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interviewPublic Sénat· 17 septembre 2024 9 min

"L’époque où il y avait des ministres qui étaient maires, ça marchait pas mal !" lance David Lisnard

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

le ministre de l'Économie sortant a mis en cause les les collectivités on pense au mie évidemment dans le dans le déficit euh est-ce que le les collectivités finalement seraient prêtes à faire un effort toute la façon dont la question est présentée prouve que le détournement d'opinion a fonctionné euh aujourd'hui on c'est pas comme ça que ça marche c'est-à-dire que il y a un déficit public qui un déficit de l'État les collectivités territoriales y compris celles qui sont mal gérées parce qu'il y en a qui sont mal géré ne peuvent pas avoir de budget en déficit c'est une obligation légale c'est un impératif donc quand il y a un emprunt dans une collectivité c'est uniquement pour de l'investissement pour un équipement mais jamais pour du fonctionnement et d'ailleurs toutes les comparaisons européennes le montrent le total dans le total de la dépense le total du millefeuille administratif français des collectivités et de 10 points inférieur à la moyenne européenne le problème des comptes publics de la France ce sont les comptes sociaux les comptes de l'État c'est aussi simple que cela donc on peut faire du détournement d'opinion tant que l'on veut évidment on peut montrer le rond-point qui a réalisé qui aurait pas dû être réalisé il y a des choses certainement comme partout comme dans n'importe quel PME d'ailleurs des choses normales mais le problème il n'est pas là le problème il est dans cet état qui n'a jamais autant prélevé qui a d'ailleurs supprimé des ressources locales comme la tax d'habitation qui n'a jamais autant prélevé on a le record du monde des PRL obligatoire qui n'a jamais autant dépensé nous avons le record du monde de la dépense publique avec des services qui se délitent parce que il n'y a pas de remise en cause de l'organisation on est sur un système hyper centralisé hyper bureaucratisé sur des modes de fonctionnement qui ont 50 ans de retard et plutôt que d'essayer de s'exonérer de ses propres responsabilités de leur propres responsabilités les ministres démissionnaires auraiit dû analyser leurs échecs qui ont vu la dette augmenter beaucoup plus vite en France que en Allemagne en Italie en Espagne en Grèce et cetera le déficit public beaucoup plus élevé qu'il était lorsqu'ils sont arrivés et des performances économiques qui sont nettement inférieures au reste du monde vous allez pouvoir le dire à Michel Bernier vous allez le rencontrer cet après-midi sans langue de bois si vous fait une proposition est-ce que vous êtes prêt à y aller Michel Barnier m'a m'a souhaité me voir je vous parlerai de de ce qu'il a voulu me dire une fois qu'il me l'aura dit locau il il souligne l'importance des élus est que vous avez confiance en l'architecture future du gouvernement pour que ce soit au moment où je vous réponds on connaî pas cette architecture on connait on le sait pas je je disais tout à l'heure moi j'ai j'ai toujours de l'espoir mais j'ai pas d'illusion donc je je je sais que Michel Barnier c'est quelqu'un de pragmatique il l'a démontré dans toute sa vie dans dans toutes les missions qui lu on qu'on l'précie ou pas c'est quelqu'un de pragmatique qui a eu des résultats donc on a envie d'y croire on a envie de de sortir de la crise dans laquelle on est du blocage on est très conscient he des des difficultés de de réalité arithmétique à l'Assemblée nationale je peux pas vous en dire plus parce que vraiment ce serait pas respectueux du moment et puis surtout parce que je n'en sais rien je je je suis très honoré qu'ils veillent me voir je on a déjà échangé tous les deux il connaît mes convictions je je sais j'en sais pas plus est-ce que vous pensez comme Michel Barnier que toutes les sensibilités hors RN et LFI doivent être représenté au sein du nouveau gouvernement ce que je pense c'est ce que j'avais déjà essayé de dire c'est qu'il faut peut-être pas trop réfléchir en terme de sensibilité je pense qu'il faut réfléchir en politique publique et ce qu'il faut éviter c'est qu'il y ait une majorité des extrêmes qui par un vote de censure bloque la possibilité du du pays de de voter un budget et et d'avancer et donc pour éviter cette majorité d'extrêm il faut surtout pas faire une politique molle il faut surtout pas être dans un dans une logique politicienne il faut surtout pas chercher à faire du en même temps il faut être vraiment en rupture par rapport à ce qui se fait depuis 2017 et donc proposer quand je dis pas politique M c'est-à-dire de pas chercher à être sur un curseur politicien chercher à vouloir plaire au centre à la droite à l'extrême droite à l'extrême gauche c'est pas comme à mon avis il faut s'appuyer sur l'opinion publique sur le régalien aujourd'hui tout le monde sauf etfi est d'accord pour qu'on revoit le code pénal des mineurs sur la sous-dotation en capacité pénitentiare tout le monde est d'accord sur l'immigration même je crois que tout le monde est d'accord sauf etfi en réalité donc il y a des façons de gouverner par voie réglementaire par par référendum aussi