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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 5 février 2025 10 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Laurent Jacobelli : "L'immigration augmente encore en 2024 !" (BFMTV)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:23RelanceRéponse partielle

    Ce n'est pas des vrais titres de séjour ?

  • 1:50FerméeÉludée

    Sur les 336 700 titres de séjour, vous au pouvoir, zéro ?

  • 2:15RelanceRéponse partielle

    Donc toutes les conventions internationales, européennes ?

  • 3:03RelanceRéponse directe

    Mais Laurent Jacobelli, je précise bien, s'agissant de cet individu, il s'agissait d'immigration illégale

  • 3:27OuverteRéponse directe

    Rappeler que la France était une terre d'immigration, est-ce envisageable ?

  • 6:31OuverteRéponse directe

    Et qu'est-ce qu'on fait si on mettait tous les immigrés dehors ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18Invité politiqueChiffre
    « Tout confondu, on va avoir un demi-million de migrants légaux supplémentaires. »
  • 0:28Invité politiqueFait
    « Le pourcentage a à peine évolué des OQTF réalisés. »
  • 0:41Invité politiqueChiffre
    « Mais enfin, 30 000, c'est énorme. »
  • 1:10Invité politiqueChiffre
    « L'immigration de travail, c'est 17% seulement. »
  • 2:35Invité politiqueFait
    « L'objectif de notre société, ça doit être en fait qu'il n'y ait plus de chômeurs français. »
  • 2:42Invité politiqueFait
    « Ils montrent bien que la délinquance étrangère augmente, que l'irrégularité étrangère augmente. »
  • 2:58Invité politiqueFait
    « Quand on voit des policiers agressés par un OQTF récidiviste somalien, on dit clairement, oui, il y a un danger aujourd'hui à ne pas réguler l'immigration. »
  • 3:06InvitéFait
    « Il s'agissait d'immigration illégale, puisqu'il était frappé d'une obligation de quitter le territoire français. »
  • 9:40Invité politiqueChiffre
    « Je rappelle qu'un prisonnier sur quatre en France est un étranger. »
  • 9:46Invité politiqueChiffre
    « 75% des Français veulent qu'on arrête le système migratoire actuel. »

Temps de parole

  • Invité36 %
  • Laurent Jacobelli35 %
  • Invité 215 %
  • Présentateur14 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Laurent Jacobelli

Depuis des années, on nous promet qu'il y aura moins de migration. Alors ça, on nous le dit sur tous les tons, M. Darmanin, M. Retailleau, tous les ministres de l'Intérieur qui arrivent nous disent « On a compris les Français, on a compris qu'il y avait un ras-le-bol de l'immigration qui était subie et non plus contrôlée, et donc on va arrêter. » Et chaque année, ça augmente. Cette année, je le redis aux Français, ça augmente. Tout confondu, on va avoir un demi-million de migrants légaux supplémentaires. Et vous avez raison, M. Bauer, cela ne comprend pas les migrants illégaux. Vous me parlez des reconduites à la frontière. Le pourcentage a à peine évolué des OQTF réalisés.

C'est-à-dire qu'on n'améliore pas le score, mais il y en a plus à la frontière. Ça veut dire qu'on a importé plus de gens qui ne devraient pas être ici. Mais on régularise moins, Laurent Jacobi. Mais enfin, 30 000, c'est énorme. Il devrait y avoir à peu près zéro de régularisation. Quand on arrive en France de manière illégale, il faudrait que tous ceux qui veulent venir sachent qu'ils ne seront jamais régularisés. Et l'immigration tourne encore à plein régime sur de mauvais motifs. L'immigration de travail, celle qu'on pourrait comprendre, parce qu'il y a des secteurs où on a besoin de main-d'œuvre, au moins de manière temporaire. Moi, je pense parfois aux médecins.

