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interviewfranceinfo· 16 mars 2026 24 min

Alliances avec LFI, victoires des Ecologistes... Marine Tondelier dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Marine Tondelier. Bonjour et merci de votre invitation. Merci à vous d'être avec nous sur ce plateau. courte pour tout le monde je crois.

D'une heure. Bonjour à tous. Le Rassemblement National après cette courte nuit confirme son assise, la France Insoumise perce.

Vous allez nous dire quelle leçon vous tirez de ce premier tour vous la patronne des écologistes. Mais d'abord hier vous avez appelé à l'union à gauche avec LFI pour éliminer la droite et l'extrême droite. Donc quand vous avez semblé prendre vos distances avec Jean-Luc Mélenchon ces derniers jours, quand vous lui aviez dit "Ça suffit maintenant" après ses propos sur Jeffrey Epstein, quand vous avez expliqué que vous ne pourriez pas faire alliance comme si de rien n'était avec LFI, est-ce que c'était du ?

Ah mais je ne fais pas comme si de rien n'était. Par ailleurs, je ne pense pas que Jean-Luc Mélenchon était candidat aux municipales dans aucune ville que ce soit. Et je ne pense pas que les propos qu'a tenus Jean-Luc Mélenchon qui sont extrêmement choquants, je l'ai dit, je le redirai autant qu'il le faut, je ne pense pas que la tête de liste à Lyon, à Bordeaux dans une ville de France n'est tenue ou n'aurait pu tenir ce genre de propos.

Ensuite de son ? Oui, ce qu'on devrait faire dans tous les partis même si c'est peut-être plus compliqué dans certains partis que dans d'autres car certains se rendent omniprésents. Ce que je vois aussi, c'est une chose très simple.

Moi on m'a appris, je suis un peu vieille France hein, mais on m'a appris que au premier tour on choisissait et qu'au deuxième tour on éliminait. Donc au premier tour nous avons choisi, on a pu avoir des votes de cœur dans plein d'endroits en France. Au deuxième tour on doit éliminer et moi je sais qui j'ai à éliminer des politiques publiques, des gens de droite qui font du mal à ce pays, qui font du mal à la France.

Et je rappelle quand même qu'on est dans un pays où on voit le monde se brutaliser à la télé, c'est c'est réel, les angoisses liées à ça sont légitimes. Il y a une Europe qui n'arrive plus à nous protéger et des politiques nationales macronistes qui nous maltraitent. Et donc face à ça les villes de gauche écologistes sont souvent les derniers remparts.

Vous savez les les boucliers, les forces d'interposition sociales et environnementales entre plein de Français, des millions de Français et le reste du monde et c'est ça que nous avons à faire. ce matin sur France Info, vous lui dites OK banco ça part c'est oui. Bah l'antifascisme ça me paraît assez oui assez évident oui et peut-être encore plus par les temps qui courent.

Après non pas à n'importe quel prix, non pas dans n'importe quelle condition et je pense quand on regarde les résultats d'hier partout en France avec grosso modo tout le monde en prend pour son grade. Vous vous dites percée insoumise bon il y a aussi des villes où ils font deux fois moins qu'aux européennes dans nos très grandes villes comme comme à Lyon, comme à Bordeaux, comme à Strasbourg ils ne font pas du tout plus de 10 % avec de belles surprises comme c'est le cas à peu près de tous les partis de gauche. Je vois une droite en errance morale totale et qui accumule quand même les déconvenues.

Je vois un parti Renaissance qui a fait n'importe quoi excuse-moi qu'on s'y arrête qu'on s'y arrête quand même un petit peu. Dites-nous. Mais mais un parti présidentiel normalement moi je sais pas dans mon esprit c'est sérieux.

Président de la République c'est sérieux. Bon le président de la République soutient soutient ou soutenait à Paris Rachida Dati qui a tellement de casseroles qu'elle pourrait ouvrir un restaurant. Soutient ou soutenait Jean-Michel Aulas à Lyon avec son tunnel qui dit que c'est un tunnel qui fait pas de travaux parce qu'il est sous la terre enfin c'était n'importe quoi et sur le plan budgétaire et comptable aussi.

