Bruno BERNARD : Président EELV du Grand Lyon et du Sytral
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 64 %Attaque 23 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteÉludée
Pensez-vous être l'homme politique de l'année à Lyon ?
- 1:11OuverteRéponse directe
Comment êtes-vous devenu élu important à Lyon ?
- 1:42OuverteRéponse directe
Pourquoi écologiste ?
- 2:13OuverteRéponse directe
Êtes-vous attaché au pouvoir ou plutôt technicien ?
- 3:06OuverteRéponse partielle
Comment réagissez-vous aux reproches d'amateurisme de la droite ?
- 4:36OuverteRéponse partielle
Réaction aux polémiques sur les khmers verts ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Invité politiqueFait
« Et surtout, je ne me suis pas du tout posé la question, donc j'aurais beaucoup de mal à vous répondre. »
- 1:24Invité politiqueFait
« Moi, j'ai adhéré chez Les Verts en 2002, donc j'ai toujours été beaucoup investi en tant que militant. »
- 1:47Invité politiqueFait
« C'est d'abord Dominique Gouanet, dans les années 90, qui m'a fait découvrir l'écologie »
- 3:32Invité politiqueFait
« Je crois que la droite à Lyon, elle est dans l'opposition depuis 20 ans. »
- 3:54Invité politiquePromesse
« Je viens de lancer un fonds d'amorçage industriel avec la métropole de Saint-Étienne »
- 6:30Invité politiqueFait
« Non, je ne pense pas du tout être trop en avance. »
- 7:48Invité politiqueFait
« C'est vrai, on a gagné à la métropole de Lyon avec des listes écologistes au premier tour. »
- 11:45Invité politiqueChiffre
« Ici, à la métropole de Lyon, c'est 75 000 emplois. »
- 15:51Invité politiqueFait
« Sa vision aujourd'hui, elle est un peu obsolète. »
- 20:40Invité politiqueFait
« Deux. Il faut réviser. »
- 21:12Invité politiqueChiffre
« C'est globalement 1,5 milliard d'euros, peut-être 2 milliards d'euros »
- 21:42Invité politiqueFait
« La consultation a été faite sur le métro et donc, les habitants concernés sont favorables au projet. »
- 28:29Invité politiqueChiffre
« la pollution elle tue 50 à 100 000 personnes morts prématurées par an »
- 29:27Invité politiqueChiffre
« On a fait la gratuité des transports en commun pour les plus précaires. C'est déjà 52 000 personnes »
- 29:30Invité politiqueChiffre
« C'est déjà 52 000 personnes qui ont une carte de gratuité sur l'agglomération. »
- 30:51Invité politiqueChiffre
« Il va prendre une dizaine d'années ce réseau. »
- 30:57Invité politiqueChiffre
« L'objectif, c'est d'avoir déjà 250 kilomètres en 2026. »
- 31:03Invité politiqueChiffre
« Cette première ligne, elle est de 17 kilomètres qu'elle a été annoncée. »
- 33:30Invité politiqueChiffre
« Les premières aides seront versées à la fin du mois de juin. »
- 33:37Invité politiqueFait
« Il y a beaucoup plus de jeunes qui vivent sous le seuil de pauvreté que le reste de la population. »
- 33:56Invité politiqueFait
« Certains sont trop éloignés de ces dispositifs parce qu'ils ont des problèmes de logement, d'alimentation, des problèmes psychiques. »
- 34:06Invité politiqueFait
« Nous sommes les premiers à le faire sur le territoire. »
- 34:08Invité politiqueChiffre
« Il y a une trentaine de collectivités avec qui on est en contact qui souhaitent aussi mettre quelque chose en place. »
- 36:13Invité politiqueFait
« On a conventionné avec une association pour que les choses se fassent de façon dans la dignité. »
- 36:56Invité politiqueFait
« On fait actuellement des actions de fond pour utiliser nos terrains. »
- 37:16Invité politiqueFait
« Elles puissent vivre dans des bonnes conditions, avoir un accompagnement social pour les remettre sur un chemin d'espoir. »
- 39:36Invité politiqueChiffre
« 2000, 3000, les chiffres peuvent varier, mais c'est à peu près des estimations qu'on a. »
- 40:19Invité politiqueChiffre
« Les Nuits de Fourvière ont démarré, il y a encore 15 000 places de disponibles. »
Temps de parole
- Bruno Bernard63 %
- Présentateur36 %
≈ 1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère.
Lyon 1ère.
Lyon 1ère, l'invité politique du samedi. Vous êtes sur Lyon 1ère et on vous l'annonce depuis le début de la semaine. Notre invité cette semaine est le président écologiste du Grand Lyon, Bruno Bernard. Bonjour. Bonjour. Cette semaine, quand je vous annonçais, j'ai dit que vous étiez sans doute l'homme politique de l'année à Lyon, parce qu'inattendu et pas forcément stéréotypé, un homme original. Je vais essayer d'expliquer pourquoi et vous allez me dire si j'ai raison ou tort.
D'abord, est-ce que vous pensez que vous êtes finalement avec le recul, là vous êtes presque à un an de votre élection, l'homme politique de l'année à Lyon, ce n'est pas très modeste de le dire de votre part, mais il y a un peu ça quand même.
Et surtout, je ne me suis pas du tout posé la question, donc j'aurais beaucoup de mal à vous répondre. Ce n'est pas votre truc. Et puis ce n'est pas un objectif, non. Moi je suis là pour faire des politiques pour les habitants, être efficace, avancer, convaincre, parce qu'il faut continuer à convaincre les habitants. Si on veut toujours aller plus loin dans la transition écologique, dans les mesures qu'on prend, et je ne me pose pas tellement la question de savoir s'il y a un homme politique de l'année. D'ailleurs, en plus nous sommes une équipe, on travaille avec 23 vice-présidents, c'est très collégial, et donc ce n'est pas du tout mon type de raisonnement.
Bon, je vous décerne le titre personnel.
Justement, comment vous en êtes arrivé, pour revenir un petit peu en arrière, à cet engagement ? Parce qu'à la base, vous êtes chef d'entreprise, c'est même dans l'amiante, je crois que vous avez fait une partie de votre carrière. Comment on devient quand même élu important dans une ville aussi grosse que Lyon ?
Moi, j'ai adhéré chez Les Verts en 2002, donc j'ai toujours été beaucoup investi en tant que militant. J'ai été élu une première fois entre 2008 et 2014, et puis j'ai occupé beaucoup de fonctions à Europe Écologie et Les Verts, régionales, nationales. Et là, sur cette élection, voilà, c'était le moment d'y aller.
Et pourquoi écologiste ? C'est l'amiante qui vous a...
Non, non, non, c'est petit à petit. C'est d'abord Dominique Gouanet, dans les années 90, qui m'a fait découvrir l'écologie, parce que ce n'était pas mon milieu ni culturel ni familial. Moi, j'ai commencé à écouter Les Verts à l'époque, parce que sur les thèmes sociétaux, sur l'accueil, sur les valeurs, ça me parlait. Et puis, plus j'ai avancé, plus j'ai découvert d'autres thématiques environnementales, énergétiques, où là aussi, j'étais convaincu sur le fond.
Je reçois beaucoup de gens qui vous entourent, des vice-présidents ou des élus de la ville, on parle un peu de vous, et on me dit, ce n'est pas quelqu'un qui est attaché au pouvoir, pas forcément quelqu'un qui voulait devenir d'ailleurs un président de métropole. Il est plus branché par l'organisation, voire même des campagnes électorales. Il est plus technicien, c'est vrai ça ?
