Guerre en Iran: pourquoi Trump veut rapidement tourner la page
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Grâce au progrès que nous avons réalisé, je peux dire ce soir que nous sommes en bonne voie pour atteindre tous les objectifs militaires des États-Unis bientôt, très bientôt. Nous allons les frapper extrêmement durement au cours des de à tr prochaines semaines. Nous allons les ramener à l'âge de pierre, là où est leur place.
Deux ou tr semaines mais pas plus et d'ici là de deux choses l'une ou bien l'Iran en capitule ou bien il sera ramené à l'âge de pierre par l'anéantissement de toutes ces infrastructures de production d'électricité et de pétrole. C'est donc par cette menace que Donald Trump a conclu son allocution très attendue ce 1er avril au 32e jour d'un conflit qui continue de faire plonger sa popularité et de faire s'envoler les prix de l'essence à la pompe aux États-Unis sans que l'issue en apparaisse plus claire. On a quand même compris une chose.
Donald Trump veut tourner la page de cette guerre aussi vite que possible. Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de votre podcast le monde selon Trump pour écouter, analyser, décrypter chaque semaine les mots et les actes du 47e président des États-Unis. Bonjour Cia Bolin.
Bonjour Thierry Arnaud. Merci d'être avec nous, chercheuse, spécialiste des États-Unis, des relations transatltiques et tu diriges le bureau à Paris du European Council on Foreign Relations. Et je salue bien sûr mon camarade Antoine en direct de Washington.
Salut Antoine. Salut Thierry. Salut à toutes et toutes.
Alors, il a fallu attendre un peu plus d'un mois depuis le début de ce conflit pour que le président américain s'adresse solennellement, on vient de l'entendre, aux Américains. Euh pourquoi il il a décidé de le faire à ce moment-là selon toi ? Alors évidemment la première explication c'est qu'on voit que ces chiffres d'approbation continuent de baisser que les pendant ce temps-là les prix du pétrole augmentent mais plus généralement il essaie de donner un tour de solennalité à à sa prise de parole.
Or, Donald Trump, ça fait quand même un moment qu'il est euh démonétisé en réalité parce que on le voit, on l'a vu encore dans dans cette prise de parole, il donne des explications bien trop tard par rapport au moment où il a lancé l'intervention. ses explications euh remontent à ce qu'il a fait au cours de son premier mandat, sont complètement excessifs en terme de comparaison avec les autres présidents. C'est la meilleure action qui n'a jamais été euh faite.
C'est le c'est lui le plus courageux de tous les présidents. Il est le seul à avoir résolu les grands problèmes historiques. Donc en fait il il essaie de de de vendre cette imaginaire qui est construit du plus grand président extraordinaire auquel il faut faire confiance.
Mais franchement, je sais pas encore quelle est la bande passante pour les Américains d'y croire, pour les Européens, pour les alliés, pour les alliés dans la région. Euh il est démonétisé quelque part Donald Trump. Donc il parle à sa base, ça c'est sûr, et il leur donne la solnité.
Euh c'est ça peut-être qui qui faisait hier hein. Judici la réaction Antoine ça a été plutôt tout ça pour ça. La Maison Blanche nous avait promis une déclaration fracassante, un long communiqué dans l'après-midi pour faire monter les anticipations.
On s'attendait vraiment à ce que Donald Trump nous dessine un parcours de sortie de cette guerre. C'est pas exactement ce que on a perçu en tout cas d'ici. Que dit-on de ton côté de l'Atlantique et qu'en disent en particulier les médias qu'on écoute avec une attention particulière.
Je pense à la chaîne Fox News par exemple pour pour comprendre pour ressentir le message qui est envoyé à l'électorat de Donald Trump. Ben ce qui est très intéressant c'est que ce matin sur Fox News dans la matinale, ça a été vraiment le service minimum sur le le discours de Donald Trump. Euh ça a été 3 minutes à peu près à 7h et à 8h quand j'ai regardé avec simplement un direct depuis la Maison Blanche avec l'une de leurs correspondantes qui est resté très factuel qui a résumé les propos de Donald Trump.
Ils ont diffusé un cours extrait du président et puis ils sont passés à autre chose. Alors à 8h, les présentateurs ont fait quelques commentaires après ce duplexe de la Maison Blanche pour critiquer les alliés des États-Unis qui ne sont pas assez en soutien et cetera, mais ça n'a pas duré très longtemps. Euh et j'ai fait un tour aussi des réseaux sociaux pour aller voir ce que disent un peu les influenceurs MAGA.
Et écoute, ce matin sur X, en tout cas, sur les comptes de ces influenceurs, il y a pas une ligne sur ce qu'a dit pour Donald Trump hier soir. Euh, en même temps, c'est pas complètement surprenant parce que Trump n'a rien dit de nouveau. Il a recyclé des formules, des éléments de langage qui nous serrent depuis plusieurs semaines depuis que la guerre a commencé.
Même l'histoire des de tr semaines, il l'avait déjà dit la veille. Donc finalement, c'était presque un non sujet ce matin aujourd'hui dans les dans les médias conservateurs et et parmi les influenceurs MAGA. Et tout ça dans un contexte, tu disais Celia, où les Américains sont de plus en plus sceptiques. 35 % seulement de bonnes opinions euh pour Donald Trump dans le dernier sondage pour euh des économistes fait par l'Institut euh Youugov.
Et puis il y a cet autre sondage sur CNN qui donne une côte de popularité, enfin plus exactement un taux d'approbation de sa gestion de l'économie pour dire les choses précisément de de 31 %, ce qui est le plus mauvais score euh de Donald Trump en tant que président, y compris lorsque on intègre son premier mandat. Et ce qui est assez frappant, c'est que la dégringolade, allait être également perceptible au sein de l'électorat républicain. Et ça, ça commence à être un problème puisque CNN nous dit que la partie des de l'électorat républicain qui approuve fortement la performance du président sur les questions économiques n'est plus désormais que de 43 % alors qu'elle était de 52 %. en janvier.