Soutient Madame Vassal à Marseille dont la devise était travail famille patrie et qui dit oui bon c'est la devise du général Pétain mais c'est aussi mes valeurs. Très bien et soutient quand même les Républicains et Renaissance Louis Sarkozy à Menton dont le programme était de supprimer les feux rouges parce qu'il dit qu'il y aurait moins d'accidents s'il y en avait plus. Je vous je vous dis juste que dans ces municipales on est le bilan il est quand même assez saisissant.

Et pour qu'on comprenne ce que vous nous dites parce que vous dites oui au front antifasciste de Manuel Bompard donc le front antifasciste pour vous c'est contre le Rassemblement National et aussi la droite. je dis juste que je suis assez inquiète globalement du des campagnes que j'ai pu voir à droite à l'extrême droite et au centre. Donc vous mettez la droite dans le même camp que le Rassemblement National. de de déserrance quand le président de la République soutient une candidate qui dit que son slogan c'est travail famille patrie, excusez-moi j'ai du mal à m'y retrouver. mettez un peu dans le même camp aujourd'hui.

À Paris justement. Je dis que j'entends beaucoup de leçons de morale sur la gauche mais que quand je regarde à droite moi j'étais en face d'une candidate Madame Evren à Paris qui pendant le discours de Knafo auquel on a rien compris puisque la moitié de la pièce avait compris qu'elle se désistait et l'autre qu'elle se maintenait. Donc c'est quand même qu'on n'avait pas tout compris, c'était pas très clair et qu'elle même sûrement ne savait pas où elle allait à l'époque.

Euh dès qu'elle comprenait que c'était peut-être un désistement, elle était tout sourire. Je disais "Ben enfin un peu plus d'ordre." quand même on est en train de parler de voix d'extrême droite.

Ah oui mais c'est des électeurs qui font l'alliance, c'est pas nous. Bon d'accord. Je je je suis très inquiète de ce que je vois et des conséquences pour les prochaines élections. tour de France des villes qu'on comprenne bien ce matin vous vous êtes pour un accord national avec LFI.

Non, il y a pas d'accords nationaux chez les Verts, il y en a pas eu au premier tour, il y en aura pas au deuxième tour. Chez nous les discussions se passent localement et elles sont pas simples partout en ce moment en ce moment même pour tout vous Pas d'accord national. Il y a jamais eu d'accord national chez les Verts puisque chez nous c'est la subsidiarité et c'est pour ça d'ailleurs que nous sommes bons dans les municipales, c'est parce que c'est les maires et les candidats locaux qui sont les plus aptes à savoir ce qu'il faut faire pour leur ville.

Marine Tondelier à Paris justement le socialiste soutenu par les écologistes Emmanuel Grégoire est arrivé en tête environ 38 % des voix, 12 points devant la LR Rachida Dati mais l'insoumise Sophia Chikirou est 3e, elle a lancé un ultimatum à Emmanuel Grégoire, on l'écoute. Emmanuel Grégoire ne peut pas jouer avec l'avenir de Paris. Je vais attendre son appel.

Et s'il ne veut pas d'une telle convergence, je déposerai la liste du nouveau Paris populaire demain soir. Est-ce que Emmanuel Grégoire doit appeler Sophia Chikirou et trouver un ? Ben il a fait il a fait connaître sa décision donc vous la connaissez aussi, il ne souhaite pas d'union avec elle.

Est-ce que vous le mettez dans le Je vais vous dire plusieurs choses. La première chose est Est-ce que vous déplorez le fait qu'il ne veuille pas d'union avec Sophia ? Je vais vous répondre mais je pense que c'est bien de répondre en même temps pour Paris et Marseille les les situations en fait sont similaires.

Dans ces deux villes, on a des candidats insoumis qui ont fait le choix de faire de leur principal ennemi les candidats socialistes soutenus par les écologistes. J'ai entendu monsieur Payant dire "Moi mon objectif monsieur pardon monsieur Delogu candidat insoumis à Marseille dire "Moi mon objectif c'est que Benoît Payant ne soit plus maire de Marseille." Ah bah d'accord mais sauf que si c'était pas Benoît Payant c'était le candidat RN.

Bon je suis pas sûr que tous les électeurs insoumis souhaitent ça. J'ai entendu madame Chikirou j'ai même lu ses tracts où elle compa enfin elle rendait monsieur Grégoire victime y compris de de de d'une noyade enfin c'est des des tracts c'était des tracts dignes du Rassemblement National y compris dans l'iconographie c'était quand même grave. Elle le rendait irresponsable et avec des paroles très très dures.

