Nicolas Mayer-Rossignol : "Des membres du PS ont été attaqués parce que certains sont juifs"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Vous avez défilé à Dunkerque, mais que s'est-il passé à Paris le 1er mai ?
- 0:30OuverteRéponse directe
Ces agresseurs cagoulés, quels slogans scandaient-ils ?
- 2:30RelanceRéponse partielle
Est-ce que LFI a une part de responsabilité dans cette agression ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Les écologistes sont-ils complaisants selon vous ?
- 6:30OuverteRéponse partielle
Quelle promesse faites-vous aux salariés d'ArcelorMittal menacés ?
- 8:30FerméeRéponse directe
Faut-il supprimer l'abattement fiscal des retraités ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Nicolas Mayer-RossignolFait
« La France, l'État a des participations à la société française des Jeux ou dans des casinos peut-être qu'il peut se soucier d'industrie stratégique. »
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[Musique] Jean-Jacques Bourdin, Nicolas Mayer Rossillol, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous.
Vous êtes maire de Rouan, Jolieville Rouan et candidat au poste de premier secrétaire du Parti socialiste. C'est pour le mois de juin 13 14 15, c'est ça ? Oui, c'est ça.
C'est ça. On en parlera tout à l'heure. Mais si nous revenions sur le 1er mai, vous avez défilé hier.
Non, vous étiez à Dunker et j'ai défilé à Dkererk. Vous avez défilé à Dquerk. Je vais revenir sur Derk et sur Arcelor Mital.
Mais je vais commencer. avec ce qui s'est passé à Paris. À Paris, des militants socialistes euh des élus, des sympathisants socialistes étaient dans le défilé du 1er mai.
Et que s'est-il passé exactement ? Vous avez des informations ? Évidemment, racontez-nous.
Oui, vous avez raison. Il s'est passé quelque chose de de très grave en réalité. Comme chaque année, les socialistes étaient présents au défilé du 1er mai à Paris, en particulier les socialistes de Paris, je pense notamment à l'amia et la rage qui est la première des socialistes à Paris.
Il y avit un stand voilà, il y avait des militants, des élus. Alors, je précise he de toutes les sensibilités du Parti socialiste. Il y avait Emmanuel Grégoire, il y avait Marafovic, il y avait bref, il y avait Arnaud Simion, il y avait Chloé Ridel, il y avait tout le monde.
Jérôme Gage et Jérôme Ge. Non mais je le précise parce qu'on on parle beaucoup de Jérôme et on a raison parce que c'est absolument grave. Il était pas seul.
Il y a eu une agression qui a concerné plusieurs socialistes, compris des militants anonymes entre guillemets. Il y a eu d'abord des insultes, bon vous me direz c'est pas la première fois, des menaces verbales et puis sont arrivés des lâches en cagoulé vêtus de noir qui ont carrément agressé physiquement et bien les militants et les élus socialistes. Pourquoi ?
Il faut le dire. Un parce qu'ils sont socialistes et de parce que certains d'entre eux sont juifs. Voilà, c'est ça qui s'est passé.
Tir de mortier. Tir de mortier, monsieur Bourdin. Tir de mortier.
Et on a des copains et des élus euh qui euh dont certains se sont retrouvés aux urgences qui ont été blessés. Ça aurait pu être extrêmement grave physiquement. Donc moi, je dis les choses très clairement.
Ça n'est absolument pas acceptable. Et ce qui est encore moins acceptable, c'est qu'on est encore à cette heure des partis politiques qui ne condonnent pas clairement. Moi, je dis très simplement que tous les élus et tous les militants ont droit dans une démocratie normale et saine à pouvoir s'exprimer en forceurie le jour de la fête des travailleurs librement, pacifiquement.
C'est ce qu'on a fait à Dinquer que j'étais avec François Ruffin, avec Olivier Fort, avec Boris Val, ça s'est très bien passé pour défendre les salariés d'harceloral. Bon là c'est extrêmement grave et il faut dire les choses. C'est mu par deux raisons parce que nous sommes socialistes et parce que certains d'entre nous sont juifs.
C'est absolument scandaleux. Alors ces agresseurs lâchent comme vous dites habillés de noir on scand on criait des slogans, des insultes. Qu'est-ce qu'il disait ?
