Emmanuel Macron s'exprime depuis Kiev
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Emmanuel MacronFait
« l'ukraine fait partie de la famille européenne »
- 4:00Emmanuel MacronFait
« cette guerre changera l'histoire de l'europe »
- 8:00Gérard AraudChiffre
« les américains ont donné aux ukrainiens quelque chose comme douze ou quinze fois plus que le premier pays européen »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
on se retrouve avec vous didier françois avant reporter spécialiste des questions de défense dominique moïsi géopolitologue arlette chabot analyse politique laurent seigne j'en ai spécialiste de questions internationales on va écouter tout de suite emmanuel macron qui a parlé évidemment pendant cette conférence de presse enfin ce voyage à kiev est pas tout seul accompagné de mario draghi d'olaf stolz et du président roumain on va l'écouter il faut c'est sur le sol ukrainien que se joue la sécurité de l'europe il apporte dans ses bagages la promesse de la candidature immédiate du statut de la candidature immédiate pour l'ukraine écoutez nous avons enfin évoqué ensemble notre volonté de confirmer par les accros de la démo que l'ukraine fait partie de la famille européenne face à la guerre je le disais le soutien des européens s'est imposé comme une évidence d'abord en quelque sorte tous vu perçu mesurer la fragilité de la paix si durement acquise après la seconde guerre mondiale et dont le souvenir douloureux est au coeur de l'histoire de la construction européenne cette guerre changera l'histoire de l'europe cette guerre changera l'histoire de l'europe et c'est en européen dominique moïsi qu'il est venu parce que comme français on attendait qu'ils viennent avant il y avait beaucoup de voix qui se sont élevées l'an 10 ans il faut que le président aille à kiev là il a attendu il a attendu et donc pour répondre à ses opposants français aussi il a cette photo de l'europe oui alors si on veut faire preuve d'ironie on dire à l'union des moûts fait la force la dire que les trois pays qui se retrouvent là à pieve sont ceux qui ont les positions les plus modérés sinon molle à l'égard de moscou mais ça n'est pas neutre du tout c'est quand même important que draghi soit la voilà à côté de macron peut-être pour rendre plus facile la présence dans la chose peut être aussi parce que draghi lui-même a un problème avec son opinion publique qui est beaucoup plus entre guillemets positive à l'égard de moscou qu'il ne l'est lui-même et il dit à son opposition mais regardez l'italie existe elle est devenue un grand d'europe depuis le départ de la grande bretagne je suis au même plan que la france et l'allemagne j'ai rejoint le club des 3 1 et si j'ai pu le faire c'est parce que j'ai trouvé une position intermédiaire juste sur la question de la guerre en ukraine en fait olaf scholz aussi à une opinion publique qui est assez réticente malgré tout sur le soutien lui même un peu moins que l'opinion italien c'est ça et on a un emmanuel macron qui est en élection avec deux leaders marine le pen et jean luc mélenchon qui sont pas des fans ni de la livraison d'armes c'est le moins qu'on puisse dire voilà une analyse un peu américaine parce que j'ai parlé à pas mal d'américains aujourd'hui sur bon alors voilà emmanuel macron est enfin allé à kiev que pensez vous et à ce qui est très intéressant c'est que pour eux c'est l'europe unie aujourd'hui qui s'affiche à kiev par la france il n'y a pas encore eu image d' emmanuel macron allant seul voir le président céline ce qui s'est vraiment une unité européenne et lorsque vous parlez des diplomates français il n'arrêtait pas dire si le président français va à kiev ce sera dans un sens européen puis avant la fin de son mandat sas mais ya pas mal de déceptions côté américain sur le fait que d'une certaine manière oui emmanuel macron aujourd'hui à kiev mais pas seuls et qu'à un moment donné il ya pas mal d'américains des démocrates qui explique mes et qui vous pose la question mais pourquoi il n'y a pas été plutôt pourquoi il n'a pas été seul accueil pour l'opinion publique française c'était c'est plus fort qu'il ya comme européen et comme présidente de l'ader de la résidente de jeunes rebelles lorsqu'ils y avait aussi