Assassinat du petit frère d’Amine Kessaci, le sénateur Guy Benarroche réagit
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Guy BenarrocheFait
« En 2020, Amine Kessassi avait déjà perdu son grand frère, tombé dans la drogue et tué lors d'un règlement de compte. »
- 3:30Guy BenarrocheFait
« Il avait passé le concours pour être gardien de la paix. il était tout à fait inconnu des services de police. »
- 4:30Guy BenarrocheFait
« C'est une partie, je pense, de la façon dont ils expriment leur puissance. »
- 5:30Guy BenarrocheChiffre
« On comprend bien qu'il faut renforcer la police judiciaire en France. »
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J'ai eu amine en tout cas au téléphone après ce qui s'est passé bien sûr. Bon, il est dans l'état vous pouvez l'imaginer de quelqu'un qui qui à la fois est dévasté par la mort de son second frère. Il ressent que cette mort est liée en fait aussi peut-être à ce que lui-même a eu comme action.
L'assassinat du petit frère d'un militant très engagé dans la lutte contre le narcotrafic pourrait marquer un tournant dans la montée en puissance du trafic de drogue en France. Les faits se sont déroulés le 13 novembre dans le 4e arrondissement de Marseille. La victime Medy Kessassi âgé de 20 ans et le petit frère d'Amine Kessassi, un militant écologiste bien connu pour son engagement contre le trafic de drogue dans la cité faocéenne.
Le sénateur écologiste des Bouches du Ron, Guy Benénaroch est un proche de la famille. Amine me parlait souvent de ce frère là qui cherchait en fait à servir à la fois la République et le pays. Il avait passé le concours pour être gardien de la paix. il était tout à fait inconnu des services de police.
C'était vraiment quelqu'un qui n'avait rien à voir avec le narcotrafic. Ça a été confirmé par le procureur. Ça contribu en fait à à au fait que ce ce cet assassinat est assez terrible quoi.
En 2020, Amine Kessassi avait déjà perdu son grand frère, tombé dans la drogue et tué lors d'un règlement de compte. C'est à la suite de ce drame qu'il a créé l'association conscience [musique] pour venir en aide aux victimes du trafic de drogue. Il a entamé une action importante dans son quartier de de résistance, réaction, de protection et d'accompagnement des familles en fait des victimes.
Et cet engagement l'a fait arriver petit à petit aussi à un engagement politique. Donc il a adhéré chez les écologistes, il a été candidat sur la liste aux européennes de Marie Toussin et ensuite il a été candidat aux législatives à Marseille pour notre parti. Mais depuis, il vit sous protection policière et aujourd'hui, les enquêteurs estiment que la mort de son petit frère pourrait être un assassinat d'avertissement, une situation quasi inédite en France.
Ces dernières années, c'était toujours effectivement des règlements de compte entre personnes qui d'une manière ou d'une autre étaient lié au narcotrafic. passe à un nouveau stade qui est celui où des gens qui sont gênants pour le narcotrafic, on va essayer de les influencer, de leur faire peur. Ils veulent montrer qu'ils sont influents globalement sur la sur la société, qui sont capables d'agir violemment, qui sont capables de punir, d'avertir, voire même de corrompre.
C'est une partie, je pense, de la façon dont ils expriment leur puissance. Face à cette situation, Emmanuel Macron a convoqué ce mardi une réunion d'urgence à l'Élysée avec plusieurs ministres sur la montée en puissance de la loi narcotrafic promulgué en juin dernier. Je pense qu'il y a beaucoup de choses qui qui sont prévues par la loi qui ont démarré mais qu'il faut peut-être effectivement accélérer.
Dès le départ, moi ce qui m'avait interrogé et j'avais interrogé à ce niveau-là, c'était de dire d'accord mais tout ça nécessite quand même des moyens des moyens humains. Par exemple, on comprend bien qu'il faut renforcer la police judiciaire en France. On sait les difficultés de mettre des moyens quelque part aujourd'hui.
Quand on voit le ministère de la justice ou le ministère de l'intérieur, on voit pas forcément des augmentations de moyens prévu dans le budget pour ces pour cela quoi. Voilà, je suis pas certain que la grande réunion d'aujourd'hui ça donne si pour l'image, ça permet de savoir que le président de la République il y apporte un intérêt particulier. Voilà, on va dire ça comme ça.
Guy Benarroche