"On demande aux gens qui travaillent d'alimenter cet État qui ne fonctionne pas", selon FX. Bellamy
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour François Xavier Bellami. Bonjour. Eurodéputé, vice-président du parti les Républicains.
Avant de parler du soutien des Républicains euh ou pas d'ailleurs au budget au projet de budget 2026 présenté cette semaine par François Baïou, d'abord euh je voudrais que vous entendre sur une des propositions choc dont on parle beaucoup qui a été mise sur la table par Astre Panion Bouvet, la ministre du travail monétiser cette 5e semaine de congé payé. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que ça revient pas à supprimer un acquis social, à revenir sur un acquis social ? et laisser une liberté.
Et moi je crois qu'Astrid Panosian Bouvet a raison de rendre au Français la possibilité de faire ce qu'ils veulent de leur congés payés. C'est ce qu'ils font déjà d'ailleurs à la fin d'un contrat. Vous le savez si vous terminez un contrat et que vous allez quitter votre employeur, vous pouvez ou bien prendre les congés qui vous restent ou bien les monétiser.
C'est le cas aussi pour les RTT dans les grands groupes. Ça s'appelle le compte parintemp. Il y a possibilité de le mettre de côté.
Vous vous saluez l'idée plutôt favorable. C'est une mesure de souplesse, de flexibilité. Je je crois pas que ce soit là que se trouve le le débat principal et je crois qu'on a le droit de rendre au français la liberté qu'il qu'il mérite.
Donc à négocier avec les partenaires sociaux que vous encouragez plutôt dans dans cette voie, est-ce que la suppression des deux jours fériers dont on a beaucoup parlé vous choque davantage ou pas ? François Baou a dit par exemple le lundi de Pâqu et le 8 mai là encore est-ce que c'est pas une fausse bonne nouvelle quand même. Pour moi le grand problème c'est qu'aujourd'hui le premier ministre a raison de toucher du doigt la crise que la France traverse et cette dette que nous dénonçons depuis très longtemps.
Nous sommes la seule famille politique à n'avoir jamais cessé d'alerter sur le danger que représentait cette dette qui pèse sur nos têtes. Mais le problème c'est que aujourd'hui pour réussir à affronter cette menace, il faut sortir de tous les travers d'un état dysfonctionnel et un jour frier un travers d'un état dysfonctionn le vrai grand problème c'est qu'à travers la suppression de ces deux jours fériers pour moi on demande aux gens qui travaillent déjà de contribuer à continuer d'alimenter cet état qui ne fonctionne pas en fait quand le premier ministre dit que les français ne travaillent pas assez un constat qui est largement partagé Et moi-même, je n'ai cessé de dire aujourd'hui l'un des grands problèmes de la France, c'est que nous sommes le pays où par habitant sur une vie, on travaille le moins dans tout l'OCDE. Mais c'est une moyenne et derrière cette moyenne, il y a une immense injustice.
Le problème quand on dit que les Français ne travaillent pas assez, c'est qu'il n'y a pas assez de Français qui travaillent. C'est ça le vrai problème. Les gens qui travaillent, les gens qui travaillent travaillent déjà beaucoup et beaucoup d'entre eux se donnent beaucoup de peine pour d'ailleurs toucher très peu parce que le poids des charges, le poids des impôts qui pèsent sur eux est absolument écrasant.
Et donc le vrai sujet n'est pas de faire en sorte que ceux qui travaillent travaillent plus gratuitement parce que c'est ce qu'on leur demande à travers ces de jours fériers. Le vrai sujet, c'est de faire en sorte que les Français qui pourraient travailler soient reconduits vers l'emploi. H Et c'est là où la question fondamentale qui nous est posée, c'est comment est-ce qu'on sort de la folie d'une dépense sociale hors de contrôle qui aujourd'hui punit ceux qui bossent et qui incite à rester à l'écart du travail.
C'est ça la question et on ne l'affrontera pas encore une fois en supprimant des jours fériers. Le vrai sujet, il n'est pas là. Mais si je vous pose la question, c'est parce qu'on voit bien qu'en toile de fond, il y a aussi le débat qui pourrait être rouvert d'une sorte de remise en cause par exemple des 35 he est-ce qu'il faut lever le tabou, faire sauter le verrou tout de suite et poser ce débat peut-être même avant la présidentielle 202 ?
