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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 12 avril 2025 13 min

Vincent Jeanbrun est l'invité de La politique s'éclaire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Vincentrin, bonjour. Vous êtes député du Val de Marne, porte-parole du groupe la droite républicaine à l'Assemblée et vous êtes un soutien de Laurent Vquier. Alors, revenons sur cette proposition choc, on peut le dire, d'envoyer les OQTF à Saint-Pierre et Miclon s'il ne retournent pas dans leur pays.

Est-ce que c'est tout simplement purement électoraliste ? Vous savez, c'est on dit proposition choc, mais ce qui est choquant, c'est que seulement 10 % des OQTF soient renvoyés dans leur pays. On a des individus dont certains sont très dangereux, qui ont commis des crimes, qui ont commis des meurtres, des viols qu'on narrive pas à renvoyer chez eux avec les règles du droit actuel.

Ce que propose le renvoquer, c'est dire on va pas attendre 2027 un nouveau président, une nouvelle majorité à l'assemblée des nouvelles règles négociées à l'échelle européenne pour apporter des solutions au français. Donc il fait cette proposition qui est une proposition forte mais qui est une proposition très concrète, il le disait à l'instant qui est en capacité d'envoyer un message aussi à tous ceux qui pensent pouvoir abuser des règles du droit. Sauf que le le maire de Saint-Pierre Mclon, il est particulièrement choqué.

Il dit "Vous nous envoyez les OQTF." Enfin, c'est assez méprisant pour ce territoire français. Il y a 26 euh Cras centres de rétention aujourd'hui sur le territoire national et à l'international enfin pardon territoire national en métropole et enutre mer.

Il y en a Mayotte par exemple, il y en a en Saint-Emarne pour citer l'Île-de-France. On dit pas que autour c'est la poubelle ou c'est une insulte au territoire. D'ailleurs entre nous, pouvoir investir des locaux euh des compagnies de gendarmerie à Saint-Pierre Miclon, c'est peut-être aussi un souhait des habitants.

Mais encore une fois, on est en train de regarder tout ce qui va empêcher euh éventuellement de faire à qui ça pourrait déplaire au lieu de se dire "Mais il y a aujourd'hui des Français et des Françaises qui sont endeuillés parce que il y a des OQTF qui n'avaient aucune raison de rester sur le territoire". Il y en a qui disent aussi "Pourquoi on les envoie pas en Haurquet à ce moment-là ?" Mais pourquoi pas ?

Sauf que en Haut Loire, si on fait un centre de rétention demain, c'est on pourrait ils sont dans l'espace Schengen et au bout de 90 jours, ils ressortent et on ne peut plus les contrôler. Pourquoi saint-pirer Miclon ? Bah parce que c'est loin uniquement.

Parce que c'est loin et parce que ce n'est pas l'espace Schengen. C'était ça la la double raison. Et l'idée c'est d'en envoyer le moins possible à Saint-Pierre et Miclon parce qu'en fait le choix qui leur sera présenté sera dissuasif.

C'est ça l'idée. Mais encore une fois, je peux comprendre que ça étonne, que ça fasse parler. Mais ça fait pas parler le fait qu'il y ait aujourd'hui des meurtriers, des délinquents.

C'est pas le cas de tous les OQTF, soyons bien clair. Mais vous en avez parmi eux qui sont des criminels et qui aujourd'hui donnent l'impression de pouvoir passer entre les maills du filet, pouvoir sortir au bout de 90 jours, repartir, se cacher dans la nature. C'est d'ailleurs pour ça maintenant qu'ils viennent en France parce qu'ils savent à quel point c'est facile pour eux de de faire partie d'organisation criminelle.

C'est pas acceptable. Et moi c'est ça qui me choque. Alors il y a ce problème des OQTF.

Euh est-ce qu'il faut privilégier la matière forte comme le propose par exemple Bruno Retaillot ? Mais j'imagine que le renvoquer soutient aussi cette proposition ou au contraire euh la négociation, la diplomatie comme on le fait de nouveau avec l'Algérie aujourd'hui ? Je vous dire moi je crois au dialogue pour ça que je fais de la politique.