J'ai donné beaucoup de coups de main, j'ai souvent été directeur de campagne, parce que je priorisais aussi mes entreprises plutôt que la politique. Voilà, mais moi, je résume vraiment en termes de collectif. Donc, pour moi, ce qui est important, c'est ce qu'on fait, ce n'est pas savoir si c'est moi qui suis président, ça aurait pu être peut-être quelqu'un d'autre. Ça s'est passé comme ça, et puis ça s'est bien passé. Finalement, je suis très content d'être là, et j'ai l'impression que l'équipe aussi.
Alors, vous êtes dans une période, ça fait donc presque un an, je le disais, que vous êtes aux commandes du Grand Lyon, vous avez lancé beaucoup, beaucoup de choses qui ne plaisent pas forcément à votre opposition. Il y a un climat, on ne peut pas dire le contraire, il y a un climat assez difficile, assez dur. Il y a des reproches qui reviennent très souvent, notamment de la droite, essentiellement. On a reçu ici, vous le savez, certains d'entre eux, dont Philippe Cochet. Les mots qui viennent, c'est des reproches d'amateurisme. C'est assez dur, il y a une certaine brutalité.
On dit de vous que vous êtes de passage, et que vous ne savez pas faire les choses, que vous faites des fautes de gestion. Comment vous réagissez ? Est-ce que c'est la politique comme ça pour vous ?
Je crois que la droite à Lyon, elle est dans l'opposition depuis 20 ans. Donc, elle n'est pas de passage. Ça fait 20 ans qu'elle est dans l'opposition. Elle devrait plutôt s'interroger, se demander ce que souhaitent les habitants de l'agglomération, plutôt que de faire des polémiques un peu vaines, inefficaces, souvent de mauvaise foi. Et c'est vrai que, moi, je travaille avec beaucoup d'élus. J'essaie de travailler avec tous les élus, d'ailleurs. Je viens de lancer un fonds d'amorçage industriel avec la métropole de Saint-Étienne, Père de Rio, Républicain. Au niveau national, je fréquente aussi des élus de droite.
J'ai rencontré Valérie Pécresse pour parler de mobilité, parce que je trouvais ça intéressant pour nos territoires de comparer nos visions. Vous n'êtes pas sectaire, vous n'êtes pas dans l'opposition. Non, et sur l'agglomération, j'ai rencontré la quasi-totalité des maires. Et honnêtement, à part une dizaine qui, aujourd'hui, font un peu des polémiques inutiles, tous les autres, 1 sur 59, on arrive à échanger, à travailler. Donc, moi, je reste ouvert à tous les maires de ce territoire, parce que c'est important de travailler ensemble, dans l'intérêt des habitants, et je ne doute pas qu'ils deviennent raisonnables.
Alors, dans les sujets sur lesquels on parle de vous, les verts en général, et encore une fois, je le dis avec des mots brutaux, il y a encore là récemment une polémique sur Twitter à propos de bagarres d'affiches arrachées, c'est les khmers verts, des mots assez connotés. D'ailleurs, vous réagissez toujours avec beaucoup de calme, ça ne vous touche pas plus que ça.
Ça dépend sur quel mot, les khmers verts, je ne l'ai pas vu souligné. Je l'ai vu encore aujourd'hui. D'accord, mais c'est intolérable. On ne peut pas faire des comparaisons de ce type avec les khmers rouges, qui a été un génocide, qui a été une atrocité. Donc, moi, si un élu utilisait cette expression, il irait au tribunal, parce qu'il y a des choses qui ne sont pas acceptables. Avec Twitter, c'est l'anima. Voilà, après, dans les polémiques, l'opposition s'oppose. Moi, elle choisit ce qu'elle dit, et puis je fais avec. Mais moi, je suis surtout tourné vers les habitants, agir, convaincre et avancer.
Alors, je vous rassure, et je rassure les gens qui nous écoutent, on va jusqu'à midi aborder les dossiers de fond. Pour le moment, on prend le temps de mieux connaître votre façon de diriger et de voir les choses. Il y a deux domaines essentiellement sur lesquels vous êtes attaqués. Ici, j'ai remarqué depuis votre installation, c'est, on va beaucoup en parler, les transports et tout ce qui va avec, le diesel, tout ça, et la sécurité, plutôt Grégory Doucet, d'ailleurs, qui a fort à faire avec le président de la région sur ce sujet. Les transports, vous... Alors, à la fois, vous êtes très sollicité, par exemple, cette semaine, pour rien vous cacher, on a demandé aux auditeurs de...
Voilà, quelles questions ils aimeraient vous poser. Tout tourne autour des transports, dans tous les sens. Soit des critiques sur vos décisions, soit des demandes de plus de choses. Et puis, alors, dès que vous faites un truc, alors que c'est votre domaine, les gens veulent des changements, on va parler du métro, de cette télécabine, etc. Dès que vous faites quelque chose, vous vous trompez. C'est-à-dire que vous n'y connaissez rien en transport, vous êtes anti-voiture, et j'en passe à des meilleurs. Vous pensez quoi ? Que c'est un problème de changement de logiciel ? Que c'est un problème d'époque ? Voilà. Est-ce que vous êtes trop en avance ? Voilà, je suis gentil avec vous.
Ou alors, est-ce que vous avez tout faux ? Est-ce que votre position a raison ? Non, je ne pense pas du tout être trop en avance. Je pense que nous répondons aux besoins d'aujourd'hui. C'est offrir des alternatives à la voiture, avec les transports en commun. On multiplie par deux le budget d'investissement, avec le développement fort du vélo, avec aider la marche à pied de partout dans l'agglomération, innover avec le covoiturage, l'autopartage. Il y a énormément de solutions, et moi, je sens les habitants demandeurs de ces solutions. Et puis, il faut naturellement laisser une place à la voiture, parce qu'il faut de tout dans l'agglomération.
Et selon les lieux où on est, il y a plusieurs façons de se déplacer. Mais moi, je sens plutôt une appétence des citoyens sur les mobilités. Et d'ailleurs, il y a aussi d'autres sujets. Je pense notamment aux trains, où il y aurait beaucoup à dire et à améliorer. Mais on avance très bien. Et d'ailleurs, les débats au Citral sont très sûrs. Voilà, donc je ne sais pas quels sont vos éditeurs, mais il faudrait les inviter, qu'on puisse échanger directement.
Avec plaisir, on organisera ça un petit peu plus tard, après les périodes électorales. On va en parler un petit peu des périodes électorales. Il y a une régionale en ce moment, vous êtes au courant. Fabienne Grébert est passée de nous voir, d'ailleurs. C'est elle que vous soutenez. Cette alliance, on a aussi reçu Najat Vallaud-Belkacem. Cette alliance qui aurait pu se faire, si on écoute les deux, et qui ne s'est pas faite, voire même les trois, puisque même Cécile Kuckerman était plutôt pour. Après, c'est ce qu'il y a qu'une dit. Vous ne regrettez pas qu'elle ne se soit pas faite ? Est-ce que ce n'est pas une énorme erreur dans cette élection ?
C'est vrai, on a gagné à la métropole de Lyon avec des listes écologistes au premier tour. Pareil à la ville de Lyon. Et puis on s'est réunis entre les deux tours avec les autres forces de gauche. Donc on sait que ça fonctionne. Donc moi, je ne pense pas que ça soit un vrai sujet. Et puis les listes sont déposées. Donc je suis tourné vers l'avenir. Je pense que Fabienne Grébert est une bonne candidate. C'est une langue de bois quand même. C'est quand même dommage, non ?