Moi, je suis, je le redis, pour qu'on rende la liberté aux Français, pour qu'on leur rende la liberté de travailler plus sil le veulent. Mais attention, attention travailler plus pour gagner plus. Là, ce qu'on leur propose à travers ces de jours féri Oui, mais ça vaut toujours aujourd'hui.
À quoi ça sert ? de continuer de travailler encore plus si à la fin vous avez du mal à joindre les debouts. Aujourd'hui, les Français qui nous écoutent le savent bien, vous avez dans ce pays un coût du travail qui est devenu démesuré.
La France, c'est le pays où ça coûte le plus cher de rémunérer quelqu'un et à la fin du mois où on a le plus de mal en moyenne à s'en sortir. C'est totalement anormal. Et je veux le redire parce que je crois que c'est fondamental.
Aujourd'hui, Paul Barcelone, on est le 18 juillet. Oui, le 18 juillet, c'est le jour officiel en moyenne de libération fiscale. C'est le jour où un salarié français commence enfin à travailler pour lui-même, pour sa famille, pour ses enfants.
C'est le jour où on commence à démarrer comment on fait François Xavier Bami, quelle quelle solution vous portez et quelle solution vous versez au débat public puisque c'est le moment de les verser ? Mais alors les solutions, on en a énormément et on est prêt à les mettre au débat. Les solutions, c'est de faire en sorte qu'effectivement ceux qui aujourd'hui ne contribuent pas puissent rentrer sur le marché du travail.
Le on on nous parle de mécanisme de solidarité. Le vrai mécanisme de solidarité, il consiste à faire en sorte qu'on arrête de détourner la dépense sociale encore une fois totalement hors de contrôle qui euh aujourd'hui incite tant de Français à rester à l'écart du marché du travail. Comment c'est possible que dans ce pays on ait des millions de chômeurs au sens de Pôle Emploi et qu'on ait à minima centaines de milliers d'emplois non pourvu moi quand je vais partout et puis des entrepreneurs, des artisans qui doivent vous dire sur le terrain, je ne trouve personne pour ouvrir mon café, pour ouvrir mon commerce partout.
Mais mais c'est le commerçant, c'est le coiffeur, c'est l'artisan, mais c'est aussi le grand le grand industriel de la défense. Quand quand vous parlez à des grandes entreprises industrielles et que vous leur demander qu'est-ce qui vous empêche de monter en puissance pour mieux protéger nos pays, ils vous disent "Mais notre principal problème, c'est qu'on narrive pas à recruter des gens qui travaillent. Comment c'est possible ?" Et bien là se trouve le vrai problème et c'est là les mesures d'économie qu'il faut faire, d'urgence et il faut avoir le courage, le courage de les faire.
Vous savez, les Français l'attendent. Il faut qu'on mette enfin un terme à l'indemnisation du chômage sans contrôle, sans contrepartie. sans limite de de aujourd'hui on a on a une indemnisation du chômage qui la réforme de l'assurance chômage a contribué quand même à encadrer les choses.
Il faut aller beaucoup plus loin. Donc il faut ramener la borne. Il faut aller chercher la réforme atale qui est prête depuis le passage de l'ancien premier ministre à Matignon.
Durcir encore les critères. C'est ça que vous dites bien sûr mais surtout dans un moment où encore une fois il y a tellement d'emplois disponible en France. S'il y avait pas d'emploi disponible alors l'assurance chômage c'est une assurance c'estàd c'est fait pour faire face à une crise qu'on traverse dans la vie.
C'est pas un droit de tirage qu'on a pour pouvoir passer 6 mois, 1 an, 2 ans sans travailler en étant payé. Il faut évidemment qu'on revienne sur ces minimas sociaux, sur euh ces ces dispositions sociales qui font qu'aujourd'hui des gens peuvent s'en sortir mieux parfois en accumulant les dispositifs de soutien sociaux euh plutôt que en allant travailler euh Moi, je crois qu'on peut pas demander aux Français de travailler contre leur propre intérêt et donc le premier ministre propose de créer une allocation sociale unique. Nous, on est d'accord avec ça, on le défend depuis longtemps, mais il faut plafonner cette allocation sociale à 70 % du SMIC pour qu'on ne gagne jamais plus avec les revenus. de l'assistance qu'avec les revenus du travail.
