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Conférence de presseC dans l'air (sur YouTube)· 23 juillet 2026 13 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécurité

Incendies en France : quelle est la situation ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quelle est la situation des incendies en Gironde ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Sur le vent tourbillonnant, que vous disent les collègues sur place ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    700 pompiers sur place. Sont-ils suffisamment nombreux ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Vous parliez de l'évacuation de 20 000 personnes en 24h. Comment ça se passe ?

  • 4:30ComplaisanteRéponse partielle

    Vous restez avec nous pour la suite. On va venir vous revoir régulièrement.

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Près de 11 000 feux comptabilisés depuis le 1er juin. Vous êtes surpris par l'ampleur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30E.BrocardiFait
    « La stratégie opérationnelle a été mise à rude épreuve. Les événements climatiques, les aléas du vent, les niveaux de température portent préjudice à une attaque stabilisée des sapeurs-pompiers. »
  • 1:30E.BrocardiFait
    « On n'est plus dans le schéma des années 2000-2010, où il s'agissait de faire appel à des sapeurs-pompiers du Nord. »
  • 5:00P.DessertineFait
    « Du point de vue scientifique, ça fait de nombreuses années qu'on dit qu'on va vers des incendies associés au dérèglement climatique. »
  • 6:00P.DessertineFait
    « Ces dernières années, il y a eu des feux gigantesques ailleurs. On a eu des feux, on avait l'impression, comme autrefois. Cette année, il y a eu un feu à Fontainebleau, beaucoup plus au nord que d'habitude. »
  • 7:30B.MuschChiffre
    « On est dans un record absolu, à cette date, du nombre de feux de plus de 10 ha qu'il a pu y avoir en France. »
  • 9:30F.DenhezChiffre
    « C'est la 3e vague de chaleur la plus longue jamais enregistrée depuis 1947. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers. 700 pompiers ont été déployés aujourd'hui en Gironde, dans cette commune du Lège-Cap-Ferret, pour affronter les flammes. Quelle est la situation? - E.Brocardi: La situation est, dans l'enfer des flammes, d'essayer de redéployer la stratégie parce que c'est un vent tourbillonnant.

La stratégie opérationnelle a été mise à rude épreuve. Les événements climatiques, les aléas du vent, les niveaux de température portent préjudice à une attaque stabilisée des sapeurs-pompiers. Il s'agit d'anticiper, d'avoir une lecture de la météo au travers de la cellule d'anticipation qui constitue le poste de commandement, d'anticiper les enjeux, ce qui est délicat.

Tout ce qui a été évoqué, une évacuation à titre préventif de certaines zones, en anticipant les bouchons sur la route qui rendraient difficiles les accès pour les sapeurs-pompiers... - S.Brakhlia: Sur le vent tourbillonnant, que vous disent les collègues sur place? - E.Brocardi: C'est très complexe.

Quand il y a du vent tourbillonnant, il y a aussi des rafales de vent qui constituent des projections permettant des sautes de feu, rendant très difficile tout cet aspect de stratégie et de stabilisation de la stratégie. La cellule anticipation, constituée des officiers dans le poste de commandement, a l'objectif d'essayer de tenir l'incendie à tel endroit en fonction des horaires. C'est ce que va définir la cellule anticipation.

Seuls Météo-France, les officiers à l'intérieur, peuvent essayer de déterminer cela. Ca rend délicate la mission. Ces vents tourbillonnants provoquent ces anticipations d'évacuation des personnes. - S.Brakhlia: Une stratégie claire à mettre en place... 700 pompiers sur place.

Sont-ils suffisamment nombreux? - E.Brocardi: Vous le voyez, dans le Var, il y a des incendies, comme en Loire-Atlantique.

Les pressions incendiaires sont importantes. Il y a aussi l'ensemble des départements qui peuvent être touchés par l'incendie. On n'est plus dans le schéma des années 2000-2010, où il s'agissait de faire appel à des sapeurs-pompiers du Nord.

Si on donne des moyens, en retour, on en aura dans le cadre des inondations ou des feux de forêt. Mais on ne peut plus distribuer les secours de la même manière qu'il y a 20 ans au regard des conséquences du dérèglement climatique. - S.Brakhlia: Vous parliez de la volonté des pompiers d'anticiper l'évacuation de 20 000 personnes en 24 heures.

C'est énorme. Comment ça se passe, sur place? Comment on évite que tout le monde s'affole, que les routes soient bloquées, que tout le monde ait peur? - E.Brocardi: Déjà, il faut écouter.