D'ailleurs, Najat Vallaud-Belkacem, vous avez envoyé un petit scut en disant que ce n'est pas à vous de décider qui sera la tête de liste. C'est de la politique à l'ancienne. Vous vous rappelez de ça au début de la campagne ?
Oui, mais je me souviens très bien. Moi, j'aime beaucoup Nadja Vallaud-Belkacem. Elle a beaucoup de talent. Je suis très heureux qu'elle revienne sur Lyon à portée, au départ politique. Et je suis très heureux qu'elle nous rejoigne le soir du premier tour.
J'ai entendu sur un autre média que vous ne croyez pas au sondage. Il y en a beaucoup qui sortent. Il y en a un autre qui sort mercredi, fait par Ipsos. On saura où on en est. Moi, j'ai regardé les sondages de la dernière régionale. À l'époque, le candidat vert, c'était votre actuel vice-président, Jean-Charles Collas. En fait, on était à peu près au même niveau. C'est-à-dire, Wauquiez aux alentours de 30, qui finit à 38-40, je crois. Et Collas, à peu près à égalité avec les socialistes. Donc, en fait, ça se ressemble. Est-ce que vous pensez qu'il y aura le même résultat ?
Non, mais en 2015, les sondages donnaient des résultats aux écologistes qui étaient assez vrais par rapport au score. Moi, ce que je me souviens, c'est qu'aux élections métropolitaines, il n'y a pas un seul sondage avant le premier tour qui a donné des listes écologistes devant celle de Gérard Collomb. On était tout le long derrière, entre 3 et 10 points. À la fin, on avait lu points d'avance.
Sauf que maintenant, la différence, c'est que vous êtes aux manettes, là.
Et ça va changer, non ? Aux élections européennes, on avait deux fois moins de voix dans les sondages quelques jours avant le vote. Donc, on va voir. Et puis surtout, les électeurs, pour l'instant, ne s'intéressent pas du tout au régional. On est très loin. Donc, on demande des attentions de vote sur quelque chose qui n'existe pas. Donc, moi, je pense qu'elles sont très ouvertes. Ça va se jouer sur les 48 dernières heures. J'espère quand même qu'il y aura quelques débats, que le roi Wauquiez acceptera de faire des débats parce que j'ai l'impression qu'ils refusent les débats avec les autres candidats.
C'est quand même un peu dommage dans cette période où on ne peut pas faire campagne normalement, qu'en plus, on ne puisse pas débattre sereinement entre candidats des projets pour la région. Et c'est important de changer aujourd'hui de politique pour avoir une politique autour de l'écologie, autour de la solidarité, tournée vers les habitants et non plus vers la promotion personnelle du président de région.
Alors, le président de région dont vous parlez, il sera notre invité samedi prochain. On lui fera entendre votre demande. On va faire une première petite pause. On se retrouve dans un instant. Et donc, on parlera d'économie, de transport, et notamment de diesel puisque ça intéresse tellement les gens, de jeunesse, de solidarité. J'ai noté plein de sujets. A tout de suite sur Lyon 1ère avec Bruno Bernard, le président Europe Écologie Léaire du Grand Lyon. Lyon 1ère, les politiques du samedi. Et sur Lyon 1ère, que ce soit en podcast ou en direct, vous pouvez écouter cette interview avec Bruno Bernard, cette semaine, le président du Grand Lyon. Encore un tout petit mot, M.
Bernard, si vous êtes d'accord sur votre style de gouvernance. Il y a M. Kim Elfeld dans un article récemment qui a dit que vous étiez une vraie machine. Loin d'être quelqu'un d'innocent et de gentil, quoi. Vous étiez une vraie machine calculatrice. Vous l'avez bien pris ?
Écoutez, moi, je suis en action. Ils critiquent. C'est leur rôle. Je préférais qu'on parle de fonds des habitants.
Ce n'est pas forcément mauvais, d'ailleurs, d'être une machine. Si vous êtes une machine opérationnelle.
Je ne commande pas. Moi, je suis vers l'efficacité. Nous avançons. Donc, peut-être qu'une machine, c'est être efficace pour le bien-être des habitants. Autant le prendre comme ça.
D'accord. Pas de bagarre avec l'ancien président, votre prédécesseur, d'ailleurs. On va tout de suite partir sur les priorités de votre plan d'investissement, les sujets sur lesquels vous êtes parti. Vous êtes en route vers la transition écologique. C'est votre ligne de mire. Je crois qu'on parle un peu d'économie. Même si on a reçu il n'y a pas longtemps, vous le savez sans doute, votre vice-présidente, Evelyne Baum. On a beaucoup parlé d'économie circulaire. Et alors, elle m'avait dit, vous savez, méfiez-vous des apparences, on est très pour l'industrie. Et effectivement, quelques jours après, vous avez, vous en parliez tout à l'heure, lancé un plan pour favoriser l'industrie.
Donc, c'est vrai que ça peut se surprendre. On peut se dire, peut-être que les verres ne sont pas trop pour les usines, tout ça.
Non, l'industrie, c'est important. Ici, à la métropole de Lyon, c'est 75 000 emplois. Et non seulement on veut maintenir l'industrie, mais on veut aussi l'accompagner vers la souriété énergétique et puis créer des nouvelles industries. Quel genre ? La matière, si vous me permettez, c'est parce qu'il est important de relocaliser les productions. Pour des questions environnementales, mais aussi pour une question d'autonomie du pays. On a vu avec la crise de Covid qu'on était bloqués par des livraisons qui n'arrivaient plus.
Et puis, l'industrie peut créer des nuisances, et c'est le cas de la vallée de la chimie, mais c'est beaucoup plus facile de les contrôler et de contrôler les normes environnementales ici en France qu'en tout le monde. Et puis, en plus, aussi pour les conditions de travail des salariés, c'est nettement mieux qu'ils soient ici. Voilà. Sobriété énergétique, parce qu'il faut naturellement consommer moins d'énergie, donc on lance aussi un projet d'hydrogène vert pour alimenter les industriels de la vallée de la chimie. La vallée de la chimie, aujourd'hui, et les industries consomment beaucoup. où c'est un quart de l'énergie, un cinquième de l'eau. Donc, il faut travailler vers une sobriété.
Et puis, accompagner des nouvelles industries, et le fonds d'amorçage industriel est là. Une fois qu'il y a des industries qui sont montées, ils ont déjà un projet, ils ont pu financer un prototype, commencer à travailler. Et puis, avant d'aller vers une industrialisation très forte, il manque souvent un coup de pouce. Donc, c'est là où on intervient avec ce fonds d'amorçage de 80 millions d'euros, qui va nous permettre d'aider, on espère, une centaine d'entreprises. Donc, c'est des métiers très ouverts. J'ai vu, par exemple, une entreprise qui filtrait l'eau des fleuves et qui permettait de boire. Donc, j'ai vu l'eau du Rhône.
On peut imaginer que dans des tas de pays du monde, où il y a des problèmes d'eau, ça peut être une solution innovante pour ces territoires.
Donc, c'est de l'industrie, mais il reste quand même vert.
En tout cas, on va prendre des industries, on va aider des industries qui sont compatibles avec la transition écologique. Voilà. C'est aussi le choix d'influencer sur les entreprises qui s'installent, qui respectent la transition écologique, mais aussi qui embauchent du personnel et des habitants, essentiellement de la métropole, notamment ceux qui sont éloignés de l'emploi. Et puis, de regarder aussi quelle est leur zone de vente pour voir s'il y a une cohérence.
