurs américains de Trump sont des pro Trrump et donc suivent Trump dans de nombreuses de ces décisions. L'opération terrestre peut être un changement de scénario notamment euh pour les électeurs de Trump et pour ceux qui le suivent actuellement parce que l'opération terrestre si elle est beaucoup trop risquée et s'il y a des corps américains, des soldats tués qui reviennent sur le territoire américain, on change de dimension et c'est pour cela qu'il joue à cette méthode coué pour l'instant.
Alors, il n'y a pas de bourbier, assure les responsables américains encore réunis à la Maison Blanche en ce moment même. Mais vous allez voir maintenant qu'il y a bien des endroits dans la région où ils sont factuellement obligés de reculer depuis un moment maintenant. Il y a des destructions iraniennes sur des bases américaines qui ont forcé des troupes américaines à s'installer plus loin.
Information du New York Times, mais allons plus loin ensemble. Général Chauvancy, général, pour nos téléspectateurs, quelles sont ces bases qui ont été frappées dont on parle aujourd'hui ? Bon, vous avez 13 bases qui se trouve justement les voilà en partie hein, les brases principales.
D'abord ici, vous avez la base aérienne d'ouid euh c'est 10000 hommes, c'est euh près d'un centaines d'appareils. Euh vous avez le la le PC de la 5e flotte américaine qui se trouve ici. Vous avez aussi au Qatar, vous avez le le commandement déporté euh de de l'USNCOM, donc le commandement opérationnel des forces américaines au Moyen-Orient.
Donc vous avez une antenne et puis vous avez un sa tombe de base réparti un petit peu partout. Alors maintenant, moi je suis pas tout à fait d'accord avec euh ce repli forcé à cause des Ianiens. Il est normal que quand on lance une opération le 28 février que déjà une partie de ces bases était plus ou moins euh euh je dirais désaffectée.
On a laissé une base arrière en quelque sorte. Mais effectivement comme il y a eu des frappes sur des territoires d'ailleurs arabes, même s'il y a des emprint des emprises américaines, des territoires arabes qui n'étaient pas en guerre, les Américains auraient peut-être pu penser qu'ils étaient protégés. En fait, ça a pas été le cas.
Ça c'est votre analyse, on en débrattera juste après tous ensemble. Mais quelles sont les conséquences pour les opérations américaines avoir à reculer sur certaines de ces bases ? Dans quelle mesure ça gêne la guerre menée par les Américains ?
Alors, de l'ors que vous avez des radars, vous avez des forces logistiques, vous avez des forces de commandement, oui, le fait de désorganiser l'organisation générale des forces américaines, oui, ça a un impact. Mais je ne peux pas penser que l'Étatmajor américain n'ait pas anticipé quand même la l'organisation de ces forces. Alors, je sais que c'est un article du New York Times, mais c'est aussi peut-être aussi un moyen de mettre en difficulté Donald Trump peut-être sur la préparation de cette guerre parce qu'on voit bien que par certains aspects, cette guerre n'a pas été préparée très correctement dans la mesure on n'a pas vu toutes les mesures que pouvaient prendre les Iraniens.
Ça c'est l'analyse donc du général Chauvancier. Merci beaucoup Pierre Servant. Votre regard à vous.
Est-ce que cela traduit malgré tout une immense fragilité américaine ? première puissance mondiale obligée par endroit de rétropédaler, de se retirer. Est-ce un manque de préparation de de solidité ?
Très très clairement, il y a une improvisation parce que on narrête pas de parler des renforts qui sont en train d'arriver, la 82e Airborne, les les Marines et cetera, mais il y a quand même 40000 hommes soldats américains sur place qui sont déjà sur place dans les différentes bases que tout à l'heure qu'on a vu sur la sur la carte. Et euh ces ces militaires sont quand même en difficulté pour assurer leur leur mission ou pour jouer leur rôle si demain effectivement il y a un déploiement plus important des assauts de de la mer vers la terre et cetera et en fait on peut pas les énumérer mais le nombre de signaux qui montre que les choses ont pas été préparées et qu'il y avait vraiment une une surconfiance une totale des Américains et de Trump en pensant que en décapitant le régime vraiment ça le coût serait tellement tellement terrible de tuer àirameney et donc le le le régime s'effondrerait sur lui-même. Bah vous voyez derrière que les les troupes qui maintenant vont peut-être participer à des assauts de la mer vers la terre, bah il faut les ramener.
Il y a un bâtiment qui va partir de Californie, il va arriver dans 15 jours ou 3 semaines, il est pas encore là. euh les les détecteurs de mines, ils sont pas ils ne sont pas euh présents. Euh le stock les stocks de munition, il y a aussi une tension malgré ce que dit Donald Trump en disant "C'est illimité, on a tout ce qu'il faut et cetera." Il y a des On voit des infos, on voit des infos du Washington Post, pardonnez-moi couper Pierre, mais les États-Unis envisagent de détourner des missiles de défense aérienne clé de l'Ukraine vers le Moyen-Orient.
Pourquoi ? Parce que la guerre avec l'Iran épuise trop rapidement les stocks américains. Ça c'est ça c'est du concret.
C'est du concret. Comme c'est du concret le fait qu'ils sont allés chercher en Corée du Sud, ce qui fait hurler les les Sud-Coréens, donc des systèmes de défense patriote parce qu'ils sont quand même dans une zone un petit peu un petit peu sensible pour les pour les ramener. qu'en fait elle elle n'a pas été conçue intelligemment cette opération parce que les spécialistes et là la presse américaine le le décrit et c'est pas uniquement parce que bonne partie n'aime pas Trump, c'est que les spécialistes de l'Iran, les spécialistes de la résilience militaire iranienne ont été éjectés.
Et quand vous avez un type comme Pit, alors je vais vous dire un truc qui est un peu vulgaire et pourtant c'est un diplomate qui me l'a qui me l' qui me l'a dit en me disant mais vous comprenez Pit quand il parle dans les conférences de presse et cetera, on a l'impression qu'il a un orgasme. Bon c'estàdire que si vous voulez il est tellement et Trump vient de dire ce type formidable, c'est un gars solide et cetera. C'est-à-dire qu'il y a une espèce de on se demande s'ils sont dans un jeu vidéo, la jouissance de la guerre, ils sont dans le réel.
Et je terminerai juste en disant toute chose étant inégale par ailleurs, vraiment la confere du Vietnam, elle s'est déroulée un peu comme ça, c'està-dire un coup d'affirmation péremptoire qui était démenti progressivement par la réalité du terrain et à chaque fois le commandement militaire américain disait bon ben c'est tout va bien monsieur le président formidable mais si on pouvait rajouter quand même des conseillers on rajoute des conseillers formidable avec l'armée du sud Vietnam on va gagner enfin si on pouvait voir un contingent au sol ça et bon alors je dis c'est pas la même configuration ça va pas durer 20 ans et cetera. Voilà. Mais l'ubris et le mensonge, c'est ce qui avait miné George Bouche, la politique de George Bouche qui quand après avoir vaincu l'Irak s'était installé en disant la guerre, la paix est là.
En fait, il y a eu 4000 tués et on sait que l'administration Bush a menti, a trafiqué des articles de presse pour expliquer que tout allait bien jusqu'à ce que le Congrès se saisisse de la question, sorte un rapport démocrate républicain pour dire "Alt au feu, vous êtes dans une panade, pas possible, il faut aller chercher le général Petraus qui est le seul général qui avait compris quelque chose de l'opération." Voilà. Mais là ça et c'est voilà, ils sont dans ce schéma et voilà.
Et donc c'est un peu inquiétant parce que je pense qu'on peut légitimement souhaiter la chute de ce régime, sauf que pour l'instant ce régime arrive à avoir une capacité de de résistance qui est enfin pour moi un peu surprenante. Vous allez comprendre dans un instant et on va vous le détailler que le Pentagone a bien un plan un minima points pour essayer d'intervenir au plus vite dans les prochaines heures. On va en reparler dans quelques instants.
