E. Macron : "Nous avons une stratégie pour réarmer l'Europe"|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse partielle
Vous pensez jeudi pouvoir être en mesure d'annoncer les détails concrets du plan de déploiement éventuellement de soldats en Ukraine ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a unanimité aujourd'hui sur les calculs des déficits aussi ?
- 15:00OuverteÉludée
Est-ce que sur l'OTAN, est-ce que France, Allemagne, Royaume-Uni envisagent effectivement de faire une offre aux États-Unis pour prendre de fait le contrôle de l'OTAN sous pavillon européen ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Est-ce que l'Europe se donne les moyens d'aller assez vite face à une menace russe ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui peut convaincre le président de Poutine d'accepter une trêve ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Emmanuel MacronChiffre
« Nous avons manifesté à nouveau notre mobilisation derrière l'Ukraine, la mobilisation de nos financements, en particulier les 18 milliards, vous savez, de près ERA et qui vont permettre aussi entre autres d'acquérir des matériels militaires. »
- 4:00Emmanuel MacronPromesse
« Nous avons maintenant une stratégie pour réarmer pleinement l'Europe, c'est-à-dire nous rééquiper, retrouver pleinement notre indépendance dans les 5 ans qui viennent. »
- 15:00Emmanuel MacronFait
« Il est impossible d'avoir le mur d'investissement qui a été décrit par tous les rapports qu'on connaît qui va se faire dans les 5 à 10 ans et en même temps dès 2028 les remboursements du prêt recovery. »
- 19:00Emmanuel MacronFait
« L'Europe n'a jamais été aussi vite que ces dernières semaines. Je m'en félicite. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
parler du Conseil européen de d'aujourd'hui. J'ai eu l'occasion de le faire ce matin par écrit, mais je voulais me réjouir du retour de notre tage grand et remercier l'ensemble de nos équipes diplomatiques et ministères des affaires étrangères, notre ambassadeur et son équipe évidemment à Teréran et le centre de crise et j'ai une pensée pour pour sa famille et en même temps je veux dire ici que nous continuons de de nous battre pour pouvoir obtenir la libération de de madame Colleur et de monsieur Paris. C'est je veux redire ici la mobilisation de la France à leur famille.
Voilà, nous avons donc tenu un conseil aujourd'hui sur plusieurs sujets après les conseils exceptionnels sur les questions de défense il y a à peine 15 jours. Ce conseil nous a d'abord permis d'échanger à nouveau avec le président Zelinski. J'avais eu l'occasion de lui parler hier ainsi qu'au président Trump.
Nous avons manifesté à nouveau notre mobilisation derrière l'Ukraine, la mobilisation de nos financements, en particulier les 18 milliards, vous savez, de près ERA et qui vont permettre aussi entre autres d'acquérir des matériels militaires. Notre volonté d'obtenir une paix solide et durable. Et donc en particulier, nous avons euh soutenu évidemment la proposition américano ukrainienne d'un cesser le feu de 30 jours de 30 jours qui permettent d'ouvrir de telles discussions.
Et à cet égard, la réponse partielle très décevante de la Russie, je l'espère, n'est que un refus momentané. En tout cas, elle a dit quelque chose que nous dimençons depuis plusieurs mois, c'est que la Russie n'a pas sincèrement envie de cette paix à ce stade. Par ailleurs, j'ai pu rendre compte des différents échanges que j'ai eu ces derniers jours avec et le président Zelinski et le président Trump.
Et après la réunion qui s'est tenue la semaine dernière à Paris des chefs d'étatmajor, la réunion des sous-chefs opérationnels hier et aujourd'hui à Londres. Nous tiendrons jeudi prochain un sommet de la coalition des volontaires jeudi prochain à Paris en présence du président Zelinski et nous finaliserons nos travaux de soutien à court terme de l'armée ukrainienne, de défense d'un modèle d'armée ukrainienne durable et soutenable pour prévenir des invasions russes et puis des garanties de sécurité que peuvent apporter les armées européennes et au-delà le l'ensemble du déroulé sera finalisé durant les prochains jours. À côté de ça, nous avons opérationnalisé, si je puis dire, nos décisions en matière de de défense.
