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interviewLCP - Assemblée nationale· 2 juillet 2026 66 min

Protection de l'enfance : une loi face aux scandales | Chaque voix compte - 02/07/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans chaque [musique] voix compte sur LCP. On est ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat. en direct de l'Assemblée nationale avec à mes côtés ce soir Mariette Darigrand.

Bonsoir Mariette. Bonsoir Adoline. Et Bertrand Perrier est là aussi.

Bonsoir Bertrand. Merci à tous les deux d'être avec [musique] moi ce soir. À la une, d'abord un texte rattrapé par l'actualité.

Le projet de loi sur la protection des enfants est examiné en commission depuis mardi avant d'arriver dans l'hémicycle le 15 juillet. Le texte était initialement centré sur l'aide sociale à l'enfance. Il a été enrichi après les scandales dans le périscolaire et le meurtre de la petite Liana.

Est-ce qu'attendent les associations ou est-celite [musique] ? Protection de l'enfance, la nouvelle loi. On en parle ce soir avec vous Périne Goulet.

Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes député modem de la Nièvre. [musique] Vous êtes la présidente de la commission spéciale qui est chargée d'examiner ce projet de loi protection de l'enfance. [musique] Merci d'être là parce que vous avez passé des journées entières en commission depuis mardi.

Lias Loufo bonsoir. Vous êtes le cfondateur du comité de vigilance des anciens enfants placés et vous êtes notamment l'auteur d'un livre qui s'appelle dans l'enfer des foyers qui est disponible chez Gélu. Merci [musique] d'être là et bonsoir Arnaud Galet.

Bonsoir. Vous présidez l'association Mouve Enfant. Vous êtes quoi ?

Un activiste de la protection de l'enfance. Ça vous va si je vous présente comme ça ? Il vaut mieux être actif.

Vous avez été aussi membre de la Civis, la commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants. [musique] Merci également de votre présence. Mariette, quel mot avez-vous choisi de nous expliquer ce soir ?

Bah un mot assez nouveau, Adeline, que doivent connaître nos invités, mais je pense pas le grand public, pas nous. C'est le mot enfantiste des spécialistes. Alors, il est intéressant à décrypter euh mais surtout pour le mot enfant qui est en dessous dont l'étymologie est magnifique.

Vous allez nous raconter tout ça tout à l'heure, Bertrand Perrier vous. Quelle histoire [musique] allez-vous nous raconter ? Une histoire qui a ressurgi dans l'actualité cette semaine et qu'on croyait définitivement close, c'est le débat sur la peine de mort.

H hè partie de chaque voix compte, place à la question qui fâche, va-t-on devoir faire marche arrière sur les repas à 1 € dans les restaurants universitaires ? Vous savez qu'ils ont été généralisés à tous les étudiants en mai dernier. Dilution de l'aide au plus modestes, tension accru sur les personnels surcoût pas absorbable.

Un premier rapport au vitriol a été publié aujourd'hui et on sera tout à l'heure avec son auteur Charles [musique] Itonchtol, député EPR du Barin. On sera aussi avec Fatia Kelashi qui est député socialiste [musique] de scè Saint-Denis et puis on accueillera Suzanne Nichdam qui est la présidente de la FAGE, le principal syndicat étudiant. Voilà, vous pouvez vous aussi interroger nos [musique] invités ou nous faire part de vos remarques.

Vous avez le petit QR code qui est là, vous le flashz. Et c'est Bertrand Perrier [musique] ce soir qui nous transmet toutes vos questions. Et puis tout à l'heure, il y aura aussi Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pomier.

Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement. [musique] Chaque bois compte.

C'est parti. Pendant longtemps, on l'a appelé la DAS et on parlait des enfants de la DAS. Aujourd'hui, on appelle ça la l'aide sociale à l'enfance.

C'est pour mieux protéger les enfants qu'elle accueille aujourd'hui qui est né ce projet de loi sur la protection de l'enfance. Puis il y a eu les scandales du périscolaire. Puis il y a eu l'affaire Liana et le texte a un peu changé de nature.

Hélène Bonduel nous en donne les détails ce soir. [musique] C'est une commission spéciale qui depuis 3 jours examine le projet de loi de protection des enfants. En particulier se confier à l'AZ l'aide sociale à l'enfance.

Un système souvent décrié pour ses défaillances. Faut évidemment mettre fin à ce qui est une maltraitance institutionnelle et on placer en fait l'intérêt des parents avant l'intérêt de l'enfant. Et c'est ce point de bascule que je souhaite personnellement que nous changions.

Ils sont près de 400000 en France, la plupart placé en institution ou en famille d'accueil. En plus de renforcer le contrôle des intervenants, le projet de loi prévoit que les enfants puissent être [musique] confiés à un tiers de confiance dans l'entourage familial. Une ordonnance de sûreté sera également mise en place en cas de danger grave et imminent pour l'enfant.

Le texte percuté par les affaires de violence sexuelle dans le périscolaire a été enrichi une première fois, prévoyant notamment que l'identité [musique] des intervenants en périscolaire soit connue de tous les parents et surtout la création d'une liste noire des personnels interdits d'école. C'est des gens qui n'ont pas fait l'objet de condamnation pénale parce que il y a eu éventuellement classement sans et cetera, mais qui ont été écartés par l'autorité administrative en raison de leur comportement avec les mineurs ne puissent plus mettre les pieds dans les murs de l'école. Un projet de loi élargi une deuxième fois suite aux défaillances dans le meurtre de la jeune Liana.

Le gouvernement fixe un délai maximal de 3 mois pour réaliser les enquêtes sur les crimes sexuels contre mineurs et réclame la réclusion criminelle à perpétuité pour les violeurs en série de mineurs. Le projet de loi sera discuté dans l'hémicycle le 15 juillet prochain. Périne Goulet, si vous voulez bien, d'abord un petit point de procédure.

On le disait, l'examen dans l'hémicycle, c'est à partir du 15 juillet. Là, on est dans l'examen en commission. Est-ce que vous avez terminé ?

Non, nous n'avons pas terminé parce que fait particulier euh nous avons commencé à travailler sur le projet de loi qui a été déposé le 27 mai par Gérald Arrmanin, Stéphanie Rist et Édouard Gefrey. Mais euh hier en conseil des ministres, il y a une lettre rectificative qui a ajouté euh quatre euh j'allais dire quatre articles supplémentaires euh cinq pardon cinq articles supplémentaires, excusez-moi. Et ceci comme on a eu, j'allais dire le texte hier, on l'étudiera que lundi et mardi et donc ça sera que mardi qu'on votera définitivement le texte de la commission.

Je voudrais qu'on revienne aux origines du texte avant de d'évoquer les mesures qui sont venues l'enrichir. L'origine du texte, c'est donc l'aide sociale à l'enfance. C'était la priorité.

Pourquoi ? Alors, c'est la priorité mais tout ne passe pas par la loi. Si aujourd'hui effectivement c'est pas un grand texte pour la protection enfance parce que aujourd'hui, on le sait, il y a déjà énormément de lois qui si elles étaient appliquées en protection de l'enfance permettraient d'agir déjà de meilleure manière que ce qui est aujourd'hui.

Ce que fait ce texte, c'est vraiment, j'allais dire aller accompagner un certain nombre de mesures notamment pour approfondir la mesure de 2022 qui était de rechercher le tiers de confiance. qu'on voit bien comparé aux autres États européens, nous on est qu'à 7 % là où les pays européens sont à 40 % de recherche et de d'accueil de ces enfants dans leur famille. Donc on a un vrai sujet et il faut qu'on force tout le monde à [grognement] regarder.

J'allais dire ça c'est une première partie. Et puis il y a quand même une mesure qui est qui est très importante je pensais cette fameuse ordonnance euh de sûreté de protection suivant comme elle appelé [grognement] qui permettrait de protéger immédiatement un enfant. Aujourd'hui le seul dispositif entre guillemets à la main d'un juge pour protéger un enfant c'est l'endance de placement provisoire h ce qui fait que les mesures de protection quand on a un parent protecteur ne peuvent pas être mis en place de la bonne manière.

H ce qu'on souhaite c'est que les enfants soient protégés au même niveau que les femmes puisque les femmes ont une ordonnance de protection immédiate qui permet de couvrir les enfants quand elles-mêmes sont victimes. Mais si l'enfant est seul à être victime, il n'est pas couvert. Le but c'est de donner les mêmes droits aux enfants que ceux qu'on a pour la protection des femmes.

Je pense que c'est important. Nous avons beaucoup discuté ce matin. Ça a fait l'objet de beaucoup de débats parce qu'on a deux visions, j'allais dire dans la dans la commission et les travaux ont été très intéressants.

Des visions euh incompatibles, non ? Parce que je trouve que justement on a obtenu aujourd'hui un un travail euh j'allais dire de compromis puisque certains voulaient que l'ordonnance de sûreté comme le gouvernement soit à la main du des enfants. D'autres voulaient qu'elle soit complètement à la main du Joseph Armuyal.

Et là, on a proposé une solution qui permet de de garder les deux dans leurs propres compétences pour mieux protéger les enfants. Là, depuis mardi en commission, il y a des députés qui ont pointé que le texte était loin d'être suffisant pour une vraie refondation de l'aide sociale à l'enfance. Mais bien sûr, c'est pas un texte de refondation, on est bien d'accord.

Euh mais refondation, j'allais dire il faut le réfléchir avec les départements. On peut pas le réfléchir tout seul au niveau précise que ce sont les conseils départementaux qui gèrent la dire sauf à se dire à un moment que cette politique qui a été décentralisée dans les années 80, il faut la remettre au gouvernement. Mais ça se discute et ça se fait pas de manière Oui.

