Toute la vérité, rien que la vérité ? - C à vous : l’intégral - 13/01/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Pierre, Bertrand et Mohamed, qui a déjà mangé la moitié du thon... - M.Bouhafsi: Non!
Pas la moitié! Un quart. J'ai goûté.
On va déguster un petit sabayon de miso, le tataki de thon. La décoration d'absinthe, à ne surtout pas consommer. Sinon, on finit en dormant.
Ma mission, c'est de couper le tataki de thon avec le couteau très pointu. - A.-E.Lemoine: J.Ribault, il a le droit d'en placer une? - J.Ribault: C'est parfait! - M.Bouhafsi: Il m'a dit de tout raconter. - J.Ribault: Et surtout, tu t'amuses. - M.Bouhafsi: Les graines de sésame... - J.Ribault: Mets le sabayon en premier. - P.Lescure: Jacky, il t'a dit de goûter aussi? - M.Bouhafsi: Je peux goûter 2 fois. - J.Ribault: Les petites graines de sésame. - M.Bouhafsi: Voilà. - A.-E.Lemoine: Ca, c'est une présentation niveau quoi?
Maternelle? - M.Bouhafsi: L'huile verte.
Et voilà! - A.-E.Lemoine: C'est une catastrophe! - J.Ribault: Stop! - M.Bouhafsi: Ce sera mon assiette. - A.-E.Lemoine: C'est gribouille en cuisine, ce soir.
Merci à tous les 2 et à tout à l'heure. Le mensonge n'est qu'un vice quand il fait du mal, mais une très grande vertu quand il fait du bien. Réponse de Voltaire à l'éternelle question: faut-il toujours dire la vérité?
Ca arrange sacrément de se dire que le mensonge peut être une vertu, surtout quand il s'agit de dire que sa femme est sa maîtresse. - Tu voudrais qu'on passe un week-end ensemble? - Oui. - Un week-end de combien de jours?
Je te rappelle que tu es mariée. - Toi aussi, tu es marié. - Moi, ce n'est pas la même chose. - P.Arditi: Le menteur, au théâtre, c'est un rôle pour les rois. - A qui se fier?
Et si c'était le menteur qui était dupé, manipulé? - Quel salop! - Après tout, la seule vérité du menteur, c'est qu'il n'y a pas d'amour sans mensonge. - Si les gens arrêtaient de se mentir comme ça du jour au lendemain, il n'y aurait plus un couple sur la terre. - A.-E.Lemoine: "La Vérité" s'apprête à faire son retour dans 10 jours au théâtre Edouard VII.
Un vaudeville dont les codes sont détournés. A charge pour les spectateurs de savoir où se trouve la vérité dans ce labyrinthe de mensonges. S.De Groodt, S.Testud et C.Courau sont nos invités. - S.De Groodt: Bonsoir, Babeth. - SALUT. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à tous les trois.
On est à 10 jours de la première...
A combien? - S.De Groodt: A 10 jours.
Oui, mais c'est parce qu'il y a une émotion qui monte. - A.-E.Lemoine: Vous êtes à la veille de la première. - S.De Groodt: On a vu l'extrait quand on était en coulisses.
Impossible de regarder. On s'est caché les yeux et bouché les oreilles. Passer derrière P.Arditi et F.Cottençon, c'est compliqué. - A.-E.Lemoine: On y vient dans une seconde.
C'était en 2011. - S.De Groodt: Et alors? - A.-E.Lemoine: L'eau a coulé sous les ponts.
Le mensonge...
Existe-t-il de l'amour sans mensonge? C'est la question que pose cette pièce. C'est la seule vérité qui soit affirmée dans cette pièce. - S.De Groodt: Ca ne s'appelle pas forcément un mensonge.
On s'arrange avec la vérité pour préserver l'autre, pour se préserver soi. C'est ça, un mensonge. C'est pour que les choses aillent mieux pas plus mal. - C.Courau: Je pense que le mensonge peut préserver l'amour. - A.-E.Lemoine: Qui a le plus de scrupules à mentir dans la pièce?
Vous êtes totalement écarté de l'histoire... - S.De Groodt: Pourquoi? - A.-E.Lemoine: Vous avez des scrupules à mentir? - S.De Groodt: Non, pourquoi? - A.-E.Lemoine: C'est pour ça que je vous écarte. - S.De Groodt: Puisqu'on parlait de mensonges et de vérité, on parle de l'art du mensonge et pas de l'art de la vérité.
Donc c'est un exercice. Ca peut être plaisant de mentir. - A.-E.Lemoine: Votre personnage ment bien? - S.De Groodt: Il ment beaucoup, en tout cas. - A.-E.Lemoine: Le personnage de Sylvie a plus de scrupules à mentir. - S.Testud: Elle dit beaucoup qu'elle a des scrupules.
Est-ce qu'elle les a tout le long? C'est la question. - S.De Groodt: Vous allez le découvrir. - A.-E.Lemoine: Clotilde ment-elle? - C.Courau: Je crois qu'elle utilise le mensonge. - A.-E.Lemoine: C'est une manipulatrice du mensonge? - C.Courau: Non.
C'est une manière de révéler la vérité. - A.-E.Lemoine: Vous avez déjà joué ensemble? - S.De Groodt: Non... - C.Courau: On fait un métier.
On interprète. - A.-E.Lemoine: Sylvie et Stéphane, vous avez déjà tourné ensemble dans une comédie.
Clotilde, c'est une première? - C.Courau: C'est intéressant. - S.De Groodt: Là, on est en phase de répétitions.
C'est intéressant, de voir les humeurs des unes et des autres. - C.Courau: Ce qui est intéressant, c'est d'avoir 4 notes différentes, 4 interprètes différents.
C'est comme si on était un quatuor. Il faut qu'on trouve la note qui est le texte, l'auteur. On est tous dans la recherche de cette note qui correspond au texte.
On a chacun notre partition et nos instruments. On est très différents. - S.Testud: Elle a raison.
Chaque scène...