La Commission européenne a sorti lire un livre blanc qui me paraît tout à fait répondre aux objectifs du moment avec des engagements forts, des instruments utiles, une préférence européenne assumée, ce qui est là aussi un changement de doctrine très profond et nous nous sommes beaucoup battus pour et au fond, nous avons maintenant une stratégie pour réarmer pleinement l'Europe, c'est-à-dire nous rééquiper, retrouver pleinement notre indépendance dans les 5 ans qui viennent. et c'est le bon rythme et on sait que c'est un investissement extrêmement important pour nos budgets nationaux comme pour le budget européen. Nous avons ensuite eu une discussion sur la compétitivité qui est en quelque sorte un débat jumeau du débat sur la défense et la sécurité parce que en même temps que nous devons nous réarmer, être plus indépendants, protéger nos frontières et notre voisinage, et bien il est clair que nous devons avoir plus de croissance, plus de richesse en Europe à la fois pour financer ses dépenses et nos modèles sociaux.
Et donc le la nécessité de l'Europe, c'est d'avoir plus de croissance. Donc on a passé en revue à la fois les propositions faites par la commission en lui donnant des mandats clair sur plusieurs sujets et nous avons une discussion avec la présidente de la Banque centrale européenne et le président de de l'Eurogroupe. La clé derrière ça, c'est politique de simplification.
Au-delà de ce qui a été fait en février, l'Europe doit continuer de simplifier ses règles pour être plus compétitif. une politique ensuite de traitement sectoriel là où nous avons des difficultés et donc ce qui a été fait sur la voiture, sur la chimie, sur l'acier, ce sont de très bonnes réponses. Nous avons beaucoup poussé pour celle-ci et c'est une bonne chose et ça va nous permettre de sauver des capacités en Europe.
Et puis une politique d'investissement dans nos priorités, là où nous avons des des dépendances. Dans ce paquet de compétitivité, nous le savons, l'Union des marchés de capitaux, la titrisation, la simplification de la régulation bancaire sont des éléments clés aussi parce que notre Europe a besoin de mobiliser davantage son épargne dont elle est abondante pour financer sa croissance et les fonds propres de ses entreprises. Le débat a permis donc de donner un mandat clair à la commission et nous continuerons d'avancer avec des décisions profondes dans les prochaines semaines.
Le conseil a permis de couvrir également plusieurs autres sujets. situation au proche orient. J'ai l'occasion de le faire hier en présence du roi de Jordanie et de condamner très clairement euh la fin du cesser le feu à Gaza.
Nous défendons un CC le feu qui est indispensable, la libération de tous les otages par le Hamas qui est nécessité et une solution politique à deux états que nous défendons. à ce titre, le plan dans ce contexte, le plan pour Gaza qui a été fait par les États arabes est un élément que nous soutenons et j'aurais après avoir reçu donc le roi de Jordanie hier, après avoir parlé avec le prince héritier d'Arabie Saoudite, je me rendrai en Égypte pour une visite d'État le le 7 et 8 avril prochain où j'aurai une session dédiée à ce sujet parce que vous le savez, la France et l'Arabie Saoudite ont la responsabilité ensemble de cette conférence pour les deux États. On a évoqué également la question du Liban, de sa stabilité et je recevrai dans quelques jours le président Aoun pour sa première visite en Europe.
Et puis nous avons évoqué la Syrie. La nécessité en effet de revenir au calme, de s'engager contre le terrorisme. Là aussi, je reviendrai dans les prochains jours en appelant le président de transition Alchar.
La discussion de ce soir enfin est revenue sur la préparation du prochain budget, la nécessité de dégager des ressources propres et d'avoir un budget qui réponde au défi du moment en terme de défense, en terme d'intelligence artificielle et de technologie et en terme de transition climatique. Autant de sujets qui vont supposer en quelque sorte un budget dont la taille doit être complètement revue et les priorités repensées. Enfin, c'était une discussion encore très exploratoire.