Tout ce qu'on vient de dire sur les difficultés américaines sur le terrain, quoi qu'il en soit, est-ce que ça oblige Trump à asser le coup final assez urgemment parce que en réalité sa stratégie prend l'eau ? Écoutez, je crois que Trump est dans une situation extrêmement compliquée parce que au stade où il en est la pression de ses alliés du golf sans parler d'Israël dans de de faire quelque chose pour que ces régimes tombent est énorme. Euh plus cette guerre dure, plus les pays du golfe sont attaqués euh chaque jour par des missiles et par des des drones iraniens.
Plus ils se disent "Nous ne pouvons plus accepter que ce que ce régime survive et continue à contrôler un peu la région." Mais en même temps, une sortie Trump doit très bien savoir que ce sera catastrophique et pour la crédibilité des États-Unis, même s'il essaiera de l'habiller comme il veut, mais ça sera catastrophique pour la région. Mais continuer, aller dans une guerre qui risque de durer très longtemps sera aussi une catastrophe.
Donc il est pris entre deux situations, enfin c'est ma vision de choses qui sont toutes les deux aussi catastrophiques les unes que les autres. Et pire encore, c'est que là où la crédibilité américaine, je crois, souffre beaucoup, c'est dans la guerre informationnelle. Souvenez-vous en début de semaine euh quand Trump a dit "Bah finalement, voilà, je vais pas les attaquer dans 48 he parce que euh les Iraniens sont prêts à parler.
Nous avons négocié avec eux et on était tous en train d'attendre finalement que le régime iranien confirme si oui ou non le président des États-Unis disait la vérité." Alors, il y a eu beaucoup de blagues à ce sujet, mais vous vous rendez compte la situation dans laquelle les journalistes, les commentateurs, les autres gouvernements étaient quel quelle est la parole la plus fiable de ce même de d'être obligé de se poser cette question face à ce régime qui terrorise une région depuis des décennies ? Et bien finalement, on se demande qui est-ce qui dit la vérité.
Sans doute que les deux ne la disent pas, mais rien que cette question montre à quel point la crédibilité des États-Unis est entamée. Allez-y, Guillaume Roquette. Oui.
Alors moi, j'ai pas tout à fait la même vision. Alors, je parle avec prudence parce que je suis pas un expert, mais euh Pierre faisait la la comparaison avec le Vietnam. Au Vietnam, je crois qu'il y avait 540000 soldats américains.
Oui. Oui. On a un peu de marge encore.
Toute chose étant inégale par ailleurs. C'est juste l'arrogance, le mensonge et le sentiment de supériorité. C'est ce cocktail qui est très on est assez d'accord que on est assez d'accord que tactiquement c'est c'est tout ça est un peu confus mais les Américains ont pas perdu un seul navire.
Effectivement, ils ont perdu les avions mais c'était des tirs fratricides comme disent les militaires. C'était des bavures des des coétiens. Ils ont mis par terre la marine, ils ont ils ont éliminé toute la défense antiaérienne.
Ils ont zigouillé un certain nombre de de patrons du régime. Alors certes, on est au milieu du gay, je suis d'accord que c'est pas parfait. Bien sûr, il y a un risque de crise économique.
À mon avis, c'est plus sérieux avec le blocage du détroit d'Ormous, mais euh les Américains ne me semblent pas être dans une situation d'impasse et donc d'autant plus que leur principal allié dans la région, Israël, malgré les tirs iraniens, euh s'en sort relativement bien. Il y a une vingtaine de morts, c'est beaucoup trop, mais pour une guerre de cette intensité, c'est un un on va dire que c'est un un c'est assez contrôlé en terme de de de dommage de guerre. Alors, il peut encore négocier, il peut il peut frapper fort, il hésite entre les deux ou en tout cas il fin d'hésiter comme il l'avait fait en juin dernier ou même en février où il disait "Vous devriez négocier avec moi et puis euh les iraniens ont cru que ça allait le faire et paf, il a tapé." Donc moi, j'ai le sentiment d'une situation qui est moins fermée, qui est moins une impasse pour les Américains que peut-être ce que ce qui peut être dit par ailleurs.
On retrouve la direction des États-Unis, on retrouve la direction de Washington. Justine Jankovski, vous êtes sur place donc avec Mathieu Derrien, le Wall Street Journal titré "Il y a quelques heures encore, "Trump veut sortir vite de la guerre". On va continuer d'en parler mais est-ce que oui ou non vous de là où vous êtes, vous sentez une sorte de panique à bord malgré la communication et les sourires de façade ?
Ce que l'on sent c'est que Donald Trump est très frustré et qu'effectivement il veut trouver une issue à la guerre, qu'il veut mettre fin au conflit le plus vite possible. Il menace donc comme tout à l'heure par exemple sur Trous Sociale de le faire par la force mais il donne aussi sa chance à la voie diplomatique. On le voit maintenant en fait lors de sa réunion en ce moment son meeting de cabinet. il a donné sa version des faits.
Il a dit tout le monde dit dans la presse que c'est moi qui veux passer un accord mais non, ce sont les Iraniens qui me suppli de négocier. Et en fait, il laisse entendre que c'est au dirigeant iranien de lui donner envie de mettre fin à la guerre, de conclure un accord. vous le savez, avec Donald Trump peut aller très vite.
Il vient d'ailleurs de révéler le cadeau que lui a fait les Iraniens. Vous savez ce fameux cadeau dont il parle depuis plusieurs jours. En fait, les Iraniens selon lui ont autorisé le passage de 8 à 10 pétroliers remplis de pétrole dans le D3 d'Ormouse.
Et puis les journalistes lui ont aussi demandé s'il avait une deadline pour son coup de grâce final. il a dit "On va voir, on a encore beaucoup de discussions en cours." Donc vous le voyez d'un côté il menace de frapper fort et de l'autre il laisse la porte ouverte aux discussions.
Merci beaucoup Justine Jankovski, merci à Mathieu Derrien qui est avec vous. Alors justement cette réponse sur le cadeau, la réponse du président américain, ben on l'a. Donc on va on va vous la soumettre et vous me direz ce que vous en pensez juste après.
Est-ce que vous estimez effectivement qu'il a raison d'y voir une preuve de bonne foi des Iraniens ? On vous donnera h paquebau de de pétrole il y a 2 jours et ils traverseront le le D3. Et ensuite regarder les les les nouvelles à la télévision sur Fox.
On a dit "Oh, dis donc, il y a quelque chose de bizarre qui se passe. Il y a huit bateaux qui parviennent à traverser le D3 d'Ormouse. Hit gros bateaux plein de pétrole qui traversent et je pense que en effet ils avaient raison.
C'est c'est des bien des vrais baru des vrais bateaux sous pavillons pakistanais. On va pas se mentir, c'est pas la déclaration la plus claire de [rires] Donald Trump. Donc éclaircissons la situation.
Il dit pour résumer les Iraniens me disent on va laisser passer h bateaux et le lendemain il y a huit bateaux qui passent. C'est la preuve de signe de gage de bonne volonté de la part des Iraniens. Ça vous fait sourire Mar Guadan ?
Oui parce que en réalité le D3 Dormous on dit qu'il est bloqué. Il est pas bloqué. Il est bloqué que si on ne paye pas et qu'on n pas du bon côté de l'histoire selon les Iraniens.
Parce que si vous voulez un droit de passage payé et que vous êtes un bateau chinois bah vous passez très clairement. Donc nous on dit qu'il est bloqué parce que c'est devenu extrêmement risqué. Il y a eu des risques de minage.
Pour l'instant, ça a pas été vérifié, mais de toutes les manières, c'est la possibilité d'une de des répercussions du côté iranien qui sont totalement faisables et c'est pour ça que les Américains et les Israéliens visent chef de la Marine et également les navires iraniens pour limiter la casse. Mais réellement en fait, c'est quelque chose qui est déjà mise en place ce cette possibilité de passage de bateau étranger. Si vous payez le droit de passage et bien des pétroliers pakistanais, surtout les Pakistanais qui sont au milieu de ces négociations et bien vont passer.
Donc il n'a rien fait en fait réellement. Alors puisque j'ai décidé dans cette émission d'assumer que je ne comprends rien, [rires] regardez, on a sélectionné deux expressions dans le bureau oval ces derniers instants. Donald Trump qui dit que négociation il y a et Whitkov qui assure que les Iraniens refusent.