Chacun de nous fait avancer la situation dans laquelle lui va se trouver, celle qui va lui peser sur les épaules petit à petit. Son mensonge devient son fardeau. Nous, on le leste un peu à chaque scène. - S.De Groodt: En répétitions, c'est particulier.
La première scène, c'est Sylvie et moi. La 3e, c'est Clotilde et moi. A chaque fois, ce sont des duos.
Les uns et les autres ne savent pas ce qui se passe. En répétitions, c'est très compliqué de rapatrier tout ce qui s'est dit avant pour comprendre ce qui doit se jouer après. Je ne sais pas si je suis clair. - A.-E.Lemoine: Très.
Vous avez appelé P.Arditi? - S.De Groodt: On peut l'appeler. - A.-E.Lemoine: Il va répondre, à cette heure-là? - S.De Groodt: Peut-être pas.
Il fait sa sieste. On peut tenter. C'est particulier...
Tonalité. Il n'est pas prévenu. - A.-E.Lemoine: Vous mentez. - S.De Groodt: Non... - A.-E.Lemoine: Il est prévenu.
Il est tellement prévenu qu'il ne va pas répondre. - S.De Groodt: Pierre? *-Oui. - S.De Groodt: C'est S.De Groodt.
Tu es en direct sur "C à vous". *-Je sais, j'étais en train de t'apercevoir. Je me suis dit que tu allais peut-être appeler.
Je suis bien obligé de te répondre. - S.De Groodt: On avait une pensée pour toi.
Il y a encore ta photo partout. C'est insupportable. *-C'est normal. - S.De Groodt: Il y a beaucoup d'honneur et d'excitation à l'idée de reprendre ce costume que tu as joué il y a quelques années.
En même temps, c'est très compliqué de se départir de ta voix, ta gestuelle, de toi, en fait. *-Oublie-moi. - S.De Groodt: Comment veux-tu qu'on t'oublie? *-Bien sûr que si, il faut oublier!
Tu n'as pas besoin de moi pour jouer ça très bien. A mon avis, tu es un des meilleurs acteurs possibles pour jouer ça. Je te regarde aussi souvent que je peux.
Tu n'as pas besoin de faire autre chose que ça. Tu mens très bien, aussi bien que ce que m'a enseigné sans le savoir J.Poiret.
Les bons menteurs assènent les choses qui sont des mensonges, mais qui ont l'air d'être des vérités. - A.-E.Lemoine: C'est une bonne idée, ce coup de fil à un ami à la télévision. - S.De Groodt: Pierre, l'émission se termine... - A.-E.Lemoine: C'est exactement ça!
Merci, Pierre. On t'embrasse. *-Je te dis "merde", surtout! - S.De Groodt: On t'embrasse. - M.Bouhafsi: Votre metteur en scène a une vision très personnelle de chacun d'entre vous. - Ce sont des animaux très différents.
Stéphane, il faut passer par des strates. Après, il comprend les intentions du metteur en scène. S.Testud, c'est un animal très instinctif.
Elle prend tout. Clotilde est beaucoup plus cérébrale. Elle a besoin de comprendre le personnage avec de la hauteur.
Elle me demande comment est le personnage après la pièce. Ca passe par la tête. - M.Bouhafsi: Vous êtes d'accord avec L.Chollat?
Il faut de tout, dans une pièce. Surtout, c'est ce mélange qui crée une bonne alchimie? - C.Courau: Le quatuor, c'est 4 instruments différents qui font une partition juste. - S.De Groodt: Le metteur en scène, c'est un chef d'orchestre.
Il prend des instruments différents et il nous fait composer avec ça. - C.Courau: Ce qui m'intéresse dans cette question, c'est l'idée que le spectateur va suivre un long plan travelling.
C'est le spectateur qui est le metteur en scène et qui décide de ce qu'est la vérité ou le mensonge. Je n'aime pas trop parler des personnages. Si je suis trop catégorique avec mon personnage, je ne permets pas l'imagination au téléspectateur. - A.-E.Lemoine: Le regard de Sylvie!
Vous qui êtes instinctive, vous comprenez la démarche de Clotilde? - S.Testud: Bien sûr.
Je ne fonctionne pas de cette façon. J'ai besoin d'enlever tout ce qui ne me plaît pas. Après, il va rester ce que je suis, avec le texte, avec le partenaire. - S.De Groodt: Nous avons un problème...
Ca m'est rarement arrivé à ce point. Du début à la fin, tous les jours, on dit un mot et on part en fou rire pendant 2 heures. On est incapable de travailler... - S.Testud: Et moi, je suis spectatrice, je n'arrête pas de leur dire qu'ils me gâchent mon plaisir. - S.De Groodt: Ca a pris un pli. - A.-E.Lemoine: C'est quoi, le mot? - S.Testud: Pistache! - A.-E.Lemoine: Il va falloir contrôler ça d'ici 10 jours. - C.Courau: Large. - S.De Groodt: J'avais repris "Le Prénom" en Belgique.
J'avais le même problème. Toutes les représentations, jusqu'à la fin, j'étais à l'envers. Ca augure une belle série. - A.-E.Lemoine: Il faut réserver.
C'est à partir du 23 janvier. - B.Chameroy: Un bon moyen pour jauger l'honnêteté de nos interlocuteurs, ce sont les vêtements.
Regardez Babeth, sans doute inspirée par ma chronique la semaine dernière sur le pape au Vatican. Elle a parcouru Paris ce week-end pour faire l'acquisition d'un costume de serpent. Elle a demandé l'avis des gens concernant la beauté de cet achat.
Plusieurs écoles, niveau vérité. - Il y a eu mieux! - A.-E.Lemoine: Tu trouves que c'est moche? - P.Lescure: Ca fait un peu serpent.
C'est vachement bien. - A.-E.Lemoine: Tu es sincère? - P.Lescure: Franchement.
Je trouve que ça te va bien. - A.-E.Lemoine: Merci!
Il m'a fait du bien, à mentir. - S.De Groodt: C'est ce qu'on dit! - A.-E.Lemoine: Il n'y a plus de civilisation, si on ne se dit que des horreurs. - B.Chameroy: Il faudra quand même mettre ça au feu. - A.-E.Lemoine: Pas du tout!
