Jean-Philippe Tanguy : "Oui, on pourra voter une motion de censure NFP"
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France Inter. Vous retrouvez dans Questions politiques, l'émission politique du dimanche sur France Inter, diffusée également sur France Info, la télé, et en partenariat avec le journal Le Monde. Retour à la case départ, 6 mois après la dissolution d'Emmanuel Macron, 3 mois après la nomination de Michel Barnier à Matignon, retour très probablement, effectivement, à la case départ, le gouvernement cette semaine a toutes les chances d'être censurée et son budget du même coup d'être retoquée. Décidément, la politique française ne cesse de bégayer depuis que le pouvoir n'est plus à l'Elysée, depuis qu'il n'est plus non plus à l'hôtel de Matignon.
Bref, la politique française bégaye depuis que le pouvoir se retrouve au Parlement avec des députés tout simplement incapables d'avancer, incapables d'agir et incapables de jouer collectivement. On en parle avec notre invité, le député Jean-Philippe Tanguy, également président délégué du groupe RN à l'Assemblée. Il est notre invité dans Questions Politiques, en direct et jusqu'à 13h.
Questions Politiques, Karine Bécard sur France Inter.
Bonjour Jean-Philippe Tanguy.
Bonjour Madame Bécard, bonjour Madame.
A mes côtés, justement, pour vous interviewer, je leur coupe la chic, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions. Bonjour Monsieur, c'est vous, Madame. Et Françoise Fressos du journal Le Monde, bonjour à toutes les deux. Bonjour à toutes et à tous. On va commencer, comme toujours, avec vos images de la semaine. Vous allez nous raconter ce qui vous a frappé cette semaine dans l'actualité. Je commence avec vous, Jean-Philippe Tanguy. Quelle est l'image que vous avez repérée en particulier ?
J'ai choisi le site de Valeo à Amiens, dans la zone industrielle d'Amiens. On voit l'entrée principale du site.
C'est votre circonscription, ça ?
C'est à côté de ma circonscription. J'ai beaucoup de familles de ma circonscription qui travaillent à Valeo. Mon suppléant, Philippe Thévignon, a dirigé un syndicat de salariés pendant 20 ans. Picardie connaît très bien cette entreprise. et l'annonce de la suppression de 100 postes à Valeo à Amiens, près de 900 postes sur toute la France, 8 sites sur 10 français qui sont touchés par des réductions de postes, qui annoncent, je le crains, une nouvelle vague de désindustrialisation.
Nous voyons sur le territoire, des territoires souvent d'ailleurs avec des députés à la zone nationale qui nous font des remontées de terrain, que ce soit dans la Meuse, les Ardennes, ou même dans l'ouest de la France aujourd'hui, avec Michelin.
Vous dites que c'est le retour du chômage de masse ou pas ?
Je ne sais pas, je ne l'espère pas, mais en tout cas, il y a vraiment une crise de l'outil productif français parce que ce n'est pas seulement des suppressions de postes industriels. On touche vraiment au dernier savoir-faire de manufacture française. On parle de Michelin, la fabrication d'optomatiques et d'équipements automobiles, Valeo, qui sait aussi fabriquer des équipements de très haute tenue.
Et derrière cela, il y a quand même la très mauvaise politique européenne autour de la transition écologique, avec une stratégie qui n'a ni queue ni tête, aujourd'hui c'est quand même bien documenté, de ne pas avoir su mobiliser l'extraordinaire savoir-faire dans le secteur automobile européen, français, allemand, italien, espagnol, suédois, pour avancer vers la transition avec des bonnes technologies, avec un vrai plan industriel.
Donc vous ne dites pas qu'il faut garder les moteurs thermiques, mais vous dites qu'il faut organiser les choses plus tranquillement.
Absolument, et c'est-à-dire qu'il faut se fonder sur les atouts européens, les atouts français, et faire une politique sur cette base-là. Or là, ils ont voulu partir d'une feuille blanche, les commissaires européens, la stratégie européenne, certains de gouvernements de pays européens qui s'y sont associés, ont voulu partir sur une page blanche, et donc ont donné en fait tous nos atouts, notamment à la concurrence chinoise, qui utilise une main-d'oeuvre exploitée, salie l'environnement sans faire attention à rien du tout, à une capacité d'innovation et de fraude sur la concurrence qui est extrêmement grave, et on est parti sur de très mauvaises bases.
Moi, j'ai relisé le plan industriel qu'avait lancé Arnaud Montebourg il y a 10 ans maintenant, sur le moteur à 1,1 km. C'était peut-être une bonne étape intermédiaire entre le moteur thermique aujourd'hui et la décarbonation. Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, ça n'a pas été organisé, et quand on voit qu'il y a encore aujourd'hui, de la part des autorités européennes, une volonté de mettre une amende de 15 milliards d'euros sur les constructeurs automobiles européens, on est vraiment dans l'irresponsabilité totale, et ça n'a rien à voir avec une vraie transition écologique. Pardonnez-moi sur le gouvernement,
je ne pense pas que ça s'arrangera forcément pour la gouvernance de Valeo ni pour son avenir. C'est juste qu'on se dit que, vous parlez d'un père ici ou d'un curie, je ne sais pas, au niveau de l'Europe, là, si on est encore en flottement, je vois mal ce qu'on peut répondre à ses salariés. On est en flottement depuis 10 ans,
on peut continuer un an de plus. C'est-à-dire qu'il y a eu un peu la vérité des prix cet été, avec l'absence de ce gouvernement des missionnaires de Gabriel Attal, sincèrement, je n'ai vu aucune différence entre un gouvernement français aujourd'hui des missionnaires et un gouvernement en fonction. Ils n'ont aucune ligne directrice. Pour moi, le dernier vrai ministre français, c'était Arnaud Montebourg. En dehors de ça, je ne vois pas grand monde.
Allez, Françoise Fresseuse, autre image de la semaine, beaucoup plus parisienne.
Et sujet plus léger aussi, c'est la succession d'Anne Hidalgo. Alors, ça se passe, il fait beau, c'est jeudi, et Anne Hidalgo veut introniser son dauphin qui s'appelle Rémi Ferrou. Mais malheureusement, au moment de prononcer le nom, sa fourche, la langue fourche, c'est au fond, elle cite Emmanuel Grégoire, qui a été son premier adjoint, avec qui elle est fâchée, qui est le dissident. Et je trouve que tout ça résume... Tout est dit. Anne Hidalgo. C'est-à-dire qu'elle va quitter Paris, la mairie de Paris, en 2026, au terme d'un double bilan. Elle a un bilan, qui a été de chasser la voiture de Paris. Mais elle a un autre bilan aussi, qui est... Elle a antagonisé tout.
Elle a tout antagonisé, ses équipes, les Parisiens, les Parisiens contre les Mandiusa. Et donc, la question que je me pose au moment où elle va quitter son mandat, c'est, est-ce que c'était obligatoire, quand on a une transition aussi forte à faire, d'antagoniser à ce point-là ? Personnellement, j'en suis pas convaincue, parce que j'ai le souvenir de ce qu'avait fait son prédécesseur, qui était quand même le Bertrand Delanoï, qui lui a mis le plaie à l'étrier. Elle a fait deux mandats dans sa foulée. Et là, je pense que le successeur aura beaucoup plus de mal qu'elle, ce qu'elle a hérité. Et donc, voilà. Est-ce qu'on peut aussi plaider pour un peu de douceur en politique dans ce monde ?
Je pense que oui.
On essaiera de lui transmettre. Dernière image avec vous, Nathalie Chakri.
J'ai bien peur de faire retomber le souffle, non pas le niveau, mais le taux d'enthousiasme. Je voulais revenir sur la rupture d'un accord de défense qu'on avait avec le Tchad, qu'on avait avec la France, avec le Tchad. Ça a été annoncé le 28 novembre. On s'est un peu passé inaperçu à côté de toutes les péripéties de la vie politique française.
On est effectivement sur un aéroport.
