Face à Face : Jean-Philippe Tanguy - 14/05
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe
Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Jean-Philippe Tanguy Vous êtes député de la Somme Vous êtes président délégué du groupe Rassemblement National à l'Assemblée Nationale Vous avez tenu jusqu'au bout hier soir ?
Non, je dois le confesser, vous m'avez percé un jour J'ai préféré retourner en séance sur les questions des soins palliatifs et la sainte vie Après, il faut bien dire, la débâcle sur les référendums Puisque c'est Emmanuel Macron lui-même qui avait promu aux Français lors de ses voeux de les consulter Personne n'obligeait le président de la République à promettre aux Français de les solliciter, de les consulter Enfin, nous allons fêter bientôt, s'il puis dire, les 20 ans du dernier référendum sur la Constitution européenne Qui est un double traumatisme déjà puisque le choix des Français, le vote des Français n'avait pas été respecté Sur l'Union Européenne, sur la construction européenne, sur la reprise en main de cette Europe On en reparlera peut-être parce que ça aurait changé beaucoup de choses Sur l'acier, sur l'agriculture, sur le pouvoir d'achat des Français, sur les finances publiques Si on avait écouté les Français, on n'en serait pas là Mais, et aussi, les 20 ans, donc du fait que ce personnel politique est en apesanteur Ne veut pas entendre les Français, ne veut pas les écouter D'ailleurs, j'ai trouvé, pour répondre à votre question, que le ton finalement a été donné dès les premières secondes C'est-à-dire de cet entretien, vos collègues ou vos confrères de TF1 ont fait un sondage Pour demander aux Français, est-ce que la France va mieux ?
Depuis les deux mandats d'Emmanuel Macron, 69% de mémoire ont dit non Et, que répond M. Macron ? Il ne s'excuse pas, il ne s'explique pas Les Français sont pessimistes Donc, si les Français ne sont pas contents du bilan de M.
Macron Ce n'est pas à cause de ces faillites, de ces échecs nombreux et variés, malheureusement C'est la faute des Français qui sont pessimistes Et finalement, tout au long de cet entretien, c'était ça Dès qu'un problème surgit, ce n'est pas lui Les finances publiques, ce n'est pas de sa faute Les normes, la bureaucratie, ce n'est pas lui Les prisons, c'est la faute des maires Bref, ce n'est jamais lui Donc, il veut à la fois tout concentrer Parce que finalement, qu'est-ce qu'il reste de cette émission ? C'est un roi telé qui veut être remettre en son royaume Tout commenter, tout savoir, faire le 5 savant Et donc, ce paradoxe entre le 5 savant et l'impuissant
Jean-Philippe Tanguy, le référendum, comme vous disiez Vous espériez un référendum ? Il ne ferme pas toutes les portes Mais enfin, il n'en annonce aucun
Voilà, il ne ferme pas toutes les portes Enfin, c'est du Macron, la porte est entre-ouverte Mais il fallait un peu fermer quand même Sur le pied des Français Et ça fait mal, parce qu'on veut quand même être consultés Les Françaises et les Français, au-delà de leur étiquette politique D'ailleurs, veulent être consultés C'est quand même le sens, rappelons-le, de la Ve République Pourquoi est-ce que le Président de la République A autant de pouvoir avec le général de Gaulle ?
