S02E03 - Backseat avec Manès Nadel et Astrid Panosyan-Bouvet
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
il y a une distribution de baguettes de pain dans le public, c'est extraordinaire, bonsoir à toutes et à tous bienvenue sur Backseat, très heureux de vous retrouver pour cette émission, nos chroniqueurs s'installent autour du plateau, incroyable on va parler de politique pendant cette émission, très content d'être avec vous les amis, bonsoir le public merci à vous d'être là, je rappelle que vous aussi vous pouvez venir dans le public de Backseat moyennant une contribution à son financement vous retrouvez tout ça sur le utip de l'émission, utip.io c'est grâce à vos dons que l'on finance cette belle production, si ça vous plaît et si vous trouvez que c'est utile, n'hésitez pas à lâcher un petit billet, ça fait zizir qu'est-ce que je voulais dire ce soir, on va parler politique on a plein de sujets à aborder et je suis très bien entouré puisque je suis avec mes chroniqueurs ce soir, Malek Délégué, salut Malek salut Jean, salut tout le monde comment tu vas ?
t'as un très beau plateau, t'as vu ça claque t'as un beau public, qui fait du bruit et un beau chroniqueur, Malek Délégué
parce qu'on a Jean Macier
t'as failli dire Jean Macier parce qu'il me hante et on a un chat incroyable aussi, salut à tous bonsoir Malek, tu es conseiller en communication politique, tu as été par le passé chroniqueur dans Balance Ton Post et tu m'as dit que t'allais bientôt faire des bêtises sur internet, ouais ça c'est une petite exclue
parce que j'ai jamais dit ailleurs vas-y tu lâches l'info ? non je lâche pas comme l'info mais j'arrive bientôt, il va se passer des trucs sympas, tu vas arriver fort ? ouais en fait c'est toi qui m'as donné le goût des internets
let's go, ok Malek on va te retrouver sur internet tu nous en diras plus bientôt j'espère avec nous aussi Claire, salut Claire troisième fois que tu viens chroniquer
dans Backstreet, ça te plaît l'exercice ? ouais ouais carrément
et bah nous ça nous fait super plaisir que tu sois là Claire tu es doctorante en théorie politique tu es chercheuse donc, t'es aussi militante écolo, l'un des visages du mouvement climat en France ouais merci à tous les deux d'avoir accepté on va être rejoint tout à l'heure par Chloé Riedel qui va nous rejoindre elle est haute fonctionnaire elle co-dirige l'institut Rousseau qui est une sorte de sit-tank, un cercle de réflexion sur la gauche républicaine et écolo et elle est aussi co-fondatrice d'une assos qui s'appelle Mieux Voter qui promeut le jugement majoritaire voilà le line-up de qualité ce soir les amis pour des sujets de qualité puisqu'on a beaucoup de choses à se dire je sais plus si on se met un petit générique avant de passer au sujet de la semaine je crois bien allez petit jingle, c'est parti merci beaucoup alors vous, il ne faut pas que vous applaudissiez parce que sinon ça cut dans le micro le bruit du public et tout puis après ils ne sont pas contents parce qu'ils ne sont pas entendus etc donc désolé ce soir les amis dans les sujets de la semaine on voulait parler d'un paquet de trucs au programme de l'émission ce soir j'aurais dû commencer par là on va recevoir tout à l'heure plusieurs invités de qualité on va recevoir Manès Nadel qui est un syndicaliste lycéen qu'on a vu cette semaine à la télévision et qui va venir discuter avec nous et échanger sur le sujet de la mobilisation contre la réforme des retraites et notamment de la mobilisation des jeunes et on retrouvera en invité politique dans la deuxième partie de l'émission une députée de la majorité proche d'Emmanuel Macron il s'agit de la députée Astrid Panosian-Bouvet qui travaille également sur le sujet du grand âge et avec qui on discutera du coup tout à l'heure de la séquence politique actuelle et de ce qui se prépare aussi dans le sujet du grand âge vous retrouverez également d'ailleurs les chroniques d'Adèle et de Vincent au cours de l'émission est-ce que j'ai oublié quelque chose ?
non mais je crois que c'est bon je crois que c'est bon je crois qu'on est bon alors dans les sujets de la semaine cette semaine on voulait discuter ça a été présenté en conseil des ministres il y a quelques jours par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin c'est la loi immigration ça y est c'est la traduction législative des ambitions annoncées par Emmanuel Macron il y a plusieurs mois maintenant disant qu'il voulait remettre à plat un certain nombre de choses notamment du côté des procédures de demande d'asile il veut considérablement accélérer pour qu'entre le moment où un réfugié fait sa demande et le moment où il a sa réponse définitive on raccourcisse les délais parce que les délais trop longs causaient beaucoup de problèmes en tout cas c'est ce qu'expliquait le président de la République et il voulait aussi faciliter dans certains cas l'embauche des immigrés dans les métiers en tension dans les métiers en tension qui ont besoin de salariés ça a été présenté par Gérald Darmanin cette semaine on en parle peu parce qu'on est encore dans la séquence retraite est-ce que c'est ça la prochaine grande bataille du gouvernement ?
Claire ?
Alors je pense que du moins c'est une grande bataille du point de vue du narratif et des idées c'est-à-dire que là c'est la 22ème loi sur l'asile et sur l'immigration depuis la loi Pascua qui était en 1986 donc en fait on a un empilement à chaque fois de textes législatifs et une situation sur le terrain qui reste plus ou moins la même avec plutôt un phénomène de complexification du système à force d'empiler les lois justement donc je voulais pour vous en parler je voulais afficher un truc je sais pas si c'est possible T'es venue avec un... Tu l'as dit en régie ? Oui je l'ai dit en régie c'est la preuve que je m'installe un peu mais peut-être que ça arrivera pendant que je parle tu verrais
Il y a un visuel à afficher que Claire vous a donné d'une manière ou d'une autre
Mais je continue et puis ça arrivera peut-être c'était en fait pour vous montrer à quel point aujourd'hui le parcours de demande d'asile c'est un vrai parcours du combattant c'est très très compliqué et que cette loi elle va venir raccourcir mais peut-être rendre les choses encore plus compliquées pour les personnes qui passent par cette procédure et surtout voilà Alors en gros vous voyez le nombre d'étapes qu'ils ont à parcourir avant d'arriver il y a deux instances donc l'OFPRA et la CNDA qui doivent juger sur leur situation et le fait d'accélérer ça va plutôt nuire à la capacité de ces instances-là de vraiment regarder le dossier en profondeur etc.
Alors dans la volonté affichée par Gérald Darmanin il veut justement délocaliser notamment la CNDA la Cour nationale du droit d'asile là en gros c'est les juges qui jugent en dernier cours si votre demande est acceptée ou pas pour en créer des instances régionales parce qu'aujourd'hui tout se fait à Paris il veut accélérer aussi un certain nombre de procédures en créant des bureaux des bureaux locaux auprès des préfectures au plus proche du terrain etc. Donc il y a aussi un argument de simplification du système du point de vue même des demandeurs d'asile
Oui il y a de la simplification il y a de la enfin ça ne va pas forcément se traduire par de la simplification dans un premier temps parce que en fait chaque changement de loi pour des gens qui arrivent en France qui ne connaissent pas la langue qui ne connaissent pas le système institutionnel en fait c'est hyper violent hyper compliqué et s'ils n'ont pas des assos pour les aider à se dépatouiller là-dedans en fait ils ne s'en sortent pas ils loupent les dates parce que juste ils n'ont pas compris que c'était cette date-là parfois en fait on n'a même pas le même alphabet et il n'y a pas du tout du tout assez de moyens mis pour les accompagner là-dedans et un autre truc qu'ils ont changé c'est justement à la CNDA avant il y avait trois juges donc trois personnes pour écouter la personne là ça va être un juge unique donc en fait ça détériore vraiment la qualité du jugement de la capacité de ce juge d'avoir une évaluation complète de d'où vient cette personne qu'est-ce qu'elle a traversé quelles sont les étapes dans son parcours et est-ce qu'elle peut oui ou non avoir le statut de réfugié ou pas donc enfin encore une fois c'est une loi qui est faite plutôt pour satisfaire l'aile droite donc l'aile fermeté dans le fameux duo humanité fermeté clairement cette loi c'est la jambe fermeté et là tu parlais tout à l'heure de l'accélération des possibilités d'OQTF donc obligation de quitter le territoire français et des expulsions en fait il faut bien mesurer ce que ça va impliquer pour les personnes qui sont concernées quoi c'est on les prend de force on les met dans des cras donc des centres de rétention et après on les prend de force on les met dans des avions pour les ramener à leur pays
la question du taux d'efficience des OQTF a fait partie de ces fameuses décisions d'obligation de quitter le territoire français c'est ça une OQTF ça fait un débat énorme à la droite de l'hémicycle depuis des années est-ce que là aussi on est dans un contexte politique qui justifie cette loi immigration Malek est-ce qu'Emmanuel Macron a encore besoin des républicains ?
il en a plus que besoin et en fait c'est la véritable question sur la naissance de cette loi est-ce qu'elle est là vraiment pour apporter des solutions concrètes ou est-ce qu'elle est là pour commencer à raconter une petite histoire et mettre les républicains sur le bateau ? tu penses ? et j'ai même envie de te dire plus loin est-ce que c'est pas une petite occasion de commencer à faire passer des lois aisément avec des voix de rassemblement national et que ça commence à devenir banal ?
alors le RN il y a quand même très peu de chances qu'ils votent cette loi puisque dans cette loi il y a aussi la facilitation pour les immigrés qui travaillent déjà de renouveler leur titre de séjour on va créer des titres de travail qui n'existent pas encore en tout cas c'est compliqué et on va aussi permettre aux immigrés qui travaillent de ne plus avoir besoin du tampon du patron pour faire ça
ce qui va être intéressant c'est la discussion et voir si des amendements du rassemblement national vont finir par être votés ou pas
ça je suis d'accord avec toi et ça ça va être hyper intéressant
et est-ce que ça va pas être le début de la banalisation dans l'hémicycle au sein de la Macronie de petits amendements du rassemblement national moi c'est une vraie question que je me pose et je rejoins clair sur le truc de l'équilibre il n'y a plus aucun équilibre on est sur fermeté fermeté et surtout on met tout le monde dans le même bateau c'est-à-dire qu'on parle des OQTF on parle des délinquants aussi à expulser et puis dans le même lot on met des travailleurs précaires d'ailleurs qu'on va laisser dans la précarité on va leur donner un titre de séjour mais il n'y a rien de concret donc voilà Darmanin nous pose sa petite loi c'est la deuxième loi l'immigration sous Emmanuel Macron loi Pologne du coup il y aura peut-être la troisième d'ici 2027
il faut quand même rappeler parce que c'est important que Gérald Darmanin est le ministre de l'Intérieur issu des Républicains et il fait partie de ces prises de guerre aux Républicains de 2017 qui est aussi un peu une forme de bête noire des Républicains et ça va être enfin c'est peut-être la mort dans l'âme que les Républicains soutiendront cette réforme qui vient d'un des leurs à la différence d'Elisabeth Borne et d'Olivier Dussopt qui sont issus de la gauche donc pour les Républicains il n'y a pas d'inimitié spécifique ou particulière mais Gérald Darmanin il a maillé à partir depuis longtemps sur les questions d'insécurité avec ses anciens collègues des Républicains et donc c'est peut-être aussi un jeu important pour sa crédibilisation à lui lorsque l'on sait que Gérald Darmanin fait partie de ceux qui caressent le doux espoir d'éventuellement peut-être qu'on ne sait pas devenir le successeur d'Emmanuel Macron à la présidentielle 2027 donc il y a aussi un enjeu personnel derrière cette loi pour Gérald Darmanin de créer la grande union des droites
et il est la bête noire par une partie des Républicains mais il est aussi peut-être la perche pour s'exfiltrer des Républicains et commencer à envisager un avenir pour d'autres députés des Républicains et ça il ne faut pas l'oublier ça il ne faut pas l'oublier donc ce qui permettrait de grossir les rangs de la Macronie et ce n'est pas un luxe aujourd'hui vraiment donc tout ça est observé la loi immigration là pour l'instant on n'en parle pas puisqu'il y a le débat sur la réforme des retraites et un débat légitime évidemment mais il ne faut pas non plus passer à côté parce que ça va être hyper important à tout point de vue
c'est un sujet éminemment européen Claire
oui tout à fait en fait la manière dont c'est traité en France c'est aussi beaucoup lié à la montée globale des idées d'extrême droite en Europe et en fait au niveau européen toutes ces tensions-là rejouent parce qu'il y a ce qu'on appelle le règlement Dublin qui dit que les migrants arrivent et généralement ils arrivent forcément quand ils arrivent en Europe ils arrivent par des pays de la frontière extérieure donc Italie Grèce etc et en fait pour que ces pays-là jouent un rôle finalement de sas d'accueil et que les flux de réfugiés s'arrêtent là ce règlement dit que c'est le pays de première arrivée qui doit être le pays où la personne enregistre la demande d'asile ce qui est complètement irrationnel parce qu'une personne qui a de la famille en France par exemple qui parle français qui a tous les réseaux pour pouvoir s'intégrer bien en France s'il arrive par l'Italie il est obligé il est bloqué en Italie sauf que eux en fait s'ils ont leur famille en France ils vont pas pouvoir rester en Italie et apprendre l'italien donc c'est une loi c'est un règlement qui n'a aucun sens d'un point de vue rationnel qui est très très brutal très très inhumaine et aujourd'hui ça a aussi favorisé la montée de l'extrême droite et la venue au pouvoir de l'extrême droite notamment en Italie
exactement il y a un sujet en plus intéressant c'est l'Ibé qui a sorti un article aujourd'hui sur la réforme de l'immigration du côté de nos amis allemands parce que figurez-vous qu'outre Rhin ils sont aussi en train de proposer une loi immigration mais qui est diamétralement l'inverse de celle de Darmanin c'est une loi libérale au sens de liberté proposée par la coalition de gauche et du centre allemande qui veut faciliter au maximum l'arrivée des immigrés leur installation il n'y aura même plus besoin de parler allemand pour avoir des titres de séjour ils vont raccourcir les délais ils vont faciliter etc parce que les allemands ils ont des enjeux économiques très forts notamment de renouvellement de force de travail je crois qu'il leur manque 2 millions de travailleurs dans les petites et moyennes entreprises et les boîtes familiales allemandes et ils anticipent dans les 10 ans qui viennent eux aussi leur papy boom tous les vieux qui vont partir à la retraite je crois qu'on parle de 7 millions de travailleurs dont l'Allemagne va avoir besoin dans les prochaines années et ce qu'expliquait l'article de libération que je trouvais intéressant c'est que outre-Rhin le débat est beaucoup moins émotionnel et passionnel qu'en France ça marche pas de la même manière c'est qu'en fait à peu près tout le spectre politique à l'exception de l'AFD et de l'extrême droite qui fait des bons scores dans une partie de l'Allemagne de l'Est mais bon en vrai tout le monde est assez d'accord pour être assez pragmatique vis-à-vis de l'immigration et pour les accueillir et tout alors après ils font pas ça de gaieté de coeur ils le font pour des raisons économiques c'est pas non plus terre d'accueil je dis ça c'est quand même les Allemands qui ont accueilli le plus de réfugiés au moment de la crise syrienne voilà pendant que nous on s'engueulait sur quelques dizaines de milieux eux c'était à coup de millions qui les accueillaient donc il faut aussi faire gaffe à ça donc c'est intéressant de prendre la distance critique vis-à-vis du débat qu'on a en France en voyant que dans d'autres pays ils posent pas du tout les questions de la même manière ils veulent faciliter au maximum on a des boulangers qui sont nus tout à l'heure pendant le bifor de Bakhtit c'est pour ça qu'il y a une baguette devant vous on se souvient de ces boulangers médiatiques qui se battaient pour garder leurs apprentis immigrés qui étaient sous OQTF en disant mais c'est une connerie ça va pas du tout donc c'est assez intéressant de voir les chefs d'entreprise les artisans eux aussi dire mais arrêtez avec cette politique migratoire qui n'a ni que ni tête donc on verra prochaine grande bataille du quinquennat je sais pas prochaine bisbille avec une partie de la droite et de l'extrême droite avec la gauche je ne sais pas
je pense que oui la question c'est à quel point en fait ils vont donner des billes pour que les républicains puissent voter et si on regarde vraiment la substance du texte même sur ce que t'évoquais sur l'ouverture d'un titre de séjour sur les métiers en tension aujourd'hui en l'état ça concerne que ceux qui sont déjà en CDI en fait donc ça concerne c'est même pas une mesure de régularisation en fait oui c'est vrai donc c'est même pas comparable aux grandes phases de régularisation qu'on a pu connaître par le passé donc on est vraiment sur une loi qui est purement qui en fait va faire beaucoup de mal peut-être en termes de narratif mais qui sur le terrain va pas apporter grand chose en termes de changement à part un durcissement ça va plutôt aller du côté du durcissement quoi
