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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 5 janvier 2026 29 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesNumériqueImmigration & asile

RETRAITES, DETTE, « FUITE DES CERVEAUX » : LES LIBÉRAUX VOUS MENTENT ! PORCHER DÉMONTE LEUR DISCOURS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les gens sont contre ? Est-ce qu'ils sont asphyxiés ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Le PDG de BPI France avance que la dette sociale est liée aux retraites. Qu'en penses-tu ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Sarah Knafo parle de fuite des cerveaux avec 34% de polytechniciens partis. C'est vrai ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Les libéraux critiquent l'État providence. Pourquoi selon toi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Thomas PorcherFait
    « Le problème avec Macron, c'est qu'on a eu un déficit qui a financé des gens qui n'en ont pas besoin. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Est-ce que les gens sont contre ? Est-ce qu'ils sont asphyés ? On nous dit souvent le déficit c'est un problème.

Le déficit, ça dépend de ce qu'il finance. Le problème avec Macron, c'est qu'on a eu un déficit qui a financé des gens qui n'en ont pas besoin. Si on trouve qu'il y a trop d'inégalité parce qu'il y a des super retraites, je suis d'accord.

On les taxe comme on taxe les très hauts revenus. Il y a pas de souci làdessus. Si on trouve que les retraités ont trop de patrimoine, très bien.

Bah on taxe les super retraités qui ont beaucoup de patrimoine et là on rééquilibre les choses. Mais là vous n'entendrez jamais de la bouche de ces gens cette solution là. Ils veulent taxer les pensions.

Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porsché. Toutes les semaines, on entend tout et son contraire sur l'économie et pas que. Alors, on est là avec Thomas pour détricoter tout ça.

Juste un petit mot avant de commencer cet épisode. En 2025, beaucoup d'entre vous ont franchi le pas pour la première fois en soutenant le média. Grâce à vous, 215000 € ont été collectés.

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Bonjour Thomas. Salut Lisa. Alors avec toi aujourd'hui au programme cette semaine on débun qui traînent un peu sur internet et les médias notamment sur les retraites ou encore sur le système français qui ferait fuir nos étudiants.

C'est parti. Pour bien débuter 2026, on a décidé de débunker avec Thomas sur les retraites. On entend beaucoup de choses et on ne cesse de les déconstruire depuis maintenant 4 ans.

Et c'est une vraie bataille idéologique dans la sphère politique entre ceux qui avancent que le système des retraites français ne fonctionne plus, qu'il est trop cher, qu'il faut travailler plus longtemps et ceux qui prennent la retraite à 60 ans et qui se font taxer du topiste irresponsable. Et on a vu passer ça sur public sénat. Tout ça n'a rien d'idéologique ou politique.

C'est un fait qui s'impose à nous qui s'appelle le retournement démographique et qui change en fait tout. Tout le monde sait voit à quoi ressemble une pyramide des âges. Je vais vous montrer ça.

Alors je suis pas très bon dessinateur mais une pyramide desage pyramidal. Vous avez une base très large, beaucoup de jeunes et une pointe assez fine avec très peu de personnes âgées et au milieu, vous avez les actifs. Donc quand vous avez une pyramide pyramidale avec beaucoup de jeunes qui financent très peu de personnes âgées, il y a pas trop de problème.

La solidarité intergénérationnelle, elle est pratiquement indolore et c'était le cas dans les 30 glorieuses. Aujourd'hui, la pyramide des âges, elle ressemble plus trop à une pyramide. D'ailleurs, il faut qu'on arrête de l'appeler une pyramide.

Elle ressemble plutôt à ça. C'est-à-dire que vous avez une base qui est en train de se de maigrir, de rétrécir la dénatalité. Ça fait 15 ans que les naissances baissent en France.

On a quand même perdu 22 % de naissance sur les 15 dernières années. Et elle est en train de gonfler par le haut puisque vous avez toute la génération des baby boomers. Donc cette génération qui est née entre 45 et 74. de 24 millions de de personnes qui remontent la pyramide des âges et qui en fait se retrouvent aujourd'hui à la retraite.

On n jamais connu ça, c'est-à-dire qu'il y avait jamais aussi peu d'actifs pour financer autant de retraités. La pression sur les actifs, elle va croissante. Je dirais même qu'elle atteint un point d'asphyxie.

Et le problème qu'on a, c'est qu'en fait cette pyramide qui n'est plus pyramidale, elle est en train de s'inverser tellement que quand on fait les projections démographiques, on s'aperçoit que elle ressemblera plutôt à ça. Donc vous voyez énormément de retraités avec de moins en moins d'actifs et encore moins d'actifs à l'avenir pour les financer. On va avoir un vrai problème, il va falloir réfléchir à financer ça autrement.