C'est qu'il y a ce référendum en permanence Pour rééquilibrer aussi avec l'avis populaire Sur le pouvoir fort du Président Et puis, j'en finirai par là Parce qu'il y a aussi un point intéressant C'est vrai que l'Assemblée travaille lentement C'est vrai qu'il n'y a pas de grand texte Puisque, avec la dissolution et les magouilles D'entre-deux-tours, il n'y a pas eu de majorité forte Avec Jordan Bardella Donc, le référendum pourrait permettre des grands choix Pourrait permettre des grands débats nationaux Qui font avancer la France Or, cette stagnation du pays Cette inertie L'impression que le monde avance Pas l'impression, d'ailleurs, la réalité Que le monde avance très vite De manière très inquiétante Et qu'à côté de ça, la France stagne Et coincée dans l'inertie Et que les Françaises et les Français paient très cher A tout point de vue Sécurité, immigration Pouvoir d'achat, salaire Cette inertie Se fait durement ressentir dans le pays Je souhaite que l'on puisse organiser
Une consultation multiple Sur de grandes réformes économiques, sociales Ou démocratiques Dans les mois qui viennent C'est au gouvernement d'y réfléchir Et à moi, ensuite, de prendre la décision Sur le budget Il dit au fond Pourquoi pas Un référendum éventuel Mais il rappelle qu'on ne peut pas soumettre Un référendum Un débat fiscal Chaque fois qu'on est bloqué On peut aller au référendum Je prendrai mes responsabilités
Mais on est bloqué surtout Sur quel sujet on a avancé Sur le pouvoir d'achat Sur les salaires, par exemple Toute la campagne des législatives De M. Attal Peut-être Ceux qui nous écoutent l'ont oublié C'était déjà Ce qu'il a annoncé après La consultation Un rapport Sur les charges salariales Comment les baisser Pour sortir des trappes à bas salaire Je rappelle que Quand M.
Macron est arrivé au pouvoir Il y avait 10% de SMICAR en France On est à presque 15% de SMICAR Donc c'est quand même Une augmentation de 50% Celles et ceux qui travaillent Sont coincés Dans des bas salaires Les classes moyennes Ne s'en sortent plus Là on aurait pu attendre une décision Il n'y a rien Sur la fin de vie On aurait pu avoir un référendum Il n'y a rien Bref Ce n'est pas cohérent Jean-Philippe Tanguy
Sur la question Effectivement sociale Et vous le disiez à l'instant La question du travail Qui ne paye pas assez Emmanuel Macron dit Qu'il souhaite Une conférence sociale Sur la question du mode de financement De notre modèle social Son financement repose Beaucoup trop sur le travail Il faudrait peut-être Taxer davantage la consommation Est-ce que c'est le retour De la TVA sociale Est-ce qu'au fond Il faut Un Baisser les charges Sur les salaires Comme il laisse entendre Qu'il faudrait le faire Et deux Est-ce qu'il faudrait Dans ces cas-là Aller chercher du côté D'une TVA sociale
Mais bien sûr Que c'est le retour De la TVA sociale Le sous-entendu Était très lourd Pour ne pas dire lourd dingue Et puis moi J'entends bien Dans les couloirs de l'Assemblée Ceux qui murmurent Dans les groupes Qui soutiennent Emmanuel Macron Ou même Chez certains députés Qui soutiennent M. Wauquiez Ou M. Retailleau C'est toujours de la facilité Encore augmenter un impôt Le plus injuste La TVA est l'impôt Le plus injuste Un des plus massifs Il touche tout le monde Quel que soit Alors
Il se recevait à Mille de Montchalin La ministre du Budget Sur Réalité ce matin Elle dit que c'est formidable Non Elle ne dit pas que c'est formidable Elle dit juste Que ce sera les partenaires sociaux Qui décideront Et elle dit surtout Non non Ce n'est pas la TVA sociale
Oui On verra ce que c'est En tout cas Aux dernières élections Gabriel Attal Vous l'avez reçu ici Il y a de nombreuses reprises Avait promis Que suite à ce rapport On discute Il y a des rapports Il y en a plein les couloirs Il y en a plein les placards Il y en a plein les tables De rapports De conférences sociales On n'en peut plus Il y a ce conclave là Interminable Sur les retraites Il n'y a toujours pas de décision On sait ce qu'il faut faire Il faut évidemment Que le travail paie mieux Il faut alléger Soit les charges Soit la CLG Et pour ça Il faut faire des économies Et d'ailleurs C'était aussi Une des nombreuses impasses Hier de M.