C'est vrai qu'on peut avoir envie de recruter un médecin étranger pendant trois ans, le temps qu'on forme les nôtres. L'immigration de travail, c'est 17% seulement. Tout le reste aujourd'hui, y compris la filière étudiantine, sont devenus des filières un peu artificielles pour aller vers un guichet social et donc...

1:23
Invité

Donc c'est quoi ? Ce n'est pas des vrais... Quand il y a 109 300 titres accordés au titre, effectivement, de l'immigration étudiante, ce sont quoi ? C'est des faux titres de séjour, des titres de séjour de complaisance ?

1:32
Laurent Jacobelli

Il y a évidemment, à l'intérieur des vrais étudiants, et je crois qu'on est assez heureux de recevoir des étudiants qui viennent apprendre en France, et ça sera demain l'essor de leur pays, et je crois que c'est bien. Mais il faut être clair pour tous ceux qui nous écoutent, il y a à l'intérieur des petits malins qui viennent pour étudier en France et qui savent très bien que nous retournons jamais.

1:50
Invité

Et donc vous au pouvoir, Laurent Jacobelli, sur les 336 700 titres de séjour, vous au pouvoir, zéro.

1:57
Laurent Jacobelli

D'abord, ce n'est pas possible. Celui qui vient à cette place et qui vous dit immigration zéro, il nous ment. Voilà. Maintenant qu'il faille réduire drastiquement l'immigration, mais écoutez, ce n'est pas comme ça que ça marche. On va reprendre les catégories, d'accord ? Regroupement familial, on arrête. Étudiants, oui, oui. Donc plus de regroupement familial, zéro ? Non.

2:15
Invité

Donc toutes les conventions internationales, européennes ?

2:18
Laurent Jacobelli

Plus de regroupement familial, on ne serait pas les seuls à le faire, rassurez-vous. Deuxièmement, les étudiants, on prend des garanties pour que ceux qui viennent étudier en France viennent vraiment étudier en France et repartent après. Troisièmement, l'immigration de travail. On l'a réduit au strict minimum. Je vais parler de quelques exemples là. L'objectif de notre société, ça doit être en fait qu'il n'y ait plus de chômeurs français. Et donc ces chiffres-là, contrairement à ce qu'on nous présente, ne sont pas bons.

Ils montrent bien que la délinquance étrangère augmente, que l'irrégularité étrangère augmente, et c'est pour ça qu'il y a plus d'OQTF, et que le nombre d'immigrés continue à croître. Excusez-moi, mais quand on voit l'effet d'actualité, quand on voit des policiers agressés par un OQTF récidiviste somalien, on dit clairement, oui, il y a un danger aujourd'hui à ne pas réguler l'immigration.

3:03
Invité

Mais Laurent Jacobelli, je précise bien, et on en a parlé, que s'agissant de cet individu, il s'agissait d'immigration illégale, puisqu'il était frappé d'une obligation de quitter le territoire français, et qu'on commente ici les chiffres de l'immigration légale.

Et c'est pour ça que ce plateau est intéressant, de confronter le discours politique, et je vous donnerai la parole dans un instant à Nakabana pour voir le versant politique de tout cela, mais confronter le discours politique à celui de quelqu'un qui a écrit « La conquête de l'Ouest, la vérité sur l'immigration » que j'ai lu et que j'ai entendu à l'occasion de plusieurs interviews, rappeler que la France avait cette histoire singulière avec l'immigration, mais que la France était une terre d'immigration.

Quand on entend un discours comme celui de Laurent Jacobelli qui dit « Avec nous, il n'y aura plus de regroupement familial, on va réduire drastiquement », est-ce que c'est envisageable, faisable ? D'abord, beaucoup de pays l'ont envisagé, et certains l'ont fait. La question n'est pas de la faisabilité, c'est des effets. C'est comme quand on discute « Donald Trump va-t-il créer une guerre commerciale ? » Il commence par menacer le Canada et le Mexique, puis il y a un certain rétro-pédalage de 30 jours, et à la fin, il est dans son « Art of the Deal » traditionnel, qui est ça, tout le monde le sait, il suffit de lire « Donald Trump ».