Thomas, dans cette vidéo, on entend l'économiste Maxime Zb dire que le problème du système de retraite, c'est pas idéologique ou politique. Est-ce que tu partages cette réflexion ? Non, pas du tout.

Alors, ce qui est assez marrant sur cette vidéo pour refaire le contexte, vous avez au début vous avez trois étapes en fait qui sont d'ailleurs assez convaincantes quand on connaît pas très bien la question. La première étape, c'est regardez, c'est pas idéologique, c'est pas politique. La France vieillit et la pyramide des âges est de plus en plus alors elle était comme une pyramide, elle est cylindrique et puis après elle va s'inverser.

C'est-à-dire qu'il y aura très peu de naissance et beaucoup de vieux. Donc la situation est dramatique. La situation est dramatique.

C'est de moins en moins tenable et puis à la fin il faut changer le système de retraite. Donc vous avez les les trois étapes euh vous avez les trois étapes. En réalité déjà sur la première étape, est-ce que la situation est dramatique ?

Alors la la France vieillit. On l'a toujours dit ici, bien sûr que la France vieillit. C'est plutôt une bonne nouvelle.

Moi, je pense on a une espérance de vie qui est supérieure à d'autres pays, hein, notamment les États-Unis qui qui n'ont pas la sécurité sociale et qui ont un système de santé plutôt privé qui coûte plus cher et avec une espérance de vie moins importante. Donc c'est c'est une bonne nouvelle. Mais par contre, et ce qu'il faut dramatiser la chose, ça on en est pas sûr encore à 100 %.

Il est vrai que les natalités baissent depuis plus d'une dizaine d'années, c'est la vérité, mais ça a été le cas dans les années 80 90 puis c'est remonté dans les années 2000- 2010. Là, vous avez une génération où il y a une forte natalité 2000-2010 qui va euh bientôt arriver à l'âge où elle fait des enfants de plus en plus tard. Et là, on verra si la situation est aussi dramatique qu'on nous le dit.

Donc ça vieillit. Est-ce que c'est aussi dramatique qu'on le dit ? Euh ça, je laisse un point un point on met un point d'interrogation.

Et c'est pas moi qui le dit, c'est l'inide, l'Institut national de la démographie. Donc ça c'est la première chose. Ensuite euh tout système euh de fiscalité est un système qui se veut être à minima politique.

Vous avez d'un côté euh les constats que l'on fait sur l'évolution démographique, puis après vous avez le choix de l'allocation des ressources que vous mettez et ensuite vous avez le consentement des gens. Est-ce qu'ils veulent le faire ou pas ? Donc dire d'entrée de jeu, c'est pas politique, c'est un constat comme ça et donc c'est dramatique.

Déjà un, le constat n'est pas aussi dramatique et de chaque fois les choix de fiscalité sont des choix qui sont toujours politiques. Puis là on fait un constat des dépenses et pas un constat des recettes. Ça aussi c'est très politique de prendre ce ce point de vue là.

Bien sûr, après le constat démographique est là en partie, mais bien sûr qu'après, on peut toujours trouver des recettes si on décide que la population vieillit, qu'on veut consacrer une plus grande partie des richesses euh au vieillissement de la population et donc au seniors. Et ça ça c'est encore des choix qui doivent être déterminés démocratiquement. On peut pas évincer d'un côté euh la partie recette par exemple ou la partie de la volonté des gens qui voudraient soutenir ce système là.

L'économiste, tu l'as dit, avant c'est un argument beaucoup entendu notamment par les libéraux pour défendre la réforme des retraites et le recul de l'âge de départ, c'est qu'il n'y a pas assez d'actif pour le nombre de retraités qui augmente et on entend même cette phrase "La pression sur les actifs atteint un point d'asphyxie". Qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce que tu es d'accord ?

Alors là, voilà, c'est la deuxième étape. Après la première étape du constat, très alarmant, beaucoup plus alarmant à mon avis que que la réalité, il y a la deuxième étape, c'est les gens sont asphixiés. Alors sur quel principe il dit ça en fait ? les gens sont asphyés parce qu'ils payent trop de bah de cotisation pour les retraites de charges actifs, ça pèse trop pour eux.

Alors ça c'est une idée que les libéraux infusent depuis la réforme des retraites très fortement moi je trouve depuis la réforme des retraites de 2023 parce qu'on s'est rendu compte que 8 personnes sur 10 étaient contre cette réforme des retraites. Donc ça veut dire que 8 personnes sur 10 soutenaient le système de répartition comme il était. Et d'ailleurs, ça a tellement déplu au gouvernement qu'il a viré le président du corps à l'époque en disant qu' il permettait pas d'éclairer d'éclairer euh la prise de décision des gens, d'éclairer les gens parce que le but enfin éclairer les gens ça veut dire pour eux rejeter ce système de retraite.