Macron Qui racontait absolument N'importe quoi Sur l'état des finances publiques Mais expliquant que c'était La faute des crises Qu'il avait subi Un certain nombre de problèmes Tous les pays européens Ont subi des crises Les mêmes crises Tout l'Occident Du Japon A Corée Les Etats-Unis Le Canada A subi ces crises Et il n'y a que la France Il y a les Etats-Unis C'est un peu particulier Dans une situation telle Des finances publiques Des économies Il y a de quoi faire
Est-ce qu'il faut baisser Les charges Sur les salaires
Soit les charges Soit la CLG Il y a plein de solutions possibles Mais pour ça Il faut faire des économies Et on voit bien hier Qu'il refuse tous les tabous On n'a pas parlé De l'Union Européenne hier C'est quand même incroyable Et son coût De plus en plus exorbitant Pour la France On n'a pas parlé du coup De l'immigration Il nous a expliqué Que tout allait bien Qu'il n'y avait pas de sujet Encore un sujet Où il a refusé D'ailleurs le référendum Où il a expliqué Que soi-disant L'immigration familiale Par exemple C'était uniquement Les épouses et les époux Enfin on est n'importe quoi On est dans un délit total On ne peut pas dire un délire Sur l'immigration Donc pas d'économie Sur l'immigration M.
Macron avait voulu Dans son livre Révolution Promettre la fin De la bureaucratie La bureaucratie C'est 40 milliards De surcoûts Par rapport à l'Allemagne Un pays qui est déjà Solidement administré
Taxer les produits Qui proviennent Notamment de Chine Par Chine Par Temu Est-ce que ça C'est une solution ?
Mais ça peut être Une solution Mais ça fait Combien de temps ? 20 ans qu'on en parle Ça a toujours été dans le programme Non parce que Chine Et Temu n'existaient pas Mais disons qu'en tout cas
Ces derniers mois Tout le monde s'agite là-dessus
Excusez-moi C'est pas vrai ce que vous dites Enfin c'est pas vrai C'est formellement vrai Mais sur le fond C'était les quotas Sur le textile Parce que c'est quoi Chine et Temu Alors il y a des colis Il y a des gadgets Enfin c'est beaucoup de textiles Or c'était les quotas Sur le textile Qui protégeaient Nos industries Les industries du Maghreb Aussi par exemple Sur la Chine Bon qui est-ce qui a Supprimé tous les quotas Pour protéger nos industries Textiles ?
J'entends d'Arnaud Montebourg Qui le soulignait justement La semaine dernière au Sénat C'est l'idéologie D'Emmanuel Macron Pour pas dire Emmanuel Macron lui-même Quand il était ministre De l'économie Donc écoutez Tout ça se tient Et en fait Encore cette impuissance Parce que vous savez Qu'aujourd'hui Par exemple sur l'acier On discute sans cesse De taxes sur le carbone Sur l'importation de carbone Sur l'intensité carbone De l'acier De la métallurgie Des produits chinois Il se passe rien
Vous auriez nationalisé ArcelorMittal ?
C'est sans doute nécessaire Au terme de nationaliser Arcelor La nationalisation Ça va toujours venir à la fin Quand tout a été essayé
Mais c'est pas la fin là maintenant
Je crains qu'on soit pas loin De la fin malheureusement Je vais vous expliquer pourquoi M. Macron a encore menti hier Quand il dit On va seulement sauver Les deux hauts fourneaux Celui de Fos Et celui de Dunkerque Ce sont vraiment Deux installations Industrielles massives Il ment une fois plus aux Français Parce que quand il restera Que cette question Des deux hauts fourneaux Il n'y aura plus rien en fait Il n'y a pas que des hauts fourneaux Ils ne sont pas hors sol Comme M.
Macron Il y a des filières derrière Il y a des ingénieurs Il y a de la recherche Il y a de la transformation De cet acier En bobine En d'autres filières Il y a beaucoup de segments De métallurgie Il ment aussi Quand il dit Il ne reste que 40% Du marché européen Pour l'acier Pourquoi ?