Elle disait "Je souhaite qu'il que ce soit pas monsieur Grégoire le maire de Paris." Donc vous pouvez pas être dans une violence comme ça toute la campagne et à 20h01 considérer que tout était Que tout est pardonné que tout est pardonné que faire comme si de rien n'était en disant "Je comprends pas il m'appelle pas je comprends pas." pour vous Paris Marseille pas d'alliance possible. parce que j'ai pas fini mon raisonnement.

Ce que je vous dis aussi c'est que ils font des scores d'ailleurs bien plus bas qu'ils ne l'auraient espéré les deux. Et on voit d'ailleurs que les candidats insoumis qui ont fait toute leur campagne contre les socialistes en général ou y compris dans leur électorat ça a pas marché pas autant autant qu'ils l'espéraient. Ensuite je vois la décision de monsieur Grégoire et la décision de monsieur Payant.

Je trouve risquée. De refuser la main tendue. risquée.

Je trouve risquée et je leur souhaite vraiment que ça marche parce que si tout le monde va au bout de ce qu'il dit et madame Chikirou et monsieur Delogu de leur maintien et monsieur Payant et monsieur Grégoire de leur refus de de faire même y compris des fusions techniques et que ça ne marche pas bah à la fin ça a un coût en fait pour les habitants de ces villes qui avaient besoin de politiques de gauche et écolo. Mais c'est pareil enfin voilà c'est je je on va parler de monsieur Hollande de ce qu'il vient de dire sur sur le service public. Il y a des choses que j'entends et qui m'interpellent parce que je Faut rester sur Paris.

Si une division de la gauche fait perdre la capitale qui est à gauche depuis un quart de siècle qui devra pour vous assumer politiquement cette ? en l'occurrence les deux. Puisque pour faire ce ce genre de scénario il faut être deux.

Et donc ça fait des mois que ça dure. Donc je pense que cette stratégie permet à à Grégoire d'être très très en tête en disant jamais la LFI, ça lui permet d'aller peut-être chercher d'autres voix qui étaient au centre et qui ne voulait pas de Bati. On voit que monsieur Bournazel s'est effondré dans les sondages.

Donc cette cette stratégie elle a fonctionné au 1er tour mais je je l'ai dit beaucoup sur les plateaux hier soir. Je pense que quand il y a eu des grandes listes d'union de la gauche et des écologistes, il y a eu une sorte de bulletin de vote utile au 1er tour. Les électeurs nous ont remercié de ça.

Ils ont remercié monsieur Grégoire en disant merci pour cette union, merci les Verts, merci les communistes, je vote Mais ces électeurs qui votaient pour l'union bah je pas sûr qu'ils comprennent tout ce qui se passe. Et donc moi je suis assez effrayée de ce qui peut se passer. Donc j'appelle tous les électeurs de gauche et écolo à à rester sur un vote utile au 2e tour parce qu'on a pas le choix que de gagner ces élections. les vous les renvoyez un peu dos à dos en disant que PS comme LFI sont responsables.

Il y a quand même à Paris et à Marseille un candidat PS qui est largement largement devant le candidat LFI. Est-ce qu'il y a des candidats LFI qui sont au-dessus de 10 donc c'est pas pareil que s'ils avaient fait moins. C'est vrai mais est-ce que comme le PS par exemple vous dites qu'il faudrait des désistements républicains dans les villes où les insoumis sont sont sont pas suffisamment haut pour l'emporter et que il y a un risque de victoire de l'extrême droite, est-ce que il faut pas que les LFI se ?

Mais j'ai compris que c'était la ligne de monsieur Grégoire à Paris et de monsieur Payan à Marseille. Encore une fois, je leur souhaite que ça marche parce que c'est très risqué. ça à LFI vous parce que vous dites il faut absolument tout faire pour éliminer droite et extrême droite mais vous n'appelez pas au désistement républicain. pense que les électeurs vont être face à un choix difficile et qu'ils ont bien compris que c'était eux qu'on mettait dans l'embarras.

En fait quand quand on arrive pas à se mettre d'accord, on met les électeurs devant le fait accompli en leur demandant de faire des choix très difficiles et très risqués. C'est-à-dire que les électeurs ils ont pas une table comme nous où ils peuvent se dire venez on se réunit et on trouve une solution. Ils vont devoir chacun voter à l'aveugle pour pour essayer de trouver une solution et je pense que c'est c'est dangereux.