C'est la 1re chose. Il faut anticiper et partir dans le calme. Ce sont toujours des évacuations préventives.

Les sapeurs-pompiers sont toujours à pied d'oeuvre. Les images sont impressionnantes, c'est une certitude. C'est pour ça qu'il faut appliquer le cadre stricto sensu de ce qui est évoqué par les autorités ou par les directeurs de camping, qui sont déjà compétents dans ce domaine pour dire à quel moment il faut évacuer.

Ils reçoivent aussi des ordres. Il y a des plans d'évacuation. Il y a des niveaux de préparation.

Les gens doivent entendre et écouter. Il y a 48 heures, une amie m'appelle pour savoir si sa famille doit évacuer. Je lui dis qu'il faut évacuer parce qu'il n'y a pas d'urgence pour le moment, mais ça permet, quand la situation devient critique, de ne pas se retrouver bloqué par les interventions.

Il y a des personnes qui ne veulent pas écouter. Il faut insister et faire comprendre qu'une évacuation n'est pas un drame, c'est une solution. C'est tout l'intérêt d'avoir l'éducation du concitoyen face au risque.

Il faut comprendre que c'est une question de précaution. C'est des mesures de précaution. C'est l'intérêt.

Il faut écouter. Si la maison a une obligation légale de débroussaillement qui est appliquée, si les maisons sont entretenues, il n'y a pas de risque de ne pas revoir sa maison en bonne et due forme. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.

Il y a un sujet d'aménagement de territoire. Ma collègue de l'ONF va en parler mieux que moi. - S.Brakhlia: Vous restez avec nous pour la suite de l'émission.

On va venir vous revoir régulièrement. Je voulais vous montrer cette carte de France avec les points roses qui correspondent aux incendies ou départs de feu déclarés depuis le 1er juin, le début de l'été. Près de 11 000 feux comptabilisés par la Sécurité civile et 35 000 ha touchés par les flammes.

Vous êtes surpris par l'ampleur de ces incendies? Philippe? - P.Dessertine: Quand on parle de cette situation, il faut rappeler que du point de vue scientifique, ça fait de nombreuses années qu'on dit qu'on va vers des incendies associés au dérèglement climatique.

Pas seulement...

Il y a eu des rapports du Giec. Il y a eu un rapport spécial en 2012, un autre en 2021, en 2022...

Il faut rappeler la phrase de J.Chirac en 2002: "La maison brûle et nous regardons ailleurs." Ce n'est pas une surprise.

On sait que ce qui se passe aujourd'hui, si on ne fait rien, c'est une évolution qui va vers des feux de plus en plus importants. Ces dernières années, il y a eu des feux gigantesques ailleurs. On a eu des feux, on avait l'impression, comme autrefois.

Cette année, il y a eu un feu à Fontainebleau, beaucoup plus au nord que d'habitude. Dans le bassin d'Arcachon, qui est mon pays...

Ma mère ne voulait pas partir. Je lui ai dit qu'il fallait partir. - S.Brakhlia: Votre mère est dans le bassin d'Arcachon? - P.Dessertine: Elle a 92 ans.

Elle ne veut pas partir. Je lui dis qu'elle doit partir. On est face à une situation qui n'est pas inattendue, mais qui, malheureusement, correspond au scénario qu'on envisage depuis longtemps.

C'est important de comprendre que vous avez des gens qui disent qu'il n'y a pas de réchauffement climatique, que d'autres disent que c'est la fin du monde...

On est dans quelque chose de prévu, donc il faut réagir. Il faut investir. Ces feux nous rappellent que notre approche ancienne va devoir être complétée par une approche radicalement nouvelle à tout point de vue.

Les soldats du feu...

On a 700 personnes. Je connais des gens qui sont pompiers. Vous avez des pompiers professionnels et des pompiers bénévoles.

Notre système de pompiers en France s'appuie sur un grand nombre de bénévoles: des électriciens, des chefs d'entreprise volontaires...

Ils sont tout l'été sur les feux. On ne met pas assez d'argent dans les finances publiques. On ne réfléchit pas à la manière dont ces gens risquent leur peau.

