Tourisme en Bretagne : "Il faut que chacun prenne conscience qu'il a un bout de la solution en lui"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:26OuverteRéponse directe
Vous êtes inquiet alors que la saison touristique commence ?
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Quel est votre taux de vaccination en Bretagne ? Il est faible si l'ARS lance cet appel ?
- 1:36OuverteRéponse directe
Est-ce que vous prévoyez tout de même une campagne de sensibilisation sur les lieux de vacances ?
- 2:20OuverteRéponse directe
D'ailleurs, vous savez s'il y aura des consignes particulières pour éviter toute contamination ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a des villes ou des sites touristiques qui imposent de nouveau le port du masque à l'extérieur ?
- 4:16OuverteRéponse directe
Vous, vous êtes pour ou contre le fait d'obliger les soignants à se faire vacciner ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33Invité politiqueFait
« Non, nous ne sommes pas inquiets parce qu'on a déjà vécu cela à plusieurs reprises. »
- 0:58Invité politiqueChiffre
« Non, il est au même niveau qu'ailleurs en France. »
- 1:07Invité politiqueFait
« nous avions au départ un peu tendance à croire que nous étions un peu protégés. »
- 1:11Invité politiqueFait
« Et je rappelle qu'être breton n'immunise pas contre la Covid. »
- 1:16Invité politiqueChiffre
« Le taux d'incidence aujourd'hui est très faible en Bretagne. »
- 2:28Invité politiqueFait
« Sur le festival des vieilles charrues, il est prévu de venir avec son certificat, enfin chaque festivalier doit venir avec son certificat pour s'assurer qu'il ne génèrera pas un risque pour les autres »
- 5:44Invité politiqueChiffre
« C'est environ 2 millions de touristes chaque année qui viennent en Bretagne. »
- 4:53Invité politiqueFait
« la Covid devient quand même un sujet ô combien important pour l'humanité et pour nous Français. »
- 5:19Invité politiquePromesse
« il va falloir se rendre compte que si c'est la seule solution pour vivre ensemble, sereinement, sans vivre des périodes de confinement tous les 3 mois, tous les 6 mois »
Temps de parole
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France Inter. Mathilde Munoz. Le 5-7. Il est 6h20, la Bretagne va encore faire le plein cet été. C'est l'une des destinations préférées des touristes pour ce deuxième été marqué par l'épidémie de Covid. Bonjour Loïc Chéné-Girard.
Bonjour.
Vous êtes le président du conseil régional de Bretagne. L'épidémie de Covid repart à la hausse dans votre région comme ailleurs en France. Vous êtes inquiet alors que la saison touristique commence ?
Non, nous ne sommes pas inquiets parce qu'on a déjà vécu cela à plusieurs reprises. C'est une chance de voir beaucoup de gens venir vivre en Bretagne pour les vacances. Et nous voulons profiter de cet été tout en ayant conscience qu'effectivement il faut faire attention, qu'il faut rester solidaire, qu'il faut faire gaffe à soi et gaffe aux autres.
L'ARS, l'Agence régionale de santé, lance quand même un appel. Elle invite les Bretons à se faire vacciner le plus rapidement possible. Quel est votre taux de vaccination en Bretagne ? Il est faible si l'ARS lance cet appel ? C'est pour cette raison ?
Non, il est au même niveau qu'ailleurs en France. Et d'ailleurs nous avons été très attentifs sur ce sujet parce que comme nous avions moins souffert du sujet de l'épidémie Covid, nous avions au départ un peu tendance à croire que nous étions un peu protégés. Et je rappelle qu'être breton n'immunise pas contre la Covid. Donc il faut que tout le monde se vaccine. Le taux d'incidence aujourd'hui est très faible en Bretagne. C'est une très bonne nouvelle. Mais il faut que les familles continuent de se vacciner massivement parce que si par hasard il y avait effectivement, et même pas par hasard d'ailleurs, ce nouveau variant qui arrive, il faut qu'on soit protégé comme les autres.
Et donc cette vaccination est la seule solution. Je vous rassure, on est dans le même taux que partout ailleurs en France.
Est-ce que vous prévoyez tout de même une campagne de sensibilisation sur les lieux de vacances peut-être ?
Nous accompagnons effectivement les campagnes de sensibilisation qui ont été lancées par l'État. Nous rappelons partout qu'il faut prendre soin de soi, des autres et profiter de l'été. Ça n'empêche pas de faire la fête, ça n'empêche pas de faire du bruit, ça n'empêche pas de revivre avec la culture, le sport, tout ce qui fait le plaisir de la Bretagne. Mais il faut effectivement faire attention. J'étais hier au trait de charrue, le lancement des vieilles charrues qui est un moment très important pour nous en Bretagne et qui draine énormément de monde. Et les messages sont placardés partout, il faut faire attention, mais en même temps faire la fête, profiter et retrouver le goût à la vie.
Oui, les vieilles charrues, un des plus gros festivals de France qui débutent aujourd'hui. D'ailleurs, vous savez s'il y aura des consignes particulières, de prévues, de nouvelles mesures justement pour éviter toute contamination ?
Sur le festival des vieilles charrues, il est prévu de venir avec son certificat, enfin chaque festivalier doit venir avec son certificat pour s'assurer qu'il ne génèrera pas un risque pour les autres, pour pouvoir justement profiter des spectacles, des concerts, en étant debout c'est une chance, en étant sans masque c'est une chance, mais avec cette petite contrainte qui est quelque part le sésame pour vivre en liberté.