Je leur souhaite vraiment que ça marche. Marine Tondelier, votre stratégie ne fait pas consensus à gauche, il y a des divisions notamment avec les socialistes. On écoute La leur non plus. l'ancien Exactement, vous allez lui répondre.

L'ancien président François Hollande est invité de de France Inter ce matin. Pour lui, la règle, c'est pas d'alliance avec LFI. Les dynamiques électorales se construisent entre les deux tours et la clarté, c'est une dynamique.

La clarté veut dire ? Veut dire La clarté, ça veut dire on ne fait pas d'alliance et on mobilise tous les électeurs qui veulent faire gagner la gauche. Et on dit aux électeurs qui ont voté insoumis au premier tour, avec des niveaux qui ne sont d'ailleurs pas très élevés, mais écoutez, venez préserver la la la conduite d'une politique à gauche à Brest, à Rennes, à Nantes et dans la plupart des villes où le le bilan porte plutôt à conséquence.

Voilà, François Hollande qui a tiré aussi les conclusions des dernières polémiques liées à la France insoumise. Pour vous, il y a pas une différence de de valeur entre les deux, ça ne compte ? Et ben, je me suis déjà exprimée plusieurs fois sur la question, je vous le dirai autant que vous voulez, mais ce que dit monsieur Hollande ce matin sur France Inter, ça veut dire quoi au ?

Ça veut dire, lui, il dit clairement ce qu'il cite des noms de villes après, hein. Donc il dit Limoges et Toulouse, ça pourrait basculer si on travaille ensemble, mais ne nous travaillons pas ensemble. Tant pis, on sacrifie les habitants de Limoges et Toulouse qui vivent aujourd'hui dans une ville de droite et qui auraient pu vivre dans une ville de gauche.

Et il dit aussi, il va plus loin. Il dit dans les villes de Nantes, de Brest ou de Rennes où les socialistes ont besoin des voix des insoumis pour se maintenir. À Nantes, 70 ans de socialistes quand même.

Il dit "Et ben, tant pis, au nom de la clarté, drapé dans ma vertu de pureté, et bien voilà." Et monsieur Hollande, mais comme monsieur Glucksmann, j'ai pu dire il y a pas de Ils n'ont pas le monopole des valeurs. Ils n'ont pas le monopole des valeurs parce que pour se draper dans une posture confortable, si on va au bout de leur stratégie qui en fait est la continuité d'un congrès socialiste.

Monsieur Mélenchon et monsieur Hollande se battaient dans des congrès socialistes, il y en a un qui a créé son parti, il continue à refaire des congrès socialistes entre éléphants en fait. Et je les ai appelés les tontons flingueurs, la fouine, ça ne leur a pas plu, mais c'est ça qu'ils font. Au fond, ils ne veulent pas qu'on gagne.

Ils veulent mettre les électeurs de gauche et écolos dans des situations où ils ne peuvent pas gagner. Voire, ils étaient dans les villes de gauche et ils vont ne plus être à cause de ce genre de déclaration de François Hollande, c'est quand même fou. Alors même que Jean-Luc Mélenchon est en train de discuter avec la France insoumise parce qu'elle prend les bonnes les bonnes décisions pour les habitants de sa ville.

Joëla Roland, elle est sûrement comme tous les maires présidente du CCS. Moi j'étais à Brest jeudi soir. Vous savez que dans le Finistère, le département de droite fait la chasse au RSA, c'est-à-dire y compris un bénéficiaire du RSA qui qui a gagné 30 euros à la Française des jeux, on va lui demander toute une enquête administrative de démontrer na na et sinon on le radie du RSA.

Il y a jamais eu autant de radiation du RSA dans le Finistère. Il y a il y a jamais eu autant de bénéficiaires du RSA qu'à Brest parce qu'ils savent qu'à Brest ils sont soutenus au CCS qu'on va pas les laisser tomber. C'est une des un des derniers remparts, c'est c'est c'est des gens qui s'effondrent parce que quand on vous retire le RSA, il reste quoi ?

Rien. Qu'on comprenne bien parce que à 8h40 dit François Hollande, c'est bah à Brest, les gens du RSA, vous vous aurez en plus d'un pays de droite et d'un gouverne et d'un département de droite, vous aurez en plus une ville de droite. Juste qu'on comprenne bien, le temps presse là, il y a la fois les imprimeurs qui attendent d'imprimer les tracts et d'ici demain soir à 18h, il y a les dépôts en préfecture.

