Intervention au forum Cyberdéfense & Stratégie : « Quels défis pour la cyberdéfense de demain ? ».
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Locuteur 1Fait
« on développe tous azimuts nos usages du numérique et donc on développe également de surface d'exposition et donc il faut absolument que ce soit au rendez-vous de cette cyber sécurité pour développer ses usages du numérique tout en gardant un bon niveau de sécurité »
- 1:00Locuteur 1Chiffre
« on voit bien que ce sujet de ressources humaines est absolument fondamental pour passer d'une population de 40000 personnes qui travaillent dans la cybersécurité à 80 milles d'ici 2025 »
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« il faut absolument que ce soit au rendez-vous de cette cyber sécurité pour développer ses usages du numérique tout en gardant un bon niveau de sécurité »
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« on a besoin de proximité d'être sur les lieux où ces populations se trouve de faire confiance aussi parfois au chef de terrain pour recruter eux-mêmes leur leur personne »
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« on remarque souvent que les difficultés en matière de cybersécurité peut venir du maillon le plus faible de l'utilisateur qui a cliqué de manière inopportune sur une pièce jointe »
- 5:00Locuteur 1Fait
« il faut qu'on ait cette dimension au cyber aujourd'hui quand on est un jeune citoyen français il faut qu'on arrive avec le minimum de connaissance de ce qui se passe quand on interagit sur internet »
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« chaque soldat et bien cette cette conscience minimale de dés des enjeux de porter une montre connectés de publier des ré des images sur les réseaux sociaux »
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« il faut qu'on leur permette aussi de développer leurs compétences au sein du ministère d'ailleurs on a des très bon exemple d'innovation participative »
- 8:00Locuteur 1Fait
« le dialogue avec le chef c'est mon fils et lycées le chef qui en permanence et en contact de ses équipes de voir ce qui va ce qui va pas de voir comment faire progresser »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
nous avons l'immense plaisir et honneur d'avoir avec nous tout magazine ou merci beaucoup monsieur le député de nous avoir rejoints alors vous avez suivi les débats de cette matinée vous êtes avec nous sur cette fin de session je le rappelle un député du rhône vous êtes membre de la commission de la défense nationale des forces armées et vous êtes également le co rapporteur du budget de l'armée terre membre également de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques beaucoup d'autres aussi fonction donc je m'arrêterai là pour pour ce matin vous avez entendu beaucoup de sujets autour de ces défis et notamment ce défi humain qui est essentiel pour se projeter à l'horizon 2030 quels sont les points que vous avez retenu ce matin et quelle est aujourd'hui la vision du parlementaire qui est très très impliquée sur ces sujets à la fois d'un point de vue politique mais aussi sur le terrain vous êtes très régulièrement aux côtés des forces armées alors bonjour à tous alors le le premier élément je pense qu'il est important pour reprendre une vision plus globale c'est que on développe tous azimuts nos usages du numérique et donc on développe également de surface d'exposition et donc il faut absolument que ce soit au rendez-vous de cette cyber sécurité pour développer ses usages du numérique tout en gardant un bon niveau de sécurité ça c'est le premier point et puis le deuxième point au delà des sujets de technologies de souveraineté on voit bien que ce sujet de ressources humaines est absolument fondamental pour passer d'une population de 40000 personnes qui travaillent dans la cybersécurité à 80 milles d'ici 2025 et donc on a des nouvelles stratégies à développer comme ça a été bien et d'expliquer aussi bien en termes de recrutement que de fidélisation pour recrutement je note ce besoin finalement de proximité puisque on s'adresse finalement à une petite partie de la population qui vit un peu dans le secret aussi donc on a besoin de proximité d'être sur les lieux où ces populations se trouve de faire confiance aussi parfois au chef de terrain pour recruter eux-mêmes leur leur personne sur la baisse de challenge des fois au bon autant que sur le côté de diplômes et puis je pense qu'on a