on parle de narratif mais faut pas oublier aussi qu'il y a des mutations du côté de l'électorat même de l'extrême droite on l'avait vu on l'avait analysé sur le plateau de Brexit pendant la présidentielle les électeurs de Marine Le Pen ne font plus de la question migratoire la question centrale de leur engagement et de leur vote c'est d'abord le pouvoir d'achat est-ce qu'on se dirige aussi vers une stratégie populiste d'extrême droite qui se mettrait uniquement sur la question pouvoir d'achat et qui irait mollo sur la question migratoire c'est pas ce dont j'ai l'impression quand j'entends les députés et Rassemblement National qui continuent à être dans le discours de Jean-Marie Le Pen ça n'a pas vraiment changé dans le fond
ou ne serait-ce pas l'occasion de recentrer justement dans la tête des électeurs que j'ai envie de dire l'étendard c'est les questions de l'immigration c'est un moment et si eux-mêmes
n'en font plus une priorité si Marine Le Pen n'en parle plus que ça et si les électeurs eux-mêmes disent que c'est plus central bon c'est plus central ça reste numéro 2 dans les prios
après là on risque d'avoir un décalage du coup vraiment entre les cadres les députés des parties d'extrême droite et puis la base en fait leur électorat pour qui en fait c'est une variable mais dans un contexte d'inflation où tout le monde est en galère où on a une réforme des retraites qui nous tombe dessus forcément en fait si c'est pas s'ils sont pas militants sur cette question ça va forcément moins les intéresser et d'ailleurs même la loi asile-immigration là elle passe un peu sous les radars on se rend bien compte parce que j'entends que le groupe le rassemblement national est bien tenu les troupes sont tenues et tout le monde est un petit peu dans le rang mais à un moment les députés rentrent en circonscription chaque week-end il va falloir se retrouver face aux gens devant les marchés devant leur électorat et on verra à un moment comment à la fin ils voteront quoi
non non mais je suis d'accord avec toi ça va être à suivre ça va être probablement très intéressant sur la question européenne pardon les élections européennes qui vont arriver mine de rien assez rapidement parce qu'indépendamment des enjeux de division ou d'union de la gauche c'est toujours passionnant d'en parler on adore ça sur le plateau de Brexit il y a aussi du côté de la droite et de l'extrême droite qui peut se passer des choses au parlement européen etc donc à suivre de très très près autre sujet on voulait faire un petit follow-up sur les sujets qu'on avait abordé dans les dernières émissions de Brexit ça bouge aussi un petit peu à gauche du côté du parti socialiste on s'est quitté la semaine dernière les socialistes sont réconciliés mais si Malek
il y a eu un rebondissement depuis c'est ça le truc
alors raconte-nous parce que moi je me suis arrêté à Marseille ils ont fait alliance Nicolas Maillard-Rossignol Olivier Faure en se mettant d'accord en disant ce qui compte c'est le rassemblement de tous les socialistes on se fait des bisous et toi tu es le premier secrétaire délégué et tout va bien mais vas-y il faut une seule ambiance
ils se sont mis d'accord sur le fait qu'Olivier Faure du coup restait premier secrétaire sauf qu'ensuite Nicolas Maillard-Rossignol qu'on a reçu et s'est exprimé en disant il y a désormais une gestion collégiale ou quelque chose comme ça et en fait Olivier Faure a réagi tout de suite en disant bah non en fait c'est moi le chef c'est quoi ce bordel voilà et en fait la nuance c'est que dans les textes qui régissent leur fonctionnement il y a écrit quelque chose que telle instance en fait l'instance de direction fonctionne de manière collégiale ou discute de manière collégiale voilà donc c'est un jeu d'interprétation de la nuance etc mais c'est encore source de tension mais normalement là ils devraient se mettre à travailler ensemble au quotidien donc peut-être qu'au bout d'un moment ils arrêteront d'avoir des tensions sur la place de chacun Malek je rappelle pour en toute transparence que c'est une maison que je connais bien tu as été militant socialiste j'ai été militant socialiste adhérent du PS de mes 15 à mes 22 ans donc 7 ans ce qui s'est passé à Marseille était prévisible voilà prévisible quand on connait bien c'est facile à dire après coup non vraiment franchement si tu m'avais appelé une semaine avant franchement j'aurais pu te le dire non parce qu'à un moment Olivier Faure n'avait pas le choix et qu'il fallait composer avec ton profondation le texte de Meyer Rossignol après ce qui se passe aussi là malheureusement et prévisible c'est très socialiste tout ce qui se passe ils ne sortent pas du jeu donc c'est cool maintenant la vraie question c'est là dans l'attribution des secrétaires nationaux comment ça va se dérouler et est-ce que la bonne entente va durer honnêtement je ne pense pas je vais être très honnête je suis très défaitiste et ça me fait un peu chier donc je suis très honnête et par contre je suis aussi d'accord avec Claire en fait les électeurs socialistes de base qui ne sont pas forcément adhérents du parti socialiste attendent qu'une chose c'est que la voie socialiste renaisse et qu'il y a à nouveau la production d'un travail de fonds etc parce qu'aujourd'hui le groupe socialiste au sein de la NUPES à l'Assemblée c'est très bien c'est très bien il n'y a pas de bagarre etc mais la vraie question c'est qu'est-ce que le parti produit comme idée quelle est la nouvelle génération d'élus
voilà on suivra ça de près je sais qu'on adore tous le feuilleton PS c'est pas le seul il y a le congrès du parti communiste aussi il y a déjà eu des votes et puis on en reparlera au moment où ça sera encore plus dans l'actualité du côté d'Europe écologie les verts aussi ça commence enfin ça commence non mais ça continue à évoluer du côté de la France insoumise ça va peut-être évoluer aussi on va suivre tout ça évidemment les pérégrinations de la gauche de son union et de ses désunions chers amis je vous propose qu'on passe à la séquence suivante de l'émission celle que vous attendez tous c'est parti pour la vie d'Adèle vous ne savez pas
qui devait passer en premier tout ça non je ne savais pas non plus
donc Chloé qui nous a rejoint je te présente juste après la vie d'Adèle ça va Adèle ?
oui ça va très très bien ça va très bien hello les amis et comme dirait Fadila Khatabi c'est le moment on se rôde avec la régie c'est le bien le bonjour à toutes et tous bien le bonjour
à toutes et tous bien le bonjour même bonsoir à toutes et tous
ça marche aussi avec bonsoir bien le bonjour à toutes et tous elle est badante un peu c'est qui ?
c'est la présidente de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale qui est un petit peu importante en ce moment puisqu'elle s'occupe du projet de loi retraite voilà et elle accueille systématiquement ses collègues avec cette expression qui sent bon le marché le samedi matin tu vois c'est bien le bonjour et bien le bonjour allez bonne votre réforme 49 francs kilos et mes amendements ils sont frais du matin voilà speaking of amendements nous avons examiné 360 amendements et il ne nous en reste plus que 5143 amendements à examiner j'en ai 5000 de plus vous le met quand même plus que 5143 amendements je veux pas être défaitiste et vu l'intensité des débats on est pas rendu parlez dans le micro monsieur le député je suis dans le micro comme je peux je suis au plus près c'est long je suis dans le c'est long dans l'attente qu'on m'écoute merci voilà voilà merci cette vidéo dure 16 secondes 16 secondes pour démarrer t'imagines Jean si chacun d'entre vous vraiment pas l'éclair Chloé vous mettez 16 secondes pour démarrer une intervention je sais pas moi Baxit va finir par durer 2h30 bon du coup Fadila a fait le bon diagnostic donc inutile de vous dire que nous n'irons pas jusqu'au bout voilà inutile inutile de vous dire qu'en revanche voilà mais en revanche on va jusqu'au bout de Baxit attention bon alors après des débats parlementaires ça peut être hyper long on le sait et c'est souvent le bordel et oui on dit le bordel parce que c'est comme ça qu'on dit désormais quand on est ministre c'est Gérald Darmanin qui l'a dit dans une interview dans le JDD dimanche dernier il énonçait la bordélisation du pays
c'est plus l'ensauvagement
non là c'est la bordélisation mais pourquoi le choix de ce mot Gérald c'était une interview écrite ça a été relu ce n'est pas une coquille alors pourquoi pour faire jeune pour affoler les algos des réseaux sociaux je sais pas il nous a donné un bout de réponse hier dans cet avou il dit moi je parle le français de ma circonscription populaire ok mais c'est quoi cet argument claqué il n'y a pas que dans le nord qu'on dit bordel c'est chelou non est-ce que vous connaissez une seule circonscription où on ne dit pas bordel
non non non c'est absurde
donc moi j'ai une autre théorie je pense que c'est plus simple et que ça vient juste de son côté français comme ça nous a été expliqué par Eva Green Eva Green actrice qui est accusée en Angleterre d'avoir envoyé des SMS insultants à son producteur et elle s'est défendue en disant bah c'est pas de ma faute c'est mon côté français my frenchness comme ça qu'elle le dit en anglais bah oui on sait que les français sont tous atteints du syndrome Gilles de la Tourette et qu'ils peuvent pas contenir les insultes comme ça tout le monde le sait abruti c'est mon côté français my frenchness non mais du coup ça explique aussi pourquoi nos hommes politiques sont obligés d'utiliser la même sémantique tu vois pour s'adresser au peuple français grossier ils sont obligés tu vois les casse-toi pauvre con j'emmerde les non-vaccinés ta gueule crétin salaud tout ça c'est vraiment ce qui a été dit par des élus
c'est du patrimoine
ou encore putain être français c'est la classe est-ce que vous le connaissez celui-là alors toi oui est-ce que les autres vous l'avez non vous l'avez pas pour ceux qui l'ont pas c'est cadeau n'importe quel petit américain putain être américain c'est la classe il est fier alors moi je voudrais que n'importe quel français dans n'importe quelle école de France se dise putain je suis français c'est la classe putain Bruno il parle comme un jeune c'est la classe et pourtant non non non non il parle pas du tout comme un jeune parce qu'en vrai les jeunes ils parlent plutôt comme ça comme nous le montrent les images de PFM qui fait partie de la voie lycéenne qui a 15 ans Manès qu'est-ce qu'on pense de cette mobilisation ce matin ?
on est très très mobilisés la jeunesse est très informée très au courant de ce qui est en train de se passer et on est tous unis les travailleurs les chômeurs les étudiants les lycéens tout le monde est d'accord pour dire que cette réforme est injuste injustifiée et pour s'y opposer ensemble je rappelle que un jour de grève générale ça coûte un à deux milliards un à deux milliards au patronat donc on va faire plier Macron et on est très très déterminés depuis deux jours avec ces images qui tournent en boucle en fait Manès nous a quand même beaucoup impressionné par sa maturité ses propos clairs son élocution impeccable on aurait déjà envie de lui prédire un destin présidentiel je suis sûre que Macron à 15 ans il avait le même genre de verve tu vois
sérieux ? c'est Macron à 15 ans ? je ne l'avais jamais eu
donc non non non du coup Manès a une grande longueur d'avance évidemment Manès il a fait le buzz aussi parce que depuis qu'on l'a vu apparaître tout le monde a dit la même chose genre ouais il parle comme un vieux on dirait Martinez sans la moustache mais la maturité de nos jeunes est-ce que c'est vraiment ce qui devrait nous nous intriguer ? est-ce que le sujet c'est pas plutôt que notre classe politique se comporte comme des enfants ? tu vois l'Assemblée en ce moment ça ressemble quand même plutôt à un mauvais remake du film Big avec Tom Hanks tu sais où un jeune est coincé dans le corps d'un adulte ? ah oui ouais on n'est même pas au niveau lycée là c'est niveau primaire
c'est peu nombreux mais tout aussi bruyant s'il vous plaît
on écoute la présidente
s'il vous plaît chers collègues
s'il vous plaît non c'est terrible on va lancer la deuxième vidéo parce qu'on enchaîne
j'ai discuté avec les gens là-bas
ah c'est pas celle-là celle-là il faut l'enlever elle marchait pas celle-là il y avait une autre vidéo 12 qu'on avait revue avec la régie bon c'est pas grave sinon c'est pas très grave sinon on passe à la 13 direct
on l'a pas vous l'avez pas non pas
la 13 non plus ?
1 de quoi ? si
et on se retrouve lundi à 15h45 à 15h45 présidente présidente vous avez demandé la parole vous avez dit que vous alliez me la donner c'est Arthur Delaporte et donc présidente vous m'avez indiqué que vous alliez me donner la parole et j'aime bien comme les sessions de l'Assemblée Nationale se terminent avec fin comme ça non mais madame vous m'aviez dit que vous me donneriez la parole en plus j'ai levé la main c'est vraiment une catastrophe bref tous ces gens sont des élus de la Nation pour conclure et parce que ce soir on le reçoit je voudrais rendre hommage à Manès et je sais pas s'il l'a fait exprès mais sur les images de BFM il était accompagné par un camarade qui ressemble terriblement à un rappeur à un rappeur qui s'appelle Soso Manès Manès Manès à un hasard je ne crois pas et du coup s'il n'y avait pas déjà pensé moi je crois qu'on a trouvé son hymne de campagne quand il se lancera pour la présidentielle je pense que ça devrait être sa musique d'entrée voilà bon merci beaucoup allez bien bonsoir chez vous
merci beaucoup Adèle et je précise que cette amie syndicaliste qui est venue ce soir avec Manès Manès qu'on recusera tout à l'heure il est venu avec son pote qui est là dans le public bienvenue à toi merci à toi chers amis on va continuer après la vie d'Adèle merci encore à Adèle on va continuer cette émission mais avant ça je voudrais vous présenter notre chroniqueuse qui nous a rejoint salut Chloé salut comment tu vas ?
super il y a une grosse ambiance ici
et bah écoute on est très content de t'accueillir merci de rajouter encore plus d'ambiance ça fait plaisir Chloé Chloé Riedel comme je le disais en introduction tu es tu es tu es tu es haute fonctionnaire tu es co-directrice de l'institut Rousseau qui est un think tank comme on dit dans le jargon un cercle de réflexion
un laboratoire d'idées en bon français
un laboratoire d'idées en bon français plutôt de gauche républicain et écolo c'est ça donc que tu co-diriges et tu es par ailleurs la co-fondatrice d'une assos qui s'appelle mieux voter et qui fait la promotion du jugement majoritaire dans les élections
absolument on veut totalement changer la façon dont on vote et on promeut pour ça des modes de scrutin plus démocratiques comme le jugement majoritaire qui avait été utilisé je crois que tu connais bien ça Malek je connais ça très bien un gros vote une grosse élection qui s'appelait la primaire populaire notamment
quelques vagues souvenirs et bien bienvenue à toi Chloé merci d'être avec nous sur le plateau de Baxit pour cette première expérience de chroniqueuse avec nous chers amis dans les sujets de la semaine la mobilisation contre la réforme des retraites on en a déjà parlé la semaine dernière on continue à en parler cette année et on accueille un invité et pas n'importe lequel il s'agit de Manès du coup le nom de famille c'est Nadelle Manès Nadelle qui est syndicaliste lycéen à la voix lycéenne Bonjour Manès tu peux baisser le micro si tu le souhaites n'hésite pas juste le baisser l'incliner ouais voilà bienvenue Manès bienvenue sur le plateau de Baxit Manès lycéen en classe de seconde 15 ans au lycée Voltaire si je ne dis pas non lycée Buffon au lycée Buffon vraie question est-ce qu'on te tutoie ou est-ce qu'on te vouvoie est-ce que je vous tutoie est-ce que je vous vouvoie c'est une vraie question que je me pose quand on a préparé cette émission
mais on peut se tutoyer on peut même s'appeler camarade
la réponse elle est bonne non parce que est-ce qu'on peut tutoyer un invité sur un plateau sans être soit paternaliste soit connivant c'est une vraie question je ne sais pas ce que vous en pensez
ça ne me dérange pas
ça te dérange pas bon écoute on va tutoyer nous ce qu'on voulait c'était te recevoir dans cette émission pour parler de la mobilisation des jeunes il se trouve que tu as fait le buzz sur BFM TV cette semaine on va aussi parler du traitement médiatique et nous on te reçoit sur ce plateau pour ce que tu es un représentant syndicaliste lycéen actuellement mobilisé contre la réforme des retraites bon pour toi ?
et bien écoute c'est très cool Manès on voulait discuter avec toi de l'ampleur de la mobilisation on a vu au cours de la manifestation du 31 janvier dernier que la mobilisation augmentait dans les journées de mobilisation et de manifestation à l'appel des syndicats mais le 21 janvier il y avait une mobilisation des jeunes dans la rue à l'invitation de plusieurs organisations étudiantes et lycéennes dont la voie lycéenne que tu représentes qui a réuni quelques dizaines de milliers de manifestations à Paris c'est pas énorme comme mobilisation celle des jeunes pour la réforme des retraites on a vu mieux ?