Vous ce matin, pour reprendre l'exemple de Nantes et Brest, vous dites il faut faire alliance avec LFI pour sauver les villes de gauche Nantes et Brest. Contrairement Et je pense que les candidats locaux le savent et le et sont en train de le faire bien mieux que François Hollande ce matin sur France Inter parce que ils savent ce que ça veut dire, ils ont les gens en face et je pense que pour François Hollande ou pour monsieur Glucksmann, quand on est propriétaire parisien, la vie va bien. On voit peut-être pas la différence entre si le CCS il est de droite ou de gauche, si la cantine elle est à 1 euro ou gratuite pour les précaires ou si elle est à 1 euro ou gratuite.

Moi attendez, j'ai j'ai croisé j'ai je pense être la chef de partie qui a fait le plus de déplacements dans ces municipales. J'en ai fait ces dernières semaines plusieurs par jour. J'ai j'avais des gens sur les marchés dans toutes villes confondues hein, qui disaient "Madame madame" quand c'était des villes de droite "Pourquoi moi j'ai pas le droit à la cantine à 1 euro ou gratuite ou à tarif ?

Je suis Vous critiquez François Hollande et vous invoquez les électeurs. Les électeurs, les enquêtes montrent qu'ils sont majoritairement opposés à des alliances entre les partis de gauche et LFI et notamment à peine plus d'un tiers des socialistes souhaitent cette alliance et seulement la moitié des tous les matins c'est pas facile. Mais en fait on on va se le dire ça nous mène où tout ?

Ça nous mène où tout ? Ça nous mène à une gauche qui ne pourra plus gagner ni aux municipales ni à la présidentielle et moi je souhaite une gauche qui gagne. C'est pour ça d'ailleurs que je défends une primaire de la gauche et des écologistes à la fin parce que On va en reparler dans un instant.

Hollande d'un côté et Mélenchon de l'autre nous conduisent à une situation où en 2027 pour la troisième fois on ne sera pas représenté au deuxième tour de la présidentielle et les électeurs de gauche on va leur dire une fois de plus soyez responsables, allez voter utile mais nous on est responsables ? C'est une vraie question. On continue d'en parler dans un instant.

On va notamment parler de Bordeaux, de Lille mais tout de suite s'il est 8h48 et c'est l'info en une minute avec Maureen Sunn. C'est une nouvelle semaine de campagne qui débute avant le second tour des élections municipales dimanche prochain. A Paris c'est le socialiste Emmanuel Grégoire qui arrive largement en tête devant l'ancien ministre Rachida Dati.

A Marseille le maire sortant le socialiste Benoît Payan est premier mais il est talonné par Franck Allisio du Rassemblement National. Ce premier tour est marqué par une poussée du RN. Le parti affirme être en tête dans 60 communes.

Louis Aliot est réélu dès le premier tour à Perpignan tout comme Steve Briois à Hénin-Beaumont ou encore David Rachline à Fréjus. Le trafic reprend à l'aéroport de Dubaï aéroport qui a subi une attaque de drone. Il n'y a pas eu de blessés.

Pendant la nuit ce sont aussi les Emirats Arabes Unis qui ont dit intercepter des missiles et des drones venant d'Iran. A Abu Dhabi la chute d'un missile a fait un mort. Et puis c'est Michael B.

Jordan qui décroche l'Oscar du meilleur acteur pour son jeu dans le film Sinner. La statuette échappe donc à Timothée Chalamet. La cérémonie américaine a aussi récompensé une bataille après l'autre avec notamment l'Oscar du meilleur film.

France Info Le 8h30 France Info Agathe Lambret, Paul Larrouturou. Avec Marine Tondelier secrétaire nationale des écologistes, on parle de Lyon maintenant. Paul la principale ville remportée par les écologistes en 2020.

Votre candidat Grégory Doucet est désormais au coude-à-coude avec Jean-Michel Aulas soutenu par le centre et la droite. Allez-vous, là aussi, faire alliance avec LFI pour être sûr de conserver votre ? Alors déjà quand même dire que tout le monde nous promettait, c'était sûr.