besoin également et spécifiquement dans le secteur de la sécurité d'une diversité de profils pour faire le portage de ses talents que ce soit des statuts militaires des statuts civile des réservistes qui peut maintenir le lien avec le secteur privé ou voir même des fois ci recourir à de la prestation puisque on n'a pas forcément toujours besoin d'avoir les compétences en interne on peut aussi y recourir donc voilà un gros un jeu 2d recrutement je peux continuer vous avez encore d'avoir moi vous savez parlementaire c'est un peu parler pendant des heures si vous le souhaitez beaucoup on vous laisse peut-être le premier point je voulais pas faire un long discours j'ai juste noté quelques quelques points un point peut-être qui a été peu évoquée ce matin peut-être pour apporter une vision complémentaire puisque ce matin on a beaucoup évoqué finalement la pointe du dispositif et les personnels les plus qualifiés qui sont vraiment les cyber combattants au du dispositif je pense qu'il faut aussi rappeler que peut-être la cyber celle affaire de tous essentiellement pour faire face à deux enjeux d'une part puisque on remarque souvent que les difficultés en matière de cybersécurité peut venir du maillon le plus faible de l'utilisateur qui a cliqué de manière inopportune sur une pièce jointe ou qui allaient sur tel ou tel site internet et donc je pense que il faut bien entendu avoir la préoccupation de la du recrutement de la formation des hypers spécialistes mais faut aussi avoir la préoccupation de la formation cyber de l'ensemble des membres d'une organisation et ce faisant en ayant cette préoccupation un peu plus large on concourt finalement à augmenter la base de recrutement en ne disant pas que la cyber peut être réservé qu'à une infime partie des de la population donc voilà il ya bien c'est un enjeu de sécurité par le maillon le plus faible plus généraliste est également c'est ça permet d'élargir finalement la base de recrutement est donc je pense que chaque organisation doit vraiment avoir cette cette préoccupation de de cette hygiène numérique de base c'est vrai j'allais dire pour la république au sens large et c'est pour ça que dans des dispositifs tels que au sein de l'éducation nationale ou au sein du service national universel il faut qu'on ait cette dimension au cyber aujourd'hui quand on est un jeune citoyen français il faut qu'on arrive avec le minimum de connaissance de ce qui se passe quand on interagit sur internet et en quoi on s'expose mais c'est vrai également pour les organisations publiques ou privées notamment par exemple au sein du ministère des armées y compris au sein de l'armée de terre il faut que que chaque soldat et bien cette cette conscience minimale de dés des enjeux de porter une montre connectés de publier des ré des images sur les réseaux sociaux sans forcément être un grand spécialiste de la de la cybersécurité et puis dernier point oui j'ai oublié de signaler sur la partie recrutement j'ai pas de la proximité j'ai parlé de la diversité des portages possible et je pense qu'il faut aussi ne pas oublier le recrutement en interne au travers de ce qu'on peut appeler les validations d'acquis d'expérience etc ou d'innovation participative on a au sein de l'ensemble des ressortissants du ministère de la défense des personnes qui peuvent être parfois des geeks ou des gens qui sont très en pointe soit issu des cyber sans forcément être avoir un emploi qui correspond et donc il faut qu'on leur permette aussi de développer leurs compétences au sein du ministère d'ailleurs on a des très bon exemple d'innovation participative y compris dans le domaine du du numérique je pense par exemple à l'application auxilium dont on a beaucoup parlé ou à d'autres applications qui ont été développés par les opérationnels au service des forces je pense aussi dans les différentes organisations étatiques à la manière dont la gendarmerie et gère ses personnels est en mesure d'alterner des postes nets à majeur des postes sur le terrain et parfois de sortir un officier pendant quelques années de le mettre dans le développement d'une application en particulier je pense que cette agilité des organisations et et du ministre des armées c'est la clé on va dire en matière de bon usage des ressources ibères et puis un dernier point pour terminer mon propos être un peut être un peu complet de on a vous parlez vous avez beaucoup parlé de la partie fidélisation donc j'ai noté