Gad Elmaleh, Michel Boujenah & Alex Lutz : Fils poule - C à Vous - 02/07/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
- Ne panique pas. Si tu paniques...
Ca y est, tout droit, direction le village. Nickel. Il va vers le village. - A.-E.Lemoine: Les enfants, la table!
Ca discute... - G.Elmaleh: Il me disait qu'il voyait son fils après.
Je lui ai demandé quel âge il avait. Il me dit "25 ans", mais il ne m'a pas dit "et le tien?" - A.-E.Lemoine: Je ne vais pas parler qu'à mes téléspectateurs... - M.Boujenah: Il est grand-père. - A.-E.Lemoine: Je sais.
On en a parlé. Ce dossier a été traité à "C à vous". J'en suis à la fiche 93...
Bienvenue à notre table pour déguster une aubergine confite, avec un ketchup de cerises et une salade de cerises agrémentée de pistaches. Pas de titre pour ce spectacle. - A.Lutz: Celui-là on l'aura peut-être, mais il est en train de se fabriquer.
Ce sera au Cirque d'Hiver. Je rêvais de faire cette salle. - A.-E.Lemoine: C'est bien pour un cheval, en plus, non? - A.Lutz: Ouais, c'est plus sympa pour lui. - A.-E.Lemoine: Messieurs...
Il sera rock, ce spectacle? - A.Lutz: J'ai juste mis: "Le rock est mort, vive le rock." Ca m'amusait de ne pas pouvoir entrer sur scène à cause d'un portique.
Il y a plein d'endroits où tout est empêché. Je trouvais ça marrant d'imaginer quelque chose sur un esprit rock...
Pour l'instant, je suis à peu près là, sur l'empêchement et le rock. Ca me plaît bien. Et les chevaux...
A chaque fois, je dis des trucs qui ne sont pas tout à fait ça l'année d'après, quand le spectacle est prêt. - A.-E.Lemoine: A partir de 2025. - P.Lescure: Gad, vous avez le temps de finir votre bouchée.
Vous êtes déjà en tournée avec votre spectacle... - G.Elmaleh: Je dois dire le titre?
Il y en a un. Ce n'est pas moi qui l'ai trouvé. C'est R.Frayssinet. - A.-E.Lemoine: C'est un peu "Toi-même", mais pas "Toi-même". - P.Lescure: Tournée des Zénith en 2025.
Du 28 janvier au 15 février, vous serez au Dôme de Paris. Dans ce spectacle, vous vous livrez beaucoup. Vous assumez un certain âge, le vôtre. - J'ai vieilli.
Je ne vois plus de près. Je ne vois plus rien de près. Au début, il y avait l'éloignement par le bras, le zoom par le corps...
C'est terminé. L'autre jour, chez l'ophtalmo, j'ai réalisé que j'avais vieilli. Il m'a fait un test de vue.
Il est passé derrière moi et m'a dit...
J'ai réalisé que je n'entendais pas bien aussi. Il m'a dit qu'il allait m'envoyer chez un confrère, dans le même immeuble. Il m'avait demandé depuis combien de temps je ne voyais plus de près.
Je lui ai dit que j'avais oublié. Il m'a dit: "C'est un autre confrère." - P.Lescure: Merci pour cette exclusivité mondiale.
Vous avez arrêté de boire. Vous avez arrêté la cigarette. On arrive à faire rire quand même avec cette vie d'ascète? - G.Elmaleh: J'ai beaucoup de joie sans alcool.
Je vais là où il y a de la joie. Avant, je faisais la fête sans joie. J'arrive, contrairement à ce que pense L.Salamé... - A.-E.Lemoine: Elle avait dit à Artus qui avait arrêté de boire qu'il était devenu chiant. - G.Elmaleh: On dit que quand on ne boit plus, on ne s'amuse plus.
C'est pas vrai. Ca me permet d'être à fond dans l'énergie, dans la joie. Je ne critique pas et je ne juge pas.
Le vin est tellement bon...
J'adore le vin. Je le respecte. Mais je ne le bois pas. - A.-E.Lemoine: L'importance de vos mères dans votre vie...
Michel, est-ce que Jeanine nous regarde ce soir? - M.Boujenah: Oui.
Ouais la caméra? Maman, je t'embrasse. 99 ans et demi. - A.-E.Lemoine: C'est extraordinaire.
Jeanine, on vous salue et on vous embrasse. - P.Lescure: Très joli visage, sa maman. - G.Elmaleh: Oui, mais que le visage. - A.-E.Lemoine: Je n'ai pas entendu la blague... - G.Elmaleh: Tu ne peux la faire qu'à quelqu'un que tu aimes. - A.-E.Lemoine: Et qui est à côté de vous.
Retour en 83 dans l'émission "Champs-Elysées". - "Qu'est-ce que tu as, mon fils?" "Je voulais te demander la permission d'aller à la campagne avec mon copain Patrick". "Tu veux partir en week-end?
Tu arrives à la campagne, on ne sait pas comment, mais tu y arrives. Patrick et toi, vous voyez un ruisseau. Vous vous jetez à l'eau.