Regardez et après vous m'expliquerez. Ils ont dit que moi je voulais faire un accord, c'est eux qui me supplie de faire un accord. Une chose est claire, ces rencontres font état de l'impossibilité d'atteindre un accord leur régime refuse de négocier.
Alors, il supplie pour négocier mais le régime ne veut pas négocier. Moi personnellement, je suis perdu. L'analyse de texte, la pression est sur vous, Pierre.
Merci Amélie, je suis avec vous sur ce couplà. Je comprends pas. Enfin, c'est la communication trumpienne élargie où voilà, il y a des vérités plurielles qui peuvent se conjuguer.
Si vous me permettez un mot sur le cadeau qu'il a reçu des pétrolier. Alors Amargo a dit tout ce qu'il fallait en dire. Mais si c'est un cadeau, c'est un cadeau empoisonné.
Pourquoi ? Les Chinois ont bien reçu le message des Iraniens disant "Pourateaux amis, vous payez. Peut-être que les Chinois pourraient être exonérés compte tenu de leur lien et cetera.
Vous payez, on vous laisse passer. Donc c'est tout à fait sélectif. Mais quel problème va-t-il se passer si demain Trump décide d'une opération terrestre ?
C'est qu'il y aura un petit flux de bâtiments qui vont passer par le D3 d'Ormose et une une éventuelle intervention militaire américaine se ferait alors même que le D3 d'Ormous fonctionne à minima. Et bien je pense que les Iraniens le les Iraniens le font parce que ça les ça leur permet de s'affirmer comme les maîtres, ceux qui ont la clé, il reçoivent de l'argent mais aussi parce que ça serait une gêne parce que si les Américains attaquent à ce moment-là, ils vont être perçus comme ceux qui ferment totalement le le le D3 par les Pakistanais, par les Indiens, par les Chinois et cetera. Donc c'est pas c'est pas aussi simple que que cela. cette affaire de la réouverture minimale et c'est pas du tout un cadeau pour monsieur Trump.
Dans un instant 7000 soldats, le Pentagone s'apprête à déployer 7000 soldats supplémentaires. Oui, il serait massif. Massif le coût final que le Pentagone a préparé, plan en quatre points, opération au sol, bombardement, nous vous dirons tout, tous les objectifs prioritaires également île de Carg, mais aussi une autre île dont on ne parle jamais, l'Arc.
Et nous vous dirons dans la prochaine, nous irons dans la prochaine demi-heure à Tel Aviv à DOA au Liban et nous irons, vous retrouvez une nouvelle fois. Justine Jankowski en direct des États-Unis. Justine, le coup final est prêt mais est-il imminent ?
Est-ce une question d'heure ? Trump n'a-t-il plus d'autres choix ? Ah, je crois que nous allons retrouver Justine dans un instant.
Si Trump passe l'étape d'après, quelle réaction de l'Iran ? La guerre totale va-t-elle suivre ? On se retrouve dans un instant pour en parler.
À tout de suite. [musique] Vous êtes toujours devant le grand dossier. Toujours cet enjeu Trump.
Le coup final est prêt. On en parle avec mes invités, mais c'est l'heure de l'essentiel de l'actualité. Il a modernisé la nation de manière idée.
Les mots de Emmanuel Macron lors de l'hommage national rendu à Lyonnais Jospin aujourd'hui aux invalides. L'ancien premier ministre socialiste, héritier de Jean Jores, Léon Blou, François Mitteran, a dirigé le gouvernement de gauche pluriel entre 97 et 2002. Il a contribué à faire entrer la France dans ce siècle qui s'ouvrait, à [musique] saluer le chef de l'État.
Il est soupçonné d'avoir séquestré et tué sa compagne ainsi que son ex-compagne. Leurs corps ont été retrouvés hier. L'ancien policier de 42 ans interpolé au Portugal devait être présenté aujourd'hui à un juge d'instruction portugais.
Des gendarmes français ont été dépêchés sur place. Et puis tour de vis dans la politique migratoire de l'Union européenne portée par une alliance des droites. Le Parlement européen a valider un règlement visant à faciliter les retours, les reconduites aux frontières.
Voilà pour l'essentiel de l'actualité. Nous reprenons le fil du grand dossier toujours Trump. Le coup final est prêt et j'en suis ravi toujours sur ce plateau Samanthane Bendern, Guillaume Rocket, toujours Marga Hadad et le général Chauvancy et merci infiniment encore une fois Pierre Servant d'être notre invité aujourd'hui.
Opération au sol, bombardement, nous vous donnons maintenant les quatre points du plan du Pentagone qui seraient prêts en cas d'accélération. Objectif carg mais pas seulement. Et c'est nouveau.
Nous allons vous parler de l'île de l'arak essentielle pour le contrôle d'Ormose. Oui, les Américains se préparent à l'intervention terrestre mais attention les Iraniens, je le rappelle se préparent à les accueillir. Regardez encore une fois cette propagande de ces dernières heures avec ce cercueil aux couleurs du drapeau américain qui attend dans le détroit d'Ormouse.
La guerre totale est-elle inévitable ? Général Chauvanc, je vous emmène avec moi. Donnons tous les détails, les quatre points de ce plan qui serait sur la table du Pentagone.
Tout d'abord, attendez, pardonnez-moi. Général, je vais prendre la bonne fiche comme ça vous suivrez tout avec moi. Je pas au téléspectateur, c'est plus clair si je donne les bons lancements.
Le premier objectif qui revient encore et toujours, c'est la stratégique île de Cargu. Oui. Alors l'île de Car d'une île intéressante, c'est 25 km², ce qui est pas énorme à la portée d'une d'une force aéroterrestre dire.
C'est cependant à 350 km de la péninsule arabique, 25 km de la côte de l'Iran et surtout c'est 90 % des exportations de pétrole de l'Iran. Donc saisir cette partie où il n'y a pas de civil pratiquement, ça serait une question entre militaire. Ça épargnerait les vies civiles tout en ayant un effet grave sur l'économie iranienne.
Mais si cette option elle est trop dangereuse, il y a une île dont on a peu parlé. Ce serait une erreur de ne pas regarder. C'est l'île de l'arac qui serait dans le viseur.
Oui. Alors, on va la voir. Oui.
Bon, elle est elle est en gros par là, hein. L'île de la RAC, 77 km² par contre trois fois plus grande quand même apporté tir beaucoup plus proche finalement de l'Iran dans le D3 d'Ormouse. Permissant contrôle, ça serait une cible intéressante pour les marines qui arrivent.
Mais encore, faut-il arriver à franchir sans se faire tirer ? Donc je n'y crois pas trop, mais c'est pareil, pas de civil, que des questions que des militaires. Donc finalement, on est aussi dans une guerre, on reste entre militaires et non pas avec des frappes sur les populations civiles, ce qui est important.
Quels sont les deux autres points sur la table ? Alors, vous avez les îles de Tom, la petite Tom et la Grand Hom et Abou Moussa, les trois îles qui sont revendiquées par les Émirats arabes unis depuis bien longtemps qui n'ont pas une importance majeure. Néanmoins, regardez où elles sont.
Ça permet quand même de contrôler le les flux maritimes. Donc toutes cette petites îles, si elles étaient sous le contrôle par exemple des Américains ou des Emirat qui pourraient peut-être accompagner les Américains dans une opération commune, pourquoi pas ? Bah ça serait reprendre le contrôle des D3 d'Ormous et le retirer euh de l'Iran à condition bien sûr qu'il y a une négociation en ce sens.
Merci beaucoup général. Nous sommes en direct à nouveau des États-Unis. Justine Jankowski avec Mathieu Derrien.
Est-ce que tout cela n'est qu'une question d'heure au regard des échos que vous avez depuis la Maison Blanche ? Et bien, on voit qu'il veut en finir et qu'il menace de le faire par la force, vous l'avez dit, avec ses quatre points, avec son message aussi menaçant ce matin sur Trousse sociale. Mais c'est ce que l'on sent aussi, ce que l'on perçoit, c'est que Donald Trump ne ferme pas la la porte à la voie diplomatique.