à l'état pardon et ça se fait pas de manière unilatérale. Donc non, à aucun moment on a dit que c'était jeis dire une grande loi. C'est une loi qui permet d'accompagner un certain nombre de mesures.

Tu rav qu'enfin on reconnaisse qu'en effet il ne s'agit pas ici d'une loi de refondation de la protection de l'enfance. Pour rappel, le gouvernement avait annoncé dès l'année dernière avant l'été qu'il allait au printemps à l'automne pardon 2000 2025 déposer un projet de loi pour refonder la protection de l'enfance. Ensuite, il a enterré ce projet de loi en ne le déposant pas et en ne le travaillant pas non plus avec les associations de protection de l'enfance de premiers concerné.

Ensuite, il est réapparu dans les radars en début d'année. On nous a dit oui, mais peut-être que parce qu'on a pas vraiment de temps législatif parce que l'Assemblée nationale est bouchée, donc on n'est pas non plus très très sûr. Et puis il y a eu le le la mort de Liana et là on l'a remis sur la table.

Et c'est quand même assez scandaleux qu'il faille à chaque fois des drames pour que le gouvernement agisse. Et en l'occurrence, je crois que ce projet de loi, il est à évaluer surtout à l'ône de toutes ces omissions parce que dans les mesures sur juste préciser quelque chose, c'est que le projet de loi a été déposé en conseil ministre avant le dess la petite, c'est juste ce que je je veux préciser qu'on a pas l'impression que la première partie autant la deuxième partie du l'être rectificatif ça fait partie mais la première autant pour moi tu as raison c'est vrai je je concède mon erreur en revanche ce qui est ce qui est un fait c'est que il y a eu des revir virement depuis plusieurs années sur le dépôt de ce texte. Il y a eu des ambitions qui ont ensuite été abandonnées puis qui ont été reprises.

Bon, le fait est que le texte qui est soumis aujourd'hui au Parlement n'est clairement pas un texte de refondation. Ça c'est le premier élément. Toutes les mesures que comportent ce texte ne vont rien révolutionner. euh des nombreux drames, des nombreux dysfonctionnements qui ont pu être éclairés par la commission d'enquête sur les dysfonctionnements de l'Assemblée nationale.

D'ailleurs, aucune euh de ces préconisations, aucune de ces recommandations ne sont intégrées euh dans ce projet de loi. Donc, je dirais qu'il est surtout à évaluer à l'one de toutes ces omissions. Aujourd'hui, il n'y a rien sur le pilotage en fait pour refonder le système de protection de l'enfance, quand on quand on regarde les dysfonctionnements actuels, quand on regarde le pilotage actuel qui est en effet décentralisé, donc c'est une politique publique qui est entre la mains des départements et on on le voit département.

Et on le voit, le rapport de la commission d'enquête le démontre suffisamment. Il y a aujourd'hui un caractère systémique aux violences que peuvent subir les Géraldin le reconnaissait devant la Oui. Sauf que aujourd'hui on ne peut pas le reconnaître et conserver le même pilotage.

Vous voyez, il va falloir à un moment donné se poser la question de la recentralisation de la protection de l'enfance. Je pense que les départements depuis 40 ans ont fait preuve d'une inaction criminelle. euh ils n'ont pas du tout euh pris euh la mesure euh de l'importance de cette politique publique.

Euh et ils n'y ont pas euh mis les moyens suffisants pour permettre à tous les enfants public d'être d'être protégés. Non non, ça fait 40 ans que ça je veux dire vous parliez de la DAS dans votre propos introductif. À l'époque de Laad, c'était pas forcément mieux.

L'Az devait révolutionner un petit peu cette politique publique en se disant plus on va être proche du citoyen et c'est ce que devait permettre la décentralisation et plus les politiques publiques de protection de l'enfance vont être cohérentes et adaptées aux réalités. Ce n'est pas le cas. Ce sont des politiques publiques qui passent après la construction des ronds-points et c'est quand même un vrai problème.

Donc on a euh des départements par habitants euh et parents qui investissent 30 € dans leur système de protection de l'enfance et des départements et même parfois les plus pauvres de France qui eux mettent 80 voire 100 € par habitant et par an pour financer cette politique publique. Donc il y a de vraies inégalités territoriales. Donc le pilotage n'est pas traité.

Les jeunes majeurs sont complètement absents. Nous on revendique depuis de nombreuses années que les enfants placés qui deviennent adultes soient protégés. En tout cas, il a un maintien de leur protection au moins jusqu'à 25 ans parce que je crois que personne ici autour de la table ne connaît un parent qui jette ses enfants à la rue sous le simple motif qu'il est majeur ou qu'il a 21 ans.

Il y a un accompagnement, c'est qui qui est nécessaire. Je je vous interrompe. Peringou, il y a des mesures puisque ça faisait partie du constat de la commission d'enquête sur les jeunes majeurs une fois sortis de la qui n'ont plus d'accompagnement.

J'ai pas de mesure dans ce texte là sur sur les les jeunes majeurs parce que le gouvernement ne l'a pas mis dans son texte initial et comme vous le savez et comme vous le savez euh alors c'est un peu technique pour les personnes connaissent pas forcément l'Assemblée nationale mais le député on est là pour le expliquer chaque c'est pour ça le député est limité dans son pouvoir d'amendement par le texte du départ du gouvernement il nous faut une accroche il nous faut une accroche pour pouvoir poser les amendements qui soient en lien avec ce texte et aucun moment puisque c'est un texte qui est sur la protection de l'enfance, à aucun moment je ne peux raccrocher de mesures en lien avec les adultes ou même les je voudrais vous entendre juste pardon mais il n'y a rien non plus sur les taux et les normes d'encadrement aujourd'hui. Je rappelle quand même parce que c'est très important pour les personnes qui nous regardent pour qu'ils comprennent l'état de délabrement de cette politique publique, c'est que pour exercer dans un foyer de la protection de l'enfance aucun diplôme n'est requis, aucune formation n'est requise. Il n'y a pas de de norme de de quota d'encadrement. ce qui fait que vous pouvez vous retrouver avec un adulte, même pas forcément un professionnel diplômé pour encadrer 20 enfants.

Et ça, c'est quand même assez scandaleux. On a aujourd'hui une augmentation considérable du nombre d'enfants placés dans ce pays parce que le taux le seuil d'intolérance des françaises et des Français à l'égard des violences faites aux enfants augmentent. Je me permets de préciser les chiffres parce que précisément on les a eu cette semaine avec une statistique de l'adresse qui est chargé statistique de la santé et qui précise que euh à fin 2024, on a observé sur un an une légère hausse de 1,4 % avec 224700 jeunes mais mais en moyenne on est à à 10 à à à 10 % d'augmentation depuis 10 ans.

Arnaud Galet. Non, moi je rejoins ce qui est dit. Ça fait combien d'années en fin de compte que c'est dénoncé que ces dysfonctionnements sont dénoncés partout.

Il a Loufo le disait à juste titre, il y a en plus des inégalités territorial. Moi je pense notamment aux outemers la Guyane dont on parle quasiment pas à Mayotte avec enfin vous rendez compte en Guyane par exemple vous pouvez avoir chez une assistante familiale 13 enfants [grognement] confiés. Je veux dire soit la personne elle a un château mais ce que je pense pas mais là on se dit bah comme il faut il faut absolument placer les enfants on se dit de bras aussi peu importe les conditions enfin tr enfants qui a tr enfants et dans quelles conditions et donc en fait on multiplie moi ce que ce que je voudrais dire c'est que quand même faut bien se rendre compte que les enfants placés sont quand même les enfants qui sont à protéger parmi encore plus à protéger que les autres parce qu'ils ont une vulnérabilité qui est indéniable je veux dire c'est des enfants qui ont été très enfants soit soit soit maltraités qui ont eu des carences éducatives différentes choses.

Bref, on leur doit en fait, ça nous oblige en fait théoriquement et on se retrouve systématiquement avec des scandales. Je me permets de le dire quand il y a il y a quelques jours, on a eu Louis qui était quand même placé, un de plus en fait qui meurt je veux dire systématiquement et dans l'indifférence en fait totale. Mais on en a parlé mais je dis non mais je veux dire dans l'indifférence c'est que de Louis on va vite passer à un autre en fait prochainement et on se dira ah mince c'est toujours la même histoire on comprend pas et en plus Louis là où c'est pas dire intéressant moi je pour pour regarder un peu quand même son histoire on voit que c'est un enfant qui avait qui était quand même en situation de handicap et cetera bref il y avait tous les les faisceaux en fait d'indice qui veulent dire qu'on doit encore plus être vigilant et qu'est-ce qu'on a fait on a fait tout le contraire comme d'habitude.

Et très souvent en fait les enfants placés sont laissés livrés à eux-mêmes surtout à cet âge là. Et c'est un scandale, c'est insupportable de se dire que des personnes comme l'I comme le comité de vigilance, ça fait combien de temps en fait qu'ils se battent ? Moi je dis que c'est une victimisation supplémentaire en fait pour les enfants placés qui font systématiquement ce chemin de croix.

C'est insupportable et systématiquement en plus on a des promesses qui n'aboutissent jamais. Mais quand je vous écoute, je me dis alors à quoi bon ce texte sur la ZUE ? Enfin, j'ai ici la présidente de la commission spéciale.

Vous êtes là tous les deux et je me dis mais en fait euh c'est un coup d'épée dans l'eau. Non, je pense que c'est pas un coup d'épée dans l'eau. Il vient apporter des choses qu'on attendait quand même depuis longtemps pour permettre notamment aux enfants d'aller au médecin plus facilement.