Voilà, c'est disais moi je sens le truc autrement, on me disait "Non non, c'est sûr." Voilà, c'est jusqu'à 20 points d'avance dans les sondages une bérézina, nous avons une remontada dont même Jean-Michel Aulas, le fan de football qu'il est, ne pourrait pas nous contester l'aspect assez historique en politique. Ce qu'a fait Grégory Doucet, je veux que tout le monde soit bien conscient que c'est historique, quasiment inégalé dans l'histoire politique et que ça s'est joué au mental.

Et le mental des écologistes, comme vous le savez, est d'acier. C'est ça qui a joué. Euh lui, mais aussi toute son équipe, hein.

Je je les je les remercie vraiment tous du fond du cœur pour l'écologie, mais aussi pour les habitants à Lyon qui pourront continuer à espérer à vivre dans une ville de gauche parce que il y a une deuxième élection qui commence aujourd'hui. Donc il y a des discussions avec la France insoumise en ce moment qui ne peuvent pas prétendre à se maintenir parce qu'ils ont pas fait 10 % euh et je pense que chacun euh est responsable en ce moment autour de la table à Lyon, même si c'est pas forcément toujours simple, voilà. C'est c'est pas à moi de faire les négociations sur les plateaux à leur place, mais les les contacts sont pris.

C'est important pour vous de garder ? Ce serait un peu une façon de important pour moi, c'est important pour le pays. ces ces C'est c'est important pour le pays, c'est important pour les gens qui habitent dans ces villes.

Et Jean-Michel Aulas Non, mais Aulas quand même soutenu par les milieux économiques qui était censé être le candidat sérieux, crédible, des affaires, il a proposé un des choses qui étaient inifinançables ou alors à multiplier les impôts par deux. Il voulait faire un tunnel. Il dit "Moi il y aura plus de bouchons à Lyon parce que je vais faire un tunnel sous la ville qui par là, qui va là, donc il y a pas de travaux parce que c'est sous la terre." Bah alors je sais pas s'il a suivi les travaux du tunnel sous la Manche.

Moi oui parce que j'habite dans le Pas-de-Calais, même quand c'est sous la mer, ça fait des travaux quand même des tunnels. Euh et c'était inifinançable. Même en 2050, ce tunnel sera toujours pas là et ça allait plomber les finances de tout le monde.

Donc c'était pas sérieux. Et et et on l'avait dit depuis le début. Jean-Michel Aulas, il y a un effet de mode, c'est nouveau, il y a il y a il y a le fric, il y a l'argent, il y a plein de trucs qui peuvent marcher au début comme ça dans un effet un peu de de sidération, de fascination, mais ça peut pas marcher sur le long terme.

Et on a vu au débat qui a eu lieu national, il s'est effondré un petit peu à chaque fois un peu plus quoi. dimanche prochain au 2e tour. En 2020, on parlait de vague verte, de quelle couleur est pour vous la vague en 2026, la vague d'hier soir, elle est de quelle ?

Elle est très vague. La vague elle est vague à l'âme, je pense. Je pense que c'est très très dur de tirer une conclusion comme ça en une phrase de sélection.

Moi, pour les écologistes, je dirais que je suis soulagée parce qu'on nous a tellement promis la défaite à tous les étages que là je je suis plutôt rassurée même si je sais qu'une 2e élection commence aujourd'hui. Et c'est pour ça que je suis inquiète de voir chacun aller faire le pas nous, mais aller faire le malin sur sa chaîne pour dire je parle plus à tout le reste de la gauche parce que moi tout seul c'est bien. En fait, il y a des gens qui à gauche aspirent à être les rois du cimetière.

Ils s'en foutent qu'on perde des villes. Ils s'en foutent qu'il y ait des gens précaires qui se retrouvent face à des mairies de droite et qui quand ils ont déjà des départements de droite et un pays de droite. Ça les intéresse pas.

Ce qui les intéresse, c'est que la gauche soit en ruine, mais qu'ils soient les chefs de la ruine. Et ça c'est pas bien. Euh vous répondez certains disent pardon mais que toutes les nuances de gauche ne sont pas les mêmes et qu'il y a des différences de valeurs aussi.

Un exemple pour voir où situer aussi. À Lille par exemple, les écologistes voulaient prendre la ville au Parti Socialiste, vous n'avez pas réussi. Le maire sortant socialiste et LFI sont en tête au coude à coude, largement devant le candidat écologiste.