le plus difficile c'est le budget parce que là en revanche je pense qu'il y a un dénis de réalité partout à droite au centre encore plus à gauche sur la réalité dramatique des finances du pays et peut-être dans l'opinion publique aussi où on a été habitué à ce que finalement la dépense publique puisse continuer et il y avait un trésor de guerre quelque part qui n'existe pas donc la vraie difficulté là où on risque d'être dans une impasse c'est le budget mais il va falloir faire beaucoup preuve de beaucoup de pédagogie ou justement quand Michel Barnier parle de plus de justice fiscale et parle aussi d'améliorer la réforme des retraites on sa ce que ça veut dire c'est veut dire que la réforme des retraites coûtera enfin sans doute rapportera encore moins qu'elle a qu'elle a rapporté avec les améliorations qu'il aura est-ce qu'il est pas déjà dans le dans le en même temps finalement d' plaire finalement à tous les camps écoutez moi je peux pas faire de procè d'intention on n sait rien il a toujours pas constitué son gouvernement donc on verra bien ce qu'il propose ce qui est certain c'est qu'il y a des réalités évidente parmi ces réalité c'est qu'on a le record du monde de la dépense publique donc ça peut pas passer par l'augmentation de la dépense publique qu'on a le record du monde des prélèvements obligatoire donc il peut avoir peut-être des ajustements entre impôt mais enfin il y a pas de de de de de miracle et et surtout il a rien pire que que d'augmenter les aujourd'hui on est dans une phase descendante de la courbe de l'affaire c'est plus il y a de prélement obligatoire moy a de rentrée fiscale on le voit depuis 2 ans donc ça peut pas être la solution non plus que l'augmentation des dépenses publiques et du déficit de l'État la première cause ce sont les retraites voilà donc il y aura un principe de réalité qui va s'imposer c'est pour ça pour ma part moi je plaide pour une rupture complète avec le système dans lequel nous sommes qui est une tromperie des gens on va tromper les gens c'est c'est c'est simple il y a un rapport démographique ce système a été fait quand quand il y avait beaucoup plus de gosses d'enfants et quand il y avait plus de quatre actifs par par retraité aujourd'hui on va aller vers un rapport qui qui tend vers un actif par retraité donc le le le système de répartition c'est une pyramide de Ponzi ce système est mort il doit être préservver pour garantir un minimum vieillesse pour la justice évidemment et permettre à chacun d'avoir minimum vieillesse mais le reste il faut mettre en place et ça sera beaucoup plus favorable notrairement aux travailleurs pauvres un système de retraite par capitalisation je suis un peu seul à le dire mais ça marche très très bien dans quasiment tous les pays du monde et ça marche très bien dans la fonction publique sans que voilà personne ne trouve à y redire toute la fonction publique a un régime obligatoire de retraite par capitalisation he et pas simplement complémentaire et donc c'est ce qu'il faut mettre en place au bénéfice des travailleurs du privé c'est la seule façon à terme de sauver le système des retraites et même d'avoir de financer notre économie les MF demande un nouvel acte de décentralisation est-ce que vous comptez sur Michel Barnier pour entendre les les élus lo nous on compte sur tous les Premier ministre qui se succède pour entendre les élus locaux donc c'est Michel Barnier moi je sais que c'est une personn de qualité j'espère qu'il nous entendra qu'il aura la capacité de le faire aujourd'hui on pense que nous sommes une partie des solutions que la liberté d'action locale les parce queon a un foisonnement d'initiative est est une des façons de trouver une voie vers la performance publique vers l'efficacité de la dépense on doit raisonner en efficacité de la dépense or on n'a jamais raison réellement efficacité de la dépense soit il y a eu plus de dépenses parce qu'il y a des manques d'infirmiers de policiers et cetera soit on a fait du rabot sans chercher à comprendre ce qu'il y avait derrière en réalité humaine localement comme dans une entreprise dans une collectivité ce que l'on cherche à faire c'est de la productivité c'est du rendement c'est que les gens soient bien dans leur job et et et avoir peut-être moins de gens mieux payés et qu' produisent plus et à la fin tout le monde est gagnant donc c'est une remise en cause complète de l'organisation des pouvoirs publics soit on est dans une période qui le permet étonnamment parce qu'on est dans un chaos qui fait qu'il y a un tel blocage que ça peut permettre d'avoir une politique structurante soit il faut tenir jusqu'à un grand une grande échéance électorale pour avoir une grande légitimité pour remettre pour ce qu'avait fait le général de Gaulle d'abord en 45 et puis ensuite en 58 et bien aujourd'hui il faut le faire aujourd'hui sauf qu'il y a plus de Goul donc il va falloir un sursaut civique très puissant et et montrer qu'il y a une espérance de performance publique qu'on n'est pas condamné à plus dépenser qu'ailleurs pour avoir moins de service qu'ailleurs avec des fonctionnaires moins bien payés qu'ailleurs et des contrib qui paye plus qu'ailleurs [Musique]

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