On parle souvent des actes usuels non usuels là permettent aux médecins de pouvoir aller aux enfants d'ch médecin sans attendre forcément que leurs parents ou parce que les parents le bloquent. Donc ça, on va pouvoir le déverrouiller. On a également ce qu'on disait tout à l'heure en ordonnance de protection ou de sûreté.

On a également des mesures de d'accompagnement des accueillants durables bénévoles pour pouvoir les les rémunérer. Euh on a également une possibilité, alors c'est à réfléchir mais de de mieux travailler les parcours. On voit aujourd'hui qu'il y a des enfants qu'on va chercher à la sortie de la maternité.

Alors onétudie pas forcément leur parcours et jusqu'à 18 ans il rest en protection sans qu'à un moment se soit posé la question de quel parcours on offre à ces enfants c'est ce qu'on essaie de de porter dans ce texte là. Je trouve qu'en commission on a eu des débats intéressants. Les positions ont bougé, il y aura encore une j'allais dire une séance derrière.

Donc ce n'est pas la grande révolution mais par contre ces ces outils sont sont intéressants. Bon le bon dans ce texte c'est qu'on désacralise enfin les liens du sens. C'était un peu ce qu'avait fait Laurence Rossignol en 2016 avec pour le coup une loi qui était elle une grande loi de protection de sort le parent tout-puissant.

Voilà, c'est ça. Donc là, on va pouvoir enfin avoir des délais de placement qui qui sont limités dans le temps. Ce qui va permettre au service et à la justice de penser à un vrai projet de vie, une vraie adaptation du statut juridique du mineur.

Est-ce que le parent est délaissant et donc au quel cas il faut à un moment donné retirer l'autorité parentale pour permettre à un jeune enfant notamment l'adoption simple ? Est-ce qu'il faut le confier à un tiers digne de confiance s'il y a un enti ? Donc ça c'est très bien.

Après le le l'élément quand même que je trouve assez problématique dans le texte c'est justement sur les sur les tiers dignes de confiance et sur l'accueil durable les bénévoles. C'estd que il y a quand même une fâcheuse tendance aujourd'hui à vouloir confier les enfants de l'aide sociale à l'enfance à des bénévoles à des gens qui n'auront ni salaire qui n'auront ni formation qui n'auront ni diplôme qui n'auront absolument aucun comprenez aussi que la rémunération peut peut créer un marché. Mais le problème c'est qu'en période de crise, je vais vous dire ce qui va se passer.

En période de crise, comme c'est le cas aujourd'hui à l'aide sociale à l'enfance avec, je vous le rappelle, 400000 mesures, hein, quand même. Moi, quand j'ai commencé à militer il y a 15 ans, on était à 340000 mesures. Aujourd'hui, on est à 400000 mesures.

Vous dites les mesures, c'est le nombre d'enfants qui bénéficie d'une aide de l'aide sociale à l'enfant. Je veux dire, ça ça augmente quand même considérablement. Il y a 10 ans, on était on il y avait 600 enfants quand même de moins concernés par l'aide sociale à l'enfance.

Donc ce qui va se passer dans une période où en plus on est en pénurie budgétaire où les départements, les collectivités territoriales disent "On suit FOC, on a plus d'argent, les DMTO, les droits de mutation à titre on néreux sont plus suffisants pour financer nos politiques publiques parce que le marché de l'immobilier baisse." C'est quand même dingue he de se dire que le service public de protection de l'enfance est directement lié au marché de l'immobilier. Je [rires] c'est quand même un vrai scandale, je trouve.

Donc forcément, quand on est euh confronté à cette situation-là où on va avoir de moins en moins d'argent pour les collectivités territoriales dans les années à venir, et bien oui, il va être beaucoup plus facile pour les départements d'abandonner ses enfants chez des bénévoles et de ne plus jamais s'en soucier. Et ça, je trouve que c'est un vrai scandale sur lequel il nous manque des gardes de fous. Je j'entends ce que dit euh Liè Loufock à mes côtés.

Je j'ai rencontré des accueillants du rap bénévole dans le nord il y a quelques quelques mois pour en parler. Oui, mais le projet de ces de cette famille qui accueillait cet enfant, c'est parce qu'il voulait s'engager à long terme, peut-être même à la fin l'adopt enfant qui n'est pas adoptable en l'état actuel parce que la famille est toujours là. C'est donné quand même à l'enfant l'adoption partout plutôt durable.

Mais parce que à l'époque c'était c'est pas possible. Donc si tu l'as rencontré récemment, mais sauf si les sauf si les parents sont toujours là. Mais il y a il y a la Oui, mais à un moment on peut pas.

Je j'entends je je vois sur quel parcours euh tu tu veux aller mais à un moment il faut laisser une pluralité de parcours en fonction des plurilités de profilement vont vouloir faire des économies en mettant les gamins chez des bénévoles. Alors justement pour éviter les économies dans ce texte de loi, c'est des enfants avec des traumac complexes avec des handicap 25 à 30 % des enfants qui ont une reconnaissance administrative de handicap. Justement dans ce texte, on va obliger les départements à donner une certaine somme à ces accueants durabénement pour que justement Oui, mais c'est ce que tu disais à l'instant, il fallait rémunérer.

Vous parliez vous parliez tout à l'heure, il y a une équipe qui les acc dans la loi tu vous voyez ce qu'il ce qu'il faudrait faire, c'est obliger les départements déjà à avoir des référents pour chaque enfant. Vous parliez tout à l'heure parce que c'est vrai que la la majorité des enfants euh placés à la ze ont des garçons âgés de 11 à 17 ans. Ce sont les statistiques de de l'adresse.

Vous parliez tout à l'heure des bébés et des pouponnières donc de la structures qui accueillent des bébés qui sont placés soit en urgence par la justice, soit des bébés qui ont été retirés à leurs parents dès la maternité ou bien encore des bébés qui ont été abandonnés. Regardez ce reportage dans une pouponnière de Strasbourg avec Maite et Fréond. Abandonne.

C'est bon le goûter. C'est une scène banale qui pourrait se passer dans une crèche, sauf qu'ici nous sommes dans une pouponnière. Léo est arrivé il y a un an, retiré à ses parents suite à une décision judiciaire.

Il est confié à l'aide sociale à l'enfance dès sa sortie de [musique] la maternité. Oh oh, tu es pas d'accord de mettre le pull ? La pouponnière et son lieu de [musique] vie 24h sur 24 et sa référente est Cindy.

Ce jour-là, l'auxiliaire de puriculture s'occupe de h bébés au lieu de 7. Ça demande un peu de de s'adapter un peu plus. C'est sûr que du coup, on a un enfant plus fait qu'on a aussi un peu moins de temps pour les autres.

Malheureusement, l'endroit ne désemplit pas. Il accueille parfois 40 bébés avec seulement 35 places et à tout moment un appel d'urgence peut intervenir. [grognement] Donc faut qu'on envisage l'accueil chez nous dans les de jours là.

Bah même demain. OK. Effectivement, ça arrive régulièrement qu'on soit sollicité au pied élevé avec un coup de fil à 15h et le bébé peut arriver à 16h ou à 17h.

Hier encore, on a effectivement été sollicité pour plusieurs accueils et donc du coup, on doit sans cesse s'adapter et être agile dans notre organisation pour pouvoir les accueillir et si vous n'avez plus de place, ça n'existe pas. Alors, comment faire face à la saturation et faire face à la pénurie de famille d'accueil ? L'Alsace en a perdu 90 en 4 ans.

La collectivité propose des solutions comme faire appel à des tirs bénévoles. On a des mamans bénévoles qui ont accepté d'accueillir pour quelques jours pour dépanner les les enfants et donc on a besoin aussi de cet engagement de la population. La solidarité comme solution temporaire.

En Alsace, [musique] 121 bébés ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance en 2025. Un chiffre en hausse de 30 % par rapport à l'année précédente. Vous entendre Arnaud Galet sur ce point ?

On dit "Oh la solidarité c'est pas plutôt du bricolage ?" Si puis même je vais vous dire, moi j'ai été directeur général d'une association qui avait des crèches. Le ratio en fait pour des tout petits qui ne marchent pas, c'était du 1 pour 6, c'est-à-dire qu'on se retrouve dans quelque chose ou 1 pour 5.

Ouais. un encadrant pour c enfants pour enfants et là on entend qu'elle en a non marchand. Oui non marchand.

Donc là, ça veut dire que là, on se rend compte qu'elle en a H et puis on a derrière on dit bah tiens, on peut même enfin c'est pas possible, on accueille tout le temps. Donc h à la limite, on peut imaginer que ça peut être 10 par moment. Et et c'est ça qui est incroyable, c'est de se dire que ce sont des enfants en fait on retourne en fait et c'est ce qui avait été dit notamment au niveau du rapport.

Après faut me dire si ça a pas été dit comme ça mais de nouveau dans les pouponnières en France avec des syndromes d'hospitalisme c'estàd que certains enfants qui sont pas suffisamment stimulés qui n'ont pas suffisamment de enfin je veux dire on est en France on est en 2026 et on est encore dans cette situation avec les avec les enfants placés même dès le plus jeune âge. Mais c'est un scandal. Qu'est-ce qu'il y a dans le texte sur les pouponières ?

Alors c'est pas sur les pouponnières en tant que tel. C'est sur la manière dont ces enfants qui sont confiés tout petit les moins de 3 ans, on regarde leur parcours. Tout à l'heure vous parliez des enfants abandonnés.

Les enfants abandonnés nés sous X pour eux en fait c'est plutôt facile. Ils vont pas rester des années parce qu'on a énormément de familles qui attendent d'avoir un enfant. Donc en général il reste 3 à 6 mois et il trouvent une famille qui les adopte.