Vous restez avec nous jusqu'à 21h. C'est l'heure de L'OEil de Pierre. - P.Lescure: On va rester dans un domaine qui vous est cher et qui vous sera encore plus cher dans quelques jours: les spectateurs.
Vous vivez l'échange chaque soir, l'échange intime et charnel avec les spectateurs. C'est la magie du théâtre. Pour le cinéma, la relation, aussi passionnée soit-elle, est évidemment physiquement d'une autre nature.
A.Desplechin, grand auteur et réalisateur, propose mercredi un film intitulé "Spectateurs!".
A travers sa relation avec le cinéma et l'écran, il raconte sa vie de passionné. - Le cinéma, ce n'est pas une réponse, c'est une question. C'est une façon d'interroger l'art et le monde. - Je veux une place. - Tu as quel âge? - 16 ans. - Qu'arrive-t-il à la réalité quand elle est projetée?
La réalité scintille. - Le point de vue de chaque spectateur est singulier, irremplaçable. Ce matin-là, j'ai su que je ferai peut-être un film moi-même. - Les films qui comptent pour moi, j'aime les voir plusieurs fois.
La première fois, c'est pour découvrir. La 2e fois, c'est pour admirer. Après, c'est pour apprendre. - P.Lescure: C'est un documentaire, avec des archives et des extraits de films qui ont compté pour A.Desplechin, mais aussi une fiction où 4 comédiens interprètent le double d'A.Desplechin.
L'adolescent, c'est l'acteur de "Anatomie d'une chute". Il faisait la différence, comme dans les films, des films qu'il ne voit qu'une fois et ceux qu'il voit plein de fois. - "Rabbi Jacob", j'ai dû le voir 12 fois, je pense.
Parfois, c'est bien de ne le voir qu'une fois. La 2e fois, on se rend compte parfois que c'est moins bien. Dans un bouquin de D.Pennac, il y a un personnage très cinéphile qui explique que le cinéma, c'est une expérience d'une fois et qu'il faudrait même détruire le film une fois qu'on l'a vu. - P.Lescure: C'est bien, comme concept.
Il y a une scène dans le film qui va vous parler si vous êtes allés au cinéma au moins une fois entre amis. - Tu viens avec nous? On se met au milieu, 3e rang. - Je ne peux pas voir les films en milieu de salle.
Je vais au 7e rang. A plus tard. (-Il est très mignon.) - P.Lescure: Tout à l'heure, on a demandé à Milo où il voulait se passer. - Je vais au milieu.
On voit mieux l'écran. Voilà, ça prend tout le champ de vision. Ca fait un grand rectangle. - P.Lescure: Je pense que vous allez aimer ce film.
Il est à la fois intime et universel. Milo, est-ce qu'il a vu en salle "Anatomie d'une chute"? - C'était avant Cannes.
Justine voulait qu'on le voit, toute l'équipe. J'avais des cheveux...
Ils sont toujours bizarres, mais ils étaient différents. J'ai des joues plus grandes. J'avais grandi, quoi.
C'était peut-être 2 ans après le tournage. A Cannes, j'ai vraiment pu regarder le film et l'apprécier. - P.Lescure: "Spectateurs!", vous allez dialoguer avec ce film quand vous serez en salle. - A.-E.Lemoine: Vous vous installez où, dans une salle de cinéma, pas sur les côtés quand même? - S.De Groodt: C'est pour les gens qui ont des cystites.
Ou alors des jambes en bois. Ou des gens qui n'aiment pas le film. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, L.Manaudou.
D'ici là, Jibé et Lucien. - Qu'est-ce que tu fais? Tu es bizarre.
Qu'est-ce que tu fous? Qu'est ce que ça? C'est tes ongles? - Non...
Je ne suis pas un malade. - C'est à qui? - Tu as les étiquettes.
J'ai E.Green, JoeyStarr...
Ca va, je fais la collection! - Comment tu as récupéré tout ça? - Je fais les poubelles au maquillage.
Dans "C à vous", les gens sont à table. Donc ils demandent des manucures au maquillage. - C'est pas vrai! - Tu n'es pas dans le délire, tu n'es pas dans le délire.
Il y a quoi dans le 2e tiroir? - Rien... - Jibé?
Il y a quoi dans la boîte? - N'ouvre pas la boîte. - C'est... - Oui.
Il était enrhumé ce jour-là. Lucien, tout va bien. Je suis normal.
J'ai des petites boîtes, c'est mes trésors. Ca, c'est le cérumen de P.Niney. - A.-E.Lemoine: Aux JO d'Athènes, en 2004, une jeune Française de 17 ans est devenue une superstar.
L'or, l'argent et le bronze. Un exploit confirmé par 6 médailles mondiales et 13 médailles européennes. Un palmarès inédit dont le prix à payer est devenu aussi lourd que destructeur pour la plus grande nageuse française de tous les temps. - L.Manaudou: Je vais peut-être être médiatisée plus qu'avant. - L.Manaudou!
Quel bonheur! - L.Manaudou: Mais pour moi, rien ne va changer. - Elle a voulu être une championne, pas devenir une icône. - La plus grande nageuse française de l'histoire, L.Manaudou!
C'est une extraterrestre. - F.Manaudou: Tout le monde s'est jeté sur elle. - La meute autour d'elle...
On est à l'entraînement, quoi. - L.Manaudou: Je ne pensais pas que c'était aussi dur de gérer tout ça.
Je ne pense pas avoir changé. Sauf que maintenant, je me méfie plus des gens. Quand je vois ça, je me dis que j'ai fait des choses, quand même. - A.-E.Lemoine: L.Manaudou se retourne sur le chemin parcouru dans un documentaire diffusé dimanche sur Canal+.
Elle est ce soir notre invitée. Bonsoir. Bienvenue. - S.De Groodt: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: La dernière fois que vous êtes venue nous voir, c'était en 2014.
J'en profite, ce soir. En 2034, dans 10 ans, je ne suis pas sûre d'être là. On comprend beaucoup mieux votre méfiance à l'égard des médias en voyant ce documentaire.