Encore une fois, il y a eu deux phases. Des personnes non cagoulées qu'on peut donc identifier qui ont insulté. C'était déjà arrivé quelques jours avant au moment de l'hommage à Abouakar Sissé et en particulier Jérôme Gage là aussi avait été insulté puis finalement exfiltré.
Bon oui, bien sûr, il y a eu des insultes très clairs et et à caractère antisémite. C'est du racisme. Bah, c'est de l'antisémitisme bien sûr.
Et c'est du délite Stalgul vis-à-vis des socialistes parce qu'il y a les deux. Il y a les deux. Les socialistes se font agresser parce qu'ils sont socialistes, parce que on entend PS partitionniste.
Enfin, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Nous combattons Benjamin Netaniaou, nous défendons un état palestinien et une solution à deux états. Nous sommes très clairs, mais nous taxer comme ça en nous insultant, nous agressant, c'est absolument inacceptable.
Et ensuite sont arrivés des personnes cagoulées, donc des lâches parce qu'en réalité ils se cachent, ils ne servent aucunement la cause des travailleurs. Et qu'est-ce qui s'est passé derrière ? agression et menace physique avec des militants et des élus socialistes qui franchement se sont retrouvés en grand danger.
Alors vous faisz allusion à ceux qui n'ont pas condamné. LFI n'a pas condamné. Vous l'avez remarqué comme moi.
LFI fait du LFI, c'est-à-dire nous condamnons toutes les formes de violence et cetera. Je n'ai pas vu de marques clair de soutien particulièrement à zéro. Est-ce que Est-ce que ils sont responsables ?
Est-ce que quelque part ils ont une part de responsabilité sur cette agression, pas que celle-là d'ailleurs, sur le sentiment, sur le le la comment dire sur le le point de vue qu'on peut avoir certaines fois à gauche du Parti socialiste. Je veux être très précis. Moi, je ne fais pas d'amalgame et donc quand il y a une affaire aussi grave que celle-là, c'est à la justice d'identifier les fauteurs de tr les ass et et Olivier Fort a déposé plainte pour le Parti socialiste comme nous l'avions demandé, Boris Valot pour les pour les députés puisqu'il est président du groupe et la MAGE pour les socialistes de Paris.
Et c'est très bien et je salue cette action et nous sommes évidemment socialistes solidaires là-dessus mais ce que je veux dire sans faire d'amalgame du tout Oui. C'est qu'il y a un climat. Il y a un climat et il y a clairement des partis politiques et effectivement notamment LFI avec une certaine ambigué de la part d'autres partis politique à gauche.
Vous pensez aux écologistes qui qui sont avec une certaine complaisance voir qui volontairement sont dans une stratégie de fracturation qui l'assument d'ailleurs, ils le disent de la société et du débat et de fracturation et de brutalisation du débat public. Et moi je dis une chose très claire, je le dis depuis toujours à vrai dire, les socialistes en particulier, la gauche en général doit sortir de cela. C'est ce que je défends au sein du Parti socialiste.
C'est ce que je défends pour toute la gauche. La gauche ne redeviendra crédible ne redeviendra crédible aux yeux des Français que quand elle aura rompu avec ce type de pratique et que quand elle sera absolument claire et ferme et exigeante sur les valeurs démocratiques et républicaines. Est-ce que vous dites que les écologistes sont complaisants ?
Oui. Non, je je vais être clair. Marine Tondolier Marine Tondelier est-elle complaisante ?
Marel a a eu une réponse ou plutôt une non réponse pleine de sous-entendu sur une autre radio. Oui, elle s'est exprimée ce matin par un tweet pour apporter ses excuses d'ontct. Donc je veux pas entretenir de polémique.
Je dis juste qu'il faut regarder l'avenir. Moi je suis un responsable politique. Je suis impliqué dans un congrès.
Je souhaite que la gauche soit réorienté. Voilà une des raisons principales. Il faut absolument sortir de cela.
Et la ligne que nous nous portons, elle est très claire. On sort de ça, la gauche et le Parti socialiste doit être clairement à gauche, bien sûr, mais clairement républicain, laïque et refuser toute forme de compromission ou d'ambiguïté sur les violences que soit verbal ou physique. Venir, je vais y venir.