Le vrai sujet, c'est des enfants euh qui sont par exemple pris à la sortie de la maternité ou très peu de temps après dont les parents continuent à prendre des nouvelles, à venir les voir et et avoir et à avoir l'autorité parentale. H on peut pas déclencher du coup le délaissement et du coup ces enfants sont coincés dans un certain nombre de parcours et c'est ce que veut corriger ces dans ce texte là et il y a des propositions qui sont à discuter. On en a discuté, on n'est pas tous d'accord et il faut qu'on regarde comment on atterrit.

J'allais dire de la meilleure manière, c'est de dire aujourd'hui on regarde plutôt le l'enfant. Aujourd'hui, il faut attendre 1 an entre de ce qu'on dit délaissement des parents pour pouvoir engager une procédure permettant à l'enfant d'être proposé à l'adoption. Là, on dit dans certains cas, on [grognement] pourrait commencer à 6 mois quand ça fait le 4e bébé qu'on va chercher à la maternité de la même famille, on sait que il reviendra pas.

Peut-être qu'il faut trouver un autre parcours. C'est peut-être pas l'adoption, c'est peut-être confier l'ensemble de la fraterie dans un village d'enfants à durée plus longue. Mais en tout cas, on peut pas continuer à avoir des parcours où les enfants regardent une fois par an, une fois tous les 2 ans et que pendant ce temps-là, il rest dans les mot et puis je voudrais qu'on enchaîne, qu'on avance sur les mesures liées aux périscolaires.

Ce délai de 6 mois, il est dans les faits intéressant parce que je pense que plus on agit précocément, plus on va offrir ensuite une sécurité affective à l'enfant en déterminant un statut juridique qui est protecteur. Donc l'adoption simple ou autre. Donc ça c'est je trouve que c'est ça va plutôt dans moi je trouve que ça va dans le bon sens.

En revanche, il faut être lucide. Aujourd'hui, vu l'état de nos juridictions, vu le peu de moyens aussi alloués à la justice et particulièrement à la justice des mineurs, il n'y aura jamais assez de magistrats, assez de juges des enfants pour se prononcer dans des délais aussi courts. Je tenir des audiences après dans des délais aussi aussi restreints, ça va être dans tous les cabinets très compliqués.

Si vous pz, je pense que l'article a mal été compris. On dit pas qu'il faut que le juge sous 6 mois se prononce. On dit actuellement pour qu'on puisse envisager le statut de l'enfant et le mettre dans une commission d'évaluation de son statut s'appelle les CC, il faut attendre un an de délaissement.

C'est on commence qu'après la procédure. Là ce qu'on dit, ce qui est dans le texte, c'est au bout de 6 mois, on se dit les parents sont pas sont pas intervenus, il y a pas de lien, on pourra jamais reconstruire avec les parents. Au bout de 6 mois, on se dit bah on commence le mécanisme pour le rendre adoptable.

Donc c'est pas dans les 6 mois, faut le rendre à adortable, c'est on laisse aux parents 6 mois. Si on narrive pas à travailler avec eux pour reprendre du lien, pour essayer de réfléchir à un projet où il pourrait reprendre l'enfant, au bout de 6 mois, on raccourcit le délai pour commencer à évoquer un autre parcours. Donc c'est pas sous 6 mois, faut tout faire.

C'est on raccourcit le temps qu'on laisse aux parents entre guillemets pour venir chercher. Je voudrais je voudrais qu'on avance sur les sec parce que je voudrais qu'on avance sur les mesures qui ont été ajoutées au textes suite au scandal du périscolaire puis à l'affaire Liana sur le périscolaire. Euh renforcement des contrôles d'honorabilité, croisement des fichiers judiciaires, extension des contrôles à tous les professionnels et bénévoles au contact d'enfants.

Euh Périne Goulet, les débats en commission ont été assez houleux sur un point en particulier, c'est le contrôle des antécédents judiciaires, des professionnels et des bénévoles au contact d'enfant. Pourquoi ça a un peu frotté en commission ? Alors euh je vais être aussi simple, c'était hier soir, il était autour de 10h 10h30, on avait déjà passé toute la journée en commission.

Je pense qu'on a pas toujours bien compris tout ce qui a été voté. Chacun voulait emmener son amendement et c'est un peu la la le problème c'est de la manière dont il était rédigé cet article. On a une liste, j'allais dire à la préver code par code personne type de personnel par type de personnel et on est en train de dire pour tel personnel faut faire c tel personnel faut faire ça.

Donc on a un vrai problème c'est quand on fait une liste à l'aprèsver ben forcément on en oublie. Donc hier chacun a voulu rentrer euh ce qu'on pensait avoir oublié. Euh il y a des fois on a supprimé, on a remis la même chose parce que c'est la fatigue, parce qu'on est humain.

Euh l'avantage, c'est que c'est une première lecture et qu'on va pouvoir le retravailler correctement pour la séance. On est tous tombés d'accord par contre hier pour dire que l'écriture actuelle de cet article 5 ne convenait pas parce que cette liste à la prévère ne convient pas et on va sûrement encore trouver des enfants qui sont dans des situations qui seront pas couvertes. Donc on s'est tous mis d'accord avec les rapporteurs et avec les représentants des députés de KCG dans ces commissions pour se réunir cette semaine trouver une écriture qui permette d'être protectrice pour tes enfants parce que aujourd'hui cette honorabilité fonctionne déjà.

Elle fonctionne pour la petite enfance et pour la protection de l'enfance puisque c'est un site internet où on va chercher notre notre attention d'honorabilité. Donc le système fonctionne. On veut l'élargir à tous les enfants euh pas que dans le périscolaire, dans les clubs de sport mais y compris on parle on parle beaucoup moi j'ai été en lien avec l'enfant bleu qui me dit mais moi je je m'occupe d'enfant régulièrement je n'ai pas la capacité de demander une attestation d'honorabilité au salariés que j'embauche.

J'aimerais être dedans. Donc il faut qu'on donne voilà les possibilités contrôler. Il y a une vraie révolution de la prévention dans ce volet de de du projet de loi.

Bah, il y a une prise en compte. On va assez loin. Est-ce qu'on va assez loin ?

Moi, je suis pas convaincu qu'on aille assez loin directement là-dedans. C'est pareil. Je trouve que c'est une bonne chose d'élargir les le certificat d'honorabilité.

Après, je rappelle que Jérôme Barella, en l'occurrence dans l'affaire Liana, il rentrait pas dans ce cas de figure là puisque il avait pas de condamnation. Donc voilà, la vraie question qui est posée aujourd'hui, c'est c'est de se dire comment est-ce qu'on évalue sur le territoire national des personnes qui sont dangereuses pour les enfants ? assez simple en fait, on a des indicateurs, on le fait bien d'ailleurs quand on a des risques, je sais pas, de terrorisme ou autre, qu'on fiche des personnes fich S qui sont présumé innocente, mais on se dit qu'il représente un danger, on les suit, on les voilà bah là c'est pareil.

On a des personnes qui font l'objet d'informations préoccupantes qui remontent au département, aux conseils départementaux, on a des personnes qui font l'objet de signalement, des personnes qui font l'objet de plainte, des personnes qui font l'objet de plaintes qui sont instruites mais la procédure dure longtemps parce que je rappelle que pour des viols, ça va jusqu'à 8 10 ans. Jusqu'où on va dans la possibilité de consulter ce fichier ? parce que je sais pas si vous aviez sans doute entendu l'histoire de ce patron de d'une entreprise de transport dans l'Iser qui avait découvert au bout de 4 ans que le chauffeur du car scolaire était avait été en fait condamné pour pour acte pédocriminel et il n'avait pas Est-ce que il faut ouvrir justement il y a des question de précaution c'est on n'est pas obligé d'ouvrir complètement mais on peut très bien demander je je sais plus je peux dire des bêtises mais je demande c'est pas en Belgique où ils ont mis ça en place c'està-dire que vous êtes employeur vous appelé je crois la police et cetera vous donne les informations en disant est-ce que cette personne représente un risque pour les enfants sans rentrer en fait dans le détail du voilà est-ce qu'elle là ce qu'on souhaite pas c'est que chacun chaque employeur puisse aller chercher genre d'information donc on a inversé c'est comme le le système protection d'enfance et et petite enfance il y a un site qui délivre cette attestation et vous donnez l'attestation à votre employeur c'est oui c'est non point c'est pas l'employeur qui va chercher dans triffer dans tous les fichiers pour récupérer quelque chose.

Je pense que c'est important et là où Arnaud Gal a raison, c'estd qu'il faut que la personne soit condamnée. C'est pour ça qu'il y a certaines mesures notamment pour l'éducation nationale qui ont été mis dans ce texte pour des suspensions temporaires à titre préventive mais pour les encadrer. Donc il y a quand même effectivement des choses à revoir mais là où où monsieur Gal a raison, c'est que le cas de malheureusement cette petite Liana euh il aurait il était pas dans les fichiers, son frère était pas dans les fichiers, son père était pas dans les fichiers.

Pourtant quand on le but de la commission, c'est de trouver tous les angles morts possibles quoi, tous les trous dans la raquette. Par contre, ça n'empêchera jamais quelqu'un qui a jamais connuis d'acte et qu'on ne connaît pas de commettre quelque chose. C'est pour ça qu'il est quand même important d'inculquer, je pense, à toute notre société une une culture de la vigilance pour quand on voit un adulte autour des enfants qui a un comportement qui est pas bien normal, qui est pour un adulte qui est tout le temps avec les enfants alors qu'il a pas à y être, qui emmène des cadeaux alors qu'il devrait pas, qu'on se pose aussi des questions et qu'on ait cette j'allais dire cette attention de tous les jours sur la partie. prend des risques en fait pour les enfants comprend pas par exemple je sais pas quand il y a une crise sanitaire on se dit au bout d'un moment il y a un principe de précaution qui fait que tout le monde est est cloé chez chez enfin chez soit non mais je veux dire c'est un principe de précaution on fait avec la une question de Bertrand ou alors j'ai une question de téléspectateur mais j'ai une question aussi pour moi je fais d'une pierre de coup du coup euh dans les ajouts euh gouvernementaux après donc le conseil des ministres euh il y a euh l'exigence d'un délai de 90 jours pour les actes essentiels d'enquête en matière de de VSS.