Juste au passage, comment vous faites pour imposer à des futures entreprises d'embaucher sur place ? Parce que ça, c'est un discours qui est très à la mode, que ce soit de chez vous, vous, qui, peu importe. Tout le monde dit, il faut favoriser le local, il faut embaucher ici. Comment on dit à une entreprise ?
Alors, je vois bien les normes pour... Non, mais on est en train de travailler sur notre schéma d'achat responsable. On est le plus gros acheteur de la métropole. On a actuellement des réunions. Il y en avait eu une encore, je crois, hier en entière, avec 100 entrepreneurs sur la question de l'alimentation et de nos achats. On va imposer des nouveaux critères. Qu'on travaille avec les entreprises pour que ces critères soient évolutifs et compatibles avec quand même ce qui existe. Mais on va avantager ceux qui respectent des normes environnementales, sociales d'assertion, ceux qui ont une politique d'égalité salariale entre les femmes et les hommes.
On est en train de travailler sur ces critères, avec les mine baume que vous avez reçus, je crois, il n'y a pas longtemps, pour mettre ça en place parce qu'avec un achat de plus de 500 millions d'euros tous les ans, on a une vraie force de frappe. En plus, on peut travailler avec les autres collectivités pour vraiment avoir un modèle vertueux qui devrait en plus avantager les entreprises du territoire et permettre qu'elles respectent mieux l'environnement et le social.
Alors, tant qu'on est dans l'économie, est-ce que vous pouvez faire pour l'encourager ? Dieu sait s'il va y en avoir besoin en sortie de crise. Il y a les start-up et il y a tout ce qui plaisait beaucoup à Gérard Collomb. Il vous fait beaucoup de reproches là-dessus en disant que vous êtes en train de faire fuir tout ce qu'il avait, lui, mis en place pour faire venir les nouvelles entreprises, nouvelles technologies. Et alors, le dernier dossier, c'est la part d'yeux. Vous avez fait une présentation de ce quartier qui se voulait devenir vraiment le quartier d'affaires avec les Tours, etc.
Vous vous dites, on arrête là, on va remettre du verre, on va remettre la verdure et on va peut-être plus étendre sur tout le territoire du Grand Lyon. Si j'ai bien compris, c'est ça l'idée. Qu'est-ce que vous répondez à Gérard Collomb qui pense que vous vous trompez complètement ?
C'est lui qui se trompe depuis longtemps. Il n'a pas compris les nouveaux enjeux de Gérard Collomb. Il a fait beaucoup pour la ville de Lyon et l'agglomération quand il est arrivé en 2001. Et puis, petit à petit, je dirais qu'il a manqué de souffle et de vision. Et que sa vision aujourd'hui, elle est un peu obsolète. Elle ne correspond plus aux enjeux d'aujourd'hui. Donc, sur l'activité tertiaire, nous souhaitons mieux la répartir. Donc, sur la métropole, mais compris avec les territoires autour de nous.
Pour travailler en coopération, parce qu'on ne peut pas toujours vouloir simplement grossir indéfiniment et tout mettre au cœur de l'agglomération, en l'occurrence à la Pardieu, ça n'a pas de sens et ce n'est pas souhaitable. Et ce n'est pas souhaité. Donc, nous avons revu le projet Pardieu, en effet, pour qu'il soit plus tourné vers les habitants, plus de nature, plus d'arbres, plus de place pour les piétons, plus de place pour les vélos. Et dans les constructions, on est en train de réorienter pour faire, en effet, beaucoup moins de bureaux et proportionnellement, il y aura beaucoup plus de logements avec 1 400, 1 500 logements qui vont arriver sur Pardieu et notamment du logement social.
Vous avez un retour des habitants de la Pardieu là-dessus ? Est-ce que vous avez concerté avec eux ? A priori, on pourrait penser qu'ils vont... Moi, j'ai habité la Pardieu. Savoir qu'il y a plus de verdure, etc. Il m'aurait beaucoup plus, je suis parti. Mais est-ce qu'à un moment donné, vous l'avez fait avec les habitants ?
Alors, il y a des habitants de cette mobilisée sur la Pardieu qui s'exprime depuis plusieurs mois et qui avaient déjà exprimé leur volonté qui correspond plutôt à ce qu'on est en train de faire. Après, ce qu'on est en train de faire, on l'avait aussi explicité en campagne avec aussi Grégory Doucet, maire de Lyon, qui était en plus candidat sur le troisième arrondissement, qu'on allait faire des modifications sur Pardieu. Donc, on est exactement dans ce qu'on a annoncé et naturellement, il va y avoir des échanges avec les habitants dans les jours qui viennent. Là, on a relancé le processus en redonnant un petit peu les objectifs de ce quartier.
Est-ce que le projet d'agrandissement du centre commercial dont vous avez hérité correspond à vos idées ? C'est beaucoup de consommation, beaucoup de béton, de plus en plus ? Est-ce que ça correspond à ce que vous, vous auriez souhaité ? Ou est-ce que c'est comme pour Grégory Doucet avec le Tour de France ? On le fait parce que c'est prévu, mais on aurait pu s'en passer.
Non, mais moi, tous les projets qui sont en cours, je les fais. Donc, il n'y a pas de questions à se poser. Moi, je regarde sur l'avenir. Sauf au métro E, vous dirait quelqu'un. Non, mais je vais venir au métro E. Donc, si vous voulez, quand les projets sont faits, je pense que c'est inauguré d'ailleurs la terrasse sur le centre commercial la semaine prochaine. J'aurais plaisir à y aller. Vous savez, moi, je vois des entrepreneurs tout le temps. Ce matin, j'étais à Champagne-aux-Mondeurs sur le chantier du Crédit Agricole. Le nouveau siège, enfin le nouveau siège, le siège qui est en train de réhabiliter.
Un projet d'ailleurs intéressant parce que plutôt que de démolir, ils ont fait une réhabilitation de l'existant avec un impact environnemental très positif. Donc, moi, j'échange avec tout le monde et j'accompagne ces projets parce que c'est aussi important pour la relance que l'activité reprenne, que les projets se fassent et même s'accélèrent.
Il y a par Dieu toujours plus de consos ? Ça ne vous choque pas plus que ça ?
Je ne sais pas toujours plus de nos consos, mais c'est fait de toute façon. Donc, si vous voulez, est-ce qu'il aurait fallu faire autrement ? Moi, je me posais des questions quand elles ont un sens. J'ai assez de sujets à traiter qui sont devant, qui sont dans le présent plutôt que de revenir vers le passé.
Alors, je reste sur l'économie. Au passage, vous avez lancé là très récemment un plan aussi pour relancer l'événementiel. Dieu sait s'il y a des dégâts dans ce secteur puisqu'effectivement, il y a eu avec cette crise une annulation de plein de choses. Comment ? Je n'ai pas compris en fait ce que vous allez faire pour l'événementiel. Vous allez inciter les entreprises à réorganiser des événements ? C'est ça pour relancer la profession ? Qu'appelez-vous événementiel ?
Vous parlez des salons ?
Vous parlez... C'est vous qui avez fait là une annonce pour dire le secteur de l'événementiel a souffert et on va les rebooster.
Nous, on travaille pour créer des nouveaux salons sur Lyon, internationaux, nationaux. Donc, il y a Polytech qui est confirmé à la fin de l'année. On a la Coupe du Monde de Rugby qui va venir en 2023. On travaille sur d'autres événements et donc on est ouvert pour qu'il y ait le maximum d'événements qui se font sur l'agglomération. Il n'y a pas de changement notable sur ces politiques-là. Et puis après, on a des aides sur les politiques culturelles mais qui sortent un petit peu de votre question. Mais il y a énormément de secteurs qui ont été sinistrés, l'événementiel, la restauration, l'hôtellerie. Elle brille et on essaie d'aider.