Parce que tout a fermé La Syrie française Est déjà très affaiblie Par les différents plans sociaux Et l'abandon De cette filière Par les différents gouvernements Contrairement à ce que voulait Marine Le Pen D'ailleurs Le marinisme Il est né aussi à Florange Le marinisme Le succès électoral De Marine Le Pen Il est aussi né Dans malheureusement Le désespoir des ouvriers Qui ont été abandonnés Par François Hollande Déjà avec Emmanuel Macron Dans la police
Donc vous nationaliseriez De manière définitive Ponctuelle
Le but est toujours L'entreprise en elle-même Les cuisines Si on n'arrivait pas A trouver une autre solution Pour Arcelor La nationalisation Devrait être temporaire Mais pardon Je vous repose la question C'est quoi l'autre solution Là c'est maintenant On peut trouver un repreneur privé On peut retrouver des acteurs privés L'Etat Pour moi doit faire leur relais Une bonne solution Ce n'est pas que l'Etat Dirige tout dans notre économie L'Etat français Ne sait pas produire Et commercialiser De l'acier Donc une nationalisation ponctuelle Mais c'est toujours En dehors de quelques secteurs Très particuliers Comme l'électricité Ou les autoroutes Le programme de Marine Le Pen Ne veut pas des nationalisations définitives C'est toujours un relais Vers des investisseurs privés Vers un fonds souverain Un jour peut-être Car l'Etat ne sait pas tout faire Et il ne sait pas produire Et commercialiser de l'acier Sur le long terme
Jean-Philippe Tanguy Vous évoquiez à l'instant La question de l'immigration L'immigration du travail Vous l'avez entendu Un certain nombre de patrons Des rapports Qui disent qu'ils ne peuvent pas Faire tourner Quelques secteurs Le BTP L'hôtellerie et restauration En particulier Sans une main d'oeuvre Étrangère Sans une immigration de travail Je voudrais que vous écoutiez Les propos du patron De la Fnac d'Arti La Fnac d'Arti C'est 18 000 employés En France C'est 800 magasins Il s'appelle Enrique Martinez Il était mon invité Hier sur RMC Et voilà ce qu'il dit De l'immigration De l'intégration Et du travail
On est dans un continent Qui est de plus en plus vieux On a besoin Des personnes Qui ont envie de venir S'intégrer dans nos pays Moi je suis espagnol Il y a beaucoup Des personnes qui nous écoutent Des familles Qui sont Les résultats De l'immigration Successive dans nos pays Ce n'est pas le problème De l'immigration C'est l'intégration Des personnes Et le travail C'est une formidable Formule d'intégration Pour des personnes Qui ont envie De partager avec nous Notre société Donc il faut éviter De faire de la démagogie Avec l'immigration L'immigration a d'autres problèmes D'intégration D'assimilation Etc Le travail C'est une magnifique formule Pour intégrer les personnes Dans nos sociétés
Le travail C'est une magnifique formule Pour intégrer Et il plaide Comme beaucoup d'autres patrons Aujourd'hui Pour une immigration de travail
Non mais ça C'est le moulin à prière Et à profit du patronat Ça fait 40 ans Qu'ils nous sortent Les mêmes salades Il y a plus de 5 millions De chômeurs Dans notre pays Dans la somme Chaque semaine Dans ma permanence Je reçois des gens Qui attendent une formation Qui attendent un emploi
Mais les 5 millions de chômeurs Vous pensez que c'est A cause de l'immigration ?
Mais en partie Oui madame Non mais c'est en cause Une partie d'un patronat Qui ne prend pas ses responsabilités D'un gouvernement De gouvernement Qui ne prend pas non plus De syndicats aussi d'ailleurs Qui utilisent toujours Ces salariés Comme une armée de réserves Pour jouer à la baisse Sur les salaires Justement On a beaucoup de chômeurs Qui ne sont pas formés Dans notre pays Qui pourraient bénéficier De ces emplois Mais ils ne veulent pas Parce que les françaises Et les français Et les étranges En situation régulière Et bien ils défendent leurs droits Ils ne se laissent pas exploiter Ils n'acceptent pas D'arriver à 6h du matin De s'arrêter 4h à midi Et de rentrer chez soi Par le dernier RER A minuit Et parfois de le rater Donc il y a les conditions de travail D'ailleurs il y a l'accès au logement Si on avait réservé Comme le veut Marine Le Pen Les HLM Aux travailleurs français Et bien on pourrait travailler On pourrait être infirmière Au centre de Paris Mais ce n'est pas avec 2200 euros Que vous pouvez vous payer Un appartement au centre de Paris Pour vos enfants Et travailler à l'hôpital à Paris Donc tout cela se tient L'immigration Malheureusement Est utilisée comme phénomène Pas les braves gens Qui viennent travailler Mais vous fermeriez Est utilisée à la baisse Sur les salaires Et sur les conditions de travail
Je ne sais pas si vous avez regardé Mais en Italie Vous avez Giorgia Meloni Qui vient d'accorder Un nombre record Depuis plusieurs années De visas de travail
Oui Qu'est-ce que vous dites à ça ?