Donc la deuxième attaque des libéraux, ça a été celle-là de dire "Ah mais on est de moins en moins actif, ça pèse de plus en plus sur nous et donc on en veut plus." Mais d'accord, très bien, ça pèse effectivement, il y a des cotisations, on met à peu près 15 16 % de notre PIB aux retraites. Oui, c'est un coût que qu'on a choisi.

Est-ce que les gens sont contre ? Est-ce qu'ils sont ashyxiés ? Bah dans les statistiques plutôt non.

Malgré le nombre d'attaques qui a eu, plutôt non. Et c'est là qu'on en vient à ce que j'ai dit effectivement dans la première question, c'est la fiscalité est d'abord est un choix politique quand on a taxé les très hauts revenus dans les années 70 mais à des taux des un taux marginal très élevé qui n'a rien à voir avec le les les la tax des revenus aujourd'hui. C'était un choix politique.

Quand on a taxé euh l'impôt sur les sociétés, ça a été un choix aussi politique. Donc les impôts, c'est des premières choses des évolutions. Est-ce que l'on doit taxer les entreprises parce qu'elles en ont en besoin ?

Est-ce qu'il faut veiller euh plus sur les retraités, les malades ? Donc c'est des constats d'évolution de la société. Ensuite, c'est des choix politiques où on met l'argent et ensuite la troisème partie, c'est l'acceptation de la population, le consentement.

Jusqu'à preuve du contraire, encore aujourd'hui, les gens sont attachés au système de retraite par répartition. Ils veulent pas de décalage de l'âge de départ et donc il faut aussi entendre ça et pas leur dire que ah c'est de plus en plus difficile, ils n'en veulent plus. B non, c'est plutôt l'inverse, ils en veulent.

Donc pourquoi pourquoi dire que ça doit s'arrêter ? Est-ce que tu trouves qu'il y a un angle mort là dans l'analyse qu'on a entendu ? Bah il y a un angle mort, il y a 6 millions de chômeurs.

Vous avez en fait 17 % de la population euh active quand on prend tout quand on prend le chômage, les gens qui sont en chômage selon la catégorie A. Les gens qui sont en sous-emploi. Les gens qui sont en sous-emploi, c'est-à-dire les gens qui voudraient travailler plus qu' un emploiqué qui voudrait travailler plus. et le hallo du chômage, c'est-à-dire les gens qui voudraient travailler mais qui sont pas inscrits sur les listes des chômeurs.

Quand vous prenez tout ça, vous êtes à une population quand même assez énorme qui a envie de travailler. Ça c'est la première des choses. Et puis après, il y a une autre chose bien sûr que alors là personne ne veut en parler hein, c'est les premiers à afficher le système de retraite de personne vont en parler.

C'est aussi euh l'immigration. quand vous avez une pyramide des âges et ben vous avez recours à l'immigration qui est plutôt jeune qui a envie de travailler et cetera et vous rééquilibrez et vous avez une une pyramide des âges beaucoup plus cylindrique. Donc il y a il y a aussi bien sûr des des des analyses quand on prend en compte le chômage et quand on prend en compte l'immigration et quand on prend en compte aussi la productivité du travail parce que quelle est la richesse que l'on crée en une heure de travail ? qu'elle va être celle que l'on va créer en une heure de travail avec les soi-disant les nouvelles technologies.

Normalement, elle devrait être supérieure. Donc, si elle supérieure, qui doit récupérer cette partie en partie de la productivité ? Il y a pas que les actionnaires, il y a aussi euh le modèle social.

Donc ça c'est aussi des éléments qu'il faut qu'il faut prendre en compte quand on analyse l'évolution euh du du système des des retraites. Alors, autre argument contre le système de retraite français, c'est la dette. On entend beaucoup parler.

On nous l'a rabâché ces dernières années. Il y a Nicolas Dufour qui est PDG de la banque publique d'investissement qui a livré son analyse et expliquer que les Français devraient travailler jusqu'à 68 ans. Regardez 81 avec leur tête à 60 ans.

Déjà à l'époque on ne pouvait pas se payer mais personne s'en est réellement aperçu. Quand on a voté cette loi-là, c'était en janvier, elle a été implémentée en janvier 82. Il y avait même pas de scénario démographique.

Vous vous rendez compte ? Les premiers scénarios démographiques ont eu lieu en 83 84. On a découvert l'immensité en fait de la bêtise qu'on avait faite et on rame derrière depuis cette époque là.

