Discours de carole Delga au vernissage de l'exposition 'Un jour à Gensac de Boulogne'
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes et bonjour à tous, c'est vrai que quand j'ai reçu l'invitation pour cette manifestation, je ne devais pas être disponible. Et puis cette semaine, l'agenda s'est un peu modifié, donc j'avais la possibilité de venir. J'ai compris qu'il y avait beaucoup d'investissement, le maire m'en avait parlé, donc j'ai tenu à être présente. Pour commencer par la conclusion justement du maire, quand une ministre vient à Gensac de Boulogne, c'est quelqu'un de la ruralité. Sinon elle n'y vient pas, parce qu'il y a un agenda qui contraint. J'étais en effet sur un colloque sur l'union des deux régions, l'agriculture midi-pyrénées.
J'expliquais qu'au 21e siècle, nous sommes sur la république selon moi des territoires. C'est-à-dire que cette république une et indivisible, qui est la république française, elle est possible au 21e siècle à condition de reconnaître tous ces territoires. C'est-à-dire bien sûr le phénomène urbain, mais aussi le phénomène rural. Mais prendre également en compte la montagne ou le phénomène rural urbain. Et c'est vrai qu'en tant qu'ancienne députée du Comange et du Sabès, j'ai toujours eu à cœur de défendre ces territoires ruraux, ces territoires de montagne, pour qu'il y ait de l'emploi, pour qu'il y ait des services publics, pour qu'il y ait aussi de la culture.
Et je sais que Joël, en tant que député, continue sur ce même chemin, avec autant d'énergie et autant de passion pour ce territoire. Parce que nous devons, dans nos campagnes, en effet, proposer aussi de la culture. La culture n'est pas réservée ni à une élite, ni à la ville. Et cela, je tiens à l'affirmer. C'est pour ça que j'ai tenu à faire plus d'un écart de route par rapport à ma précédente manifestation. Parce qu'il y a des moments, en politique, on fait des discours comme maintenant, il y a aussi des actes. Et c'est cela qui est important. La preuve, elle vient par l'exemple. Donc c'est un témoignage.
Je ne sais pas si Jean-Sac de Boulogne avait déjà accueilli un membre de gouvernement. Non ? Je suis là. Donc c'est la première fois. Et bien voilà, c'est de dire que le gouvernement, il s'intéresse à tous les territoires. Et qu'il n'y a pas de petits villages, il n'y a pas de petits territoires. Il y a une France où nous devons reconnaître la vocation et les talents de tous les territoires. Et comme l'a dit Joël, c'est vrai que nous sommes très étonnés de voir la qualité des oeuvres. Que ce soit de l'artisanat, que ce soit de l'artisanat d'art, que ce soit de l'art. C'est vraiment un beau moment. Et je pense que vous pouvez être fiers de vous.
Et c'est vrai que dans ces territoires, nous devons pouvoir développer l'emploi. Comme je le disais aussi, offrir des services à la population. Et c'est pourquoi nous nous sommes battus, avec Jacques Leclerc, sur de nombreux points. Nous nous sommes battus pour qu'il y ait par exemple une IRM à l'hôpital de Saint-Gaudens. Nous nous sommes battus pour obtenir les crédits d'investissement sur l'hôpital de Saint-Gaudens et l'hôpital de Luchon. 35 millions d'euros de travaux. Parce que c'est un hôpital d'avenir. Mais c'est aussi du travail pour les artisans. À faire un discours en musique, c'est un nouveau défi. C'est une innovation, c'est le premier en pour tous.