En Gironde, 2 soldats du feu sont morts. Dans mon pays! Il y a une réflexion à avoir là-dessus, comment lutter contre les incendies et ce que ça veut dire par rapport aux gens qui sont au front. - S.Brakhlia: Peut-on parler d'une épidémie de feux? - B.Musch: Une épidémie de feux, je ne sais pas, mais en tout cas, on est dans un record absolu, à cette date, du nombre de feux de plus de 10 ha qu'il a pu y avoir en France.

Il y a eu un accroissement. Ce qui nous frappe, c'est qu'on a des feux au nord. Fontainebleau a été touchée.

C'est la première fois où il y a eu d'aussi gros incendies, un peu plus de 2000 ha. - S.Brakhlia: Ces feux étaient-ils anticipables? - A.Goutard: Ce qui est intéressant, c'est que oui, ils étaient anticipés...

On s'était préparé. Quand je vois les feux en Gironde...

En Gironde, depuis des années, il y a un travail financier énorme qui est fait de débroussaillage. Il y a eu des scandales dans les années 90 sur des communes qui ne débroussaillaient pas. C'est terminé.

Il y a un travail énorme de la part des pompiers. On a fait beaucoup de reportages sur la prévention des incendies, avec des vigies de pompiers qui surveillent les massifs, qui sont présents...

Ce n'est plus du tout la prévention façon années 90, mais façon aujourd'hui, avec des pompiers alertés, des spécialistes de la forêt qui savent qu'il y a un réchauffement climatique. On a quand même mis le paquet, même si on ne met jamais assez d'argent. Mais on a mis le paquet dans la prévention.

Journalistiquement, j'ai entendu des pompiers, des spécialistes dire qu'ils ont fait un énorme effort de prévention. Ils n'étaient pas sûrs d'être prêts, mais ils ont fait le maximum. En ayant fait le maximum, ça ne marche pas.

Ce n'est pas suffisant. J'ai été reporter dans les années 2000 et j'ai couvert les incendies de feux de Gironde. J'ai l'impression de revoir les mêmes images.

Rien n'a changé. En plus, c'est beaucoup plus tôt dans l'année. - S.Brakhlia: C'est la 3e vague de chaleur la plus longue jamais enregistrée depuis 1947.

Cette sécheresse agit comme un combustible pour ces incendies. - F.Denhez: Ca n'aide pas.

Tout ce qu'on voit était prévisible, sauf à Lège-Cap-Ferret. Même dans le plan communal de sauvegarde de la mairie, il n'y a pas de risque incendie. Dans l'arrêté national du 26 avril, qui définit les forêts soumises à un risque incendie, Lège-Cap-Ferret n'y était pas.

C'était imprévisible. Mais à l'échelle de la France, même dans le nord...

J'ai coutume de dire que dans le nord, la forêt de Mormal est humide...

Il y a des pompiers prépositionnés au cas où. La sécheresse n'aide pas. Elle rend les sols secs et il n'y a rien de tel pour assoiffer les arbres.

Il n'y avait rien d'imprévisible. Je suis le premier à mettre le doigt dans la plaie et dire ce qui ne va pas. Je ne sais pas si la France est exemplaire, mais ça aurait été pire...

Il y a de la prévention, des plans de sauvegarde, une lutte contre les incendies qui est assez remarquablement faite. Ce serait bien pire si les finances publiques...

N'avaient pas fait cet effort. - S.Brakhlia: Brigitte, vous pouvez nous expliquer pourquoi...

On l'a vu toute la journée, en voyant la progression de ce feu en Gironde, pourquoi les incendies se propagent-ils aussi rapidement aujourd'hui? - B.Musch: On a un début d'été très sec. - F.Denhez: Et précoce. - B.Musch: Il a plu cet automne, mais ça fait plus d'un mois, dans le Sud-Ouest, à Bordeaux, qu'il n'est pas tombé une goutte d'eau.

Les sols sont secs. A ça, on ajoute des conditions de chaleur énormes. On a des arbres...

Le sous-bois, en particulier...

Les fougères sont brûlées, sèches. On n'a plus cette atmosphère humide qu'on a dans les forêts, qui protège quand même les arbres, cette ambiance forestière d'humidité. La moindre étincelle provoque un feu. - F.Denhez: Et il y a le vent. - P.Dessertine: J'avais une réunion de ma chaire avec des gens de la sylviculture.

On a eu un hiver très pluvieux et ça a développé les sous-bois et les fougères. Ils ont commencé à sécher. Vous avez du combustible parfait qui s'est préparé.

Quand une forêt brûle, ce n'est pas l'arbre qui prend feu,

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