Et nous nous demandons à toutes les forces politiques si elles sont prêtes à faire cet effort-là avec nous. Euh quand les députés, les républicains ont déposé un amendement euh à l'Assemblée nationale pour proposer de conditionner à 15h d'activité hebdomadaire le fait de toucher le RSA pour pouvoir être peu à peu reconduit vers un emploi, et bien on a vu s'allier contre cette proposition, la France insoumise et le Rassemblement national. Mais c'est pas possible.
On peut pas s'en sortir comme ça mais on sortira pas de la France de la crise qu'elle traverse aujourd'hui si on met pas l'effort au bon endroit. Si je vous suis bien et si je suis votre raisonnement euh ce que vous voulez euh ce que vous appelez de vos vœux c'est à des réformes structurelles, à des réelles transformations. Problème, il n'y en a pas dans ce budget 2026.
Aujourd'hui, il n'y a pas de majorité pour en faire à l'Assemblée nationale. Là encore, comment dans ce contexte politique là vous faites ? Mais moi je crois qu'il y a une majorité dans le pays.
Il y a une majorité dans le pays qui sait ça et qui veut ça. Mais ça ne fait pas passer des projets. Ça ça ne fait pas passer des projets de loi de finance au Parlement.
Une majorité dans mais mettons ces propositions sur la table et prenons les Français à témoin. Et ce que fait le premier ministre mais et de ce point de vue-là, il a raison, je le redis, il a raison de dire l'urgence d'agir sur la question de la dette. Mais il y a des mesures qui sont absentes de cette proposition et qui me paraissent pourtant très majoritaire dans le pays aujourd'hui.
Il y a une majorité française, il y a ce que Bruno Retaillot répète souvent, il y a une majorité nationale qui attend des réformes très simples. Par exemple, sur la question migratoire. Moi, je ne comprends pas qu'on demande.
Comme une fois François Baou prononce le mot immigration mardi lors de sa conférence de presse. Non, c'est pour ça que je dis que c'est absent de ce projet. Comment est-ce qu'on peut dire aux Français qu'on va revenir sur l'assurance maladie, qu'on va dérembourser certains médicaments ou certains dispositifs ?
Mais parfois, il faut évidemment regarder de près la dépense de l'assurance maladie, mais qu'on ne fera pas un seul changement aux dispositions qui sont dirigées envers des étrangers qui n'ont jamais contribué. Moi, je pose là encore ces propositions toutes simples sur la table. Commençons par revenir au délais de carence que les parlementaires LR avaient proposé dans le cadre de la loi immigration. qui avait été adopté.
On devrait pas pouvoir toucher les prestations sociales dès qu'on arrive en France. Il devrait euh être nécessaire d'avoir passé au moins 5 ans en France, d'avoir commencé à travailler pour pouvoir toucher des prestations sociales que les Français financent par leur effort depuis longtemps. C'est c'est absolument essentiel et c'est vital parce que ce sont des mesures de justice.
Comment est-ce que vous voulez que les Français qui travaillent et qui travaillent dur et qui payent beaucoup et qui contribuent beaucoup comprennent que par exemple, on ne touche toujours pas au titre étranger malade qui est un titre de séjour qu'on donne à n'importe quel étranger qui ne peut pas trouver dans son pays les soins qu'il pourrait trouver en France ? Et pardon, pardon de le dire, mais encore une fois, ce sont des dizaines voire peut-être des centaines de millions d'euros et et je crois qu' que ces dépensesl sont intenables dans une France qui connaît une telle crise de la dette. Nous sommes le seul pays au monde à avoir un titre de séjour de cette nature.
Il est temps évidemment de revenir sur cette disposition. C'est ce que Laurent Vier a proposé à l'Assemblée nationale et il faut bien sûr qu'on mette en œuvre cette évolution le plus rapidement possible. Ce plan, c'est un pansement sur une jambe de bois.
Il ne règle rien comme le dit Édouard Philippe et euh il ne satisfait qu'à l'urgence de la situation. Mais si bien comprendre, il y a des évolutions qui vont dans le bon sens. Encore une fois, je le redis pour nous ce qui est important c'est que le premier ministre a le courage d'affronter la réalité du diagnostic.
