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interviewFrançois Ruffin· 13 février 2019 24 min

#BDR44 : UNE BOMBE DE COLÈRE ET D'ESPOIR, "JE NE SUIS PAS UN HÉROS" & MON GRAND DÉBAT !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bon alors là on est en salle de montage et on peut dire qu'on a terminé quoi il nous reste le générique de fin mais sinon tout est terminé avec plein de satisfactions je pense que alors quand on a lancé le film au départ on s'était dit un truc on tourne et puis chacun la fin récupère les images parce qu'on peut être qu'on va s'engager en montage et qu'on n'arrivera pas à faire le film que chacun veut et donc on aura deux films différents ça fera deux fois trois quarts d'heure et les gens ils auront le droit à deux fois la même histoire c'était un principe de cinéma d'art et d'essai pas bête quoi et finalement on s'est pas engueulé non franchement je pense s'était bien passé avec ton côté qui laisse vivre plus ces séquences et mon côté qu'il veuille aller kuyt qui amènent des archives enfin je pense qu'il ya un bon mélange des sentences cécile toi bon non franchement je pense que c'est chouette les gens qui l'ont vu ils n'ont c'est ça le premier retour c'est super parce que les gens envoient de d'émotion et pleurent et rient et ils sortent heureux à la fin et combatif donc je crois que c'est ce qu'ont cherché donc c'est bien pour nous c'est une bonne bonne impression en tout cas moi je pense que faut voir je savais que ce film ait fonctionné sur le terrain de l'émotion là les premiers retours c'est que en plus ça peut dispenser de l'énergie donc est-ce que ça va réussir à être comme une espèce de bombes à fragmentation de joie et de colère qu'on vient déposer aux quatre coins du pays c'est l'enjeu au-delà du bon moment de cinéma c est ce que ça file la patate aux gens et qu'ils se disent que parce qu'il ya comme un grand méchant président aussi dans notre film ils disent que ça leur remet de la combativité qui se centre chargé d'énergie pour aller retourner faire quelque chose ce printemps je pense qu'il ya un enjeu qui est aussi celui là a lancé le site moi je suis aussi du cinéma qu'en mai alors moi un lot de plaisir que j'ai trouvée pendant le montage suivre c'est que je me suis habitué à bâcler le travail depuis que je suis député parce qu'il ya plein de trucs qui tombe dans tous les sens sur et là c'est juste le plus dire de pouvoir s'interroger est ce qu'on met une image de plus est ce qu'on met une image de moins est ce qu'on fait commencé la musique un instant avant un instant après mais comment on va monter à ce moment là pour que ça s'enchaîne bien tu vois un truc de minutie du travail bien fait et moi c'est un truc qui s'était perdue parce que quand j'écris j'écris au kilomètre je fais des interventions au kilomètre donc voilà donc bon alors maintenant il reste à faire exister ce film alors ça commence ce week-end sur week-end aussi je pense qu'il ya déjà 1000 personnes qui vont assister aux projections à grenoble des projections pas ce qu'il va dire trois salles en même temps à chambéry va y avoir quatre ou cinq salles en même temps à saint julien du cerf je pense qu'on va battre un record de fréquentation en matière de cinéma à saint junien du cerf 0,7 et puis à privas toi tu es à taninges annoncé dimanche 18h et âme était à côté d'annecy le samedi soir voilà donc ça et on prend notre bâton de pèlerin et on va placer notre bombe à fragmentation de colère et de joie un petit peu partout et voir si ça exploit jeu voir si on arrive à faire surgir alors il ya des tas de petits soucis qu'est ce qu'ils ont dit à rumilly la directrice a refusé par principe le film en ce prétexte que c'est pour des raisons de sécurité et de risque de débordement évidemment l a pas vu le film et quand on voit le film ne parle que d'amour et de vivre ensemble je pense que quand elle va vraiment le voir elle va vraiment dans l'air mais il ya quand même un truc qui est quand