Par exemple, à l'instant lors de sa réunion de cabinet, il a révélé le cadeau que l'Iran a fait aux États-Unis, le cadeau dont il parlait depuis plusieurs jours. Il s'agit de laisser le passage dans le D3 d'Ormous à 8 à 10 pétroliers. Et juste après avoir fait cette révélation, il s'est excusé auprès de son équipe en disant "J'espère que je n'ai pas gâché les négociations." Donc on voit qu'il donne toujours de l'importance aux discussions.
D'ailleurs, les [raclement de gorge] journalistes lui ont demandé quelle était sa deadline pour son assaut final, pour son coup de grâce et il a une fois de plus beauté en touche. Il a dit "On verra, on a beaucoup de discussions en cours." Merci beaucoup Justine Jankovski, Mathieu Derrien depuis Washington, je rappelle qu'on peut à tout moment retourner la retrouver la Maison Blanche puisque le président américain pourrait s'exprimer à nouveau.
Je voudrais qu'on regarde un petit calendrier. L'USS Tripoli avec les Marines venus d'Asie, c'est potentiellement une arrivée pour demain. L'échéance de l'ultimatum repoussé, c'est samedi.
Pierre, on n pas de boule de cristal, mais est-ce que selon vous flèchent vers une accélération effectivement dans les prochaines heures dès ce weekend ? J'en suis pas sûr mais je me suis déjà trompé au démarrage parce que je pensais que Donald Trump ne s'engagerait pas le 28 février dans le cette opération militaire avec toutes les conséquences que l'on voit notamment le blocage du trois d'Ormous. Donc je ne crois pas parce que il manque quand même le Gérald Ford qui est en crête qui est en réparation pour des problèmes d'incendie.
Il y a une partie de donc il y a un porte-avion qui manque en Méditerranée pour appuyer éventuellement la manœuvre. Le second, il y a l'ISS Tripoli. Donc effectivement un bâtiment de débarquement avec son environnement euh avec 2500 marines Sabord, mais normalement il va être rejoint par un second bâtiment qui n'est pas encore là.
Donc tout n'est pas encore assemblé. Et puis je vais faire deux remarques. Euh depuis plusieurs jours, il y a des fuites qui sortent dans la presse et cetera pour pour connaître un peu comment ça fonctionne.
Vous avez des tas de choses là-dedans. Vous avez des vraies fuites, c'est-à-dire des journalistes qui ont des des vraies informations de ce qui peut se discuter. Puis il y a des fausses fuites et cetera.
Voilà. Donc il faut beaucoup de prudence par rapport à ce qui sort parce que vous aurez remarqué que tous les jours on a un nouvel objectif, on découvre une nouvelle île et cetera. Et puis seconde remarque, on le voyait très bien sur la carte présentée par François, vous avez dans l'opération, si on peut revoir la carte, ce que j'appelle le couloir de la mort.
H le couloir de la mort, c'est le coude qui passe à au large d'un d'un petit port que je connais qui est un port qui appartient à Hman. Et il faut savoir que à cet endroit-là, il y a que cinquantaine de kilomètres de distance entre les deux rives et les bâtiments américains sont obligés de naviguer sur les chenaux de 3,m5 qui sont ceux où il y a les le tirando d'eau qu'il faut pour la marine. Donc là là le le le coude qu'on voit vers l'Arc et cetera, il faut ce qu'on voit avant c'est de la côte iranienne.
Je rappelle toujours que les Iraniens ont quand même des drones en capac en quantité industrielle. 2500 km de portée théorique, 1500 km de portée réelle une fois que le drone est chargé. Ça vous donne un nombre de points possibles de frappe à l'intérieur de l'Iran vers les bâtiments américains parce que pour le coup, pour arriver à les prendre par la mer, il faut il faut amener vos bâtiments et puis il faut débarquer vos soldats et puis il faut que vos soldats vivent sur place, enfin tiennent sur place.
En en plus je vois pas très bien le comment ça peut véritablement réouvrir le le D3. J'ai un petit doute sur carg là. Euh euh là aussi je rejoins François, c'est très particulier.
Ça peut être quelque chose de beaucoup plus cohérent avec un premier assaut par des forces spéciales qui peuvent être parachutées à très haute altitude sous oxygène qui font de la dérive sous voile sous plusieurs dizaines de kilomètres pour arriver sur zone avec éventuellement un assaut par la mer. les nageurs palmeurs, les nageurs de combat qu'on a en France à Saintmandrier et cetera qui pourraient faire un assaut aussi pour essayer d'avoir un minimum de surprise. Et ces forces spéciales américaines comme les françaises, comme les anglaises et cetera ont des militaires de réserve, des officiers officiers de réserve dont certains sont des spécialistes du pétrole de de l'industrie pétrolière, des techniciens de façon à prendre le contrôle.
L'objectif c'est pas de détruire carg, c'est de prendre les manettes, les clés sans bousiller carg. Ça, je trouve que c'est quelque chose qui est assez intéressant. On l'a on l'a on l'a dit parce que c'est un endroit stratégique et l'objectif c'est pas de mettre le feu là-dedans, c'est de prendre le contrôle.
C'est typique d'un boulot de force spéciale de nuit sous jumelle de vision nocturne. Et cette nuit à Bandearabas, Israël a frappé très haut dans l'organigramme iranien une nouvelle fois. Le commandant de la marine des gardiens de la révolution a été éliminé.
Il était responsable en sorte du harcèlement dans la région et de la fermeture quand il le souhaitait du D3 d'Ormouse. Dans quelle mesure et à quel point c'est un coup dur pour les Iraniens et un geste fort de la part des Israéliens et des Américains ? Samantha, bah c'est c'est sûr que c'est un geste fort de la part des Israéliens. et continue la stratégie de décapitation du régime.
Mais il faut aussi quand même souligner le fait que aujourd'hui euh les Américains, bah les Pakistanais ont fait ont transmis aux Américains une information que les Américains ont dû transmettre aux Israéliens de qu'il fallait maintenant se calmer sur la décapitation de plusieurs personnes, y compris Khaliwaf et Arak parce que il ne reste plus personne avec qui négo être en vie pour discuter. Voilà. Donc bon, le capitaine le le de la marine, non, c'était pas quelqu'un avec qui il y avait des des des proposition de négocier.
Mais bon, c'est bien sûr que c'est c'est un coup fort des Israéliens. Ils continuent leur stratégie de de d'affaiblir tout le commandement sur tous les niveaux terre et mer des iraniens. Mais en l'espèce, Pierre, est-ce que c'est un indicateur d'une intervention imminente ?
C'est-à-dire qu'on a on a éliminé celui qui avait la clé principalement du D3, ce qui ouvre la voie plus facilement à une intrusion dans les prochaines heures. Je suis pas sûr parce que c'est le le commandant de rien du tout maintenant. Enfin, celui qui est mort, il commandait des bâtiments qui étaient au fond de la mer.
Je vais vous dire la com la marine est complètement éliminée. Il a raison de le dire. Alors sur il manque comment il manque quelques sous-marins euh des sous-marins diesel et des sous-marins de poche qui ont pas été détruits.
Sur les 27. Moi, j'ai vu des images, des contrer-rendurs, il y en a deux qui auraient été abattus et puis il reste quand même des vedettes rapides. Et vous avez dans les îles, pas celles dont on a parlé mais d'autres, des bases sous-marines qui sont installées depuis très très longtemps où vous avez des des torpilles sur lesquelles des nageurs palmeurs peuvent se poséer.
C'est pas une torpille qui va exploser mais qui peuvent transporter des nageurs de combat pour les miner à tel ou tel bateau américain. Je vais vous dire une chose, c'est quel va être le signal qui va nous permettre de dire alors alors là on y est, ce sont des bombardements massif sur toute la côte iranienne que les bâtiments américains susceptibles de faire des assauts vers la la terre vont longer. Et là alors là vous allez avoir non seulement un ratisage mais c'est multicouche.
Oui. les les B52, mais aussi les les A2 euh Thunderbolt tueurs de char à 10 euh à 10 pardon, qui descendent plus bas qui vont aller et des hélicoptères de combat qui vont terminer le travail pour aller taper toutes les enfractuosités et que ça. Donc quand et là, j'assure que on le loupera pas ce signal hein, Guillaume Roquet. fait et et d'autant que on pourra pas le louper parce que la la côte, elle fait plus de 2000 km depuis l'Irak jusqu'au jusqu'au Golf, jusqu'à la Merdomane.