une logique au lendemain direction d'emmanuel macron l'européen qui justement s'était distingué de ses deux concurrents tapha qui était quand même où elle même des deux autres dossiers eczéma ou plutôt des sympathies pour faire simple et gentil avec poutine et la russie lui il avait une position très forte et très clair depuis le début et vous souvenez de l'effet drapeau aussi parce que c'est celui qui engage est quand même très fortement la france il en a profité pendant l'élection présidentielle il est très pro européens il gagne surtout jours encore une fois sur cette image de européenne donc tout le monde pensait y avait une logique à aller premier voyage d'un président réélu c'était d'aller à kiev et d'apporter et tout ça elle tient de la france et seuls s'était pas contre les autres européens mais c'était d'y aller éventuellement seul alors aujourd'hui c'est vrai que c'est bien mieux vaut tard que jamais comme disait dominique mais c'est l'europe qui est là tant mieux c'est très bien d'avoir ces quatre qui sont ensemble pour envoyer un message clair et du côté des manuels vacances ça restera un mystère mais bon c'est une force européenne quand même je laisse que ça préfigure quelque chose sur l'europe alors je dirais de choses pour revenir sur les propos d'arlette chabot le premier point celui-ci il n'a pas été à pieve sol c'est peut-être un péché d'orgueil parce qu'il se disait beaucoup de gens ayant été je n'ai rien de spécifique à apporter pourquoi ferais comme les autres mais en même temps le fait ce que va retenir l'histoire c'est que le président en exercice de l'union a montré à quel point l'europe considéré que l'ukraine était européen faisait partie d'elle donc ce geste de solidarité dans un moment particulièrement difficile sur le plan militaire me paraît le bienvenu et saissac l'histoire retiendra ce n'est pas le langage du corps de zielinski ou le res massa soit peut-être venu je me permets simplement si tous les dirigeants européens avaient été ensemble à kiev où il est vrai d'un homme à leur arrêt c'est la chose à faire il ya un sommet européen la semaine prochaine on verra il est invité au g7 en tout cas déjà en bavière par olaf scholz alors on va écouter gérard araud l'ancien ambassadeur que j'ai rencontré tout à l'heure et qui a commenté un petit peu cette visite et puis on se retrouve pour écouter l'interview d'emmanuel macron par marie chantre et pour sar gérard araud bonsoir merci beaucoup d'être notre invité vous êtes diplomate vous avez été ambassadeur de france dans plusieurs pays du monde dont les états unis vous avez suivi de près ce conflit qui rentre dans son cinquième mois à présent entre l'ukraine et la russie à paris vous et koné c'est évidemment bien sûr les diplomates les militaires peut-être d'abord à votre avis quel est le sens de cette visite emmanuel macron aux côtés de mario draghi et de olaf scholz et l'allemand du président roumain s'est d'abord évidemment essence avant tout symbolique parce qu'aujourd'hui avec des vidéos où on fait on a toutes les conversations toutes les négociations que l'on veut un il était important que le président de la république s'y rendent de manière symbolique parce que d'une certaine manière tous les autres dirigeants européens s'y étaient rendus s'étaient rendus avant lui et donc le fait de ne pas s'y rendre devenait un message vous avez lu vous avez entendu toutes ces questions pourquoi s'il n'y va pas voilà il y est allé alors il y est allé mais en plus il y va avec le président avec les premiers ministres italien et le chancelier chose ce qui est une manière évidemment de dire que les trois pays les plus importants l'union européenne sont sur la même ligne et soutiennent soutiennent l'ukraine oui et en même temps olaf scholz comme mario draghi ont besoin de la russie ne sont pas les premiers à avoir rompu avec la russie en biseau mis du temps et on reproche aussi emmanuel macron peut-être de vouloir avoir un discours sur comment éviter l'humiliation de la russie donc c'est trois ensembles ne sont pas parmi les pays européens les plus durs sur la russie exactement alors d'abord c'est il faut dire que c'est naturel que les européens et des visions différentes pas s'ils ont une histoire