Exactement. La photo est ancienne. Elle est de 2022, mais il n'y a pas de récente. Et il y en aura de moins en moins, si vous voulez, puisqu'on part. Enfin, on part, je ne suis pas en train de dire comme au moment de la décolonisation. La France part. Voilà, la France part. Mais si la France partait simplement maintenant de cet endroit-là, mais il y a eu le Mali, il y a eu le Burkina, il y a eu le Niger. Là, il y a le Tchad, qui était un repli où on pensait que les militaires français pouvaient se replier. Et puis, il va y avoir le Sénégal, puisqu'aussitôt, le président sénégalais a annoncé ne plus vouloir de français. Deux choses. De soldats français. Absolument.
Une chose, c'était un point d'appui pour un certain nombre d'opérations anti-djihadistes. Bon, très bien. Ça, on le perd. Deuxièmement, c'est dit au nom d'un certain nombre de puissances dont on a parlé, au nom de la souveraineté, ce qu'on peut totalement comprendre, du genre, vous n'avez pas des soldats qui sont sénégalais chez vous de Pachaniens. Pourquoi pas ? C'est au nom de la décolonisation, c'est-à-dire cette espèce de côté insupportable pour ces pays africains d'avoir le poids, la colonisation. Mais tout ça, ça serait bien gentil. 60 ans après la décolonisation.
Ça serait bien gentil si, en fait, finalement, ce n'était pas pour se mettre sous la coupe des Russes, des Chinois ou de certains pays des Émirats. C'est-à-dire qu'en gros, ce qu'il nous reproche, certes, c'est une présence mais qui était devenue un peu légère. Deuxièmement, il nous reproche aussi quelquefois un mal acquis, c'est-à-dire de ne pas accepter qu'il y ait des montants et des montants d'euros qui soient dépensés sur notre territoire et il y a des enquêtes.
Donc, les mois prochains seront inquiétants et si certains saluent ce départ de la France au nom de l'indépendance et de la souveraineté, il ferait bien de s'inquiéter aussi de la montée en puissance des Russes et des Chinois partout en Afrique.
Votre réaction à tout ce qui vient de se passer et tout ce qui vient d'être dit, Jean-Philippe ?
Oui, moi, je partage l'analyse sur la situation, la crise, effectivement, de la présence française amicale, faut-il le rappeler quand même, l'amitié, parce qu'on parle toujours de la France-Afrique, c'était avant tout, faut-il rappeler les mandats de la Chirac aussi une relation d'amitié et de protection comme des populations civiles par nos militaires. Moi, je pense aux familles et aux proches des militaires français qui ont péri ou qui ont été gravement blessés au Mali dans la défense de la population civile face aux incursions djihadistes et aux dangers djihadistes qui semblent effacés et ce sacrifice qui n'a compté pour rien.
Il y a vraiment un inventaire urgent à faire sur ce qui s'est passé entre la diplomatie française, le régime d'Emmanuel Macron et la présence française en Afrique. Juste un inventaire, c'est-à-dire que vous n'avez pas idée de la politique qu'il faut mener aujourd'hui en Afrique ?
Juste un inventaire, vous n'avez pas une idée de la politique aujourd'hui qu'il faut mener en Afrique ?
Si, si. Marine Le Pen, d'ailleurs, s'était rendue au Tchad sous le président précédent pour essayer de renouer avec cette amitié traditionnelle parce que c'est vrai que la présence française au Sénégal d'une part, au Tchad d'autre part, il y a la Côte d'Ivoire dernière aussi, c'était quand même les masses de granit de la coopération entre la France et l'Afrique. Faut-il rappeler que le Sénégal était aussi un pays nul n'est parfait mais avec une vraie tradition démocratique depuis l'indépendance avec le président Senghor et ensuite, toujours eu vraiment une vraie démocratie au Sénégal.
Alors c'est que ce choix est souverain, le peuple sénégalais, en particulier la jeunesse sénégalaise, a choisi un nouveau dirigeant qui a quand même parfois des mots et des propos très inquiétants, alors ce n'est pas le président lui-même, c'est le Premier ministre sur le régime, enfin sur l'islamisme quand même, notamment le droit des minorités au Sénégal et des lois qui pourraient être extrêmement dures contre la tolérance, mais vraiment, il y a un droit d'inventaire à faire.
Moi, je ne prétends pas tout savoir et c'est vrai qu'il faut parfois le silence et d'or en diplomatie, mais de toute évidence, on ne peut constater qu'une débâcle et c'est très inquiétant, y compris pour la nouvelle influence russe du régime russe et de milices para-étatiques sur cette zone sahélienne qui est extrêmement préoccupante.
Moi, l'ultimatum que j'entends aujourd'hui, c'est celui d'abord de tous les travailleurs, les ingénieurs, les agriculteurs qui me disent « Tenez bon, on a besoin de stabilité, on a besoin de visibilité pour pouvoir investir, ça, c'est l'ultimatum que j'entends et que je comprends. Pour le reste, je ne suis pas dans cet état d'esprit à l'égard des forces politiques du Parlement, le Sénat et l'Assemblée nationale. Nous sommes dans l'état d'esprit de respect et de dialogue. »
Alors, vous avez bien sûr reconnu le Premier ministre Michel Barnier lors d'un déplacement vendredi à Limoges. Toute la semaine, vous avez entendu le chef du gouvernement plaider pour la stabilité, ne pas être censuré. Jean-Philippe Tanguy, est-ce que le Rassemblement national peut encore changer d'avis ou est-ce qu'il votera à coup sûr la censure cette semaine ?
Les propos de Marine Le Pen ce matin dans une interview à vos confrères de la presse écrite sont très clairs. Jusqu'au dernier moment, jusqu'au moment où les conclusions de la commission mixte paritaire, c'est-à-dire le rassemblement dans une pièce des sénateurs et des députés pour qu'ils se mettent d'accord
sur un texte,
le gouvernement peut le modifier parce qu'au dernier moment même quand la séance est ouverte il peut encore faire des amendements pour le modifier. Donc nous, jusqu'au bout on est prêt non pas à négocier mais à améliorer le texte avec des lignes rouges qui ont été très claires et qui ont été très claires depuis le début. Là, il n'y a pas été très claires il y en a eu sans arrêt des nouvelles.
Mais non, il n'y a pas eu de nouvelles on va en reparler je serai totalement disponible pour répondre à vos questions là-dessus mais sincèrement il n'y a jamais eu de nouvelles lignes rouges sauf une c'est le déremboursement à hauteur de 5% des médicaments c'est le gouvernement lui-même qui l'a ajouté en plein milieu des discussions au Sénat
On va faire une petite note de bas de page pour que tout le monde nous suive Donc lundi je pensais que vous le diriez lundi, demain à 15h vote du PLFSS comme on dit le projet de loi de finances de la sécurité sociale et à cette occasion Michel Barnier peut envisager de dégainer comme on dit le fameux article 49.3 pour passer en force pour que ça soit un vote bloqué et à cette faveur-là l'opposition peut décider de déposer une motion de censure vous la déposerez vous cette motion de censure une propre motion de censure du Rassemblement National ou vous envisagez de voter celle du NFP du nouveau Front Populaire
Le fait qu'on en dépose une ce n'est pas été arbitré par le groupe et par Marine Le Pen Donc c'est encore possible C'est encore possible évidemment Le fait qu'on puisse voter une motion de censure NFP Marine Le Pen a été très claire oui on pourra la voter si ces lignes ne sont pas respectées C'est quoi aujourd'hui ces lignes ?