je pense que 150 000 personnes dont principalement des jeunes sur la réforme des retraites en plus ça supposait de monter à Paris nous on pense que c'était un succès c'était surtout je pense quelque chose d'important d'avoir une mobilisation un samedi parce que même dans les gens qui sont d'accord avec nous il y en a certains qui ont là il y a Parcours Sub qui a ouvert récemment il y en a certains aussi qui ont quand même ces priorités là aussi on peut pas non plus leur en vouloir donc une marche le samedi c'était une bonne initiative et je pense que alors les chiffres voilà on peut débattre dessus mais je pense que c'était quand même plusieurs dizaines de milliers de personnes au moins nous on pense que c'était plus ou moins 150 000 dans les rues de Paris surtout des jeunes c'était une réussite
d'accord ok les autres sur la mobilisation des jeunes vous en avez vu beaucoup dans les cortèges de manifestants des jeunes ?
alors excuse moi j'ai été surpris d'en voir plus que ce que je n'aurais pensé et quel que soit le chiffre en réalité c'est un indicateur qu'il ne faut pas négliger c'est connu chez les politiques quand il y a la jeunesse dans la rue il faut commencer à s'inquiéter
c'est vrai c'est vrai c'est l'allégorie d'Antifrice comme on dit une fois que c'est sorti du tube tu ne peux plus jamais les remettre dedans c'est ce qui fait flipper les gouvernements c'est une stratégie assumée l'idée de dire un maximum de jeunes dans les rues pour rendre le mouvement incontournable
bien sûr évidemment alors nous si on bloque les lycées c'est parce que c'est vraiment la seule solution qu'on a pour se faire entendre on n'a pas de droit de grève même on dit syndicat lycéen mais officiellement on n'est pas vraiment un syndicat mais oui évidemment on pense qu'il faut bloquer les lycées et là on a un appel de l'intersyndical notamment avec les organisations étudiantes et les autres organisations de jeunesse le 7 janvier il y aura des lycées bloqués et surtout les facs qui vont rejoindre le mouvement par contre sur les lycées évidemment comme on a des très très grosses mobilisations de professeurs moi par exemple j'étais à Voltaire parce que je n'avais pas cours jeudi mais du coup comme on a des très grosses mobilisations qu'on a par exemple des RER qui sont quasiment pas actifs on a très peu de lycéens sur les blocus donc on peut aussi réfléchir à quel mode d'action on emploie mais évidemment on sera très très mobilisés le 7 et le 11 janvier et tu disais et tu disais qu'il y avait des lycéens qui étaient venus toute la France
à Paris qui s'étaient déplacés oui donc vous avez organisé toute une logistique vous avez fait venir combien il y avait de gens qui n'étaient pas parisiens qui ont participé à cette marche
je ne peux pas dire exactement je sais que par les bus qui ont été affrétés par l'ensemble des organisations qui ont appelé à cette marche on a pu avoir des militants de la voie lycéenne notamment qui sont venus en grand nombre à Paris c'est aussi une occasion importante pour nous on tiendra un congrès bientôt mais c'est une occasion importante aussi de pouvoir tous se voir entre militants de toute la France d'échanger nos expériences donc de ce point de vue là c'était encore plus une réussite et oui de toutes les autres organisations il y avait principalement des gens qui étaient venus du reste de la France
Claire ?
Oui moi j'avais une interrogation sur en fait ce qui a fait que la jeunesse a beaucoup bougé sur cette réforme qui est une réforme des retraites et ce qu'on a beaucoup dit c'est bah ça ne vous concerne pas et on a beaucoup entendu les lycéens sur les questions climatiques etc donc en fait est-ce qu'il y a un lien entre tout ça est-ce qu'il y a un malaise sous-jacent par rapport à l'avenir en gros et comment ça tu le ressens tu le perçois ?
Bah il y a un malaise par rapport à l'avenir bien sûr enfin moi même quand je de l'impression moi que j'ai la plupart des lycéens sont plutôt d'accord avec les revendications qui sont celles de la voie lycéenne c'est une petite partie de ceux-là qui vont vraiment se mobiliser militer etc et même dans la petite partie des lycéens qui est plutôt politisée à droite on voit quand même qu'il y a cette angoisse d'un effondrement possible assez proche après chacun fait des compromis avec soi-même là-dessus mais oui l'avenir est-ce qu'il y a trois ans on aurait prévu ça je pense pas et effectivement c'est une grande grande angoisse le taux de dépression chez les jeunes est très très élevé depuis le Covid
il y a une question similaire autour du sujet de la réforme des retraites sur les avantages qu'ont obtenu les boomers dans leur génération la surconsommation tout était pas cher le plein emploi le taux d'équipement etc et un système social plutôt avantageux qui a été construit au fur et à mesure des 30 glorieuses est-ce que dans la remise en cause de notre modèle de développement qui est celui du mouvement climat avec le gimmick ok boomer est-ce que c'est quelque chose que tu rejoins en disant on en veut aux vieux
c'est un peu je sais pas s'il faut le dire de cette manière là effectivement oui il y a un sentiment que vraiment ils nous laissent pas une planète vivable vraiment après tant qu'à faire l'argument de toute façon il va y avoir un effondrement donc les retraites on s'en fout moi je préfère un monde avec plus 4 degrés où on a une sécurité sociale écologique par exemple qu'un monde à plus 4 degrés où on a plus d'état vers quoi on se dirige maintenant
d'accord j'ai cru que tu allais opposer les deux en disant si j'ai le choix entre plus 4 degrés et une retraite je préfère la retraite vas-y Chloé
non mais en fait là-dessus moi je veux bien rebondir parce que en fait on sait que notre génération quand on va avoir l'âge d'être à la retraite on va devoir vivre dans un monde à plus 4 degrés de réchauffement et aujourd'hui on apprend aussi qu'en plus on va devoir travailler plus longtemps pour des pensions qui seront moindres que celles de nos aînés et c'est à nous de payer le prix pour une fine des gens qui nous auront laissé aussi cette situation à la fois économique écologique et sociale des gens qui ont eu un accès à la propriété beaucoup plus simple je parle même pas de Paris mais de toutes les grandes villes de France où en fait il y a de l'emploi c'est très compliqué aujourd'hui d'accéder à la propriété donc on paye un double prix moi j'ai l'impression climatique et sociale alors c'est pour ça que quand on dit que quand on se demande pourquoi les jeunes sont concernés moi ça m'hallucine un peu parce que c'est quand même nous qui payons mais est-ce que est-ce que vous faites ce lien-là quoi cette double peine finalement alors c'est quoi la question exactement cette espèce de demande de justice intergénérationnelle quoi
oui effectivement mais c'est effectivement quelque chose qui est très vrai comment demander une justice intergénérationnelle à nous pour payer leur retraite si eux peuvent pas nous laisser une planète vivable mais maintenant ça veut pas dire qu'on est contre les retraites pour autant je pense qu'effectivement les deux s'articulent et tout le monde le dit la question sociale et la question écologique sont deux questions très liées parce que les personnes qui vont être touchées en priorité par le réchauffement climatique le changement climatique bah ça va être les personnes les plus précaires et si en plus on a un état qui se retire jusqu'au bout qui continue dans cette logique où tout le monde voit qu'on va dans le mur je pense que là c'est vraiment pas possible Malek oui juste alors il y a mon début qui n'est pas vraiment une question et puis ensuite une vraie question je voulais te remercier en vrai de lui avoir posé la question au tout début du vouvoiement ou pas parce que moi j'étais dans la position de Manès quand j'avais son âge il y a 12 ans pour la réforme des retraites de 2010 t'étais sur les plateaux j'étais pas j'ai fait des plateaux France 3 Île-de-France France 3 nationale et j'étais avec un syndicat lycéen à l'époque et en fait ce qu'il faut vraiment retenir c'est pas forcément là j'ai le fait que Manès soit lycéen mais que derrière aujourd'hui Savoie il y a beaucoup de jeunes qui sont en train de s'inquiéter pour leur avenir ça c'est la première des choses et la deuxième des choses Adèle l'a très bien dit sur le ton de l'humour on a ta photo Malek
derrière
ouais c'est moi il y a 12 ans le dossier mais Adèle l'a très bien dit sur le ton de l'humour mais c'est réel moi cette semaine j'ai vu Manès sur BFM TV qui était beaucoup plus clair et beaucoup plus responsable que certains parlementaires en commission des affaires sociales cette semaine ça c'est la première partie de mon propos mais ma vraie question maintenant c'est Manès c'est quoi la feuille de route aujourd'hui pour vous en organisation lycéenne dans les prochains jours prochaines semaines et aussi et peut-être que on pourra en parler un petit peu plus de manière un petit peu plus succincte mais l'état des lieux aujourd'hui des syndicats lycéens mon époque c'était il y a 12 ans
on va en parler ça va être une question qu'on va aborder mais d'abord votre feuille de route pour les prochains comment ça s'organise à la voie lycéenne
la voie lycéenne de toute façon tant que la réforme n'est pas retirée on va continuer à lutter avec de toute façon le reste de l'intersyndical donc la CGT on est dedans
vous rejoignez les mouvements de grève des jours d'action mais est-ce qu'entre les deux vous allez organiser des trucs ou pas il y a des blocages de lycées en cours ou pour l'instant on reste sur les jours d'action
c'est une question qui se pose il y a certains syndicats lycéens qui appellent à vraiment des blocus reconductibles de lycées il faut qu'on voit comment on s'articule on a une intersyndicale lycéenne pour ça aussi mais ce que je pense c'est que vraiment le plus important c'est de montrer qu'on est ensemble qu'il y a une vraie unité populaire enfin là on voit des sondages où c'est 95% des actifs une grande grande majorité de la population donc la feuille de route elle est très simple tant qu'il n'y a pas de retrait on continue sur ce mode là avec vraiment une masse une masse de jeunes dans la rue aux côtés des organisations syndicales et ensuite nous de toute façon on continuera nos luttes on s'articule sur différents champs pour nos luttes mais on continuera nos luttes tant que ce sera un algorithme qui va choisir notre avenir parce qu'il y a un lien aussi avec ça
oui ça fait partie des revendications de la voie lycéenne donc la voie lycéenne d'ailleurs pour ceux qui ne le savent pas c'est l'évolution de ce qu'on a connu à l'époque à mon époque sous l'UNL à l'époque l'union nationale lycéenne qui est devenue plus tard en moult pérignation la voie lycéenne donc syndical lycéen je ferme cette parenthèse le gouvernement de son côté semble se rédire sur ses positions Elisabeth Borne a annoncé il n'y a pas très longtemps il y a quelques jours que les 64 ans n'étaient plus négociables elle ne bougera pas sur l'âge légal de départ à la retraite est-ce que ça veut dire qu'elle ouvre la voie à des amendements et à des négociations sur des améliorations sur les carrières longues sur la pénibilité sur le travail des seniors pour toi et pour vous les syndicalistes lycéens est-ce que l'âge de 64 ans c'est le totem qu'il faut abattre ou est-ce que vous êtes prêts à faire des compromis ?
C'est le totem qu'il faut abattre en priorité de toute façon tant qu'il y a toujours il faut travailler deux ans de plus pour tout le monde et en particulier pour les personnes les plus précaires c'est pas acceptable et même la CFDT qui est plutôt habituée à négocier etc.
le dit en fait même si on nous dit des petits trucs de toute façon on sait que le gouvernement c'est pas vraiment des mensonges mais vous voyez c'est des petits trucs on croit que ça va marcher et en fait ça se ressent pas dans la vie des gens c'est comme 1200 euros pour les pensions ah mais oui c'est 85% du SMIC et en fait il faut une carrière complète en fait tout le monde ne touchera pas comme il l'avait dit au départ donc on sait que le gouvernement de toute façon même s'il nous propose des petits trucs pour en échange de quand même faire les deux ans nous on veut pas on veut le retrait pur et simple de la réforme parce que c'est une réforme de régression sociale donc on peut pas s'en contenter
Claire
ouais moi je me demandais aussi si dans les discussions que vous avez à la fois au sein de votre syndicat et puis avec vos camarades de classe est-ce que en fait ce mouvement fait ressurgir aussi un débat sur le travail et votre rapport au travail de la même manière que Parcoursup vous pose très directement la question de votre orientation de ce que vous voulez faire de est-ce que vous allez pouvoir le faire le lien de ça avec le monde que vous voulez voir émerger et là la question climatique est forcément en arrière en arrière fond est-ce que du coup c'est au coeur de vos débats ça la question du travail oui la question du travail je pense c'est ça qui est intéressant aussi avec cette réforme c'est que c'est dans les mouvements sociaux que se créent les nouvelles aspirations populaires etc donc oui il y a une question sur le travail parce que nous comme on l'a dit si on va là on est dans un monde qui va dans le mur à quoi ça sert de travailler etc et même je pense que les conditions de travail se sont détériorées
quand tu parles
avec tes camarades
du travail comment est-ce que tu imagines ta vie au travail plus tard comment est-ce que vous vous imaginez tous travailler à l'âge que vous avez
comme je dis j'ai pas l'impression qu'on imagine vraiment le futur sauf certaines personnes qui le voient vraiment dans un truc très individuel individualiste mais nous par exemple ce qu'on dit à la voie lycéenne c'est que même si on a envie de faire des métiers manuels et c'est très bien il faut qu'il y ait des métiers manuels dans une société c'est important de faire des études la réforme du lycée professionnel qui va mettre les lycéens 50% du temps en entreprise dès 15 ans le lycée ça sert pas juste à devenir un bon travailleur ça sert aussi à être émancipé nous on porte une éducation qui est émancipatrice et on voit que c'est pas du tout le but du gouvernement et c'est en ça aussi que ça s'articule avec les retraites on voit que le but c'est juste de nous faire travailler le plus tôt possible avec ces réformes qui nous touchent nous directement et le plus tard possible avec la réforme des retraites
il y a quand même un débat qui traverse la gauche depuis pas mal d'années et qui va aller en s'accentuant d'ici à 2027 c'est l'opposition peut-être un peu factice parfois entre gauche du travail et gauche des allocs ce qui est une très mauvaise manière de poser le débat mais entre l'idée d'une réduction du temps de travail et de retrouver davantage de place dans sa vie pour autre chose via une allocation universelle quel que soit son type ou son voilà ou alors un truc plus productiviste plus classique dans le travail et ça c'est une question qui est profonde et qui est intéressante je pense pour des jeunes qui se projettent dans ce monde là pour l'instant la bataille des retraites est effectivement paramétrique c'est ce qu'a choisi le gouvernement donc c'est assez classique comme bataille
oui mais ça reste vraiment un allongement du temps de travail donc c'est déjà de fait une régression sociale ensuite après oui mais après l'idée que vraiment ce serait sympa d'avoir une allocation toute sa vie ou d'être au RSA toute sa vie c'est une idée fausse ça c'est une idée de plateau quand on n'a rien à rétorquer à la gauche qu'elle soit syndicale ou politique donc en réalité tout le monde veut travailler personne ne veut rien faire de sa vie c'est juste effectivement on s'interroge sur quel travailler je pense que c'est bien préférable d'avoir un travail on se sent utile pour la société qu'il soit manuel ou intellectuel c'est pas la question que d'avoir je sais pas des plateaux de télémarketing ou des trucs évidemment on peut pas se projeter là-dedans et c'est ce que disait aussi Philippe Martinez la dernière fois sur très bon plateau d'ailleurs vraiment très belle émission
à ta place il était là
celui-ci est pas mal aussi ça va
celui-ci est pas mal Malek tu voulais dire pose une question
en fait pour en savoir un petit peu plus sur Manès avant le syndicalisme lycéen c'est quoi ton parcours pourquoi le syndicalisme lycéen ça m'intéresse après c'est assez je sais pas l'engagement il est venu naturellement comme la plupart des gens à la voie lycéenne moi en tout cas c'est plutôt la cause climatique il m'a fait
j'allais te demander parce que justement le mouvement climat est un mouvement jeune un mouvement qui qui s'articule autour de méthodes d'action très spectaculaires très innovantes aussi il y a une recherche d'innovation etc le syndicalisme lycéen étudiant c'est plus classico-classique ou alors c'est un cliché que je me fais mais j'ai l'impression que c'est quand même vachement plus sympa de s'engager auprès d'extinction rébellion qu'au sein d'un syndical lycéen où on va faire des réunions jusqu'à pas d'heure
je pense qu'ils font aussi des réunions jusqu'à pas d'heure mais en tout cas après nous le but du syndicat c'est de défendre les intérêts des lycéens donc ensuite ça dépend pourquoi on veut s'engager franchement entre activistes climat et syndicalistes lycéens les deux s'articulent on a besoin des deux donc voilà après pourquoi c'est intéressant aussi d'agir au sein de son lycée d'avoir une vraie portée au sein de son lycée la voie lycéenne et malgré le fait qu'on se trouve un syndicat de lutte un syndicat qui sait qu'il ne va pas faire changer les choses par les institutions on reste la première organisation dans les élections lycéennes
Manès il s'est quand même passé quelque chose cette semaine c'est cette espèce de buzz médiatique c'est à dire que du jour au lendemain tu as été catapulté via BFM TV en un symbole que tu le veuilles ou non et que ça te fasse plaisir ou non tu es devenu un symbole d'une mobilisation de la jeunesse braquant sur toi les caméras braquant sur toi les commentaires y compris très négatifs de la part de gens on l'a dit tout à l'heure qui pensent que les jeunes ne devraient pas se mobiliser tu as aussi eu un traitement médiatique qui s'est moqué de toi je pense à quotidien c'est quelque chose tu l'as vécu comment ?