Je vais venir à Dquerk, à Arsellol, Arcelor. Mais une dernière question concernant ces manifestations, est-ce que les drapeaux palestiniens leur place dans le défilé du 1er mai ? On peut l'expression publique est libre formellement.
Après, je vais vous dire, je pense que cette cette façon de récupérer d'une certaine manière ne sert pas la cause ni palestinienne ni celle des travailleurs. Le 1er mai, c'est la journée des travailleurs. Il s'agit pas nécessairement de tout séparer, mais on n'est pas non plus obligé de tout mélanger.
Et quand j'entends un certain nombre de slogans, on voit bien que il y a une forme de manipulation qui consiste à utiliser la journée du 1er mai des travailleurs pour porter d'autres messages politiques. L'expression, je viens de le dire, dans notre démocratie, l'expression publique est libre. Donc cela ne me choque pas mais je pense que c'est une erreur.
Alors Nicolas Mayer Rossignol, vous étiez donc à Dquerkque auprès des salariés d'harcelleurs qui sont menacés. Euh en fait, il y a 400 postes qui sont menacés de suppression. Euh 661 euh mais il y a des reclassements.
Enfin bon, en fait c'est c'est 400 postes. Bon, vous étiez à Dquerque avec euh euh toute la gauche, sauf les filles si il y avait trouvé, il y avait trouvé. Oui, effectivement de D les filles mais moi je me souviens d'une image celle de François Hollande sur le toit d'une camionnette à Florange qui voulait sauver Harcelor déjà et et les salariés d'Arscelor et ça n'avait pas donné grand-chose.
Les promesses n'avaient pas été tenues. Vous politiques, vous allez sur place. Quelle promesse faites-vous ce matin ce matin aux salariés d'Arscor qui sont menacés dans leur boulot ?
Moi, je fais pas de promesse. Vous savez, moi je suis maire d'une ville qui ressemble Oui. à certains égards à Dkerk.
Oui, c'est aussi une ville comme d'querc portuaire. C'est aussi comme d'unquerc une ville ouvrière industrielle. Moi, j'ai connu la fermeture de la raffinerie Petrop.
J'ai connu et en ce moment même les difficultés de l'ubriol. Donc, je sais exactement de quoi il s'agit. Et moi, les ouvriers des usines, je les côtoie au quotidien dans la rue à Rouan.
Vous les avez laissé, vous les avez abandonné au profit du Rassemblement national, les oreilles des usines, la gauche en partie. Je suis pas d'accord avec vous. Sinon, on serait plus élu.
Sinon, on serait plus. Moi, je suis maire de cette ville. Donc ces sujets-là, on les traite au quotidien et vous avez raison de dire qu'il faut pas faire de promesses.
Moi, je ne suis pas là pour faire des promesses. Par contre, ce que l'on peut dire, et c'est ce que j'ai dit hier à Dinquer, comme je le dis à Rouan, c'est qu'on n'a pas tout essayé face à ces situations. C'est qu'il y a des outils qui existent et que le volontarisme politique, il a ses limites, bien sûr, mais il peut faire des choses.
Je vais vous donner des exemples concrets. Moi à Rouan, on avait une papetterie qui s'appelle Chapelle d'Arblé, Florenton de l'économie circulaire bien connu, papier 100 % recyclé. Son propriétaire voulait la vendre.
Pourquoi ? Pour la détruire, pour la démanteler, pour éviter que la concurrence la reprenne. Pas d'avenir industriel.
Bah nous, on l'a racheté pendant 24 heures. J'étais pas petit moi. Pourquoi faire ?
Pour pouvoir la revendre à un autre industriel pour orienter son avenir. Cet outil, il avait jamais été utilisé avant en France. Pourtant, il existe autre exemple en Europe, aux frontières de l'Europe, des taxes sur des produits qui ne correspondent pas à nos normes écologique notamment parce qu'on sait très bien que l'acier, il est utile, il est produit notamment en Chine, c'est le premier producteur dans des conditions qui sont pas du tout celles européennes.
C'est ce que demande d'ailleurs Mital et d'autres assiistes qui sont en Europe. On peut agir au niveau national, vous me dites pas, je parle pas de Miss Tutelle. En revanche, c'est une proposition de loi socialiste, la missutelle de l'État.