même tu vois moi je pense que les censeurs sont de bons lecteurs quand elles redoutent des risques de débordements mais la raison moi je désespère tu vas pas forcément dans le sens qu'elle entend mais moi le débordement on fait un film pour que ça déborde aussi tu auras donc en un sens je pense que les censeurs sont de bons lecteurs donc maintenant je trouve que dans le cinéma il ya un truc de pluralisme qui existent encore qu'il faut maintenir parce que on sait combien dans les médias c'est cloisonné on sait combien quand l'un ferme tous les robinets ce ferme tu vois et là je trouve qu'en matière de cinéma il ya quand même une diversité des salles ce qui fait qu'il y en a un certain nombre qui réagit en disant ben non on va pas le film prendre c'est un fils de député et puis il ya des jeunes auraient vu ça à la télé peinture et d'être comme ça et puis à côté dans la plainte qui se disent ici on va y aller et puis même on va faire d'abord on demande à voir le film ou alors si c'est un vrai film de cinéma ils voient ils voient qu'il ya un regard ils voient que c'est pas bfm ou quoi et puis ensuite qu'il se dise bon bah on va peut-être trouvé des trucs pour faire des tarifs des demi tarif pour les gilets jaunes ou alors des séances gratuites le samedi matin je trouve qu'il ya encore il ya une énergie qui se trouvent dans ce monde là et voilà on va essayer s'appuyer sur cette énergie d joola militants qui voulaient ou sympathisants qui voulait simplement amener le film près de chez vous que vos voisins le voient que vos copains le vois que vous plus à le voir et qu'il ya un réseau de professionnels aussi s'ils ont envie dans ce pays de faire vivre les films quoi c'est ça que je ressens quand même quand on est dans une petite boîte comme jour de fête et qui passe son temps à appeler les les cinémas indépendants ou non parce que par exemple à amiens on est en butte avec le cinéma d'art et d'essai de la ville qui veut pas d'avant première ligne et gnagnagna bon ben c'est le gaumont qui prend pluralisme tu vois et donc donc c'est très bien comme ça aussi donc voilà écoute qu'est ce que tu vois d'autre à ajouter bah oui non moi j'espère que les gens et prendre autant de plaisir à voir ce film que nous on a eu à le faire et puis qu'ils seront surpris par ces rencontres magnifiques parce que ça avec nous on est parti on savait pas s'ils allaient revoir un film on est parti un peu à l'aventuré on est revenu on était sûrs comme un film parce que l'aïe elle a t-elle tu parlais de débordements mais débordement d'émotions et de cette envie de témoigner toute cette honte tous ces gens qui étaient nier cash et qui tout d'un coup avait envie de déballer tout ça ils nous ont fait une confiance extraordinaire on a été accueilli par tous super et donc j'espère que ça se sent dans ce film on est dans un temps de mouvements le on l'a fait la bonne semaine on est dans l'énergie d'un mouvement c'est un temps de libération la parole et je dirais nous on se laisse porter par cette énergie avec notre dogme parce que c'est un film de doc nous quand même un vrai si plus de cela et rester avec un dogme c'est on ne prend que ce qui a été tourné pendant ces six jours là et et on refait pas de tournage derrière on fait pas de voix off ya rien c'est paf donc c'est notre dogme on l'a respecté et je pense que cette énergie ça se fait ça ce sont les gens qui ont vu le film parce que il y avait un certain nombre dans les salles qui partait avec des a priori négatifs et qui en voyant le film sur dinan on sent que ça dégage une énergie un désir de libération de la parole je crois que c'est un vrai film à la rencontre de la france quoi bon écoutez donc on vous la mène chez vous et puis et puis on verra si vous êtes dans les salles et puis surtout on verra si derrière vous avez envie de le porter parce que c'est vous qui allez porter quoi on compte on confond il ya les éléphants est contraint de lâcher je veux bien sortir pour pas des anges