Mais ce que j'ai du mal à comprendre, le le risque que que je vois se dessiner, c'est que la France qui paye déjà paye encore plus. À cette France-là, on dit euh il y en a jamais assez, mais la vérité, c'est que pour cette France-là, il y en a déjà beaucoup trop. Et donc la vraie question c'est comment est-ce qu'on arrive à faire en sorte que l'effort ne soi pas porté toujours sur les mêmes mais qu'aujourd'hui on fasse en sorte que tous contribuent tous ceux qui sont en mesure de contribuer à la nécessité de la reconstruction d'une trajectoire de finance publique qui soit raisonnable et surtout le plus important qu'on commence par faire baisser la dépense de l'État.
Le vrai problème de l'État en France, c'est pas comme le pensait Emmanuel Macron qu'il a pas assez de recettes. Le vrai problème, c'est qu'il a trop de dépenses. Tous les Français qui nous écoutent le savent bien.
Quand quand vous avez euh un problème avec euh vos comptes bancaires et que vous êtes dans le rouge et que vous êtes appelé par votre banquier, vous n'allez pas le voir en lui disant "J'ai pas assez de recettes." Vous commencez par regarder où vous pouvez couper dans la dépense. Et aujourd'hui, cet état qui se retrouve devant sa feuille de bilan et qui se rend compte qu'il est dans le rouge, il devrait commencer par se demander où est-ce qu'il peut couper, pas comment il peut prendre plus encore dans la poche des Français.
Vous partagez le diagnostic du du premier ministre. Pourquoi vous avez été si timide chez les républicains pour venir soutenir ces annonces de mardi dans le contexte politique qu'on connaît ? Il y a pas de majorité à l'assemblée et vous prétendez être de ceux qui se retroussent les manches et ne font pas partie comme Bruno Bruno Rota l'a dit du cartel du déni.
Pourquoi vous avez été si timide ? Mais Brune Retaillot l'a ditquier mais parce qu'on a pris le temps d'abord de regarder c'est quand même un plan de grande ampleur. Nous on fait pas partie de ceux qui font de l'hypercommunication.
Ce qui compte pour nous c'est de comprendre ce qui dépend des fois. Non je crois que tous les Français reconnaissent justement que et c'est ce qui fait que tant de Français lui font confiance que que il parle nous parlons avec le sérieux qu'impose des questions de cette nature mais vous savez on n' pas attendu cette conférence de presse nous pour parler des questions de dett et de déficit. Ça fait des années qu'on en parle.
En 2017, on soutenait un candidat qui disait que la France était en faillite et qu'il était temps de redresser les comptes publics. Cette campagne, elle était courageuse par le diagnostic qu'elle portait. Malheureusement, en 8 ans, on a vu le dérapage de nos finances publiques s'aggravés de 1000 milliards d'euros avec Emmanuel Macron, avec parce que la guerre en Ukraine, parce que la crise énergétique, vous vous savez tout ça.
Non, non, non, non. Pardon. les 1000 milliards d'euros, ils sont dus euh pour une part très réduite à ces crises.
Et la meilleure preuve de cela Paul Barcelone, c'est que ces crises-là, elles ont été traversées par tous les pays européens. Or, aujourd'hui, les pays qui nous entourent sont tous en train d'assaignir leurs finances publiques. La Grèce est à 1 % de déficit sur son PIB.
Le Portugal fait des excédents budgétaires. L'Espagne fait mieux que ses prévisions. Tous les pays qu'on regardait comme étant des pays inquiétants pour l'équilibre européen sont en train de rétablir leur trajectoire.
Et la France aujourd'hui a la trajectoire des finances publiques la plus inquiétante de toute l'Union européenne. Donc il faut pas que ceux qui ont gouverné ce pays s'excuse de leur mauvaise gestion sur les crises que la France a traversé parce que toute l'Europe les a traversé et que ça n'a pas manifestement produit les mêmes résultats. La vérité c'est une bonne nouvelle.
Nos problèmes sont dans nos mains et si nous voulons les résoudre, il faut seulement avoir le courage de les affronter. Enfin François Xavier Bami, vous restez avec nous. Le temps du fil puisqu'il est déjà 8h46.