Voilà. Et les 2000 milliards de dettes sociales sur les 3500 milliards totales de la dette française sont pour une très grande partie de la dette de retraite. On est on est dans une des étapes du voyage dont on connaît la fin.

Quelle est la fin ? La fin du voyage c'est qu'on travaillera plus tard. On peut pas avoir à la fois les conséquences encore une fois de ce miracle de l'État providence qui est la bonne santé durable et donc l'augmentation d'espérance de vie et ne pas travailler plus longtemps.

Nicolas Dufourc nous dit donc que sur les 3500 milliards de dettes, il y a 2000 milliards de dettes dites sociales en grande partie à cause des retraites. Tout d'abord, est-ce que c'est vrai et est-ce qu'on peut calculer les choses comme ça ? Alors, c'est assez intéressant parce que là, on voit vraiment que en France, c'est devenu un sport national de s'attaquer au système de retraite.

Comme si vraiment l'échec de la réforme de 2023 qui est quand même passé, hein, mais l'échec dans l'opinion publique avait été vécu vraiment comme une défaite par une partie des gens. Alors là, on a un PDG de la la banque publique d'investissement. Avant, on avait un économiste qui a travaillé quand même pour des fondations plutôt libérales.

Euh bon, on voit bien qu'il y a une obsession. Alors dans ce calcul qui a été mise en place que tu viens de dire, c'est assez marrant, c'est que donc on aurait une dette qui serait très élevée à cause de notre système de retraite. Alors comment expliquer par exemple que la dette des États-Unis soit encore plus élevée, plus élevée dans le montant, plus élevée dans pourcentage de PIB et qu'ils aient un système de retraite complètement privé par capitalisation ?

J'aimerais qu'on me l'explique moi parce que c'est toujours très simple de dire "Ah oui, la France à cause ça". Ben non, c'est pas à cause de ça. C'est pas du tout à cause de ça.

C'est à cause de la révolution contre fiscale qu'on a eu lieu avec les baisses d'impôts majeures qui ont d'ailleurs en partie creuser les déficites mais qui ne datent pas de Macron qui date depuis les années 2000 où il y a eu des des des très fortes baisses de fiscalité et qui se sont poursuivis accélérés sous Macron et et ça et ça vient aussi des crises du capitalisme libéral, la crise de 2008, une très grosse crise et aussi la crise du Covid. Donc la la l'augmentation de la dette n'est pas dte sociale et aux retraites comme c'est dit hein. Sinon les États-Unis auraient une dette très très faible.

Or, ils ont une dette largement au-dessus de la nôtre et la dette a augmenté dans beaucoup de pays alors que nous avons des systèmes de retraite et des des modèles sociaux complètement différents. Donc c'est pas ça l'explication. Tu dis les crises font partie de l'explication.

Est-ce que les crises et les chocs notamment ce qu'on avait avec le Covid mais d'autres sont plus forts, coûtent plus cher quand on n pas investi avant ce que ce qu'a fait l'État libéral. Bah bien sûr, toujours bah de toute bah on a vu avec l'hôpital le la question qui reste et qu'on doit toujours se poser, c'est de dire combien de morts on aurait pu éviter si nos hôpitaux avaient été prêts et financés. C'est faire des enfissements après coût, ça coûte toujours plus cher que d'avoir un minimum d'anticipation.

C'est pour ça que la mauvaise économie, celle qui vise à à sécher, à sécher, à sécher les les services publics et puis se dire moment ah il y a un problème donc on va faire un plan euh un plan pour le médicament, un plan pour l'hôpital, un plan pour les et ça coûte toujours plus cher avec des conséquences beaucoup plus négatives pour l'ensemble de la population. Le PDG de En fait juste pour pour on nous dit souvent le déficit c'est un problème le déficit en fait le déficit il il est pas un vrai problème. Ça dépend de ce qu'il finance.

Le problème avec Macron, c'est qu'on a eu un déficit qui a financé des gens qui n'en ont pas besoin, c'est-à-dire des gens très riches et des entreprises qui se portaient plutôt bien, qui sont les grosses entreprises. C'est ça le vrai problème. Et si vous avez un déficit qui finance 17 millions de personnes qui sont des seigniors, qui sont à la retraite, qui sont des gens qui après une vie de travail vont pouvoir profiter un petit peu de la fin de vie et et et nous le savons, il y a une étude de l'INC qui est sortie, on a discuté ici, les inégalités sont de plus en plus fortes entre les des de de de d'espérance de vie, entre les très riches et les très pauvres.