D'ailleurs, je précise qu'il faut mieux lire « The America We Deserve », le livre qu'il a écrit il y a 25 ans, qui est beaucoup plus éclairant de ce qu'il a écrit que « The Art of the Deal », qui est quand même un truc plutôt pour roman de gare. Mais sur le fond, qu'est-ce qu'on veut dans la réalité ? C'est pour ça que je dis que la démographie est l'élément qui doit structurer notre politique migratoire, et pas l'inverse. De quoi a-t-on besoin ? A-t-on besoin d'étudiants ? Plutôt oui, puisque la réponse n'est pas non. La réponse, c'est les vrais étudiants et pas les faux étudiants. Ce qu'on peut comprendre. Deuxièmement, a-t-on besoin de médecins étrangers ?

Je précise que pour l'instant, les médecins étrangers qui font vivre les urgences en France, si vous allez dans un hôpital, vous enlevez les médecins étrangers, il n'y a plus d'hôpital. Plus. À cause du numerus clausus, ce qui était une débilité. À cause du numerus clausus qu'on a fait aussi pour les informaticiens, juste avant le bug de l'an 2000, ce qui a montré la capacité de projection des gouvernements de l'époque. On a un sujet. Donc, on a besoin de toute une série de métiers. Et le premier à avoir proposé ça intelligemment, est un député socialiste appelé Julien Drey, qui avait dit qu'on allait faire des quotas migratoires. Il s'était fait agonir d'injures par le monde entier.

Ce n'était pas si bête, parce que ça correspond à une logique rationnelle qui permet d'expliquer aux gens de quoi avez-vous besoin. Voulez-vous avoir un médecin aux urgences ? Oui, non. Quand ils répondent oui, est-ce qu'on le produit à la maison ? Ce qui va mettre 10 ans, 12 ans ou 15 ans, pas 3 ans. Je précise, c'est assez rare. Et un médecin à 3 ans, moi personnellement, je n'y vais pas. Mais il y a un débat qui est celui-là. Est-ce qu'on peut ? Est-ce qu'on remplit les déserts sanitaires français, etc. ? Si on fait ça, on a une politique migratoire cohérente et claire, clairement indiquée. Deuxièmement, est-ce qu'on applique la réciprocité ?

Est-ce qu'on règle notre remords coloniales, particulièrement avec l'Algérie, pour des raisons qui n'ont rien à voir avec ce qu'on raconte aujourd'hui ? Et je recommande à tous mes lecteurs la page 275 du livre, la meilleure. Il y aura un théorie. Celle où un jeune député poujadiste en 1958 explique pourquoi l'Algérie doit rester française. Pas pour les raisons dont tout le monde parle actuellement, mais parce qu'elle a absolument besoin de cette communauté de jeunes musulmans. Jean-Marie Le Pen. Oui, vous le citez.

Donc je lui rends un hommage particulier, celui-là en tout cas, qui est de dire, à ce moment-là, les quatre pages de ce discours qui sont inscrits dans le marbre des débats de la Chambre des députés de l'Assemblée, expliquent bien ce qu'est la logique économique de développement, de rayonnement de la France vue par Jean-Marie Le Pen. Mais ce débat-là, nous ne pouvons pas l'avoir parce que nous sommes coincés dans la ligne de nage migration, mais que nous ne traitons pas la ligne de nage démographie. Et donc la troisième question, elle est, et qu'est-ce qu'on fait si on mettait tous les immigrés dehors ? Imaginons, voilà, on passe à zéro. Ceux qui sont en irrégularité sont dehors.

On ne régularise pas ceux qui sont là depuis cinq ans ou dix ans, etc. Comment on fait pour gérer ce pays ? Alors, soit on considère, ce qui est une possibilité, mais qui n'est démontré par personne aujourd'hui, que nous avons les ressources nécessaires pour régler tous les trous démographiques, tous les trous de travail, tous les trous médicaux, etc. Et à ce moment-là, on est dans une logique qui est une sorte de nationalisation et même d'imposition de résoudre ces problèmes.