Donc le le il y a autant de de d'endroits possibles où des moyens iraniens peuvent être cachés parce que parce que c'est une région qui est très montagneuse. pour revenir à la l'élimination de ce de ce charmant monsieur, c'est pas forcément très important parce que toute façon aujourd'hui les objectifs de de la marine des gardiens de la révolution, c'est les objectifs tactiques. C'estàd que c'est pas c'est pas une espèce de de grande bataille navale pour laquelle il faudrait des grands stratèges.
L'idée c'est d'aller harceler ou éventuellement éliminer avec des moyens assez rudimentaires les bateaux qui passent par les trois d'Ormous. Et ça ça peut être traité, me semble-t-il à des niveaux d'hérarchie inférieure. Si d'aventure il mettait en œuvre le Pentagone, ces quatre points sont plans pour intervenir dans les prochaines heure.
Donc la rata, carg et cetera. Ça peut mettre fin à la guerre ou c'est le bourbier assuré pour dire les choses très clairement ? Parce que c'est très très et certains disent trop risqué.
Je prends plusieurs points. On a appris ces dernières heures que l'Iran avait renforcé ses défenses sur l'île de Carg. Des alliés du golf alertent sur un risque de lourde perte.
Et autre information, ça c'est la musique qui monte. Les Iraniens font savoir qu'il donnent l'ordre de prendre en otage les militaires américains si une aventure comme ça se concrétisait sur le terrain. C'est le bourbier assuré.
Je je je sais pas ce que je sais et ce que je ne comprends pas. Vous avez donné l'information. Les Américains avaient frappé l'île de Carg pour détruire les postes militaires qui se trouvaient sur l'île.
Bon, normalement, si c'est un objectif, vous maintenez une surveillance satellite d'observation, drone, avion de reconnaissance et d'identification de façon à détruire tout acheminement de troupe ou de matériel de la il y a 22 km de de distance avec les côtes iraniennes de façon à taper tout renfort militaire. Si vous laissez les Iraniens revenir, réoccuper, remettre en place des positions, ça va compliquer énormément une opération telle que je l'ai décrit tout à l'heure. Bon, on on on verra.
Non, le le je sais pas l'enlisement, j'en sais rien. Ce que je sais ce qu'on sait tous, c'est que les Iraniens ont malheureusement des atouts dans la main qui jouent assez habilement. Il y a l'histoire des outils, donc du côté de d'un autre des trois Babel Manded qui qui reste en suspend dont on se dit est-ce que c'est un joker aussi pour les les iraniens ? parler dans quelques instants monter monter l'attention et en tout cas c'est un régime qui se défend bec et ongle et qui est capable de de développer une une comment dirais-je une stratégie de terreur encore plus importante que celle qu'on a vu et je pense au au à toutes les usines de de de production pétrolière gazière et cetera qui ont été écornés mais qui ont pas été massivement touchés forte capacité à s'adapter encore une fois puisqueon prend dans la direction de Tala Aviv et vous verrez que les missiles iraniens arrivent à passer le bouclier le dô de fer donc capacité aussi à s'améliorer potentiellement mais Margo Hadad le bourbier est-ce que ce serait l'erreur selon vous de trop pour Donald Trump de s'aventurer comme ça au sol notamment dans la région trop risqué je pense que surtout il y a l'idée de de garder des leviers d'un côté ou de l'autre c'est-à-dire les soldats américain c'est vraiment la fibre sensible pour les Américains.
Et du côté des Américains, les installations pétrolières pour avoir un effet de levier sur les Iraniens et la suite du régime. Quand on a vu les personnes qui ont été retirées de la liste potentielle des cibles, Archi et Galibaf, on voit très bien que ce sont des personnes qui connaissent parfaitement les rouages du régime iranien tout en étant considéré comme de potentiels négociateurs tout en menant une ligne très ferme antioxcydant, c'est-à-dire des personnes qui incarnent le régime mais qui pourraient être des stratèges et avoir connaître les risques et le risque d'avoir en otage des soldats américains, ils le connaissent aussi bien que pour la survie du régime, ils ont besoin de ces installations pétrolières et que s'ils perdent le contrôle de ça avec des troupes aéroportées qui prendraient le contrôle comme l'aide très bien décrit Pierre, et bien là ça rentrerait aussi dans un bourbier du côté iranien. Je le disais, on va prendre la direction de Tel Aviv.
Tav puisque nous allons retrouver que Betab Salem qui est sur place avec Liatler enfin Telé Aviv vous êtes à Cassem au nord de Telaviv pour être beaucoup plus précise on voit l'image d'une frappe ce matin encore. Donc effectivement Israël encore durement touché des interrogations sur le sur le dôme de fer. La question qu'on se pose avec vous B Salem avec lesner lieu de cette frappe, c'est est-ce que si les Américains accélère avec un plan en quatre points, ce pourrait être des opérations conjointes ?
Est-ce qu'Israël prépare aussi son coup final et prendra part à chaque étape ? Alors bien sûr on n'est pas dans les dans les petits papiers de de Tsal et on n pas vraiment de détails sur ce que compte faire dans les prochains jours. Ce qu'on sait et les experts ici insistent dessus et bien c'est que Tsal se dépêche et bien de cibler autant de cibles que possible dans les prochaines heures et dans les prochains jours avant que peut-être il y ait tout à coup un accord de cesser le feu et que donc Tsal vise en priorité les cibles, on va dire les plus menaçantes, les plus urgentes, les plus dangereuses en Iran.
Hier d'ailleurs et bien le ministre de la défense a approuvé une nouvelle liste de cibles dites prioritaires que l'armée va donc viser. Là encore, on n' pas plus de détails. On sait en tout cas que Tal a déjà largué plus de 15000 bombes sur le territoire iranien.
C'est il me semble oui, c'est ça quatre fois plus que la guerre des 12 jours pour redonner une idée déjà de de l'empressement de Tsal jusqu'à l'heure déjà de tirer. Ce qu'il faut savoir, c'est que ici en tout cas, il y a vraiment, on en a parlé hier déjà, cette appréhension de négociation de de cesser le feu et que en parallèle de ces frappes qui vont être menées intensivement dans les prochains jours en errant, et bien il faut s'intendre à ce qu'Israël mette un maximum de pression sur l'administration américaine pour que au cas où il y a un accord avec les rangs et bien il y ait certaines demandes israéliennes qui soient accepté, notamment par exemple la destruction de tous les tunnels. qui contiennent qui cachent et bien des armes que ce soit nucléaires, balistiques.
Parce que tous ces tunnel en fait, on appelle ça des villes domicile parfois ici en Israël et bien l'aviation américaine et israélienne ont réussi à en bloquer les entrées avec des bombes, mais ils sont tellement difficiles d'accès que en fait, ils n'ont pas pu être détruit totalement et ça c'est une préoccupation parmi d'autres Israël. Merci infiniment Betsab Salam. Merci à Liat Lernner qui est avec vous sur le terrain depuis tôt ce matin et donc sur le site de cette frappe à nouveau encore aujourd'hui.
Je voudrais qu'on vienne sur la une de Z économiste avec ce parti prix encore une fois de dire que il y a avantage pour l'Iran. À l'instant, il y a quelques instants, Donald Trump à la Maison Blanche dit "Le régime est détruit et défit. Il n'arrive même plus à communiquer entre eux." Écoutez, regardez, le problème, c'est que eux, ils n'arrivent plus à communiquer entre eux.
Vous savez, tout leur leadership a été décapité, le premier niveau a été décapité, le deuxième également. Ils sont tous partis tout simplement parce qu'ils n'ont pas conclu un accord et parce qu'ils sont vraiment malades. Ils sont vraiment dingues.
C'est des gens sinistres, des gens dingues. Alors, je vous pose la question. Est-ce que l'un de vous sur ce plateau estime qu'il y a effectivement avantage à ce stade pour l'Iran ?
J'ai lu l'article dans l'économiste, donc je peux vous dire ce que l'article dit. Sans me prononcer pour dire que je si je suis d'accord ou pas parce que on n'est pas en Iran. On ne sait pas vraiment ce qui s'est passe.
