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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 19 novembre 2025 11 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéNumériqueInstitutions & électionsSolidarités & famille

Franck Allisio : "Appliquons l'état d'urgence à Marseille face au narcotrafic !" (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse partielle

    Vous avez demandé l'état d'urgence pour Marseille. Pourquoi ?

  • 2:07RelanceRéponse directe

    L'état d'urgence à Marseille, ça consisterait en quoi ? Et en quoi ça apporterait la moindre solution ?

  • 2:41RelanceRéponse directe

    Plus de liberté pour les policiers, moins pour la population. Ça veut dire quoi ?

  • 2:48FerméeRéponse directe

    Est-ce que concrètement, par exemple, quand vous dites ça, vous pensez couvre-feu ?

  • 5:38OuverteRéponse directe

    Vous avez évoqué, parmi les mesures qui vous semblent nécessaires, fermer certains commerces. À quoi pensez-vous ?

  • 6:36RelanceRéponse directe

    Vous parliez aussi d'un couvre-feu, ce qui est une mesure toujours un peu radicale. Vous pensez que ce couvre-feu doit être appliqué à une population plus jeune ou à tous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18Invité politiqueChiffre
    « Vous savez combien il y a eu de plans antidrogues toujours annoncés à grand renfort dans ma ville, à Marseille, depuis 40 ans ? »
  • 0:24Invité politiqueChiffre
    « 10 plans antidrogues annoncés à grand renfort. »
  • 0:47Invité politiqueFait
    « il y avait des coups de Kalashnikov pour l'intimider. »
  • 0:57Invité politiqueFait
    « Il y a 5 ans, 6 ans, c'était 4 ministres d'Emmanuel Macron qui étaient venus en grande pompe. »
  • 2:48Invité politiquePromesse
    « Couvre-feu, facilité de procédure dans les perquisitions, facilité de procédure dans les fouilles, fermeture éventuellement d'établissements qui faciliterait le trafic de l'ordre. »
  • 3:50Invité politiqueFait
    « L'état d'urgence, suite aux émeutes de 2005, ça a duré trois ans. »
  • 4:40InvitéFait
    « Il faut des moyens humains, des moyens matériels. »
  • 6:04Invité politiqueFait
    « On sait que les épiceries de nuit, par exemple, les épiceries nocturnes à Marseille sont des relais du trafic de drogue, tout simplement, par exemple. »
  • 9:30Invité politiqueChiffre
    « On nous a retirés 300 policiers nationaux. C'est l'équivalent de 10% de nos effectifs. »

Temps de parole

  • Franck Allisio57 %
  • Présentateur28 %
  • Invité7 %
  • Invité 26 %
  • Invité 33 %

8,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Franck Elisio est avec nous, bonjour. Vous êtes député RN des Bouches-du-Rhône, vous êtes candidat à la mairie de Marseille. Vous avez interpellé hier le ministre de l'Intérieur à l'Assemblée Nationale. Vous avez demandé l'état d'urgence pour Marseille. Pourquoi ?

0:15
Franck Allisio

Apolline Desballers, vous savez combien il y a eu de plans antidrogues toujours annoncés à grand renfort dans ma ville, à Marseille, depuis 40 ans ? J'ai eu 45 ans, c'est quasiment mon âge. 10 plans antidrogues annoncés à grand renfort. Alors, du haut de mon âge, je me rappelle de Brice Hortefeux, vous voyez, en 2010, qui est arrivé avec un plan, c'était le plan Sarkozy pour l'antidrogue. Et puis en 2013 est arrivé Emmanuel Valls. Et ce jour-là, quelques heures avant l'arrivée du ministre de l'Intérieur, il y avait des coups de Kalashnikov pour l'intimider. Je me souviens très bien de ces moments où à chaque fois,

0:52
Présentateur

en fait, il y avait des formes d'intimidation vis-à-vis des politiques.

0:55
Franck Allisio

Encore un moment de bascule. Il y a 5 ans, 6 ans, c'était 4 ministres d'Emmanuel Macron qui étaient venus en grande pompe. Et puis, à Marseille, on n'en peut plus, parce que c'est ce qu'on appelle le cirque. C'est-à-dire, il y a Macron...

1:08
Présentateur

Et d'ailleurs, le ministre de l'Intérieur sera demain matin à Marseille.