Donc toujours la diplomatie mais la diplomatie elle peut se faire avec plus ou moins de rapports de force. Quand vous avez un pays qui bénéficie comme l'Algérie de beaucoup d'accord et beaucoup de liberté finalement dans ses relations avec la France, on se dit qu'effectivement quand à un moment donné elle n'accepte plus de mettre en œuvre les ce que les relations internationales classiques, ce que ce qui nous lit par le droit international les oblige à faire, elle ne le fait plus. Et bien le rapport de force et en ça je pense que Bruno Rotaillo a eu raison d'avoir des positions fortes.

Maintenant il faut que le gouvernement le suive et c'est d'ailleurs pour ça que c'est intéressant. que Laurent Voquet à la tête du groupe des députés à l'Assemblée nationale puisse peser et mettre une certaine pression sur un gouvernement qui devrait peut-être faire plus attention au discours des ministres qui sont en son sein. Alors justement Bruno Retaillot, il a fait son bilan au bout de quelques 6 mois à l'intérieur.

Il a fait ça cette semaine. En matière d'immigration, - 9 % de délivrance de visa long séjour, + 6 % d'interpellation d'étranger en situation irrégulière, + 9 % d'éloignement forcé, plus 93,5 % de laisser passer consulaire délivré dans les délais utiles à l'éloignement. C'est un bon bilan au bout de 6 mois.

Qu'est-ce que vous en pensez déjà de ce bilan ? Est-ce que Laurent Voquet n'aurait pas dû entrer au gouvernement parce que lui aussi il aurait pu afficher son action ? vous poser de questions très différentes.

D'abord euh est-ce que les ministres LR font la démonstration que quand ils sont au gouvernement, ils ont des résultats ? Euh c'est vrai et ça c'est une chose dont il faut se réjouir. C'est pour ça qu'on les soutient nos ministres.

Euh Annie Joanevar, ministre de l'agriculture, a eu dès son arrivée des avancées qui ont permis au monde agricole de respirer un petit peu. Il faut aller encore plus loin évidemment et elle s'y emploie. C'est vrai sur différents sujets et Bruno Rotaillot bien sûr a on l'a senti envoyé une doctrine aux forces de l'ordre, aux policiers, aux gendarmes en disant "Vous êtes soutenu désormais.

C'est très clair, il faut qu'on avance." Et avec Gérald Darrmanin, ils ont mis en œuvre la loi narcotrafic. Donc bien sûr, il y a des résultats et il faut que ça continue.

Maintenant, on aimerait même qu'il y en ait plus et à mon sens, pour qu'il y en ait plus, il faut que le premier ministre, peut-être le président de la République, assouplisse un petit peu un certain nombre de positions et soutiennent les ministres. C'est vrai sur le cas de l'Algérie par exemple où on a l'impression parfois que le ministre de l'intérieur a eu des positions très fortes que nous soutenons et qui n'ont pas été soutenu par le premier ministre et par le président de la République. Vouz dire qu'il a été désavoué un peu Bruno dans c'est vrai.

Sur la question de de y compris d'ailleurs donc sur la question internationale mais aussi euh je je je pense à la question sur l'immigration, sur le voile dans le sport où on a le premier ministre qui nous dit "Oui oui, je vous ai entendu et puis derrière rien." Laurent Voquet l'a l'a très justement dit euh on a rien dans l'agenda parlementaire. Donc on voit bien que ces sujets-là en fait ils sont évoqués dans la presse médiatiquement et puis derrière concrètement rien ne va changer.

C'est pas acceptable et c'est pour ça qu'on se bat. Vous nous demandez s'il l'ont invoqué a a eu raison ou pas de de garder une parole libre à l'extérieur du gouvernement. Moi je pense que c'est ce qui fait sa force aujourd'hui.

Il est capable de dire quand ça va bien. Il est capable de dire attention là il faut aller plus loin. Et surtout là vous vous moquez du monde vous n'avancez pas.

Euh par ailleurs, il l'a il l'a expliqué, il il lui a été proposé et c'était une grande confiance que lui faisait euh euh Michel Barnier de pouvoir éventuellement être ministre de l'économie, sauf que sauf qu'il a refusé parce qu'il voulait pas gérer les déficits économique. Oui. Surtout les impôts.

