Annie Genevard s’en prend aux exploitations agricoles familiales : Marie Pochon l'interpelle !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 25 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Vous confirmez vouloir abandonner le modèle agricole familial français ?
- 1:21FerméeRéponse partielle
Confirmez-vous que vous abandonnez les agriculteurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Les fermes françaises globalement de taille intermédiaire fondées sur un modèle familial ne peuvent pas toujours tenir la cadence face à des exploitations roumaines, polonaises ou même allemandes bien plus vastes. »
- 0:00Chiffre
« 100000 fermes et moins 80000 emplois mais aucun gain de compétitivité. »
- 1:21Promesse
« Protéger notre marché intérieur des produits qui ne respectent pas nos normes. Utiliser la commande publique pour favoriser la demande en produits français. »
- 2:02Chiffre
« La taille moyenne d'un poulailler, c'est 80000. Chez nous, c'est moins de 20000. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous avez amplement confirmé vos propos et vous demandez finalement aux agriculteurs de s'agrandir ou de périr. Madame la ministre de l'agriculture, je vous cite "Les fermes françaises globalement de taille intermédiaire fondées sur un modèle familial ne peuvent pas toujours tenir la cadence face à des exploitations roumaines, polonaises ou même allemandes bien plus vastes. Vous avez décidé d'assumer enfin publiquement ce que la droite porte dans ces actes depuis des années. La volonté d'abandonner le modèle agricole familial français qui fait l'honneur de notre pays et sa renommée à l'international. Vous confirmez ainsi pour suivre la politique d'agrandissement menée depuis 10 ans et dont le bilan, votre bil est connu. Mo- 100000 fermes et moins 80000 emplois mais aucun gain de
compétitivité. Vous parlez de seuil critique. Dans la drô d'où je viens, une exploitation s'étend en moyenne sur 32 hectares. En France, c'est 69. Au Brésil, la moyenne est à 309 et en Argentine, à 560. Là-bas, les cultures sont gorgées de pesticides. Les agriculteurs deviennent des exécutants au service de groupes financiers quand ils ne sont pas tout simplement expulsés. Nos fermes ne seront jamais assez grandes face à la Chine et ses usines de 6500 cochons et celle de l'Arabie Saoudite de 100000 vaches. Madame la ministre, votre course à la taille critique, nous savons où elle mène. Vers une agriculture sans agriculteur et vers la destruction du vivant au nom d'une compétitivité illusoire dans un jeu où l'on sera toujours perdant. Ce que nous attendons de votre
gouvernement, c'est de protéger l'agriculture française qui fait partie de notre histoire et de notre identité. Pas que vous organisiez la fuite en avant vers des modèles agricoles qui ne sont pas les nôtres et que personne ne veut dans ce pays. Il y a tant à faire. Protéger notre marché intérieur des produits qui ne respectent pas nos normes. Utiliser la commande publique pour favoriser la demande en produits français. Installer des agriculteurs, leur assurer un revenu digne, les accompagner face au changement climatique. Voilà ce que devrait être votre mandat. Demain, je rentrerai dans la drôe. Confirmez-vous qu'il faille que j'annonce aux agriculteurs de chez moi que vous les abandonnez. Annie Jeunev, ministre de l'agriculture vous répond. Ce que j'ai rappelé au
salon de l'agriculture, c'est une réalité économique. Nous avons des exploitations de taille intermédiaire qui évolue dans un marché européen ouvert et dans certains pays, les exploitations sont plus vastes avec des coûts de production différents. Dire cela, ce n'est pas attaquer l'eau ferme, ce n'est pas attaquer le modèle familial, c'est poser la question de ceux qui voudraient le voir évoluer et lui donner les moyens de rester compétitif au pays-bas. La taille moyenne d'un poulailler, c'est 80000. Chez nous, c'est moins de 20000. Je dis pas qu'il faut des poulaillers de 80000 partout, mais peut-être qu'entre 80000 et 20000, il y a peut-être une marge de progression possible. Madame Pochon, merci madame la ministre.
Marie Pochon