Moi ma question c'est comment c'est sanctionné si c'est pas respecté ? C'estàd que on doit faire l'examen psychologique, l'expertise et cetera, les auditions essentielles dans les 90 jours de la plainte, ce qui n'a pas été fait effectivement pour Jérôme Barella. Mais si c'est pas fait dans les 90 jours, quelle est la sanction ?

Alors en fait, c'est pas forcément euh de dire ça doit être fait dans les 80 jours parce que les magistrats nous ont même dit que parfois il valait mieux euh attendre un petit peu pour avoir toutes les preuve avant de convoquer euh personne pour Par contre l'avantage c'est qu'aujourd'hui euh on dit au bout de 6 mois euh l'enquêteur est obligé de te faire un point euh au procureur. Là on dit il faut pas attendre 6 mois, il faut que tous les 3 mois l'enquêteur fasse un point auprès du procureur. Donc ça va permettre peut-être ça aurait peut-être permis dans l'affaire de cette pauvre enfant Liana qu'à un moment quelqu'un se rende compte que l'affaire n'avançait plus.

Et donc ça je pense que c'est important. Et quand je dis euh et je le redis que j'aimerais que la justice passe dans un monde numérique, c'est que moi qui suis développeur d'application, je pense qu'à un moment quand on avait on aurait dans une affaire euh plusieurs warnings euh plusieurs mots clés qui ressortent, on puisse avoir quelque chose qui sort en rouge au niveau du procureur pour dire attention ce dossier ultra prioritaire parce qu'on est quand même dans une justice ultra archaïque et il faut qu'on fasse basculer la justice dans le monde numérique de demain. Je voudrais qu'on je voudrais qu'on s'arrête sur un mot qui arrive qui qui arrive qui est arrivé récemment dans ce dans ce débat public.

C'est le mot enfantiste. C'est le mot du jour de Mariette. Laissez-moi vous présenter Mariette Dargan Grand si vous ne la connaissez pas.

Mariette, elle est sémiologue, elle interroge le sens des mots. Et ce mot enfantiste, il a retenu votre attention ce soir. Il est utilisé par les associations de de protection de l'enfance.

Oui, c'est un mot assez inconnu hein pour nous. Évidemment, vous vous êtes expert, il a été créé dans les années 2020-2022. Alors, ce sont les gens les qui sont enfantistes sont les gens qui défendent la cause des enfants.

La cause des enfants, ben s'est référé au sens que Françoise Dolta il y a bien longtemps donné à ce terme. À ce moment-là, ben il s'était tout à fait positif. La cause des enfants, c'était comprendre, faire comprendre aux parents finalement les bases d'une certaine psychologie infantile.

Aujourd'hui, c'est plus du tout ça. Quand on vous écoute, euh défendre la cause d'être des enfants, être enfantiste, bah c'est avant tout révéler des chiffres effroyables, montrer que les enfants sont victimes évidemment de violence physique, psychologiques, sexuelles qui sont même parfois objets d'infanticides. Et ce qui est frappant, c'est que c'est un terme comme celui-là est fait sur le en analogie avec féminicide et vous écoutez, on voit que c'est important ce parallélisme et c'est d'ailleurs en miroir avec le féminisme que le terme enfantisme a été créé.

Voilà, de toute évidence, ce terme arrive enfantisme comme féminisme et on voit bien que les vocabulaires sont parallèles. On parle de domination des adultes comme la domination euh des hommes sur les femmes. Donc euh l'adultisme comme le masculinisme par exemple, on on retrouve aussi l'idée justement, je crois que l'un de vous l'a utilisé ce terme de d'oppression systémique hein comme voilà.

Donc on voit que c'est tout à fait proche. Donc c'est important pour nous qui découvrons le mot de voir que c'est vraiment parallèle. Je reprends les termes de Claire Bourdi qui est la fondatrice de ce de ce de ce collectif dans son livre Enfantisme.

Donc voilà, nous allons devoir nous habituer à cette logique là et c'est important de de nous y intéresser, d'essayer de comprendre. Alors, pour l'instant, c'est un écosystème, disons, qui est plus citoyen que politique. Donc, on ne sait pas trop s'il y aura euh de de l'idéologie là-dedans, si on verra des des mouvement peut-être au moment de la présidentielle, on verra.

Alors, Adelie, moi ce qui m'intéresserait, c'est qu'on se focalise sur le mot souche de tout ça, qui est le mot enfance parce que je crois qu'il contient des clés à ce que vous avez dit, des clés des clés étymologiques. Absolument. Alors, l'enfant évidemment l'étymologie est passionnante parce que c'est celui qui ne peut pas parler. parler en latin c'est far infar c'est privatif donc il ne peut pas parler l'enfant donc ça bah oui entre 0 et 2 ans ou 2 ans et demi on ne peut pas parler il y a une donnée physique mais quand on vous écoute quand on voit ce qui se passe aujourd'hui ça raisonne ce sens de ne pas pouvoir parler avec bien sûr toute l'obligation du secret qui est donnée à l'enfant quand il est abusé quand il a de l'inceste.

Donc écouter la parole des enfants, c'est devenu une priorité fondamentale de notre société. Évidemment je dirais que Adeline il est urgent de faire mentir l'étymologie. Et en même temps, il y a aussi des gens qui pensent qu'on entend trop les enfants dans les restaurants, dans les wagons, enfin dans les trains.

On a vu apparaître les hôtels et les restaurants. No kids. No kids.

Alors là, c'est une autre étymologie qui est plus réjouissante. En anglais, le le Kid au départ, c'est le petit chevreu. Donc, c'est ce petit animal qui est tout feu, tout flamme, qui bouge partout. le de Kid, le beau film de Charlie Chaplin disait quelque chose de ça, c'est-à-dire un enfant, bah il faut bien sûr l'éduquer mais c'est normal qu'il soit dans le dynamisme de de la juvénilité.

Alors en latin, il y avait aussi à côté d'infant celui qui ne peut pas parler le puer. Le puer c'est ça va donner puéril ou puériculture. On n'a pas gardé le terme, c'est bien dommage.

Euh mais c'est l'idée que comme avec Kid, il y a un petit animal qu'il s'agit d'humaniser et d'éduquer. Donc pour finir, Adine, je dirais que c'est ça que nous devons retenir, hein. Il y a deux mots dans notre imaginaire.

Donc d'une part, il ne faut pas oublier que la parole enfantine doit être respectée et relayée. C'est absolument fondamental aujourd'hui. Mais il y a autre chose à regarder aussi, c'est que disons tout enfant a le droit d'être aidé à grandir pour devenir adulte.

Adulte au vrai sens de ce terme, c'est-à-dire quelqu'un qui va pas à son tour devenir malfaisant à l'égard des enfants. Merci Mariette. dans les ajouts à cette à ce projet de loi, il y a aussi eu Bertrand en parlait tout à l'heure les actes essentiels d'enquête pour crime sexuel sur Mineur qui devront être réalisés dans ce fameux délai maximal de 90 jours.

Il y a aussi le durcissement des peines, il y a la fin des automatismes de de libération, il y a 950 amendements là qui étaient arrivés en commission. Est-ce que vous redoutez une surenchère d'amendements aussi dans l'hémicycle à partir de à partir de l'examen du 15 juillet ? On peut toujours encore ajouter des choses.

Alors, je pense que à un moment c'est aussi le rôle des députés d'essayer de débattre et de trouver la meilleure solution possible. On je pense que justement cette commission cette semaine et ce matin particulièrement sur le texte euh sur l'article 6 sur l'alence de sûreté a démontré que les débats pouvaient être intéressants pour aboutir à des compromis. C'est ce qu'on a montré euh ce matin.

J'espère qu'on montrera le même visage dans les missil que ce qui a été montré dans cette commission euh qui a été sur le fond euh uniquement sur le fond et respectueuse entre chaque groupe et qui a fait avancer pour moi ce texte euh de manière importante puisque le nombre d'amendements adoptés est quand même conséquent sur cette sur ce texte. Un dernier mot Arna Gala. Oui, très rapidement.

Moi je trouve que je souhaitais dire que la question de la perpétuité, moi j'ai pas compris parce qu'aujourd'hui il y a que 3 % des agresseurs qui sont condamnés, moins de 1 % en cas d'inceste. Le problème qui s'est posé dernièrement, notamment dans le cadre de l'affaire Joël le Scornc qui est surgien qui a violé plus de 3 ans enfants, c'était aussi le cumul des peines ou le non cumul des peines. et on se retrouve avec quelqu'un comme Joel le Scornac qui va sortir dans quelques années tout simplement parce que bah il a il y a pas de cumul des peines, il a déjà été condamné pour un ceste et je trouve qu'il y a un vrai sujet par rapport à ça qui est quand même important et qui n'est pas résolu du tout par la question de la perpétuité quand on voit les peines d'ailleurs qui sont encourd enfin qui sont infligés au aux personnes qui violent des enfants.

Merci en tout cas à tous les trois d'être venus ce soir en parler dans chaque voie compte. Examen donc dans l'hémicycle à partir de 15 juillet que vous pourrez suivre en direct sur LCP à partir du 15 juillet. Merci.