Donc, si on pouvait permettre à la classe moyenne et aux gens de la classe populaire d'avoir une fin de vie très bien, ben c'est pour moi une avancée sociale. Après, si on trouve qu'il y a trop d'inégalité parce qu'il y a des super retraites, je suis d'accord. On les taxe comme on taxe les très hauts revenus.

Il y a pas de souci là-dessus. Si on trouve que les retraités ont trop de patrimoine, très bien. Bah, on taxe les super retraités qui ont beaucoup de patrimoine et là on rééquilibre les choses.

Mais là, vous n'entendrez jamais de la bouche de ces gens cette solution-là. Ils veulent taxer les pensions. Or, la pension moyenne, c'est 1600 €.

Euh le PDG de BPI France avance qu'on ne peut pas se réjouir, je cite, du miracle de l'État providence avec une espérance de vie qui augmente sans travailler plus longtemps. Tu l'as dit, il omet complètement les statistiques sur l'espérance de vie en bonne santé ou le rapport de classe euh dans l'âge de la mort. D'ailleurs, les dernières analyses montrent un écart qui se creuse de l'espérance de vie des plus riches et des plus pauvres.

Donc on voit vraiment là qui il on peut pas dire enfin il il vend la France comme un état providence euh avec une espéance de vie qui augmente qu'il faudrait pas se plaindre et que c'est pour ça qu'on devrait travailler plus longtemps. Il oublie toute une partie de de l'histoire là. Mais bien sûr, enfin euh quand on on l'a toujours dit ici, ce qu'il faut regarder toujours l'espérance de vie à 60 ans, on a vu qu'elle bouge très peu de quelques mois pour les hommes et de zéro pour les femmes ces 10 dernières années et que les deux années qui ont été pris là à la retraite ont été pris sur les les dernières années de vie face à face à la mort.

Et on sait très bien qu'il y a une grosse partie des gens qui arrivent à la retraite qui n'arrivent même pas à la retraite qui meurent avant. Oui, 68 ans c'est même pas la peine he il y a plus de classe popul que l'espérance de vie à à à 50 ans et déjà la probabilité d'avoir une une une maladie à 50 ans ou de mourir à 50 ans est déjà beaucoup plus élevé pour les classes populaires que pour les classes riches. Donc on peut pas dire comme ça de manière paramétrique on va augmenter le temps de travail parce qu'on sait très bien qu'en fait une partie de la population est la plus pauvre encore une fois la plus pauvre et ben va être plus fortement impactée que que les autres.

Moi, je suis étonné que que qu'on qu'on soit à la tête de d'une banque publique d'investissement et qu'on se mette à critiquer comme ça l'état provisante. Oui. Justement, est-ce que c'est sa place au PDG de la BPI là de livrer une telle analyse ?

Bah, c'est ça qui est assez marrant quand on l'a dit, on l'a dit plusieurs fois ici, les retraites sont une obsession pour l'élite française sont une obsession parce qu'il y a trop d'argent. Il y a trop d'argent qui bénéficient à une partie de la population et ça les dérange. C'est un système public.

C'est un système public. 300 milliards des assurances privées aimeraient récupérer une partie de ce pactol et donc il y a des attaques mais constantes et on le voit bien là contre ce système de retraite. Et là ce qui est le plus étonnant c'est qu'on a quand même quelqu'un qui a la tête d'une banque publique d'investissement donc il se devrait de soutenir quand même à un moment le l'état providence le modèle social.

Enfin on verrait jamais dans un autre pays, moi je me semble-t-il he quelqu'un qui représente finalement la banque d'État et qui va critiquer l'État providence. Et puis surtout il a sorti un livre là-dessus. Bon, il a le droit hein, il y a pas de souci.

Mais moi, j'auraimerais l'entendre, monsieur Dufour que sur les investissements de la France, sur les investissements stratégiques, comment il voit la la politique industrielle des 20 des 30 prochaines années, où est-ce qu'il doit investir pour relancer le PIB et baisser la dette en pourcentage de PIB comme on l'a dit, bah visiblement, ça n'intéresse moins que la retraite alors que son poste justement est de choisir là où il faut investir pour que nous soyons souverains dans les années à venir. Bah, ça n'intéresse moins que la dette bizarre et que la retraite. Estce que ce que ce qui se retrouve beaucoup dans leur discours là aux libéraux ou au défenseurs de l'idéologie libérale, c'est à chaque fois de parler de l'état providence comme si c'était un cadeau qui faisait aux classes moyennes et aux classes populaires.

Comme si ces gens-là qui sont les plus nombreux en fait ne travaillaient pas, ne cotisez pas, ne particip à leur richesse à eux comme si enfin c'est pas c'est pas un cadeau l'état providence. Non, l'état providème. Ouais, tout à fait.