ça dépend le quotidien c'est de la moquerie après ça va avec la ligne de l'émission mais je n'ai pas trouvé ça si méchant que ça en soi
franchement ça allait je trouve
être associé à Philippe Martinez c'est pas méchant mais pour le reste oui ça m'a un peu surpris et ce qui m'a un peu surpris c'est qu'on ne veuille pas inviter en tout cas pas beaucoup la voix lycéenne sur les plateaux alors que je pense qu'on a un message qui est très important et d'ailleurs on a d'autres on a quand même un représentant qui est Colin Champion et qui fait le travail je trouve mieux que moi mais après c'est un avis mais en tout cas oui moi ça m'a un peu choqué que ce soit juste pour une interview au BFM qu'ensuite on veuille m'inviter moi parce que tu as été démarché par beaucoup de médias et plus par mon âge
mais oui mais parce que tu te rends compte que tu es un symbole et tu coches un nombre tu coches un nombre de cases incalculables que les gens adorent quand je dis les gens d'ailleurs les médias pour de bonnes ou mauvaises raisons on peut en discuter aussi les partis politiques tu te rends compte que tu vas être dragué assez rapidement par des organisations politiques c'est comme ça que ça marche en fait c'est pas déjà fait ça s'est déjà fait ou pas t'as déjà été approché ça peut être gentil ça peut être un texte oui j'ai eu des DM voilà quel circo tu veux quel circo tu veux en 2027 je déconne à moitié non non
mais après moi si j'ai pris la parole à BFM c'est parce qu'on me l'a demandé parce qu'on me l'a demandé et puis c'était pour faire entendre la voix des lycéens sur ce sujet là après non moi je j'ai pas l'impression ni l'envie de faire carrière c'est pas le sujet en fait j'ai l'impression mais humainement parce que c'est aussi hyper intéressant comment tu le gères parce que c'est pas ça nous arrive pas tous les jours ça arrive pas tout le monde tous les 4 matins d'avoir une caméra braquée sur soi il se passe quelque chose comment toi tu le gères humainement ça m'intéresse bah oui ça fait bizarre je pensais pas me retrouver ici mardi à 7h du matin mais non ça va je le vis pas trop trop mal
ok Chloé t'as une question ?
bah non je suis assez impressionnée en fait par tout ce que tu fais je dois l'avouer t'as pris quand même une grosse une grosse pression mais moi je suis curieuse des DM que t'as reçues en fait est-ce que c'est que la NUPS
ou est-ce que ça va autre part dans l'échiquier ? honnêtement c'est pas le sujet non c'est pas la droite parce que la droite visiblement ne se soucie pas trop de ces questions là
au demeurant on sait aussi qu'il y a des stratégies d'entrisme de la part du politique vis-à-vis du syndicalisme lycéen étudiant c'est vieux comme le monde voilà c'est pas pour taper sur la France insoumise puisqu'on est en train de parler d'elle mais est-ce qu'il n'y a pas aussi un risque de je sais que ça fait des gros débats en ce moment dans le syndicalisme étudiant dans l'UIC1 je ne sais pas trop mais la question de ce syndicat qui s'appelle l'alternative qui est réputé proche de la France insoumise est-ce que c'est quelque chose qui vous inquiète est-ce que c'est quelque chose où dites on s'en fout il faut changer les méthodes d'action ?
mais c'est pas ou tout l'un ou tout l'autre après nous non on n'est pas j'ai pu entendre ça mais on n'est pas du tout sous perfusion ni si proche de LFI il y a des gens à la voie lycéenne qui sont à LFI il y a des gens à la voie lycéenne qui sont communistes révolutionnaires il y en a d'autres qui sont plutôt SOSDEM ils se reconnaîtront ça existe
il y en a encore il n'en reste il n'y en a encore il paraît
mais non non c'est pas le sujet en soi on a un objectif commun qui est de défendre concrètement les intérêts des lycéens donc c'est pas une question d'être proche de parti politique ou quoi nous on n'est pas financé on n'est pas moi j'ai quand même une question par rapport à ça parce que
est-ce que vous avez est-ce que vous vous définissez par rapport à une idéologie dans votre syndicat parce qu'on dit qu'aujourd'hui les jeunes la jeunesse ont tendance à s'engager au service de causes de choses très concrètes et qu'ils ont complètement délaissé les grandes idéologies le socialisme le communisme en tout cas c'est plus aussi attirant qu'avant que vous ne raisonnez pas dans des abstractions que vos aînés ont pu voilà comment est-ce que vous vous positionnez idéologiquement est-ce que vous en dites
oui on en discute bien sûr entre nous alors juste je lis sur le chat avenir lycéen donc pour ceux qui savent pas c'est le syndicat qui a été créé par Jean-Michel Blanquer qui a donc supprimé toutes les subventions aux autres syndicats dans la voie lycéenne donc non il existe encore avenir lycéen ou pas ? c'est renommé je crois mais d'ailleurs je pense que si vous êtes lycéen et carriériste allez là-bas vraiment c'est le bon plan c'est ce qu'il faut faire et donc après non alors du coup c'est quoi la question ?
tu voulais juste
comment vous positionnez idéologiquement est-ce que vous parlez comme ça ?
oui on en parle entre nous après l'objectif concret l'objectif vraiment très concret il y en a plusieurs mais c'est vraiment la défense d'une éducation d'un état d'un service public de l'éducation qui soit là pour émanciper qui soit pas là pour juste nous préparer à être travailleurs ou quoi et aussi la défense du service public enfin on est en lien aussi avec les organisations de professeurs mais franchement ce qui se passe dans tous les services publics et en particulier dans l'éducation c'est vraiment qu'on a l'impression que vous voyez un anaconda un anaconda il n'a pas de venin donc il tue pas sa victime tout de suite il préfère un peu l'étouffer et ensuite comme ça il peut la manger et du coup moi je dirais que les services publics c'est un peu pareil c'est à dire que le gouvernement choisit de moins financer de moins donner de budget ce qui fait que du coup après les profs sont démotivés par exemple pour nous etc et ensuite on a des services publics on dit ah bah regardez ça marche pas les services publics il faut privatiser et du coup on se retrouve avec par exemple là on en parlait tout à l'heure l'énergie où c'est super c'est hyper compliqué pour les travailleurs des boulangeries notamment et c'est pareil pour les professeurs il y a encore des gens de très bonne volonté dans l'éducation nationale mais malheureusement ils sont vraiment voilà ils sont vraiment dans une posture qui est pas facile et c'est pareil pour tous les services publics donc dans l'idéologie de la voie lycéenne il y a la défense d'un service public émancipateur de l'éducation et pour le reste on est contre toutes les régressions sociales et on est pour qu'on ait aussi un avenir sur ce qui est écologique mais on peut pas c'est pas à l'échelle des lycées qu'on va changer les choses sur l'écologie malheureusement Vous êtes éco-socialiste alors
absolument ça c'est ton côté théoricienne de la politique il faut que ça recrute
comme j'ai dit il y a différentes des idéologies dans la voie lycéenne et c'est pas un parti politique c'est pas comme un parti politique qui se définirait par une idéologie c'est plutôt la défense d'intérêts on a un programme vite fait mais c'est pas vraiment concrètement
des mesures c'est un syndicat c'est un syndicat qui défend des intérêts de l'or de ses adhérents et des autres merci beaucoup Manès Nadel responsable fédéral de la voie lycéenne merci beaucoup très heureux de t'avoir reçu pour aborder ces questions d'actualité autour de la contestation de la réforme des retraites c'était extrêmement intéressant et on continuera à avoir des personnalités qui viennent témoigner de l'actualité pour en parler avec elles et avec eux chers amis je vous propose qu'on enchaîne avec la chronique suivante de l'émission on va recevoir sur ce plateau le formidable Vincent dans le powerpoint de Vincent c'est parti vous allez bien ? ça va et toi Vincent ?
très bien la semaine dernière je dis que j'étais épuisé j'ai reçu un texto de ma mère tout de suite est-ce que ça va ? ça va très bien maintenant je lui dirais que ça va très bien on l'embrasse parce qu'elle regarde tes chroniques en tête non le replay sur Youtube quand même elle est passée une fois sur mon Twitch c'était la panique de quoi tu veux nous parler cette semaine ?
cette semaine comme toutes les semaines j'ai passé beaucoup de temps sur Youtube globalement c'est 90% de mes journées en ce moment clairement et je suis tombé sur une vidéo de Spark Dyes donc c'est un influenceur c'est un créateur de contenu que j'aime beaucoup donc dans ce vlog si on peut passer à la slide suivante voilà on le voit en fait passer beaucoup de temps à la Fashion Week c'était la Fashion Week de Paris en ce moment et moi vous savez la Fashion Week enfin je veux dire la mode enfin oui ça saute aux yeux voilà non mais j'ai pas besoin de préciser enfin a priori non c'est évident donc bref je regarde sa vidéo ça m'intéresse vachement je dis leur vie est dingue c'est vraiment palpitant puis je me suis fait une remarque il y a quand même beaucoup d'alcool dans cette vidéo quand même beaucoup de boissons ce genre de choses c'est quand même assez je fais quelques captures d'écran il y a quand même beaucoup beaucoup d'alcool je trouvais mais c'était plein de soirées différentes quand même alors je dis pas ça pour faire un reproche moi-même j'ai été jeune je suis tintant j'ai pas mal roulé ma bosse dans le milieu de la nuit parisienne pas du tout c'est totalement tu bois avec modération conformément aux recommandations des autorités je ne bois quasiment plus pour le coup et en plus c'est pas une blague oui c'est vrai on en avait un peu parlé je crois on en avait parlé je t'avais proposé à boire t'avais dit non donc voilà mais voilà chacun fait comme il veut bien sûr donc j'ai vu ça puis je me suis rendu compte alors que je m'intéresse beaucoup à la réglementation du milieu des influenceurs je me dis mais c'est vrai que je sais pas comment fonctionne la loi Evin sur internet en fait et puis j'ai aussi vu qu'il y a quelques jours Meta a été condamné à l'initiative de l'association Addiction France à devoir retirer une trentaine de contenus d'influenceurs faisant la promotion de l'alcool donc ça m'a donné envie de creuser le sujet et donc aujourd'hui j'ai envie de parler voilà de la loi Evin à les réseaux sociaux une loi en vin voilà je me suis dit pas mal oh elle est bonne oh elle est bonne je ne travaillerais pas chez Libé toi peut-être donc voilà alors normalement il y a une bouteille là c'est une bouteille qui est en 3D normalement on peut faire de la 3D normalement elle est censée tourner sur elle-même mais là ça marche pas avec la technique je suis désolé vraiment pardon mais voilà normalement il y avait de la 3D on ne voulait pas te priver d'Egin ouais je sais mais en tout cas le jeu de mots c'est mon pic de productivité de la semaine j'en suis vraiment fier ça vous donne vraiment une bonne idée donc la loi Evin je vais passer à la slide suivante la loi Evin date de 1991 mais pourtant elle s'applique quand même sur internet et je me suis j'ai repris un visuel d'Addiction France qui explique un petit peu que la pub d'un influenceur pour de l'alcool ça doit être non intrusif donc pas entre deux stories Instagram tu peux rappeler la loi Evin parce qu'on est sur la chaîne de Jean Massier en échéant non mais la loi Evin c'est sur la réglementation notamment de la publicité pour l'alcool il y a tout un tas de choses c'est quand même un pilier j'ai l'impression maintenant de la loi française et de la prévention c'est une loi de santé donc la pub doit rester objective elle doit être bien signalée elle doit mentionner le fameux message l'abus d'alcool est dangereux pour la santé à consommer avec modération et il ne faut pas que ça soit associé surtout à une image positive de la consommation comme la fête par exemple donc c'est plutôt clair et pourtant dans les faits c'est quand même encore le far west sur internet donc j'ai pu contacter Myriam Savy qui est d'Addiction France elle m'a dit des choses quand même assez elle était assez inquiète elle m'a dit qu'il y a énormément de choses à surveiller que les influenceurs aujourd'hui se donnent beaucoup de liberté en story parce que c'est des trucs éphémères c'est difficile de constater ça avec un huissier et il y a beaucoup de stratégies de contournement et puis voilà des fois on voit des influenceurs quand ils les contactent ils répondent copier-coller les mêmes messages de réponse à Addiction France donc selon elle voilà ils sont quand même pas mal conseillés par les marques d'alcool et qui en plus elles-mêmes ne risquent pas légalement de conséquences judiciaires c'est les influenceurs qui risquent d'éventuelles poursuites donc ça c'est un vrai vrai sujet et pour mieux illustrer le problème il fallait que je vous présente deux influenceurs très très particuliers la chaîne Cocomogo voilà c'est deux amis je connais
l'ADA éclair
je crois voilà c'est deux potes voilà amateurs de bonne viande et d'alcool qui résument leur ligne éditoriale en trois expressions donc joie de vivre partage et insouciance voilà donc je vous laisse juge un petit peu de la joie de vivre de l'insouciance qui se dégage un peu des contenus jusque là j'ai une petite affection particulière pour but du jeu s'atomiser voilà c'est plutôt clair on dit les termes
voilà
donc leur contenu ils sont pas forcément sponsorisés par des alcooliens si on voit la slide suivante notamment mais ils mettent quand même vachement en avant l'alcool dans un cadre très valorisant et ça pose de vraies questions et ce même si sur Youtube en début de vidéo il y a ce fameux message de prévention en disant voilà c'est du second degré même si je trouve ça un peu bizarre qu'ils utilisent des guillemets pour dire comme s'ils faisaient le geste en même temps qu'ils écrivaient l'abus d'alcool est dangereux pour la santé voilà ça c'est je trouve ça bon bref c'est un détail mais ça m'a et sur Instagram par contre ces messages et notamment sur le compte Instagram d'un des deux membres du duo ça apparaît beaucoup moins c'est compris en cas de partenariat qui sont mal signalés en plus avec une brasserie artisanale ou une marque de tirose à bière je suis aussi tombé sur un autre type de publication mais on va dire que c'est un sujet pour un autre jour si vous vous posez la question le monsieur en marcel c'est effectivement Baptiste Marchais un influenceur connu de la fachosphère ah voilà d'accord d'accord c'est clair bref sur un certain angle je vais avancer avance donc l'année dernière ça m'a fait aussi penser il y a une marque de bière qui a convié plusieurs influenceurs à Quacella et donc on a vu ces influenceurs avec tenir la dite bière dans des stories Instagram dans un cadre donc valorisant et fun et mettre le petit hat de la marque forcément donc c'est une forme de promotion de la marque même s'ils ne sont pas rémunérés et TF1 avait fait un reportage et il parlait justement de ça et la marque avait répondu les influenceurs conviés sont libres de participer ou non à ces événements de publier ou non des contenus sur place ou à postéorie voilà je vous laisse juste un petit juge un petit peu de ça en tout cas il y a un représentant d'addiction France dans le reportage Franck Leca qui avait vu une forme d'hypocrisie et une volonté de contourner la loi Evin alors j'ai repensé forcément aux vidéos de Sparkdice qui ne sont pas de la promotion rémunérée non plus mais qui mettent tout de même en avant la consommation et je me dis mais qu'est-ce qu'on en fait en fait donc j'ai demandé son avis en off à une influence manageuse qui travaille en 11 milieux qui est en lien avec les marques et les influenceurs et elle m'a dit que la loi Evin elle est très complexe et que les marques jouent dessus mais elle pense néanmoins qu'il y a une responsabilité de la part des influenceurs notamment parce qu'ils connaissent leur public ils savent ce qu'ils mettent en scène et elle compare ça avec ceux qui ne se filment pas en train de fumer et ce type de raisonnement effectivement il va aussi pour la mise en scène de la cigarette qu'on voit de temps en temps dans les vidéos de Sparkdice mais aussi pour les partenariats d'autres influenceurs avec des marques de cigarettes électroniques avec des sites de paris sportifs ou pour des placements financiers pas toujours recommandables et voilà ça soulève pas mal de questions et avant de vous quitter j'ai un dernier cas d'école qui est très intéressant je trouve il s'agit d'un partenariat pour un jeu à boire et Maison Grise donc Maison Grise c'est la structure du youtubeur Pierre Cross c'est un peu son collectif donc Maison Grise qui a réalisé lui-même sur sa chaîne beaucoup de vidéos autour de l'alcool ces dernières années et si le partenariat est signalé c'est vrai que on voit pas vraiment d'invitations à consommer avec modération comme c'est le cas pourtant dans d'autres vidéos qui impliquent de l'alcool mais comme c'est la promotion d'un jeu à boire mais pas directement d'un alcool etc on se dit peut-être qu'ils estiment Pierre Cross et tout ça que c'est des règles un peu différentes alors que bon techniquement la loi F1 là-dessus elle est plutôt claire d'où ma question de fin qui est un jeu de mots nul mais je vais l'assumer c'est pas grave est-ce qu'on pourrait dire qu'en plus de Maison Grise Pierre Cross est aussi membre de la zone grise de la loi F1 voilà c'est la fin de la chronique merci beaucoup
Vincent
pour cette super chronique ça ouvre des réflexions c'est hyper intéressant et voilà si vous ne fabriquez pas d'alcool que vous n'en distribuez pas mais que vous voulez quand même soutenir Baxit n'hésitez pas à devenir partenaire de l'émission contactez-nous tout ça tout ça chers amis on va marquer une petite page de pause après laquelle nous allons recevoir notre invitée politique cette semaine il s'agit de la députée Astrid Panosian-Bouvet députée Renaissance cofondatrice d'En Marche en 2016 et par ailleurs elle travaille beaucoup sur les sujets social et grand âge on se retrouve après la pause pour cette interview à tout à l'heure sur le plateau de Baxit très heureux de vous retrouver comme chaque semaine dans cette grande émission d'actualité politique sur Twitch j'espère que ça vous plaît j'espère que cette émission vous est utile j'espère que vous êtes nombreuses et nombreux à vous intéresser à la politique entre autres grâce à cette émission et si c'est le cas tant mieux c'est pour ça qu'on l'a créée chers amis comme chaque semaine toujours avec mes chroniqueurs et chroniqueuses on est avec Chloé avec Claire et avec Malek ce soir on a le plaisir de recevoir une invitée politique qui vient répondre à nos questions on va parler de beaucoup de sujets cette semaine avec notre invitée je vous demande d'accueillir la cofondatrice de La République En Marche en 2016 elle est députée de Paris et c'est Agnès Astrid pardon Panosian-Bouvet pardon pardon désolé j'ai écorché votre prénom bonjour Astrid Panosian-Bouvet merci d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Baxit je le disais vous êtes députée de Paris depuis 2016 depuis 2022 non depuis 2022 pardon c'est 2016 vous avez créé En Marche et vous êtes néo-députée du coup mais pas tout à fait pas tout à fait étrangère aux questions politiques
oui j'ai toujours eu un engagement politique et militant depuis une vingtaine d'années et vous aviez été au Parti Socialiste par le passé
vous aviez écouté donc voilà donc vous faites partie des députés de la majorité vous avez travaillé avec Emmanuel Macron que vous avez conseillé lorsqu'il était ministre c'était en 2014 oui tout à fait
j'ai rejoint son cabinet quand il était encore un inconnu et je travaillais pour lui sur les questions principalement internationales
ouais d'accord quand il était ministre de l'économie tout à fait ministre de l'économie très bien donc vous voilà désormais député vous étiez en commission des affaires sociales la commission qui examine le projet de réforme des retraites vous y avez passé quand même pas mal de temps dans une ambiance on a vu quelques images tout à l'heure difficile première question est-ce que la réforme des retraites va aller jusqu'au bout dans ces conditions-là ?