L'article explique qu'aujourd'hui d'abord le régime s extrêmement durci, qu'on parle plus d'un régime de mola mais d'un régime militaire que ce qui s'est durcit c'est aussi la répression du peuple sur le terrain qui est aujourd'hui ce peuple qui est coincé entre les bombes et une un durcissement absolument terrible de la part des gardiens de la révolution qui sont aujourd'hui au pouvoir et que une chose que cet article avance c'est le fait que que les États-Unis unis sont en train d'être menés par l'Iran, que c'est l'Iran qui est en train de dicter ce qui se passe au Détroit d'Ormouse. L'Iran a porté un coup aux économies des pays du golfe qui qui prendra très longtemps à à être réparé parce que c'est pas seulement une question des bombardements, c'est que ces pays, surtout les Émirats on ont on ont on ont on ont leur image c'était la sécurité, c'était la Suisse du Moyen-Orient. C'était aussi un endroit où beaucoup de gens investissaient de l'argent.
Il y avait un système bancaire. Tout les influenceurs mais pas que qui vivre là-bas parce que c'était la sécurité et le calme. Aujourd'hui, cette image elle a été détruite et si ce régime reste en place pour les États du golf et bien la menace va continuer à rester même si le régime est militairement complètement défait.
Et c'est ça, c'est ça ce que ce qu'avancent les économistes. Oui, mais je pense que c'est un constat assez juste. Mais on peut imaginer que Trump en tire une conclusion logique consiste à dire "Mais quel est le le pays qui fait obstacle à la à la sécurité dans dans la région et euh et euh à ce côté un peu Eden que sont les pays du golf ?" Bah, c'est l'Iran.
Donc maintenant, il faut terminer le travail. Effectivement, le régime est devenu une espèce de citadelle assiéger. Alors, on sait ce que c'est quand une une un petit groupe se retranche moins il est nombreux, plus il est acculé et plus il est déterminé.
Et donc, il me semble que tous ces éléments-là sont plutôt des indices pour dire qu'il va y avoir une frappe et qu'on va encore monter en puissance dans la dans la riposte militaire américaine et israélienne. Et d'ailleurs, c'est ce qui a été dit lors de cette fameuse conférence de presse notamment par Marco Rubio qui est considéré comme le seul diplomate de cette administration. Euh, il a dit, ça fait euh plusieurs administrations, qu'elles soient démocrates ou euh républicaines, euh qui n'ont pas euh voulu s'attaquer à l'Iran et nous, on a enfin le courage de le faire.
Et ça, c'est un message qu'il martelle auprès euh de leur base euh pour dire très clairement que euh Donald Trump est le seul président assez courageux pour s'attaquer à cette mastodonde qu'ellant désastre ou pas, c'est une possibilité, on ne sait pas pour l'instant. Là euh l'Iran tire les ficelles parce que il bloque entre guillemets le D3 d'Ormouse. Mais euh d'une certaine manière si à la fin il y a une issue qui est favorable au scénario américain et israélien euh bah là euh tout le monde va dire autre chose sur les plateaux télévisés.
Hein ? Pierent, il y a pas mal d'experts sur ce plateau qui disent effectivement comme l'a dit Samantin, l'Iran fixe le tempo et a souvent une menace d'avance. Et vous l'avez évoqué vous-même, il y a l'autre menace qui remonte à nouveau, c'est Babel Mandeb, l'Iran menace d'ouvrir un nouveau front encore au niveau maintenant du détroit stratégique de Babel Mandeb en cas d'invasion terrestreaméricaine.
Je précise, c'est un autre axe clé du commerce mondial, rien que ça. Relant la mer rouge au golf au golfe d'Aden. Oui, c'est l'autre menace.
Oui, il faut la prendre au sérieux et oui, l'Iran nous tient encore à travers ça. Alors, comment dirais-je ? Oui.
Oui, c'est une menace. Ça montre que euh les Iraniens euh sur leur jeux d'échec euh avancent, ont des pièces ou si on prend un jeu de cte, ils ont des atouts, ils ont pas encore joué cet atout là. Est-ce que cet atout là existe ?
C'est-à-dire les outils donc les les chites du du Yémen qui ont montré ces derniers mois, ces dernières années une capacité missiliaire, balistique importante d'aller frapper Israël même avec des missiles qui passaient dans la stratosphère avant de redescendre vers vers Israël. Et et les les Français, les Anglais, les Américains ont travaillé à intercepter ces missiles. Donc il y a une vraie menace potentielle.
Et alors, comment dirais-je ? La chose qui me gêne, c'est que on n'est pas on n'est pas à un mois de guerre. Et le la victoire des des Iraniens, c'est beaucoup une victoire du ressenti.
Les météorologues parlent du froid réel et du froid ressenti. L'Iran, c'est un pays qui est écrasé sous les bombes dont toute la trace de toute la le niveau de de de décision jusqu'au plus haut niveau a été écrasé. Alors, sa force, c'est euh la moitié du continent européen, 90 millions d'habitants, un système répressif qui ne lâche pas.
Voilà. Mais c'est un pays qui Mais néanmoins euh ça c'est la réalité euh du du véritable froid. Et le froid ressenti cont le fait qu'ils arrivent à résister, qui ils arrivent à à essayer de frapper euh le le porte-avion USS Lincoln en tirant un domicile théorique à 4000 km.
Les spécialistes pensent qu'en fait certainement les les têtes n'étaient pas chargées ou chargées très légèrement. Ce sont plutôt des missiles de 3000 km qui ont été allégés pour essayer de donner le sentiment que mais donc les Iraniens ont une capacité et puis ils ont entre guillemets pour utiliser un terme qui est utilisé aussi parfois en politique intérieur française, ils ont bordélisé le monde et la région et donc le le ressenti c'est mais c'est incroyable. Ils auraient dû lâcher dès les premières 48 heures et ils sont encore là et ils menacent et on commentent en disant est-ce que ça va être un bourbier américain et ça c'est là la la victoire iranienne.
Et avec euh encore quelques cartes dans leur jeu, je suis désolée pour l'expression mais on apprend que tout ça pourrait devenir une garde de drone à nouveau. On connaît ça depuis un moment maintenant. On en parle beaucoup les uns et les autres sur ce plateau.
Oui, on apprend que l'Iran applique les leçons de la guerre par drone russe contre les États-Unis. Or, ce sont des techniques que les Américains ne connaissent pas très bien. Est-ce que là encore, ça pourrait être un signe de bourbier annoncé, c'està-dire à nouveau l'histoire des drones qui prennent le dessus face à à des États-Unis qui n'auraient pas la main ?
Il y a plusieurs choses. D'abord, moi je ne crois pas aujourd'hui qu'il faut dire que l'Iran domine ni que les États-Unis dominent. Pour l'instant, la guerre se poursuit, elle a que 3 semaines.
On n'est pas à l'abri de nouvelles surprises déjà maintenant. L'affaire des drones. Oui, l'affaire des drones est un il y a une forte capacité de ça fait déjà plus d'un an que notamment Peter Exess a lancé un programme de drones au sein de l'armée américaine.
Il y a énormément de drones qui sont fabriqués aujourd'hui. Alors, c'est vrai qu'ils ont peut-être un retard par rapport à la réalité du combat. La preuve, on a parlé des bases tout à l'heure américaines.
On peut s'étonner que les bases n'aient pas été mieux protégées dans le golf. Ça prouve qu'il y a des lacunes quelque part. Alors peut-être que les Américains vont subir des coups de la part de ces drones, mais je ne crois pas qu'aujourd'hui ils vont être déterminants en terme de victoire militaire pour l'Iran.
Ils vont être un facteur de nuisance. Mais je pense que les capacités américaines sont là aussi pour les contrer. Et puis une autre question qui va se poser parce qu'on l'a peut-être un petit peu évoqué tout à l'heure, c'est la question des munitions justement pour y répondre parce que finalement entre les prix des missiles, les capacités antidrones qui sont quand même très limitées, il y a peut-être un moment où même les Américains pourraient être ennuyés par le manque de munition.