Alors évidemment, le cœur du sujet pour beaucoup d'Américains, c'est le prix à la pompe. C'est le le fameux Gallen qui a dépassé 4 dollars maintenant qui devient un sujet majeur. Et voilà ce que l'on pouvait en entendre sur cette même chaîne Fox News en début de semaine.
Le prix était au-dessus de 5 dollars le gallon pendant les années Joe Biden. Il est aujourd'hui à 4 dollars, ce qui reste trop élevé. Mais le président Donald Trump peut et va le faire baisser une fois cette opération terminée.
Il dit qu'il demande 2 à 3 semaines. Et avec tout mon respect, qu'avons-nous obtenu avec une naissance à 5 dollars sous Joe Biden ? Rien du tout.
Et si en échange de quelques semaines avec une naissance à 4 dollars, on a un régime terroriste acculé pour régler un problème qui empoisonne le monde depuis des années, alors c'est quelque chose que le président Trump peut faire avant de relancer l'économie comme il l'a fait lors de son premier mandat avec beaucoup d'efficacité. C'était Kelly Mckennyi qui est une des grandes voix de Fox News qui a été la porte-parole de la Maison Blanche au cours du une des porte-paroles de la Maison Blanche pendant le premier mandat de de Donald Trump. Ce qui est intéressant dans ce qu'elle raconte, c'est que on voit bien cet argumentaire qui est en train de tisser Donald Trump et ceux qui le soutiennent, c'est de dire "Bon, vous allez peut-être en prendre un peu plein la figure pendant quelques semaines, mais le sacrifice en vaut la peine.
Ça va pas durer très longtemps et quand on va arriver au bout du tunnel, on vivra dans un monde merveilleux où la paix sera revenue. L'Iran ne peut plus nous menacer, le prix de l'essence va redescendre et tout ira bien." Il aime bien Donald Trump faire ses petites leçons de morale aux Américains en leur disant "Écoutez, il faut savoir vivre à travers des temps durs, surtout pour obtenir certains objectifs." Il l'avait fait l'année dernière au moment des droits de douanes imposés sur la Chine quand on voyait s'envoler un certain nombre de de produits de première nécessité ou de première consommation pour les Américains et il avait dit finalement de combien on a besoin de poupée à Noël. une seule, ça suffit bien.
Donc euh un discours qui évidemment aurait été totalement inacceptable, inaccepté de la part d'un autre euh président qui a suscité beaucoup de critiques mais qui n'affecte pas sa base. Et là, je trouve qu'on l'entend bien dans ce que ce qui ce qui vient d'être dit. Euh c'est l'adhésion à Donald Trump, c'est maintenant c'est un culte, c'est une foi euh profonde pour ces Américains maga qui eux ils ont encore il y a un taux d'approbation, je regardais ce matin, de 92 % euh des Américains qui se disent MAGA pour Donald Trump.
Et puis chez les Républicains, même s'ils sont plus sceptiques sur l'économie, ils sont encore 3/4 à avoir un taux d'approbation favorable à Donald Trump. Donc alors ils sont plutôt 70 là où ils étaient 85. Donc a quand même eu un vrai décrochement et même chez les magas, ils étaient 100 %.
à 9% donc il y a quand même un moment il se passe quelque chose mais on vous et c'est peut-être pour ça qu'on que que qu'on a une telle couverture par Fox News, c'est-à-dire inexistante, c'est que l'Amérique qui croit en Trump ne veut pas en fait en discuter, ne veut pas vraiment savoir pourquoi cette guerre a été faite. estque va la gagit le faire et que les autres ne l'ont pas fait avant que seul lui est courageux qu'elle est bientôt finie qu'elle est bientôt fini et ensuite ça ira mieux et une irresponsabilité totale sur les conséquences une irresponsabilité totale sur les faits que ça a sur les alliés sur le chaos qui vont se mettre derrière et également à mon avis une irresponsabilité politique c'est-à-dire que Donald Trump va évidemment blâmer les républicains s'il y a un échec aux élections de mi-mandat donc ça c'est la technique Trump, ça continue d'être celle-là. Je vois pas pourquoi il va l'abandonner.
Et pour le moment, elle paye hein, puisque à chaque fois, il revisite le passé et il réinvente un passé. Elle ne le sert pas si mal mais on voit bien qu'il est en fait, il a deux volontés qui qui se contredisent. Il veut sortir de ce conflit très vite parce qu'ils sont bien que politiquement et on vient de citer quelques chiffres, ça lui coûte extrêmement cher et il veut pouvoir dire qu'il a gagné cette guerre de manière irréfutable.
Or, les deux vont pas vraiment très bien ensemble parce que s'il veut sortir très vite, il peut décider de partir du jour au lendemain, mais il va partir dans un contexte où c'est toujours une République islamique. Elle a toujours son stock d'uranium, elle est toujours capable de tirer des missiles et elle a toujours le contrôle du des trois d'Ormouse. Et s'il veut satisfaire, apporter une réponse beaucoup plus convaincante sur ces quatre sujets-là, il va pas pouvoir tenir ce que l'on vient de l'entendre dire.
C'est ce délai de 2 à 3 semaines. En fait, il euh Donald Trump ne se lance jamais dans une définition de but de guerre vraiment précise. Si euh si on se rappelle la manière dont il a abordé le Vénézuela, il a expliqué que cette action avait été prise une fois c'était pour le narcotrafic, une autre fois c'est pour la stabilité euh dans la région, une autre fois c'est parce que c'était un régime qui opprimait son peuple et cetera.
