Feux de forêts : Faut-il un bouclier économique pour les régions touchées par les incendies?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:38OuverteÉludée
Faut-il un véritable bouclier économique pour les régions touchées par les incendies ?
- 0:54OuverteRéponse directe
Vous avez perdu votre maison suite à l'incendie. Comment ça se passe avec votre assurance ?
- 2:59OuverteRéponse directe
Pour vous, est-ce nécessaire ce bouclier économique ?
- 5:58OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut, du coup, un véritable bouclier économique pour ces régions touchées par les incendies ?
- 6:59OuverteRéponse directe
Est-ce que vous trouvez les propositions du ministre suffisantes ?
- 7:27OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut vraiment ce bouclier économique ? Est-ce que c'est suffisant les annonces du ministre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16PrésentateurFait
« le gouvernement a annoncé plusieurs mesures d'urgence, notamment le report des cotisations URSAF jusqu'à 12 mois »
- 0:20PrésentateurFait
« le recours à l'activité partielle avec une prise en charge de moins 60% des salaires »
- 5:03Jean-Pierre FarandouFait
« Les instruments que je mobilise pour les entreprises, c'est ce qu'on appelle l'activité partielle. C'est une prise en charge de 60% du salaire pour que les salariés qui ne travaillaient plus n'ont plus de travail parce que leur entreprise a dû fermer. »
- 5:35Jean-Pierre FarandouChiffre
« pour ceux qui vont se déclarer au mois de juillet, il y a déjà 500 entreprises qui ont fait appel à ce dispositif »
- 5:40Jean-Pierre FarandouFait
« Les indemnités vont arriver début août »
- 6:14Guillaume GruatFait
« tous les campings qui ont été évacués n'ont pas le droit à l'assurance perte d'exploitation »
- 6:32Guillaume GruatChiffre
« un camping comme le mien, qui est à 200 emplacements, la semaine 25 au premier, c'est 100 000 euros en moins »
- 7:13Guillaume GruatChiffre
« sur le 40, l'OTR est plénère, c'est 65% des liens marchands »
- 10:15PrésentateurFait
« Il y a déjà quelques mécanismes qui existent. Il y a le fonds Barnier pour certains risques »
- 10:17PrésentateurChiffre
« Il y a le fonds Vert aussi. 837 millions d'euros en 2026 »
Temps de parole
- Présentateur34 %
- Invité15 %
- Invité 212 %
- Auditeur11 %
- Invité 310 %
- Présentateur 29 %
- Présentateur 36 %
- Présentateur 43 %
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Prévoix Sud Radio Les incendies qui frappent le Sud-Ouest ont déjà détruit des milliers d'hectares, entraîné des évacuations et mis à l'arrêt l'activité de nombreuses entreprises d'exploitation agricole et commerce pour aider les professionnels sinistrés. Le gouvernement a annoncé plusieurs mesures d'urgence, notamment le report des cotisations URSAF jusqu'à 12 mois, le recours à l'activité partielle avec une prise en charge de moins 60% des salaires. Et puis au-delà de l'urgence, posons-nous la question de la reconstruction économique. Justement, des territoires touchés.
Alors, selon vous, chers auditeurs de Sud Radio, vous allez sur Youtube, vous pouvez commenter, vous pouvez nous appeler, je le répète, au 0826 300 300. Faut-il un véritable bouclier économique pour les régions touchées par les incendies ? C'est une vraie question. Alors justement, on part au standard et on accueille Julien. Julien, vous nous appelez de le port, Jean Gironde. Bonjour Julien.
Oui, bonjour.
Alors Julien, vous avez perdu votre maison suite à l'incendie.
J'ai perdu ma maison.
Vous étiez propriétaire, mais pas résident. Mais on imagine que ça fait mal quand même.
Ah ben, c'est toute une vie qui disparaît. 10 ans de travaux, toutes ces économies.
Oui.
Voilà.
Et comment ça se passe avec votre assurance ?
Alors mon assurance, en voulant baisser ma cotisation, perdre ces jeux, ils m'ont carrément tout supprimé, tout ce qui était autour de la maison. Oui. Donc dépendance, piscine, garage, jardin, clôture, tout ce que vous voulez. Et pour économiser 10 euros par mois, ils m'ont fait tout perdre. Voilà.
C'est assez catastrophique quand on vous entend, on est de tout cœur avec vous. Est-ce qu'il y a une solution peut-être dans votre contrat si vous l'épluchez bien ? Comment vous vous projetez maintenant, Julien ?