Oui, moi ce que j' en parlant, on dit peut-être la même chose. Moi je parle de nationalisation temporaire et vous allez me dire mais c'est une promesse irréaliste. Non.
Qu'est-ce qu' font qu'est-ce qu'on fait les États-Unis d'Amérique avec Général Motors après 2008 ? Bah ils ont fait ça exactement. Les lois qui viennent de passer au Royaume-Uni permettent ça exactement.
Qu'est-ce qu'a fait l'Allemagne ? Exactement ça. Je dis une chose simple.
Si c'est fait en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis, c'est pas les pays euh les plus communistes ou soviétiques du monde. Ils sont plutôt réputés libéraux. Si c'est fait en Allemagne, au Royaume-Uni, aux États-Unis, pourquoi ça serait pas fait en France ?
Donc, il faut pas le faire n'importe comment. Mais la France, l'État a des participations à la société française des Jeux ou dans des casinos peut-être qu'il peut se soucier d'industrie stratégique. Et l'acier, c'est absolument stratégique.
On parle d'économie de défense, d'économie de guerre. Si vous avez pas l'acier, vous avez rien. Donc voilà, il s'agit pas de faire des fausses promesses, mais il s'agit de tenir ses engagements.
Les outils existent encore faut-il du volontarisme politique. Alors Nicolas Maer Rossignol, puisque nous parlons travail hier 1er mai, fait du travail enfin non c'est fête des travailleurs. C'est pas tout à fait pareil parce que on raccourcit fête du travail, fête des travailleurs.
Vous avez raison. Euh malgré euh toute la la couverture médiatique, il y a eu quand même des contrôles dans certaines boulangeries à Paris et certains boulangers ont été verbalisés parce qu'ils faisaient travailler euh des salariés qui étaient volontaires. Vous trouvez ça normal ou pas ?
Ah, c'est toujours le même euh débat entre la règle générale et et les exceptions. Moi, je suis pour honnêtement hein, je je suis plutôt pour de la souplesse et pour des débats. Je je pense que il faut il faut essépargner des des polémiques.
Ensuite, le 1er mai, il y a un principe quand même, c'est un principe de fait des travailleurs et de donner à ce jour une forme de sanctuarisation pour justement permettre les défilés qui devraient être pacifiques, pour permettre aussi le débat politique dans le bon sens du terme sur les questions liées au travail. On pourrait parler des retraites, on pourrait parler des cotisations, on pourrait parler la durée de travail, il y a beaucoup de sujets. Voilà.
Donc bon, je vois bien la polémique là-dessus. Je pense qu'on aurait pu s'épargner cette polémique et mettre un tout petit peu de souplesse. Voilà.
Bien. Euh polémique et débat plutôt que polémique autour des retraités en France. Alors je vous pose la question directement.
Vous allez me dire ce que vous en pensez. Faut-il supprimer les 10 % d'abotement fiscal dont bénéficient les retraités ? Non, il ne faut pas supprimer pour répondre précisément à votre question.
Je je suis précis. Oui. Et en fait votre question part d'un présupposé je crois que je vais expliciter, c'est que les la situation des finances de l'État est catastrophique.
Il y a un déficit terrible. La dette a explosé. Oui, mais faut quand même le dire.
C'est même parce que des fois on donne des leçons à la gauche. Moi je suis mère, je dois gérer plus d'un milliard d'euros d'argent public. Si j'étais si j'avais mis mon territoire dans la même situation budgétaire, je peux vous dire que j'en entendrais pas.
Non mais attendez, vous êtes maire, on vous demande des économies, c'est vrai en tant que maire. Mais moi je vais vous poser une question. Depuis 10 ans, combien de fonctionnaires avez-vous embauché à la mairie ?
Est-ce que est-ce que les effectifs ont progressé à la mairie de Rour ? Ils n'ont pas particulièrement progressé. Ils ont augmenté dans des domaines spécifiques, je peux vous le dire, la police municipale et les bibliothèques.
Mais ils ont globalement augmenté quand même. Oui, bien sûr. Mais vous savez quelle est la part de la dette des collectivités loun fortune à l'état.
Je je vous réponds très pr Non, non, mais ne faisons attention à ne pas colporter des idées qui sont inexactes. Qui est en déficit ? Les collectivités.
Non, elles n'ont même pas le droit de faire un déficit. Si je vote un budget en déficit, je vais en prison. L'État est en déficit depuis 40 ans.