moi je l'espère j'espère vraiment j'espère vraiment qu'on va avoir un vote sur le texte amendé par l'Assemblée nationale dans la configuration politique qui est tout à fait inédite depuis juin mais j'espère vraiment qu'on aura le vote sur un texte avant qu'il puisse passer au Sénat ça me semble absolument indispensable parce que il y a la démocratie sociale qui s'exerce pendant la concertation avant la préparation du projet de retraite on pourra en reparler il y a eu trois tables rondes sur la pénibilité ça n'a pas donné grand chose au final une hostilité des syndicats oui mais il y a eu aussi des vrais enrichissements sur le texte qui a été proposé je pense notamment à la question de la pénibilité qui était quelque chose qui était relativement mal appréhendée en France la pénibilité de la prévention au travail enfin bon il y a pas mal de choses qui ont permis d'enrichir le texte tel qu'il a été proposé ça n'empêche que ça suppose ça suscite les oppositions qu'on voit mais donc il y a le temps de la démocratie sociale on le voit aussi avec l'exercice de cette liberté constitutionnelle qui est le droit de grève le droit de manifester et il faut saluer les syndicats qui le font avec voilà l'ordre et le respect le respect des règles et puis il y a le temps de la démocratie politique et du débat parlementaire et c'est pour ça que c'est absolument indispensable pour moi qu'il y ait pour tous nos collègues qu'il y ait un terme au débat par un vote du texte
vous parlez de la démocratie qui s'exerce dans la rue deux journées de mobilisation nationale une augmentation du nombre de manifestants on va vers une amplification de ce mouvement des sondages qui n'évoluent pas si ce n'est encore davantage contre la réforme des retraites et de l'autre côté un gouvernement par la voix d'Elisabeth Borne qui annonce que les 64 ans ne sont plus négociables si on a un raidissement de chaque côté c'est quoi la voie de sortie ?
je pense qu'il faut qu'il y ait toujours la voie de sortie elle doit se faire par le règlement des différences de manière apaisée et de manière démocratique on a pour un exercice aussi difficile qui est la réforme des retraites une assemblée nationale telle que les français l'ont voulu pour la première fois depuis 1958 la date de la constitution de la Ve République et bien on a un président qui n'a pas une majorité relative qui n'a pas une majorité absolue ça a été le cas je vous vois avec Michel Rocard mais c'était de quelques voix là on est quand même sur un différentiel beaucoup plus important voilà et donc ça nécessite de pouvoir de donner finalement un rôle plus important à l'Assemblée nationale je pense qu'on suit beaucoup plus les débats à l'Assemblée nationale ça je vous le garantis et c'est pour ça que ça fait partie aussi de la démocratie politique de pouvoir trancher in fine à travers l'Assemblée nationale et le Sénat
il y a quand même des sujets assez difficiles dans cette loi on a vu qu'il y a eu un deal qui a été passé au cours des vacances de Noël avec les républicains un groupe dont vous avez besoin pour pouvoir constituer cette majorité avec ce vote que vous espérez les républicains de leur côté Eric Ciotti en tête commence à parler d'une nécessité de faire évoluer le texte est-ce que vous pensez qu'il va y avoir encore des possibilités de le faire évoluer ce texte par le travail parlementaire
j'espère c'est-à-dire que et d'ailleurs ça a été dit par Gabrielle Attal ça a même été dit par Elisabeth Borne et je crois qu'elle s'exprime ce soir mais il y a des choses effectivement et je pense qu'il faut le dire des choses qui ne sont pas négociables et je pense que la règle des 64 ans aujourd'hui ça ne l'est pas et je peux expliquer pourquoi alors dites-nous
pourquoi est-ce qu'on ne peut pas renégocier la règle de l'âge légal
le régime de répartition on parle de régime de répartition des retraites ça veut dire que quand je cotise moi d'accord je ne cotise pas pour ma retraite je cotise pour ceux qui sont en retraite
ça oui
d'accord et ceux qui vont cotiser pour ma retraite ce seront ceux qui seront plus jeunes que nous qui sont sur le plateau qui regardent voilà et donc c'est extrêmement lié à l'équilibre démographique entre ceux qui travaillent et ceux qui sont qui bénéficient de la retraite or on a quand même moins de gens qui travaillent aujourd'hui il y avait un article dans Le Monde qui montrait qu'on avait un solde un solde naturel donc la différence entre le taux de mortalité et le taux de natalité en France qui était le plus faible depuis 1946 donc on a quand même aujourd'hui des équilibres démographiques entre ceux qui travaillent et ceux qui sont à la retraite qui sont plus nombreux et bonne nouvelle ils le sont plus longtemps qui fait que pour un régime de répartition il y a trois manières d'avoir cet équilibre soit c'est les questions démographiques l'augmentation de l'âge de départ à la retraite ou la durée de cotisation c'est le choix qui a été fait soit on augmente les cotisations soit on baisse les prestations et ce n'est pas non plus le choix qui a été fait parce qu'on a envie de revaloriser
on a envie de revaloriser
vous savez on finance déjà via l'impôt un certain nombre d'équilibres de régimes notamment les régimes spéciaux les régimes des fonctionnaires qui vont être supprimés très progressivement c'est ce qu'on appelle la clause grand-père c'est-à-dire que ceux qui sont entrés à la RATP avec ce contrat qui était la retraite ils vont le garder par contre les nouveaux recrutés vont partir sur les bases du régime général avec la question de la pénibilité qui s'est beaucoup améliorée
Chloé
plusieurs réactions à ce que vous avez dit d'abord on a un petit quai tout à l'heure c'est vrai que quand vous avez dit l'Assemblée nationale est représentative des Français quand on a un mode de scrutin qui force à voter utile qui force même à voter contre dans des logiques de second tour et où Renaissance fait je crois moins de 30% des voix au premier tour et à près de 50% des sièges on peut quand même penser qu'il y a une distorsion un peu dans la représentation nationale mais bon à la limite c'est un autre débat vous avez dit que vous ne souhaitiez pas et vous ne reculeriez pas sur l'âge légal de départ à 64 ans mais comment est-ce que vous réglez l'injustice qui est faite aux personnes qui commencent à travailler à 19 ans ou à 20 ans et qui devront cotiser plus de 43 ans de ce fait ça n'est qu'une des dimensions qui me paraissent problématiques et qui alors et les jeunes
y sont sensibles
alors moi je pense là vous touchez précisément du doigt le sujet qui je pense doit évoluer parce que qui coûte beaucoup d'argent mais qui doit évoluer c'est ces personnes qui ont commencé à travailler entre 17 et 20 ans et à qui on demande de travailler 44 ans alors que la règle de durée d'assurance requise c'est 43 et ça me semble donc ça vous pourriez
voter un amendement qui améliorerait ce dispositif moi je ne peux pas
voter d'amendement parce que ça ça augmente la charge donc je n'ai pas le droit ce serait considéré comme irrecevable donc ça doit être vraiment quelque chose qui relève non mais ça c'est constitutionnel mais je pense que ça doit faire partie des discussions alors ça veut dire qu'il faut trouver des recettes supplémentaires mais pour moi cette question là elle est absolument indispensable parce que même si on n'est pas concerné parce qu'on a eu la chance de commencer de faire des études plus longues et d'arriver plus tard sur le marché du travail et bien on trouve ça injuste et ce n'est pas simplement les personnes concernées qui sont injustes même chose pour les femmes on peut en parler et même chose pour les seniors et en fait tout ce que ça dit et quand on a vu ces manifestations il y avait effectivement la question des 64 ans mais ça dit aussi beaucoup du monde du travail parce que parler des réformes parler de la réforme des futures retraites c'est parler du monde du travail aujourd'hui
et c'est de cela
dont il faut parler
et bien parlons-en parce qu'il est de plus en plus dégradé les conditions sont de pire en pire malgré la mécanisation malgré la tertiarisation etc les personnes qui manifestent le plus sont les personnes qui ont des métiers dans lesquels ils se projettent le plus durement et le plus difficilement or en l'occurrence c'est souvent ces gens-là qui ont commencé à bosser jeunes c'est pas les quatre qui ont fait des études longues et qui eux iront jusqu'à 64 ou 67 ans et en plus qui ont un travail peu pénible d'où la question de la pénibilité donc vous comprenez aussi que ça renvoie à quelque chose que les gens vivent dans leur chair et que c'est dur pour eux d'imaginer se projeter
moi je comprends que quand on demande aux personnes de travailler plus longtemps il faut aussi leur donner les assurances qu'elles vont travailler mieux et quand on parle de pénibilité on peut aussi parler des accidents du travail vous disiez malgré la tertiarisation enfin malgré le plus de services en fait il y a toujours cette pénibilité mais justement je pense qu'on a très mal appréhendé cette transformation de l'économie où paradoxalement alors qu'on a moins d'industries qu'en Allemagne et bien on a plus d'accidents du travail parce que dans les services moi je pense aux caristes par exemple dans les services logistiques je pense aux aides soignantes je pense aux transporteurs routiers et bien il y a aussi une pénibilité une usure professionnelle qui existe et qui doit être prise en compte à la fois au moment où on travaille et puis également dans le départ à la retraite et c'est aussi l'objet de ce qu'on va discuter
Claire ouais moi j'avais une question spécifique à vous poser parce que vous avez un intérêt particulier pour la question du vieillissement et du care et vous avez dans une récente tribune une formule assez jolie vous dites la retraite c'est le moment où se cristallise la singularité de toute une vie et en fait si on prend l'aspect collectif c'est aussi le moment où les inégalités d'une société se cristallisent entre ceux qui ont eu un travail usant et ceux qui l'ont moins eu entre les hommes et les femmes et vous avez vous-même reconnu que c'était un point de complexité voilà et également entre les 5% les plus pauvres et les 5% les plus riches on a un écart d'espérance de vie qui est de plus de 10 ans donc en fait moi vraiment j'ai une interrogation sur quand en fait tous ces français et toutes ces françaises vous dites vous disent il y a une forme d'injustice massive en fait comment comment vous répondez à ça ?
