"À Aniane, comme services publics, il ne reste que le centre de secours" déplore Philippe Salasc, le maire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
Français sur 10 attendent du prochain Président de la République qu'il améliore les services publics, c'est ce que révèle notre enquête, dites-le ici.
- 0:23OuverteRéponse directe
Vous vous battez, mais vous ne gagnez pas toujours malheureusement. Quels sont les services publics que vous avez perdus à Agnane ?
- 0:50OuverteRéponse directe
On peut faire beaucoup de choses administratives sur Internet. C'est pratique, mais ce n'est pas pratique pour tout le monde.
- 1:28OuverteRéponse directe
La disparition des services publics, en fait, ça a des conséquences beaucoup plus lourdes qu'on l'imagine ?
- 1:57OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pouvez faire, justement, quand vous vous battez, parfois en vain ? Quelles sont vos armes ?
- 2:23OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez organiser des solutions avec des regroupements, peut-être, avec d'autres communes, des choses comme ça, le bureau de tabac qui propose des services en complément ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Invité politiqueFait
« il y a une quinzaine d'années, on a perdu déjà la perception. Là, cette année, on perd la poste. »
- 1:13Invité politiqueFait
« si on s'intéresse aux classes favorisées et à la jeunesse, aux jeunes générations qui peuvent se servir de l'outil numérique, pas de souci. »
- 1:36Invité politiqueFait
« elles ont des conséquences dans la cohésion sociale de notre pays, puisque les plus affaiblis se retrouvent sans solution. »
- 1:49Invité politiqueFait
« on demande aux petites collectivités, aux petites communes comme nous, de compenser. »
- 3:16Invité politiqueFait
« à part le centre de secours, il ne nous reste plus rien. »
- 3:56Invité politiqueFait
« l'abandon du service public est inacceptable pour les populations. »
- 4:39Invité politiqueFait
« Ça m'inquiète très fortement. »
Temps de parole
- Philippe Salasc49 %
- Présentateur36 %
- ?10 %
- Présentateur 25 %
≈ 46,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Français sur 10 attendent du prochain Président de la République et qu'il améliore les services publics, c'est ce que révèle notre enquête, dites-le ici. Votre invité Sébastien Garnier se bat justement depuis des années pour les garder dans son village, c'est le maire d'Agnane. Philippe Salasque, bonjour. Bonjour à vous. Vous vous battez, mais vous ne gagnez pas toujours malheureusement. Quels sont les services publics que vous avez perdus à Agnane ?
Écoutez, il y a une quinzaine d'années, on a perdu déjà la perception. Là, cette année, on perd la poste. Je peux vous dire,
c
'est beaucoup de déceptions, beaucoup de trahison, mais une fois que j'ai dit ça,
je
m'incline. Oui, vous êtes obligé. Alors, on va vous répondre qu'aujourd'hui, on peut faire beaucoup de choses administratives sur Internet. C'est pratique, mais ce n
'est
pas pratique pour tout le monde.
Écoutez, si on s'intéresse aux classes favorisées et
à
la jeunesse, aux jeunes générations qui peuvent se servir de l'outil numérique, pas de souci. Mais au quotidien, en tant que maire, on est confronté à des populations de plus en plus fragilisées, que ce soit par l'âge, que ce soit par les conditions sociales.
Et
ces personnes-là n'ont aucun accès au numérique. Donc,
c
'est très compliqué au quotidien.
La disparition des services publics, en fait, ça a des conséquences beaucoup plus lourdes qu'on l'imagine ?
Oui,
elles ont des conséquences dans la cohésion sociale de notre pays, puisque les plus affaiblis se retrouvent sans solution.
Et
on demande
aux
petites collectivités, aux petites communes comme nous, de compenser. On fait ce qu'on peut, on donne le meilleur, mais on ne répond pas à tout.
Qu'est-ce que vous pouvez faire, justement, quand vous vous battez, parfois en vain ? Quelles sont vos armes
? On
est sans armes, nous sommes des pacifistes. Moi, ce que j'attends des services de l'État,
c
'est des services publics accessibles à tout le monde, et surtout
aux
plus démunis, aux plus fragilisés dans cette société. C'est ça, la difficulté aujourd'hui.
Mais
est-ce que vous pouvez organiser des solutions avec des regroupements, peut-être, avec d'autres communes, des choses comme ça, le bureau de tabac qui propose des services en complément ? Est-ce que c'est des choses que vous pouvez faire pour limiter la casse, on va dire
? Comment
vous répondre ? D'abord, dire merci aux commerçants d'assumer ces missions, qui ne sont pas évidentes, qui sont contraignantes, qui demandent du temps, de l'accompagnement.
Mais
honnêtement, ce n'était pas à eux à faire ce travail-là. Notre service public, imaginez que
les
services incendiaires de secours soient privativés. On va, heureusement, on a un département qui défend ce service public. Mais sur ma commune,
à
part le centre de secours, il ne nous reste plus rien. C'est vraiment un constat négatif que je fais.
Vous avez même peur que ça, peut-être, un jour, ça puisse disparaître
? Non,
j'espère que politiquement,
le
pays réagira pour
sécuriser
tout cela et pour le rendre de manière pérenne.
Vous faites le lien, vous, Philippe Salasque, avec les mobilisations du moment, dans tout le pays. La disparition du service public, ça peut engendrer ça aussi
?
Oui, bien sûr, bien évidemment. Après, je ne mélange pas
les
difficultés du pays en ce moment. Mais malgré ce, l'abandon du service public
est
inacceptable pour les populations.
Et
ça peut provoquer des grosses colères
? Ça
peut provoquer des grosses colères. Ça peut provoquer,
ce
que je n'espère pas pour mon pays, beaucoup de difficultés à venir.
Justement, il y a le budget qui est discuté en ce moment. On va demander sans doute encore plus d'économies aux collectivités locales. J'imagine que ça, ça doit vous inquiéter
?
Ça m'inquiète très fortement.
Ce
sont après des choix politiques. Les Français s'exprimeront dans quelques mois. Que veut-on pour notre pays ? Que veut-on pour notre cohésion sociale ? On ne peut pas aujourd'hui continuer comme ça. Ça,
ce
n
'est
pas possible.
Ils
n'imaginent pas à quel point
une
partie de la population est fragilisée.
Les
Français qui voteront effectivement pour choisir leur président ou présidente dans quelques mois et qui, en attendant, ont pu s'exprimer sur notre antenne. Vous avez tous les résultats de l'enquête du réseau ICI Radio TV Digital avec Odoxa sur ces services publics sur l'appli ICI et ICI.fr. Merci beaucoup Philippe Salasque, maire d'Agnane. Bon courage, bonne journée à vous.
Merci à vous. Merci de votre écoute.
Ici Hérault, premier sur l'actu de l'Hérault. Il est 7h55.