ils essaient sien et qui puisse bosser mais regarde tu as un point là il ya des saintes va tomber bon je vous racontais ça quand même je résiste pas moi à la tentation voilà j'étais l'invité d'une émission que j'adore s'appelle remède à la manque mélancolie qui est diffusé c'est quand on le dimanche quoi sur france inter donc on arrive et puis on dit ben voilà tel livre tel film telle chanson moi ça m'aide à me sortir de ma mélancolie et bon voila moi je sais donc j'ai été invité de cette émission là on enregistré qu'en début novembre on a enregistré début novembre ça devait être diffusée début décembre et puis bon il ya eu une première interdiction de diffusion parce que c'était le mouvement gilet jaune bon et là ça a été confirmé par l'animatrice productrice dans l'émission et vab esther et ensuite par le le responsable des programmes de france inter qui est un copain à moi yann on était chez mais remet ensemble ils étaient à la réalisation me souviens on est même allé dans le port de marseille pour pour faire un reportage sur la marine marchande et prenez tous les sons de flotte tout ça c'était des super moments qu'on a passé ensemble et bon voila il c'est lui donc qui a décidé de d'interdire la diffusion d'émissions parce que je suis faction séditieux alors c'est pas dit comme ça c'est dit parce que bon c'est est enregistré avec avant les gilets jaunes donc qu'est ce qu'on peut et est ce que ce n'est pas encore d'actualité sachant que l'animatrice était tout à fait d'accord pour réenregistrer un petit bout qui viendraient avant les jeunes alors c'était vraiment une émission de factieux puisque je parlais de françois cavanna je parlais de frank capra je parlais de jacques brel tu vois ce genre de truc là est néanmoins décision a été prise alors je peux tenir julie boulianne on va pas se la raconter tu sais quel nom sa porte s'appelle la censure tu joues ton rôle tu remplis ta fonction dans un média d'état et ça ne change rien quant à ma sympathie mais moi je bon voilà eva vestaires été agréé de cet épisode d'abord aller bosser pour rien c'était à fait sérieusement mais journaux elle a vu que j'étais quelqu'un de très mélancolique l'avez peut-être plus un livre elle avait écouté des émissions j'avais fait et ainsi de suite et puis moi aussi j'avais été recherché des trucs que j'aimais bien ça c'est c'est une émission qui est vachement chouette et en même temps qu'il ya un peu dur parce que tu dois décider qui entre ou pas lanton panthéon il n'y a pas de place pour tout le monde alors que moi j'ai plein de monde à m j'ai du dostoïevski j'ai dû steinbeck j'ai tous à mettre dans mon pantalon est là hop tu dois choisir henry calais bon tant pis bon ben voila tu choisis pas tu prends kavanagh les obtus les bons et donc voila mais à la limite tu sais c'est ce que j'ai toujours ces actes de censure affichée moi j'apprécie ça parce qu'il ya tellement de moments où la censure elle va de soi elle est discrète elle relève d'une autocensure temps à plein plein plein d'être comme ça et comme ces intouchables insondable tu vois tu peux pas en parler tu peux pas dire voilà tac regardez là non il ya un espèce de mécanique qui va tout seul la mécanique qui fait à tout cela c'est pour ça que pour moi la liberté de la presse c'est la même chose que l'indépendance de la justice tu vas ces deux blagues ça fonctionne comment ça fonctionne que ce sont ceux qui sont fidèles aux systèmes qui trouvent des promotions et qui vont aller occuper les postes clés et qui généralement sont fiables et fidèles le pouvoir avant même de recevoir des ordres c'est comme ça que ça fonctionne c'est par la promotion c'est un système de promotion c'est ça alors évidemment à l'intérieur de cette presse à l'intérieur de cette justice il ya des individus courageux mais c'est tout le problème c'est tout le problème c'est que pour que y ait des journalistes qu'ils fassent leur travail dans ce système pour qui les jugent qu'ils fassent leur travail