Il y a des états d'âmes quand même dans le groupe Rassemblement National Tout le monde n'a pas envie de voter C'est réuni jeudi
presque tous étaient présents il n'y a pas eu spécialement d'états d'âmes mais je lis beaucoup d'états d'âmes dans un certain nombre de journaux oui de journaux puis de gens qui veulent commencer une bonne guerre qui veulent tendre un peu par peut-être les relations mais ça c'est pas très grave ce qui compte c'est le résultat final c'est quoi aujourd'hui concrètement la ligne rouge parce que c'est ça que demandent les gens sur le terrain c'est la désindexation des retraites l'indexation des retraites sur l'inflation c'est un contrat social entre ceux qui ont cotisé et le reste de la société et l'état c'est dans la loi donc ne pas honorer cet engagement c'est une rupture de confiance pour nous c'est une ligne rouge absolue en plus ça a des effets économiques c'est ce que je me tue à expliquer au gouvernement depuis deux mois c'est que le fait de désindexer envoie un signe psychologique très inquiétant aux retraités qui sont aussi des consommateurs soit directement soit à travers leur famille et donc ils surépargnent mais là aussi il faut préciser depuis trois ans le problème c'est que en fait comme les françaises et les français ont peur de ce qui va leur tomber dessus et bien ils consomment de moins en moins ils consomment moins il y a moins de TVA et donc les entreprises investissent moins et donc on est dans une spirale infernale de déconsommation de désinvestissement et donc de moindre recette fiscale qui ne font qu'aggraver la situation pour résumer
vous vous demandez deux choses c'est indexation des pensions retraite au 1er janvier pour tout le monde et on ne touche pas au remboursement des médicaments c'est ça vos deux lignes rouges ?
c'est les deux vraies grosses lignes rouges absolument il reste aussi 1,4 milliard de fin d'allègement de charges sur le coût du travail qui me paraissent très dangereux vu la situation vous me demandez je vous donne les choses je pense que cela n'est pas raisonnable et je vous rappelle que cette remise en cause des allègements de charges n'était pas faite initialement c'était Mme Borne qui avait lancé le rapport puis M.
Attal et vous le savez très bien n'était pas faite pour remplir les caisses de l'Etat à la base c'était fait pour débloquer les salaires et notamment mettre fin aux trappes à bas salaires donc on se retrouve avec une réforme qui est annoncée quand même à toutes les élections par la Macronie pour dire on va débloquer les bas salaires et deux ans après c'est uniquement une réforme pour remplir les caisses
quand vous parlez du déremboursement des médicaments contre lesquels vous êtes quand vous parlez de l'indexation des pensions de retraite on parle vraiment du projet de loi de finances de la sécurité sociale quand vous l'avez dit au tout début CMP commission mixte paritaire on s'est mis d'accord sur un texte final quand je dis on ce sont les parlementaires on ne peut plus toucher à ce texte là c'est ce que dit ce matin également dans la presse le ministre du budget Laurent Saint-Martin
oui avec beaucoup de cynisme moi j'ai assisté à cette CMP j'étais à cette CMP pendant toutes les discussions bon ceux qui se sont mis d'accord c'est le socle commun donc vous aviez un débat au sein de la majorité donc il n'en finit pas de débattre et de s'opposer entre les amis de M. Attal les amis de M. Wauquiez les faux amis de M. Barnier
non mais là je parle de vous
vous m'expliquez ce qui s'est passé donc ils se sont mis d'accord vous pensez être encore possible de bouger les lignes
alors qu'on a un ministre du budget qui dit stop les lignes elles ne bouffent plus alors c'est faux
mais oui c'est faux il peut bouger il peut faire des amendements jusqu'au bout mais surtout quand il dit dans le parisien que cet accord relève de la démocratie et traduit un équilibre démocratique les forces qui se sont mises d'accord pèsent en France 25% de l'électorat 25% de l'électorat
c'est incontestable c'est à dire quand il n'y a pas d'accord entre les deux assemblées on réunit un certain nombre de députés et de sénateurs qui proposent un texte et ensuite de toute façon le dernier mot appartient à l'Assemblée nationale absolument donc vous ne pouvez pas non plus contester le fait
ce qui s'est passé en CMP c'est pas possible mais je ne conteste pas ce qui s'est fait en CMP je dis que ce qui s'est passé en CMP représente 25% aujourd'hui de l'électorat et vous avez raison à la fin ce n'est pas la CMP qui a raison et c'est là où il se trompe c'est l'Assemblée nationale et si la CMP n'est pas conclusive à l'Assemblée nationale l'Assemblée nationale reprend même un texte donc aujourd'hui on est dans la manipulation mais moi je crains quelque chose vous avez dit Madame Becker à juste titre qu'il pouvait utiliser le 49-3 donc avec le risque de censure donc le texte passe comme le veut le gouvernement sans accord du Parlement il y a une autre méthode qui s'appelle c'est l'article 47-1 de la Constitution qui est beaucoup plus lâche beaucoup plus cynique et qui repose en fait sur l'épuisement du Parlement moi c'est ce que je redoute depuis le début connaissant un peu l'histoire politique de Michel Barnier moi j'ai toujours parié sur l'épuisement des institutions par Michel Barnier avec son air de sphinx de ne pas y toucher et en fait de laisser le Parlement s'épuiser se ridiculiser c'est-à-dire c'est-à-dire qu'en fait le 47-1 c'est qu'il y a un délai pour la loi de finance là c'est la loi de finance de sécurité sociale pardon et que quand ce délai est dépassé le Parlement n'a plus la main et c'est le gouvernement qui peut commencer à le mettre en place par ordonnance et là on passerait quand même une deuxième étape dans quand même cette espèce de dérive de la Macronie qui ne veut jamais entendre le résultat des élections là on est dans la spéculation est-ce que vous avez des indications de la part de Matignon
comme quoi il voudrait passer par cette procédure-là est-ce que vous avez des discussions aujourd'hui avec Michel Barnier racontez-nous un peu ce qui se passe oui
moi je ne peux pas raconter les discussions en direct avec Michel Barnier on a quand même envie de savoir comment ça s'est passé
lundi dernier
il y a une femme à frapper vous inquiétez pas au-delà de ce qu'a dit Marine Le Pen c'est-à-dire ce qui est vrai c'est qu'on n'a pas du tout senti que Michel Barnier comprenait la réalité de la situation politique Marine Le Pen a fait part de sa sentiment de déconnexion totale de Michel Barnier ne croyant pas que le Rassemblement National avait le pouvoir et même la volonté aujourd'hui de censurer ce gouvernement estimant et ça c'est quand même le problème fondamental je pense de ce nouveau gouvernement d'avoir raison sur tout et que même quand ils ont tort ils ont quand même raison et même quand ils ont fait mille milliards de dettes c'est eux les meilleurs pour gérer les finances publiques et quand le déficit passe de 4 à 6% avec 60 milliards d'euros qui sont perdus dans les couloirs de Bercy c'est pas eux c'est le personnel de Bercy qui n'est pas compétent donc on est quand même dans une déresponsabilisation permanente et des gens qui sont quand même très mauvais qui ont fait quand même preuve de leur incompétence sur tous les secteurs possibles de l'Etat et qui continuent à donner des leçons de bonne gestion que ce soit à la gauche parfois je partage leur critique et surtout nous le Rassemblement National qu'il faut-il rappeler est innocent de la situation des finances publiques et d'une manière générale de la situation de notre pays
Pour résumer que tout le monde comprenne parce qu'il ne faut pas avoir fait 10 années de droit constite pour pouvoir comprendre soit on risque d'avoir un 49.3 en début de semaine on est d'accord qui concerne le PLFSS soit vous redoutez l'usure c'est-à-dire que ce soit plutôt aux alentours du 20 décembre ou du 21 dans lequel il y aura un paquet global avec le budget et les budgets de la sécu on est d'accord absolument c'est ça et donc en gros l'idée c'est faisons le plus vite possible pour en finir est-ce que vous pensez que stratégiquement le fait pour Marine Le Pen et vous tous de dire alors je sais que c'est pas un ultimatum mais de dire bon bah en gros vous avez jusqu'à lundi matin pour vous décider ne met pas finalement le premier ministre dans une position humiliante parce que nous journalistes en écoutant on a compris le déremboursement on avait compris que le prix de l'électricité ça vous allait maintenant que tout est baissé que c'est moins 14% alors après l'AME 100 millions est-ce que ça vous va vous voyez on a un peu l'impression l'aide médicale d'état l'aide médicale d'état à chaque fois que le gouvernement fait un pas petit ou grand à chaque fois vous allez rire on en met un autre et que sur le fond si vous voulez vous censurer il faudrait mieux le dire tout de suite alors je rajoute même
sur effectivement Nathalie a raison sur la suppression de toute taxe sur l'électricité vous avez trouvé moyen de dire on aggrave les déficits alors que c'était quand même une de vos exigences à n'y rien comprendre
mais parce que dans nos exigences madame Bécard il y avait aussi des mesures de financement et des mesures d'économie moi vous savez j'ai siégé tout le temps au parlement nous avons proposé un contre-budget qui fait trois pages de ce contre-budget on a sorti 10% de lignes rouges ce sont les mêmes depuis le début sauf une fois plus la mesure sur les médicaments le problème de fond c'est que vous pouvez reprendre tous les échanges publics à l'Assemblée Nationale il n'y a pas une seconde où M. Saint-Martin ou les membres de la majorité M. Barnier n'ont discuté ou négocié avec le Rassemblement National pas une seule fois en deux mois M.