Et donc à la fin là, il vient de revendiquer le Venezuela comme une grande victoire parce que le pétrole coule à flot et de du Vené vers les États-Unis. Mais il aurait pu prendre un autre critère. Et donc là, de la même manière, il dit "Pas de changement de régime, ce n'est pas notre but de guerre, mais cela dit, le régime a changé vu que je les ai tous tués." Euh pas de Il l'année dernière, il nous avait dit que le programme nucléaire iranien avait été entrièrement détruit.
Maintenant, il sait qu'il y a de l'uranium enrichi, une demi-tone qui se promène quelque part. et il dit "Oui, mais c'est eux, ils sont ils ont essayé de le camoufler, c'est pour ça qu'on les a réattaqué." Il va pas non plus définir comme but de guerre de vraiment saisir cet uranium enrichi.
Donc il fait ça à chaque fois, ce qui fait que à mon avis, il peut réinventer euh quoi qu'il fasse en tant que victoire, même s'il laisse derrière lui un grand chaos, faut souvenir que quand il a fait le et c'est plutôt ça qu'il fera parce que au fond au bout d'un moment, il risque de de ça va devenir binaire. C'est-à-dire que soit il part et il laisse une forme de chaos derrière lui, soit il reste et à ce moment-là il s'en lise et il va ce choix on voit bien qu'il ne cesse de le repousser de semaine en semaine, mais il y a bien un moment il va s'imposer à lui. Je pense qu'il peut même déclarer qu'il part sans partir.
C'est-à-dire qu'on est quand même face à quelqu'un qui invente la vie dans laquelle il vit ou qui fait croire aux Américains des choses qui qui n'existent pas. Il a il a souvenez-vous juste un exemple en 2017 il arrive et il parle du carnage américain quand il prend quand il est inauguré à la Maison Blanche qu'il qu'il prend ses fonctions et il décrit une Amérique que aucun des Américains qui vit à ce moment-là en Amérique ne n'expérimente, c'est-à-dire une Amérique à feu et à sang abominable après 8 ans d'Obama et cetera. Mais il invente ce narratif pour justifier derrière des mesures très dures et il fait ça tout le temps.
Et donc là, il va euh probablement pour des raisons à la fois économiqu, symbolique et cetera, en effet partir d'ici de tr semaines, peut-être rester un peu plus, un peu moins et cetera, déclarer victoire, ensuite expliquer que quoi qui se passe derrière, y compris le chaos, la fermeture continue du D3 d'ormous, tout ça ce sera de la faute de alors ça il faut choisir. les Ianiens, c'est éventuellement les golfiques, c'est les Européens, c'est sûr. Pe peu importe une catégorie ajouté à ta liste, les médias, les journalistes.
Voilà ce que disait Donald Trump il y a il y a quelques jours lorsqu'on interrogeait sur le rôle de des médias, des journalistes. Justement, le Washington Post est presque mort. Les journaux qui sont malhonnêtes, les journaux en général, les gens ne croient plus les médias.
Et pour finir, j'ai eu 93 % de mauvaise publicité. Certains disent 97 % mais entre 93 et 97 %. Une personne qui reçoit 97 % d'articles négatifs.
Peut-être que Caroline fait du mauvais travail. Je ne sais pas si ma porte-parole. Tu fais un travail terrible.
Est-ce qu'on la garde ? Je pense qu'on va la garder. Mais j'ai entre 93 et 97 % de mauvaise presse.
Fausse presse. Tout est faux. J'ai gagné au la main.
Quand vous avez 93 à 97 % de mauvais articles, de mauvaise presse et que vous gagnez au la main, vous savez ce que ça veut dire ? Les gens ne croient plus la presse. Et quand les gens ne croient plus la presse, c'est une mauvaise chose pour notre pays.
Si on laisse de côté le le le côté un peu, j'arrive pas à trouver le bon mot, roamboles ridicule de de ces pourcentages, on sait pas très bien d'où d'où il les sort, mais quelque part il y a quelque chose qui est pas faux dans ce qu'il dit. Euh moi je mon souvenir le plus récent c'est de couvrir la dernière campagne présidentielle et c'est vrai que globalement alors il y a effectivement Fox News, tous les podcasters qui sont derrière lui, les Benny Johnson et cetera. Euh il a son écosystème médiatique et les réseaux et les réseaux sociaux qu'il soutiennent massivement.
Mais euh l'ablishment médiatique, alors c'est entre jusqu'à ces derniers mois était quand même massivement contre lui et ça l'a pas empêché de de gagner. et ça l'empêche pas de d'être toujours très majoritairement populaire euh et d'avoir le soutien de sa base. Alors, il y a beaucoup de grands médias euh qui font juste honnêtement leur travail et qui vont regarder quel est le bilan de Donald Trump.
Puis en fait quand on regarde le bilan, quand on regarde toutes ces interventions militaires à répétition, le le moins que l'on puisse dire c'est que soit il s'aime du chaos et en tout cas il y a de l'incertitude sur la suite. On peut à la fois dire que l'opération Venezuela s'est bien déroulée et dire dans le même temps que bah qu'il y a pas de stratégie de sortie de crise, que ça a pas vraiment changé la situation pour les Vénézuéliens ou des choses comme ça. Là, il va juger que c'est un article négatif.
Donc même quand on regarde les choses objectivement, bah il a pas un bilan très positif. Mais surtout Donald Trump, son l'adhésion à Donald Trump n'est pas de l'ordre de l'objectif et n'est pas de l'ordre du réel. Ce n'est pas du réel qu'ils vont pas rationnel.
Ils vont une émotion et c'est une émotion nostalgique euh revenir à une redonner à l'Amérique sa grandeur. C'est une émotion populiste et protectionniste. L'Amérique d'abord.