C'est plus que de la médiatisation, c'est quasiment du harcèlement. Ca, c'est dès votre premier titre olympique? - L.Manaudou: Harcèlement, je ne sais pas.
Je l'ai vécu comme ça. Ca peut être vécu différemment par d'autres sportifs. J'étais jeune, j'avais 17 ans.
Ca faisait déjà 3 ans que j'étais partie de chez mes parents pour aller chez Philippe Lucas, mon entraîneur. Ca a été très compliqué. Je m'en rends compte encore plus aujourd'hui.
La médiatisation de la natation est ouverte, avec beaucoup de professionnalisme. Ce n'est pas ce que j'ai vécu il y a 20 ans. - A.-E.Lemoine: On revoit des images folles.
Là, on est à l'entraînement, en 2008, juste avant les JO de Pékin. Vous êtes à l'entraînement. Les journalistes attendent que vous sortiez du bassin.
Une fois sortie, personne ne se pousse. Vous devez vous frayer un chemin. - L.Manaudou: Quand j'ai revu ces images dans le documentaire, ça m'a un peu frappée.
Je ne me rendais pas compte, sur le moment, de ce que je vivais. C'était "normal" d'avoir toujours des journalistes et des photographes à côté. Là, je me rends compte que c'est gros et assez intrusif.
Je pense qu'il y avait le sportif et qu'il y a l'humain à côté. Quand on est sportif à cette période, on n'est plus humain. On est un robot, dans notre manière de faire.
Il faut des images et on n'a plus le choix. - A.-E.Lemoine: Personne ne vous demandait votre avis.
Vous utilisez le mot "consentement". - L.Manaudou: Ce mot est important, aujourd'hui.
Le consentement n'était pas respecté. On ne m'a pas demandé si on pouvait prendre telle image ou certaines interviews. C'était agressif. - A.-E.Lemoine: La presse avait beau jeu de dire que vous étiez parfois boudeuse. - L.Manaudou: J'étais dans mon monde.
Je me mettais une armure, personne ne pouvait m'atteindre. On m'a dit que j'étais boudeuse, hautaine, capricieuse. Je pense que c'était la jeunesse et le fait de vouloir me protéger de tout ça. - A.-E.Lemoine: La presse s'intéressait à vos exploits sportifs et à vos histoires d'amour.
Exemple avec le nageur italien Luca Marin. Voilà l'avalanche de questions que vous subissiez. C'est lors de votre conférence de presse où vous annoncez votre départ en Italie. - On a vu Philippe Lucas ce matin.
Il semble très affecté par votre départ. - Est-ce qu'il y a des gens qui t'ont conseillé de rester et de réfléchir plus longtemps? - Pourquoi ne pas continuer avec lui?
Il vous a emmenée sur les podiums. - Vous avez envie d'épouser Luca? - La vie à Turin, dans une grande ville... - Si vous revenez, vous revenez là?
Et si jamais l'histoire d'amour se termine? - L.Manaudou dément catégoriquement tout projet de mariage avec son ami Luca Marin. - A.-E.Lemoine: A quel moment vous n'avez pas eu envie de vous lever et tout casser? - L.Manaudou: Déjà, je n'avais pas envie de venir.
Je n'ai jamais envisagé de me marier avec lui. Quand j'entends "c'est très grave de faire ça pour votre vie", je me rends compte à quel point la pression médiatique...
On ne joue pas notre vie. Le sport, c'est pour le plaisir, pour donner des sensations aux gens et pas pour jouer notre vie à chaque course. - A.-E.Lemoine: Le pire, c'est quand vous avez été victime de revenge porn.
Un ex-petit ami s'est vengé de vous. C'est vous qu'on a insultée. - L.Manaudou: Oui, pendant 15 ans, je pense.
J'ai reçu des photos avec des insultes. Ca a été très long. Aujourd'hui, ma fille va avoir 15 ans.
J'essaie de faire de la prévention et de lui dire qu'il faut faire attention car ça m'est arrivé. Il ne faut pas le faire. Après, avec les téléphones, les réseaux sociaux...
A mon époque, il y a 20 ans, il n'y en avait pas autant. Il faut faire attention. - A.-E.Lemoine: Les sportifs sont mieux protégés et mieux entourés?
On fait plus attention à ça, à la pression médiatique, à l'équilibre psychologique? - L.Manaudou: Il y a tout un staff autour des sportifs, maintenant, des psychologues, et pas qu'autour de la préparation des compétitions majeures.
Je pense que c'est important, aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Ca a eu un impact sur votre palmarès, tout ça? - L.Manaudou: Oui.
J'ai pété un plomb, à un moment. Je me suis dit que j'allais partir. Je suis partie aux Etats-Unis car je ne voulais plus de regards sur moi.
Je n'ai pas fait du sport pour être connue, mais parce que j'aimais ça et j'aimais gagner. Bien sûr, c'est le revers de la médaille. Il y a des bons côtés, aussi.
Tout ce qui est négatif, on n'en parle pas assez, je pense. - P.Lescure: Pour revenir purement au sport et à la natation, les championnats du monde de 2007 à Melbourne restent peut-être l'une des plus grandes réussites du sport français grâce à vous.
Vous pulvérisez le record du monde du 200 m nage libre. Votre rythme de nage est hors du commun. Votre frère, Florent, et votre ami, Esther Baron, sont encore épatés quand on leur repasse les images. - F.Manaudou: Elle a une fréquence que je n'ai même pas sur un 100 m.
Plus la distance est courte, plus elle va vite. - Comment elle nage, c'est un bûcheron. - P.Lescure: Elle vole!
Votre palmarès à Melbourne est extraordinaire. Mais 3 ans avant, vous réalisiez le rêve de tout athlète: devenir championne olympique à Athènes. - Ca va être historique!
L.Manaudou va devenir championne olympique! C'est la 1re fois qu'une Française est championne olympique!