D'ailleurs, ce qu'a dit Samant tout à l'heure ou c'est toi euh Pierre sur le rapatriment d'un certain nombre de de systèmes. Voilà. Donc aujourd'hui même la question des munition peut se poser pour les Américains.
Margo Hadad, non ? Il y a aussi la question de savoir si l'Iran est actuellement à son maximum ou pas. Parce que ça, on ne le sait pas.
Les Américains, on sait qu'ils ne sont pas à leur maximum de leur réponse. On le sait très bien. Et du côté israélien également.
Les Iraniens le sont-ils ? Est-ce qu'ils ont la capacité d'aller plus loin ? Est-ce qu'ils ont une armée qui pourrait suivre ou faire face à des troupes américaines ?
Ça à l'heure actuelle, on c'est le vrai point d'interrogation de savoir si l'Iran est dans sa logique suicidaire du départ dans cette logique de régime martyre qui va jusqu'au bout à l'heure actuelle parce qu'il ne peut pas faire autrement ou est-ce que ils n'en sont qu'à ou qu'au début de leur capacité de nuisance. Et ça c'est aussi la question que se pose très véritablement les Israéliens parce que ils ont compris la logique du dô de fer à l'heure actuelle. même pas du domme de faire, j'ai envie de vous dire du système ARO parce qu'il lance aussi des missiles balistiques et de savoir euh jusqu'à quel point ils ont compris les failles de ce système de défense israélien et à quel point ils peuvent saturer cet espace aérien israélien et faire des dommages collatéraux notamment dans des villes avec des civils.
L'autre musique qui monte ces dernières heures, c'est de dire que Donald Trump, lui, il veut s'extirper très vite de toute cette situation, mais que Israël, mais également les pays du Golf font pression pression maximale sur les États-Unis pour bloquer un cesser le feu. Riad et les Émirats arabes unis maintenant ne veulent plus que Trump lâche. Il serait dans un état d'esprit, je lis le New York Times qui dit certains alliés de Trump lui diraient "Non, non, non, tu finis le travail avec cette maxime.
Tu casses, tu répares. La guerre est allée trop loin. Maintenant, il faut aller jusqu'au bout.
Merci beaucoup d'être avec nous en direct de Doa. Elisa Cléage, vous êtes sur place avec Arthur Grolet. Elisa, ça fait des jours qu'on suit tout ça grâce à vous et avec vous.
Certains pays du golfe maintenant estimeraient que Trump est allé trop loin pour reculer et que la région ne peut pas avoir été quasi brisée pour que cette guerre ne voit pas le régime iranien tomber. Oui, exactement. Ce sont les informations que l'on a également sur place avec, vous le disiez surtout l'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis qui tentent de faire pression sur Donald Trump non seulement pour qu'il continue cette guerre mais aussi peut-être pour qu'il intervienne directement avec ses troupes au sol.
Il faut dire que cette guerre, elle a changé toutes les dynamiques de la région. Avant ce conflit, les pays tentaient de normaliser leur relation avec Teran, que ce soit de manière diplomatique ou de manière économique, même pour l'Arabie Saoudite pour qui c'était moins évident. Je vous le rappelle également, ils étaient contre cette opération Épic Fury.
Ils avaient formellement demandé aux États-Unis de ne pas utiliser ni leur espace aérien ni leur territoire pour frapper directement le territoire iranien. Mais on le voit bien aujourd'hui, les choses ont très nettement changé. Ils sont englués dans cette guerre qu'ils s'enlisent et on le voit bien encore aujourd'hui.
Quasiment tous les pays du golf ont reçu des tentatives d'attaque de missiles et de drones. Encore deux morts à Abu Dhabi aujourd'hui à la suite de débris domicile. Donc on le voit bien ces filles du golf en fait ont une crainte d'être abandonnés à un sort qu'il n'ont pas voulu seul sans leur alli américain et surtout face à leurs voisins iraniens qui restent toujours très puissants et pour autant imprévisible.
Merci infiniment. Excellente Elisa Cléch avec Arthur Grelet depuis de merci beaucoup à tous les deux. Il faut pas sous-estimer le rôle des alliés de Trump dans la région et croyez-vous qu'effectivement ils aient la main, le pouvoir de pousser Trump à aller jusqu'au bout du bout ?
Alors vraiment ce ce point là qu'on traite, il est fondamental. On est sur un sur vraiment une bascule avec une alliance entre certains certaines pétromarchies. l'Arabie Saoudite en tête, les Émirats arabes unis qui ont reçu énormément de de vecteurs iraniens et Israël qui se méfi parce que Trump a une réputation de traître, de quelqu'un qui abandonne ses alliés, qui abandonne les Kurdes syriens lors de son premier mandat, qui abandonne le gouvernement le gouvernement afghan pour négocier en sous-main avec les talibans et cetera et cetera.
Et donc ils ont peur qu'au final Trump qui a son agenda politique et cetera lâche le morceau et eux disent "Attends maintenant alors j'allais dire le vin est tiré." Alors dans une région où il y a des musulmans, ça va pas très bien mais enfin voilà c'est l'idée. Le vin est tiré, il faut le boire jusqu'au bout.
Ils font pression dans ce sens. Votre question c'est est-ce que ça va marcher ? Est-ce que Trump va se dire bon là maintenant on va pas remettre le couvert dans 5 ans, dans 10 ans et ça il faut aller jusqu'au bout.
Je ne sais pas parce que il est il est il y a sa personnalité, il y a ses enjeux politiques, ça et puis il y a une gent de l'argent. Il a il a investi des milliards auprès de ces alliés là. Il y a du business entre eux mais complètement tout ça.
Il y a il y a vraiment et puis c'est vraiment le la façon dont cette région a été façonnée. C'est c'est quelque chose qui est en éclat et effectivement tu as cassé répareleux. C'est maintenant la porcelaine de Chine.
Tu prends ta colle et cetera et tu remontes le le le vase. Juste pour terminer, il y a un point qui est essentiel et pour les Américains et qui est un facteur de fragilité que non ni les Israéliens ni les Iraniens, c'est la communication de crise et c'est l'image. H les Iraniens, ils ont pas de parlement, il y a pas de presse libre, il y a rien et les Israéliens encore une démocratie même si Netaniaou l'a fortement affaibli, mais bon, les États-Unis, s'il y a un bâtiment bâtiment qui se prend une rafale de drone ou un ou un missile ou une fusée, même s'il y a pas énormément de mort, mais que dans toutes les télés du monde entier, vous avez l'image de de USS Lincoln avec une partie de la coque éventré et cetera. l'effet est dévasteur dévastateur.
Et donc je pense que dans le calcul de Trump qui est un homme de média, c'est un gars qui fait de l'intertainment tout le temps, il fait du du spectacle tout le temps et il sait la valeur d'une image comme celle-là et c'est le seul à porter cette fragilité. Donc quand les autres lui disent "Mon coco, si tu y aller, maintenant il faut aller jusqu'au bout" et il y a comme et les généraux américains qui sont pas dès de la dernière pluie qui lui disent voilà les options machin et cetera pris de risque combien de pertes 10 % 20 % de perte machin et cetera les bâtiments quand ils vont se rapprocher de la côte le risque de perte bah voilà il attend et cetera bah voilà et donc il y a tout ça qui est en ligne. Et alors savoir comment Trump dans sa tête il va de quoi de quel côté il va basculer, est-ce qu'il y a un influenceur ou une influenceuse du soir qui va lui dire "Mais attends, j'ai pour toi la solution, faut que tu fasses ça." Voilà.
Bah ça ça c'est l'incertitude trumpienne. Allez-y Samanta. Alors il y a plusieurs choses.
Premièrement Pierre a évoqué les pertes. Voir des cercueils revenir, on a déjà vu 13 revenir, voir des plus de sac revenir va être catastrophique pour Trump. Prenons l'exemple de la guerre en Afghanistan. 20 ans à peu près 2500 morts.
Ça peut paraître beaucoup mais c'est pas si énorme que ça. Une guerre avec l'Iran, si vraiment on en vient à une opération terrestre, le risque de mort est très élevé. Imaginez rien qu'une centaine de morts sur quelques mois d'opération, si on compare ça à 20 ans en guerre en Afghanistan, vous vous voyez le le le rapport euh euh on va dire euh je veux pas dire qualité- prix, c'est horrible à dire, mais de de de proportion de de de proportion, c'est déjà énorme.