Magadi homo, on l'apprend à l'instant. Serge Atlaoui, 61 ans, va être libéré aujourd'hui. 20 ans qu'il est derrière les barreaux.
Cet ancien condamné à mort en Indonésie pour narcotrafic transféré en France en février dernier. Le gare, les bouches du Ron, le vaclus et le Var en vigilance orange pour risque élevés de feu de forêt dans les bouches du Rô. Justement dans les environs de Martigues, 240 hectares ont brûlé.
Près de 1000 pompiers sont mobilisés. Le feu est en passe d'être circonscrit. Une enquête ouverte par le parquet de Paris pour des chèqus émis par Kyan Mbappé à DCRS affecté à la protection de l'équipe de France.
Des chèqus qui pourraient avoir servi à payer au noir des prestations privées. Tout a été fait dans le respect des règles sur l'entourage du capitaine des Bleus. La 13e étape du Tour de France.
Aujourd'hui, on reste dans les Pyrénées à Pay Ragud pour un contre la monte redoutable. Départ 13h10 avec le dernier du classement général Matthéo Verchet. Le maillot jaune Tade Pogachar s'élancera lui à la fin à 17h05.
France info le 830 France info Paul Barcelone Augustin arrivé toujours avec François Xavier Balami eurodéputé vice-président des républicains. François Xavier Balami, je vous parlais du du soutien timide tout à l'heure de votre famille politique les républicains aux annonces après les annonces de François Bairou cette semaine vous dites que vous faites encore partie du bloc central du socle commun. Il y a pas de débat là-dessus malgré la la timidité.
Mais alors vous savez le pas la censure ce qu'on appelle le socle commun ça ça ça n'est pas une uniformité de vision et d'approche. Nous avons pris nos responsabilités en rentrant au gouvernement avec Bruno Rotaillot avec Michel Bar après la dissolution après la dissolution parce qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale et que si nous ne faisions pas ce pas c'était l'alliance de la gauche qui prenait le pouvoir en France et cela c'était évidemment intenable pour nous et donc nous avons pris nos responsabilités ça ne veut pas dire pour autant que nous soyons devenus macronistes et que nous soyons prêts à nous fondre dans une espèce de grand tout indifférencié. Nous assumons notre ligne et cette ligne la France en a plus besoin que jamais.
Est-ce que vous prendrez vos responsabilités pour l'élection législative partielle qui se dessine dans la 7e dans le 7e arrondissement de Paris notamment ? C'est la circonscription un peu historique de Rachid Adati, ancien membre des Républicains, ministre de la culture où Michel Barnier, l'ancien premier ministre, a annoncé cette semaine au moment où François Bairou faisait d'ailleurs ses annonces budgétaires, presque comme un clin d'œil, qu'il serait candidat pour revenir à l'Assemblée nationale, revenir comme comme député. Euh c'est pas le scénario catastrophe quand même qui se dessine à Paris d'avoir Michel Barnier contre Rachid Adati et peut-être même contre une ministre du gouvernement encore qui serait soutenue par Renaissance Clara Chapaz ministre du numérique.
Non, vous savez c'est c'est moi je crois que les Français ils attendent de la clarté mais il y en a pas sur cette circonscription justement pour ça que je vous pose la question. Bien sûr. Non mais nous c'est très simple.
Les républicains sont en train de se reconstruire et dans cette circonscription nous aurons un candidat. Nous aurons une candidate Michel Barnier. Michel Barnier est un excellent candidat évidemment.
Il habite dans cette circonscription depuis très longtemps. Il a apporté beaucoup à la France. Il a une grande expérience et je suis sûr qu'il pourrait contribuer à éclairer les débats à l'Assemblée nationale dans cette période très instable.
Nous soutiendrons évidemment un candidat. Bruno Rota a dit et je partage son avis que la candidature de Michel Barnier est une excellente nouvelle pour le reste. C'est pas c'est pas la guerre des chefs qui se dessine.
Vous imaginez réellement Michel Barnier contre Rashid Adati sur de départ ? C'est vraiment possible ça Rachid Adati euh pardon de le rappeler. J'ai été candidat à l'élection européenne.
