Philippe Baptiste est l'invité de Good Evening Business
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:23OuverteRéponse directe
Comment démontrer que l'Europe n'a pas perdu la bataille de l'accès à l'espace malgré les retards d'Ariane 6 ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Ariane 6 est-elle compétitive face à SpaceX ?
- 4:01OuverteRéponse directe
L'Europe doit-elle se tourner vers SpaceX pour des missions comme Galileo, cela ne vous inquiète pas ?
- 4:45OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il ne manque pas un Elon Musk en Europe ?
- 6:03OuverteRéponse directe
Le modèle verticalisé de SpaceX est-il transposable en Europe ?
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
défenseur il y a beaucoup d'émotions au sein de la maison de voir ce dernier lancement de Spurs en effet un lanceur incroyable pourtant l'histoire commence très mal avec l'explosion en 96 lors du vol inaugural alors évidemment ensuite à la gagner avec le temps en fiabilité et donc désormais on attend Ariane 6 qui ne sera pas opérationnel avant la fin de l'année est-ce que très objectivement on n'est pas en train de laisser trop de terrain aux Américains en termes d'accès à l'espace c'est évident je veux dire face à rien de de répondre de se poser la question c'est dire oui on est on est en retard on a on a on est aujourd'hui dans une position de challenger on était clairement dominant sur le marché du spatial et sur le marché de l'accès à l'espace pendant des années et
aujourd'hui on est des positions qui est vraiment difficile en Europe difficile pourquoi parce que on avait eu encore un an et quelques trois lanceurs qui étaient disponibles pour assurer notre accès à l'espace et on se retrouve là en quelques mois avec évidemment le départ de Soyouz qui était le secteur russe qu'on lançait de France de Kourou qui assurait la plupart de nos lancements souverains c'est ça qu'il faut avoir en tête ça fait moins d'activité d'un seul coup voilà forcément on sait plus comment lancer nos satellites ils sont de satellites y compris les satellites cruciaux pour l'Europe comme Galileo pour le positionnement le positionnement le pour les questions de positionnement ou des satellites même de militaires enfin donc ça nous pose plein de
questions et Soyouz c'était aussi notre backup dans la transition entre Ariane 5 et 6 donc on est effectivement en difficulté aujourd'hui et donc on met des bouchées doubles pour faire le lancement cette avance comprise américain avec Space X notamment depuis l'arrivée de spécifique alors plus récemment il y a les déboires de Vega C évidemment on l'a suivi sur sur BFM Business comment est-ce que vous pouvez nous démontrer finalement monsieur Baptiste que l'Europe a pas encore totalement perdu cette bataille de l'accès à l'espace quand bien même Ariane 6 serait aussi compétitif que spacis les tel d'ailleurs véritablement pour le coup donc oui on est on est challenger aujourd'hui mais une nouvelle c'est bon d'abord Ariane si ça arrive pour quand je peux pas vous donner une date là
comme ça en nombre de mois ce que je peux vous dire c'est qu'on est dans la phase finale on dit qu'on est en train de faire les essais combinés les essais combinés c'est le moment où on met Ariane 6 sur son pas de tir et on vérifie que le pâtir et le lanceur se parle on vérifie que donc il se parle numériquement mécaniquement que les fluides circulent que tout fonctionne bien on fait des essais à feu et c'est là qu'on va découvrir des petits problèmes des moyens problèmes ou je ne le souhaite pas des gros problèmes et donc ça c'est le moment où justement il va nous falloir encore quelques mois donc pour vérifier tout ça et là on pourra vous donner un calendrier qui est un calendrier ça pardon je pose la question est-ce que c'est aussi compétite de gospect 6 elle se joue sur
quoi la compétit moi ce que je vais vous dire alors d'abord il faut pas se leurrer le marché des lanceurs c'est pas un vrai marché nulle part y compris aux États-Unis les les marchés qui sont très largement subventionnés par les États etc donc cette notion même de compétitivité du lanceur il faudrait avoir les chiffres en fait des coups de fabrication et beaucoup de lancement et qui évidemment ne sont assez difficilement disponibles ce que je peux vous dire par contre ce qui est très clair c'est que aujourd'hui Ariane 6 est dans le marché il suffit de regarder son carnet de commande Arianespace a signé un nombre de commandes en avance pour Ariane 6 aucun lanceur Ariane n'a commencé sa carrière avec un carnet de commande aussi plein donc ça c'est un signe qui est un signe qui est positif
le deuxième signe qui est très encourageant c'est que quelque part Ariane est le seul concurrent aujourd'hui de spécisme on est bien challenger on est bien conscient mais on nous sommes aujourd'hui des seules concurrents crédibles de SpaceX et je crois que pour le coup l'ensemble des acteurs du spatial y compris Américains n'ont pas du tout envie d'avoir une situation de monopole donc on a des cartes pour revenir dans le jeu le lanceur est compétitif il est dans le marché il répond aux besoins du marché c'est pour ça qu'on a développé Ariane 6 en particulier un dernier étage ré-allumage bien adapté aux constellations donc quelque part on est on revient dans le jeu mais c'est vrai que l'Europe est en retard et que donc on met les bouchées pour essayer de combler on revient dans le jeu et en