plusieurs points importants le premier point notamment dans le ministère des armées c'est le dialogue avec le chef c'est mon fils et lycées le chef qui en permanence et en contact de ses équipes de voir ce qui va ce qui va pas de voir comment faire progresser de donner de la perspective et ce dialogue avec le chef je pense y compris en matière cyber il faut rappeler que c'est le la clé de voûte j'allais dire de la fidélisation dans les armées le deuxième élément ça a été le besoin de visibilité effectivement de dire à chacun à chaque militaire jaque civile comment il peut progresser dans l'organisation et lui donner un peu de profondeur dans le temps avec peut-être des filières d'avancement un peu spécifique qui sortent un peu des des carcans un peu traditionnelle de ce qu'on peut trouver dans les armes par ailleurs il faut bien entendu également veiller à limiter tous les irritants qu'on peut trouver des fois on sait qu'on a des politiques d'achat qui peuvent être un peu rigide ode à quand un cyber combattants a besoin de changer son clavier il faut pas que ça prenne trois mois parce que on peut compter sur lui on va dire pour ne pas forcément mettre la rémunération en haut de ses attentes par contre il veut pouvoir travailler dans de bonnes conditions et donc il faut être hyper souple différés actifs pour lui donner le les matériaux dont il a dont il a besoin et essayé de limiter l'ensemble des irritants et puis le dernier point en terme de filet de fidélisation et peut-être que j'en terminerai par là c'est d'imaginer finalement une relation rénovée entre ceux qui sont dans l'organisation et ceux qui seraient tentés d'en partir pour avoir un peu de respiration on va dire dans le dans le privé je pense que bon les armées ont toujours été une première marche importante à l'escalier social d'une certaine manière et je pense que autant quand on est une boîte privée on voit un collaborateur partir chez un concurrent c'est un peu être un drame pour l'entreprise autant effectivement quand on est les armes et quand on aime ministère les armes et on a une vocation on va dire de servir la prospérité du pays et la cybersécurité au sens large et finalement je comprends la difficulté opérationnel que ça peut créer mais c'est pas un drame si des personnes au bout de quelques années souhaite aller servir quelque temps dans le dans le puits finalement c'est une externalités positives on va dire de du rôle des désarmés il faut juste qu'on sache l'encadré peut-être pour quand on recrute quelqu'un et qu'on le forme avoir une approche contractuelle pour rendre service minimal comme on fait par exemple pour les médecins militaires on les forme et derrière ils doivent de moi c'est 15 en deux temps de service alors c'est peut-être un peu beaucoup pour la partie ci permet former un médecin ça prend dix ans alors il faut au moins qu'il reste un certain nombre d'années ça peut être plus court pour la partie cyber il ya les questions de confidentialité est donc finalement le dernier point que je voulais indiqué c'est avoir une approche positive du lien qui peut exister entre je suis dans l'organisation je suis en dehors et avoir finalement imaginer un cycle formation service réservistes puisque si je vais dans le privé je peux continuer à avoir un lien avec l'institution et ça peut être aussi très utile à institutions d'avoir des petites oreilles pour voir un peu ce qui se passe par ailleurs et éventuellement réengagement et si on trouve ce cercle vertueux je pense qu'on aura tout gagné à la fois pour la cybersécurité désarmé mais plus globalement pour la contribution à la cybersécurité du pays c'est notamment le l'un des points qui évoqué le général tisseyre donc on voit bien un alignement des planètes si on revient peut-être sur les travaux que vous avez porté au sein de cette cette commission à l'assemblée et notamment la loi de programmation militaire 2025 qui est au coeur de l'actualité on parle de cette 4ème armée finalement de du monde de ce monde numérique est ce qu'il faut aujourd'hui lui donner plus de moyens compte tenu de l'importance que ce que ça prend et on le voit bien au niveau national qu'international on voit que le monde de demain c'est effectivement ce monde numérique alors sur déjà le est ce qu'il s'agit d'une quatrième armée je suis pas toujours à l'aise avec cette définition parce qu'il me semble que contrairement aux trois autres milieux termeer le cyber