J'étais tête de liste dans cette élection en 2024. Au tout début de la campagne européenne madame Dati a quitté les républicains et elle est rentrée au gouvernement. pas parce que c'était le choix de notre famille politique.
Elle y est rentrée parce que c'était exactement et elle a fait la campagne européenne de renaissance. Elle elle était au meeting de Valérie A. Donc vous voyez chacun prend ses responsabilités pour reprendre votre expression, chacun assume aussi ses choix.
Mais nous notre devoir c'est de reconstruire une ligne claire et nous aurons un candidat. Et je rappelle très simplement et très paisiblement que dans les élections partielles qui se sont succédées ces derniers mois, c'est les Républicains qui ont systématiquement remporté les élections, y compris parfois contre des candidats macronistes, contre des candidats horizon. Euh il y a pas de drame à ça.
Au contraire, je crois que c'est le signe que les Français attendent le retour d'une droite claire qui assume ses convictions et la cohérence de ses engagements. Pardonnez-moi, mais c'est aussi le signe de votre incapacité à vous parler. Non mais moi je je le redis, je vois que Rachid Adati a envoyé un courrier aux adhérents LR de Paris dans dans lequel elle dit qu'elle a toujours été fidèle à sa famille politique et que la fidélité c'est important.
Moi, je n'ai pas exactement le même souvenir. Elle a fait les choix qu'elle a fait. Moi, je respecte les engagements de chacun.
Il y a aucun problème avec ça. Mais aujourd'hui, je crois que notre devoir, c'est de reconstruire notre offre politique, y compris dans cette élection partielle, avec un candidat qui soit celui qui a incarné la fidélité à cette famille politique et qui a été de tous les combats avec nous, même dans les moments difficiles. François Xavier Belle a mis autre sujet d'actualité sur lequel je voudrais vous entendre ce matin.
Benjamin Netanahou a dit tari hier soir regretter profondément reconnaître même une erreur auprès de de Donald Trump le président américain après la frappe israélienne contre une église à Gaza, l'église de la sainte famille qui est placée sous protection française presque historiquement depuis des années. La France pour rappel a dénoncé hier, je le cite, une attaque inadmissible par la voix notamment de Jean-Noel Barreot, le ministre des affaires étrangères. Quelle est votre réaction ?
Il faut que ça s'arrête. Benamine Netaniaou à Gaza. C'est c'est évidemment révoltant.
Euh à quel moment est-ce qu'une église peut-être euh prise pour cible ? Comment est-ce qu'on peut confondre une église avec les terroristes du Hamas ? Mais c'est quoi ?
C'est une provocation ? Comment vous ? Je le dis d'autant plus librement que pour ma part, je n'ai jamais dévié.
J'ai toujours dit que depuis le 7 octobre, il était évidemment nécessaire de reconnaître le droit d'Israël de se défendre. Il faut quand même se souvenir de ce que cette attaque terroriste a représenté et ça nécessite d'aller jusque là. Mais mais aujourd'hui, je je le dis avec gravité, on ne peut pas au nom de la défense contre le terrorisme islamiste répliquer d'une certaine manière sa logique à l'endroit de la population de Gaza. ceux qui sont le ramasse rentré en Israël ce matin du 7 octobre en considérant que tous les civils qu'il rencontrait devenaient des cibles et devaient être éliminés ont ont marqué précisément une rupture avec ce qui fait le principe même de la dignité humaine, le principe même de du respect de la vie humaine.
Et on n' pas le droit, personne n'a le droit de répliquer cette logique dans le sens inverse aujourd'hui. Ça ça ne résoudra rien. Considérer que tous les civils de Gaza peuvent devenir des cibles, c'est évidemment absolument intolérable.
Et et je le dis encore une fois avec d'autant plus de de de de tristesse et de gravité que pour ma part, je crois à la nécessité qu'Israël puisse assumer sa sécurité et que c'est même la condition de l'équilibre du Moyen-Orient futur. Mais le faire de cette manière-là, ça n'est pas assurer la sécurité d'Israël. C'est paradoxalement en réalité mettre en danger Israël et il faut pouvoir le dire aujourd'hui avec euh avec fermeté et avec franchise.
Merci beaucoup François Xavier Bami d'avoir été avec nous ce matin en direct sur France info et très bonne journée à tous.
François Bayrou