dans ce système il faut qu'ils soient courage il faut qu'ils soient du genre de héros tu vois qu'ils vont aller se heurter à leur hiérarchie se heurter à des ordres des ministères se heurter à au pouvoir qui vont sentir une pression dans leur vie familiale dans leur vie professionnelle qui se disent mais est-ce que je suis pas en train de mettre en danger ma carrière il ya des individus comme ça mais c'est tout le problème c'est qu'on doive compter sur des individus pour qui la justice pour qui une presse libre évidemment je parle de ça au moment où il ya un étau autoritaire du pouvoir qui se resserre qui se resserre sur les médias on le voit avec mediapart tu vois soi disant pour protéger la vie privée d'alexandre benalla à turin là ça va vite quand il s'agit d'aller protéger la vie privée d'action bien là il ya de la même manière aux manuels bompard qui est le numéro deux de la la liste france a soumises qui était le directeur de campagne de jean luc mélenchon c'est pas anodin on doit pas laisser passer ça comme si c'était je le dis je suis de ce parti je suis de ce groupe mais ça n'a rien à voir je le dis je j'aurais pété c'est d'autant plus fort au moment de toutes les perquisitions la d 16 17 perquisitions sur mélenchon et ses copains si jamais c'était tombé sur les républicains je crois que c'est un danger si on laisse faire c'est plus qu'une justice à deux vitesses c'est vraiment le truc de la fontaine selon que vous serez ce raid puissant ou misérable les jugements de cour vous rendront blanc ou noir tu vois donc c'est ça c'est ça aujourd'hui quand tu vois que la dans l'hémicycle aujourd'hui premier ministre edouard philippe faisait tout un laïus sur alexandre benalla nous contrôlons non il a été protégé et il l'est peut-être encore donc c'est évident c'est évident ça saute aux yeux et de l'autre côté les opposants politiques ou la presse qui fait son travail de d'information eh bien ils sont mis sous pression c'est ce qui se passe aujourd'hui dans ce pays et je sais que demain ça sera pour moi tu vois je sais aujourd'hui mon voilà je suis encore un petit peu derrière tout va bien mais je sais que demain ce sera pour moi je sais que demain ils trouveront une cacahuète dans des comptes de campagne et qu'ils ont feront un everest et qui diront avec ces criminels que c'est pénalement responsables il faudra qu'il y ait une perquisition qu'il faudra que j'aille devant le juge qu'il faudra quand qu'on aille nous salir les uns après les autres de cette manière là voilà je sais qu'il ya un mécanisme de cette nature là qui a enclenché par par macron pour se défendre dans ce temps dans le temps présent pour discréditer tout ce qui tout ce qui peut l'être on doit pouvoir faire ce travail d'information d'opposition sans être des héros moi je ne suis pas un héros que ckoi ne faut pas me colle à la peau je ne suis pas un héros j'ai toujours eu zéro un cours de chant et je vais dire à moi il ya une réunion parents-profs et tué mes parents ils sont allés voir la prof de chant et pourquoi vous lui mettez toujours zéro bailly ils se moquent de moi non non pas du tout il est comme ça il fait preuve de bonne volonté alors après ensuite la prof almamy me mettais un pour ma bonne volonté tu vois un peu mes qualités en art lyrique bon dernier point bon comme ce à quoi une petite rencontre non mais oui c'est comment tu fais quand les députés c'est à dire quand des jantes à un agenda hyper remplie tu as une ultime qui baigne dans un milieu sont des représentants qui vient de te voir comment tu fais pour rester en contact avec les profondeurs du peuple on va dire samedi je me trouvais à une assemblée de gilet jaune il ya une dame qui s'appelle katia qui a pris la parole de manière très émouvante en racontant son dernier passage à pôle emploi comment on était venu à chercher pour un contrôle comment elle avait terminé à pinel donc à l'hôpital psychiatrique parce qu'à un moment alliés mais j'en ai ras-le-bol de