Qui fait de la dette ? La dette publique en France, collectivité locale, État et aussi hospitalier. Bon 90 % de la dette en France, c'est l'État.
Les collectivités tout compris. Moins de 10 % absolument vérifié moins de 10 % la dette c'est les collectivités. Ah non, je suis ab je vous invite à vérifier vérifier.
Je serais heureux de vous payer un verre si je me suis trompé. Je vous assure que c'est exactement la vérité. en terrasse où vous voulez en terce à condition que ce soit monsieur Bourdin non je suis très précis et je redeviens sérieux moins de 10 % donc il est faux d'imputer la situation budgétaire aux collectivités locales maintenant revenons au sujet sur les retraités je suis contre la suppression de cet abattement en général en revanche ce qui est vrai c'est que aujourd'hui vous avez un plafonnement sur cet abonnement qui sur cet abattement pardon qui est élevé et donc des retraités c'est une proportion minoritaire mais des des retraités qui ont une très haute retraite profitent finalement au détriment des autres retraités de cet abattement.
On pourrait baisser, je comprends le plafond sur cet abattement de façon que les personnes qui ont des retraites normales, moyennes ou à forceurie modeste, ça ne changerait rien pour ell alors que celles et ceux qui ont des retraites beaucoup plus confortables, bah auraient un abattement un peu plus faible. Voilà, c'est tout simple. Après, il faut trouver le curseur mais c'est faisable et ça rapporter des milliards quand même hein parce qu'on parle de sujets qui qui au final touchent des milliards d'euros.
Est-ce que vous regarderez les cahiers de doléance après les gilets jaunes qui sont d'ailleurs rendus publs ? Là euh c'était euh euh Oui. Enfin vous demande de notre part une promesse quand même. 2018 on est en 2025 hein.
Oui. Le grand débat c'est accessible maintenant. Quatre thèmes se sont dégagés.
Pouvoir d'achat, éducation, économie, santé. Bien avant l'immigration et bien avant l'insécurité. Même si l'insécurité aujourd'hui au quotidien, vous le savez vous à Rouan parce que vous êtes confronté comme ailleurs au trafic de drogue au narcotrafic et je vous remercie de dire que les maires de gauche se coltinent ces sujets tous les jours.
Absolument. Évidemment. Évidemment.
Mais je je suis étonné pouvoir d'achat, éducation, économie, santé. Euh je ne trouve pas que la gauche se soit emparée de ces sujets depuis quelques années. Et je suis obligé de dire que vous avez partiellement raison.
Ben oui et notamment pour ma famille polique explique ce qui explique par exemple un score catastrophique à la dernière présidentielle. Plus exactement, je pense qu'il y a un paradoxe parce qu'on vient de le dire pour la sécurité mais c'est vrai aussi pour ces sujets. Au quotidien, vous avez beaucoup de personnalités de gauche, vais parler pour les socialistes, des maires des parlementaires qui travaillent sur ces sujets.
Guillaume Garot en ce moment proposition de loi sur la santé. Vous la soutenez bien sûr. Si si je prends euh si je prends Philippe Brun, les mamans solo, les questions de pouvoir d'achat pour les familles monoparentale et en pratique c'est souvent des femmes, on le sait bien.
Bon donc ce que je veux dire c'est qu'il y a un paradoxe parce que d'un côté vous avez des individualités, moi je travaille tous les jours comme Michel de la Fusse à Montpellier par exemple sur les mobilités, la gratuité des transports, sur la sécurité, des sujets qui sont au cœur des préoccupations notamment des gilets jaunes. Mais là où vous avez pas tort, c'est que au niveau national, notre famille politique n'est pas vue, c'est peut-être injuste mais c'est vrai, c'est comme ça, n'est pas vu comme parce que nous n'avons pas réussi à faire équipe, à montrer une ligne commune, à porter dans le paysage médiatique une offre très claire, crédible par rapport à n'importe quoi. parce que vous avez cultivé l'ambiguïté par exemple avec LFI qui parle sans cesse de problèmes communautaires et euh de problème palestinien ou autres qui importe qui importe une guerre sur le territoire français.