Si tu te noies, je t'étrangle et ton père me tue. C'est ça que tu veux, ton père, un assassin?" - A.-E.Lemoine: Votre maman s'inquiète toujours de tous les dangers... - M.Boujenah: Toujours.
Quand je me levais au milieu de la nuit pour aller faire pipi, quand je revenais, le lit était fait. - A.-E.Lemoine: C'est tellement mignon... - M.Boujenah: Les mères des gens qui ont voyagé et qui ne sont pas dans le pays où ils sont nés...
La mère, ça devient la terre, le territoire. Et c'est notre père. - G.Elmaleh: Notre père ou notre terre? - M.Boujenah: Ca peut être les deux. - M.Bouhafsi: Gad, votre mère est presque aussi connue que vous.
Sur Instagram... - G.Elmaleh: J'ai aussi arrêté les réseaux sociaux, dans les addictions...
J'ai des gens qui m'aident, mais je ne regarde plus les réseaux sociaux. - M.Bouhafsi: Vous lui avez fait jouer son propre rôle.
On a encore une preuve de son émotion quand elle vous parle. C'est un exemple de mère totale. - G.Elmaleh: Ca te fait quoi de jouer ma mère dans mon film? - Je ne suis pas ta mère. - G.Elmaleh: Tu es ma mère... - Je suis ta mère. - G.Elmaleh: Tu joue le rôle de ma mère.
J'aurais pu engager une actrice pour jouer ma mère. Si je te disais que C.Deneuve jouait la mère? - Elle est belle, C.Deneuve, mais ce n'est pas ta mère. - G.Elmaleh: Mais elle aurait joué ma mère. - Pourquoi?
Je suis là. Je suis ta mère. Je ne joue pas.
Je suis ta mère. - M.Bouhafsi: Dans votre précédent spectacle, vous racontiez une anecdote exceptionnelle.
On veut vérifier si elle est vraie. Il paraît que la première rencontre à Monaco entre votre mère et le prince, ça a donné: "Le prince, monsieur mon ordonnance." - G.Elmaleh: C'était émouvant.
J'avais envie de raconter ça. J'ai beaucoup d'affection pour toute la famille, le prince aussi...
Ce sont des gens qui m'ont accueilli, avec qui tout se passe bien. Je voulais raconter cette différence. Venir avec ma mère dans un palais princier, c'était fou.
Ma mère a fait cette espèce de révérence qu'elle a vue dans une série. Sauf que c'était...
Son corps est parti en vrille. Le prince n'avait jamais vu ça. Elle s'est blessée, limite capoeira, et elle a dit: "Mon ordonnance." Lui, il a ri.
Elle lui a demandé si c'était à lui, le palais. Ce sont des choses que je tire un peu pour mettre dans le spectacle...
Elle nous regarde ce soir. - A.-E.Lemoine: On l'embrasse. - A.Lutz: "Reste un peu", c'est tellement bien... - L.Sénéchal: Vos parents, A.Lutz, c'est Francine. - A.Lutz: Elle peut...
Je pense que je vais prendre une volée de bois vert... - L.Sénéchal: Elle racontait que dès 4 ans, vous reproduisiez les musiques entendues dans votre mange-disque.
C'est une fidèle de l'émission. Elle nous a donné quelques anecdotes constitutives de votre identité. - Je voulais te faire un clin d'oeil concernant ta passion du déguisement que j'ai largement encouragée depuis que tu étais tout petit.
Est-ce que tu te rappelles de ce magnifique déguisement d'ananas que je t'avais confectionné avec amour et que tes copains ont pris pour un poireau? Je t'aime, mon chéri. - L.Sénéchal: Toute votre carrière part de là? - A.Lutz: Ma maman est très rigolote.
On a beaucoup ri ensemble. Elle a un caractère bien trempé, mais j'ai toujours énormément ri avec elle. Elle me fait rire tout le temps.
Ma mère est très pressée. Elle fait énormément de trucs, mais il faut quand même que ça aille vite. D'où le résultat... "Il y a un goûter d'anniversaire, on fait le déguisement...
C'est une bonne idée, ananas." Je ne sais pas pourquoi...
Il y a un bonnet de ski avec un machin en crépon...
Cette collerette...
Toute la famille s'y est mise. Ce qu'on ne voit pas, c'est qu'elle a fait un peu les écailles. - A.-E.Lemoine: On les voit. - A.Lutz: Il y avait une souris.
Moi, quand on ouvrait la porte, on faisait: "Ah...
Entre..." - A.-E.Lemoine: On est fiers de vous recevoir à notre table. - G.Elmaleh: Ca ne se termine que par des "-ine". - M.Bouhafsi: Jeanine, Régine, Francine... - A.-E.Lemoine: "Moi, moche et méchant 4", ça sort au cinéma le 4 juillet. "Adieu Les Magnifiques", ce sera au festival de Ramatuelle en juillet.
Votre spectacle, A.Lutz...
Jean-Pierre Bataille