Alors je suis avec un avocat pour les attaquer pour défaut de conseil. Parce que sur ma dépendance qu'ils m'ont désassuré en juillet, j'ai eu un sinistre en février 2026, pour exemple. Donc à quel moment un assureur vous enlève des assurances, surtout sur l'incendie, dans une zone qui est à risque, c'est pas possible.
C'est une vraie question.
C'est une vraie question. Le feu, il ne choisit pas. Le feu, il n'est pas sur votre terrain. Il ne se dit pas, tiens, le cabanon, il n'est pas garanti. On n'y va pas, quoi.
En même temps, vous gardez l'humour, vous gardez la pêche, Julien. Ça fait plaisir.
Bien sûr, il faut.
Bon, on vous souhaite bien du courage, en tout cas. Et puis si vous avez besoin, vous n'hésitez pas. Sud Radio, c'est votre antenne, vous le savez. On continue d'ailleurs avec notre auditeur Pascal, qui nous appelle de Blanquefort sur Briolence. Bonsoir, Pascal.
Bonsoir à toute l'équipe et surtout, super émission, comme d'habitude.
Ah, c'est gentil. Merci beaucoup, Pascal. Alors, Pascal...
De 7h du matin jusqu'à 23h, on écoute l'émission.
Vous aimez Sud Radio. Eh bien, nous, on vous aime. On aime nos auditeurs, nous. Alors, Pascal, vous, vous pensez que ce bouclier économique, je rappelle la question qu'on pose sur YouTube, faut-il un véritable bouclier économique pour les régions touchées par les incendies ? Pour vous, c'est nécessaire, justement, ce bouclier ?
Ah oui, mais bien sûr, bien sûr. Moi, j'ai eu une entreprise il y a quelques années. J'ai connu les problèmes financiers au moment de la première guerre du Golfe. Là, c'est beaucoup plus grave. Bon, là, c'était international. Là, c'est national. Et on sait comment sont les caisses sociales. On sait comment sont les impôts. Donc, si on ne fait pas ce bouclier économique, eh bien, il y en a beaucoup qui ne se relèveront pas et qui seront dans la misère. Donc, non, non, il faut vraiment que les élus nationaux, qu'on n'entend pas trop en ce moment, c'est bien dommage, bien que sur notre secteur...
On a une élue sur le plateau, là, qui a pris parole.
Non, non, mais tant mieux, tant mieux, tant mieux. Donc, nous, on en a un qui est très bien, c'est un ancien député qui a pris la mairie de Villeneuve sur l'autre. Voilà, Guillaume Le Perse, qui est super et qui ne fait pas mal. Oui, c'est vrai. Non, voilà, il faut un bouclier économique parce que si on ne fait pas ça, eh bien, ils vont se réperer et on ne pourra pas relancer. On a besoin de l'économie en France. Vous avez raison, Pascal. Ce n'est pas les fonctionnaires. Je ne suis pas méchant contre les fonctionnaires. Les fonctionnaires sont improductifs. Ils ne sont pas là pour produire. Donc, ça dépend des fonctionnaires.
On ne va pas faire de généralité, quand même.
Non, non, non, je dis bien que ça dépend des fonctionnaires. Mais voilà, non, mais il faut vraiment se brouiller. On vous a entendu. Excusez-moi, on est en retard.
Je suis obligée de vous couper. Je suis obligée de vous couper. On va écouter les annonces de notre ministre du Travail et des Solidarités, justement, Jean-Pierre Farandou, dans un instant, puisque lui, il nous a promis, il a promis au sinistre, notamment, par exemple, un échéancier de cotisation jusqu'à 12 mois. On écoute. Les instruments que je mobilise pour les entreprises, c'est ce qu'on appelle l'activité partielle. C'est une prise en charge de 60% du salaire pour que les salariés qui ne travaillaient plus n'ont plus de travail parce que leur entreprise a dû fermer. Comme on l'avait vu pendant le Covid.
Voilà, comme l'activité est trop réduite, voilà, on assure au moins 60% du salaire pour les salariés. C'est important. Donc, on aide les entreprises, finalement, à garder l'emploi, à garder les compétences parce que ça va s'arrêter. Donc, l'activité, elle va repartir à un moment donné. Donc, l'activité partielle est mise en place très rapidement pour les entreprises sinistrées, très rapidement aussi pour les entreprises évacuées, puisque, je veux dire, pour ceux qui vont se déclarer au mois de juillet, il y a déjà 500 entreprises qui ont fait appel à ce dispositif. Donc, les indemnités vont arriver début août. Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail et des Solidarités sur Sud Radio.