C'est à cause de ça je je dirais c'est parce que il y a eu une ambiguïté. Moi je je ne cherche pas à mettre les responsabilités sur les autres. Je dis juste que si c'est la responsabilité du premier secrétaire Olivier Fort.
Je suis pas en train d'attaquer qui que ce soit. Je dis juste que si moi je suis vous voilà si vous voulez je suis son concurrent plus exactement je je je non mais je veux être précis je dis juste une chose simple le parti socialiste il doit bosser on a des militants, on a des élus locaux on a des parlementaires qui individuellement ont plein d'idées ont plein d'expérience ils n'ont pas été suffisamment écoutés ils n'ont pas été suffisamment valorisés on a la matière et le rôle d'un parti politique c'est pas juste d'être un outil de propulsion électorale ou de faire des accords électoraux si important soit-il c'est d'abord fort de bosser et de proposer une vision, un projet et des réponses concrètes aux attentes concrètes de nos concitoyens. Moi, je suis maire, je suis un élu de terrain.
Les gens, ils me demandent pas des grands discours, ils me demandent des propositions concrètes crédibles crédibles, pas des grandes promesses comme vous le disiez tout à l'heure qui répondent à leurs inquiétudes et à leurs aspirations au quotidien. Je rappelle que ce sont les élus plébiscités par les Français les maires Nicolas Mayer Rossignol, aucune alliance électorale avec LFI ni au municipal ni à la présidentielle. Voilà ça c'est ça.
Vous êtes clair vous ? C'est clair, c'est net, c'est précis. Oui, je peux pas être plus clair.
On a besoin de cette clarté. Encore une fois, on peut trouver ça injuste. Peu importe, les Français considèrent qu'on est flou.
Et moi, je suis antiflou. Voilà, je veux de la clarté. Donc oui, vous ce que vous venez de dire exactement.
Notre ligne, elle est claire. C'est d'ailleurs la ligne que nous portons depuis toujours. Elle est claire, elle est nette, elle est précise.
Oui. Mais euh euh très bien. Donc à la mairie de Rouan, vous serez candidat à la mairie de Rouan.
C'est pas décidé encore. Qu'est-ce qui vous fait hésiter ? Non, c'est pas que ça me fait euh hésiter, c'est que c'est pas le sujet du moment, surtout la décision viendra au moment opportun.
Voilà. Mais quand on est attaché à une ville, on a envie de continuer, non ? Oui.
Oui. Oui. Bon, après, vous savez sans doute ma situation de santé.
Il y a quelques incertitudes. Voilà. Mais évidemment que j'ai envie de continuer si c'est ça votre question.
J'adore ma ville, j'adore les ranaises et les Roanais. Je suis très fier de ce qu'on fait ensemble. Je pense que la ville aujourd'hui, on gagne des habitants, on gagne des étudiants, on gagne des touristes.
Le commerce centrre-ville et ce bas est extrêmement dynamique. Voilà, on est très fier ensemble. Bien sûr qu'il y a aussi des difficultés, hein, mais je je ce n'est pas le moment de voilà d'annoncer une candidature.
Bon, votre santé va bien. Vous avez rendu public, vous avez rendu public magnifiquement suivi. Vous parliez de santé tout à l'heure pour les gilets jaunes.
Magnifiquement et et je les remercie tous les jours suivis par le CSU, l'hôpital public de Rouan. euh qui je peux vous dire est souvent dans de grandes difficultés, notamment les urgences avec un personnel dévoué absolument incroyable. Alors euh Nicolas Mayer Rossignol euh je regardais des enquêtes d'opinion qui sont sorties hier qui disent que la gauche unie avec Lfi gauche unie sans Lfi.
Oui, enfin elle perd. Ah ah oui, elle perd mais elle est au second tour avec Lfi, me semble-t-il. Je crois je crois que vous faites référence à un sondage qui vient de sortir.
Mais oui, mais c'est un sondage sans nom, monsieur Bourdin. Ah bon ? Mais oui, un sondage sans nom.
Je sais pas d'où il vient, mais vous avez déjà vu des sondages sans nom vous ? Enfin, faut être sérieux. Quand on fait une élection, pensez vous pensez que élection làdessous.
Non, j'en sais rien. Je dis pas ça. Je dis juste que vous avez deux élections en France où la personnalité est extrêmement importante pour déterminer le résultat.