1:11
Franck Allisio

Exactement. Et on repart sur une séquence. Et ce que l'on craint, c'est qu'on repart sur une séquence médiatique qui va durer quelques semaines, qui va voir le défilé de tous les ministres. Et puis, vous savez, le narcoterrorisme, on a l'impression que c'est les mêmes méthodes que sur le terrorisme islamiste. C'est-à-dire qu'on peut avoir des déclarations...

1:26
Présentateur

C'est ce qu'ils disent d'ailleurs.

1:27
Franck Allisio

Des bougies. Des ormèles. Des réunions d'urgence à l'Élysée. Et puis, plus rien.

1:31
Présentateur

Et surtout, pas d'efficacité.

1:35
Franck Allisio

Écoutez, oui et non. Parce que, bon, je salue le travail de notre police, je salue le travail des magistrats. Mais dans les faits, les résultats, l'efficacité, c'est la... Enfin, j'entendais le maire de Marseille se réveiller. Je ne l'ai pas entendu demander des renforts depuis plusieurs années. Je ne l'ai pas entendu. Je l'ai entendu parler de salle de shoot. Je ne l'ai pas... Enfin, ce n'est pas la meilleure façon de combattre la Europe.

1:56
Invité

Si on veut être concrets ce matin, parce qu'on essaie d'être concrets ce matin. Vous avez employé un mot... C'est concret ce que je dis. C'est concret, monsieur Le Mans. Vous avez employé un mot qui est très important. État d'urgence à Marseille. Oui. Ça consisterait en quoi ? Et en quoi ça apporterait la moindre solution au quartier gangréné par la drogue à Marseille ? Soyez concrets ce matin. C'est quoi, dans votre esprit, l'état d'urgence ?

2:18
Franck Allisio

L'état d'urgence, c'est un régime exceptionnel. On le connaît. C'est dans notre arsenal institutionnel. On connaît la première étape. Lorsqu'on veut que l'état de droit puisse se défendre, c'est l'état d'urgence. Concrètement, c'est plus de pouvoir, plus de liberté, plus de moyens dans la procédure, plus de liberté dans la procédure.

2:37
Présentateur

Plus de liberté pour les policiers, moins pour la population.

2:39
Franck Allisio

Pour les policiers.

2:40
Présentateur

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire éventuellement le couvre-feu ?

2:42
Franck Allisio

À un moment donné, je préfère pour sauver des vies.

2:44
Présentateur

Est-ce que concrètement, par exemple, quand vous dites ça, vous pensez couvre-feu ?

2:48
Franck Allisio

Évidemment. Couvre-feu, facilité de procédure dans les perquisitions, facilité de procédure dans les fouilles, fermeture éventuellement d'établissements qui faciliterait le trafic de l'ordre.

2:58
Invité

Une partie de ce que vous dites a déjà été intégrée dans le droit commun et dans la loi.

3:03
Présentateur

Mais il doit être mis en place.

3:06
Invité

Il doit être décrété.

3:07
Présentateur

Oui, c'est possible, ça veut dire que c'est possible de faire.

3:09
Invité

L'état d'urgence aujourd'hui n'est pas décrété. Après les attentats, la loi CILT a introduit dans le droit commun des mesures que vous venez de citer et qui ne nécessitent pas l'état d'urgence pour les appliquer.

3:20
Présentateur

Mais qui doivent être, soyons quand même très précis, elles ne sont pas en permanence en application. Il faut décider de les appliquer.

3:27
Invité

L'autorité judiciaire peut décider de les utiliser dans le cadre d'enquêtes judiciaires.

3:33
Présentateur

En fait, ce que vous appelez, c'est à ce que ces mesures-là soient appliquées maintenant.

3:36
Franck Allisio

Oui, immédiatement. À Marseille. Évidemment, oui, tout à fait.

3:39
Présentateur

Pour toute la population, pour tous les quartiers ?

3:40
Franck Allisio

Oui, tout ou partie, ça c'est l'autorité, c'est la préfecture, à l'état de le décider. Vous savez, tout ça c'est décidé par le gouvernement. C'est au gouvernement de le décider, le temps qu'il le faudra. L'état d'urgence, suite aux émeutes de 2005, ça a duré trois ans. Vous savez, normalement, l'état d'urgence c'est douze jours après, il y a une loi. Là, ça a duré trois ans. Autant que nécessaire. Il faut donner le maximum de pouvoir à la police pour qu'elle puisse combattre à armes égales les trafiquants. Aujourd'hui, c'est une guerre asymétrique.

4:06
Présentateur

Je voudrais juste qu'on écoute le maire de Marseille. Le maire de Marseille qui vous a répondu, il vous a répondu ce matin, Benoît Payan.