Barnier a reçu Mme Le Pen seulement lundi deux mois après sa nomination c'est-à-dire qu'en fait depuis le début il y a une espèce d'impensé de la part du gouvernement qui refuse d'admettre que son maintien dépendait ça ils l'ont reconnu du PS ils n'ont pas voulu négocier ou du Rassemblement National et ils n'ont écouté rien moi j'ai envoyé j'ai envoyé par SMS j'ai envoyé par SMS et par pli adressé directement personnellement physiquement lors d'une séance de questions au gouvernement le contre-budget à M. Saint-Armand ministre de l'économie et à M.
Saint-Martin ministre du budget je leur ai remis le contre-budget j'ai même pas eu un récipicé ils ne l'ont ils ne l'ont pas considéré et dans ce contre-budget donc ils ne l'ont même pas lu ils ne l'ont même pas ouvert c'est ça que vous êtes en train de vous dire ils s'en moquent en fait en fait ils s'en moquaient je pense qu'ils ont misé beaucoup trop gros sur le parti socialiste et d'ailleurs on voit quand est-ce qu'en fait il y a vraiment eu M.
Barnier à commencer à changer d'attitude c'est quand le parti socialiste a voté à l'unanimité de son bureau national le fait qu'il y aurait censure et à partir de ce moment-là ils se sont dit en fait tous nos plans foireux il faut bien le dire s'effondrent et il ne reste que le rassemblement national
vous pouvez répondre est-ce que ce n'est pas humiliant de la vie comme ça je comprends
parce que le macronisme provient du parti socialiste donc ils ont dû croire qu'ils allaient nous on est l'opposition ultime nous on est l'opposition ultime au macronisme
avec un parti qui se situe dans l'opposition vous êtes dans l'opposition à Michel Barnier et qui au fond pratique depuis le début un chantage qui fait monter les enchères au fur et à mesure il n'y a rien à négocier mais Mme Fresseau
officiellement il n'a pas à prendre les 10% de votre budget vous savez moi j'ai vu je vois le ministre on a vu d'autres ministres on discute il n'y a pas de problème moi ces éléments de langage je ne peux pas j'aimerais bien qu'on me donne une seule mesure que nous avons rajoutée dans nos écrits et dans les documents qu'on a transmis au gouvernement depuis le début ou que j'ai donné dans les conférences de presse il n'y en a pas une
ils ont accepté vous voulez qu'ils disent c'est pour faire plaisir au Rassemblement National qu'on a fait ça
il y a deux choses différentes là on reparle des mesures techniques après on viendra il n'y a pas de problème on viendra au point politique du fait de reconnaître ou pas que ça vient au Rassemblement National moi je ne suis pas pour tuer les questions mais première réponse il n'y a pas eu d'ajout de mesures c'est faux le gouvernement ment et ce faisant en mentant c'est vrai qu'il tend les relations parce que prendre le principal parti d'opposition pour un imbécile alors qu'évidemment moi je les connais par coeur donc je vais vous dire la vérité moi j'étais comme le petit poussé j'ai mis tous mes petits cailloux blancs sur le chemin de la censure du gouvernement parce que je les connais je voulais retrouver mon chemin et donc je peux très bien reprendre mon chemin et reprendre tous mes petits cailloux blancs et vous verrez qu'il y a toutes les mesures qui sont proposées depuis le début ils n'en ont rien eu à faire ils ont considéré qu'ils pouvaient forcer le destin ils ont considéré sans doute parce que c'est ce qu'ils disent au tout Paris que le procès de Marine Le Pen n'empêchait de faire de la politique et bien moi je vous le dis le procès de Marine Le Pen ne l'empêche pas de faire de la politique elle l'a très bien dit à la sortie de sa plaidoirie c'est pas parce qu'elle n'était pas au procès qu'elle ne pensait pas au français c'est le pensé au français à Marine Le Pen toute la journée même quand elle fait face parce qu'honnêtement
on a vu votre stratégie changer quand même après les réquisitions
mais le contre-budget il était avant les réquisitions c'est le même
mais vous ne parliez pas de censure avant les réquisitions du procès
d'ailleurs c'était ici sur le plateau à cette place avec une couleur différente que c'était France Info j'avais dit le 15 octobre que le gouvernement était sur le chemin de la censure parce qu'il ne tenait pas compte et les réquisitions c'était le 13 il ne tenait pas compte
donc effectivement vous avez changé de stratégie pardon et les réquisitions contre Marine Le Pen c'était le 13 il y en a eu avant
des propos est-ce qu'on sortira de cette émission en ayant une idée plus claire on va faire plus simple parce que ça fait tout depuis 15 jours que chacun parie ils vont censurer ils ne vont pas censurer moi je sais ce que j'ai parié moi je n'ai pas parié est-ce qu'on va vers quelque chose qui pourrait c'est quand ce soir vous allez attendre la dernière dernière minute demain après-midi ou est-ce que est-ce que ça progresse quand même un petit peu mais sincèrement nous on est prêt jusqu'au dernier moment mais c'est pas ça après le problème c'est de faire de faire porter la responsabilité au gouvernement mais c'est eux qui sont responsabilités donc je crois que vous soyez prêt mais c'est eux qui sont responsabilités ils sont prêts
à censurer
je l'ai dit plusieurs fois mais c'est eux qui sont responsabilités c'est eux qui tiennent les cordons de la bourse c'est eux qui ont les moyens de Bercy pour proposer des solutions de financement qui ne sont pas les nôtres on en a proposé ils nous disent Marine Le Pen mais non mais l'épée de Damoclès Madame Saint-Cricq elle vient pas de la volonté du Rassemblement National ou même de Marine Le Pen elle vient d'élections les français ont voté une fois aux élections européennes où ils ont mis un rapport de 1 à 2 une victoire de 1 à 2 voix plus pour Jordan Bardella voilà Jordan Bardella fait 2 fois 2 fois plus de voix pardon que la candidate d'Emmanuel Macron Madame Ayé aux élections législatives voulues sur la volonté d'Emmanuel Macron les français désavouent encore vous êtes pas la majorité non plus d'accord on fait 11 millions de voix Madame Saint-Cricq et vous avez non mais vous avez suffisamment de recul quand même pour savoir qu'11 millions de voix à une élection législative c'est beaucoup et que ça faisait très longtemps qu'un parti qui fait 11 millions de voix n'a pas une majorité députée nous on en a pris acte mais entre le fait que nous on prenne acte du fait qu'on n'a pas gagné en siège les élections et du fait que Emmanuel Macron aura encore une majorité idéologique et politique dans le pays et qu'il puisse continuer à faire ce qu'ils ont toujours fait
c'est irresponsable qu'est-ce qui se passe après donc voilà vous réussissez avec les insoumis à faire chuter le gouvernement Barnier et après avec qui ?
