Julien Février, ex-otage au Venezuela, raconte l'enfer de sa détention
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
J'ai été arrêté par la Guestapo, un commandant militaire cagoulé qui qui a qui enlève les gens comme ça au congegut, au hasard. N'importe quel étranger qui se trouve là, ça peut être dans un restaurant, ça peut être n'importe où en fait, il rentre, il vous embarque quoi. [musique] Il y a pas limite.
Ce sont les services secrets militaires de du gouvernement qui euh qui qui font ça quoi. Parce que faut bien comprendre que rien n'est légal. Même la prison où on se retrouvait n'était pas du tout légale.
On était plus d'une centaine d'étrangers et plus de 40 pays représentés. Donc c'est un kidnapping mondial, international de tous les pays. En fait, j'ai été amené dans les dans les locaux de de des services secrets militaires.
Je suis resté pendant un mois dans un sous-sol euh où on torturait les gens. Donc avec une capuche sur la tête, menoté dans le dos, les pieds menotés. Euh au niveau de du bassin de la hanche aussi, on a une chaîne avec des menottes.
On est fixé au sol, menoté cch coffre sur la tête et assis sur une chaise, vous avez pas le droit de vous lever, vous avez pas le droit de parler. Ils m'ont mis à nu cagoulé les mains dans le dos et mis mis à terre et frapper. Voilà plusieurs fois.
Et au bout d'un mois, vous savez pas ce qui vous arrive, il vous transfèt. Donc pareil, un transfert menoté, cagoulé. Et en fait, on vous amène à la campagne, au bout d'une demi-heure, on vous descend de la voiture, on vous fait vous mettre debout face à un mur.
Euh vous avez 2 m d'intervalle et et là on entend le le bruit du chargement des armes quoi. Et on s'est dit c'est fini quoi, ils vont nous exécuter. Ça ressemblait un ploton d'exécution [grognement] en pleine campagne et en réalité bon 5 minutes plus tard c'est là où vous rentrez en dans cette prison de d'aute sécurité qui s'appelle rodéo 1.
C'est des cages, il y a il y a pas de toilette, il y a pas de lumière, il y a il y a rien tout ça, des conditions extrêmes. Je rentre dans un couloir où il y a déjà beaucoup d'étrangers notamment des Américains qui vous expliquent la situation. Donc ça a été le même traumatisme et choc pour tout le monde.
Et là vous êtes disparu. À n'importe quel moment du jour, de la nuit, on peut en plus d'être torturé, on peut et frapper tout ça, on peut être exécuté et et le cadavre jeté n'importe où quoi. Et ça qu'il faut bien comprendre quoi.
Christian Girard