cette vie de merde répond pas mise en place du protocole et le samu arrivent elles allient mais là où je veux pas monter dans votre famille vous voyez je rigole tout va bien même si vous montez pas vous devez verser 75 euros annuels et 75 euros je n'étais pas bon et elle raconte ses galères nourrir ses quatre enfants et à aller au secours populaire avec les les étagères qui sont de plus en plus vides le moins en moins de choix qui est laissée y compris quand tu renonces quand tu te dis quand tu es heureux d'enfin y compris quand tu te décides aller au secours populaire les étagères elles sont vides je suis allée la revoir le lendemain tu âgées il y avait une amorce de quelque chose mais dit avec vivacité la en trois ans cinq minutes vite fait juste il faut que je la revois quoi elle doit avoir des choses à me dire donc j'allais la voir en longueur je sais j'ai pas une heure une heure et demie chez elle pour qu'elle me raconte tout tu vois par exemple là je sors dans les métiers tue pas le cas les le morceau ya schiappa qui dit bon maintenant les femmes violées il faut que elsa y voir la police pour un vol ou pour un viol c'est la même chose on doit le voir la police ou très rapide qu'une grande campagne a été lancée par le premier ministre une campagne télévisuelle aux heures de grande écoute pour interpeller les témoins parce que quand on est témoin d'un cambriolage on appelle la police quand on est témoin de violence conjugale on doit aussi de la même manière appuyée la police bon bah ça c'est sur le papier tu vas katia elle me raconte quoi elle été violée par son ont été violées par son mari faisait chambre à part il avait décidé de se séparer elle va voir la police puis maintenant mon bon comme vous êtes sous le même toit et tout ça c'est un peu compliqué on va pas tenir compte de ça tout ça en revanche on va retenir les violences sur vos enfants parce que c'était un mari brutal et qui traînait ses gamins à travers les pièces qui il les écraser avec sa chaussure bon maltraitant et là la réalité qui est pas celle des textes de loi qui est pas celle de ce que pensent les bourgeois de comment ça peut se passer dans le monde idéal des institutions qui avec de l'huile dans les rouages et tout se passe formidablement tu vois la réalité c'est que même si le gars était entendu par les gendarmes la réalité c'est qu'ils ont encore vécu trois quatre mois sous le même toit avec les gamins malgré ces violences et malgré les assistantes sociales qui passe et tu vois donc nous dans un climat quand même très particulier de peur et elle se faisant injurié regarder votre mère allait aller dépenser votre boîte père à la gendarmerie et tout ça et il a fallu qu'elle se casse à 627 km elle est très précise dans son kilométrage pourquoi parce que c'est elle qui doit payer les allers retours pour que ces gamins continuent de voir leur père tu vois donc maintenant à libon il ya flexible donc ces écarts mâcon faut le dire tu vois et elle elle remercie flexible parce que bon ça lui envoya moins cher depuis que depuis qu'ils appliquent simus bon je le fais en bref comme ça il ya plein de choses à raconter le sentiment de contrôle permanent donc elle va à l'anpe ces contrôles elle arrive dans la somme pour fuir un mois après son arrivée contrôle de la caf je crois et il faut qu'elle sorte le livret de famille qu'elles sortent tous là là selon l'un de ces gamins tu vois qui est devenu apprenti donc ça fait un surcroît de revenus mais comme il ya un surcroît de revenus pour son gamin on lui casse son rsa elle se retrouve avec gpu 50 euros de rsa donc elle est dans la galère dans une grosse grosse galère là elle va pôle emploi contrôle tu vois elle donc c'est incroyable comment on se dit que il ya 40 milliards qui sont délivrés en cice avec zéro contrôle hélas pour les 600 700 euros de rsa de katia tu vas tac tac tac du contrôle tout le temps quoi bon voilà et j'aimerais en fait j'aimerais que katia elle puisse expliquer ça devant