Alors, en ce moment, l'Amérique d'abord, c'est plus dur à vendre alors qu'il s'est étendu à peu près partout dans le monde, mais il reste euh et c'est une émotion de revanche sur les élites et en particulier alors les élites médiatiques, politiques, culturelles. On voit bien là, il s'en est pris cette année à l'université, à la science, à la culture, à tous les lieux qui sont des lieux de liberté et de de pensée libérale en réalité, mais qui sont aussi des lieux pour le peuple qui n'y a pas nécessairement accès, ressentis comme des lieux d'oppression, dans des lieux dans duquel ils sont rejetés. Je donne juste un exemple, ça paraît anecdotique mais les universités américaines, toutes ces grandes IV League, maintenant on sait que il y a il y a une qu'une petite proportion des étudiants qui vont dans ces grandes universités qui sont américains et encore plus petite proportion de ceux-là qui sont des Américains du Mid-Ouest, du cœur de l'Amérique.
Et donc en fait ces ces endroits d'élite, ils n'y ont plus accès, donc autant les détruire. Et donc un peu de la même manière, pas accès au médias, pas accès à la science, pas accès à la culture, il faut détruire tout ça. Et Donald Trump en détruisant les bastion du libéralisme dont l'Europe d'ailleurs fait partie, il sait qu'en retour, il peut asseoir un pouvoir nationaliste, populiste, trumpiste qui dans lequel il vend une émotion et qui a pas besoin d'être basé sur le réel.
Il y a un sujet sur lequel il s'est abondamment exprimé ces derniers jours dans une nouvelle série d'entretiens téléphonique avec les journalistes. Un exercice dont il est devenu coutumier mais qu'il a plutôt laissé de côté dans son allocution qu'on a entendu au début de notre conversation, c'est l'OTAN. L'OTAN qui le dégoûte dit-il dont il menace de se retirer.
Pourquoi ? Écoutez la réponse de Marco Rubio, le secrétaire d'État. C'est en début de semaine toujours sur la chaîne Fox News.
Nous ne leur demandons pas de mener des frappes aériennes quand nous avons besoin qu'ils nous autorise à utiliser leur base militaire. Leur réponse est non. Alors pourquoi sommes-nous dans l'OTAN ?
Il faut poser la question. Pourquoi avons-nous dépensé des milliards et des milliards de dollars, des centaines de milliards de dollars au fil des années, voire des milliers de milliards, et stationner toutes ces forces américaines dans la région si au moment où nous en avons besoin, on ne nous autorise pas à utiliser ces bases ? Alors cela pose problème.
Je pense qu'il ne fait malheureusement aucun doute qu'après la fin de ce conflit, nous devrons réexaminer cette relation. Nous devrons réévaluer la valeur de l'OTAN et de cette alliance pour notre pays. En fin de compte, c'est une décision qui revient au président.
Alors, je crois que c'était particulièrement intéressant d'écouter Marco Rubio sur ce sujet parce que Marco Rubio, avant d'être là où il est le ministre d'affaires étrangères, il a été sénateur et en tant que sénateur de Floride avec un sénateur démocrate, tu t'en souviens en 2023, il a fait voter une loi qui rend obligatoire pour le président américain le fait de consulter le Congrès. D'aventure, ce président des États-Unis décidait de quitter l'OTAN et par une belle ironie de l'histoire, si l'on peut dire, le voilà tenir les propos que que l'on vient d'entendre. Alors, Marco Rouiot en tant que secrétaire d'État et aujourd'hui conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, puisquil a fusionné les deux mandats, euh se font totalement dans le Trumpisme et dans son président.
Il sait d'ailleurs que s'il y a le moindre écart et s'il commence à modérer ses propos, il peut aussi se se faire renvoyer. Donc il a il est dans une posture vraiment d'alignement parce qu'il a 2028 en ligne de mire aussi la prochaine présidentielle. Ouais.
Oui. Est-ce que c'est de l'ambition politique ? Est-ce que c'est servir le pouvoir ?
On sait pas exactement comment l'interpréter. Et puis il sait qu'il a pu mener par exemple à travers l'action du Venézuela auquel lui il tenait un certain nombre euh euh d'actions. Enfin il je crois qu' il doit croire en partie au projet hein.
Je je je doute pas de sa sincérité d'adhérer au projet et puis il y a Cuba qui est très important pour lui aussi. Voilà parce que Cuba était le le projet juste après euh le Venézuela. Mais euhig, mais euh Marco Rubio, tout comme euh les les autres euh enfin le les républicains trumpistes qui euh développent depuis des années des années cette notion euh ce narratif autour de l'autance, c'est un narratif qui est partagé à travers tous les États-Unis puisqu'on sait que ça a commencé en 2011 avec le secrétaire à la défense de Barack Obama qui a commencé à dire aux alliés européens, il faut dépenser davantage pour votre défense.
Le mensonge en revanche, c'est de dire que les Européens, les Américains ont dépensé des centaines de milliards pour l'OTAN. Ils ont avant tout dépensé des centaines de milliards pour leurs forces armées, pour leur base américaine en Europe. Et on sait que ces bases, on l'a vu là dans le conflit, sont extrêmement utiles à la projection de force américaine à travers le le globe.
C'est un instrument de leur puissance. Personne ne les force à être là. Et cette idée euh de la protection et donc de de la protection de l'espace euro-atlantique pendant très longtemps, ça a correspondu aux intérêts fondamentaux de l'Amérique que de en gros repousser les véléités russes parce que pour ne pas faire gagner trop d'ampleur sur ce cet ennemi stratégique qui était la Russie.