4:14
Invité

L'état d'urgence, c'est que le préfet peut interdire les manifestations. Vous pensez qu'à Marseille, il y a des manifestations de narcotrafiquants qu'on va interdire ? L'état d'urgence, ça permet à la police ou à un préfet de faire des perquisitions administratives. Vous pensez qu'il y a une succursale ? Il faut rétablir une préfecture de police avec une chaîne de commandement claire. Il faut des moyens de police judiciaire, il me faut de la police scientifique, il me faut de la police financière. Donc il faut des moyens humains, des moyens matériels. Et je demande à ce que le parquet, le PNACO, le parquet national anti-narcotrafic, viennent s'installer à Marseille.

4:50
Présentateur

Franck Alizio ?

4:51
Franck Allisio

Ce que dit M. Payan, comme d'habitude, est un scandale en soi. Je n'ai pas entendu M. Payan demander des renforts de police depuis des années. Je n'ai pas entendu M. Payan se plaindre de la suppression de la préfecture de police. Et encore une fois, il fait de la mousse avec ça parce que ça peut s'entendre. En gros, il y a eu un cumul, je ne suis pas spécialiste, je ne sais pas si c'est plus efficace, il y a eu un cumul du poste de préfet de police et du poste de préfet des Bouches-du-Rhône. Bon, bref, il fait de la mousse à dessus. Je ne l'ai entendu depuis des années que parler d'ouverture de salle de shoot. Mais la question, c'est pas... Je l'ai vu, je l'ai...

5:25
Présentateur

Ce matin, les drames que la France est en train de traverser, franchement, valent mieux qu'une querelle politique de campagne. Non, de l'un qui dit que l'autre n'est pas à l'auteur. Moi, je ne veux pas vous poser cette question-là. Je veux vous poser des questions très concrètes. Franca Dizio, exactement comme le faisait Laurent Neumann à l'instant. Vous avez évoqué, parmi les mesures qui vous semblent nécessaires, le temps, en quelque sorte, de rétablir ou de combattre autant que possible le narcotrafic, fermer, dites-vous, certains commerces. À quoi pensez-vous ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? De quel commerce vous avez en tête ?

Et pourquoi est-ce qu'il serait des maillons du trafic de drogue ?

6:04
Franck Allisio

On sait que les épiceries de nuit, par exemple, les épiceries nocturnes à Marseille sont des relais du trafic de drogue, tout simplement, par exemple. Donc après, c'est au cas par cas, évidemment. L'idée, ce n'est pas de faire avec toutes les épiceries de nuit. Mais par exemple, on a un outil, utilisons-le, encore une fois. Mais vous savez, ça dépasse bien au-delà. Je veux dire, il y a aussi les condamnations plus fermes, donc les places de prison. Vous avez aussi la question des consommateurs. Tout le monde en parle. Il faudra faire sanctionner les consommateurs. Mais évidemment.

6:36
Invité

Mais vous parliez aussi d'un couvre-feu, ce qui est une mesure toujours un peu radicale. Vous pensez que ce couvre-feu doit être appliqué à une population plus jeune ou à tous ? Est-ce qu'on ferme la ville ?

6:45
Franck Allisio

Vous savez l'âge moyen d'un guetteur à Marseille ? 14 ans. Exactement. Aider parfois par des enfants de 9 ou 10 ans. Donc vous êtes un peu plus efficable. Est-ce qu'ils sont victimes ? Couvre-feu au moins de 16 ans. Est-ce qu'ils sont victimes ou coupables ? Évidemment.

7:01
Présentateur

Est-ce que ces jeunes-là, ils sont victimes ou coupables ?

7:04
Franck Allisio

Ça dépend l'âge, évidemment. À un moment donné, on est responsable et donc coupable.

7:09
Présentateur

Mais c'est quoi, un moment donné ? C'est quel moment ?

7:11
Franck Allisio

La plupart du temps, s'ils ont 12 à 13 ans, ce sont des victimes. Vous savez, c'est toujours pareil. Quand je dis remettre Marseille en ordre, la maman, dans les quartiers nord, qu'elle soit d'origine maghrébine ou qu'elle soit de ce qu'on veut, ce qu'elle veut, c'est de l'ordre. Ce qu'elle veut, c'est que son enfant ne se déscolarise pas à 13 ans pour être guetteur à 14 ans, pour finir avec une balle dans la tête à 15 ans.