Merci infiniment à tous les trois. Dans un instant, on va parler de toute autre chose. On va parler des crousses et vous savez les repas à 1 € pour tous les étudiants.

Bah ils ont du plomb dans l'aile apparemment ces repas. On va vous expliquer pourquoi avec nos trois prochains invités. Mais avant cela, c'est quelle histoire ?

Et c'est Bertrand Perrier. Bertrand, ce soir, vous vouliez vous intéresser à ce débat qui ressurgit dans l'actualité cette semaine. C'est le débat sur la peine de mort.

Et oui Adeline, il n'a pas fallu 1 an après la panthéonisation de Robert Badinter pour que la peine de mort se réinvite dans le débat public. Il y a 3 semaines, Nicolas Dupontignan interrogé sur l'affaire Liana avait déclaré, je cite, il faut rouvrir le débat par un référendum sur la peine de mort. Et dimanche dernier, l'animatrice Karine Le Marchand a publié sur son compte Instagram une vidéo qu'elle a d'ailleurs tout de suite retiré dans laquelle elle déclarait ceci.

Si je ne prends pas la parole sur Liana et Louis, c'est parce que je suis radicale. Tu enlèves la vie, on t'enlève la vie. Certaines personnes sont irrécupérable psychiquement.

Je n'ai pas à payer toute ma vie pour qu'ils soient en tôle et je n'en ai rien à de leurs conditions de vie. Alors évidemment énorme polémique suscitée par cette promotion revendiquée et assez étonnante de la loi du Talon. et Karine Le Marchand s'est de nouveau exprimé mardi soir en disant merci de ne pas sortir mes propos de leur contexte et de transformer mon avis de citoyenne et de maire en débat.

Oui, ça a fait beaucoup réagir à la fois sur les réseaux sociaux mais aussi dans la classe politique. Oui. Alors des internautes ont félicité Karine Le Marchand pour Franc parler, son courage, son langage de vérité.

Bien évidemment, le président de la République n'a pas répondu directement à Karine Leemarchand, mais il a profité de son discours devant euh le 9e congrès mondial contre la peine de mort qui avait lieu cette semaine à Paris et qui s'est achevé aujourd'hui ici à l'Assemblée nationale pour redire son opposition ferme à la peine capitale. Parce qu'aujourd'hui dans nos sociétés, beaucoup se remettent à penser que la peine de mort serait une réponse dans une confusion et des principes et du langage. Alors, ne croyez pas une seule seconde que le combat qui est le vôtre ne vaut pas aussi pour ici et pour aujourd'hui.

Et donc, le président de la République a rappelé les principaux arguments qui avaient d'ailleurs été rappelés ici même par Robert Badinter en 1981. la distinction de la justice et de la vengeance, la dignité de chaque être humain en dépit des crimes qu'il peut commettre, la foi en la rédemption possible de chacun, la faillibilité d'une justice humaine qui interdit les sanctions sans retour et puis l'argument majeur qui a été repris ce matin par Yel Bron Pivet sur RTL. Vous savez, la peine de mort, elle n'a jamais dissuadé personne de commettre un quelconque crime.

Elle n'a pas d'effet dissuasif et c'est démontré à travers les siècles et encore aujourd'hui. Mais Bert, on est d'accord que sur les chiquers politiques, là on est à un an de la présidentielle, il y a aucun parti qui propose de rétablir la peine de mort. On est évidemment d'accord et à cela, il y a une bonne raison, c'est que l'abolition de la peine de mort a été constitutionnalisée, on s'en souvient, en 2007 à l'initiative de Robert par Shak Chirac et que par ailleurs, la France, indépendamment de la constitutionnalisation de l'abolition, a signé un certain nombre de traités internationaux relatifs à l'abolition de la peine de mort.

Donc pour rétablir la peine de mort, il faudrait non seulement modifier la constitution mais également dénoncer un certain nombre de traités qui lient la France. Et aujourd'hui, aucun parti ne prend cette responsabilité. Seul le Rassemblement national a ouvert récemment un peu la porte.

Si demain dans le cadre du référendum d'initiative citoyenne que nous voulons mettre en place, il y a un référendum que la population euh organise enfin demande ce référendum selon les cadres légaux qu'il a lieu et que la peine de mort en sort, nous respecterons évidemment la volonté populaire. Bertrand, qu'est-ce que la résurgence de ce débat ? de notre rapport à la justice.

B une frustration, une incompréhension, un sentiment de décalage avec les attentes de la population, une opacité, une inefficacité, l'impression d'une forteresse, d'une institution intouchable et et hors de contrôle. Sur la question du rétablissement de la peine de mort, les Français sont très partagés. L'étude du Svipov de février dernier montre que 48 % sont opposés, 48 % sont favorables et 4 % ne se prononcent pas.

Donc on a vraiment une partition égale. Pour ma part évidemment, je ne peux pas imaginer que un jour la France rejoindrait la sinistre corte des États qui pratiquent la peine de mort, la Chine, l'Iran, l'Arabie Saoudite, le Kuwait, Singapour. Mais à l'heure où dans le monde et le congrès de cette semaine l'a montré, les exécutions n'ont jamais été aussi nombreuses depuis 1981, le retour en France de ce débat que l'on croyait clos est un vrai défi lancé à la justice comme le sont dans le même temps, la multiplication, vous savez, des appels à se faire justice soi-même et puis les remises en cause régulières, y compris par certains politiques de l'état de droit.

Je veux donc rappeler les mots prononcés à l'Assemblée nationale par Victor Hugo. La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. Merci Bertrand.

On passe à à la question qui fâche. Les repas à 1 € pour tous les étudiants ont déjà du plomb dans l'aile. La mesure est entrée en vigueur début mai et avec 2 mois de recul et bien un premier rapport évalue l'impact de cette mesure et les comptes ne sont pas bons.

Et on va en parler avec vous Charlesit Sunchetol. Bonsoir. Bonsoir.

C'est vous l'auteur de de ce rapport. Vous êtes député renaissance du Barin. Merci d'être là face à vous Fatia Kwashi.

Bonsoir. Bonsoir. Député socialiste de SINE.

Et je salue également Suzanne Nichdam. Bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes la présidente de la FAGE, la Fédération des associations générales étudiantes. C'est Dario Borgogna qui vous pose la question qui fage ce soir. C'était l'une des conditions des socialistes en janvier dernier pour ne pas censurer Sébastien Lecnu.

Généraliser les repas à 1 € pour tous les étudiants. Jusqu'à présent réservé pour les boursiers. Depuis le 4 mai, terminé le tarif de 3,30 € pour un déjeuner complet.

Les premiers concernés sont évidemment ravis. C'est moins cher 2,30 € de réduction quand même. Sachant que le coût de la vie maintenant c'est hyper chaud.

Concrètement ça me fait gagner 60 € par mois. C'est ça compte pour un étudiant en tout cas pour moi et je pense pour d'autres. tout le monde n'a pas forcément le l'argent pour se nourrir comme il le souhaiterait et du coup enfin c'est juste une égalité envers tous les étudiants.

Suite à cette mesure sur l'ensemble du territoire le nombre de repas servi pourrait augmenter de 12 % cette année. Cela se voit déjà pour le cru de Lille en mai. Période de partielle c'était en moyenne 750 repas de plus par jour.

De quoi inquiéter les services de ces administrations pour la rentrée ? On peut pas servir de 10h de 10h au matin jusque 14 [raclement de gorge] jusque 16h. Après il faut les bras après il faut préparer quoi.

C'est c'est compliqué quoi. Les structures ne sont plus adapté à au nombre de repos qu'on fait. Nous ce qu'on a peur c'est que ben en gros celui l'étudiant qui arrive le plus précaire ben s'il sortent le dernier au niveau de l'université bah en gros bah qui a pas son report.

Un rapport d'évaluation dévoilé aujourd'hui à l'Assemblée semble confirmer ses dir avec l'inflation, les repas sont plus chers à réaliser et l'enveloppe supplémentaire de 50 millions d'euros prévus par l'État serait largement insuffisante. Plusieurs estimations chiffrent entre 61 et 89 millions d'euros le coût nécessaire pour cette hausse prévue de la fréquentation. Alors la question qui fâche de ce soir, repas pour tous à 1 € fausse bonne idée.

Charles It Sunchtol, vous employez des mots très durs dans le rapport qui a été publié ce matin. Vous dites mise en danger, choix contestable, contreproductif. Vous dites que cette mesure en fait va aggraver la situation des crouses.

Pourquoi ? Bon, il y a aussi des choses positives he dans le rapport. Je dis par exemple que la mesure elle est elle est plébiscitée, elle est accueillie, que la qualité des repas au CRU s'est beaucoup amélioré les dernières années.

Donc c'est ce que disent aussi les étudiants qu'on interrog essayé d'être d'être objectif. Après donner un point de vue personnel, c'est le travail d'un d'un commissaire aux finances. Euh pour moi, c'est une fausse bonne idée.

Euh il y a un problème de précarité alimentaire chez un nombre important d'étudiants dans le pays euh qui a augmenté depuis la crise sanitaire, mais de généraliser le repas 1 € pour tous les étudiants, c'est-à-dire en faire bénéficier des étudiants qui en ont qui n'en ont pas besoin. Pour moi est contre-productif et c'est une mauvaise utilisation de de l'argent public. Ce que je dis dans le rapport, c'est que le sujet qu'on aurait dû euh euh vraiment prendre à bras le corps euh c'est la réforme structurelle des bourse sur critères sociaux.

Ce cette ce système euh a vécu, il a beaucoup d'imperfections, il y a des effets de seuil. Euh ça fait plusieurs années que le gouvernement, les gouvernements précédents pardon ont annoncé cette réforme. Elle ne sort pas.