est quelque chose qui infuse l'ensemble des fonctions y compris quand on était rien les pieds dans la boue on a besoin de cyber et cyber peut être un outil tactique et j'en parle pas pour des aviateurs et les marins qui agissent dans des milieux beaucoup plus fluide beaucoup moins visqueux où on va dire le développe du numérique et des enjeux des applications à dire qu'ils sont beaucoup plus simples alors que le terrien on a six beaucoup plus sur l'autonomie du chef tactique parce qu'il peut opérer dans des modes beaucoup plus dégradé sans forcément les moyens de communication avec le reste m'est donc je pense qu'au delà d'une quatrième armée il faut plutôt envisager le cyber comme quelque chose qui règle l'ensemble des opérations et je pense que c'est pour ça que le choix a été fait de créer le comme cyber plutôt que de créer en tant que tel une quatrième armée qui agirait de manière indépendante dans dans son espace ensuite sur les moyens je crois que la loi de programmation et les clairs sur les moyens qui sont affectés aux cyber et dans la sphère publique au delà des moyens du ministère des armées c'est le cas dans bien d'autres des ministères y compris le ministère de l'intérieur qui à la fois sur la partie enseignement et et autres moyens du ministère on va dire investit beaucoup dans le numérique hélas le ''petit le petit clin d'oeil pour les armées c'est que la culture des gendarmes au sein du ministère de l'intérieur notamment en termes de planification opérationnelle apporte beaucoup au ministère de l'intérieur cette culture militaire notamment au travers des outils qui peut développer je pense notamment à aného jean do l'outil tranquillité vacances ce sont des outils directement issus de la culture militaire qui trouve une application directe est réel dans le haut st du nouveau mystère l'intérieur lors ce matin et ses trois matinées on parle de défi c'était le premier terme qui a été employé à horizon alors horizon 2023 2025 2030 si on devait se projeter dans l'avenir quel serait pour vous les défis que ce soit d'un point de vue humain mais aussi technologiques et capacitaires vous l'avez évoqué tout à l'heure alors c'est une vaste question je pense que d'un point de vue humain le sujet c'est comment en 2025 on arrive à avoir ces quatre-vingt mille profit cyber nom et au delà d'avoir de la masse d'avoir aussi des profils qui sont très très expert et très connecté on va dire à l'évolution puisque je crois que ça a été signalé également la formation initiale est importante mais le maintien à niveau opérationnel également un sujet au moins aussi important quand on voit la vitesse d'évolution des différents sujets donc ce donc ce premier défi humain je pense qu'il ya le défi plus globalement au delà de ces quatre-vingt mille experts du niveau minimum de l'ensemble des membres de l'organisation donc à l'échelle de la république de chaque citoyen enfin on reçoit encore trop souvent dans nos mails des messages d alerte je suis perdue envoient de l'argent c'est à dire que quelqu'un quelques heures avant à à cliquer sur le mauvais lien ouvert la mauvaise pièce jointe on voit qu'il ya un travail de sensibilisation véritablement qui est énorme et qu'au delà de ces quatre-vingt mille experts il faut vraiment massifier finalement la prise de conscience cyber de la population et il accompagnait s'il le faut enfin jeu je pense notamment la gendarmerie qui lança brigade numérique enfin qui lance finalement tout eu de nouvelles capacités pour accompagner la population et la protéger également en matière de cybersécurité et puis a sans doute également le le défi technologique le défi capacitaire pour disposer d'outils c'est vrai qu on a beaucoup parlé ce matin de du défi humain mais il ya également le les outils qui sont nécessaires il faut avoir des bons soldats mais des beaux-arts mais également et en au chaos de l'intelligence artificielle pour être en mesure de détecter le plus possible en amont des menaces alors quand on dit on a beaucoup beaucoup d'informations beaucoup de capteurs on va dire dans le milieu cyber et c'est finalement en alliant cet effort dans l'humain y compris jusqu'au plus bas niveau avec des outils performants peut-être qu'on peut aussi envisager de développer à l'échelle européenne qu'on peut peut-être s'assurer une belle sécurité et continuer à faire que le numérique soit au porteur d'espoir pour l'humanité au sens large
Thomas Gassilloud