On l'a fait avec des aides exceptionnelles pendant la crise. Et naturellement, on cherche à accompagner ce secteur pour repartir.
Vous allez faire une espèce d'association des entreprises dans l'événementiel ? Vous avez annoncé ça là hier.
Ce n'est pas moi qui l'ai annoncé. Donc, il faut inviter le vice-président. Vous savez, c'est eux qui travaillent. Donc, c'est Hélène Dromain qu'il faut inviter à ce sujet-là. Ok, je le ferai de votre part.
Alors, on va venir maintenant au transport. Je vous laisse tranquille avec l'économie. Alors, les transports, c'est donc le sujet qui fait le plus parler. On va déjà commencer avec cette histoire de concertation autour du métro. Donc, on a effectivement des interlocuteurs réguliers qui vous en veulent énormément. J'aimerais qu'on comprenne une chose. Est-ce que... Donc, une concertation est annoncée à l'automne, si j'ai bien compris, Jean-Charles Collas, qui était à votre place il n'y a pas si longtemps, pour qu'on puisse dire les Lyonnais et Lyonnaises ce qu'on préférerait en premier. Si j'ai bien compris, c'est ça. Notamment entre quatre projets dont le métro E. Voilà.
Est-ce que c'est bien ça, déjà ? Est-ce que c'est clair ?
D'abord, moi, je voudrais vous demander... C'est pas clair, franchement. Non, c'est pas très clair. Mais vous ne l'avez pas posé de façon très claire. Merci. Mais je vais vous poser une question très simple. Combien de stations de métro inaugurées dans l'allumération depuis 20 ans ?
Oui, mais ça, Jean-Charles Collas, il me l'a déjà faite.
Très bien. Deux. Il faut réviser. Donc, on va en ouvrir deux autres qui ont été lancés il y a 15 ans, à Oulain-Centre et au Vallon des Hôpitaux, à Seigne-la-Valle. Aujourd'hui, faire une nouvelle ligne de métro, ça prend 15 ans à peu près.
Là, vous ne faites pas parce que vous avez exactement les mêmes phrases que Collas. Est-ce que c'est du... Voilà. Est-ce que c'est des éléments de langage que vous me ressortez automatiquement ?
Non, moi, ma pensée allait être très claire, mais peut-être que Jean-Charles Collas et moi avons la même vue. Mais ça serait mieux. Mais c'est plutôt rassurant. Oui, ça serait mieux. Voilà. C'est ça qui écalise les critères. C'est globalement 1,5 milliard d'euros, peut-être 2 milliards d'euros, va-t-il qu'à part Dieu. Donc, c'est un engagement pour le Citral. À long terme. Par exemple, tous les nouveaux projets du mandat, c'est 1 milliard d'euros sur les 2,5 milliards du plan de mandat. Donc, vous voyez, c'est prendre la totalité des investissements sur deux ou trois mandats.
Moi, j'ai souhaité, avant de prendre cette décision, parce qu'elle n'avait pas été prise et qu'elle n'était pas financée, les études étaient en cours, m'assurer que c'était ce qu'il fallait faire. Donc, moi, je n'ai pas de certitude aujourd'hui que le métro E soit la priorité.
Alors, vos opposants, dont je suis obligé de porter la parole, disent, oui, ça a été concerté et les gens l'ont souhaité. Et donc, la question a déjà été posée et comme dirait l'autre, elle a été vite répondue. Non, mais elle a été posée tant qu'un projet n'est pas financé. On ne parle de rien. Mais là, vous parlez d'interroger les gens sur le souhait, la nécessité de le faire. Non, mais... Non, non, mais... Les opposants disent ça, c'est fait déjà.
La consultation a été faite sur le métro et donc, les habitants concernés sont favorables au projet. Voilà. Personne ne le dit contraire. D'accord. La question, c'est de savoir, il y a d'autres possibilités de métro sur l'agglomération. C'est d'avoir un débat d'agglomération que chacun dans son secteur souhaite avoir le métro. C'est tout à fait naturel. C'est tout à fait légitime. Mais on a besoin de partager les enjeux de l'agglomération, avoir une vision globale, quel développement urbain qui va avec. parce que si on met des lignes fortes de transport en commun, on ne peut pas en même temps dire on veut le métro et en même temps dire on ne veut pas construire de logement. Voilà.
Ça, c'est aussi sur certains territoires pas possible d'avoir un discours aussi peu cohérent. Quand on met des lignes fortes, c'est pour mettre aussi du logement qui va avec. Et donc, non seulement on fait ce débat, partager les enjeux, prioriser éventuellement lignes et lancer éventuellement une ou plusieurs lignes. Mais pour y arriver, il faut un, qu'il sorte un consensus sur l'agglomération. Et je pense que c'est possible. Donc, c'est comme ça que vous faites la concertation. Et deux, qu'on trouve des financements. D'accord. Pour le dire très tranquillement, le Citral ne pourra pas financer tout seul. Donc, soit la métropole de Lyon rajoute beaucoup d'argent et pourquoi pas.
Mais il ne faut pas aussi que mes opposants disent qu'à chaque fois qu'on investit, on va ruiner la métropole et parallèlement qu'il faudra investir plus. Et puis, peut-être qu'on sera aidé par la région puisque la région et Laurent Wauquiez ont beaucoup financé la Haute-Loire. Peut-être va-t-il aider sur la métropole de Lyon en financer du métro. Il nous reste deux minutes
avant de faire une pause. Il y a quand même un truc, je compris, je vous fais crédit de tous vos arguments, mais vous l'avez très bien compris, d'ailleurs, les gens qui s'opposent à vous sur ce sujet sont intimement convaincus que vous ne voulez pas du métropole. Je vais vous dire très tranquillement,
je l'ai dit dans la campagne que je m'interrogeais. Aujourd'hui, je m'interroge toujours, mais avec les éléments que j'ai, je dirais que j'étais plutôt peu convaincu. Pendant la campagne, aujourd'hui, je suis plus ouvert parce que j'ai des études, des éléments supplémentaires. Moi, je ne prétends pas tout savoir sans avoir des données.
Est-ce que vous leur promettez que ce n'est pas votre décision, vous, la majorité, qui va primer sur une concertation qui pourrait aller en compte de ce que vous ressentez ?
Bien sûr. Si je ne voulais pas faire le métro E, je ne l'aurais pas fait. Il n'y aurait pas de consultation. Ce serait fini. On a fait les plans de mandat. Il y a un changement. Moi, je n'ai pas porté le métro E dans la campagne. On ne fait pas le métro E, c'est terminé. Donc, si on lance cette consultation, c'est que les choses sont ouvertes. Sinon, on n'a pas besoin de faire une énième consultation. On en a plein à faire d'autres sur le tramway, sur la télécabine. La consultation métro, c'est vraiment pour avoir une vision d'agglomération. On a besoin de le faire, on a besoin de le partager.
Et tous ces gens qui sont certains qu'il faut faire le métro E, à 95%, ils ne connaissent rien au dossier. C'est ça qui est triste. Donc, j'aimerais qu'ils ouvrent un peu les yeux, qu'ils regardent des choses.
Est-ce que franchement, les yeux dans les yeux, vous n'espérez pas que votre projet de téléphérique, s'il se fait, fasse oublier le désir de métro E ?