On accueille Guillaume Gruat qui est gérant du camping L'Arbre d'Or à Parentis-en-Borne et président du syndicat départemental de l'hôtellerie de plein air des Landes. Bonsoir, Guillaume.
Bonsoir à tous.
Alors, vous, qu'est-ce que vous en pensez, Guillaume ? Est-ce qu'il faut, du coup, un véritable bouclier économique pour ces régions touchées par les incendies ?
Il faut véritablement un bouclier. Effectivement, là, je parle au nom de nos campings landais. Bien sûr. Au nom de nos voisins du 33, qui sont dans une grosse panade, il faut savoir que tous les campings qui ont été évacués n'ont pas le droit à l'assurance perte d'exploitation, c'est-à-dire à l'assurance perte de chiffre d'affaires. Comment ça se fait ? Comment ça se fait ? Parce qu'il a fallu que nos campings, ils flambent pour avoir cette assurance, en fait.
D'accord.
Donc, là, aujourd'hui, un camping comme le mien, qui est à 200 emplacements, la semaine 25 au premier, c'est 100 000 euros en moins. C'est énorme. Et trois semaines comme ça pour un même camping comme le mien, c'est la cessation de paiement.
Et alors, quand vous écoutez Jean-Pierre Farandou et ses propositions, l'échéance de cotisation jusqu'à 12 mois, l'accompagnement personnalisé par l'URSSAF, le recours à l'activité partielle, la prise en charge d'au moins 60% des salaires, Est-ce que vous trouvez ça suffisant ?
Gentil, mais ça ne permet pas de rembourser les clients.
Ok, c'est entendu. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Non, non, là, notre profession est vraiment en péril. Il faut savoir que dans nos départements du 33 et du 40, par exemple, sur le 40, l'OTR est plénère, c'est 65% des liens marchands. Donc, imaginez la catastrophe économique sociale qu'il va y avoir derrière.
Oui, on imagine tout à fait. C'est pour ça qu'on en parle d'ailleurs. Qu'est-ce que vous en pensez, vous Thierry Blandinière ? Est-ce qu'il faut vraiment ce bouclier économique ? Est-ce que c'est suffisant les annonces du ministre ?
Le ministre, il fait son boulot de ministre. Il essaye de communiquer ce qu'il peut communiquer dans son budget aujourd'hui qui doit être limité, comme tous les ministres. Mais la question, c'est plutôt en amont. Je pense qu'il faut arriver à créer des fonds de réserve aux catastrophes naturelles qui sont insuffisants aujourd'hui. Là aussi, c'est une question d'anticipation et d'organisation. On est toujours en train de subir les situations. On n'arrive pas à avoir des fonds de réserve suffisamment organisés pour pouvoir répondre dans l'urgence, quelque part, à des situations comme ça qui sont dramatiques. Et donc ça, il y a le système d'assurance.
Et puis, il y a avoir des systèmes d'assurance contre-garantie par l'État ou par l'Europe qui permettent d'avoir une cagnotte qu'on active ou qu'on n'active pas. Dans le monde agricole, on a connu ça. Catastrophe naturelle. Donc, quelque part, d'abord, je ne sais pas si ça n'existe pas. Peut-être que ça existe déjà. Mais en tout cas, on n'en parle pas. Mais ça, c'est plutôt à l'échelle des solidarités européennes. Ça, c'est une politique européenne qui doit protéger ou une politique française qui doit protéger. C'est ça. La capacité à organiser des fonds de réserve en amont et de travailler avec l'assurance privée qui assure et qui contre-garantie sur les actifs amont publics.
Donc, ça, c'est des outils qui existent aux États-Unis. Ça existe dans l'organisation agricole. Ça s'appelle le Farm Bill. C'est un système assurantiel qui est garanti par l'État américain et qui apporte des aides.
Et pourquoi ça n'existe pas ici encore, alors ?
Parce qu'on ne l'a pas pensé comme ça. On dissocie les politiques publiques des politiques privées. Il n'y a pas d'articulation des effets de vie entre les deux. Donc, moi, je pense qu'il y a un vrai sujet. Mais pas que sur ce sujet-là, mais globalement, sur comment penser la sécurité en Europe.