et bien il faut qu'il fasse un nouveau budget nous si vous voulez c'est pas la personne de Michel Barnier non mais c'est pas la personne de Michel Barnier qui pose problème pour le rassemblement national le problème c'est la ligne politique qu'il suit et le budget c'est un mauvais budget je le dis depuis le début j'ai fait des années moi je sais qu'à chaque fois que je dis quelque chose le monde économique estime que ça n'a ni queue ni tête vous pouvez reprendre mes propos au PLF au projet de loi de finances précédent je leur avais dit votre déficit est insincère je suis désolé on a annoncé au rassemblement national que ce déficit était hors de contrôle on a voulu censurer le gouvernement sur Atal sur le déficit en juin donc nous économiquement un nouveau budget
moi j'y crois pas trop parce que là il y a eu une discussion budgétaire on était parti normalement sur 60 milliards d'euros d'économie ou d'impôts en plus là on a fait 10 milliards de compromis donc on n'y est même pas donc vous allez repartir sur un nouveau budget avec la même majorité dans la mesure ou la même absence de majorité dans la mesure où il faut s'entendre jusqu'à une possibilité de prochaine dissolution puisque l'Assemblée va rester en l'état donc comment vous pouvez dire tout ça n'est pas grave parce que de toute façon on va refaire un nouveau budget c'est pas crédible personne ne va arriver à faire un nouveau budget puisqu'on n'arrive pas à faire celui-ci
je n'ai pas dit que ce n'était pas grave d'ailleurs c'est pour ça qu'on n'a pas censuré Michel Barnier lorsqu'il a été installé la censure c'est quelque chose de grave mais aujourd'hui j'ai la conviction madame Fresseuse que le budget qu'on nous propose amènera la France à plus de déficits à plus d'endettements à plus de chômage et qu'il ne règle aucun des problèmes de fonds et donc je vous réponds ils ne veulent pas s'attaquer Bercy est devenue la caricature d'une forteresse ils ne veulent pas s'attaquer à la trésorerie des opérateurs 4 milliards qui est pourtant identifié ils ne veulent pas s'attaquer à un certain nombre de dépenses sociales que des rapports d'inspection ont clairement identifié ils ne veulent rien changer à la politique ils veulent continuer la politique de financement de subvention
la représentation nationale elle n'a pas donné une majorité pour dire ce que vous voulez faire donc on a l'impression qu'on est complètement bloqué à moins que vous demandiez la démission d'Emmanuel Macron c'est ce que vous voulez faire avec Mélenchon ou pas ?
Mélenchon demande la distribution il veut utiliser une disposition de la constitution pour la haute trahison ou considérant qu'Emmanuel Macron aurait triché aux élections ok donc vous pas de destitution mais la démission vous y pensez ou pas ?
on l'a toujours clairement dit la cinquième république elle est très claire quand il y a une crise politique premier outil le référendum il refuse de l'utiliser il en parle beaucoup monsieur Macron il n'a jamais voulu l'utiliser deuxième option la dissolution il l'a utilisé ça a raté ou plutôt les français ont dit on ne veut pas et la dernière chose c'est la démission mais c'est la logique donc vous voulez créer de l'instabilité politique pour le pousser à démissionner mais l'instabilité aujourd'hui c'est Emmanuel Macron Emmanuel Macron est le nœud des problèmes de la France non pas pour sa personne même si sa personne parfois peut aggraver mille de l'huile sur le feu mais pour la politique qu'il a proposée au pays elle s'est effondrée sur elle-même moi je reviens à Valeo la politique de réindustrialisation est un échec total
donc il doit démissionner pour sortir la France de l'impasse c'est ça que vous êtes en train de dire ?
mais s'ils sont incapables de faire un autre budget il ne restera que cette option sur la table d'ailleurs les français j'ai vu en ont eux-mêmes tirer la conclusion puisqu'il y a un sondage où les gens favorables à la démission d'Emmanuel Macron en cas de censure sont supérieurs aux gens qui veulent même la censure
53-63
63% des gens favorables à la démission d'Emmanuel Macron c'est quand même considérable c'est un sondage une hirondelle ne fait pas le printemps je ne considère pas je ne le lis pas de manière caricaturale ce que je dis ce que je dis c'est que moi vous savez moi je respecte profondément la démocratie le message derrière ce sondage c'est quoi ?
c'est une fois plus excusez-moi je radote mais c'est important c'est la politique c'est que contrairement au général de Gaulle ceux qui ont aujourd'hui le destin de notre pays entre leurs mains confondent l'incarnation avec les institutions leur personne ne compte pas non mais leur personne ne compte pas c'est la politique c'est la politique et la politique qu'ils mènent est non seulement un échec mais les gens n'en veulent plus deux choses courtes avant que François se projette
est-il vrai est-il vrai que vous considérez que Sébastien Lecornu actuel ministre de la Défense soit plus RN compatible que Michel Bernier je vous signale que vous allez me dire que vous ne parlez pas de personne mais vous avez déjà marré Xavier Bertrand donc le sujet se discute monsieur Lecornu qui avait déjeuné avec Marine Le Pen le fameux déjeuner dîner pardon secret est-ce que par exemple vous êtes plus compatible avec quelqu'un comme ça ?
alors sincèrement je ne sais pas d'où vient cette rumeur d'accord mais vraiment je ne sais pas d'où vient cette rumeur
et vous deuxièmement on dit il se dit alors vous allez me dire que c'est des fadaises de journalistes que Marine Le Pen et Jordan Bardella ne sont pas exactement sur votre ligne c'est-à-dire pas la vôtre mais celle du groupe c'est-à-dire qu'en gros il y a un groupe il y a un parti qui veut censurer censurer censurer le gouvernement mais que Marine Le Pen se demande un peu par rapport à sa stratégie dont parlait Karine tout à l'heure qui est celle de la responsabilisation et de partie du gouvernement pas de feuille de papier de cigarette entre le groupe et Marine Le Pen mais en fait c'est pas une question
hop hop hop hop
c'est ça non non répondez directement à la question
oui mais je vais répondre directement quand même j'ai beaucoup de défauts mais je ne suis pas fuyant ce que je veux vous dire ça me joue parfois des tours ce que je veux vous dire ce que je voulais dire comme réponse excusez-moi c'est que Marine Le Pen n'a pas la position des députés c'est elle qui arbitre c'est elle qui est en responsabilité c'est elle qui est quand même la vigie et aussi le centre de discussion qu'il peut y avoir avec des responsables politiques avec des responsables économiques des responsables syndicaux donc évidemment sa position de responsabilité et celle de Jordan Bardella aussi évidemment donc même ligne ou pas ?