Aujourd'hui, les États-Unis et l'Europe ont travaillé de manière très étroite sur la Chine. Donc le partenariat atlantique, c'est avant tout un partenariat qui sert les intérêts de l'Amérique. Mais Donald Trump et là Marco Robio ont beau jeu de de ne cesser de répéter que c'est une faveur accordée à des États illégitimes qui ne font aucun effort et qui finalement devraient obéir comme des vassaux au doit avec.
Quel quelle conclusion tu en tires ? Est-ce que c'est fondamentalement du bluff ou est-ce que la perspective de voir les États-Unis quitter l'OTAN est réelle aujourd'hui ? en fait qu'elle le quitte grâce à Marco Rubio et donc ce sénateur démocrate qui le euh qu'il le quitte l'OTAN de manière formelle, c'est peu probable, c'est un peu compliqué, il risque ça risque de provoquer des remours au congrès.
Donc peut-être ils le vont le faire. les les deux sénateurs qui sont les plus influents sur ce sujet, Maconnell le Républicain et Chris Kuns le démocrate qui sont les deux dirigeants de cette commission qu'on appelle la commission budgétaire de la défense ont publié un communiqué hier pour dire que de leur point de vue, il était hors de question que les États-Unis sortent de l'Ontemps. Oui, mais le président français a dit euh ce qui ce qui en était en réalité, c'est-à-dire que peu importe que ce qui est une sortie formelle de l'OTAN, parce que c'est pas comme ça que l'OTAN marche. l'article 5 et l'idée de garantie américaine pour la sécurité atlantique, c'est une une idée qui est de l'ordre du déclaratoire.
Et donc Emmanuel Macron a a dit récemment que Donald Trump était en train de vider de toute sa substance ce que l'OTAN en réalité en mettant en question les garanties américaines. Donc en fait et qu'il le qu'il le fasse formellement ou qu'il ne le fasse pas formellement le c'est pratiquement déjà fait. On peut tuer l'OTAN sans quitter l'OTAN.
En fait, c'est ça que tu dis. Exactement. Surtout que Donald Trump a appelé l'OTAN un tigre de papier.
Que même Vladimir Poutine allait se rendre compte que c'était un tigre de papier. C'est-à-dire quelque chose qui faisait pas bien peur. C'est invitant pratiquement le président russe à tester l'OTAN.
Euh maintenant et il faut se mettre dans le cas d'un scénario d'une attaque directe sur un membre de l'OTAN sur lequel les États-Unis refuseraiit de réagir. On l'a vu un petit peu avec des incursions de drones en Pologne et avec des États-Unis qui ont guerre réagi. Ça n'a pas fait pour autant que Moscou a attaqué directement l'OTAN.
Il reste quand même une ambiguité et un différentiel entre ce que Donald Trump dit, l'OTAN ça sert à rien, on va sortir et cetera et la réalité de savoir ce que feraient les Américains si un pays membre de l'OTAN était attaqué de manière extrêmement directe par exemple par la Russie. Et donc comme cette ambiguïté stratégique est toujours là, les garanties sont aussi toujours là. Mais plus Donald Trump répète on ne fera rien, on ne fera rien et puis s'il disait "Je vous promets qu'on ne fera rien" ou quelque chose comme ça d'absurde peut-être là on commencerait à toucher un moment où les Russes se disent "Bon b allons-y" parce qu'il oui mais il y a pas quand même c'est de de moins en moins d'ambiguïé dans la relation vis-à-vis de la Russie parce que la Russie maintenant s'est avéré fourni en toute impunité des renseignements à l'Iran qui lui permettent d'aller taper précisément des cibles en Israël et et dans les dans les pays du golf en toute impunité La Russie livre du pétrole à Cuba alors que ça contredit complètement le blocus que voulait imposer Donald Trump.
Le Pentagone laisse entendre qu'il pourrait détourner les armements qui continuent d'être livrés à l'Ukraine vers le Moyen-Orient. Donc euh on a l'impression que en fait le le renversement d'alliance est déjà sinon avéré au moins en cours en au au minimum, il y a un manque d'effort de dissuasion vis-à-vis de la Russie. Euh c'est c'est généreux de le dire comme ça.
Oui. Ben non, mais parce que quand on pense que la Russie est peut-être en train des délirants à cibler des cibles israéliennes et américaines, on peut pas non plus dire que c'est un renversement d'alliance puisque là il il se retrouve en l'occurrence pas du même côté du conflit. Ce qu' ce qu'il sont en train de démontrer, c'est une c'est une grande faiblesse finalement par rapport à la Russie dont il considère que ils peuvent lui laisser des marges de manœuvre dans ce qu'il considérait être sa sphère d'influence. n'ont pas envie d'une opposition euh directe et pour lequel il considèrent qu'il y a sûrement des deals géopolitiques à obtenir, des deals de pétrole, des deals sur l'Arctique euh peut-être sur euh euh et que en échange de ça, ils peuvent lui laisser avoir les relations qu'il veut sur l'Iran, sur euh et et voir jusqu'à prendre un bout de l'Ukraine.
Donc oui, il y a cette volonté de réhabiliter géopolitiquement la Russie, non pas en tant qu'allier, pas du même côté, pas dans le même camp, mais en tant que grand partenaire avec lequel travailler et en particulier sur les questions de de d'énergie fossile. Parce que ce qui est en train de se dessiner, c'est aussi une très grande opposition entre les pays à énergie fossile dont là pour le coup États-Unis, Russie sont dans le même camp avec les pays du golf et le monde électrique, le monde de la Chine, des technologies vertes et dans auquel en fait les l'Europe souhaiterait souhaiterait appartenir mais qui est un peu coincé entre les deux. Donc dans ce dans ce monde géostratégique en recomposition, pour le moment, le moins qu'on puisse dire, c'est que les États-Unis refusent de se confronter et de de dissuader la Russie euh dans ses actions.