Non, ce ne sont pas les mêmes fuseaux, ce ne sont pas les mêmes enjeux. Un métro, ça transporte beaucoup plus. Et donc, ça peut être complémentaire. On peut faire un projet des deux, les deux ou aucun. Les choses, elles sont ouvertes. D'accord.
Ça, c'est bien clair. On fait une deuxième pause, pardon, et on revient dans un instant. On a mangé beaucoup de temps, mais ça vaut la peine. Je n'ai rien qu'on parle de TER, notamment, puisqu'il y a aussi un problème de transport par train et d'autres sujets. A tout de suite avec Bruno Bernard sur Lyon 1ère. Vité politique du Samedi. Suite et fin de notre entretien avec Bruno Bernard, le président de la métropole qui était là avec nous pour parler de transport. On va arrêter sur le métro. Je pense que vous avez dit à peu près les choses. J'aurais aimé vous interroger sur les fameux poteaux. Tout le monde nous fait cette petite question. Alors, comment on va faire avec ces poteaux ?
Mais j'ai remarqué que vous esquivez la question. Je pense que ce n'est pas la peine qu'on y revienne. Les poteaux du métro ? Oui, les poteaux du téléphérique. Les opposants disent qu'il va y avoir des poteaux, ça va être moche. A chaque fois qu'on vous pose la question, on vous dit que c'est un projet nécessaire. Vous ne répondez pas sur les poteaux parce qu'est-ce que vous pouvez répondre d'ailleurs ?
Ce n'est pas beau. Mais qu'il y aura des poteaux et qu'on va tout faire pour qu'un habillage soit le meilleur possible et que ça fait partie aussi
vous avez proposé notamment au président de région un projet de, comment dirais-je, d'étoiles ferroviaires, enfin de réseaux de trains régionales qu'il pourrait co-financer. Jean-Charles Collas m'a dit qu'il ne répond pas à le président de région. Et puis là, il y a 3-4 semaines, un beau dimanche dans le progrès, une page entière, Laurent Wauquiez dit j'ai d'avoir une idée, on va faire une étoile ferroviaire, j'ai même un cabinet qui a trouvé le truc, voilà ce qui va se passer. Donc j'attends d'avoir Laurent Wauquiez la semaine prochaine pour lui demander si c'est vraiment son idée. Il va nous dire ça honnêtement. Comment vous l'avez vécu cette annonce ? Est-ce que vous vous réjouissez ?
Comment vous le vivez ?
Je n'y crois pas du tout. Malheureusement, ça fait 5 ans qu'on n'avance pas du tout sur le projet, que Laurent Wauquiez non seulement n'a rien fait, mais il a même supprimé des trains entre, par exemple, Lyon, PRH et Givor. Et donc, je crois qu'il a une vision du train qui est simplement pour lui une charge, un coût, et qu'il se dit si je mets plus de trains, il y aura plus de monde, ça me coûtera plus cher donc je ne fais pas de train. Donc je ne crois pas du tout. Un peu caricatural ? Il faudra lui demander. Mais comme on n'a pas du tout avancé et donc, trois semaines avant une élection, on commence à dire finalement le train, c'est peut-être une bonne idée, alors que rien n'a été fait.
Il y avait des études prêtes depuis 5 ans, notamment sur l'Ouest lyonnais. On sait très bien que c'est la solution, qu'on a des trajets très rapides en train sur l'agglomération lyonnaise, mais même dans la région. Je n'y crois pas une seconde, donc j'espère bien que Fabienne Grébert, qui elle croit en train, soit élue à la région le 27 juin pour qu'on puisse enfin développer le train. Et nous, en tant que métropole de Lyon, on aidera, si ça se fait, à l'investissement pour développer ces trains. Si vous qui êtes réélu,
ça veut dire que pour vous c'est un drame ? C'est-à-dire qu'il n'y aura jamais ce projet qui vous tient à cœur de réseau ferroviaire régional ?
En tout cas, soit il change d'avis et je vous dis, j'y crois peu, soit ça ne se fera pas en effet, mais c'est aussi pour ça qu'on vote. Et c'est bien aux habitants de choisir ce qu'ils souhaitent pour la région.
Je passe rapidement à la ZFE je vous donne toute la liste des reproches aujourd'hui puis vous répondez le reproche qui est fait à votre façon de gérer cette zone à faible émission, c'est-à-dire sans diesel, c'est d'y aller trop fort, trop vite par rapport au reste de la France et que c'est injuste socialement. Même pour les entreprises, il y a encore quelques minutes où on avait un représentant sur cette antenne de l'Automobile Club Association qui nous dit que c'est une grosse injustice car les entreprises ne peuvent pas acheter des camions à 50 000 euros électriques avec des grosses batteries, etc. Qu'est-ce que vous répondez à toutes ces difficultés qui s'annoncent ?
Alors, c'est en effet un sujet compliqué. Je rappelle d'abord que la pollution elle tue 50 à 100 000 personnes morts, prématurées par an selon les études et que c'est souvent les plus fragiles et les plus pauvres qui en souffrent, notamment ceux qui habitent près du périphérique par exemple. Et donc, on a un enjeu très fort en effet de sortir du diesel au cœur de l'agglomération sauf dérogation ce qui permet quand même de travailler. Et on s'est donné juste au mois de février pour avoir une large concertation qui a commencé pour trouver des solutions. L'objectif, c'est que chaque habitant est une solution pour aller travailler.
Donc,
il peut y avoir plusieurs solutions, des modes alternatifs on développe fortement les transports en commun, d'autres déplacements, vélo à assistance électrique et puis bien sûr, il y aura encore beaucoup de déplacements en voiture. Donc, on est en train de regarder en complément des aides de l'État d'avoir des processus de crédit ou d'autres solutions pour permettre qu'il y ait une solution pour tout le monde. Mais c'est une question sociale évidemment. Vous savez, il y a un tiers aussi des personnes qui n'ont pas de véhicule déjà sur l'agglomération. Donc, quand on fait des transports en commun, on aide aussi socialement.
On a fait la gratuité des transports en commun pour les plus précaires. C'est déjà 52 000 personnes qui ont une carte de gratuité sur l'agglomération. Donc, les questions de solidarité, elles sont essentielles dans cette agglomération. Parce que vous n'êtes pas allé un peu trop fort quand même.
Mais on n'a encore rien fait. Sur le budget genre, je ne sais pas si vous avez remarqué, c'est rentré un peu dans les idées. Il y a plein de villes qui vont s'y mettre. Par contre, sur les ZFE, ça freine encore pas mal dans les grandes villes. Ça ne va pas franchement. Pas comme vous.
Écoutez, on va voir. Paris a des ambitions qui sont à peu près équivalentes. Grenoble aussi. Puis j'espère d'autres. Et puis la loi va sortir du gouvernement qui nous impose d'ailleurs de faire ces ZFE. Alors, oui, nous on assume qu'on est un peu plus ambitieux que ce qui est pour l'instant demandé par le gouvernement. Mais c'est une question de santé publique. Et moi, je l'assume. Et on a jusqu'au mois de février pour travailler.
Donc, pareil, tous ces opposants qui critiquent, mais un, qui ne proposent pas et deux, qui ne savent pas encore ce qu'on va faire, je leur donne rendez-vous d'abord pour participer aux ateliers, pour participer au débat, pour apporter des solutions et puis pour juger en février
ce qu'on proposera. Un mot sur l'actualité. Vous aimez beaucoup les vélos. Vous avez lancé récemment un plan pour prêter des vélos aux jeunes. Et puis là, vous avez inauguré ou en tout cas lancé la première, je ne sais pas comment on dit, d'ailleurs, première branche, tranche du fameux rêve du réseau Express Vélo entre Vaux-en-Velin et la Doua. À quel terme ce réseau sera-t-il prêt ?