non mais implique qu'elle reste ouverte elle le dit jusqu'au bout une position de député dans un groupe moi-même évidemment a beaucoup moins d'implication la responsabilité impose une attitude donc vous êtes plus censeur
et elle elle dit toujours on peut discuter c'est que nous on a une position
de facilité c'est facile de donner son avis à une réunion de groupe et dont moi la difficulté quand on est en responsabilité c'est de prendre cette responsabilité et il y a pas de presse aux a raison une décision qui est grave qui aura des conséquences la question qui se pose c'est est-ce que les conséquences de la censure sont plus bénéfiques ou là moins pires pour le pays que maintenir ce statut court et pour l'ERN alors justement oui mais l'ERN vous savez l'ERN c'est quoi de toute façon aujourd'hui l'ERN c'est la force d'alternance donc en fait la question c'est est-ce que les français sont prêts à choisir une alternance totale sur le réganien sur l'économique sur la tenue des comptes publics sur la politique européenne sur la politique internationale donc c'est ça la question aujourd'hui elle se pose puisque monsieur Barnier c'est lui qui a choisi la continuité avec le macronisme sur un plateau de télé au 20h il n'était pas obligé de choisir de revendiquer la continuité avec le macronisme
il agit en fonction des forces qui sont à l'Assemblée nationale je veux dire le rassemblement national n'est pas majoritaire à l'Assemblée nationale et quelle que soit la solution envisagée vous ne serez pas en mesure d'imposer ce que vous voulez c'est pour ça que je me dis quel est l'intérêt d'aller censurer alors que c'est pas mieux pour vous d'attendre la possibilité d'une prochaine dissolution parce que si vous allez jusqu'au bout du scénario si vous voulez la démission de Macron vous aurez la même Assemblée autrement dit le même blocage la même impossibilité d'avancer donc quel est l'avantage au regard de tout ce qui est par ailleurs dit c'est à dire une hausse prévisible des taux d'intérêt une difficulté pour pour pour les Français
rapidement sur l'aspect politique c'est très simple on ne veut pas de ce budget qui est mauvais pour la France et on pense qu'il est possible d'avoir un autre budget le seul qui fait du chantage aujourd'hui c'est même pas monsieur Barnier c'est Bercy voilà c'est ce que vous avez déjà dit ok non mais je le redis c'est comme ça c'est clair
on va écouter Bercy je voudrais vous faire écouter le ministre du budget il était mercredi dans la matinale de France Inter évoquant notamment les conséquences économiques d'une censure sur le budget je vous propose d'écouter Laurent Saint-Martin
il n'y aurait pas la possibilité donc comme je l'ai dit d'avoir les mesures fiscales nouvelles de ce budget à commencer par exemple par l'indexation du barème de l'impôt sur les revenus ça veut dire que tous les Français paieraient plus d'impôts directement tous les Français pas seulement certains contribuables ciblés qui pourraient contribuer plus que les autres
c'est-à-dire il n'y a pas de budget on paiera plus d'impôts
il faut un budget voté annuellement pour indexer le barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation si ce n'était pas le cas s'il n'y avait pas de budget il n'y aurait pas cette indexation et donc les Français verraient leur impôt mécaniquement augmenter chaque année
c'est très concret votre réaction Jean-Philippe Tanguy est-ce que vous reconnaissez que tous les Français qui payent l'impôt sur le revenu vont voir cet impôt augmenter si le budget ne passe pas
non c'est une belle tentative du ministre pour faire peur aux Français d'une manière différente mais c'est faux pour deux raisons déjà si le budget passe la non-indexation du barème c'est 4 milliards d'euros d'impôts nouveaux lui dit 3
mais ok 4
entre 3 et 4 très bien je suis honnête je prenais même l'hypothèse haute bon et bien les impôts de monsieur Saint-Martin c'est 40 milliards bon donc il reste 36 milliards si vous voulez de bénéfices pour les Français mais c'est pas sur les mêmes c'est pas sur les mêmes oui bah effectivement vous avez raison la taxe sur l'électricité par exemple c'est tout le monde classe populaire classe moyenne inférieure là l'impôt sur le revenu c'est différent mais j'ai fait le point avec le rapporteur général du budget et avec le président de la commission des finances Eric Coquerel vous avez 3 familles politiques complètement différentes votre serviteur RN Eric Coquerel la gauche et monsieur le rapporteur monsieur de Courson centriste il n'y a aucun souci le PLF qui sera voté le projet de vote finance qui sera à terme voté soit fin janvier soit en février il y aura forcément un budget rétablira les choses mais si il n'y aura pas de non-budget en France il faut arrêter comment vous pouvez le dire mais parce qu'on n'est pas un état croupion mais non on n'est pas un état croupion madame Fresseuse tout va bien je veux dire nous avons deux chambres solides nous avons la continuité de l'état depuis au moins 500 ans en France nous avons une administration très compétente il faut arrêter de faire peur aux gens les chefs d'entreprise
sont des débiles profonds qui s'inquiètent
pas du tout je peux vous dire qu'il y a des chefs d'entreprise y compris par écrit comme l'a révélé ma collègue Edwige Diaz nous écrivent aussi pour dire on préfère ce non-budget temporaire que le budget qui va castanier les entreprises et les entrepreneurs franchement il y a un retournement aujourd'hui des milieux économiques je peux vous dire qu'ils ne sont pas du tout dans les dispositions qu'ils étaient aux dernières législatives donc on rétablira vous savez qu'il y a la mensualisation de l'impôt sur le revenu donc le barème sera indexé il n'y a pas de problème par ailleurs il y a un inconnu juridique moi je propose par ailleurs qu'on dépose un amendement parce qu'en fait si on ne vote pas de budget je suis désolé tout ça est très technique j'essaie d'être le plus clair possible c'est pas toujours facile il y aura une loi spéciale qui permet de lever les impôts moi l'administration de l'assemblée m'a dit qu'on pouvait faire un amendement qui permette de mettre le barème dès le fait qu'on lève les impôts le président de la commission des finances pense que c'est plus compliqué je lui donne le point s'il le souhaite mais bon je pense que le point reste à établir en tout cas tout va bien se passer si tout le monde agit avec responsabilité dont le gouvernement mais ce petit cinéma on le voit encore là qui consiste à faire du chantage matin, midi, soir à tout le monde dire c'est nous ou la catastrophe il n'y a pas tellement
de chantage mais s'il sera assez calme
qu'il n'y a pas de dramatisation excessive il y a juste la description
de ce qui va se passer c'est à dire que vous aurez un peu plus de risques sur l'empreinte donc des taux d'intérêt qui vont augmenter donc une charge de la dette qui va augmenter et une impossibilité de boucler un budget donc la reconduction du budget de l'année dernière avec un certain nombre de contribuables donc 400 000 contribuables qui ne payent pas l'impôt sur le revenu qui vont le payer c'est ça le résultat de la crise d'accord
mais il faut quand même remarquer que c'est le Rassemblement National qui a mis l'indexation du barème sur l'impôt sur le revenu à la base c'est M. Sarmat qui ne voulait pas l'indexer donc c'est quand même un retournement de situation le coût de l'endettement quand M. Hollande donne les clés à M. Macron on est entre 20 et 30 milliards de coût de l'endettement par an on est à près de 60 milliards donc ce sont eux qui ont doublé le coût de l'endettement et maintenant il s'agit dans tous les plateaux pour expliquer il était au pouvoir pendant 5 ans M. Sarmat pour expliquer que c'est nous le problème le taux il a augmenté quand ? il a augmenté quand M.
Macron a 10 sous en juillet et le spread l'écart entre la France et l'Allemagne a explosé au moment où M. Macron a fait son caca nerveux donc qu'il arrête d'accuser le monde entier alors que excusez-moi il a fait sa crise de nerfs et que c'est la faute des oppositions et pas de ceux qui sont au pouvoir on est quand même à l'acmé de l'irresponsabilité politique
Jean-Philippe Tanguy je voudrais qu'on parle aussi du procès sur les emplois fictifs des assistants parlementaires du Rassemblement National au Parlement européen c'est un procès qui a pris fin cette semaine le jugement a été mis en délibéré au 31 mars prochain une peine d'inéligibilité immédiate de 5 ans a été requise contre Marine Le Pen est-ce que vous la redoutez ?