Nous ne sommes pas dans la situation Démographique de l'Italie Alors peut-être qu'un jour Malheureusement On y viendra Mais aujourd'hui On n'est pas proche Parce que ça fait très très longtemps Vous savez que Les Italiens Les familles italiennes Malheureusement N'ont pas d'enfants C'est un bout de temps Nous c'est récent C'est depuis François Hollande Où la politique de natalité La politique familiale S'est effondrée Je le regrette Avec la fin des allocations familiales Pour les classes moyennes Nous les rétablirons Mais nous ne sommes pas encore Dans cette situation Et surtout une fois plus J'y reviens Parce que Quand j'entends Parti de la droite Et de la Macronie Qui après 50 ans De chômage de masse Explique que C'est la faute Des gens au chômage S'ils ne travaillent pas Non mais personne n'a dit ça Vous rigolez On veut supprimer le RSA Au bout de 3 mois Il y a des gens Qui cherchent un emploi Dans ma circonscription Moi je reçois des femmes Des hommes Depuis de 50 ans Ça fait 2 ans Donc vous le RSA
C'est sans durée limitée
Vous avez une obligation De formation Ce qui a toujours existé Une obligation de recherche D'emploi évidemment Quand il y a un emploi Pour voir Dans la somme par exemple Eh bien il faut le prendre S'il y a une formation à faire On l'a fait On reste pas chez soi évidemment On ne profite pas du système Mais faire croire Qu'il y a 5 millions de chômeurs Et vous le savez très bien Vous en parlez suffisamment Sur vos antennes Il y a 300 000 emplois libres Il faut arrêter Même si on occupe Ces 300 000 emplois Et il faut les occuper C'est pas une raison Pour ne pas les occuper Il restera encore 4 500 000 personnes au chômage Ou en temps partiel subi Donc ces gens là Ils font quoi ?
Mais qu'est-ce qu'il y a derrière ?
C'est que les gens Qui sont responsables De cet effondrement économique De la destruction de notre industrie De l'affaiblissement de l'agriculture Ou de la pêche Eh bien Ils mettent la responsabilité Sur les pauvres gens Sur les chômeurs Cette inversion De la responsabilité Est insupportable Pour gratter trois voies Et pour Je comprends Utiliser la colère De ceux qui travaillent Et qui en ont assez De travailler effectivement Pour maintenir ce système Je comprends qu'ils soient en colère Mais vraiment La colère doit se montrer Doit s'exercer Vers les responsables politiques Et pas vers Les gens qui subissent cette politique Jean-Philippe Tanguy Sur les retraites
C'était au début de l'émission Donc j'imagine qu'à ce moment-là Vous regardiez encore Vous étiez plutôt Sophie Binet Ou Emmanuel Macron Sur la question du retour A la retraite A 62 voire à 60 ans
Moi j'étais du côté Des français Contrairement à Mme Binet Qui a dit J'ai voté pour vous Je ne comprends pas ce qui se passe Bah écoutez Il n'y a que Mme Binet Qui ne savait pas Que M. Macron Était pour la retraite A 64 ans Et qu'il allait trahir Et planter dans le dos Vous dites à Sophie Binet
Vous auriez dû voter pour nous ?