Et donc ça va être des vieilles charrues originales parce qu'elles ont été complètement réorganisées pour tenir compte de la Covid, mais qui offrent un nouveau souffle, une nouvelle énergie, une nouvelle envie de retrouver celles et ceux qu'on aime et les artistes qui vont refaire du bruit dans le centre de Bretagne, c'est une bonne nouvelle. Et est-ce qu'il y a des villes ? La ville de Carré, c'est assez original, organise un centre de vaccination sans rendez-vous pour que les festivaliers ou leurs accompagnants qui ne seraient pas encore vaccinés puissent y aller pendant le festival.
Est-ce qu'il y a des villes ou des sites touristiques qui imposent de nouveau le port du masque à l'extérieur ?
Il y a des endroits où on demande effectivement le port du masque lorsqu'il y a un taux de concentration important. Lorsque vous avez en centre-ville des concerts gratuits qui sont mis en place ou des moments festifs qui sont mis en place, il est conseillé de remettre le masque parce qu'il y a un taux de concentration. Et après dans d'autres endroits où il y a une densité moins forte ou sur nos plages où il y a beaucoup de places et moins de densité, et bien là effectivement on peut profiter d'humer l'air breton sans avoir le masque sur le nez. Mais encore une fois, il faut là aussi que chacun ait conscience qu'on est responsable de soi, responsable des autres.
On ne doit pas à chaque fois attendre que ce soit écrit sur un panneau pour se dire j'ai le droit ou je n'ai pas le droit. Il faut que chacun, encore une fois, prenne conscience qu'il a un petit bout de la solution en lui.
Responsable de soi, responsable des autres, dites-vous. Alors justement, à propos de la vaccination obligatoire pour les soignants, le Premier ministre Jean Castex consulte les représentants d'élus locaux. Aujourd'hui, pour les régions, c'est Jean Rottner qui est sollicité. Vous, vous êtes pour ou contre le fait d'obliger les soignants à se faire vacciner ?
Écoutez, c'est un sujet qui est effectivement sensible, mais en même temps reconnaissons qu'il y a beaucoup de vaccins obligatoires déjà en France. Et moi je pense que lorsque l'on dit que pour s'inscrire en maternelle, pour s'inscrire au centre de loisirs, pour mener tel type d'activité ou tel métier, il faut être vacciné sur toutes les maladies obligatoires, la Covid devient quand même un sujet ô combien important pour l'humanité et pour nous Français. Et je pense que ce sujet va devenir quelque part normal et naturel de devoir être vacciné, comme pour les autres types de risques qui... Donc au-delà des soignants même ?
Oui, je pense qu'à terme, ce sujet va devenir un vrai sujet dans la société. Voilà, alors là il y a des débats, il y a des sujets de liberté individuelle, de déontologie, mais il y a aussi l'intérêt général. Et je pense que ce sujet doit faire l'objet d'un débat, mais qu'il va falloir se rendre compte que si c'est la seule solution pour vivre ensemble, sereinement, sans vivre des périodes de confinement tous les 3 mois, tous les 6 mois, il va bien falloir mettre en oeuvre des mesures pour l'intérêt général.
Loïc Chenegira, revenons au sujet des vacances. Combien de touristes attendez-vous cet été en Bretagne ? Est-ce qu'il y en aura plus que d'habitude ?
Écoutez, plus que d'habitude, je ne sais pas. Nous avons déjà eu l'année dernière une saison assez extraordinaire. C'est environ 2 millions de touristes chaque année qui viennent en Bretagne. Je rappelle que la Bretagne, c'est bien sûr la mer, les côtes, mais c'est aussi le centre-Bretagne, les canaux, et une diversité de villes et de villages qui peuvent accueillir avec grand plaisir des touristes.
Donc il n'y a pas de saturation ? Vous êtes content de voir tout ce monde-là ?
Nous sommes fiers et heureux d'accueillir du monde. Après, nous avons conscience qu'il y a des sites qui saturent, d'autres sites qui accueillent de manière plus apaisée. Et nous travaillons là-dessus, nous travaillons sur le slow tourisme, nous travaillons sur la manière de garder notre identité, notre culture, notre manière de vivre, tout en ayant le plaisir de continuer à accueillir des touristes, qui sont d'ailleurs soit français, soit européens, soit d'ailleurs. Ou même bretons d'ailleurs, parce qu'un breton de Brest peut aller visiter le centre-Bretagne, ou un breton de l'est breton peut aller à l'ouest.
Mais ça nécessite là aussi une stratégie pour garder ce qui fait le plaisir de venir en Bretagne. C'est un territoire atypique, c'est un territoire qui a une manière de vivre, comme d'autres territoires en France, et il faut cultiver cela. Donc on y travaille beaucoup avec toutes celles et celles qui s'attendent à ce sujet.
Et la stratégie, c'est quoi ? J'ai vu que ces dernières années, le comité régional du tourisme s'interdisait de faire la promotion des sites les plus fréquentés pour justement essayer de faire découvrir les lieux moins connus. C'est toujours le cas ?
Mais oui, parce qu'encore une fois, la Bretagne, elle est agréable parce qu'on y vient dans un état d'esprit qui consiste à ne pas être les uns sur les autres. Et donc à partir de là, ça ne fonctionne plus pareil si on se banalise, normalise et qu'on devient un spot tellement important qu'il y a trop de monde. Sur nos îles, sur certaines communes de littoral, nous avons des coups de chaud par moment. Et on y travaille avec les élus locaux. Ça ne veut pas dire qu'on ne veut plus accueillir les touristes, mais on veut les accueillir dans de bonnes conditions. Et ça, ça nécessite un peu de stratégie.
Et ça veut dire donc découvrir l'intérieur des terres, l'intérieur de la Bretagne, votre région. Merci Loïc Chenet-Girard. Je rappelle que vous êtes le président du Conseil Régional de Bretagne. Je rappelle que vous êtes le président du Conseil Régional de Bretagne.
Loïg Chesnais-girard