bien sûr qu'on qu'on la redoute parce qu'on redoute une injustice et une erreur judiciaire extrêmement grave moi si vous voulez je ne comprends plus dans notre propre pays on dit oui il ne faut pas commenter les processus judiciaires et le cas échéant les décisions de justice ah bah non c'est vrai qu'en France il n'y a jamais eu d'erreur judiciaire les juges sont vraiment des gens purs et parfaits qui ne font jamais d'erreur qui ne se trompent jamais il n'y a jamais eu d'intention politique de la part des procureurs dans notre pays il n'y a jamais eu d'idéologie politique de la part de certains juges d'ailleurs le mur des cons du syndicat de la magistrature n'existe pas d'ailleurs sur ce mur des cons il n'y avait pas les photos de toutes les oppositions de droite non mais voilà je ne vais pas très loin je dis que le fait de considérer que tout processus judiciaire est pur et parfait qu'on ne peut rien dire qu'on ne peut pas critiquer vous dites que la justice est de gauche je n'ai pas prononcé le mot gauche
ah bon quand vous dites le mur des cons je crois que c'est
le syndicat de la magistrature je n'ai pas dit gauche parce que moi je pense qu'il y a des gens de gauche parfaitement républicains et il y a des gens de gauche parfaitement liés à la séparation des pouvoirs je vous remercie d'ailleurs de poser la question je n'ai pas dit gauche je dis des gens qui estiment qu'ils ont un pouvoir exorbitant et qui rendent la justice au nom du peuple français mais si possible sans le peuple français voilà bon et bien ça fait beaucoup de procès d'intention au moment où le jugement
n'est pas rendu parce que c'est on parle des réquisitions le jugement est attendu le 31 mars est-ce que vous n'avez quand même pas l'impression de faire des pressions quand même énormes sur la justice mais il n'y a pas de pression sur la justice de toute façon alors que vous êtes le même parti qui dit pour une sévérité absolue pour tous ceux qui ont fauté voilà est-ce que ce n'est pas complètement inaudible et contradictoire
mais ce n'est pas du tout inaudible moi je pense que quand on voit les réactions des français il y a un soutien à Marine Le Pen qui est majoritaire de très loin majoritaire au-delà de notre force politique et je suis désolé il est où le juge Burgot du procès d'Outreau et bien il a eu deux promotions depuis l'erreur judiciaire d'Outreau vous mélangez tout là c'est marrant parce qu'on parle de votre affaire et vous allez sur des tas d'autres mais parce que justement je ne parle pas de l'affaire madame Bécard je parle du fait qu'en France le fait de parler de la justice tout de suite on est accusé de tout et qu'on est face à une autorité judiciaire qui n'est pas parfaite et on peut encore parler comment dire de choses qui ne sont pas correctes ou de processus qui se passent bien sans être accusé de tous les mots ce n'est pas nous qui avons fait pression madame Fresseau sur l'une des deux procureurs pour qu'elle dise que demander la relaxe pour un des prévenus alors qu'il n'y avait rien dans le dossier ça lui faisait trop mal je peux vous dire que ça creuait un émoi d'ailleurs il y a une suspension de séance de la présidente et même un certain nombre de personnalités de la justice se sont exprimées il y a quand même beaucoup de gens qui ont estimé que ce procès ne correspondait à rien donc nous verrons il y a une très belle plaidoirie de l'avocat de Marine Le Pen en tout cas moi je la soutiens à 200% je pense qu'elle est parfaitement innocente de ce qu'on lui reproche et je dois dire que je suis très meurtri qu'on accuse une femme comme Marine Le Pen mais je l'ai dit pour d'autres adversaires politiques qui sont des honnêtes gens qui se battent pour l'intérêt général qui se voient au bout de tant d'années au service de la France demander de la prison deux en ferme franchement c'est indécent
Juste une question est-ce que vous êtes d'accord avec le patron de votre parti Jordan Bardella quand il promet à tous les candidats du RN pour toutes les élections qu'ils devront désormais avoir des casiers judiciaires vierges vous êtes d'accord avec ça ou pas ? C'est une bonne idée ? Mais en fait c'était déjà le cas
moi on donne le casier judiciaire et puis la commission voit si ce qu'il y a dans le casier permet ou pas d'être candidat donc en fait ça a toujours été à la discrétion de la commission d'investiture la difficulté c'est que tout n'est pas dans le casier parfois cette dame qui avait fait un prix en otage des fonctionnaires parce qu'elle était désespérée ce qui n'excuse rien avec des faits extrêmement graves c'était pas dans son casier et donc on l'a découvert dans la presse Marine Le Pen on le saura
et donc elle ne pourra plus Ah bah si elle pourra
parce qu'à la discrétion de la CNI je peux vous dire que s'il devait y avoir malheureusement une mauvaise décision on considérera qu'elle n'empêche pas Marine Le Pen d'être candidate
Donc il y a des bons et des mauvais casiers judiciaires vous ferez le trait ?
Ah bah oui effectivement il y a des choses plus graves que d'autres
oui ça effectivement j'assume totalement Merci Jean-Philippe Tanguy on va poursuivre avec notre second invité pour le livre de la semaine Bonjour Bernadette Sauvaget Bonjour Merci de nous avoir rejoints sur le plateau de questions politiques vous êtes journaliste à Libération spécialiste des questions de religion vous êtes documentariste aussi et auteur, autrice d'un livre qui vient de sortir Notre Dame de Paris ressuscitée aux éditions Fayard c'est un livre très réussi qui se lit comme un long et très beau reportage vous commencez évidemment avec cet effroyable incendie de la cathédrale ce fameux 15 avril 2019 incendie auquel vous avez assisté Bernadette Sauvaget vous avez suivi de très près ensuite les 5 années et demi de travaux qui viennent donc de s'achever vous racontez tout cela scrupuleusement c'est vraiment fascinant et vous n'hésitez pas non plus à parler du président Macron dans le dernier chapitre notamment Emmanuel Macron qui promet on s'en souvient de rebâtir Notre Dame de Paris en la rendant plus belle encore est-ce qu'on peut dire que c'est un peu son oeuvre cette reconstruction à Emmanuel Macron ?
Alors elle est plus belle effectivement je crois que ça c'est une unanimité sur le résultat son oeuvre c'est d'abord l'oeuvre des gens des 2000 ouvriers et compagnons qui ont travaillé donc ce savoir-faire là et puis tout ça n'était pas possible sans les 846 millions d'euros qui sont arrivés pour financer cette restauration et reconstruction parce qu'il y a une partie reconstruite et une partie restaurée
Mais vous écrivez quand même l'incendie et le chantier de Notre-Dame sont des marques importantes des deux quinquennats d'Emmanuel Macron le chef de l'état en a tiré les bénéfices qu'il pouvait vous vouliez dire quoi ?
Non c'est à dire qu'en fait je crois que d'abord on a tous été surpris de l'impact qu'a eu cet incendie je crois que vraiment ça c'est l'impact national et international et je crois que Emmanuel Macron qui devait faire une intervention à la télévision a tout de suite pris le train en marche Il devait intervenir
pour clore notamment la crise des gilets joueurs que vous rappelez
judicieusement aussi dans votre avis C'est arrivé à point nommé il y a quelque chose qui est fédérateur autour de cet incendie
Comment vous l'expliquez justement l'impact de Notre-Dame de Paris sur les parisiens puis plus largement y compris l'international d'ailleurs Qu'est-ce que ça représente ?