Vous avez donc le pouvoir de faire basculer cette élection dans un sens ou dans l'autre. Qui ? LFI ou ?

Alors Lille, j'ai été encore je je crois que c'était mercredi soir en en meeting. On confond les les dates parce qu'on m'a fait beaucoup. Et j'y étais dimanche aussi pour la manifestation du 8 mars, de la journée internationale des droits des femmes.

Et ce que m'avaient dit les copains lillois, et c'est ce qu'ils ont tenu, c'est qu'ils avaient deux équipes de négociation, une avec la France Insoumise, une avec le Parti Socialiste dans tous les cas de figure pour discuter avec tout le monde. C'est ce qui s'est passé toute la nuit et c'est ce qui va encore se passer ce matin. Et donc c'est pas à moi de vous faire le compte-rendu de ces discussions, mais à l'heure actuelle, nous discutons avec tout le monde.

Après, je le dis, le Parti Socialiste est parti très confiant dans son destin pour garder cette ville. Je rappelle quand même qu'elle est écologie qu'elle est socialiste. Oui, vous l'avez dit depuis plus de 70 ans mais que ils font le score historiquement le plus bas qu'ils n'ont jamais fait en 70 ans.

Donc je vais vous dire, c'est pour ça que je parle de la voix des écologistes. C'est dans ces cas-là, il y a pas il y a pas de quoi pavoiser mais moi je suis pas là pour dire un point ici, un point là. Je suis écologiste.

PS et LFI, pour vous c'est pareil. Non mais juste qu'on comprenne bien. Bah, vous avez sur certaines politiques publiques, des fois on est d'accord avec Je parle je parle pas sur les discours de Jean-Luc Mélenchon mais sur certaines politiques publiques, des fois on est plus proche que de la France Insoumise.

Quand il y a des motions de censure du gouvernement et que le Parti Socialiste permet à Le Cornu de rester en place avec le budget qu'on connaît qui est mal traite les Français, je ne suis pas d'accord. Je suis écologiste. Je suis pas en train de dire j'ai envie d'être toujours d'accord avec le PS et j'ai envie d'être toujours d'accord avec le LFI.

Je suis écologiste, ce qui m'amène parfois être d'accord avec les décisions de l'un et pas et parfois pas. Voilà, Mais juste là, il faut trancher. On a quelques jours avant le second tour.

Vous êtes incapable de nous dire PS ou LFI. Il y a des discussions en ce moment sur le projet parce que vous voyez par exemple, il y a des des des propositions que Stéphane Baley notre tête de liste à Lille a porté avec toute son équipe pendant 6 ans dans l'opposition à la mairie socialiste où on leur a chaque fois on les a moqué, on leur a dit mais non vous avez rien compris. Et puis tout d'un coup, qu'est-ce qu'il découvre dans le programme ?

Cette proposition que pendant 6 ans ils ont vu juste se heurter à des fins de non-recevoir. Ils ont aussi des vrais points de divergence par exemple sur la gare Saint-Sauveur qui va être urbanisée par la par le par le le Parti Socialiste alors que eux voulaient faire un poumon vert. Bon bah vous comprenez bien que ça demande des discussions.

C'est c'est pas un truc quand on est sur les plateaux avec vous, on a l'impression que c'est alors pile ou face Non c'est juste que la deadline c'est demain 18h donc c'est maintenant quoi. La demain la deadline n'est pas demain 18h, je vous l'ai expliqué. Elle est avec les imprimeurs aujourd'hui. dans le Sud-Ouest à Bordeaux, le maire écologiste sortant Pierre Hurmic a une très courte avance sur le député macroniste Thomas Cazenave.

Le divers centre Philippe Dessertine est en 3e position. Est-ce que vous vous préparez à perdre ? Allez-vous faire alliance là aussi avec ?

Non, on se prépare à gagner Bordeaux puisque c'est notre euh et c'est ce que l'on doit aux habitants de cette ville qui ont connu un mandat de gauche après euh je pense quasiment aussi euh une ininterruption de droite depuis la 2de Guerre mondiale. Et donc c'est ce qu'on leur doit, c'est ce qu'on va tout faire pour faire. Je précise qu'à Bordeaux La France insoumise ne s'est pas qualifiée au 2d tour puisque le candidat insoumis a fait un peu moins de 10 % et que Philippe Poutou a fait 5, mais donc ils ne peuvent pas fusionner ensemble.