C'est un système et c'est un c'est on l'a dit, c'est un choix politique. À la fin de la 2e guerre mondiale, certains économistes ont dit ça va être la stagnation séculaire, on va rien pouvoir faire c'estàdire il y aura pas de croissance, ça va mal se passer. on a eu les 30 glorieuses et les 30 glorieuses, ça a été une partie enfin sans sans l'idolâtrer complètement mais là où il faut en retenir des bonnes choses, c'est que ça a été une partie où on a développé finalement l'état social, les retraites, on a développé plein de choses positives.

On a développé la sécurité sociale, les congés payés et cetera. On avait une stratégie également sur l'industrie et on l'a fait alors que nous sortions de la guerre. Et la réalité c'est que nous avons eu de l'activité, que nous avons réussi quand même à élever le niveau de vie de l'ensemble de la population.

Et aujourd'hui, c'est ça qui est intéressant, c'est pas les retraites, les retraites pour taper dessus et pour aller vers quel système ? Parce que c'est ça le but, le système par capitalisation qui a aussi des problèmes démographiques hein, parce que vous savez quand vous faites de vous placez votre argent en bourse, bah à un moment vous gagnez de l'argent quand vous le revendez. Si derrière il y a personne qui achète parce qu'il y a un problème de démographie et ben il y a un aspect aussi démographique qui joue sur la capitalisation.

Et puis faisons le bilan, faisons le bilan. Le système de retraite est né à l'après-gerre. Du système de retraite d'aujourd'hui à l'après-gerre, qu'est-ce qu'il a permis ?

Est-ce qu'il a une crise ? Non. Zéro crise.

Est-ce que la capitalisation, c'est-à-dire la finance a eu des crises ? Oui, beaucoup de crises. Est-ce qui il a atteint son but, c'est-à-dire sortir les seigniors de la pauvreté ?

Oui, nous avons le taux de pauvreté, on l'a dit un million de fois, le taux de pauvreté des retraités le plus faible au monde. Donc il a il est arrivé finalement à ce qu'il voulait. Il a réussi.

Et malgré tout des gens plutôt que se féliciter de cette réussite, nous avons mis les seigneurs à l'abri de la pauvreté, nous n'avons pas eu de crise majeure. Bah les gens depuis des années, ça date pas dire, nous disent qu'il va y avoir une grosse crise, que c'est catastrophique, que ça fonctionne mal, qu'il faudrait un autre système. Bah l'autre système, c'est pas sûr qu'il fonctionne mieux.

Bah ça montre bien que c'est un sujet finalement très idéologique où à chaque fois le débat part d'un d'un enfin il y a un mauvais départ de du débat, un mauvais point de vue dès la base. En fait, tout est idéologique dans les dans les choix économiques. Il y a toujours une idéologie.

C'est-à-dire, et on l'a souvent dit ici, il faut la résumer très simplement pour ne pas rentrer dans des combats d'auteur de de voix. Et chaque fois que vous avez une réforme, vous devez vous dire "À qui cela profite ?" Voilà, si je fais de la capitalisation, à qui cela profite ?

Est-ce que ça profite vraiment aux jeunes actifs qui travaillent ou est-ce que ça profite au fond d'assurance qui veulent c'est cet argent des retraites ? Le le le terme à qui cela profite est important et important à à c'est toujours la question qu'il faut se poser quand quand il y a quand il y a un type de réforme. Puis on a vu une autre vidéo aussi traînée sur TikTok cette fois.

Euh parce qu'il y en a des choses à débunker aussi sur ce réseau. Il y a Sarah Knafo qui est une des têtes du parti d'Éric Zemour d'extrême droite Reconquête qui s'inquiète du départ à l'étranger des polytechniciens français. Regardez comment est-ce qu'on arrive encore à former des gens qui peuvent inventer l'avenir de l'IA, l'avenir des nouvelles technologies mais qui ne voi pas leur avenir en France.

Si je vous donne une statistique, vous prenez la promotion de l'École polytechnique d'il y a 3 ans, 34 % des élèves de cette promotion vivent aujourd'hui déjà à l'étranger. Donc la seule réponse à apporter, c'est comment faire pour leur donner ici ce qu'ils vont chercher ailleurs. Ce qu'ils vont chercher ailleurs, on l'a dit, je pense qu'il y a trois choses.

Évidemment, la sécurité personnelle, donc savoir qu'on va vivre en sécurité pour soi, pour sa femme, pour ses enfants. La deuxième, c'est le niveau de vie. à compétence égale, pourquoi est-ce qu'on gagnerait 10 fois mieux sa vie dans un autre pays qu'en France ?