7:31
Invité

Et vous pensez qu'un couvre-feu peut régler ce problème-là pour la maman qui a ses enfants qui justement choisissent de devenir guetteur ?

7:38
Franck Allisio

Oui. Sinon, tout ce qu'on décide, alors autant ne rien faire. Sinon, ils seraient ramenés chez eux ? Je pense en partie qu'il faut avoir les moyens. Il faut avoir les moyens. Ce jeune de 12 ans,

7:47
Présentateur

je voudrais qu'on prenne un instant pour dire parce que parmi tout ce qui est arrivé ces derniers jours et que l'on vit et que l'on sent être un moment de bascule, il y a aussi ce jeune, 12 ans, qui au moment où on se parle est encore entre la vie et la mort, qui semble-t-il était lui-même impliqué, en effet, dans le trafic de drogue, mineur isolé, 12 ans. Il était 2 heures du matin sur un point de deal. Et ce que disait Frédéric Ploquin tout à l'heure, c'est qu'au fond, ces jeunes sont les nouveaux esclaves d'aujourd'hui. C'est-à-dire qu'au fond, ils sont de la chair à canon, disait-il. Pour la plupart d'entre eux, ce sont des mineurs isolés.

Donc en plus, ils n'ont pas de référents, ils n'ont pas de famille, ils n'ont pas de parents. Ils ont même la plupart du temps une clandestinité qui fait qu'ils ne vont pas oser aller se plaindre à la police. Et puis, s'il leur arrive quoi que ce soit, ils ne sauront même pas qui leur a demandé de faire. Donc ils ne peuvent pas dénoncer ceux dans lesquels ils sont pris. Je ne les excuse pas. Je dis, voilà le système dans lequel on est aujourd'hui avec une véritable traite humaine.

8:49
Franck Allisio

Et vous avez raison. Par exemple, Naïla Latrouz disait, si on met un couvre-feu, ce qui protégerait ces mineurs, de facto, il faudrait plus de moyens. Mais c'est une vraie question. Il faut véritablement, sérieusement, honnêtement... L'armée ? Non, ça c'est l'état de siège. Vous voyez pourquoi je demande l'état de violence ? Parce que ça, c'est l'état de siège. La question se pose. C'est transmettre les pouvoirs de police à l'armée. Je considère que pour l'instant, nous n'en sommes pas là. Vous pensez que ce n'est pas trop tard pour Marseille ? Il faut plus de moyens. Non, si on met plus de moyens véritablement.

Il y a un scandale, on ne le dit pas, quand on dit, on a tout fait, on a tout essayé. De 2017 à 2020, alors qu'il y avait déjà une explosion du trafic de drogue et des règlements de comptes à Marseille, on nous a retirés. Je dis bien retirés. C'était le gouvernement d'Edouard Philippe. C'était déjà M. Macron. 300 policiers nationaux. On nous a retirés 300 policiers nationaux. C'est l'équivalent de 10% de nos effectifs. On nous les a retirés. Je n'ai pas entendu parler personne. Il y a quelque chose qui m'inquiète aussi, c'est qu'il y a un silence assez assourdissant. Là-dessus, vous seriez...

Si on enlève le maire sortant et votre serviteur aujourd'hui sur votre plateau hier, il y a un silence assourdissant de la classe politique marseillaise. J'entends beaucoup parler.

9:59
Présentateur

Ce que vous voulez dire, c'est...

10:00
Franck Allisio

M. Delogu, Mme Vassal, M. Muselier. Là, il y a un silence assourdissant. Je me pose la question. Pourquoi ? Est-ce que c'est une peur ? Est-ce que c'est... Voilà. Pourquoi il y a un silence assourdissant de la classe politique ? En tout cas, vous parlez, Benoît Payan parle,

10:12
Présentateur

et Benoît Payan qui dénonce par exemple la décision de Bruno Retailleau d'avoir décidé la suppression de la préfecture de police à Marseille. J'imagine que sur ce point, vous serez d'accord ?

10:20
Franck Allisio

Oui, mais encore une fois, il faut voir ce que c'était plus efficace de le faire avec... Moi, je souhaite par principe, je préférais qu'on ait une préfecture, un préfet de police dans les Bouches-du-Rhône et à Marseille. Mais après, ce n'est pas le sujet. C'est une manière de détourner, de critiquer le gouvernement. Merci, merci beaucoup.

10:40
Présentateur

Merci Franck Alizio, député RN des Bouches-du-Rhône, on l'a bien compris, candidat à la mairie de Marseille.