Alors, c'est Vaux-en-Velin, la Doua et tous les équipes de Lyon jusqu'à sa fond. Voilà, c'est ça. Donc, c'est un peu plus que ça. Alors, il va prendre une dizaine d'années ce réseau. Parce que, et puis il va continuer peut-être d'ailleurs au-delà. L'objectif, c'est d'avoir déjà 250 kilomètres en 2026. Donc, c'est déjà conséquent. Cette première ligne, elle est de 17 kilomètres qu'elle a été annoncée. Et donc, il va se déployer au fil du mandat parce qu'il faut quand même faire des infrastructures.
L'objectif, c'est d'avoir un réseau sécurisé, c'est-à-dire séparé des autres modes de transport et que les voitures ne puissent pas être en contact des vélos pour qu'on soit en sécurité contre roule et qu'on ne donne pas des piétons parce qu'il faut aussi que les piétons aient leur espace et puis qu'il y ait une continuité. Donc, c'est un investissement important, essentiel, notamment avec le vélo assistante électrique qui donne aujourd'hui la possibilité à d'autres personnes de se déplacer et de plus loin. Le vélo, c'est bon pour leur santé, ça ne coûte pas cher, c'est bon pour la pollution et donc, il faut pousser ceux qui peuvent, ceux qui le souhaitent à utiliser le vélo en sécurité.
Je vais vous faire un reproche dans l'autre sens maintenant, étant moi-même un pratiquant et je l'ai dit aussi à Fabien Bagnon, on est un peu déçu, on trouve que ça ne va pas assez vite les pistes cyclables et qu'on risque sa vie tous les matins encore à Lyon alors que vous êtes là depuis un an. Alors, Fabien Bagnon m'a dit c'est très long pour faire des pistes cyclables, c'est ça la raison ? Ça ne va pas assez vite en fait ? C'est pas comme le disait.
Alors moi, je trouve toujours que ça ne va pas assez vite. Donc, je suis pleinement d'accord avec vous, il faudrait que tout aille plus vite mais je trouve quand même qu'en 11 mois, il n'y a pas encore un an, on avance quand même très bien sur ces sujets. Moi, je ne trouve pas. On va investir au moins deux fois plus sur le vélo qu'auparavant et donc, pareil, si vous pouvez nous donner un coup de main pour que ça aille plus vite, y compris d'ailleurs, voilà, tout est possible mais je ne sais pas,
vous allez inventer des choses. J'ai peut-être une idée, c'est est-ce que vous pouvez agir sur le respect des pistes cyclables ? Ça aussi, c'est un problème quotidien. Si vous voulez, on fait un trajet ensemble et je vous trouve 50 endroits où des voitures sont garées, où des gens vous insultent. Voilà, la sécurisation de ces pistes cyclables, est-ce que vous pouvez agir dessus ou est-ce que vous en remettez uniquement au préfet et à la police ? Alors,
moi, je pense qu'on peut agir. D'abord, en lien avec les polices municipales mais aussi, aujourd'hui, je crois que la ville de Lyon veut regarder la verbalisation par vidéocaméra sur un certain nombre de sujets et puis, il y a une culture à apporter, il y a aussi la formation des jeunes. Là, je peux vous aider. Mais évidemment, mais en effet, ce n'est pas possible d'avoir toujours ces voitures garées en double fil sur les pistes cyclables qui créent du danger permanent. Avec le réseau express vélo, ça ne pourra pas arriver parce qu'il y aura une bordure qui empêchera la voiture d'être garée dessus.
Bon, on va sur le social parce qu'il nous reste à peu près la moitié de la fin de cette émission. Le social, c'est beaucoup de décisions. Un mot sur ce RSJ dont je crois que c'est l'une de vos fiertés. Alors, je rappelle ce que c'est, c'est un revenu qui ressemblerait à ça, mais pas tout à fait, qui s'adresse aux jeunes qui n'avaient droit à rien. Là, vous l'avez lancé depuis pas si longtemps, en fait, quelques semaines. Est-ce que vous avez déjà un premier retour et qu'est-ce que vous attendez de ça ? Est-ce que ça va se développer, s'amplifier ? Alors,
on est en train d'instruire, je crois, depuis deux ou trois semaines. Donc, c'est tout nouveau. Les premières aides seront versées à la fin du mois de juin. La situation des jeunes, elle est difficile. Il y a beaucoup plus de jeunes qui vivent sous le seuil de pauvreté que le reste de la population et la crise sanitaire a encore aggravé la situation. Et la difficulté qu'on a, c'est qu'on a beaucoup de jeunes qui ne rentrent dans aucun dispositif. L'État a fait des choses plutôt positives, d'ailleurs, à travers la garantie jeune pour la station des jeunes, mais qui ne peut considérer, malheureusement, pas assez de jeunes.
Et certains sont trop éloignés de ces dispositifs parce qu'ils ont des problèmes de logement, d'alimentation, des problèmes psychiques et qu'il faut accompagner avant de pouvoir les remettre dans d'autres dispositifs. Et donc, nous sommes les premiers à le faire sur le territoire. Il y a une trentaine de collectivités avec qui on est en contact qui souhaitent aussi mettre quelque chose en place. C'est important d'avoir une aide d'urgence et ce n'est simplement qu'une aide d'urgence. Ça ne permet pas aux jeunes de vivre, mais ça peut éviter qu'ils tombent dans l'extrême pauvreté et par exemple qu'ils finissent à la rue.
Donc, c'est une mesure importante et j'espère que le gouvernement va avoir une mesure équivalente au niveau national parce qu'on ne peut pas laisser nos jeunes dans la galère permanente. Il y a aussi d'ailleurs d'autres sujets sur les jeunes. Il faudrait augmenter les bourses. On est vraiment dans ce pays en train de passer à côté, de maltraiter la jeunesse qui est pourtant l'avenir du pays. Et pourtant,
vous avez fait un sacré buzz avec ce RSJ. On sait aussi que le gouvernement a regardé ça de près. Est-ce qu'en passage, vous avez l'espoir qu'il devienne national et en étant né à Lyon, que ce projet se développe partout ?
J'ai espoir que le gouvernement, ou plutôt le futur gouvernement s'il change en 2022, mais quel qu'il soit d'ailleurs, fasse en effet quelque chose. Je n'aurais pas une fierté le fait de l'avoir lancé. C'est un débat national, mais moi je l'ai fait avant tout pour les jeunes de la métropole de Lyon. Parce qu'on a cette possibilité d'aider nos jeunes. J'aimerais que ça se fasse de partout, mais déjà nous, on commence ici à la métropole de Lyon.
Alors, vous avez fait récemment une initiative à propos d'un squat qui a beaucoup fait parler et une fois de plus réveiller votre opposition. Vous avez signé un contrat de deux ans avec des occupants d'un squat, d'un bâtiment qui était désaffecté où s'étaient installés des gens justement dans la difficulté, voire sans papier. Et donc, votre choix a été de les laisser en place et de leur donner deux ans pour s'organiser. Je résume les choses. On a eu des réactions très très fortes ici. Je pense par exemple à Sébastien Michel qui était très grave là-dessus à votre place qui nous a dit quel est le message ?