Je le déplore même si je soutiens ce gouvernement. Je pense que pour le coup là, ce n'est pas une bonne chose et donc que l'énergie et les crédits budgétaires auraient été mieux employés à terminer cette réforme structurelle des bourses pour aider ceux qui en ont besoin, c'est-à-dire les boursiers et les étudiants prix. On rappelle que c'est une mesure qu'avait demandé les socialistes au moment du du vote du budget et le gouvernement avait accédé à cette demande.

Faat Elwashi, quel regard vous portez sur le rapport de Charleson ? Vous vous trouvez que bah bon, d'abord il est c'est un rapport à charge mais je suis d'accord avec 90 % du contenu du rapport puisque le constat est partagé, les pistes sont partagées, c'est-à-dire doter les crousses correctement. Maintenant, la question qui fasse, je vais quand même y répondre.

Moi je pense que c'est une bonne idée parce queà partir du moment où on nourrit nos étudiants, ça ne peut être qu'une bonne idée. À partir du moment où les étudiants vont au crousse et mangent et ensuite vont faire leur journée de cours, ça ne peut être qu'une bonne idée. C'est une idée qu'il faut accompagner par contre.

Il faut une volonté politique pour l'accompagner. Moi, dans ma proposition de loi, il y avait pas 50000 €. Il y avait 90000 millions d'euros par an. 90 millions d'euros.

Ça c'est ce que dit le rapport. C'est ce qu'il faudrait. 89 c'est ce qu'il faut.

Donc euh c'est ce qu'il faut pour doter les crues, pour les infrastructures, pour amener et pour l'instant ils n'ont pas cet argent. Donc est-ce qu'on maintient la mesure en l'état ? Alors ou est-ce qu'on revient à la mesure des 1 € le repas pour les étudiants boursiers ?

Les 50 millions c'est de mai à décembre donc ça a été bien calibré. En réalité c'est une mesure de 50 millions d'euros du mois de mai au mois de décembre. Donc au Pro Rata, c'est plutôt bien calibré.

La réalité, il faudrait au minimum 90 voir 100 millions d'euros par an. Pourquoi ? parce que les infrastructures sont très vieillissantes et elles il faudrait des extensions.

Enfin, soit on met le paquet pour étudier pour vraiment accueillir convenablement tous les étudiants et les faire manger, soit on ne le met pas. Et là, oui, vous avez raison, ça peut être une mauvaise idée. Suzanne Nichdam, depuis 2 mois, vous avez vu le changement sur le terrain dans les rues dans dans les restaurants universitaires.

Plus 14 % de fréquentation aux rues de Paris ou de Bordeaux. Est-ce que ça veut dire des étudiants bah où il y a plus rien à manger quand ils arrivent vers la fin du service ? des fils d'attente tellement longues que on va rater la reprise des cours à 14h, que sais-je ?

On a des fils d'attente qui sont longues, on a des étudiants qui ont plus rien à manger ou beaucoup moins à la fin du service. Je suis pas en train de nier ces faits-là. Pour autant, ces faits-là, ils existaient avant le repas à 1 € et ils existent encore après.

Et ils émanent d'un problème qui est plus structurel qui est un sous-investissement et un sous-financement vraiment chronique. Mais est-ce qu'on a pas mis la charrue avant les bœu en élargissant à tous les étudiants cette mesure du repas à 1 € ? C'est dire qu'il aurait d'abord fallu doter les crouses davantage de moyens avant de proposer ce repas qui en moyenne coûte 8 € par étudiant.

Bon bah l'étudiant lui ne va payer qu'un €. C'était l'embolie assuré en fait. Moi, c'est parce que j'ai envie de répondre aux étudiants qui s'endorment le ventre vide tous les soirs et ces étudiants-là, ils représentent un nombre qui devient de plus en plus important.

Et moi, j'ai envie de rebondir justement sur la question de ceux qui en ont besoin. Ceux qui en ont besoin, c'est pas uniquement les boursiers et c'est ce qu'on dénonce depuis des années, un système de bourse qui est à bout de souffle, qui n'arrive plus à correctement cibler les étudiants et étudiantes qui en ont besoin, notamment parce qu'il est basé sur les revenus familiaux. les revenus familiaux qui sont pas forcément du tout correspondants à ce que ce que touchent réellement ces étudiants et étudiantes et donc le ceux qui en ont besoin peut pas être corrélé [grognement] à la question du système de bourse notamment parce que le système de bourse est totalement défaillant et qu'on le dénonce depuis des années.

Alors, je vous rejoins sur la question de nécessité d'une réforme structurelle des bourses qui qui est bien plus large et qui viendrait traiter des causes un peu plus en profondeur certes, mais en attendant ce repart 1 € c'est une mesure d'urgence, c'est une mesure qui est nécessaire parce que je pense que quand on voit les étudiants et étudiantes faire la queue dans les banques alimentaires tous les soirs, quand on les voit juste sauter un nombre incalculable de repas par semaine alors même que juste on ne leur octroit pas la bourse, ça devient de vrais problèmes qu'il faut traiter. Charles Toule, je [grognement] je ne suis pas en désaccord avec ce que vient dire euh la représentante de la phage à l'instant, mais pour moi le le problème qu'il y a euh derrière ça, au-delà des difficultés qu'on va avoir sur les bâtiments, les personnels euh et puis les problèmes aussi budgétaires, hein, nous sommes un Oui, c'estàd on a accepté plus de clients dans le restaurant mais on pas le restaurant. Il y a un vrai sujet presque philosophique et que je veux que je veux pour ma part dénoncer.

C'est que oui, il y a des étudiants qui aujourd'hui ne rentrent pas dans les cases. Je veux dire que là-dessus, le cru s c'était quand même améliorer les dernières années. Il y avait ce qu'on appelait les étudiants précaires, donc c'est-à-dire des étudiants qui ne rentraient pas dans le système de bourse mais qui étaient repérés par les crousses ou qui allaient voir les crousses et qui en fait pouvaient bénéficier du repas d'eau.

C'était pas parfait mais c'était déjà une amélioration par rapport à moi la situation que j'ai connu il y a une vingtaine d'années quand j'étais étudiant à Strasbourg hein. Mais en fait ce qu'on voit dans cette réforme, c'estàdire quand on généralise à l'ensemble des étudiants, on aide aussi une partie importante d'étudiants qui n'ont pas besoin d'être aidés parce qu'ils viennent, ils n'ont pas de problème financiers, ils viennent de milieu aisés, grand bien leur face. Vous les voyez dans les restaurants universitaires, c'est dans bien sûr qu' a parce que le restaurant mais parce que le restaurant universitaire c'est aussi un lieu de sociabilité, c'est aussi un lieu de convivialité et donc c'est là où je veux dire attention euh il y a quelque chose pour moi d'inéquitable et d'injuste dans cette réforme.

C'est-à-dire que en aidant tout le monde sans condition de ressources, en réalité on dilue l'aide qui qu'il faut apporter pour moi au boursier et au précaire. Vous l'aviez dit et je termine par là parce que ça ce n'est pas souvent su y compris par les étudiants. Le le coût de revient moyen d'un repas pour le CRU c'est 8 € pour arrondir on va dire.

C'est plus en Outrem d'ailleurs he il y a des a une différence importante métropole Outreem 8 € pour arrondir. Avant le mois de mai, le tarif normal était à 3,30 €. Donc c'était déjà un tarif en réalité social fortement subventionné euh par l'État et c'était 1 € pour les boursiers euh et les prires.

Je rappelle ça parce que il ne faudrait pas que on fasse croire que le système qui existait bah jusqu'à maintenant hein et depuis les années 50 était en fait en réalité un système injuste et qui n'était qui n'était pas conforme à la justice sociale. C'était déjà un système très social et où l'argent public intervenait de façon massive pour compenser les coûts et proposer un coût le plus réduit au étudiants. Fatia Kashi sur la dilution de l'aide.

Quand tout le monde bénéficie d'un tarif social, bah ceux qui en avaient le plus besoin ne sont plus prioritaires. Oui. Alors la question c'est qui en avait le plus besoin ?

C'est-à-dire que nous clairement et où est-ce qu'on fixe le curseur ? Justement, moi j'ai j'ai été enseignante à l'université jusqu'en 2021, donc pleine crise sanitaire. Clairement, il y a eu une période où le gouvernement avait décidé de de généraliser le repas en euro.

Ça a été quelques mois. Et puis on a fait marche arrière et on est revenu à la situation de uniquement pour les boursiers et avec une tentative de faire rentrer les plus précair dans ce repas à euro. Alors clairement aujourd'hui, moi j'ai lu le rapport 2024-2025000 étudiants ont mangé pour 1 €.

Dans ces 500000 étudiants, on a 5 % des étudiants, 5 % qui ne sont pas boursiers. Donc ça veut dire 80% 15 % donc il y a pas eu l'appel d'air pas du tout. Et non.

Et ce que ça veut dire aussi, ça veut dire que ce repas 1 € il est mal ciblé. Il a été mal ciblé. Et c'est pour ça que j'ai déposé cette proposition de loi de la généralisation.

C'est pas du tout une fin en soi et une solution ultime, loin de là. Et c'est et là je vous rejoins, ce n'est pas une solution ultime. C'est une solution pensement pour que tous les étudiants puissent manger.

Aujourd'hui, si on ne le fait pas, seulement les seuls les boursiers y auront accès et c'est très insuffisant parce qu'il y a beaucoup de situations où l'étudiant n'est pas boursier. Il y a des étudiants précaires qui ne sont pas boursiers. Tout à fait, n'est-ce pas Suzanne Nichdam ?