Et plus sérieusement, quand on souhaite aussi avoir, comme je le disais, des travaux à l'hôpital de Saint-Gaudens, à hauteur de 35 millions d'euros, c'est parce qu'on veut, bien sûr, l'accès à la santé pour toutes et pour tous, que l'on soit même dans nos campagnes. Et c'est aussi pour donner du travail au secteur du bâtiment, au secteur des artisans. Réimplanter le tribunal de grande instance à Saint-Gaudens, c'est remettre la justice au cœur des territoires. Et c'est demain, d'autres combats que nous allons mener avec M.
le sous-préfet pour pouvoir développer des emplois autour de la filière bois, autour aussi d'investissements de certaines entreprises qui sont sous-traitantes d'Airbus et qui vont en fait permettre de créer des emplois. Alors nous avons des difficultés dans la ruralité, mais aussi nous avons des succès. Et c'est le message que je tiens à vous faire passer aujourd'hui, c'est dire qu'il faut que nous soyons volontaires et il faut aussi que nous sachions mettre en avant nos talents, nos vocations. Parce que le discours parfois est un peu pessimiste. Mais si nous commençons dès à présent à baisser les bras, une bataille, si elle n'est pas menée, elle n'a aucune chance d'être gagnée.
Alors la bataille de la ruralité, il faut la mener ensemble. Mais il faut la mener dans un esprit d'ouverture, dans un esprit de rassemblement, dans un esprit justement de fédérer toutes les bonnes volontés et de démontrer que oui, dans nos campagnes, nous savons accueillir et que l'altérité, la fraternité, la reconnaissance de la différence des autres, c'est une richesse et ce n'est certainement pas une menace. Donc bravo au conseil municipal, bravo à tous les artistes, bravo à tous les bénévoles parce que là aussi, vous avez prouvé en acte l'attachement à votre village et surtout, continuez dans cet esprit.
Et tout à l'heure, je parlais aussi d'Occitanie et je leur citais en patois, alors je leur ai dit que c'était de l'Occitane pour leur faire plaisir parce que c'était des intellectuels, alors je leur ai dit, voilà, c'est d'Occitane, j'aurais dit Porto Teni, on a tous regardé, j'aurais dit, alors Porto Teni, ça veut dire porte-toi le ham, pas toi du Cominge. Et Porto Teni, ça veut dire prends-toi en charge. C'est-à-dire, sois fier de ton territoire, bats-toi et tu réussiras.
C'est comme ça que nous pourrons faire que le Cominge soit demain une terre avec de l'emploi, avec de l'agriculture de qualité, avec de la culture, avec aussi des bons résultats en sport et puis c'est également un territoire où il y aura à la fois des artisanats, de l'artisanat, de l'économie sociale et solidaire où il y aura des commerces de proximité parce que ça aussi, c'est un combat à mener et nous devons être réunis, nous devons être motivés, nous devons être fiers et surtout, nous devons être ouverts, nous devons être fraternels. C'est ainsi que nous réussirons, ici bien sûr en Corrèges, mais je pense aussi au niveau de la France. Donc merci pour votre présence.
Je tenais moi aussi à être à côté de vous, avec vous, parce que même si actuellement je suis plus souvent à Paris que sur les territoires, je n'oublie pas ces territoires.
C'est eux qui m'ont fait, c'est eux qui me donnent maniaque, comme me dit le président de la République et c'est eux aussi qui ont fait mon accent et je le conserve avec fierté parce que quand je suis au gouvernement, dans des réunions de ministres, où des hauts fonctionnaires expliquent certaines réalités qui pour moi n'est pas la France, je sais leur rappeler ce que vous vivez, ce que c'est aussi que parfois les difficultés qui peuvent être financières, les difficultés liées à la maladie, à la dépendance, les difficultés liées à la perte d'un emploi et je vous resterai fidèle parce que vous l'avez toujours été dans les différents mandats que vous avez pu modifier et cela fait ma force, cela fait ma conviction que la politique, c'est en fait avoir le goût pour les autres et je peux vous assurer que des événements comme ça, eh bien, mardi matin, j'aurai encore plus de détermination, encore plus de conviction pour rappeler que nos territoires méritent tous d'être considérés et que leurs habitantes et leurs habitants ont du talent et que nous savons le porter haut et nous savons surtout le faire partager.
Merci à vous toutes et merci à vous tous.
Carole Delga