Voilà, il suffit d'aller squatter un bâtiment, on obtient le droit d'y rester et donc c'est un appel d'air. Voilà, comment vous expliquez
cette décision pour ceux qui ne comprennent pas ? Tout d'abord, ce squat, il était là depuis longtemps. C'est vrai. Donc, il s'est installé, je pense même avant que je sois élu. On a, nous, évacué le plus gros squat de l'agglomération au Collège Maurice-Sèvres. C'est vrai. Dans des bonnes conditions. Là, ce squat, de toute façon, il y a des gens dedans. Donc, la réalité, c'est que si on ne fait rien, il reste là. Donc, on a conventionné avec une association pour que les choses se fassent de façon dans la dignité, qu'on puisse accompagner les gens, éventuellement faire des diagnostics sociaux et puis avoir un accord très clair de durée, on y mettra fin.
Donc, si on n'avait rien fait, il serait probablement là. Pareil, on ne sait pas quand est-ce qu'il est parturé. Évacuer les gens. Mais ça, c'est le choix des forces de l'ordre. Ce que je constate, c'est que ça n'a pas été fait. Si vous mettez la pression pour qu'un lieu soit évacué, vous l'obtenez peut-être plus rapidement. Vous savez actuellement la position gouvernementale, qui n'est d'ailleurs peut-être pas une mauvaise position, c'est plutôt de ne mettre personne à la rue. Depuis maintenant plus d'un an. Voilà. Donc, moi, sur ces questions-là, il faut être pragmatique.
Nous, on a des publics à accompagner, d'ailleurs, et on fait actuellement des actions de fond pour utiliser nos terrains. Parce qu'on a des terrains, on a des bâtiments, donc on les utilise de façon transitoire pour mettre, par exemple, des bungalows, des tiny houses, pour que notre public, qu'on doit accompagner, là, je pense, à des femmes avec des enfants de moins de 3 ans, plutôt que d'être à l'hôtel, seules, dans de mauvaises conditions, elles puissent vivre dans des bonnes conditions, avoir un accompagnement social pour les remettre sur un chemin d'espoir. Et cette critique
d'appel d'air, de, comment dirais-je, d'invitations...
Oui, avant,
donc je ne comprends même pas l'objet. Une petite question sur la politique concernant les sans-papiers, notamment les jeunes majeurs, vous savez, ceux dont on ne sait jamais s'ils sont vraiment majeurs, mineurs, avant votre arrivée, ça faisait l'objet de dossiers, moi j'ai fait plusieurs émissions là-dessus, c'est des vrais drames, dans certains cas. Est-ce que vous avez une politique particulière pour voir ça de plus près ? Il y a de nouveau, je crois, d'ailleurs, un camp de jeunes mineurs qui s'est installé, enfin mineurs, majeurs, voilà, c'est tout le problème. Est-ce que vous avez pris ça à bras-le-corps ? Est-ce que les choses ont changé là-dessus ?
Ce qui change d'abord, c'est que le public qu'on doit accompagner, donc les jeunes reconnus mineurs en l'occurrence, moi je souhaite qu'ils soient accompagnés dignement et de façon efficace. Donc on arrête de les mettre à l'hôtel où ils se retrouvent tout seuls, de toute façon ils ne sont pas accompagnés, il n'y a pas de suivi. Donc on travaille avec les associations pour avoir des lieux, soit en dur, soit en provisoire avec ces tiny houses sur nos terrains pour qu'on ait un vrai accompagnement de ces jeunes et qu'on leur donne une formation derrière et un espoir. Voilà, déjà, c'est s'occuper de notre public.
Après, on est en lien avec l'État, la préfecture, pour, sur les publics qui dépendent de l'État, on puisse donner des coups de main. Donc à nouveau, je l'ai dit, je le redis régulièrement aux autorités de l'État, s'il faut trouver des terrains, s'il faut donner des coups de main, on est là. Maintenant, on ne fera pas tout à la place de l'État. Comment dirais-je ?
C'est un vrai désespoir, vraiment, ces jeunes qui attendent de savoir s'ils sont majeurs ou mineurs, des fois, ça ne se joue à pas grand-chose, à une appréciation. Les critères d'évaluation, c'est beaucoup de reproches qui ont été faits à l'équipe Kimmelfeld, d'un côté inhumain, dans le traitement, en attente de la décision. Est-ce que là-dessus, vous avez quelque chose à dire ou à faire ?
D'abord, les décisions, il y a une évaluation qui est faite assez rapidement. Pas toujours. Là, plutôt rapidement actuellement, mais quand le jeune est reconnu majeur, c'est après qu'il y a un souci puisqu'il y a des possibilités de recours mais des délais de jugement qui sont beaucoup trop longs. Donc là, c'est à la justice aussi de prioriser un petit peu les choses parce qu'on se retrouve avec des personnes en détresse entre deux. Et puis, il faut aussi peut-être que l'État estime qu'il faut traiter et aider ces personnes. Donc moi, je suis ouvert à ces questions-là, travailler avec l'État, mais sur des politiques de long terme. Il ne faut pas être dans la réaction immédiate.
On a malheureusement beaucoup trop, beaucoup trop de personnes à la rue dans cette métropole de Lyon. 2000, 3000, les chiffres peuvent varier, mais c'est à peu près des estimations qu'on a. Et moi, je souhaite que dans quelques années, il y en ait beaucoup moins, c'est des politiques de long terme où il faut travailler avec tous les acteurs et trouver des solutions et je pense qu'elles existent. À la taille d'une agglomération comme la métropole de Lyon, on doit être collectivement meilleur
sur ce sujet. On va déborder de deux minutes, mais je pose quand même une question sur la culture. Sinon, M. Cédric Van Stievendel, le maire de Villeurbanne et votre vice-président on ne va pas être content. Vous avez annoncé des aides pour les structures, c'est-à-dire, je vais faire une question simple, comment allez-vous aider la culture à redémarrer dans le Grand Lyon ?
Alors, on a en effet des aides, mais surtout, moi je dis simplement aux habitants, aller dans les lieux culturels. Les Nuits de Fourvière ont démarré, il y a encore 15 000 places de disponibles, il y en aura d'autres probablement qui vont être ajoutées car la chose va augmenter au mois de juillet, les musées sont ouverts, on a des expos magnifiques au musée des Confluences, au musée Luctunum et puis dans les musées aussi municipaux et autres, aller dans les lieux culturels, reviver, la vie reprend avec la culture et j'en suis très heureux.
Vous êtes très modeste parce qu'effectivement vous avez lancé un plan, vous avez augmenté les aides, vous ne le dites pas mais ça a été fait. Ça mérite d'être souligné quand même. Très bien, en tout cas je vous remercie, je pense qu'on aura d'autres sujets, j'ai été obligé d'accélérer un petit peu. Je vous remercie, je pose ma dernière question que je pose à chaque invité ici. Qu'est-ce que vous faites de vos week-ends ?
Alors, j'essaie de me reposer un peu mais je travaille encore beaucoup parce que j'ai encore beaucoup trop de notes à lire pour bien maîtriser les dossiers de cette agglomération. Vous avez un hobby ? J'en ai beaucoup des hobbies.
Un seul.
On voudrait vous connaître un peu. Un truc qui vous passionne. Qui me passionne ? Vraiment, j'aime beaucoup le foot quand même.
Ah oui ? Ce n'est pas un secret mais je regarde beaucoup le foot. Écoutez, formidable. Merci encore d'être passé sur Lyon 1ère et vous savez qu'on vous attend quand vous avez envie de vous exprimer quand vous voulez puisque Lyon 1ère c'est indispensable dans le Grand Lyon. Merci et bon samedi. Merci, dans un instant les infos.
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