une géographie différente si vous êtes portugais aussi vous êtes polonais vous n'avez pas la même vision de la russie deuxièmement ce qui est important c'est que finalement les européens ont pris des décisions en commun ils ont réussi à surmonter ses divisions mais il est évident qu'il y à des nuances des divisions entre les pays ce que j'appellerais la ligne de front est les pro zone et les pays baltes qui ont subi l'occupation soviétique et qui s'en souviennent et qui au fond l'armée russe à leur porte et des pays comme l'italie l'allemagne la france qui pour de multiples raisons sont peut-être - va t'en guerre et n'oublie pas que si lee ap à la fin du compte à bien ce sera une paix négociée avec poutine est-ce que c'est très compliqué d'organiser une visite comme ça comment on s'y prend comment comment ça se prépare à votre avis c'est d'abord c'est compliqué pour des raisons tout simplement logistique parce que c'est cela vie c'est pas sûr ils ne peuvent pas prendre l'avion comme d'habitude on qu'ils ont dû prendre le train puis c'est quand même les emplois du temps de trois personnes très très occupé donc et on il ne fallait pas que les russes le sache et les services russes le sache donc tout ça a dû être organisée par entre les trois entre les trois capitales et nous les trois personnes se sont retrouvées c'était une photo que tout le monde a vu dans le même wagon de deux trains ça rappelait d'autres époques le train pour arriver ensemble à qui avait cet été quand même un symbole assez fermé sa gueule assez fort de les voir tous les trois ensemble en même temps on a aussi des images de la réunion avec volets du mazel un ski où l'on sent pas le président ukrainien très chaleureux alors ça y est maintenant chacun et chacun va essayer de d'interpréter le body language de les autres a donc je je je n'en sais rien mais de nouveau cessé la guerre il y a des intérêts différents il y a aussi des analyses différentes il n'est pas anormal qu'il y ait de temps en temps qu'il y ait des désaccords c'est vrai que sur le fond emmanuel macron arrivant à espinas ce matin a répété le soutien indéfectible de la france de l'europe et l'ukraine l'agression terrible dont a été victime le pays le bon il a un peu moins insisté sur ces fameux mots qui ont fait boucan qui ont beaucoup choqué il faut pas humilier la russie la part répété quand même depuis 48 heures je dirais donc c'est aussi ce message là c'est à dire qu'ils équilibrent un peu la position française d'abord non parce que la france depuis le début soutient pleinement l'ukraine 1 donc dont les propos du présent arrêt plus auquel vous vous référez je dirais que moi personnellement je pense que il a raison sur le fond parce qu'à la fin il faudra bien négocier avec la russie quoi que disent les va-t-en-guerre de varsovie mais je dirais que c'est pas le moment alors c'est pas le moment pourquoi parce que tout simplement les deux parties pour les deux parties les russes et les ukrainiens veulent se battre les russes pensent qu'ils vont enfin gagné le gage dont ils ont besoin et les ukrainiens eux sont galvanisés par la nécessité de défendre leur pays donc on va avoir pendant des semaines voire des mois des combats le mouvement n'est pas ça à la négociation et deuxièmement l'expression humilié la russie est un peu malheureuse parce qu'on a l'impression qu'on dira il faut pas faire de la peine aux russes au moment même où les rues sont envahies l'ukraine bombarde l'ukraine massacre les ukrainiens violent les ukrainiennes donc quand je dirais que ce n'était pas le moment et ce n'était pas peut-être le vocabulaire nécessaire même si sur le fond le président a raison alors bon c'est donc une forme de rééquilibrage aujourd'hui avec un enjeu le statut de candidat à l'adhésion à l'union européenne c'est à un enjeu très important pour l'ukraine qui pourrait être du coup annoncé la semaine prochaine par bruxelles par la commission européenne et du coup est ce qu'on comprend le timing de cette visite c'est à dire cette semaine entre les deux tours des législatives pour les français moi je pense que c'est plutôt avant le sommet vous avez raison de dire il va y avoir un sommet pour décider du statut de l'adhésion de deux candidats de