C'estàd que dans un contexte économique où il fallait faire le budget en 15 jours, le ce budget allait porter une augmentation d'impôts. Envoqué en cohérence a dit moi j'ai dans toute ma vie politique et notamment à la tête de la région Verne Ronalpe, je n'ai pas augmenté les impôts. pas pour les augmenter en étant ministre de l'économie.

Il y a très peu de hauses d'impôts pour l'ensemble des ménages. Encore une fois, c'est une question de philosophie, c'est une question de doctrine et donc moi, je pense que être libre à l'extérieur du gouvernement, c'est sa force aujourd'hui. Est-ce que cette alliance gouvernementale, elle a toujours du sens pour vous ?

On a bien vu qu'à l'Assemblée nationale, il y avait des divergences assez fortes cette semaine, que ce soit sur la loi sur la parité, sur les feux, sur la la loi pour les les maires dans les petites villes de moins de 1000 habitants. Enfin, est-ce que finalement aujourd'hui ça a toujours un sens ? Est-ce que vous partagez vraiment l'essentiel ?

Je pense que au sein de ce qu'on appelle le socle commun, on partage un une responsabilité, celle de la stabilité pour notre pays. On l'a vu, la censure est un coût, la facture de la censure a été très lourde. Et le jeu dangereux, le jeu du chaos qu'on jouait la LFI et le Rassemblement national faisant tomber le gouvernement Michel Barnier a eu un impact concret sur la vie des entreprises, sur la vie des ménages, sur la vie de nos agriculteurs par exemple.

H donc on a fait le choix en responsabilité avec les députés de la droite républicaine de dire nous on ne censurera pas, on ne menacera pas de censure, c'est pas notre propos aujourd'hui. Et on était même prêt s'il y avait eu un premier ministre socialiste, c'est-à-dire on va lui laisser une chance parce qu'encore une fois le pays a besoin de stabilité. À côté de ça, on a toujours dit soutien exigeant et au cas par cas.

Ça veut dire qu'effectivement il y a des textes qui ne nous vont pas et sur lesquels on n'apportera pas nos voix à François Bairou. Euh d'autres sur lesquels euh c'est dans l'intérêt des Français et on avance ensemble. Et vous avez justement demandé la suspension de la loi sur la parité euh pour qu'elle soit différée de 9 mois à 9 mois des élections ou que euh parce qu'elle va déstabiliser le tissu local.

Vous avez eu une réponse là de François Bairou. C'est c'est en négociation mais il faut être clair, on n'est pas contre la parité. Que que vraiment tout le monde soit soit très clair là-dessus.

Euh là, ce qui se passe, c'est qu'à quelques mois à peine des élections municipales, on demande aux toute petite commune qui jusqu'ici élue par panachage. En gros, on rayit les noms qui nous convenaient pas, euh d'organiser des listes complètes qui vont être élues à la proportionnelle avec euh dans des communes où c'était finalement très très peu politique, très peu partisans, cette cette proportionnel qui va amener beaucoup d'étiquettes politiques. Donc c'est c'est compliqué en terme d'organisation et les mères des toutes petites communes de moins de 1000 habitants nous disent nous on veut bien réfléchir à tout y compris à la parité bien sûr mais laissez-nous du temps.

Nous faites pas ça à quelques mois à peine alors que les listes sont parfois déjà constituées qu'il y a des sortants qui sont de qualité et cetera. Donc on demande du temps sur ce texte-là et effectivement ça s'est pas passé de manière très propre dans l'hémicycle. Ça a créé beaucoup de tension.

Il va falloir être capable de dépasser ça. Il y a l'affaire Betaram qui rebondit encore pour le pour le premier ministre qui sera auditionné le 14 mai par la commission d'enquête. Est-ce que vous trouvez que sa défense est à la est à la hauteur aujourd'hui ?

Il y a un ex-gendarme, un ex-juge qui l'accuse, qui disent qu'il savait. Est-ce que vous lui faites entièrement confiance ? D'abord, il est présumé innocent.

Euh sa ligne de défense, c'est la sienne, mais je me réjouis qu'il accepte d'être entendu par la commission qui est portée notamment par notre collègue Violette Spielbook qui fait un merveilleux travail et qui j'espère apportera de la lumière à une situation extrêmement sordide parce que dans cette affaire, il faut d'abord penser aux victimes, à tous ceux qui ont été meurtriis par rapport à toutes les horreurs dont don comprend qui s'est passé à Betaram. Maintenant, le Premier ministre a toujours nié la moindre le moindre acte répréhensible. Je veux lui faire confiance.