Rosy Bordet. Je pense, oui. En effet, il faut un fonds, je pense, d'urgence pour les commerçants, pour les entrepreneurs. Parce que j'ai bien entendu ce qu'a dit notre ministre. Mais là, pour demain, comment vont faire ces entreprises qui ont tout perdu ? C'est vraiment l'effet domino, c'est-à-dire un restaurant qui ferme, qui a brûlé, qui ferme. Derrière, il y a donc le personnel. Il y a aussi les fournisseurs. Donc, c'est vraiment, c'est de catastrophe en catastrophe. Donc, ces gens-là, je vois bien, il dit qu'il va, comment dire, déporter sur 12 mois pour payer. Mais déjà, d'ici 12 mois, comment ils vont se refaire à une trésorerie ?
Donc ça, je n'ai pris qu'un exemple sur la restauration. Mais vous imaginez, pour les autres entreprises... Finalement, si on résume ce que vous dites, ce n'est pas assez, quoi. Non, ce n'est pas assez. Et c'est vraiment la panade pour toutes ces personnes. Non seulement, ils ont perdu parfois leur maison. Ils vont perdre leur bien. C'est quelquefois une vie de travail, d'investissement aussi. Et voilà. Donc, derrière, il y a aussi les salariés. Il y a les fournisseurs. Et on sait très bien. Donc, ça va se décliner. L'effet domino va être là. Il y a déjà quelques mécanismes qui existent. Il y a le fonds Barnier pour certains risques. Il y a le fonds Vert aussi. 837 millions d'euros en 2026.
Les aident aussi au renouvellement des forêts et à leur résilience. Bon, Guillaume Grua, on revient vers vous. Selon Nicolas Daio, le mois d'août, il représente environ 40% du chiffre d'affaires annuel des campings. Est-ce que c'est votre cas aussi ?
Moi, le mois d'août, ça représente, pour mon camping en tout cas, 60% de l'année.
Ouais, 60% carrément. Et là, vous avez... Ouais.
Mais là, attention. Moi, j'ai eu la chance de pouvoir réouvrir hier.
D'accord.
Je ne vous cache pas que... Vous avez un peu de monde ? C'est, on va dire, un camping qui commence à se re-remplir, quoi, parce qu'il a été vidé. Donc, moi, je suis chanceux, même dans mon malheur. Je perds une semaine, je perds une semaine. C'est vrai qu'une semaine, c'est mieux qu'un mois, oui. Effectivement. Au lieu que ça soit 400 000, c'est 100 000. Ou voire un peu plus. Mais actuellement, j'ai des collègues sur Biscayros qui sont encore évacués, qui ne peuvent pas ouvrir. Donc, voilà.
Et puis, il y a aussi ceux qui ont perdu, par exemple, le camping de l'âge 4 Ferret, aux couleurs du ferret, qui a brûlé complètement.
Je suis très inquiet pour eux, effectivement. Parce qu'ils ont un camping, on est en réunion avec eux il y a trois jours, ils ont un camping qui a brûlé, l'autre camping évacué. Je n'ose même pas... L'état psychologiste de ce genre-là, franchement, je suis...
Écoutez, en tout cas, vraiment, on ne peut pas dire autre chose qu'on est de tout cœur avec vous, Guillaume Gruat. On vous remercie vraiment pour votre témoignage. Je rappelle que vous êtes gérant du camping L'Arbre d'Or, c'est à Parentis-en-Borne. Si vous avez envie d'aller à Parentis-en-Borne, vous réservez à L'Arbre d'Or. Parce que comme ça, vous aidez Guillaume Gruat et son camping. Merci beaucoup. Un point sur les commentaires avec vous, Quentin Solé. Et oui, puisqu'on vous pose cette question sur notre chaîne YouTube. Faut-il un véritable bouclier économique pour les régions touchées par les incendies ? Et vous répondez oui à 88%. C'est un sondage très clair.
Beaucoup de commentaires également. On a Francis qui s'interroge. Un bouclier économique, oui. Mais qui va payer ? On a Philippe qui le rejoint. On risque d'avoir encore de nouvelles taxes, dit-il. Et on a Xavier qui nous dit, investissons déjà de l'argent pour la sécurité civile. Pas faux. Merci beaucoup, Quentin Solé. Vous restez avec nous, chers auditrices, chers auditeurs. L'émission n'est pas terminée. On est encore ensemble une bonne demi-heure. Et puis ça continue après 19h. Vous le savez, dans un instant, on va changer un peu de sujet avec le coup de fil de l'été. D'ailleurs, on va parler d'un record de ponte. Alors, de quoi ? Vous allez voir. A tout de suite. 17h20. 17h20.