Catherine Quéré intervient sur le planning familial
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- Catherine QuéréFait
« Cette année, nous relevons une baisse de 6,48 %. Certes moins drastique mais non négligeable si on considère le total cumulé des baisses des crédits de cette action sur ces deux dernières années. »
- Catherine QuéréFait
« Monsieur le ministre Bris Ortefeu s'était engagé en mars 2009 auprès du planning familial à maintenir les subventions pour les établissements d'information et de consultation et de conseils familial qui s'élevait alors à 2,6 millions d'euros. »
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La parole est maintenant madame Catherine Keré pour 5 minutes. Dernier orateur inscrit. [Musique] Merci madame la présidente, madame la ministre, monsieur le haut commissaire, messieurs les rapporteurs, mes chers collègues, je m'adresse à vous ce matin avec une certaine inquiétude.
Dans le budget de l'année dernière, l'action 1 du programme 106 dédié à l'accompagnement des familles dans leur rôle de parents avait été pour mes collègues et moi-même l'objet de très vives inquiétudes puisque je me permets de le rappeler, il avait été imputé de 7,59 millions d'euros, soit une diminution de 32,75 %. Cette année, nous relevons une baisse de 6,48 %. Certes moins drastique mais non négligeable si on considère le total cumulé des baisses des crédits de cette action sur ces deux dernières années.
Les missions de l'action numéro 1 du programme 106 sont suffisamment nombreuses et importantes pour qu'elles fassent l'objet de toute notre attention dans cette discussion générale. En effet, rappelons-le brièvement, il s'agit des crédits destinés aux missions de conseil conjugal et familial, de médiation familiale, de soutien à la à la parentalité et du financement des maisons des adolescents. La difficulté tient ici dans le fait que nous ne savons pas comment les différentes sommes de l'enveloppe globale de l'action sont réparties.
Cette opacité nécessite des précisions de la part du gouvernement. Quelle mission sera pénalisée cette année par ces nouvelles réductions budgétaires ? Monsieur le ministre Bris Ortefeu s'était engagé en mars 2009 auprès du planning familial à maintenir les subventions pour les établissements d'information et de consultation et de conseils familial qui s'élevait alors à 2,6 millions d'euros.
Qu'en est-il de cet engagement ? Madame la ministre ? Je souhaite profiter de cette discussion générale pour rappeler, si cela est nécessaire l'utilité, l'importance et le rôle primordial joué par les EICCF dans l'égalité entre les hommes et les femmes, dans l'accès de nos concitoyennes et de nos concitoyens à l'information et à l'éducation sexuelle et reproductive.
Ne pensons pas que le public des EICCF ait pu diminuer. Il n'en est rien pour les jeunes filles et pour les femmes en grande difficulté sociale. Ils ont ils sont un lieu d'écoute et de conseils.
C'est en partie par ce biais que l'on peut œuvrer pour une plus grande émancipation des femmes. Mais je voudrais également ajouter que le public des EICCF va bien au-delà. Pour nos jeunes gens, jeunes femmes et jeunes hommes, ces associations et en particulier le planning familial sont devenus depuis 1956 des lieux référents en matière de maîtrise de leur vie amoureuse.
Je réaffirme dans cet hémicycle donc la mission essentielle des EICCF et l'État doit encourager et soutenir sans faillir cette mission d'utilité publique. C'est pour cette raison que je formulerai un certain nombre de demandes. Il me semble dans un premier temps utile que l'aide de l'État ne passe plus par une subvention de l'accès l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances qui pose problème notamment parce que les versements s'effectuent avec opacité surappel à projet surévaluation des préfets et des DAS ce qui crée de grandes disparités sur ce territoire sur notre territoire.
Nous demandons donc que l'enveloppe générale de l'action EICCF soit augmentée de 500000 € empruntés pour 2009 à l'accès. D'autre part, il me semble inopportun et dangereux pour des raisons évoquées précédemment de diminuer l'action numéro 1, mais bien au contraire de l'augmenter, c'est-à-dire de procéder à un réajustement convenlable du taux horaire des EICCF qui s'élève actuellement à 8 € et qui n'a pas été revalorisé depuis 2002. Il est plus que nécessaire aujourd'hui de réévaluer financièrement les besoins des associations qui ne peuvent pas répondre à toutes les demandes qu'elles reçoivent.
Je pense notamment à leur rôle dans les établissements scolaires, au travail de fonds qu'elles souhaitent effectuer sur le vivre ensemble dans les rapports filles garçons mais qu'il leur est difficile de mettre en œuvre. C'est pour cette raison au nom du groupe socialiste que j'ai déposé l'amendement du crédit numéro 157 visant à revaloriser l'enveloppe du de programmation action en faveur des familles vulnérables à hauteur de 9 millions. J'enjoins le gouvernement et les parlementaires à se préoccuper davantage de l'action 1 du groupe 106 du programme 106.
Il s'agit là d'une attente de nos concitoyens. Il s'agit également pour le gouvernement d'être cohérent à l'heure des déclarations sur l'égalité salariale hommes et femme, à l'heure des déclaration sur la violence conjugale comme priorité nationale. Merci de conclure madame.
L'action 1 et le financement doit être pour nous l'alpha d'une politique qui prône l'égalité entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, j'ai bientôt terminé, je viens de le rappeler à l'instant. Le gouvernement a souhaité faire de la lutte contre les violences faites aux femmes une priorité nationale.
Le rapport de la mission d'information à laquelle j'ai eu l'honneur de participer insiste sur le le retard effectif de la France dans ce domaine. Il suffit de voir et je vous encourage à y aller, de voir le film de Patrick Jean, la domination masculine bientôt à l'affiche pour le pour nous le rappeler et pour nous inciter à prendre exemple sur nos amis québécois qui se sont donnés les moyens de leurs ambitions. Merci beaucoup.
Merci madame.
Catherine Quéré