même temps l'enlève tout on a un puisqu'on voit bien que l'Agence spatiale européenne notamment a dû se tourner justement vers Space X pour une mission d'observation alors c'était la mission clean on entend dire par ailleurs qu'elle ne pourrait pas assurer elle-même le déploiement de stratégie des prochains satellites Galileo est-ce que tout ça ne vous inquiétez pas si si mais évidemment c'est tout à fait enfin c'est c'est extrêmement préoccupant et donc parce que parce que justement ces différences satellites il devait partir sur Soyouz et donc quelque part c'est il faut avoir faut avoir en tête que quelque part ce cette transition on sait toujours qu'une transition entre deux générations de lanceurs c'est compliqué et donc le moyen qu'on avait imaginé
pour justement de sécurité c'est la transition était assurée par un backup qui était Soyouz les Russes en partant de en partant on se sent pas trompés et savent très bien qu'ils nous mettaient dans cette difficulté donc oui on est dans une situation qui est difficile oui on va devoir faire un certain nombre de lancements l'Europe dans son ensemble des lancements qui seront pas fait en Europe je veux dire c'est pour dire chez SpaceX ou peut-être chez d'autres partenaires possiblement mais oui évidemment c'est difficile mais on va surmonter ce qui nous reste 2 minutes est-ce que vous dites pas monsieur Baptiste qui est quand vous voyez le profil du type d'Elon musk et ce qui nous manque pas un Elon Musk en Europe est-ce que ce sont pas ces hommes un petit peu hors norme
même carrément hors norme un peu fou un peu génial leur façon qui font avancer avec de la prise de risque complètement démesuré les choses plus que pardon le dire comme ça des gros paquebots comme la NASA ou comme l'Agence spatiale européenne finalement est-ce qu'ils a pas manqué un profil comme ça alors en un mot oui on moi je serais ravi d'avoir un éloge à la française bon peut-être je ferai quelques variantes mais je peut-être c'est peut-être pas lieu dans 17ème mais oui oui bien sûr moi je serai ravi d'avoir des investisseurs qui viennent qui investissent ces marchés c'est nouveau marché qui m'aident leur capitaux et qui développent quelque part de nouveaux business comme a fait comme a fait le sur les lanceurs c'est vraiment pas facile et le modèle qu'il a choisi très
verticalisé avec en particulier Starling ça constellation qui alimente quelque part ces lancements c'est un modèle qui est vraiment enfin qui est pas simple à monter et moi je serai ravi qu'on ait ça maintenant les agences spatiales que ce soit les actes que ce soit la NASA ou le test je suis convaincu qu'elle continue à avoir un jouet un rôle fondamental pour préparer les projets de très long terme parce que pour préparer des projets où il y a pas de business de travailler sur des projets communs vous savez bien passer l'Europe quoi vous savez ce que c'est les financements puisque la réussite de SpaceX elle passe aussi par l'implication de la NASA du Pentagone et des États-Unis de manière générale il y a les trois et trois éléments sont vrais il nous manque des entrepreneurs c'est
évident de oui effectivement il y a un différentiel de financement entre l'Europe et les États-Unis et colossal et qui s'accroît mais on peut pas on peut se le dire comme on veut mais c'est la vérité 3 pour revenir sur le des agences le rôle des agences il reste fondamentales pour des missions où il y a pas de marché parce que vous trouverez personne aujourd'hui qui va vous trouverez pas un entrepreneur aujourd'hui qui va vouloir investir pour créer une mission pour aller explorer les lunes glacées du bitter c'est pas vrai parce que parce que je veux dire c'est à fois chez les pièces uniques et donc le rôle des agences il reste là il reste fondamental mais par contre moi je crois profondément que là où il y a des marchés là où il y a des business qui sont en train de se développer et ben
effectivement le rôle des agences doit changer et on doit être beaucoup plus dans l'achat de services que dans le développement ou dans le co-développement d'outils comme on a beaucoup fait et je le dis avec toute la fierté qu'on a de l'avoir fait avant mais le monde a changé mais je pense qu'il faut se positionner différemment bon il faut des lones qui pif des agences comme vous comme la NASA voilà fois des des garde-fous en l'occurrence merci beaucoup Philippe Baptiste merci beaucoup de bénéva on croise les doigts pour demain soir évidemment absolument on va suivre ça de très près il y a une petite larme du côté de Kourou de m'inscrire je pense qu'il y en aura beaucoup en attendant donc on nous dit pas avant la fin de l'année peut-être 2024 voilà ça c'est on attend encore les arbitrages
merci beaucoup Philippe Baptiste le président directeur général du CNES avec nous ce soir en direct sur BFM Business merci infini merci beaucoup 18h20 on revient dans un instant mais évidemment puisque c'est l'heure du grand débat beaucoup
Philippe Baptiste