Alors moi c'est encore une question ça a été une question pendant ces 5 ans c'est pourquoi ça parle autant alors moi je crois qu'il y a quelque chose qui est quand même fondamental dans cette histoire c'est Victor Hugo et c'est la descendance de Victor Hugo il y a évidemment le roman éponyme qui a participé c'est-à-dire sans Victor Hugo il n'y aurait pas eu de restauration sans doute au 19ème siècle il n'y aurait plus il ne faut pas exagérer mais voilà il a été capital mais il y a une descendance qui est absolument invraisemblable de ce roman en film tout de suite en film en film en comédie musicale en dessin animé moi je crois que le beau sud de Notre-Dame enfin le beau sud de Notre-Dame a marqué des générations et des générations d'enfants qui a 30 ans ou 40 ans ou quasiment 40 ans sont encore capables de chanter des chansons de ces dessins animés comédies musicales donc il y a vraiment quelque chose qui est oui
vous dites dans votre livre à un moment donné vous expliquez qu'il y a quelque chose qui a pu sembler étonnant concernant les dons c'est qu'en gros au moment du tsunami où il y a eu des dons internationaux c'est à peu près 50% de ce qui a été donné pour Notre-Dame en se disant finalement les pierres est-ce que alors c'est un peu Pougetis c'est la façon dont je résume les choses est-ce que l'immobilier ou le patrimoine c'est plus important que les gens alors moi
je vais mettre un petit bémol à ça je n'ai pas dit que c'était vrai non non c'est que vous l'évoquez vous ouvrez la porte oui et en fait il faut décomposer ces dons et si on décompose ces dons on a 4 méga méga donateurs
qui font les 2 tiers dont on a beaucoup entendu parler
qui font 600 millions à E4 voilà les 3 grandes fortunes françaises plus le groupe total donc on arrive à 600 millions donc c'est déjà énorme et arrive derrière une dizaine de grands donateurs et on arrive à 700 millions donc ce qui reste mais c'est déjà bien pour 338 000 donateurs c'est 146 millions ce qui correspond grosso modo à ce qu'a coûté la sécurisation c'est-à-dire les travaux qu'on a fait pendant un an et demi pour éviter qu'elles ne s'écroulent donc voilà cirque sans ces chéquiers ouverts de quelques grandes fortunes et quelques grandes entreprises françaises on n'aurait pas réussi à rénover en 5 km
aussi fort et aussi vite comment vous réagissez vous faites partie des toutes premières des tout premiers en juillet 2019 à pénétrer dans cette cathédrale qui je ne sais même pas à quoi elle ressemble à ce moment-là
moi je ne suis pas allée à l'intérieur je suis allée à l'intérieur un an plus tard le périmètre intérieur était extrêmement difficile d'accès parce que c'était encore très dangereux les gens qui pouvaient rentrer à Notre-Dame ne rentraient que dans les collatéraux et pour dégager les débris les vestiges de l'incendie les poutres les pierres etc c'était un robot moi je suis allée sur les terrasses où ils étaient en train d'installer ces immenses cintres en bois sur les arcs boutants qui font les grosses pattes d'araignée les grandes pattes d'araignée qu'on voit au chevet de Notre-Dame et là il y avait déjà une course contre la montre parce que malgré ce qu'on a dit le soir du 15 avril ou le matin du 16 avril elle était en danger en danger parce que les équilibres tous les équilibres avaient bougé et elle était en danger à cause de ce grand échafaudage qu'elle signait
alors vous l'avez dit les dons et les dons des plus importants donateurs ont été très importants est-ce que la fixation du cap je reviens à Emmanuel Macron vous allez dire que c'est une obsession mais est-ce que la fixation du cap est-ce que le fait que lui a dit dans 5 ans il faut qu'elle soit redevenue aussi belle voire plus belle est-ce que ça a joué un rôle ?
les gens les personnes qui ont travaillé à Notre-Dame et les gens qui étaient sur le chantier disent il fallait un délai voilà il fallait un délai il fallait un délai après voilà on peut discuter ce délai ça aurait pu être 10 ans
là il y a une ambition d'aller vite oui c'était bien ou pas ?
ce qui était ce qui est plutôt ce qui est plutôt bien parce que ça donne une perspective aux gens qui ont un certain âge ils reverront je crois que c'était ça la pensée revoir Notre-Dame après voilà ça n'a pas été sans douleur c'était pour revenir un petit peu plus un petit peu plus en amont c'était imprudent parce qu'au moment le 16 avril quand Macron dit ça on ne connait pas l'état des voûtes on ne sait pas on ne connait pas l'état des voûtes et voilà si les voûtes s'étaient écroulées ça aurait été impossible c'était pas c'était pas possible donc il y avait ce volontarisme voilà ça a été possible parce qu'effectivement l'état des voûtes était le permettait
vous dites aussi que ça a été possible parce qu'il y a une sorte d'administration de mission c'est-à-dire qu'au lieu de laisser tous les services de l'état se fichent éventuellement sur la figure parce que le truc fait 3m30 et pas 2 il y a eu un établissement public Georges Lain et qu'en gros ça a marché comme le général Georges Lain pardonnez-moi qui est disparu aujourd'hui et qui a eu la volonté de court-circuiter un peu les procédures habituelles c'est en gros quand on il faut faire en sorte que ça aille vite que ça soit efficace on a compris je ne vais pas paraphraser Lénine qui dit quand il y a une volonté il y a un chemin mais
surtout pour le général Georges Lain oui ça colle pas non mais est-ce que c'est parce qu'il y a aussi
une administration de mission en clair
oui moi je veux bien mais oui oui certes il y a on a rassemblé des compétences et voilà après il y a l'argent et il y a le savoir-faire je crois que vraiment ça aussi il y a un savoir-faire qui est inégalé
alors ça c'est plutôt rassurant parce que oui au moment où on doute tellement effectivement c'est formidable ce qu'on voit moi enfin je trouve alors moi ça me fait rebondir
j'ai envie de faire rebondir il y a un savoir-faire
et il y a un engagement et une abnégation oui je veux dire il y a des ouvriers des compagnons qui témoignent aujourd'hui et qui disent ça a été difficile on est fiers on est heureux on n'a pas vu leur famille il y a eu des burn-out il y a eu des tensions il y a des moments qu'est-ce que vous pensez
tout ça Jean-Philippe Tanguy de tout ce qu'on vient de dire mais aussi de cette réussite est-ce qu'on l'accroche à la pochette d'Emmanuel Macron ou pas grand organisateur des JO et grand reconstructeur de la cathédrale Notre-Dame sur l'année 2024
moi ça me remplit de fierté je bois vos paroles madame déjà il y a les pompiers je ne suis pas sûr que leur capacité à sauver Notre-Dame c'est aussi un savoir-faire c'est aussi un courage c'est aussi un idéal sur le moment pour prendre son courage imagine à demain pour sauver le monument effectivement cette symphonie de tous les savoir-faire français qu'on a gardé qu'on a voulu garder la politique du patrimoine en France à ses particularités on peut être très fier de ça et c'est vrai que dans ces moments effectivement très difficiles je suis très heureux de pouvoir dire que c'est l'union nationale qu'on est tous très fiers et c'est très émouvant franchement c'est très émouvant d'être réussi à avoir fait cet objectif ensemble et d'avoir des gens aussi à la fois passionnés dévoués je pense aussi ils sont souvent critiqués les architectes les archéologues qui veillent sur notre patrimoine qui ont profité aussi enfin profité le mot est mauvais excusez-moi mais qui ont pu aussi mener des recherches rapidement qui ont trouvé pu participer aussi au vrai récit de l'histoire de France qui n'est pas effectivement le récit magnifié de Victor Hugo ou d'autres mais qui permet aussi de mieux connaître nos racines et d'où on vient et je ne sais pas où on en est pour l'identification du bel et mais il nous reste peu de temps j'aimerais bien poser la question
du pape François et avoir votre regard d'experte en question de religion qui préfère donc se rendre on le sait tous maintenant le week-end suivant en Corse c'est quoi c'est un pied de nez
alors je crois qu'il n'y avait pas beaucoup d'illusions chez les responsables catholiques ils savaient qu'il ne viendrait pas d'abord parce que le 8 décembre il y a une fête importante à Rome et le pape doit être à Rome il s'est rajouté quelque chose à son agenda c'est-à-dire un consistoire c'est-à-dire il va fabriquer de nouveaux cardinaux donc vraiment je suis désolée mais mon agenda est vraiment bouclé et ça ne correspond pas ça ne correspond pas à la conception de l'église du père François pour lui c'est un événement mondain c'est des voilà c'est la cathédrale
la plus visitée au monde quand même
oui mais c'est de l'argent peut-être que lui il ne faut pas oublier que c'est un pape c'est le pape du sud global c'est le pape latino il n'a pas cette projection il n'a pas cette projection dans la pierre dans le patrimoine que nous pouvons avoir au début de son pontifiquat il est défini l'église catholique comme étant un hôpital de campagne là on est à l'extrême opposé de ça et en Corse d'abord il va voir un de ses chouchous c'est d'ailleurs le cardinal Bustillo le cardinal Bustillo qui est vraiment très très en cours en ce moment et il va voir un peuple donc il va se mettre au milieu d'un peuple merci merci beaucoup
à tous les deux pardonnez-moi Bustillo est assez
c'est pour ça que j'ai dit ça volontairement
merci Bernadette Sauvagelle le titre de votre livre Notre-Dame de Paris Ressuscité chez Fayard merci à vous aussi Jean-Philippe Tanguy je vous souhaite une belle fin de week-end et je vous dis à la semaine prochaine
Jean-Philippe Tanguy