Alors merci de reprendre certains de mes mots et de mes paroles oui une vie comme une vie une vie individuelle comme finalement une société se cristallise au moment du départ à la retraite pour une vie une personne ou du débat sur la réforme des retraites et on voit bien qu'aujourd'hui il y a au moins trois grandes thématiques qui se dégagent et sur lesquelles il va falloir qu'on avance c'est la question des conditions de travail du partage de la valeur ajoutée c'est la question de l'égalité professionnelle parce que 65% des personnes qui gagnent le SMIC aujourd'hui sont des femmes 80% des gens qui travaillent à temps partiel ce sont des femmes alors on se retrouve avec une différence de pension entre les hommes et les femmes aujourd'hui de 40% alors ce qu'on nous dit c'est que les générations qui sont nées dans les années 70 comme moi cette différence elle va se réduire à 30% les générations de 80 cette différence va se réduire de 20% mais c'est pas assez et ça va pas suffisamment vite donc il va falloir remettre ce sujet sur la table de l'égalité professionnelle et également et ça concerne aussi ceux qui nous regardent parce que ça concerne leurs parents ou leurs grands-parents c'est les seniors au travail parce que depuis 50 ans on s'est un peu acculturés tous qu'à partir de 50 ans 55 ans on n'avait plus tout à fait sa place dans l'entreprise
on a le plus faible taux d'emploi des seniors en France
exactement en Europe tout à fait mais du coup c'est et donc ces sujets-là maintenant il faut les mettre sur la table parce que moi j'ai envie de dire que le travail des seniors les premiers programmes de pré-retraite ils ont démarré alors là personne n'était né sur le plateau Raymond Barre 1976 et ça a fait il y avait un consensus gauche comme droite qu'il fallait sortir les seniors pour aider à l'insertion professionnelle des jeunes comme si l'emploi c'est un gâteau voilà et bien résultat par rapport aux pays scandinaves ma mère elle est norvégienne donc je connais la chance de bien connaître ces pays on a un taux d'activité les plus bas des jeunes même si ça s'est amélioré est-ce que vous pouvez parler bien dans votre micro s'il vous plaît excusez-moi et des personnes travailleurs de 60 ans si je peux juste rebondir précisément
sur ce point donc je pense que globalement en repoussant l'âge de la retraite il y a un risque d'avoir du coup plus de seniors qui soient en inactivité par rapport à ça vous misez globalement sur l'effet horizon donc le fait que en repoussant l'âge de la retraite on va changer les comportements à la fois des personnes en emploi et des entreprises j'ai lu dans votre tribune aussi c'était pour défendre l'idée de l'index senior et puis également des campagnes de communication mais enfin le risque de cette trappe à précarité qui concernerait cette tranche d'âge là il demeure enfin je
alors moi je ne fais pas partie de ceux qui vont s'accommoder du fait que parce qu'on décale l'âge de la retraite il va y avoir une augmentation naturelle de taux d'activité parce que ça se vérifie sur les 60 ans ça s'est vérifié sur les 56-59 ans ça s'est vérifié on a augmenté depuis une dizaine d'années le taux d'activité non moi je pense qu'il faut sur les 56-59 ans pas les 61-64 ce que je dis simplement c'est que c'est pas suffisant il faut un plan national à l'image de ce qu'a fait la Finlande que je cite où ils ont commencé avec le même taux d'activité même plus bas à 20% nous on est aujourd'hui à 31% et en une dizaine douzaine d'années ou vingtaine d'années ils sont arrivés maintenant à 70% et donc ça veut dire que le plan national c'est multifacette ça concerne la santé la prévention au travail la question des usures professionnelles de la pénibilité on en a parlé ça concerne la formation professionnelle tout au long de la vie parce qu'on a un système de formation professionnelle qui marche sur la tête ça forme plus les cadres aujourd'hui que les ouvriers les employés et les travailleurs de plus de 50 ans il y a la question de la souplesse de comment est-ce qu'on part parce que c'est pas nécessairement être à temps plein et ensuite retraite il faut pouvoir il existe et puis l'image et l'image et moi je pense je crois beaucoup aux images collectives depuis 50 ans on est dans l'idée que les travailleurs expérimentés ils sont voilà ils n'ont plus leur place la réalité c'est qu'il y en a
d'abord chloé
allez-y terminez votre idée l'image moi je crois beaucoup à des campagnes de communication comme celle de la défense nationale où quand vous regardez une photo de pub pour les métiers de la défense nationale ça donne vraiment envie et ça a permis aussi d'améliorer l'image et le recrutement donc voilà moi je crois aussi beaucoup à ça donc multifacette et pas simplement s'accommoder d'un décalage automatique parce que on va augmenter le taux d'âge de la retraite en fait moi quand je vous écoute sur l'emploi des seniors et la volonté que vous avez d'augmenter le taux d'activité des seniors je me pose la question pourquoi est-ce que avant de faire cette réforme et d'augmenter tout d'un coup le départ de l'âge légal à la retraite et de mettre du coup des gens dans des trappes à précarité des gens qui vont se retrouver au RSA ou au chômage qui va aussi générer beaucoup plus de dépenses publiques pourquoi est-ce que vous n'attendez pas d'avoir un taux d'emploi des seniors plus élevé que ce qu'il est actuellement via la formation professionnelle et tout parce que ça ça prend du temps et ensuite une fois qu'on est arrivé à un taux d'activité un peu plus supérieur à ce qu'on a maintenant vous envisagez même si je suis par ailleurs opposée parce que je ne sais pas vous parlez de l'augmentation de l'espérance de vie il faut regarder l'augmentation de l'espérance de vie en bonne santé et puis il faut regarder aussi ce qu'il y a devant nous avec la catastrophe climatique c'est-à-dire que ça a des conséquences sur notre santé quand même tous les perturbateurs endocriniens toutes ces choses-là on ne sait même pas mesurer les risques qui vont être ceux d'un monde à plus 3 degrés de réchauffement donc qu'est-ce que ça va devenir notre espérance de vie dans ce monde-là ça peut s'inverser on voit bien qu'aux Etats-Unis l'espérance de vie s'inverse enfin bref et puis aussi une dernière chose sur la prise en compte de la pénibilité pardon je crois il y a les déménageurs qui ne sont pas contents parce que vous ne prenez pas en compte le port de charges lourdes
dans ces critères
on va en parler
je crois que c'est par voie d'amendement
on va en parler
Astrid Panosian Bouvet te répond
sur pourquoi est-ce qu'on ne fait pas la réforme des seniors on essaie d'augmenter le taux d'activité des 61-64 ans avant 2 alors déjà on s'y est employé mais là je parle des gouvernements successifs c'est l'histoire de décennies là dans les projections aujourd'hui à 2030 en augmentant le taux de l'âge d'accord de 2 ans on reste j'ai envie de dire on reste à 41% de taux d'activité des seniors
voilà
contre 31 aujourd'hui à 2030 sachant que en 2030 si vous cumulez chacun des déficits qui vont commencer à partir de l'année prochaine on sera à 85 milliards de cumul de déficit et donc il faut imaginer que ce déficit sera encore plus important si on ne progressait pas sur les seniors donc moi je pense et c'est pour ça quand je veux revenir sur la question je veux revenir sur la question du caractère indispensable de cette réforme pour pouvoir assurer l'équilibre et on ne peut pas se permettre d'attendre 7 ans entre 2023 et 2030 voire plus le temps qu'on ait un niveau d'activité des seniors équivalent à celui de la moyenne européenne ou voire des pays scandinaves parce qu'on a entre temps des déficits qui vont commencer à s'accumuler aujourd'hui le régime général il est légèrement positif cette année l'année prochaine on commence à être négatif et quand on cumule juste les déficits entre 2023 et 2030 on est à 85 milliards d'euros alors 2 milliards ça ne veut rien dire mais je donne juste 85 milliards d'euros c'est rapporté au budget de l'enseignement supérieur qui est de 25 milliards d'euros donc c'est pas
oui mais là c'est des comptes sociaux c'est pas tout à fait pareil mais Malek oui parce que
ça vous donne l'ampleur de ce qu'on pourrait faire avec 85 milliards d'euros
j'ai beaucoup de questions qui m'obsèdent je vais essayer de tout réunir en une question elle va être longue mais simple désolé Malek madame la députée est-ce que vous étiez à Marseille au meeting d'entre deux tours d'Emmanuel Macron non celui sur le climat non c'était le meeting d'entre deux tours où il a parlé de beaucoup de choses il a parlé du climat mais pas que et c'est surtout le fameux meeting où il nous a dit qu'il fallait donc on venait d'avoir les résultats du premier tour avec trois camps qui se distinguaient et il nous a dit qu'il fallait faire politique autrement alors moi j'ai une question qui est longue mais simple dans un contexte social plus que compliqué avec des étudiants on le voit qui crèvent la dalle on en a parlé avec des travailleurs qui sont en train de se demander quel repas ils vont devoir supprimer dans la journée avec des syndicats que vous avez réussi à réunir et c'est un exploit avec des français qui sont majoritairement contre cette réforme avec des jeunesses avec une jeunesse qui est dans la rue contre cette réforme qui est injustifiée c'est pas moi qui le dis c'est le président du conseil d'orientation des retraites qui est injuste qui est anti-jeune anti-femme anti-seigneur ma question c'est est-ce que faire autrement c'est brutaliser les français dans le contexte actuel est-ce que pour vous c'est ça faire politique autrement ?
alors cette réforme vous voulez la faire en 2019 déjà il faut quand même se rappeler parce qu'il y a je pense qu'un régime de répartition sa justice c'est dans l'équilibre qu'on doit à la fois aux retraités qui touchent des pensions et aux retraités futurs je pense qu'on ne valorise pas suffisamment le fait qu'il faut que ce régime soit équilibré la vertu de l'équilibre dans un régime de répartition c'est une réforme qu'on voulait faire en 2019 c'était pas la même réforme c'était pas la même réforme mais ça avait pour objectif vous avez tout à fait raison c'était pas la même réforme je pense que c'était une réforme plus ambitieuse retraite à point qui permettait aussi une universalité une comparaison entre les régimes voilà on n'en est plus là et on peut le regretter mais il faut la faire cette réforme moi je persiste à dire qu'un régime de retraite qui est structurellement déficitaire avec des déficits qui commencent à être significatifs c'est pas tenable c'est pas tenable alors après on peut nous dire on peut le financer etc par enfin voilà ça c'est le discours LFI moi je pense
c'est pas que le discours LFI madame la députée je pense que non mais
c'est à dire qu'aujourd'hui c'est à dire qu'aujourd'hui je parle du régime de répartition si l'objectif c'est d'arriver à 2030 à l'équilibre d'accord il y a trois manières donc je disais critère démographique c'est le choix qui a été fait si on n'avait pas le critère démographique c'était baisser c'était augmenter les cotisations de 700 euros
augmenter les salaires
par exemple c'était baisser les cotisations de 400 euros de 400 euros pas que par la répartition voilà donc voilà les impacts si on est sur les trois leviers et alors vous dites financer par l'impôt mais on finance déjà significativement par l'impôt un certain nombre de régimes spéciaux voilà oui mais c'est bizarre parce que vous dites on a un régime de répartition donc c'est que les travailleurs qui peuvent financer puis en même temps vous dites c'est financé par l'impôt on finance déjà par l'impôt oui mais c'est financé par l'impôt pour les travailleurs de la fonction publique oui tout à fait par exemple on va juste devoir on va juste devoir pas pour le régime général des salariés du secteur privé
on a bien compris enfin moi je voulais surtout vous faire réagir sur le blocage que l'on voit aujourd'hui dans le contexte politique qui ça paraît assez inextricable on a vraiment l'impression qu'il n'y a pas peu d'améliorations qui vont être apportées au texte dans le cadre du débat parlementaire pas forcément parce que le j'allais dire le gouvernement est borné pardon pour le jeu de nom mais c'est aussi voilà il y a peut-être des députés qui ne veulent pas aussi on voit que les républicains commencent à devenir fébriles en demandent encore plus et tout donc on verra ce que ça va donner à terme je voulais aussi vous faire vous poser des questions parce que vous êtes une députée très investie sur les sujets du traitement des seniors on avait vu le scandale Orpère avant la présidentielle qui avait beaucoup choqué beaucoup marqué qui avait lancé un travail parlementaire notamment sur ce sujet-là vous en l'occurrence vous êtes investie sur ce dossier celui des conditions de vie des seniors c'est du grand âge alors oui c'est ça oui vous avez raison le grand âge c'est pas tout à fait la même chose excusez-moi on peut travailler des seniors avant là on parle du grand âge nos ancêtres nos anciens c'est pas bon pour moi je suis désolé nos aînés nos aînés notamment ceux qui sont pris en charge dans les EHPAD le scandale Orpère le groupe Orpère va être sauvé de la faillite par l'intervention miraculeuse de l'État via la Caisse des dépôts et consignations qui va remettre sous tutelle étatique en fait ce groupe-là ça pose quand même la question du modèle lucratif des EHPAD est-ce qu'on se dirige vers est-ce qu'on va revenir en arrière sur ce modèle-là en se disant franchement quand on laisse le marché gérer nos vieux on voit ce que ça donne il les rationne à la biscotte près c'est intolérable est-ce qu'on est à ce moment-là de l'histoire on est en train de remettre en cause ce système
je pense qu'il faut se poser la question c'est-à-dire que les sociétés à capitaux qui rendent des comptes soit des actionnaires soit des investisseurs elles ont des rendements voilà qu'elles doivent faire prévaloir et donc ça veut dire que ça se voit sur les marges sur les coûts de fonctionnement ou sur la valorisation de leurs actifs et la maltraitance et ça peut sauf que la maltraitance malheureusement ne se concentre pas uniquement sur le secteur lucratif voilà on a un vrai sujet aujourd'hui de ce qu'on appelle la maltraitance institutionnelle liée au manque de moyens liée à des taux d'encadrement trop faibles et donc on se retrouve avec des professionnels de santé des professionnels qui aiment leur métier et qui ont l'impression de mal le faire parce qu'elles n'ont pas le temps tout simplement et donc je pense que sur le secteur lucratif qui représente quand même 25% aujourd'hui des EHPAD en France c'est 25% lucratif 25% privé non lucratif et 50% public voilà pour donner une image des 7500 EHPAD qu'on a aujourd'hui en France la question se pose effectivement et en attendant qu'elle se pose il faut avoir des règles beaucoup plus strictes pas simplement de contrôle à postériori comme ça a été lancé mais aussi de contrôle a priori de la bonne utilisation des fonds publics qui sont donnés parce que ces EHPAD effectivement même à but lucratif sont financés par l'État en ce qui concerne notamment les sections ce qu'on appelle soins
oui d'accord donc je ne dis pas donc mais il y a un travail assez énorme qui doit être fait il se trouve que vous en plus je crois que dans le cadre de votre activité de député vous allez visiter non seulement des établissements mais vous dormez dans des EHPAD
je ne me permets pas de dormir pas dans des établissements
médico-sociaux
non ce que je me permets de faire c'est en fait moi le vieillissement j'y étais confrontée à titre personnel par un proche mais je connaissais mal le secteur des EHPAD parce que mais je connaissais bien le vieillissement à domicile donc je vois aussi le défi que c'est d'avoir finalement une vraie PME entre le kiné l'ergothérapeute le médecin qui vient à la maison les auxiliaires de vie une maison qui se transforme de plus en plus en petit hôpital etc enfin je vois les défis mais je connaissais moins bien l'univers des EHPAD et donc je me suis dit que pour voilà il faut apprendre et donc j'ai proposé de faire j'ai pas envie de dire vie ma vie parce que c'est pas ça mais j'ai passé pendant le mois d'août quand c'était plus tranquille j'étais j'étais j'étais à Paris et j'ai demandé à pouvoir passer deux jours dans un EHPAD de région parisienne mais je suis rentrée chez moi le soir
d'accord oui c'était pas un travail
d'enquête c'était aussi pour rencontrer voilà rencontrer les résidents les professionnels les familles dans un typiquement dans un EHPAD de région parisienne qui n'est pas dans ma circonscription
d'accord Claire
moi je vais partir de ce sujet là et revenir à cette notion de care donc de soins que vous défendez aussi comme nouveau paradigme et à la fois sur ce scandale qui est en fait pas juste un cas isolé à partir du scandale Orpéa on a découvert à quel point c'était une vraie problématique donc il y a ça il y a des mouvements sociaux au niveau des hôpitaux où les soignants disent on ne peut plus soigner parce qu'on n'a pas les moyens on maltraite les patients où les enseignants vous disent on n'a plus le temps d'enseigner on n'a plus le temps pour nos élèves on manque de moyens ça ajouté à cette situation de blocage total sur une réforme de retraite où on n'arrive du coup plus à faire démocratie jusqu'au bout est-ce que vous avez l'impression que ce gouvernement votre majorité est en train de construire une société où on est encore en capacité de prendre soin des plus vulnérables est-ce qu'on est en train de prendre soin les uns des autres dans cette société que vous êtes en train de construire est-ce que vous c'est des choses des questions que vous vous posez du moins
je pense que prendre soin et la place la place et le regard qu'on a sur les plus vulnérables et les plus fragiles dit beaucoup de la société justement et on a eu malheureusement et là aussi depuis une vingtaine d'années tendance à invisibiliser par exemple la question des personnes âgées il y a eu un choix français qui a été de mettre de placer plus les personnes très âgées dans les EHPAD là où le choix premier des familles et là où il y a eu des choix politiques nationaux dans les pays scandinaves mais aussi aux Pays-Bas de pouvoir rester à la maison ça ça dit quelque chose et sur les personnes âgées pour en revenir c'est pas la première fois qu'on a un choc d'émotion on a eu pour certains qui n'étaient peut-être pas encore nés mais la canicule de 2003 qui a été violente il y a eu la première vague du Covid aussi qui nous a beaucoup marqué mais là la question et la question et la question les moyens qu'on met au soin alors je pense que sur le grand âge il y a vraiment aujourd'hui et ça tous les rapports le montrent un vrai sujet aujourd'hui de moyens à mettre il y a vraiment on parle de tous les rapports s'accordent à dire qu'il s'agit de 10 milliards d'euros donc là clairement si on veut augmenter le taux d'encadrement comme on dit pour avoir plus de professionnels accompagnant une personne âgée il faut des moyens et moi je crois beaucoup à la symétrie au reflet miroir entre le bien-être de la personne qui est aidée et le bien-être de la personne qui aide et ça va ensemble donc selon vous il faut plus de moyens sur le grand âge très clairement aujourd'hui c'est 10 milliards c'est le rapport Liébo qui fait référence et qui date de 2019
