Projet de loi de lutte contre le terrorisme : Intervention de Sébastien Chenu (28/09/2017)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Invité politiqueFait
« Parce que ce texte même est vide. »
- 0:42Invité politiqueFait
« Parce que ce texte même ne résout rien. »
- 0:49Invité politiqueFait
« Il ne prend pas en compte la menace. »
- 0:50Invité politiqueFait
« Il n'éradiquera pas le terrorisme islamique. »
- 0:53Invité politiqueFait
« Ce petit texte que nous avions décrit en début de débat comme un manuel de politesse à l'égard des personnes suspectées d'actes terroristes sur notre territoire »
- 1:08Invité politiqueFait
« Et puis, rien sur l'armement de la police municipale, rien sur l'indignité nationale, rien, et vous l'avez refusé aujourd'hui, »
- 1:15Invité politiqueFait
« sur l'expulsion des fichesses étrangers, rien sur l'information des maires. »
- 1:38Invité politiqueFait
« Non, la lutte contre le terrorisme islamiste n'est pas seulement une affaire de professionnels, chers collègues. »
- 1:54Invité politiqueFait
« Non, il nous faut une mobilisation, car oui, chers collègues Balanand, nous sommes bien dans un état de guerre. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu100 %
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La parole est à M. Chenu. C'est absolument mignon ce petit discours qui voudrait qu'on s'embrasse tous. Évidemment, j'invite mon collègue Balanant à venir immédiatement m'embrasser pour mettre en pratique le monde de bidonours dans lesquels il imagine évoluer. J'attends avec lui au moins deux belles bises à la fin de ce débat. On a vu à travers ce débat qu'il y avait les partisans du toujours plus plus plus, les partisans du toujours moins moins moins. En fait, c'était un peu caricatural d'un côté au début du débat, les républicains, la France insoumise toujours moins. Visiblement, tout ça s'est épuisé parce que ce texte même, en réalité, ne permet pas ce type d'affrontement plus ou moins.
Parce que ce texte même est vide. Parce que ce texte même ne résout rien. Parce que vous êtes passé à côté des objectifs que vous vous êtes assignés. Il ne prend pas en compte la menace. Il n'éradiquera pas le terrorisme islamique. Ce petit texte que nous avions décrit en début de débat comme un manuel de politesse à l'égard des personnes suspectées d'actes terroristes sur notre territoire, nous amènera à nous retrouver encore pour voter un autre projet de loi. Et puis, rien sur l'armement de la police municipale, rien sur l'indignité nationale, rien, et vous l'avez refusé aujourd'hui, sur l'expulsion des fichesses étrangers, rien sur l'information des maires.
Est-ce que vous vous rendez compte de la faiblesse, de la vacuité de ce texte qui, finalement, un peu comme toutes les lois d'Emmanuel Macron, on nous les vend comme des choses qui vont révolutionner la France. Et une fois qu'on a terminé les débats dans cette assemblée, la montagne a accouché d'une souris. C'est toujours le même chemin avec la majorité en marche. Et puis enfin, pour dire à notre collègue Marie-Georges Buffet, Non, la lutte contre le terrorisme islamiste n'est pas seulement une affaire de professionnels, chers collègues.
Non, c'est notre affaire à tous, aux associations, aux citoyens, aux professionnels, bien sûr, mais à tous, et pas uniquement aux professionnels et aux forces de l'ordre. Non, il nous faut une mobilisation, car oui, chers collègues Balanand, nous sommes bien dans un état de guerre. En tous les cas, il y a des gens qui nous mènent une guerre. Refuser de le voir, c'est évidemment baisser la tête immédiatement.
Sébastien Chenu