l'ukraine à l'union européenne c'était le bon moment avec les italiens et les allemands si ces trois pays sont d'accord avec tout le respect que je porte aux autres membres de l'union européenne est bien et il me semble évident que l'ukraine sera déclaré candidat à l'ue à lui à l'union européenne cela étant ensuite comme l'homme comme clément beau le ministre des affaires européennes avait dit ensuite pour tout pays ça prendre dix et quinze ans avant de re de rejoindre l'union européenne il faut en particulier prendre ce qu'on appelle l'acquis communautaire c'est à dire aujourd'hui 170 mille pages de réglementation qu'il faudra intégrer dans la législation ukrainienne dans des mesures anti-corruption extrêmement sévère et qui pose question un peu sur le cren d'avant la guerre en tout cas vous avez tout à fait raison j'allais le dire parce que c'est vrai que les ukrainiens se battent admirablement mais n'oublions pas quand même que l'ukraine était pas un exemple d'exemple en terme de corruption est un exemple en terme de démocratie donc c'est vrai que l'ukraine n'est pas un le candidat un naturel à rejoindre l'union européenne si la décision est prise aujourd'hui ce sera avant tout une décision politique vue je le sors que subit l'ukraine aujourd'hui je dirais on va pas désespérer kiev il faut le faire ce geste qui je le rappelle est avant tout un geste politique parce qu'ensuite ça sera un long processus on a commencé déjà à livrer des armes à on a déjà livré l'équivalent de 100 millions en armement et est ce qui peut être prévu qu'on en livre encore longtemps et beaucoup vous savez c'est la question centrale 1 c'est une question de alors vous parlez de l'armement il ya aussi la question financière ce que les américains ont donc on votait 50 milliards dead set c est de me dit-on permettra permettront à l'ukraine de tenir jusqu'au mois d'octobre les américains vont pas voter 50 milliards tous les six mois donc qu'est-ce qui se passera en mode octobre et puis aussi en termes d'armement ce n'est pas seulement la france s'est un peu tous les pays européens qui du ch est ce qu'on a appelé les dividendes de la paix n'ont pas énormément de munitions n'ont pas énormément d'armement d'armement lourd donc or qu'on le voit bien les russes ont une écrasante supériorité matérielle par rapport aux ukrainiens donc c'est une vraie question est ce que les européens seront capables de prendre la relève des américains à l'automne en terme financier d'abord est également en terme en termes d'armements et de munitions justement les américains vous connaissez bien évidemment visco vivait aux etats-unis ils sont dans quel état d'esprit aujourd'hui donc un très gros crédit 50 milliards car à 40 50 milliards de dead mais mais mais l'opinion publique et toujours aussi sympathisants de la cause ukrainienne vous savez l'opinion publique américaine ne s'intéressent pas énormément à la politique étrangère il y avait un sondage paru dans la perspective des élections législatives de novembre 2022 aux états unis renouvellement de la chambre et du tiers du sénat le sujet politique étrangère était considéré par un pour cent des américains comme étant un des sujets importants les états unis font face comme à l'inflation sont face à l'insécurité et c'est un pays qui de plus en plus c'est un pays qui se replie un peu sur lui même donc je je pense qu'à un moment le risque est grand que les américains disons européen c'est quand même un problème européen nous avons fait largement notre notre part du chemin surtout si l'on regarde les statistiques les américains ont donné aux ukrainiens quelque chose comme douze ou quinze fois plus que le premier pays européen qui doit être le royaume uni donc il ya un risque à l'automne de lassitude du côté du côté des américains mais du côté des européens aussi parce que à l'automne nous sommes nous risquons d'entrer dans une grave crise économique inflation et peut-être même récession que vous avez la lassitude de l'opinion publique pour tout sujet donc là je pense qu'il eût rassemble des moments de vérité d'abord pour les belligérants qui seront sans doute épuisé par des mois deux mois de combats et également pour les américains et les européens
Emmanuel Macron