Maintenant, il est injusticiable aussi comme les autres. Donc, il faut que il soit entendu, il faut qu'il s'explique, il faut qu'il il donne des preuves et qu'il explique en quoi ce gendarme ne dirait pas la vérité. Emmanuel Macron a fait un pas vers la reconnaissance d'un état palestinien au mois de juin.

Est-ce que vous soutenez cette démarche aux républicains ? dans l'absolu euh on a toujours été pour une solution à deux états. Donc qui dit deux états dit à un moment donné une reconnaissance de l'État palestinien.

Maintenant euh attention aux effets d'annonce et attention au coup de com parce que on est dans un moment où il y a encore des otages prisonniers du massas. On a une situation où il y a encore des bombes qui tombent et donc une telle reconnaissance nécessite qu'il y ait des interlocuteurs pour la porter et qu'il y ait des personnes qui puissent incarner l'avenir de la Palestine. Donc notre message est clair.

Oui pour une solution à deux États. Oui pour la sécurité du peuple israélien. Oui pour la création d'un état palestinien mais dans des bonnes conditions.

Donc on estime que c'est tôt aujourd'hui et tant qu'il y a des otages à mon sens c'est pas d'actualité. Il y a des droits de douanes qui ont été décrétés par Donald Trump avec cette pause aujourd'hui de 90 jours. Mais on a bien vu la croissance française a été abaissée, 5 milliards de dépenses euh doivent être faites en moins.

Euh est-ce que vous craignez des hausses d'impôts d'autant que le ministre des finances n'a pas écarté cette idée-là clairement pour 2026 ? Ben, je crains qu'effectivement le ministre de l'économie n'écarte pas complètement d'entrée de jeu ces pistes là et c'est inacceptable pour nous. On en parlait il y a un instant, la droite républicaine soutient texte par texte et il y a quand même quelques lignes rouges.

Et il y a une ligne rouge pour nous qui est fondamental. On ne touche plus au pouvoir d'achat des Français. Enfin, ça suffit.

On est déjà le pays le plus prélevé en Europe et dans le monde. On arrête là maintenant, ça suffit. L'État va commencer par faire des économies, par dégager des marges de manœuvre avant d'aller faire les poches des Français.

Enfin, c'est scandaleux. Donc on s'opposera fermement à toute augmentation d'impôts ou à tout ce qui viendrait impacter le pouvoir d'achat de ceux qui travaillent ou de ceux qui ont travaillé toute leur vie. Parce que là, j'entends que les retraités pourraient avoir euh des abottements fiscaux euh qui seraient qui seraient retirés, c'est inentendable.

Donc ce sera une bataille de plus à mener, mais on défendra le pouvoir d'achat des Français et de ceux qui ont travaillé toute leur vie. Comptez sur nous. Une minute parce que vous avez lancé un sing tank sur la santé environnementale.

Est-ce que c'est tout à fait raccord avec les positions des républicain sur lesfe sur donc les zones à faible émission ou les annes par exemple ? Zéro artificialisation net des sols ? Ça fait partie des choses.

Merci en tout cas de le cité. Effectivement, il y a ce club de réflexion on veut mélanger élu et scientifique pour qu'on arrête d'être dans l'émotionnel pur et dur qu'on qu'on ait parfois la la panique ou la peur et qu'on puisse se dire il y a un vrai sujet. La pollution, elle tue.

Elle fait 40000 morts par an, entre 40000 et 48000 morts par an. C'est acceptable ? Non.

Donc il faut trouver des solutions. Mais les solutions, ça peut pas être l'écologie punitive. Ça peut pas être la ZFE qui qui avance avec un calendrier à marche forcée.

Au quel cas vous créez un sentiment de rejet fort de nos concitoyens qui qui justement disent "Mais attendez, c'est c'est socialement inacceptable" que au fond, on en oublie qu'il faut lutter contre la pollution. Donc euh c'est justement parce que à droite on pense qu'il faut de l'écologie positive et incitative qu'on lance ce type d'initiative. Merci Vincent Jeanbrin d'avoir été avec nous, député du Val de M, président porte-parole du groupe la droite républicaine à l'Assemblée nationale.