les institutions tu vois devant les gens de pôle emploi devant assistante sociale devant le le directeur de la caf mais devant marlène schiappa devant le ministre des habous et des affaires sociales devant évidemment l'elysée et qu'on les écoute c'est à dire ça soit pas eux qui viennent de donner des leçons pédagogie et venir dire comment ça se passe dans leurs petits papiers et dans leurs lois qui sont toutes parfaites avec article machin et les statistiques et le truc mais que ça soit elle qui vient dire bah voila voila ce qui a foiré à telle étape voilà ce qu'il faut à rater l'étape voilà ce qu'il faut rater l'étape avec aussi c'est vrai par exemple elle elle veut reprendre du boulot mais je veux pas le reprendre à plein temps parce que si elle reprend à plein temps elle a calculé salut que baisser ses allocations donc il faut qu'elles trouvent du boulot mais qu'elle le trouve à mi temps avec une problématique qui est lié au gasoil au prix du gasoil facture et le grand débat je pense que ça devrait être ça d'abord s'il y avait un grand débat c'est vrai de donner deux heures non pas trois minutes alain à trois milieux à l'autre et puis tout ça mais que les institutions soient convoqués pour écouter katia ça serait ça mon grand débat est donc c'est plus pour retomber sur je veux du soleil mme mais je veux du soleil c'est un peu ça c'est donner la parole aux katia du pays en espérant que y ait des gens des institutions c'est à dire la classe intermédiaire à qui s'adresse nos livres nos films de journaux je pense pas qu'ils s'adressent massivement au gilet jaune aujourd'hui qui s'adresse massivement aux classes populaires peut-être un petit peu bonjour non mais je pense qu'il s'adresse à la classe intermédiaire et c'est pas inintéressant pourquoi parce que dans la crise aujourd'hui ce qui a manqué c'est la classe intermédiaire qui au fond s'est révélé solidaire de l'oligarchie par son abstention par son silence c'est la phrase de lénine répétera une situation pré révolutionnaire éclate lorsque ceux d'en haut ne peuvent plus ceux d'en bas ne veulent plus et ceux du milieu basque culte avec ceux d'en bas or dans la crise en cours pour l'instant la classe intermédiaire elle n'a pas basculé avec ses jambes à et au moins par cette inertie elles restent solidaires de ceux d'en haut et donc c'est ce qu'on doit opérer aujourd'hui notre travail avec le film salle par salle ville après ville lieu après lieu mais aussi dans les médias c'est d'opérer un décrochage de la classe intermédiaire d'avec l'oligarchie pourquoi comment en montrant que ces hommes et ces femmes c'est katia c'est cindy c'est marie convoi dans notre film ce sont nos semblables ce sont nos semblables ils nous ressemblent ils éprouvent les mêmes émotions se sont pas des bêtes tu as au fond je lui ai déjà dit mais là la politique de macron est une politique qui est presque plus que raciste c'était une politique où il ya les surhommes et les êtres inférieurs qui sont quasiment animalisés donc peu importe qui leur a bien il faut que la classe intermédiaire en voyant ce visage en entendant ses voix en ayant de l'affection ce deal mais ce sont mes semblables et ce sont eux qu'on mutile ce sont eux qu'on oppresse ce sont eux qui crèvent de faim je ne l'acceptent pas il ya un test qui est réalisée c'est dans le bouquin de wilkinson où on montre que si demain vient frapper à sa porte et que c'est un clochard qui complètement débraillé qui sans doute a dit non seulement besoin de secours mais tu vas très peu lui donnait juste assez pour t'en débarrasser ou rien du tout en revanche si c'est quelqu'un qui te ressemble tu vas tu vas te mettre à sa place et là tu vas donner bien davantage voilà ce qu'on doit réussir sur le plan politique on doit réussir à montrer que les gilet jaune les classes populaires les ouvriers les employés et bien ce sont les semblables de la classe intermédiaire et sa produisent pour demain une solidarité de fait c'est bien ça