Bien sûr Je m'en fiche De toute façon Les ouvriers qui votent CGT Ils votent pour Marine Le Pen Ils ont bien compris depuis longtemps Plus de 50% au premier tour Encore plus au deuxième tour Qu'il fallait voter Marine Le Pen
Elle ne représente plus les ouvriers Pour Sophie Binet Ah non non
Elle ne représente plus les ouvriers Puisque même la CGT Il lui restait un seul truc C'était au moins Mettre un ouvrier à sa tête C'est même plus un ouvrier Ou une ouvrière A la tête de la CGT Donc Mme Binet A escroquer une fois de plus Il faut bien dire Les ouvriers qui croyaient en eux Mais sur le fond Vous êtes toujours pour la retraite à 62
À un moment Vous étiez pour 60 Ça c'est fini
Non mais 60 C'est pour les gens Qui ont commencé à travailler avant 20 ans Avec un système dégressif Plus vous avez commencé à travailler tôt Et aussi pouvoir encourager les jeunes À travailler tôt Pour augmenter le quota d'heures de travail Plus vous partez tôt C'est ça le contrat social Que proposent Marine Le Pen Et Jordan Bardella C'est aussi lié à la difficulté du travail Évidemment Souvent quand on commence à travailler tôt Les métiers que l'on exerce Sont plus pénibles Physiquement Ou psychologiquement Mais ça ça n'intéresse pas à Emmanuel Macron
Jean-Philippe Tanguy Louer éventuellement des places de prison À nos pays voisins Est-ce que c'est une solution Pour lutter contre la surpopulation carcérale L'Observatoire des prisons Propose plutôt de vider les prisons
Non mais c'est la peste et le choléra C'est à dire que la France Pays souverain N'a même pas le moyen d'avoir des prisons Alors ça peut être un pialet On peut regarder Si on peut transférer Quelques prisonniers ici ou là Mais enfin c'est quand même pitoyable Pour la France Et M.
Macron qui dit Ah bah oui au bout de 8 ans J'ai fait 5000 places sur 15 000 C'est pas de ma faute C'est les normes C'est les maires Mais tout ça c'est lui Tout ça c'est sa responsabilité S'il voulait Comme l'a démontré Robert Ménard Il a fait Notre-Dame très rapidement S'il avait voulu construire des prisons rapidement Il l'aurait fait Mais il ne veut pas Parce qu'en fait L'idéologie Peut-être pas Emmanuel Macron lui-même Mais l'idéologie qui est derrière lui Au ministère de la Justice C'est pas de prison Et ce que vous avez dit L'Observatoire des prisons Faut les vider Ce qu'il avait d'ailleurs fait au moment du Covid Encore un prétexte fallacieux Pour vider les prisons Et déverser en France Des gredins et des mafras
Jean-Philippe Tanguy Quand Emmanuel Macron dit Il faut 7 ans pour construire une place de prison
Mais c'est faux C'est 7 ans avec leurs normes débiles Effectivement leur bureaucratie insupportable Où il faut un temps fou Pour faire le moindre truc Et de toute façon Même dans les petites communes de la Somme Que j'ai l'honneur de représenter Pour faire une rampe Pour les handicapés Il faut 2 ans Pour rénover une salle de sport Il faut 5 ans Tout en France prend un temps fou A cause de cette bureaucratie qui traîne Et qui coûte très cher Parce que tous ceux qui nous écoutent le savent Quand vous avez un chantier qui traîne Quand vous avez un projet personnel qui traîne Vous savez bien que vos devis Ils augmentent Et que ça a des coûts Donc c'est pour ça que la France est ruinée Et que tous ces délais Tous ces normes Ça coûte très cher
Jean-Philippe Tanguy Parmi les pistes éventuellement ouvertes Celles de la fin du contrat à vie Pour les fonctionnaires
Non mais Une fois de plus On fait croire que c'est à cause de ça Qu'il y a des problèmes en France Le problème c'est que Quand vous avez un fonctionnaire Qui a commis une faute Par exemple J'ai interrogé le ministre de l'économie Sur l'erreur de 40 à 60 milliards d'euros L'erreur 40 à 60 milliards d'euros Qu'ont disparu De prévision dans les comptes de Bercy Qui nous ont mis dans le rouge écarlate Ah bah c'est la faute à personne Voilà donc En France J'avais vu qu'il y avait un monsieur Qui avait été viré Parce qu'il avait donné un sandwich Un SDF Sur son lieu de travail Donc lui il a été viré Par contre 40 milliards Qui ont disparu dans les caisses de Bercy Ah bah là c'est la faute à personne Donc au lieu de vouloir stigmatiser Tous les fonctionnaires Dont beaucoup Qui font beaucoup avec peu de moyens Moi je le vois une fois de plus sur le terrain Notamment dans l'éducation