La Russie en profite bien, engrange plein d'argent du pétrole en ce moment et oui, tout va bien pour la Russie et Vladimir Poutine de ce point de vue. Et on va retourner à à Washington puisque dans le dans le monde selon Trump, il y a d'autres sujets cruciaux cette semaine et on a bien compris Antoine que l'un des sujets les plus important du moment pour Donald Trump c'était la salle de balle de la Maison Blanche. Alors d'habitude quand on te voit sur l'enceinte de la Maison Blanche, on aperçoit des grues derrière toi parce que le le chantier est en cours.
Sauf que sauf que une trib un tribunal vient de décider Antoine qu'il fallait interrompre ses travaux. Pourquoi ? Et bien écoutez, le juge fédéral estime que Donald Trump n'avait tout simplement pas le droit de lancer ses travaux sans consulter au préalable Congès, ce qu'il n'a évidemment euh pas fait.
Et donc, il a ordonné euh effectivement l'arrêt des des travaux. Ce qui provoque la colère de Donald Trump. Tu as raison de dire que c'est un sujet euh très important pour le président.
Alors, c'est qu'il passionne quand il en parle, on voit qu'il y a une étincelle dans ses yeux. Il pourrait passer des heures à vous décrire le choix des colonnes, le style des colonnes pour pour cette pour cette salle de ba, le marbre qu'il va poser et cetera. Euh, il a même l'utelour dans Air Force One présenté les plans euh détaillés de ce qu'il prévoyait de faire.
Donc c'est vraiment un sujet qui lui tient énormément à cœur parce que Trump, une de ses obsessions, c'est de laisser sa trace euh dans l'histoire. Il met son nom un peu partout euh euh dans Washington et ailleurs. Et donc la salle de balle, c'est vraiment euh son héritage.
Donc il est furieux contre ce juge et il estime que les travaux peuvent continuer parce que dit-il, ben cette salle de balle sera on pourra résister à des attaques aériennes. Il y aura des vitres blindées qui résistent aux balles et cetera. il y aura un bunker en dessous pour garantir la sécurité du président.
Donc il estime que cette celle de balle fait partie de la sécurité présidentielle au sens large qui lui donne le droit de poursuivre les travaux. Écoute moi hier, j'étais à la Maison Blanche au lendemain de cette décision judiciaire. Je peux pas dire si les travaux sont toujours en cours ou pas parce qu'on y a pas accès mais j'ai quand même eu l'impression que les grues dont tu parlais ne bougent plus et j'ai pas entendu non plus les habituel bruit de chantier qui rythme la vie à la maison blanche depuis plusieurs mois maintenant.
Oui, symboliquement, c'est très intéressant en fait ce qui se passe avec c cette salle de balle et le jugement est particulièrement intéressant. Une des choses qui m'a marqué lorsque tu le lis, c'est le nombre de points d'exclamation que le juge utilise pour justifier sa sa décision. Ce qui est quand même assez inhabituel dans une décision de de justice.
Et il y a notamment ce passage où il dit "Le président des États-Unis et le gardien de la Maison Blanche pour les générations à venir et les premières familles, les first families à venir. Il n'est pas néanmoins le propriétaire de la Maison Blanche." Point d'exclamation.
Euh et c'est vrai que euh ça en dit long sur la manière dont euh finalement c'est un un symbole de la manière dont ce président complètement désinhibé par rapport à son premier mandat gère aujourd'hui euh l'exécutif euh américain avec ce chantier absolument pharaonique. Il faut expliquer que cette salle de balle, elle est absolument gigantesque et elle va donner l'impression que ce que l'on connaît comme étant la Maison Blanche aujourd'hui, cette enceinte principale avec ses colonnes, alors il y a une l' a disparu, l'ail ouest, la fameuse Westwing, où se trouve les bureaux du président et ses principaux collaborateurs. Tout ça va avoir l'air ridiculement petit par rapport à à cette à cette enceinte.
C'est quand même un un presque parfait symbole de de la présidence de Donald Trump. Euh je crois que comme l'a rappelé Antoine, Donald Trump veut mettre son nom partout, veut mettre sa patte partout en particulier en tant en tant que promoteur immobilier. C'est-à-dire que s'il doit si on doit se souvenir de lui dans l'histoire, il voudrait qu'il écrit voilà la Trump ballroom de la Maison Blanche, la la salle de balle Trump de la Maison Blanche.
Il a déjà mis son nom sur le Kennedy Center, le Trump Kennedy Center, le centre culturel de Washington. Voilà. en rajoutant euh en faisant rajout ses petits son nom par-dessus.
Donc c'est c'est un fantasme quotidien. Mais je crois comprendre que il y a même des défauts d'architecture dans ce projet. Absolument.
Il y a semble-t-il un escalier qui mène nulle part. il y a des mesures qui ont été prises et qui ne sont pas les bonnes. Donc il y a effectivement eu quelques quelques problèmes qui sont pas mineurs, semble-t-il dans le dans la l'élaboration du chantier.
Mais au-delà de ce chantier, je pense que ce que ce que ça représente, c'est ce que donne un pouvoir concentré de manière exponentiellement autoritaire, concentré autour du président. Il y avait une théorie, la théorie de l'exécutif unitaire qui était une théorie portée par un une partie du camp républicain qui considérait que le pouvoir exécutif aux États-Unis était devenu trop faible par rapport au pouvoir législatif et surtout judiciaire. Et là, on voit bien que c'est un combat entre exécutif et judiciaire.