Ce sont les élections municipales, comprends bien les maires bon. Et l'élection présidentielle. Donc faire un sondage sur l'élection présidentielle sans nom si vous voulez.
Bon, laissez-moi juste sourire. 2026 2027 c'est deux élections municipales. C'est pour la gauche, c'est essentiel cette municipale là.
Je vous remercie de dire ça parce que moi j'entends beaucoup de gens qui me parlent que de la présidentielle. Alors moi je dis un truc tout simple et les militants je pense l'entendent très bien, c'est que avant l'élection présidentielle avant l'élection présidentielle, il y a un truc qui s'appelle les élections municipales et que si nous perdions la gauche les socialistes singulièrement puisqu'on est maire dans un certain nombre de villes, bon ces élections là, je pense à Paris, je pense à Lille, je pense à beaucoup d'autres villes, Montpellier bien sûr ou j'espère que Michaell de la fausse et je souhaite qu'il gagne et il a tout le talent pour cela et toute l'expérience. Bon euh si on perdait par malheur ces élections municipales, mais enfin vous oubliez tout le reste.
Donc je voudrais que ma famille politique se concentre sur l'essentiel. Les militants nous le disent, la priorité, moi je vais dans les assemblées générales des militants socialistes. Qu'est-ce qu'ils me disent ?
Ben bizarrement, il me parlent pas tellement de la présidentielle, de l'Union, de tout ça. Ils me disent d'abord les élections municipales. Moi, je suis maire.
Je sais que c'est d'abord ça la priorité. Alors, je termine 13 14 juin, Nancy, le congrès du PS. trois motions essentielles, trois motions, celle d'Olivier Fort, la vôtre et celle de Boris Vallot.
Est-ce que Boris Valallot pourrait vous rejoindre après ce avant plutôt ce congrès ? Bah en tout cas, je je le souhaite. Discutez avec lui.
Oui. Oui, bien sûr. Mais on discute avec tout, vous savez, il y a pas de Oui.
Non, d'accord. Enfin, si votre question c'est est-ce qu'on se parle tous coalition Nicolas Mayer Rossignol, Boris Vallot pourrait voir le jour le je je vous pour battre pour battre Olivier Fort. Non mais non mais le sujet c'est pas battre Olivier fortime c'est peut-être la conséquence mais non posons le débat au bon niveau.
On est dans une situation grave le moment est grave. On vient d'en parler on n pas parlé du contexte géopolitique qui est terrible. Oui.
Bon, la question pour le Parti socialiste, c'est pour moi c'est simple, c'est on est content de l'état de la gauche actuellement, de l'état du Parti socialiste actuellement, alors il faut pas changer. Moi, je ne suis pas satisfait de l'État de la gauche et du Parti socialiste aujourd'hui. Je pense qu'on doit retrouver, on l'a dit, un Parti socialiste clair, clair sur ses valeurs, un Parti socialiste qui bosse, qui travaille.
Et donc nous, on propose ce changement et cette clarté. Toutes celles et ceux, Boris Valallot comme d'autres qui souhaitent ce changement doivent se poser la question : "Est-ce qu'on veut le changement ou pas Nous, on veut le changement et la clarté. Il faut enfin retrouver une ligne clairement à gauche, clairement populaire et clairement républicaine.
Est-ce que François Hollande vous soutient ? Ah ben faut faut lui demander. Mais encore une fois, vous s engagé pour l'instant.
Non. Ah ben je sais je sais pas moi, ça fait très très longtemps que je n'ai pas parlé à François à François Hollande mais encore une fois, il y a une nouvelle génération, vous savez moi j'ai une équipe. Oui, c'est fini.
François Hollande quoi. Oui, c'est un ancien c'est un ancien président du passé quoi. Je n'ai pas dit ça.
Je pense que sa lecture sur les questions Non, je vous réponds. C'est un ancien président de la République et tous les mots comptent. Ancien président de la République.
Voilà, il y a une nouvelle génération, Karim Boamran, Philippe Brunin, Carole Delga, Valérie Rabo, Jérôme Gegge. Voilà, ça c'est notre équipe. Ça a quand même de la gueule.
Il y a une dream team là et on peut le changement et on peut la clarté. Alors allons-y. Bien.
Nicolas Mayer Rossignol, merci. 8h58, vous êtes sur Sud Radio.