pour parler très concret combien on met sur la table aujourd'hui
aujourd'hui il faudrait retrouver les chiffres du PLFSS je devrais les connaître par cœur mais j'ai plus les chiffres mais pour avoir
un ordre d'idée est-ce qu'on met 10 milliards justement ou on en est très loin
on en est aujourd'hui grosso modo aujourd'hui on est à peu près à 1,5% de notre richesse nationale PIB qui part dans le grand âge voilà et contre eux autour de 14% dans la santé ce qui vous donne et un peu plus de 14% dans les retraites voilà ça donne un peu des ordres d'idées de là où sont aussi nos priorités et aussi des masses d'argent qu'on met et donc là clairement je pense que et on l'a dit député Renaissance une majorité présidentielle il nous faut une loi grand âge pour pouvoir programmer cet effort national et augmenter en moyens nous on a j'ai eu la chance avec le groupe de coordonner une proposition de loi sur le grand âge ce qu'il appelle bien vieillir en France mais qui a plutôt pour objectif de répondre à des questions quotidiennes justement c'est le droit de visite en EHPAD c'est la personne de confiance c'est le reste à charge c'est la question de la carte professionnelle pour justement ceux qui se déplacent à domicile mais clairement c'est des objets du quotidien qui sont des tracas du quotidien mais il nous faut 10 milliards clairement
j'ai un dernier sujet que je voulais aborder avec vous vous savez sur ma chaîne on regarde les questions d'actualité au gouvernement on vous a vu mardi dernier lors de la séance vous avez posé une question au gouvernement sur un sujet autour de la transidentité autour d'un truc qui s'est passé au sein de la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme un sujet qui n'avait pas l'air vraiment prioritaire pourquoi vous avez décidé de poser une question au gouvernement sur ce sujet d'autant que c'était une question qui paraissait apporter un soutien à une organisation qui est assez transphobe de notoriété publique ce qui a beaucoup fait réagir les internautes notamment celles et ceux qui sont victimes de transphobie
alors ma question en fait ne portait pas sur elle portait sur la dissolution du conseil scientifique de la DILCRA et moi je reste attachée à la capacité d'avoir un débat notamment moi j'étais mariée à un universitaire et je sais ce que la communauté des chercheurs dans leur contradiction dans leur débat peut apporter et c'était d'abord cette question-là que je posais c'est-à-dire comment est-ce qu'on continue à garantir la liberté académique la liberté d'expression et sa dissolution elle s'est faite visiblement à la décision de la déléguée générale mais sans donner finalement d'autres explications ce qui me marque aussi quand même c'est la difficulté de gens ayant des positions différentes différentes de pouvoir à un moment donné aller sur des campus voilà est-ce qu'on peut débattre
de tout et est-ce qu'on peut débattre de l'identité des gens de leur genre vous comprenez que ce soit vécu comme une violence par des personnes qui ont regardé l'émission et qui ont entendu cette question-là soulevée dans l'hémicycle
moi je pense qu'on peut débattre je pense qu'on peut débattre de tout en fait à partir du moment où on entend l'autre et où on entend l'autre tout simplement
est-ce que tous les points de vue se valent sur ce plateau on a fait le choix éditorial de ne jamais recevoir l'extrême droite c'est un choix critiquable au demeurant
mais vous voyez ce que je veux dire
il y a des choses qui appartiennent pas au domaine du débat moi je vais vous dire
c'est pas parce que sur la question des transidentités pourtant je ne suis pas une spécialiste donc moi je suis en train simplement de dire que je reconnais je reconnais et j'entends le mal-être en particulier de jeunes comme de moins jeunes qui voilà se sentent mal qui découvrent qu'ils se sentent mal dans leur identité
qui sont surtout victimes de discrimination je pense que c'est pour ça qu'ils se sentent mal
avant moi j'avais lu une interview de Marie Co dans le monde qui disait combien qui est devenue la première mère et qui disait d'abord combien elle a senti comme une libération quand elle a vu sur internet voilà à l'époque qu'il y avait d'autres personnes comme elle qui vivaient ce mal-être qu'elle avait voilà et donc moi je ne nie pas ça la question simplement que je pose c'est qu'il y a des opérations qui peuvent être faites à caractère irréversible c'est juste la question que je pose je ne suis pas en train de dire que c'est interdit d'ailleurs je ne l'ai jamais dit c'est ça qui est fou et c'est ça qui est fou c'est ça qui est fou c'est-à-dire que je n'ai jamais dit que ça devait être interdit j'ai simplement posé la question j'ai simplement posé la question mais vous savez comme moi que c'est une stratégie
de l'extrême droite de placer ce sujet-là au cœur de la table d'en faire un objet de débats moi je vais vous dire
je me suis même pris un rappel à l'ordre par la présidente de l'Assemblée nationale parce que j'ai dit en tribune à l'Assemblée nationale que ça reste un parti xénophobe avec un ADN de 50 ans ah sur le RN oui donc moi je voilà par contre ce que je refuse non mais ce que je refuse vraiment c'est qu'on on disqualifie les gens simplement parce qu'ils seraient d'extrême droite et on refuse le débat moi je crois à la force du débat contradictoire et moi s'il y a une chose que je refuserais c'est de me faire cataloguer d'extrême droite simplement parce que je pose une question
c'est pas ce que j'ai fait mais on a un différent
non mais bien sûr
sur le domaine de l'acceptable dans le débat
bien sûr non non bien sûr j'ai bien compris que vous n'étiez pas mais c'est un peu trop facile de disqualifier et de refuser le débat au motif que parce que ça d'abord on finit surtout par oublier qui est voilà l'adversaire politique et aussi
ou alors on s'en souvient très bien que c'est justement pour ça qu'on fait gaffe
et aussi et aussi parce que c'est une manière oui mais ma réponse à vous ça peut être dire c'est aussi une manière de refuser le débat parce que émotion ne vaut pas argumentation et moi je crois à la force du débat contradictoire apaisé et c'est pour ça on va pas se réconcilier mais j'ai l'idée et au demeurant ce que vous défendez il y en a beaucoup aussi qui le défendent je crois en un conseil scientifique qui doit de manière apaisée à travers des chercheurs des revues voilà apporter un éclairage aux décideurs
je comprends je vois la différence effectivement claire oui je voulais rebondir
parce que je suis moi-même chercheuse donc je comprends tout à fait cet attachement au débat et à la liberté de critique et d'expression mais la raison pour laquelle la DILCRA a été le conseil scientifique a été dissolu c'est que du coup le président de ce conseil scientifique était également faisait également partie du conseil scientifique de l'observatoire de la petite sirène et que du coup cette position mettait en péril la capacité de cet observatoire à gérer ces questions-là de manière ça je l'entends et en fait c'est pour ça pourquoi ne pas demander par attachement parce que le débat au sein de l'observatoire avait lieu déjà depuis des mois avec un départ avec des démissions de membres de ce conseil scientifique notamment d'une sociologue qui est elle-même voilà et donc en fait c'est toutes ces questions-là qui ressurgissent lorsque vous posez cette question au gouvernement et qui expliquent l'attention
on va vous laisser répondre Astrid, allez-y
non et bien moi j'aurais préféré tout à fait c'est parce que le président faisait partie d'une association et bien je pense que quand on est président d'un conseil scientifique on ne doit pas nécessairement être membre d'associations militantes voilà et j'aurais préféré qu'on demande au président soit de sortir de cette association soit de changer de président pour assurer une neutralité mais pas de dissoudre un conseil scientifique mais dans ce cas-là ça veut quand même dire ce que ça veut dire mais dans ce cas-là
pourquoi avoir posé une question au gouvernement en citant justement les deux les deux personnes qui sont à la tête de l'observatoire
de la petite sirène je voulais je voulais poser poser cette question au gouvernement parce qu'il y avait cette dissolution qui a quand même fait parler d'elle et interrogé et je voulais réexpliquer pourquoi il y avait eu cette dissolution vous l'avez expliqué vous-même c'est-à-dire qu'il y avait un président et je l'ai dit vraiment vous l'avez dit dans la question qui était membre de cet observatoire fondé par deux femmes et voilà j'ai vraiment été très claire je l'espère en tout cas dans la restitution sinon dissolution du conseil scientifique si on n'explique pas pourquoi alors ça paraît encore plus scandaleux
avant de passer à la séquence suivante j'ai quand même une question qui me brûle les lèvres parce que j'ai la chance d'avoir sur ce plateau une cofondatrice d'En Marche en 2016 vraiment six ans plus tard je crois qu'on a la même mais je crois qu'on l'a tous en fait mais ça m'intéresse j'ai envie de vous poser la question j'espère que vous le comprendrez on en est où du macronisme philosophique on en est où de cette philosophie il y a un peu du qu'est-ce que c'est qu'est-ce qui rassemblait
le gauche et le droite
on en est où en même temps on en est où et de droite et de gauche qui était cette force de dépassement qui avait en partie permis le succès d'Emmanuel Macron en 2017 pour vous on en est où
alors moi je peux vous dire pourquoi j'ai voulu faire partie de l'aventure En Marche et après je peux peut-être vous dire ce que je pense où on en est mais pourquoi c'est parce que je trouvais à l'époque pourtant militante aux partis socialistes enfin entre 2001 et 2007 donc je ne vais pas non plus rester très longtemps mais ce qui m'agaçait dans la politique française c'était qu'il y avait beaucoup de clivages qui me semblaient artificiels je pense notamment à la question du chômage du travail
c'est ce dépassement
et donc il y avait il y avait effectivement cette question du dépassement il y avait cette question de la conciliation de la justice sociale et de l'efficacité économique que l'une ne peut pas aller sans l'autre si l'efficacité économique se fait sans justice sociale c'est pas tenable et c'est que la justice
ne se fait pas
sans l'efficacité sociale et le troisième point très important c'était l'Europe
parce qu'il faut quand même
se rappeler qu'en 2016 entre François Fillon et Benoît Hamon qui étaient les deux candidats représentatifs LR et PS deux partis qui avaient traditionnellement plutôt été pro-européens c'était le seul aujourd'hui le seul candidat qui disait qu'il fallait continuer à construire l'Europe et qu'il fallait croire en une souveraineté européenne et aujourd'hui
alors le dépassement de la droite et de la gauche on en est où est-ce que vous comprenez quand on dit que ça ressemble quand même vachement à du centre-droite ou de la droite assez classique à l'exercice le macronisme ou est-ce que pour vous non on se trompe on est caricaturaux dites-moi vraiment
je pense qu'on se base beaucoup sur des petites phrases qui objectivement ont été peut-être malheureuses pendant le premier vraiment sur des mesures
sur des décisions prises
je pense ensuite quand on regarde quand même le taux le chômage moi je me rappelle la phrase de Mitterrand qui disait contre le chômage on a tout essayé le chômage de masse le chômage de masse mais il faut quand même se rappeler de ce que c'était et je pense d'ailleurs que ça a peut-être eu aussi un impact sur notre relation au travail on a vu nos grands-parents nos parents dans des régions aussi sinistrées désindustrialisées les choses elles sont en train de changer on a un taux de chômage des plus bas aujourd'hui je pense aux jeunes depuis 40 ans on a un taux de chômage il y a la reprise ça ne veut pas dire qu'il faut commencer sur l'apprentissage
il y a la radiation de beaucoup de chômeurs aussi
sur le dernier trimestre le dernier trimestre oui ça a été noté sur l'apprentissage avec une vraie révolution culturelle donc il y a une mise en mouvement il y a une mise en mouvement autour de l'émancipation individuelle là où je pense qu'il faut pouvoir avancer c'est que l'émancipation individuelle elle doit aussi se faire dans un cadre collectif et c'est peut-être aussi les protections collectives sur lesquelles il faut maintenant mettre plus le paquet je pense notamment à la question de l'école on n'en a malheureusement pas parlé on aura l'occasion de la santé et du grand âge voilà
Jean je suis désolé une minute et madame la députée je vais vous demander de répondre très rapidement En Marche Renaissance aujourd'hui est-ce que c'est un parti de gauche ou de droite et si vous n'êtes pas capable de répondre à cette question ou si vous ne le pouvez pas vous êtes-vous une députée de gauche ou de droite c'est tout ce que je veux savoir vous qui avez reçu le député de l'ancien président de la république Nicolas Sarkozy sur votre circonscription il faut le rappeler
moi j'ai mon histoire
d'accord
j'ai mon histoire j'ai ma manière de faire de la politique qui est de partir des gens et qui est de et qui est de de parler de la vie des gens en fait avec une sincérité que j'espère recevoir vraiment et après je pense qu'il faut ça a été dit ça a été dit par madame il y a nécessité de reparler aujourd'hui du travail du blocage de notre société moi il y a une étude de l'OCDE qui a montré qu'en France il fallait six générations pour une famille de conditions plus modestes pour arriver à classe moyenne contre trois générations au Danemark et je pense que c'est des choses comme ça qui rendent qui rendent furieux aussi quand on voit que le délitement des services publics autour de l'école autour de la santé donc moi je crois à l'efficacité économique oui ça clairement mais qui doit se faire je crois qu'il faut qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire ça veut dire qu'il faut des entreprises je crois à l'industrialisation qui crée de la richesse pour pouvoir précisément financer des services publics on est tous d'accord c'est juste qu'on n'a pas la même définition de la richesse je ne pense pas pour financer des services publics pour financer des services publics autour de l'école autour de l'hôpital et maintenant de ce nouveau défi qui est le grand âge et la transition écologique
ouais exactement merci beaucoup Astrid Panosian Bouvet d'être venue sur ce plateau pour répondre à nos questions sur tous ces sujets d'actualité on vous en a posé beaucoup et on va enchaîner avec la dernière séquence de cette émission c'est parti pour le quiz à la con le quiz à la con c'est très simple chers amis chroniqueuses chroniqueurs madame la députée j'ai des questions je vous propose 4 réponses vous essayez de trouver la bonne réponse et vous dans le chat vous jouez chez vous en votant pour la bonne réponse A, B, C ou D dans les sondages qui vont apparaître dans le chat voilà première question de ce quiz à la con qu'est-ce que l'usulisme ?
wow réponse A une secte indienne réponse B un courant de l'islam chiite réponse C une pratique de méditation réponse D une méthode de radicalisation au communisme via le jeu vidéo
la réponse D bah oui la D sans hésitation la D la réponse C
toi tu dis une pratique de méditation une pratique de méditation l'usulisme ce que tu pratiques à titre personnel ? ah oui tous les jours d'accord tu nous expliqueras madame la députée
oui moi je pense que c'est plutôt la D on m'avait parlé réponse D
Jules qui n'est pas avec le consulteur sur le bateau mais qui vous embrasse je sais pas d'ailleurs
certainement vous l'embrasserez de ma part aussi oui oui oui bien évidemment
ce sera fait du coup dans le chat ça vote comment ? dites-moi un petit peu montrez-moi un peu vos votes dans le chat ah ouais on est sur 68% pour la réponse D d'accord d'accord et qui est-ce qui a répondu la réponse B du coup ?
pourquoi les bonhommes dans le chat en fait ? pourquoi ils mettent des têtes de gens ?
qu'ils rigolent c'est parce qu'ils sont en train de passer un bon moment ils rigolent
et ils nous le font savoir c'est ça l'interaction
c'est ça Twitch c'est cool parce qu'on lit Usul on lit Léa c'est trop cool vous êtes là et bien chers amis vous avez tous répondu la réponse D et bien c'est pas la bonne réponse c'est la réponse B figurez-vous et oui sérieux ? mais oui monsieur
vous savez ou non absolument
et voilà et bien ça fait les malins etc mais l'usulisme d'ailleurs Usul avait la bonne réponse lui dans le chat
il faut que je suive ses réponses à lui maintenant
l'usulisme est considéré comme un courant de l'islam rationaliste en évolution marqué par l'institutionnalisation et la hiérarchisation de son clergé vous l'aurez appris ce soir et oui voilà ah le chat vous faites les moins les malins et bien c'était la réponse c'est bien un courant de l'islam chimique qui s'appelle l'usulisme il y a la page Wikipédia tout ça n'hésitez pas à aller regarder deuxième question de ce quiz à la con lequel de ces liens de parenté est faux parmi les 4 réponse A Jean-Pierre Raffarin et Jean-Pierre Foucault sont cousins réponse B Jean-Marie Le Pen est le parrain de la fille de Dieudonné réponse C Brigitte Macron et Carla Bruni ont un arrière-grand-père en commun
non non c'est B
arrière-arrière pardon l'actuel roi d'Angleterre est en fait le fils de l'ancienne reine d'Angleterre
bah oui
parmi ces 4 propositions il y en a une qui est fausse il y en a 3 qui sont vraies vous devez trouver lequel est faux ?
lequel est faux ?
je pense que je pense que le que le c est faux alors
Jean-Pierre Raffarin et Jean-Pierre Foucault sont cousins pour toi ça me hype ça me hype
attends surtout un arrière-arrière-grand-père en commun tu vas pas jusqu'à c'est quand même difficile de remonter jusqu'à
bah si plus tu remontes plus c'est facile de trouver un enceint de commun
non mais ouais mais ça veut dire que Brigitte Marcon et Calamuni ont parlé ensemble de leur arrière-arrière-grand-père
alors qu'elles en aient parlé j'en sais rien mais qu'un journaliste ou un biographe
mais le A paraît extrêmement improbable Jean-Pierre Raffarin et Jean-Pierre Foucault ça paraît quand même moi j'y crois de dingue
vous avez remarqué qu'ils ont pas le même nom de famille enfin c'est le même prénom mais c'est pas oui mais d'accord je vous laisse faire je vous laisse galérer Astrid oui moi l'histoire
de Brigitte Macron et Carla Bruni ça me semble
d'accord
mais le B
mais j'ai trop hâte de savoir que Jean-Pierre Raffarin et Jean-Pierre Foucault sont cousins
ouais moi aussi
Chloé t'en penses quoi ? du coup tu réponds quoi toi ?