Tout à fait. Ben si on regarde juste quelques chiffres, on a actuellement un étudiant sur deux qui vit avec moins de 200 € par mois après avoir payé son loyer. On parle même pas des charges et de tout le reste.

Ça veut dire que 200 € par mois, il faut le répartir entre tout le reste, les achats de fourniture, entre les achats de nourriture et cetera et des étudiants qui même pour obtenir ces 200 € par mois sont déjà obligés de se sursalarier, donc d'être dans des difficultés majeures par rapport à leur cours. Et donc enfin je trouve que c'est assez marquant et que ça montre bien à quel point enfin on a beaucoup moins de boursiers et c'est des étudiants qui ont des besoins et qui ne sont pourtant pas boursiers. Le système de bourse ne cible pas correctement les besoins.

Donc ça ne peut pas marcher. Et justement par rapport à cette mesure qui était en place avant qui était palliative et qui permettait aux étudiants justement qui ont demandé l'accès d'avoir accès au repart 1 € même s'ils ne étaient pas boursiers. Je pense que ça omet totalement la réalité de la précarité administrative que vivent énormément d'étudiants et étudiantes et qui ne connaissent pas justement ces ressources, qui ne connaissent pas ces démarches et qui ne savent pas comment pouvoir y accéder.

Je reviens sur les chiffres que vous donniez Fat Kellashi parce que donc 500000 étudiants, seul 5 % n'étaient pas boursiers. Tout à fait. En fait, ce que cette mesure a créé, c'est la publicité du repas à 1 €.

Ça a peut-être amené aux rues des étudiants qui ne savait même pas en étant boursier qui ne pouvait payer un repas qu'un €. Mais au fond, on si vraiment seul 5 % des études mais on parlait du repas en euros, c'està-dire là ça en plus il y avait les ce qui allait pour le 3,30 €. D'accord.

On parle que du 1 €. D'accord. H est-ce que il faut arrêter cette réforme, revenir au système d'avant en attendant une réforme, une vraie réforme du système des boursiers ?

Je m'exprime à titre personnel, hein. Euh je n'engage pas je n'engage pas le le gouvernement. lever séit au socialistamment grâce à madame qui avait fait adopter un texte mais c'est très bien voilà chacun a le droit de faire prospérer ses idées à titre personnel je considère que cette réforme n'est pas une bonne réforme.

Elle ne tape pas juste. euh elle n'aide pas euh en profondeur ceux qui ont vraiment besoin euh d'être euh aidés et je pense que l'euro investit en réalité serait plus efficace à une réforme structurelle euh des bourses. Pour moi, il est important que dans le système d'aide en France et parce que c'est aussi ce qui est écrit dans le code de l'éducation, je tiens à la rappeler, les aides, le code de l'éducation privilégie le fait que les aides soient données sous condition de ressourcesour.

H et on naide pas de façon indiscriminée tout le monde euh au même euh montant. Il faut des conditions de ressources. C'est pour moi la base de la justice sociale.

Merci à tous les trois. Euh on poursuit avec Bourbon Express. C'est le journal de l'Assemblée nationale.

Tout ce qui s'est passé aujourd'hui au palais Bourbon, c'est Marco Pomier qui sait tout. [musique] Bonsoir cher Marco. Bonsoir cher Aline.

On commence avec une faille dans la justice des mineurs et un ministre de la justice obligé d'agir en urgence. Oui, déjà fragilisé par l'affaire Liana, Gérald Armanin tente d'éteindre une polémique depuis hier, mercredi 1er juillet, un vide juridique empêche de maintenir en détention provisoire jusqu'à leur procès les mineurs de 16 à 18 ans accusés de crime. Il y a un an, le Conseil constitutionnel avait censuré le dispositif estimant qu'il n'était pas suffisamment individualisé pour les mineurs.

Les sages avaient laissé 1 an au gouvernement pour revoir ce dispositif, mais rien n'a été fait. Comment avons-nous fait pour un arriver là ? Je souhaiterais quand même que monsieur le Gardessa nous indique comment il compte faire et quelles sont les consignes qu'il va donner aux différents parquets sur une question aussi importante qui concerne la détention des mineurs de 16 à 18 ans, la détention provisoire des mineurs de 16 à 18 ans et qui concerne aussi toutes les victimes de ces mineurs qui aujourd'hui sont inquiètes et voudraient savoir s'ils vont être libérés ou pas dans les heures et les jours qui viennent.

Je vous remercie. Gérald Armanin a répondu, il a tenté de déminer la polémique. Ce n'est pas tous les mineurs qui sont concernés, c'est bien les nouvelles décisions.

Bien, on m'avait promis l'apocalypse 1er juillet. Aujourd'hui, je peux je suis en mesure de vous dire qu'il n'y a eu aucune décision qui a remis des mineurs de 16 à 18 ans euh libéré de détentions provisoires. Et pour éviter que ce vide juridique s'installe, le ministre a donc déposé un amendement de dernière minute dans le projet de loi qu'il défend sur la justice criminelle examiné cette semaine à l'Assemblée.

L'amendement a été adopté hier soir. Il entrera en vigueur après la promulgation de la loi si le texte est définitivement adopté. Peut-être d'ici le 21 juillet, espère le gouvernement.

Il l'avait dit, ils l'ont fait. Les écologistes ont déposé aujourd'hui leur motion de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecnu qu'ils accusent d'avoir mal géré la canicule. Les écologistes estiment que le gouvernement a aggravé les vulnérabilités du pays face au changement climatique.

Motion de censure annoncée mardi, souvenez-vous, lors d'un échange particulièrement tendu entre la présidente du groupe écologiste et le Premier ministre. Il y aura une commission d'enquête et il y aura une censure. Vous n'êtes pas à votre place.

Les morts, vous les avez sur la conscience. La politique que vous donnez est une politique inégalitaire. Et la motion déposée a été cignée par 32 députés écologistes, 25 insoumis et un député apparenté socialiste.

Justement, le premier secrétaire du PS, Olivier Fort appellerait l'ensemble des députés socialistes à voter la censure selon nos confrères de l'opinion et de BFM. Pour renverser le gouvernement, il faudra réunir 289 voix. La gauche devra compter sur le Eren, réticant pour l'instant à soutenir la motion.

Motion qui sera examinée lundi dans l'hémicycle à suivre en direct sur LCP à partir de 14h. Je profite de la présence de Fatia Kelloi sur ce plateau pour lui demander si elle va voter la censure du coup. Oui, je la voterai.

Vous suivez le la consigne d'Olivier Fort. Tout à fait. On suivra donc ça sur LCP à partir de 14h lundi.

On poursuit avec le non lieu qui a été prononcé aujourd'hui en faveur d'Aurore Berger dans le dossier des crèches privées. Une décision rendu par la Cour de justice de la République l'instance qui juge les membres du gouvernement pour les actes commis dans l'exercice de leur fonction. La ministre était soupçonnée de faux témoignages devant une commission d'enquête ici à l'Assemblée en avril 2024. de sous-cer.

Elle avait été interrogée sur ses potentiels liens personnels avec une lobbyiste, Elsa Hervi. Après la publication d'un livre enquête du journaliste Victor Castané, voilà ce qu'avait déclaré Aurore Berger devant les députés. Donc je le répète sous serment, je n'ai pas de lien personnel intime ou amical avec madame Elsa Hervi.

C'est quelqu'un que j'ai connu il y a des années dans un autre cadre de relation mais avec laquelle ni il y a des années, ni il y a 15 ans, ni il y a 10 ans, ni hier, ni aujourd'hui, je n'ai eu une seule fois dans ma vie un rendez-vous privé en tête à tête. Et les investigations n'ont pas permis d'établir qu'elle avait menti sous serment. Ce matin, Aurore Berger a salué cette décision.

Regardez, après 18 mois de diffamation, la vérité est enfin reconnue pleinement. Il n'y a aucun par jour devant la commission d'enquête. J'ai toujours dit la vérité, je cite.

On termine avec cette question. Marco, faut-il initier les élèves à l'intelligence artificielle dès leur rentrée au collège ? C'est tôt.

C'est tôt peut-être. En tout cas, c'est l'une des principales recommandations d'un rapport parlementaire publié mercredi. Alors aujourd'hui, il faut savoir que les élèves de 4e utilisent déjà hein les outils diagénérative.

Oui, mais voilà, plus de 30 % des enfants de 8 à 12 ans utilisent aussi il y a un chiffre en constante progression. Après 6 mois de travaux, la députée macroniste Céline Calvez recommande donc de recourir à l'IA de manière pédagogique dès la 6e. Dans l'éducation, on voit que l'IA nous permet de davantage personnaliser, d'inclure et de faire que les apprentissages soient encore plus efficaces.

Mais elle pose des conditions, des conditions de formation des enseignants, des élèves, mais aussi sur la manière dont on va faire plus tard l'évaluation. Donc Lia est déjà là, elle a des bons côtés, elle a des mauvais côtés. Il faut vraiment qu'on en ait la pleine visibilité pour en avoir la pleine maîtrise.

Et le mois dernier, Sébastien Lecnu avait fait une annonce hein. Alors pas pour les lycéens mais pour les collégiens à pas plutôt le contraire pour les lycéens et pas pour les collégiens. À partir de la rentrée 2027, tous les élèves de seconde auront une heure hebdomadaire consacrée à l'intelligence artificielle.

Merci Marco, merci à vous d'être venu ce soir dans chaque voix compte. Merci Mariat et Bertrand [musique] et merci à vous de nous avoir suivi. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30.

Vous la retrouvez à chaque instant sur lcp.fr. Passez une excellente soirée sur la 8 et à demain 19h30 pour chaque voix compte.

He.