Oui! - L.Manaudou! - En 4'05! - L.Manaudou championne olympique à 17 ans et demi! - S.De Groodt: Il n'y a que dans le sport qu'on voit ce genre de choses. - A.-E.Lemoine: On va voir les images dans un instant. - P.Lescure: C'est un moment que vous revivriez avec plaisir? - L.Manaudou: C'est sûr.
Mais on ne le revivra jamais. Les sportifs courent après ce moment-là. Ca dure vraiment une seconde.
On touche, on voit qu'on a gagné et on passe à autre chose. Il faut récupérer. Il y a les massages, les contrôles antidopage.
C'est compliqué de faire le deuil. - A.-E.Lemoine: L.Manaudou n'aime pas nager.
Elle aime gagner. - S.De Groodt: Les vétérans s'entraînent? - L.Manaudou: Oui. - B.Chameroy: Une personne est indissociable de votre parcours: Philippe Lucas.
Il n'était pas tendre avec vous. Il avait une exigence folle. Après 6 ans à ses côtés, vous changez d'entraîneur.
Philippe Lucas est celui avec qui vous avez commencé à vous entraîner à 14 ans. Vous le considérez comme votre 2e papa et lui vous considère comme sa fille. - P.Lucas: On a eu la chance de se rencontrer.
Je l'ai considérée comme ma fille. La période où on a travaillé ensemble a été exceptionnelle dans ses résultats. Je lui souhaite le meilleur.
Si elle a besoin de moi un jour, il n'y aura pas de souci. J'ai une mémoire. Je me rappelle des choses.
Même s'il y a eu des accros, c'est une belle histoire. - S.De Groodt: Il est nageur lui-même? - L.Manaudou: Pas du tout.
Je lui avais lancé le défi de faire un 200 m 4 nages, mais il ne l'a jamais fait. J'attends toujours. - S.De Groodt: Mais il nage? - L.Manaudou: Il a été nageur régional. - S.De Groodt: Il a quand même une technique. - L.Manaudou: Un peu. - A.-E.Lemoine: Laure, ce prénom prédestiné...
Je voyais que vous étiez fascinée par le récit de L.Manaudou. - S.Testud: Dans le sport, il y a quand même du challenge.
Elle veut gagner et elle y arrive. On voit cette jeune fille...
Ca fait rêver tout le monde. C'est pour ça qu'on a tous envie d'entendre ce qu'elle a à dire. - C.Courau: La détermination, la fragilité, l'époque... - A.-E.Lemoine: C'est un documentaire signé L.Delhostal et G.Priou. - S.De Groodt: Ca a été la bascule en termes de médias...
En France, votre victoire a fait basculer les choses? - M.Bouhafsi: Il y en a eu avant.
Tous les sportifs de 98 passent à un autre niveau...
Zidane... - S.De Groodt: Je parle en natation. - L.Manaudou: Je n'ai jamais vu Zidane dans un bassin. - M.Bouhafsi: En natation, c'est Laure. - L.Manaudou: Il y avait Jean Boiteux en 1962. - A.-E.Lemoine: Le PVPP, maintenant.
Stallone, c'est le mot du jour. - M.Bouhafsi: Pour S.Stallone.
Il apparaît dans la bande-annonce en VF du film "Armor", un film qui fait polémique en France sur les réseaux sociaux depuis quelques heures. Vous saurez pourquoi dans quelques secondes. - On est face à une situation qui relève de la loi de Murphy.
Si quelque chose peut mal tourner... - Ne bouge pas. - Ca tournera mal. - M.Bouhafsi: Le film sort en mars.
Cette voix, vous la connaissez. C'est celle d'A.Dorval, son doubleur officiel.
A.Dorval est décédé en février 2024. Son retour en fiction est possible grâce à l'IA.
Ca dérange. On a montré la bande-annonce à Pascale Chemin, comédienne célèbre de doublage. Une réaction entre coup dur et cri du coeur. - Dans ce que j'ai entendu de ce trailer, il n'y a pas d'émotion.
On prend le public pour un con. Notre doublage est envié par le monde entier. Qu'est-ce qu'on va chercher des machines qui ne seront jamais des interprètes pour essayer de faire passer des émotions à un public?
Ca ne fonctionne pas. Je ne pense pas qu'A.Dorval serait absolument d'accord avec ça.
L'IA dans l'art, c'est une hérésie. - M.Bouhafsi: C'est vraiment une hérésie.
Est-ce qu'A.Dorval aurait été d'accord? Sa fille A.Bergé a réagi.
Elle a indiqué que sa famille n'avait donné qu'une autorisation pour un essai. Aujourd'hui, le problème, c'est qu'aucune loi n'existe pour encadrer cette pratique de l'IA. Quand on vous parle de pratique, excusez-moi...
Je n'ai pas répondu à un message que j'ai reçu tout à l'heure. Je vous le fais écouter. Je suis certain que tu es de loin, comme de près, le meilleur chroniqueur de tout le paf, pif, pouf. - M.Bouhafsi: Ca nous a pris 2 minutes pour faire ce message avec votre voix, Stéphane.
Je pense que vous vous êtes reconnu assez facilement. C'est inquiétant. - S.De Groodt: Légèrement. - S.Testud: Vive le théâtre! - S.De Groodt: On ne peut pas prendre Stallone et que l'intelligence artificielle prenne la voix de Stallone pour... - M.Bouhafsi: On peut, mais ce n'est pas encore au niveau. - A.-E.Lemoine: Le théâtre sur scène, en 3D, ce n'est pas possible de tricher. - C.Courau: Si vous voulez de l'émotion, de l'humain, quelque chose de puissant, venez au théâtre. - S.De Groodt: "La Vérité", ça va être puissant. - A.-E.Lemoine: L'image du jour. - M.Bouhafsi: Un atelier pour futurs papas.
Ces cours pour devenir un meilleur papa sont de plus en plus tendances. On parle d'ateliers pour papas déconstruits. C'est démocratisé par la députée S.Rousseau.
Notre reporter a assisté à un atelier à la maternité de Nogent-sur-Marne. - On prend la main comme ça. On vient en contact pour que le bébé sente qu'on l'a pris avec nous.