Comment est-ce que même des pays comme Dubaï arrivent à recruter des polytechniciens français ? sans aucun mépris mais que des Français se disent "Je serai plus heureux à Dubaï", c'est vraiment qu'on a raté quelque chose. Donc un évidemment les questions régaliennes, de le niveau de vie pour donc arrêter de taxer tout simplement que les gens se disent "Je vais travailler pour moi, pour mes enfants, pour ma famille et pas pour donner de l'aide au Gabon ou à la Chine." Euh et la le troisème sujet, la capacité d'innovation.

Donc être dans un terreau favorable à la création, la création d'entreprise. Typiquement combien de temps ça vous prend de créer une boîte ? Euh vous allez aux États-Unis, vous voulez créer une usine, bah ça vous prend bien moins de temps que si vous voulez créer une usine en France avec 150 retours.

Marine Tondelier qui va manifester devant votre usine. Alors Sara Nafo avance que 34 % d'une promotion de Polytechnique quittent la France. déjà, est-ce que c'est vrai et est-ce que c'est propre à la France des parts des étudiants ?

Bon, elle a elle a donné cet exemple. Alors, ce qu'il faut savoir, c'est que Polytechnique, c'est quand même une très grande école, c'est-à-dire une école qui est vraiment qui pèse sur le marché mondial et qui forme des gens destinés à travailler sur le marché mondial. C'est comme ça à peu près partout dans toutes les grandes écoles.

Quand on regarde les statistiques, alors elle dit 34 % donc ce serait 1/3 dans cette promotion là. un/ers qui part 2/ tiers qui restent quand même. N'oublions jamais ça.

Quand on regarde la promotion de 2024, c'est plutôt 20 % 19 %. Donc 1/5e qui partent, 4/5e qui restent. Et quand on regarde l'ensemble des chiffres officiels, vous avez grosso modo 10 % quand on prend toutes les écoles d'ingénieur, 10 % des des diplômés d'école d'ingénieur qui partent, donc 90 % qui restent.

Et quand on regarde les écoles de management, vous en avez 15 % qui partent, donc vous avez 85 % qui restent. Donc la majorité des diplômés et là on parle d'école d'ingénieur, d'écoles de commerce restent en France l'énorme euh majorité. Après, vous en avez une petite partie qui partent parce que c'est des économ enfin ils sont incités à partir ces jeunes.

Ils font des stages à l'étranger. Euh ils font souvent euh des années d'échange à l'étranger et vous en avez une petite partie qui parte et c'est propre à l'ensemble des pays. Quand vous regardez par exemple les chiffres des grandes universités américaines, c'est quasiment la même chose.

Quand vous regardez les chercheurs américains, vous en avez 25 % qui partent. aussi ou oui, on attire aussi ça c'est une autre question. Oui, on attire aussi, on peut en parler maintenant mais on attire aussi et d'ailleurs on a même des gens qui sont diplômés et qui partent pour d'autres raisons que des raisons purement économiques qu'elle avance.

Il y a un très bon livre qui s'appelle La France, tu l'aimes mais tu la quittes où des jeunes diplômés de confessions musulmanes quittent la France parce qu'ils se disent que là ça se passe voilà, ils en ont marre du du climat du climat actuel mais ça ça je pense que ça ça ne l'intéresse pas ça ne l'intéresse pas ou au contraire elle est plutôt contente de ce résultat mais tout ça pour dire que nous avons comme une majorité des gens qui restent que dans les grandes écoles en haut comme polytechnique ce sont des écoles sur un marché mondial qui forment les étudiants àer à aller travailler un petit peu partout et que malgré tout la majorité la majorité hein, c'està-dire les deux tiers restent à travailler ici et donc on a des chiffres qui sont assez similaires de que de de ce qu'on voit dans les grandes universités américaines. Par contre là où elle devrait regarder, c'est que dans l'Italie de Madame Mélonie, bah vous avez beaucoup de jeunes diplômés qui quittent l'Italie parce qu'ils n'ont pas d'emploi ou la Hongrie de monsieur Orban, vous avez énormément d'hongrois qui vont travailler dans les pays de l'Europe, de l'Ouest parce qu'ils sont mieux payés. ce qu'on appelle le le brain drain euh malgré un système plutôt favorable à madame Knafo, bah ces gens quittent leur pays.

Alors ça Knafo elle avance pas ça pour rien, hein. C'est aussi pour avancer son calendrier politique. C'est ces solutions pour elle, ce serait plus de sécurité, arrêter de taxer, avoir envie de travailler pour soi plutôt que de donner, je cite, de l'aide au Gabon ou à la Chine.