Soit on se rend compte que ça n'est pas possible et qu'il faut donc passer à une immigration régulée, et on coordonne la question démographique et la question migratoire dans une logique d'intégration, qui est ce que nous avons loupé depuis 50 ans. – Laurent Jacobiou, je vous laisserai répondre en quelques instants, dans une seconde, juste à Nakabana.

Sur cette bataille politique qui se joue sur ces chiffres de l'immigration, on voit la double lecture et on voit aussi la difficulté, notamment pour Bruno Retailleau, Gérald Darmanin, de vanter des expulsions, des non-régularisations, et dans le même temps, l'incapacité de renvoyer un influenceur algérien, comme le cas de Doualem, ils ont essayé, l'Algérie a refusé, il est revenu. Et donc on a au fond des chiffres qui répondent aussi à un sentiment d'impuissance publique.

7:47
Présentateur

– D'impuissance publique absolument, mais ce qui est intéressant, c'est qu'on voit, on a passé la semaine dernière à discuter de ce sentiment de submersion migratoire dont avait parlé François Bayrou en tout début de semaine chez nos confrères. Et donc ça a été un débat avec des instrumentalisations dans tous les sens. Il a même fallu que François Bayrou paye davantage en concession remarquable les socialistes pour obtenir ce pacte de non-censure. Donc on voit, si vous voulez, l'impact politique de ce sujet sur la lexicologie de l'immigration. Et là aujourd'hui, pareil, on a des chiffres du ministère de l'Intérieur qui tombent.

Et en effet, l'instrumentalisation, d'un côté, vous avez Gérald Darmanin qui retweet immédiatement « hausse de 27% du nombre de clandestins expulsés ». Tweet de Darmanin retweeté par Bruno Retailleau, sans un mot. C'est-à-dire que là, on est vraiment dans une modalité où l'un comme l'autre ne met en avant que ce chiffre-là. Et de l'autre côté, les amis de monsieur au Rassemblement national qui en effet vont parler du nombre de premiers titres de séjour délivrés en disant qu'en fait, François Bayrou avait raison de parler de submersion migratoire.

On voit bien qu'en fait, ce sujet est inflammable au dernier degré et qu'en plus, il est une surface de projection des fantasmes et de toutes les instrumentalisations politiques des uns et des autres. Et ce n'est pas fini.

9:04
Invité

Quelques secondes, Laurent Jacobelli, avant de parler du budget puisque nos invités...

9:07
Laurent Jacobelli

Oui, il y a submersion migratoire et la cote d'alerte a sonné. Moi, j'entends ce que dit monsieur Bauer et ça rejoint finalement ce que dit monsieur Mélenchon. Excusez-moi de la comparaison. Monsieur Mélenchon nous vante un grand remplacement pour aller peupler les campagnes. Comme si les individus étaient interchangeables, comme si notre nation n'avait pas une histoire, comme si nous n'étions pas un peuple soudé. Un peuple ouvert, bien sûr, mais un peuple soudé. Non, s'il faut relancer la natalité, il faut aider les ménages français à le faire plutôt que d'importer une immigration dont on a vu qu'elle avait un impact sur les caisses sociales, sur la sécurité des Français.

Je rappelle qu'un prisonnier sur quatre en France est un étranger. Donc, une fois encore, ce discours, les Français n'en veulent pas. 75% des Français veulent qu'on arrête le système migratoire actuel. Ce sont les Français qui doivent décider pour la France et c'est ça qu'il faut appliquer.

9:52
Invité

Et on aura l'occasion d'en débattre de nouveau. Je vous remercie à Alain Bauer d'être venu. Je rappelle votre livre « La conquête de l'Ouest, la vérité sur les migrations » aux éditions Fayard. Merci Laurent Jacobetti. Merci. Anacabana.