Et donc il y a une vraie question sur ce que vont faire euh les électeurs insoumis au 2d tour que j'en ai discuté avec le maire de Bordeaux euh cette nuit. Qu'on sait aussi qu'il y a deux candidats de droite qualifiés qui sont pas partis pour travailler euh ensemble. Et donc on suit tout ça de très très près.

J'ai toute confiance en Pierre Hurmic et en son équipe euh pour continuer encore 6 ans. Les habitants en ont besoin et ils ont fait Vous savez les mandats écolos, c'était pas des mandats euh euh planqués euh où on en fait le moins possible pour pas pas déranger. C'était des mandats de transformation.

C'était courageux. Et quand vous avez fait ce mandat de transformation, ben on a besoin de la concrétisation euh 6 ans de plus. Juste Marine Tondelier pardon parce que ces dernières semaines vous disiez euh il y aura que des alliances au cas par cas avec LFI et sous condition. faire.

On prend les cas par cas ville par ville. condition c'est maintenant c'est terminé. Maintenant c'est il faut faire gagner la gauche même face à la droite, pas seulement face à l'extrême droite. pas que par exemple Sophia Chikirou, c'est pas pareil que la candidate euh insoumise à Lyon dont je n'ai jamais entendu qu'elle ait critiqué le maire de Lyon en disant c'est lui mon ennemi, c'est lui mon adversaire et mon but dans la vie c'est de le faire chuter.

Je n'ai pas entendu ça. Je n'ai pas entendu de propos de sa part qui me heurtaient ou qui pouvaient heurter euh des personnes en France. J'ai pas entendu ça.

Euh Marine Tondelier un cas par cas. C'est la même la définition de ce qu'on est en train de faire ville par ville. Comme tous les jours c'est le moment de la question qui est à retrouver sur les réseaux sociaux de France Info.

Aujourd'hui la question qui n'abandonne pas. Vous en parliez encore tout à l'heure. Vous parliez de cette primaire de la gauche à laquelle vous croyez toujours alors qu'elle a du plomb dans l'aile cette primaire.

Olivier Faure le patron du Parti socialiste a l'air plutôt euh l'air d'avoir envie de la laisser mourir de sa belle mort. Mais c'est une information fausse. Et ben comment vous allez faire ?

Mais écoutez, c'est très simple la moi je me trompe pas de combat pendant une semaine, je sais ce que j'ai à faire, c'est continuer à me battre pour que un maximum de ville bascule à gauche et qu'un maximum de ville reste à gauche pour celles qui le sont déjà, c'est ça notre travail, ça devrait pas être que celui des écologistes d'ailleurs. Ensuite à partir du 23 mars commencera la bataille présidentielle et je je remercie celles et ceux qui nous ont mis dedans depuis des mois en étant obsédé que par ça. Moi je me suis pas trompé de combat et donc dans cette bataille c'est simple soit bah tout tout ceux que vous avez reçu sur vos plateaux pour dire que les primaires c'était nul et qui ne parlait que de leur obsession présidentielle plutôt que des municipales.

Ensuite la primaire c'est simple, c'est qu'on a pas le choix. D'ailleurs à chaque fois qu'il y a une nouvelle candidature on me dit ah bah du coup votre primaire a du plomb dans l'aile. Non non non, chaque nouvelle candidature démontre l'urgence et la nécessité impérieuse de la primaire pour ne pas se retrouver dans le cas de 2017 et 2022, c'est-à-dire aucune candidature de gauche retenue au deuxième tour.

Nous n'avons tout simplement pas le choix et sinon nous en porterons une responsabilité historique devant nos électeurs. On peut pas dire que c'est arrivé deux fois bon bah jamais deux sans trois. Quand on quand on sait que ça n'a pas marché deux fois, on doit trouver autre chose et nous proposons autre chose et je j'ai confiance, je crois en Olivier Faure dans sa capacité à tenir sur le sujet parce qu'il n'a pas le choix qu'il est convaincu que ça aussi Olivier Faure il y a pas envie d'aller tout seul faire 5 % et pour ceux qui pensent qu'ils ont réussi les municipales en 2020 et qu'on a gagné en 2020 et qu'on a pas gagné la présidentielle voilà pas d'excès de confiance.

Merci à demain.