Et donc Trump est conscient de ça. En même temps, qu'est-ce qu'il peut faire ? Il a il a ouvert la boîte de Pandor là dans dans nos Moyen-Orient. les pays du golf, même si la guerre s'arrête demain, même si le régime est appauvri militairement complètement défit, l'image de certains pays qui qui rés qui gérard qui dit qu'on pourra pas mettre remettre le génie dans la bouteille.
On peut pas remettre dans je pense qu'on peut pas remettre le génie dans la bouteille. Pour certains de pays du golf, l'image de stabilité est essentielle pour leur économie et c'est une question existentielle pour eux. Et avoir un ennemi qui a qui a montré sa capacité de créer le chaos pour eux n'est plus une chose qu'ils peuvent accepter.
Ce sera très compliqué. L'Arabie Saoudite qui n'a pas caché sa volonté éventuellement en un jour de de considérer rejoindre le club nucléaire, qu'est-ce qu'elle fait savoir sur eux ? Et dernière chose, il y a maintenant des personnes très sérieuses qui disent, y compris des des gens très sérieux à Londres à qui j'ai parlé qui disent que il y a des rumeurs qu'une une option potentielle serait l'avertissement ultime et on sait tout ce que ça veut dire.
C'est une possibilité aussi pour faire terire l'Iran définitivement. Le langage que Trump utilise parfois je vais vous envoyer le feu, la furie, la destruction totale et bien ça ressemble à des menaces euh qui ressemblent aussi à celles de Poutine que Poutine a fait. Donc les menaces nucléaires pour aller jusqu'au bout.
Voilà Guillaume Roquet, il y a des des cas dans certains milieux extrêmement bien informés qui disent en tout cas c'est quelque chose qui n'est pas totalement exclu. Absolument. Mais on imagine l'impact que ça aurait là pour le coup pour les pays voisins parce que parce que comme on le sait les les nuages nucléaires ça s'arrête pas aux frontières.
Euh moi je trouve que ce que ce que disait votre envoyé spécialisa Léche était très important. C'est-à-dire que il y a eu un un renversement de situation très spectaculaire au au début du conflit. Les pays de la région, les Émirats Arabes-Unis, l'Arabie Saoudite voulit même pas que il y a des il y a des avions Américains en tout cas officiellement qui a qui arrivent sur qui qui soient sur les bases.
Et là maintenant ils disent faut y aller, il faut pas il faut pas nous laisser tomber. Donc évidemment, on on l'a tous dit depuis le début de cette émission, cette opération est extrêmement risquée. Personne ne sait si Trump va gagner.
Mais je pense que stratégiquement en tout cas cette guerre, elle a une cohérence. C'est-à-dire que si effectivement on en sort, je dis pas que c'est gagné mais si on en sort avec un changement de régime en Iran d'une part et d'autre part une espèce de nouvelle coalition entre l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, Israël, mais là le visage de la région serait complètement changé. Donc autant il y a eu des interventions américaines qui étaient ératiques dans leur objectif comme celle en Irak, autant là on voit se dessiner quelque chose qui apparaît comme une espèce de de de façon de redessiner les équilibres dans la région au profit des États-Unis s'ils y arrivent évidemment.
Margaot, dans la faille de la communication dont parlait Pierre tout à l'heure, il y a celle des influenceurs américains. Il y a une influenceuse américano iranienne qui vit aux États-Unis qui avait fait une danse sur TikTok pour célébrer les frappes américaines sur l'Iran pour en espérant un changement de régime. Hier, il s'avère qu'elle a perdu son petit cousin dans des frappes israélo-américaines.
Et ça euh c'est un élément extrêmement important aussi bien pour les Iraniens que pour les Américains, d'avoir cette population qui les soutenait, qu'elle reste de ce côté-là et qu'elle ne deviennent pas des dommages collatéraux qui se retournent contre des frappes américaines et israéliennes. C'est la même chose dans les pays du golf. Dans les pays du golf, il y a une capacité de nuisance qui est acceptable jusqu'à un certain seuil, sachant que leurs défenses ne sont pas les défenses israéliennes où en tous les cas leur armée ne sait pas aussi bien s'en servir que les forces israéliennes sur le territoire israélien.
Et ça c'est le rêve aussi bien des Américains que de Trump. Et je vais citer un excellent expert qui s'appelle Gill Kppel qui dit que le rêve de Trump et d'Israël, c'est d'aller vers des accords d'Abraham XXL jusqu'à l'Iran. Ils ont déjà amorcé cette stratégie avec la Syrie, avec la chute du de Bachar Alassad.
Ce qu'ils veulent, c'est d'aller jusqu'à des accords d'Abraham XXL, même avec l'Iran, qui permettrait donc à cette région d'être stabilisée et de faire beaucoup d'argent. C'est le seul créau qu' a Trump en tête. L'argent, le business et pardonnez mon ironie, mais parce que compter sur ses amis, c'est important.
La Russie serait sur le point d'achever l'envoi de drone à l'Iran. Le Final Shun Times évoque la livraison de médicaments également et aussi d'aliments. Mais donc pour les drones, il s'agirait du premier soutien létal connu connu de Moscou à l'Iran depuis le début de la guerre.
Ce que ça dit du jeu de de Poutine dans cette affaire. Zelenski le dit hier, ils ont les preuves du côté du renseignement ukrainien de l'aide russe à l'Iran. Mais ce que ça dit de Poutine dans la dans l'action ça ça montre une chose, guerre régionale à implication mondiale.
Voilà. Et euh si je me trompe pas, Samantha Bandern et Xavier Tittelman sont les premiers sur le plateau d'CI à avoir parlé de l'implication russe des transferts de Shaed sous la version euh Gera euh Geran. Gueran Gueran et avec des images notamment de Xavier Hitlemman où on voit des débris à Dubaï à Dubaï avec le les écritures enyiliques sur ces chas russe revenue.
Faut faut se rappeler quand même qu'il y a une mer qui unit la Russie à l'Iran, la mer gaspienne. Donc c'est extrêmement facile de faire des des des chemins par là. Voilà.
Donc jeantage je crois me sou des premières à en avoir parlé. Oui. Ben c'était tout très tôt dans la guerre.
On a retrouvé des débris de Gueran à Dubaï. Il faut savoir qu'aujourd'hui la Russie produit plus de drones type Shahen, donc les Gueran que l'Iran. Elle les a aussi perfectionné pour les rendre plus modernes, plus performants.
Euh, il y a une un article dans United 24 Media qui est un média ukrainien qui est quand même relativement fiable, qui parle aussi de de livraison de drone via le Tadjikistan. Et donc si si quand on quand on on voit la carte, on peut très bien voir comment ils ont pu être acheminés parce que par la la mer Caspienne, il y a déjà eu donc des frappes israéliennes sur des navires qui traversaient la Caspienne pour livrer des drones et de l'équipement militaire ou autrees à à l'Iran. Mais c'est c'est tout à fait plausible.
Moi ce qui m'intéresse, rien ne m'étonne de Poutine là, c'est ça me semble tout à fait évident qu'il va le faire. Que va dire Donald Trump ? Il a déjà dit finalement c'est normal livre du renseignement.
Est-ce qu'il va réagir en quelques mots Guillaume ? Écoutez moi je suis pas close vitz mais imaginez un navire américain ou des troupes américaines détruites tuées par un drone russe. Je suis pas certain que ça mettra monsieur Trump de bonne humeur pour la résolution du conflit ukrainien.
Donc je peut-être qu'il va le faire mais j'ai pas boule de cristal mais en tout cas ça serait un sacré risque. Merci beaucoup Guillaume Roquet Samantha Bendern. Merci beaucoup Pierre Servant, merci infiniment.
Merci Margo Adad, merci beaucoup général Chauvancy, merci à vous de nous suivre un peu plus chaque jour et vous avez le podcast hein, c'est mon moment QR code de la journée. Vous flashz, vous scannez, vous nous retrouvez sur toutes les plateformes habituelles. Nous en serons ravis.
Yeah.