Après, avec le creux du coude, on le tient en sécurité. - L'objectif est de gagner en confiance et en sérénité pour mieux appréhender l'arrivée du bébé. C'est faire les manipulations du quotidien comme le soin, le bain, tout ce qui est en lien avec les gestes du quotidien. - Vous êtes totalement prêt à accueillir votre bébé? - Je ne sais pas si on est prêt, mais on va essayer. - Je ne suis pas totalement prêt.
C'est une première. Dire que je n'ai pas d'appréhension, ce serait faux. C'est plus de l'excitation que de l'appréhension. - M.Bouhafsi: Il y a désormais plusieurs centaines de maternités qui proposent ces ateliers pour papas.
Ce stage nous a permis de répondre à cette question cruciale et existentielle depuis plus de 2000 ans: comment faire roter un nouveau-né quand on est papa? - Je pensais qu'il fallait taper sur le dos pour faire sortir le rot. C'est un geste que j'ai appris ici.
Pour faire le rot, il faut le basculer dans l'autre main et faire un rond du bas vers le haut pour sortir le rot. - M.Bouhafsi: Vous ne l'avez jamais fait, mais il faut faire comme ça. - A.-E.Lemoine: Qui l'a fait ici, ce geste?
Il faudrait qu'on aille à l'école des papas. - S.De Groodt: Après, on n'a pas entendu de rot. - M.Bouhafsi: Il faut arrêter de taper.
Même pour un rot, il faut arrêter. - S.De Groodt: Il faudrait faire ça avec des vieilles personnes pour les aider. - A.-E.Lemoine: Ou des acteurs à quelques jours de leur première.
Laure, vous avez contribué à la réussite des JO de Paris en commentant les épreuves de natation, notamment la finale du 50 m nage libre avec F.Manaudou au couloir numéro 8. Moins de 25 secondes de course.
Ca a duré une éternité pour vous. - L.Manaudou: C'est long. - Allez!
Cris. ... - A.-E.Lemoine: Elles sont tellement belles, ces images.
Vous à bout d'émotion, de stress, de fierté...
On les avait montrées à Florent quand il était venu ici. - F.Manaudou: J'adore voir ça.
On est des sportifs, mais quand les gens viennent nous voir, encore plus mes proches et ma famille, ils s'attendent à ressentir des émotions. De pouvoir donner de l'émotion à ma soeur et aux gens dans la piscine et aux Français devant leur écran de télévision, ça me fait du bien. Nager pour nager, ce n'est pas le sport le plus cool.
Elle m'a fait souffrir aussi, quand même. - A.-E.Lemoine: Quand elle courait? - F.Manaudou: Oui.
Ca durait à peu près 4 minutes. - A.-E.Lemoine: C'était plus long, elle!
Laure, Sylvie, Clotilde, Stéphane, bienvenue à la table de "C à vous". Un bouillon à l'absinthe. Léger, j'espère? - J.Ribault: Vous allez être euphoriques, mais c'est la fin de l'émission.
Il faut le boire. Cette obole... - S.De Groodt: Il ne faut pas badigeonner. - A.-E.Lemoine: Il n'y a pas d'entraînement. - J.Ribault: Après, vous prenez le thon. - A.-E.Lemoine: C'est une souffrance hallucinante de soutenir la famille en direct sur des courses avec de tels enjeux. - L.Manaudou: Ce qui est bien, c'est que ça dure 20 secondes.
Le stress n'est pas long. Mais c'est insoutenable. Au micro, on est censé commenter, mais c'est impossible.
Je ne commente pas les courses de mon frère. Les Jeux à Paris, c'était génial. Il a été là pendant de nombreuses années.
Il a su arrêter et reprendre. Qu'il arrive aux JO en se disant qu'il allait juste se faire plaisir, pour moi, c'est l'objectif d'un sportif. - A.-E.Lemoine: Ce que vous avez eu beaucoup de difficultés à faire. - S.De Groodt: Vous nagez parfois avec votre frère? - L.Manaudou: Non.
Entre nous, on ne parle jamais de natation. - A.-E.Lemoine: Il n'y a jamais eu de compète pour rigoler dans la piscine l'été? - L.Manaudou: Ce sont des concours de bombes, celui qui reste le plus longtemps sous l'eau.
On a mis ce côté natation de côté. On profite de la famille autrement. - P.Lescure: Stéphane ne sera pas vétéran en natation puisqu'il ne s'entraîne pas.
En revanche, Stéphane est un vrai sportif qui a fait de la compétition automobile avant d'être comédien. Il a été pilote professionnel pendant une quinzaine d'années. Il a fait de belles performances.
Vous continuez à l'occasion de faire des tours de circuits. Vous n'hésitez pas à proposer à des amis de vous accompagner, quitte à les traumatiser. - Il n'y a rien de pire dans la vie que de monter à côté de Stéphane en voiture.
Il repousse les limites de l'acceptable. Un jour, il m'a emmené sur un circuit et m'a demandé si je voulais faire un tour. J'ai dit oui avec curiosité.
Je ne pensais pas qu'on pouvait pousser le virage si tard dans un virage. C'est une sensation presque irréelle. J'étais un peu barbouillé. - P.Lescure: Et vous, Clotilde?
Un petit tour avec Stéphane avant la première? - S.Testud: J'en ai fait une fois. - A.-E.Lemoine: Avec Stéphane? - S.Testud: Non.
C'était avec François Delecour. Il m'avait prêté une Aston. On est allés à 240.
C'est moi qui conduisais. - A.-E.Lemoine: Il avait mis sa ceinture? - S.Testud: Non.
Il conduit tellement bien qu'à un moment, vous savez, il y a des graviers, je suis allée tout droit dans les graviers et lui a remis le volant au bon endroit à 200 à l'heure. Je me suis dit qu'il ne pouvait rien arriver. Il m'appuyait sur la jambe. "Appuis!
Ne freine pas!" Je me suis dit: "Il n'a pas peur de mourir." - S.De Groodt: L'esprit de compétition est particulier.
Quand je suis passé de la course au théâtre, c'est une toute autre manière de fonctionner. Il faut changer de logiciel. J'avais l'impression que je devais gagner au théâtre.