Mais pour rassembler le pouvoir exécutif, il fallait supprimer les gestes agences, il fallait supprimer de la bureaucratie. Et progressivement en faisant cette concentration du pouvoir et en ajoutant à ça le pouvoir personnel que Donald Trump, la terreur qu'il inflige à tous les gens qui l'entourent, le fait qu'il ne qu'il n'a pris que des yes man, yes woman, que des gens qui lui disent oui en permanence autour de lui, a créé finalement une sorte d'isolement et que peut-être, je sais pas, on n'était pas là au moment de la validation de ces plans et quand des plans sont mauvais, quand les architectes se sont trempés mais si Donald Trump les a choisis, personne ne le contredit. Je pense que c'est valable sur les plans de la salle de balle et c'est valable sur les plans sur l'Iran, c'est valable sur euh vous avez euh euh Donald Trump a acheté des chaussures de la mauvaise pointure pour Marco Roubio.
On en a parlé dans l'épisode dernière précédente. Absolum. Et et pour moi ça c'est le symbole de l'administration chat GPT.
Qu'est-ce que c'est chat GPT ? C'est quelqu'un à qui quand on on propose une idée qui dit "Ah formidable, quelle bonne idée, comment est-ce que je peux vous aider ? Est-ce que je peux faire un business plan ?" Et donc il est entouré de gens qui lui disent "Ah formidable, quelle bonne idée qui renforce son délire narcissique et qui renforce son isolement en fait et et qui à mon avis qu'il ne rentre pas du tout service.
Sur le sur le long terme, on verra que la première administration Trump, il a été bien mis au servi par les gens qui l'entouraient que la seconde. Et alors dans l'équilibre des pouvoirs qui dérive que ce que tu décrivais à l'instant, il y a évidemment son rapport aux autres institutions et je pense en l'occurrence au judiciaire et à la cour suprême puisque Antoine s'est produit il y a quelques heures un autre événement sans précédent dans l'histoire des États-Unis, un président des États-Unis qui se rend à la Cour suprême, la plus haute juridiction du pays, pour assister à une audience raconte. Oui, une audience dans laquelle il est parti prenante puisque la Cour suprême se penchait sur un décret que Donald Trump a signé pour mettre fin au droit du sol aux États-Unis.
C'est-à-dire aujourd'hui quand vous naissez aux États-Unis, vous êtes automatiquement américain. Donald Trump veut remettre ça en cause. Ça a été contesté en rutine jusqu'à remonter à la Cour suprême.
Et donc Donald Trump s'est rendu à cette audience. C'était hier. C'était la première fois effectivement qu'un président fait ça.
Probablement pour Donald Trump volonté de mettre la pression sur les juges de la Cour suprême qu'il a déjà copieusement insulter lorsqu'ils ont retoqué et remis en cause ses droits de douane. Donal Trump s'est assis sur le banc du public au premier rang. Il est resté pendant 1 heure et puis il est il est reparti.
L'audience, faut le dire, c'est très mal passé pour l'administration Trump. L'un des arguments qui est mis en avant par l'administration Trump, c'est de dire que les temps ont changé et qu'aujourd'hui il y a des gens qui font un peu du tourisme euh de citoyenneté, des Chinois, des Russes qui viennent accoucher aux États-Unis euh pour que leurs enfants obtiennent la la nationalité américaine et que tout ça au final peut poser un problème de sécurité nationale. Euh l'avocat qui a défendu l'administration Trump dit "Les temps ont changé, donc il faut faire changer le droit." Ce à quoi le chef de justice le président de la Cour suprême a répondu "Oui, les tons ont changé mais c'est toujours la même constitution." Donc ça résume parfaitement les échanges qui ont eu lieu hier et ça veut dire que en fait c'est on se dirige vers un vote très largement en contre contre Donald Trump et contre l'administration Trump.
Peut-être un 9-0, peut-être un 81, ce qui serait un un camouflé vraiment monstrueux pour le président américain. Et dans un contexte où on voit effectivement que il commence à y avoir un petit peu de résistance du côté du du système judiciaire. Alors il y a évidemment d'innombrables dans les instances inférieures décisions de justice qui sont allées à l'encontre de Donald Trump. récemment à la Cour suprême qui lui a été plutôt acquise hein puisqu'il y a six juges conservateurs sur les neuf membres de la de la Cour suprême, il a eu cette décision sur les droits de douane illégaux euh a dit la Cour suprême.
Et ce 14e amendement, c'est évidemment un sujet particulièrement intéressant, révélateur parce que c'est l'immigration, un des chevaux de bataille politique primordiaux pour Donald Trump. Alors, c'est il est intéressant ce 14e amendement parce qu'il arrive après la guerre de sécession en 1868 et effectivement au moment où il arrive euh ce que il ce qui le justifie c'est le fait que on est en train de rendre leur liberté aux esclaves et à leurs descendants et on considère qu'il faut leur donner euh des moyens d'être d'être des citoyens américains. Aujourd'hui, c'est plus du tout le cas.
Et euh effectivement, on est dans un contexte, alors j'ai regardé les chiffres parce qu'ils nous disent aussi quelque chose. Il y a à peu près 3600000 naissances aux États-Unis chaque année et sur ces 3600000 naissences, il y en a à peu près 9500 euh qui sont des naissances de de d'enfants étrangers. C'est-à-dire, ça représente une naissance sur à peu près 400 ou 0,25 % du total Oui. de gens qui sont des étrangers des qui qui sont des étrangers qui viennent sur les États-Unis.
Oui. Mais parce qu'il y a beaucoup d'étrangers qui sont en statut visa, en statut Greenard, en Oui. Oui.
Mais là, ce sont les étrangers. Toi et moi, nous avons vécu aux États-Unis. Si nous avions eu des enfants lorsqu'on vivait aux États-Unis, on ferait partie des 9000.