Donc vous auriez pas viré La personne Les hauts fonctionnaires si C'est-à-dire les hauts fonctionnaires oui
Mais commençons avec les gens Qui ont beaucoup de pouvoir Beaucoup de responsabilité Et beaucoup d'argent
Celui qui a récupéré les sandwiches Lui vous ne l'auriez jamais
Mais non mais écoutez On ne vire pas quelqu'un Parce qu'il a eu un geste d'humanité On peut s'arranger Jean-Philippe Tanguy vous le disiez Ça arrive régulièrement Toutes les caissières aussi Qui sont virées Parce qu'elles ont utilisé un bon d'achat Tout ça Mais c'est pas de la déménagie Pourquoi je dis ça ? Parce que c'est systématique D'une société si vous voulez Où ceux qui nous écoutent Les françaises et les français Voient au quotidien Un nombre d'injustices Hallucinantes Et qui voient ceux qui dirigent Ceux qui ont des responsabilités En permanence Dire c'est pas nous C'est pas de notre faute Et qu'ils se protègent entre eux
Vous disiez que vous aviez fini Par éteindre la télé Et retourner en séance Sur la question de la fin de vie Est-ce que vous voterez ce texte ou non ?
Moi selon les garde-fous Evidemment on ne va pas poser N'importe quel texte Mais si les garde-fous Sur le discernement Sur la liberté des soignants Est maintenu Moi je voterais ce texte C'est un sujet grave C'est un sujet où il y a La liberté de vote Dans notre groupe Garantie par Marine Le Pen Et Jordan Bardella Qui sont contre ce texte Mais moi j'estime Que le peuple français A besoin de ce droit nouveau Et de cette possibilité De partir dans la dignité
Donc tout le monde N'est pas d'accord au RN Mais vous voterez en liberté Est-ce qu'il faudrait Aller jusqu'à un référendum Parce que là pour le coup Il a laissé cette porte ouverte Emmanuel Macron Je souhaite que le texte Sur la fin de vie Soit adopté Il faut un temps parlementaire Mais s'il y a un enlisement Alors à ce moment-là Un référendum Peut-être une voie pour débloquer
Il y a déjà eu un temps parlementaire Et c'est lui Qui l'a arrêté Avec la dissolution Le texte avait beaucoup avancé Bon il y avait à l'époque Un seul texte On en préférait deux C'était une belle victoire Aussi de Marine Le Pen Obtenue auprès de François Béroux C'est que les soix palliatifs Le développement des soix palliatifs Qui est un droit humain Universel Soit séparé De la question de la fin de vie De l'euthanasie pardon Et du suicide assisté C'était important Parce que
Vous dites euthanasie vous
Oui je dis euthanasie Moi je ne cache pas D'ailleurs mon petit doigt Je ne sais pas pourquoi On n'utilise pas les bons mots Parce qu'on a l'impression Qu'on a quelque chose à cacher Tout le monde sait Et le peuple français Moi je peux vous dire Quand je consulte Les élus de terrain Ou les habitants Dans ma circonscription Ils parlent d'euthanasie Et personne ne cherche des mots Ou des paraphrases Et je comprends que ça gêne Les opposants si vous voulez Qu'on n'utilise pas Les mots tels qu'ils sont Et qu'on essaie de tromper Donc vous votez pour Mais vous assumez
Qu'il s'agit d'euthanasie
Oui oui avec des appellations Mensongères Une fois plus trompeuses Moi je ne suis pas pour Tromper les gens Et je ne suis pas pour L'hypocrisie De ceux qui veulent toujours En fumer tout le monde Avec des faux semblants
Merci Jean-Philippe Tanguy D'avoir répondu à mes questions Ce matin Je rappelle que vous êtes Député de la Somme Et président délégué Du groupe Rassemblement National A l'Assemblée nationale
Jean-Philippe Tanguy