C'était très compliqué pour les autres. Ca a mis des années. Aujourd'hui, tu vas voir... - A.-E.Lemoine: Ca va mieux. - S.De Groodt: J'espère que tu vas gagner. - S.Testud: Tu n'as pas changé - M.Bouhafsi: Clotilde, un rôle a beaucoup compté pour vous. - C.Courau joue Irma.
Avec C.Courau, J.Savary choisit une voix encore mal assurée mais qui a du chien. - J'ai pris le risque de prendre quelqu'un qui n'est pas une grande chanteuse plutôt que de prendre une chanteuse qui m'aurait massacré l'émotion. - M.Bouhafsi: Vous n'avez pas massacré l'émotion.
Ca vous a même donné envie de faire de la chanson. - C.Courau: A un moment donné.
Mais ça s'est arrêté. Ca m'a permis de travailler mon instrument, la voix. Je suis capable de moduler beaucoup en fonction des scènes et des émotions.
C'est un peu de la Formule 1. C'est notre métier. - B.Chameroy: Vous détestez chanter, Sylvie, vous.
Surtout quand c'est en plateau. - S.Testud: Elle est belle comme une princesse de sang, de celles qui rendent un homme languissant.
J'ai la fièvre dans le sang. Cette fille m'échauffe les sangs. Comme un adolescent, je déraille bon sang! - M.Bouhafsi: Ceci dit, chanter du Alain Chamfort sur un plateau, vous ne vous êtes pas dérobée. - S.De Groodt: Elle ne chantera pas lors de "La Vérité". - B.Chameroy: Est-ce qu'elle imitera V.Paradis ou E.Mitchell?
Je crois savoir que ça fait partie de vos talents. - S.Testud: On est aux "Enfants de la télé"?
Je m'amuse à chanter comme tout le monde. Avec M.Youn, on s'est beaucoup marrés à imiter E.Mitchell.
Et voilà. - A.-E.Lemoine: Il le sait? - S.Testud: Oui.
A chaque fois, il me demande de le faire. - B.Chameroy: Nous aussi.
On doit réactualiser nos archives. - S.Testud: Attention, ça ne dure pas longtemps.
Elle imite E.Mitchell. - B.Chameroy: Merci. - S.Testud: Je vais me démaquiller.
Je m'en vais. - A.-E.Lemoine: Bertrand fait le malin, mais il imite J.Chirac de la pire des façons.
C'était dans Les Radoteurs, qu'on a diffusés toute la saison dernière. - Il y a quelque chose qui m'agace. Pourquoi dire "métro" quand on peut dire "métropolitain". - Tram, on ne dit pas tramway. - Donc les gens vous appellent Steph? - Très peu.
Les hommes politiques...
On ne disait pas "Mit". - B.Chameroy: En revanche, on disait Chichi. - S.De Groodt: Et le Premier ministre?
On dit... - B.Chameroy: Et Sarko. - A.-E.Lemoine: Il fait ce genre de conversation surréaliste en marge des répétitions? - S.Testud: Oui.
Avec moi, ce n'est pas trop possible parce que ça me fait éclater de rire. - C.Courau: Moi, je ne comprends rien. - S.De Groodt: Les premières fois où on s'est vus, j'étais dans mon monde.
J'ai dit des choses que je pense être drôles. Clotilde me regarde avec des yeux carrés et me dit: "Je ne comprends pas." On s'est aperçus que le second degré chez Clotilde ne fonctionnait pas hyper bien. - C.Courau: Je m'amuse parfois à dire que je ne comprends rien. - A.-E.Lemoine: Où est la vérité, où est le mensonge? - S.De Groodt: La vérité est un mensonge en devenir.
Vous ne réagissez pas à ce que je viens de dire. C'est intéressant, quand même? Waouh.
Il est très bon, ce vin blanc. - A.-E.Lemoine: On n'a pas le temps de philosopher. "La Vérité" à partir du 23 janvier.
Merci à tous les 3 d'être venus. Merci, Laure. "Laure!
Laure! Laure!", c'est dimanche sur Canal+.
On conclut cette émission avec les actualités de Bertrand. Il y a une mise en scène. - B.Chameroy: Bonsoir à tous.
Nous sommes le 13 janvier. On commence avec l'image du jour. Est-ce que vous avez regardé le magazine "Sept à huit"?
Un faux B.Pitt en ligne a extorqué des milliers d'euros à une Française. Ces arnaques pullulent.
Un faux R.Gere affirme avoir besoin de 60 milliards. Demain, la DPG de F.Bayrou... - B.Chameroy: Cette semaine, elle est comment?
Je vous le donne en 1000. - Une semaine décisive qui attend F.Bayrou. - La semaine de tous les dangers pour F.Bayrou. - Une semaine décisive pour F.Bayrou. - Une semaine cruciale. - Une semaine à haut risque pour le Premier ministre F.Bayrou. - La semaine de tous les dangers pour F.Bayrou. - C'est la semaine de tous les défis pour F.Bayrou. - B.Chameroy: Une fois de plus, nous sommes des hamsters qui tournent indéfiniment dans la roue de l'actu.
A la une de ce lundi...
Il caille, non? S'il fait chaud l'été, l'hiver, il fait froid. Alerte grand froid dans plusieurs départements et alerte témoignages passionnants sur les chaînes d'info. - J'ai mis un double pantalon.
J'ai une double veste, un pull et un t-shirt. - Au début, on a froid et au bout de 5 minutes, on est bien. - On essaie de bouger et de se maintenir au chaud. - B.Chameroy: Mais est-ce une raison suffisante pour annuler le duplex qu'on avait prévu dans un café de Mâcon?
Non. Et tant mieux. On a appris de belles investigations. - Vous avez plus de monde à l'intérieur qu'à l'extérieur? - Avec la météo qu'on a, les gens viennent à l'intérieur. - Les boissons chaudes sont efficaces pour se réchauffer? - B.Chameroy: Non!