J'ai tendance à à penser que parce que moi je crois que le combat il est sur la question des étrangers euh en situation irrégulière et c'est pour ça que je serais un tout petit peu moins confiante sur la question du produ sur la décision parce qu'en réalité il y a une une espèce d'interrogation sur la question des étrangers en situation irrégulière et que peut-être c'est sur s'il y a une faiblesse dans cette argumentation c'est là-dessus. Il y a eu un arrêt de la Cour suprême à la fin du 19e siècle qui est venu affirmer le droit d'un euh d'un d'un citoyen chinois qui était né sur le sol américain de devenir américain par droit du sol et c'est comme ça que ça a été ancré finalement dans la jurisprudence ce droit du sol. Or il est il est fait référence dans cet arrêt à là au au domicile de ses parents.
Une vingtaine de fois on dit ils sont domiciliés aux États-Unis. Et donc ce que dit euh l'administration Trump, c'est que quand on n'est pas domicilier, quand on vient pour faire du tourisme comme comme ils le prétendent ou en tout cas quand on est en situation irrégulière, alors on n'est pas domicilié aux États-Unis et c'est un sujet sur lesquel les juges de la Cour suprême sont revenus. Donc je serais juste un tout petit peu prudente, on pourrait avoir un arrêt qui fait une catégorie spéciale sur les personnes en en situation irrégulière.
Et donc on voit bien qu'il y a quand même eu euh des évolutions. Le le fait que cette question qui était symboliquement très forte euh on dit souvent que les États-Unis on dit des États-Unis que c'est un pays une nation d'immigré mais en fait c'est une nation d'enfants d'immigrés. Il y a une grande qu les Américains, ce sont avant tout des gens qui sont nés aux États-Unis mais qui ont un de leurs parents qui est un ou grand-parent et cetera qui est immigré.
Ça c'est très profond dans le dans la psyché. américaine et donc la remise en cause du droit du sol, ce serait extrêmement violent pour les pour les États-Unis, mais ça montre aussi cette montée de de du sentiment antiimmigration et puis derrière un sentiment xénophobe qui est encore là qui a beaucoup porté Donald Trump auquel il a su s'appuyer. lui-même n'a pas l'air hyper confiant quand même dans le résultat puisque quelques heures après cette audience de la Cour suprême, il est parti au milieu hein, manifestement pas très content de de ce qu'il entendait, de ce que nous racontait Antoine. il a publié un un un un court message sur son réseau social favorite to social dans lequel il dit Kanger Court là là qui con ça c'est alors je sais pas comment traduire ça très précisément mais ça veut dire courte de pacotil quoi en fait voilà tribunal de de de farfelu quoi en fait voilà donc il a pas on rien dit qui qui est-ce qui bien sûr il venait faire pression sur la jug de la Cour suprême mais il venait peut-être aussi surveiller ses avocats parce que ce qu'il aime beaucoup d'abord Donald Trump adore la justice dans le sens où il est toujours en conflit mais il a il a lancé vous savez Vous savez qu'il lance des des procès dans tous les sens à tout le monde, au médias, à tout le monde, à tout à tout ce qui passe et puis il aime vérifier que ses avocats défendent ses intérêts, il aime en changer, il aime ensuite les nommer au ministère de la justice.
Il aime il est complètement obnubilé par ça. Donc je suis pas étonnée de de cette fascination. Et donc qui était sous pression, je ne sais pas exactement.
Euh il est inquiet parce qu'il a en effet perdu cette ce cet arrêt sur les droits de douanes qui aura d'autres décisions à prendre qu'il pensait avoir acheté la Cour suprême en nom des juges conservateurs à la Cour suprême et puis qu'elle démontre sa liberté et puis l'année dernière dans la première au cours de la première année, il a eu que des réponses positives parce que la Cour suprême a adopté ce système qui est de rendre une décision très vite oui non sans la justifier pour repousser le sujet à plus tard et donc il a eu globalement que des oui hein toute l'année dernière sur à peu près tout son programme mais maintenant arrive le moment où ils vont commencer à s'intéresser à tous les sujets précisément et puis ils vont trancher l'espèce en on l'espère en vertu de la constitution et donc ça pourrait ne pas aller dans le sens de Donald Trump affaire à suivre pour terminer je voulais vous livrer ces deux dernières petites informations puisque ceux qui nous ont écouté la semaine dernière souviennent peut-être queon a terminé l'épisode en parlant des deux pièces que Donald Trump voulait faire à son effigie à l'occasion du 250e anniversaire des États-Unis, une pièce commémorative et une pièce un dollar. Et bien quelques heures à peine après notre conversation, on a appris également que Donald Trump venait de signer un décret pour apposer sa signature sur un billet, le billet de de 100 dollars là encore pour marquer le 250e anniversaire et ça sera le cas à partir de de cet été. Et dans la suite de notre feuilleton, Donald Trump met son nom partout dont on parlait à propos de différents bâtiments de Washington.
On l'a évoqué aussi mais c'est désormais officiel. À partir du mois de juillet, l'aéroport de Palm Beach, celui dans lequel ils seront tous les weekends pour aller dans sa résidence de de Marel Lago, portera le nom de Donald Trump. C'est une décision qui a été confirmée, qui donc s'appliquera à partir de cet été et ça aussi ça nous dit quelque chose sur le monde selon Trump.
Merci beaucoup Cia d'avoir été avec nous pour cet épisode. Merci à toi Antoine depuis Washington bien sûr comme chaque semaine. Merci Alexandre Fouco pour la préparation pour la réalisation de cet épisode le monde selon Trump que vous pouvez retrouver comme chaque semaine sur toutes vos plateformes d'écoute et désormais aussi sur YouTube.
N'hésitez pas à y laisser vos réactions, vos commentaires, à vous abonner si ce n'est pas déjà fait. Salut à tous et à toutes et à très vite.
Bruno Belin