putain mais je sais pas moi je suis encore sous le choc en fait de cette bah moi je vais répondre je sais pas je vais répondre le A
donc voilà tous les autres les trois autres sont vrais selon toi et le A même s'ils ont une
ressemblance physique moi je voulais la A aussi
toi tu dis réponse A Claire également pour la même raison le tchat a voté ah le tchat a voté réponse A mais c'est quand même assez équilibré avec C et B donc la France est coupée en trois nouveau paradigme politique ok donc vos réponses excusez-moi du coup je les ai perdues
moi je crois au C
réponse C Chloé t'as dit réponse A ouais Claire t'as dit réponse A et toi tu dis réponse C et bien la bonne réponse c'était bien la réponse C
ah
Brigitte Macron et Carla Bruni n'ont pas d'arrière en père en commun en revanche les Jean-Pierre Jean-Pierre Raffarin et Jean-Pierre Foucault sont bien cousins ça me hype ici la famille ouais ils sont cousins
mais ils se ressemblent en fait il y a un truc
ils sont tous les deux issus du Poitou-Charente Poitou-Charente on embrasse évidemment ils ont des liens de parenté Dieudonné a bien demandé à Jean-Pierre Le Pen d'être le parrain de sa fille qui est née en 2008 et effectivement pour ceux qui ne le savaient pas Charles III c'est le fils d'Elisabeth II voilà maintenant vous le saurez
mais qui est l'arrière-arrière-grand-père de Brigitte Macron et Carla Bruni du coup ?
et bien ça c'est faux il n'y en a pas
ah oui d'accord
tu n'as pas compris le jeu Chloé oh là là il est tard là
alors que votre première intuition c'était de dire c'est ça qui est faux oui en plus c'était bref
troisième question de ce quiz à la con
il y en a combien des questions ?
il y en a cinq
d'accord
lequel de ces hommes politiques n'existe pas ? réponse A Babar réponse B Casimir réponse C Picsou réponse D Garfield waouh il faut m'éclairer
où est-ce que vous allez chercher ?
il y en a trois qui sont effectivement des noms de responsables
c'est vraiment que Babar existe en vrai ? bah c'est la C lequel de ces hommes politiques
n'existe pas ?
ce serait légendaire madame ou monsieur ?
personne ne s'appelle
t'as l'air beaucoup trop sûr de toi alors moi j'ai interviewé Babar je sais très bien
pareil Casimir Garfield Casimir ouais
Babar c'est énorme j'adore
non parce que Picsou c'est basé il y a le symbole il y a un sens dans le nom
je n'ai pas un élu local qui s'appelle Picsou non c'est chaud de gagner des élections c'est un nom
qui a été créé pour le personnage Picsou donc c'est les gens
dont les noms de famille sont ceux-là on est d'accord c'est pas des surnoms c'est des vrais noms
oui c'est des vrais noms désolé de t'annoncer que Babar n'existe pas vraiment un monde s'effondre
ah non mais c'est vraiment fatigué
mais ouais ouais donc voilà comment ça vote dans le chat le chat il en pense quoi montrez-moi un peu le chat il pense réponse c'est il pense que Picsou n'existe pas les autres c'est probable Picsou c'est plus compliqué vos réponses
c'est trop dur je dis Picsou parce qu'on en aurait entendu parler mais on aurait comme aussi entendu parler de Jean-Pierre Raffarin et Jean-Pierre Foucault cousin donc je sais pas
alors on s'apprend pas à C je voulais que je vous dise
je dis que Casimir n'existe pas
toi tu dis la réponse B
pour Chloé
donc réponse C réponse B toi Claire tu dis
ah moi c'est la C
réponse C toujours Picsou c'est toujours Malak réponse C le chat a voté pour la réponse C également et c'est la bonne réponse bravo c'est bien Picsou qui est le seul qui n'existe pas Lufo Zaman Babar est un homme politique bangladais comme vous le savez qui a occupé le poste de ministre d'état des affaires intérieures en 2001
bientôt invité dans Baxit
Jean-Casimir Ferrier président de la république française de 1894 à janvier 1895 il a pas duré très longtemps mais il s'appelait bien Casimir et Jean-Rudolph Garfield c'est un homme politique américain secrétaire à l'intérieur entre 1907 et 1909 dans l'administration Roosevelt voilà bravo le chat vous aviez trouvé bravo à vous aussi sur le plateau quatrième question de ce quiz avec con qu'est-il arrivé aux quatre derniers présidents sud-coréens après leur mandat réponse A ils ont tous eu une statue à leur effigie réponse B ils ont tous eu des rues à leur nom réponse C ils ont tous eu un défilé en leur honneur réponse D ils ont tous fini en prison
l'une de ces propositions la plus folle et la D c'est celle qui me hype encore je pense que c'est ça je fais le démagogie jamais tous bourris
c'est vrai que les autres c'est un peu boring quoi
les autres c'est un peu
après c'est la Corée du Chou il n'y a que nous on fout des boulevards et des bibliothèques au nom de tous nos présidents j'ai dit à un moment
aux Etats-Unis c'est pas mal
ils ont des bibliothèques oui c'est vrai
non mais qu'ils aient tous fini en prison il y avait des scandales de corruption
ce qui reste trop bien avec le quiz à la con c'est qu'à chaque fois j'ai des trucs à raconter mais attends pour vous dîner en ville pour vous la péter c'est exceptionnel
vous saviez que Jean-Pierre Foucault et Jean-Pierre Raphaël pour briller pour briller évidemment
après un défilé en leur honneur c'est bizarre aussi je veux dire nous on fait pas un défilé quand un président quitte ses fonctions en l'honneur de Nicolas Sarkozy ou François Hollande
ça se fait dans certains pays on n'a pas du tout en tout cas les défilés militaires pour ce qui est défilé militaire on fait partie des rares pays à en avoir un encore et on appartient au club très fermé avec la Corée du Nord
pour le 14 juillet c'est vrai c'est très rare pays
à faire des défilés militaires bon allez ce sera la dernière question du coup donnez-moi vos réponses tous en jol tous en taux réponse D réponse D réponse D réponse D le chat ça vote comment j'ai pas vu la réponse du chat je crois que c'était la réponse D qui a gagné le vote et bien c'est la bonne réponse chers amis absolument ils ont tous fait un passage par la case prison sur les 4 derniers ancien président de la république de Corée du Sud encore en vie ils sont tous allés en prison ils ont tous été condamnés après leur mandat pour des histoires de corruption voilà 4 d'affilée ça fait beaucoup quand même au bout d'un moment bravo à tous du coup carton plein sur cette dernière question merci beaucoup Astrid Panosian Bouvet merci d'être venue sur le plateau de la Cite je vais vous laisser quitter le plateau et nous on va débriefer rapidement cette émission avant de la conclure merci beaucoup pour vous les applaudissements merci beaucoup voilà on arrive dans la dernière séquence de cette émission le moment où on débriefe avant de se quitter parce que sinon ça fait des coupures trop violentes et donc c'est quand même cool mais j'ai envie de savoir comment ça va Chloé c'était ta première fois sur le plateau de la Cite est-ce que t'as kiffé l'exercice ?
comme je te disais tout à l'heure je suis obnubilée par le chat donc c'est un truc
il est obnubilant
mon attention est facilement captée et ce chat mais sinon non j'ai trouvé que c'était c'était très cool qu'il y avait une bonne ambiance je sais pas quoi dire
non non mais merci à toi d'être venu on a eu quand même des personnalités intéressantes ce soir entre Maness du haut de ses 15 ans oui c'était très impressionnant c'est impressionnant j'espère qu'on a été à l'auteur de ce que le chat attendait d'une interview d'un responsable syndicaliste quel que soit son âge en tout cas nous on a essayé de le prendre au sérieux et je crois que c'était
la bonne approche je sais pas s'il y a beaucoup d'autres endroits et d'autres médias qui
non je sais pas et en plus il nous a dit qu'il avait refusé quand même pas mal d'invitations sur des médias parce qu'il savait très bien à quoi il allait moi j'ai des souvenirs quand même par le passé c'était Morandini qui avait reçu des syndicalistes lycéens je sais plus quand
c'était le matin d'une violence
d'une violence enfin vraiment le mépris très très particulier bon après moi j'ai un tropisme très pro-jeune du maire général en politique donc forcément je suis plus touchée Claire ça va toi ?
moi ça va ça va plutôt bien
ouais
j'ai l'impression que globalement ça le schéma politique bouge beaucoup ouais et du coup j'ai trouvé ça très intéressant de recevoir une députée de la majorité parce que en fait bon moi c'est un truc qui m'interroge beaucoup parce que en fait on ressent une forme effectivement le mot sincérité est venu mais avec du coup ce décalage avec ce qu'il y a dans les lois votées et les conséquences et du coup en fait ce qui m'a vraiment ce à quoi je réfléchis après cette séquence c'est vraiment l'écart qu'il peut y avoir entre le langage et le narratif politique et ce que peuvent vivre les gens je comprends et ce qui se passe en manifestation ça me laisse songeuse
ouais mais est-ce que c'est pas aussi l'exercice du pouvoir ça ? c'est la grande responsabilité
ça m'interroge là-dessus aussi sur en fait à quel moment on est tenu aussi par
par la réalité de l'exercice du pouvoir et de sa difficulté tu vois c'est-à-dire c'est toujours beaucoup plus je garde toujours ça en tête peut-être parce que moi je l'ai connu
ou par une ligne qu'on a à tenir
et là je pensais
je pensais aux députés de la Macronie qui ont dit qu'ils ne voteraient pas en fait et je me suis dit dans leur tête à quel moment ça devient clair qu'il y a trop de compromis avec ce pourquoi ils se sont un jour engagés en politique dans cette loi-là pour qu'ils disent ben non là c'est un point de rupture je ne pourrais pas voter et voilà je m'interroge là-dessus non mais c'est une question intéressante et sur la difficulté aussi quand on a plus de deux tiers des français et des françaises contre mais vraiment contre comment on fait pour pour continuer en fait
oui moi je je m'interroge aussi sur la rhétorique qui est la leur c'est-à-dire que je comprends que face aux manifestations ils soient tentés de dire nous irons jusqu'au bout pour essayer de dissuader les gens de sortir dans la rue c'est un peu le truc du style ça ne sert à rien de sortir d'ailleurs c'est parce qu'elle a dit on ira jusqu'au bout elle n'a pas dit nous irons jusqu'au bout elle a dit je le souhaite je souhaite parce qu'elle reprend de façon un peu soft l'élément de langage qui est celui de la première ministre qui dit nous entendons mais nous irons jusqu'au bout et je me demande jusqu'à quand oui mais pour essayer de contenir et de décourager la rue mais jusqu'à quand ça ce sera tenable dans la mesure où en fait quand on fait le décompte au parlement ils n'ont pas de majorité pour l'instant
oui oui alors ça ça va dépendre des républicains qui sont en train de faire monter les enchères
et on en parlait lorsqu'on a fait le petit moment droit constitu avec Léa la semaine dernière mais l'aboutissement de ça c'est quand même les ordonnances en fait
on va probablement atterrir à la fin
si c'est 47-1 en fait le risque d'atterrissage de passer cette réforme des retraites par voie d'ordonnance et existe et c'est compliqué après pour se dire que pour rebâtir un lien de confiance et de débat démocratique serein sur les autres textes de loi à moins d'assumer complètement qu'ils font ils tracent la route et puis depuis c'est vrai ça va devenir très compliqué moi j'ai une vraie interrogation comment ce moment-ci qu'on est en train de vivre va détériorer peut-être à long terme la qualité du débat démocratique et la possibilité du débat démocratique dans le pays
avec cynisme on pourrait dire qu'il n'est déjà pas très en forme de débat démocratique
mais là d'assumer
des ordonnances
ou une réforme pareille c'est sûr que ça va enlever les choses
mais après je maintiens toujours et je maintiendrai toujours que c'est toujours beaucoup plus difficile d'être au soutien d'un pouvoir en place que d'être dans l'opposition et c'est aussi une des raisons pour lesquelles il est hors de question qu'on ne reçoive que des opposants sur ce plateau c'est très important pour moi qu'on entende les personnes qui ont le pouvoir entre les mains qui viennent nous expliquer ce qu'ils en font et comment ils le font ça ne pèse pas
super intéressant
et c'est pas un exercice facile et si la gauche avait gagné en 2017 il y en aurait d'autres qui seraient en train de bégayer sur le plateau nous expliquer leurs mesures parce que c'est pas facile vivre la crise énergétique elle est européenne donc il y a un moment voilà et tant mieux c'est ce que je souhaite à tout le monde de se retrouver à bégayer sur un plateau parce que c'est pas facile d'exercer le pouvoir il y a des choix à faire il y a des lignes à tenir il y a des budgets à boucler et parfois ça ne fait pas plaisir à tout le monde je dis probablement ça parce que moi aussi j'ai connu l'exercice du pouvoir et c'est pas facile et voilà
elle était plutôt honnête je trouve dans ses réponses
après Jean moi Malek toi t'étais dans un rôle moi j'étais dans un autre rôle avec un député qui était au soutien de cette majorité là à l'époque donc je sais que c'est compliqué mais après encore une fois ce sont des parlementaires on parle d'individualité ils sont pas en sucre et c'est aussi en choix il n'y a personne qui les a attrapés par le callback si je puis me permettre l'expression pour les emmener devant une élection et donc à un moment il faut assumer l'exercice du pouvoir c'est pas simple ok mais à un moment il faut assumer mais ça s'assume et il y a des comptes à rendre aussi devant des électeurs et en fait c'est pour ça on n'était pas là dans un débat on était là pour poser des questions essayer de comprendre ils sont dans ce leitmotiv de dire bon on va faire beaucoup de pédagogie bon malheureusement plus ils font une pédagogie et moi je suis convaincu mais ça c'est autre chose mais comme je l'ai dit tout à l'heure j'ai mes questions on a nos questions et ils ont leur réponse bon le fait est que j'ai pas été convaincu ce soir
on continuera évidemment à suivre les évolutions de la réforme des retraites et de l'ensemble des autres dossiers à l'actualité politique dans l'émission Backseat si vous trouvez que ça a du sens et que c'est une émission qui vous plaît n'hésitez pas à participer à son financement en allant sur le UTIP pour faire un don c'est grâce à vos dons qu'on finance cette émission vous pouvez également acheter un magnifique sweatshirt un t-shirt une tasse venir dans le public bref il y en a pour tous les goûts merci à vous les copains les copines où est-ce qu'on vous retrouve sur les réseaux sociaux d'ici la semaine prochaine Chloé
sur Twitter
Twitter Chloé Rydel
ouais c'est ça
et t'as un Insta
j'ai un Insta
et Chlo Rydel je crois ton Insta voilà t'as une acte non mais en vrai t'as une actu particulière tu vas sortir un truc bientôt un bouquin
justement on va sortir une tribune dans le monde avec la voix lycéenne la FAGE sur la question de la réforme des retraites et de la justice intergénérationnelle avec Camille Etienne aussi je spoil un peu le truc
mais c'est cool de ta part de nous la mettre sur le plateau d'Ax c'est l'actu de voilà de la semaine et bien merci je rappelle que tu es co-directrice de l'Institut Rousseau absolument merci à toi Chloé Claire
moi toujours dans ma thèse je suis dans une espèce d'impasse en ce moment donc j'irai ouais mais c'est pas grave parce qu'il y a deux manifestations prévues la semaine prochaine pour changer l'esprit non non donc il y a le mouvement des retraites qui prend aussi de l'attention de la place dans nos têtes je pense et jeudi prochain je serai du coup pas ici j'interviens dans une soirée sur le centenaire d'André Gortz je ne sais pas si c'est un nom qui vous dit quelque chose mais
tu peux nous le resituer s'il te plaît
donc en fait c'est quelqu'un qui a c'est un des précurseurs de l'écologie politique en France et il a écrit des choses incroyables dans les années du coup c'était les années 70 oui les années 70 80 et ces textes sont incroyables et en fait il fait la jonction finalement entre le courant marxiste traditionnel et puis ce qu'on appelle nous l'écologie politique donc j'interviens avec peut-être Clémentine Autain et Paul Magnette aussi qui est un grand théoricien de l'éco-socialisme
personnalité politique belge exactement Bourgmestre
alors on dit Bourgmestre j'ai vu ça
Bourgmestre
Bourgmestre Bourgmestre de Charleroi
ouais c'est comme ça qu'on dit maire c'est incroyable le titre coucou les copains les copains de la Belgique salut les Belges salut les Canadiens salut les Québécois salut tout le monde Malek où est-ce qu'on te retrouve ?
On me retrouve sur Twitter sur Instagram sur TikTok partout pour parler de politique à 10h pour parler de foot à 18h et puis des fois finir en boîte à minuit c'est un peu ma life mais j'aime beaucoup cette life là dans la vie je continue d'accompagner des politiques en ce moment beaucoup de médiatraining
beaucoup de politiques
qui veulent parler de la réforme des retraites et bien le faire et voilà et puis bientôt sur les internets pour parler musique pour parler culture pour parler d'engagement apparemment
stay tuned ça va déboîter du lourd
c'est des mois de boulot j'ai arrêté la télé pour ça parce que tu m'as donné le goût des internets vraiment et donc let's go c'est parti
merci à toi merci au modo ce soir ça n'a pas été facile mais vous êtes toujours les meilleurs merci à vous merci à vous le public vous êtes extraordinaire sur la fin de la question merci à vous
merci à vous
Astrid Panosyan-Bouvet