Les gens commandent beaucoup de verre d'eau glacée! 21 jours après la nomination du gouvernement Bayrou, il n'est jamais trop tard pour découvrir les nouveaux ministres. P.Tabarot, conscient que sa cote de popularité flirte avec les abysses... - Quand on a un engagement politique, ce qui est mon cas, quand on a eu des responsabilités pendant 20 ans d'élu local, 6 ans à la région et 4 ans comme sénateur... - B.Chameroy: Et 30 en tant que sosie vocal d'E.Ciotti.
Il n'est pas dernier pour la déconne. Il était jovial comme tout hier. - Les ministres sont en retard parce qu'ils ont pris le déjeuner. - C'est la responsabilité de mon prédécesseur.
Mais c'était une plaisanterie. - B.Chameroy: Je pense qu'il se marre un peu moins depuis quelques heures. - Le ministre des Transports visé par une enquête pour détournement de fonds publics. - B.Chameroy: Ministre des transports...
De fonds! Ce début de l'année est l'occasion de se souvenir de ceux qui nous ont quittés. - Ce qui compte dans une carrière politique, même si ça n'aura duré que 3 mois...
Est-ce que vous considérez que vous avez un bilan? Dans quelles conditions vous avez appris que vous ne serez pas reconduit? - B.Chameroy: Merci d'être venu. "Ca n'a pas duré longtemps!
Vous avez servi à quelque chose?" Il en faut plus pour décourager le maire de Châteauroux, qui veut s'attaquer aux trafiquants de drogue. Même cette annonce n'a pas convaincu le journaliste qui ne peut officiellement pas le saquer. - Il faut terroriser les trafiquants.
Vraiment. - B.Chameroy: Ca n'a pas duré longtemps, le ministère. - Le gouvernement a mis sur la table une taxation des ménages les plus riches? - Oui, mais je ne vais pas en parler. - B.Chameroy: Par contre, quand elle décide de parler, c'est mission impossible pour l'arrêter.
Brouhaha. - M.Tondelier: Le bloc NFP, le bloc macroniste et le bloc extrême droite...
Personne n'a la majorité absolue. Vous avez un gouvernement minoritaire. ... - B.Chameroy: "C'est mon émission!" Quand les journalistes ont pu en placer une, c'est tombé sur une personne qui ne s'est pas remise de son 31 décembre. - La fin de la semaine a été marquée par l'expulsion d'un influenceur français du territoire français...
Algérien...
Qui a été ramené en France après que l'avion soit...
Ait atterri en Algérie... - B.Chameroy: C.Dalin, en tête du Vendée Globe, devrait passer la ligne d'arrivée cette nuit.
Il sera sur "C à vous" vendredi. Hier, L.Delahousse était en direct avec V.Dorange, juste après son passage du cap Horn.
Manque de bol, elle ne peut pas l'encadrer et a boudé ces questions. - Bonsoir, Violette. J'espère que vous m'entendez bien? ... - Comment ça va?
Vous êtes au milieu de l'Atlantique? ...
Vous avez un problème de voile? ...
On vous attend quand de retour sur terre? ... - Bravo!
Vous nous faites rêver! ... - B.Chameroy: Il n'y a pas que Violette qui était en solitaire.
Elle a évidemment répondu aux questions. L'Arcom a dévoilé la future numérotation de la TNT qui entrera en vigueur à compter du 6 juin prochain. Je rassure toutes les personnes qui appellent encore la 2 "Antenne 2", pas de panique.
Le canal 13 basculera sur la 8, la 18 ira sur la 12. La 26 bifurquera sur la 15. L'actuelle 15 deviendra la 13.
La 27 se trouvera sur la 16, qui deviendra la 14. La future ex-14 prendra la place de la 4. C'est clair pour tout le monde?
Filons donc sur CNews, qui deviendra le numéro... - M.Bouhafsi: 14. - B.Chameroy: Bien joué.
P.de Villiers...
Il s'en passe des choses, dans le monde! - L'été dernier, vous êtes venu au Puy du Fou avec Ben. Le Puy du Fou vous a offert des poussins.
Les poussins sont devenus des poules. Les 2 poules... - Ont pondu! - B.Chameroy: Quelle bonne nouvelle! - Une phrase de Richelieu dont parlait Philippe Muray...
J'ai entendu dans la bouche de F.Mauriac qui rapporte une anecdote de S.de Beauvoir qui racontait comment J.-P.Sartre... - B.Chameroy: Qui lui-même citait Ronsard.
C'est sans fin. Le problème avec les citations, c'est comme les oeufs avec les omelettes, on en a fait rarement sans en casser. - Une vérité franchit toujours 3 étapes.
La première étape est ridiculisée. Ensuite, elle suscite une forte opposition. Enfin, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence. - B.Chameroy: Ce qu'il a cité, c'est du J.-M.Bigard, qui avait lui-même mal cité Schopenhauer.
C'est l'heure du sport. - Si c'était vrai, on serait les champions du monde de la croissance puisqu'on est les champions du monde de la dépense publique. Aujourd'hui, on est champions du monde des impôts mais pas des services publics. - B.Chameroy: Y.Braun-Pivet a peur des Gafam. - Il met fin à une modération sur Facebook. - Tout à fait.
Tout à fait. Tout à fait. - Merci. - B.Chameroy: On referme les actualités avec cette info. - Après les prix plus chers en fonction du poids, voici les tarifs qui varient en fonction de la taille. - B.Chameroy: De quoi parle-t-on?
De la voiture ou du pipou. C'est l'heure de notre grand jeu: bagnole ou pipou. - Imaginez un monde où vous payez le stationnement en fonction de la longueur de...
Bip. - Etant plutôt convaincue par le fait qu'on n'a pas besoin d'une grosse...
Bip. - On va mesurer. - Nous aidons certains automobilistes à mesurer leur...
Bip. - Moi, ça va. - B.Chameroy: Alors, bagnole ou pipou?
La réponse était bagnole. - A.-E.Lemoine: Merci, Bertrand!
Merci beaucoup. Si vous voulez bien vous tourner vers David pour saluer nos téléspectateurs...
Merci de votre fidélité. Tout de suite, "Le Monde de Jamy". A demain.
Marine Tondelier