Il y a rien de vraiment construit dans cette réflexion à part avancer un agenda xénophobe. Puis il y a aussi tous les arguments libéraux sur il faut un terro pour avoir la capacité d'innover en expliquant que ce sont les taxes ou encore les démarches administratives qui empêchent de le faire en France en nous comparant aux États-Unis. Qu'est-ce que tu penses là de son analyse entre guillemets ?

Alors euh sur la sécurité dans aucune étude je ne le vois aucune voilà aucune personne n'a dit je vais travailler à l'étranger pour la sécurité. D'ailleurs, parfois certains vont travailler dans des pays où on va dire la la sécurité globale en terme d'infrastructure hospitalière et cetera ne sont pas les même qu'en France, hein. La motivation, c'est vrai, de ce de ce de ces de ce tiers ou de ce 20 %, allez de ce 1/5e ou d'un/ers qui va partir est une motivation salariale parce qu'ils vont être mieux payés à l'étranger, ils partent parfois en Suisse à côté.

Faudrait voir après quand ils ont des enfants s'ils reviennent pas. Mais globalement dans les analyses un peu poussées, on se rend bien compte que ils partent pas parce que le modèle social est trop lourd. Un sur de disent qu'ils sont très attachés au modèle de protection sociale.

Quasiment 1/ de 46 % disent qu'ils sont attachés au au congés payés. 40 % qui sont attachés à la à la protection de l'emploi et quasiment 40 % aussi au cadre de vie en France. Donc il y a des opportunités pour une petite partie de jeunes diplômés.

Ils vont les prendre parfois pendant 5 ans, 6 ans et puis ils reviennent. Ça fait partie du jeu. Oui, c'est pas problème, c'est des fluctuations naturelles, des fluctuations normales qui ont été encouragées par la mondialisation, par le fait qu'on peut avoir dans certains pays des visas plus rapides quand on a des compétences, par le fait que sur le marché européen, bah il y a la mobilité euh des des hommes et la mobilité aussi des des capitaux euh soit du temps passant.

Et donc tout ça fait que c'est normal que vous avez parfois allez 10 % des gens d'école d'ingénieur qui puissent trouver un métier dans un autre pays européen ou que 15 % des écoles de management international puissent trouver un emploi à l'étranger. Mais c'est pas du tout la fuite des cerveaux qui est décrit. et pas du tout pour des raisons de sécurité et de taxation.

Quand on regarde les études un peu plus poussées et ben pas c'est pas hyper représentatif quand même quasiment 50 % des gens qui vous disent que qu'ils sont contents du modèle social français. Et puis quant à la dernière sur l'innovation, ben moi je me souviens que j'avais lu à l'époque le programme d'Éric Zemour en 2022 sur l'innovation, l'industrie, il y avait pas grand-chose hein. Il nous disait pas quelle filière avantager.

Enfin, qu'est-ce qu'il nous disait pour industrialiser la France ? On peut relire le programme qu'il fallait baisser les impôts de production comme Macron. Ça pas marché.

Qu'il fallait baisser les les les cotisations sociales sur les salaires comme Macron et qu'il fallait investir dans le nucléaire comme Macron 2 et comme le RN. Donc voilà ce qu'il nous disait pour réindustrialiser. Voilà quel quel secteur comment faire comment faire interagir les secteurs enfin faire de la planification comme le général de Gaulle que soi-disant Zemour aime beaucoup.

Il y avait quasiment rien si ce n'est rien du tout même c'était c'était le néant. Donc là-dessus sur les capacités d'innovation avant même de parler de penser que l'innovation vient parce qu'on taxe moins ou parce qu'on arrive à faire une usine plus rapide, la littérature économique a montré que c'était un peu plus compliqué que ça. Il faudrait aussi avoir un plan d'innovation.

D'ailleurs, citons une étude qui avait qui avait beaucoup interrogé les économistes à un moment, c'est qu'il y avait des pays qui avait énormément euh de législation, de normes pour créer des usines. Euh la Corée du Sud, euh le Japon, la Corée du Sud fallait à l'époque 299 permis pour construire une usine. Et ces pays-là attirraient beaucoup plus d'investissements direct étrangers que des pays par exemple africains qui avaient suivi les précepts du FMI et qui avaient déréglementé leur économie qui n' qui n'arrivaient pas à tirer autant euh de de d'usine.

Donc vous voyez, il y a il y a pas que cette question de réglementation dans la capacité à innover. Il y a aussi le fait de est-ce que tu as un plan, est-ce que tu as un objectif et est-ce que tu t'y tiens ? Si tu t'y tiens, ben peut-être que tu vas faire en sorte que certaines entreprises vont s'inscrire dans des filières qui vont être soutenues par l'État ou ou derrière lesquelles il y aura des facilités et donc vont venir s'installer.

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