Voilà ce que je voulais vous dire en compte-rendu de ce conseil avec, vous l'avez compris des étapes à venir sur la question sur la guerre en Ukraine, la réunion de la coalition avec le président Zelinski jeudi prochain sur le plan de Gaza, la situation au proche Orient, réunion que nous tiendrons début avril en Égypte et puis l'accueil que je ferai au président Aoun dans quelques jours. Enfin, je voulais avoir un mot pour le chancelier Olaf Scholz. C'était son dernier conseil aujourd'hui et nous avons eu l'occasion de le de le saluer, de le remercier.
Je voudrais avoir un mot tout personnel pour pour le chancelier Scholz qui pendant ces années a été euh un camarade, un compagnon, un partenaire politique. Merci André et bravo parce que le premier ministre de Crois il part et il vient de battre l'équipe de France de football avec son équipe. Et tu peux partir, il a l'air content.
Et donc euh et donc c'est la seule mauvaise nouvelle si je puis dire de la journée. Nous avons perdu au football. Euh mais indépendamment de ça, je voulais avoir donc ce mot pour Olaf Scholz qui vraiment a été pour nous un partenaire très précieux et en particulier la feuille de route de Mesberg a été un moment important où nous avons fixé des priorités ensemble pour notre Europe.
Vous pensez jeudi pouvoir être en mesure d'annoncer les détails concrets du plan de déploiement éventuellement de soldat en Ukraine ? On est on est on est loin de ça par définition puisqu'on a pas encore le début d'un cesser le feu. Mais l'objectif pour moi, je dis c'est d'abord que il y a un engagement réitéré, explicite et peut-être un peu spécifié sur les soutiens de court terme à l'Ukraine qui est la priorité et qui est en militaire mais qui est en fait ce qu'on a renversé ces 10 derniers jours parce que rappelez-vous il y a il y a à peine 15 jours, les Américains cessaient leur soutien de très court terme et donc la situation était très critique.
Tout ça a complètement changé. compris les soins américains mais il y a il y a 15 jours donc on va essayer d'engager en tout cas le tout mais nous on va aussi préciser lesquels en considérant qu'il y a une stabilisation du côté américain. Donc donc ça c'est une une première chose.
Ensuite, on va essayer, on a fait un gros travail avec les Britanniques sur les conditions d'encadrer le CC le feu. Et donc là, je pense que ça va être l'occasion d'en discuter, de le préciser et ce qui est important pour crédibiliser quel que CC feu que ce soit au moment où il interviendra. Et l'objectif aussi est ensuite de préciser les différents niveaux de soutien à l'Ukraine après la paix, celui à une armée ukrainienne et celui éventuellement de déploement.
Mais tout ça, c'est important de montrer qu'il y a quelque chose de crédible pour aussi rassurer nos amis ukrainiens et avoir une position forte dans la négociation qui arrive sur les 150 milliards et les ressources financières au service de l'Europe de la défense. Est-ce qu'il y a unanimité aujourd'hui sur les calculs des déficits aussi ? Et là, est-ce qu'il reste une divergence qui qui nous préoccupe ?
Alors sur la défense européenne, il y a unanimité totalement aujourd'hui. Il y a une conviction de tout ce qu'il nous faut accroître nos dépenses pour renforcer le modèle des armées pour plusieurs pays, pour accroître notre autonomie stratégique dans plusieurs pays. La France est un peu moins concernée que les autres comme vous le savez, elle a plus d'autonomie mais enfin partout en Europe, nous devons faire ce travail de de résilience d'une plus grande autonomie de nos chaînes et partout nous avons des dépendances développées des capacités européennes.
Et c'est aussi le moyen de financer des programmes communs de recherche et des programmes communs industriels pour acheter européens et avoir cette autonomie, cette indépendance dans la durée. Là-dessus, il y a unanimité de tous les Étatsmembres. Il y a des premiers instruments qui ont été proposés par la commission, des flexibilités pour pouvoir dépenser davantage sur nos propres budgets, des réorientation de fonds disponibles pour les orienter vers la défense et en effet ces 150 milliards auxquels vous faites référence qui sont des prêts gagés par l'Union européenne qui permettent sur des programmes communs d'achat et bien en effet de d'aller beaucoup plus vite, de simplifier les procédures d'achat et d'avoir des prêts de long terme qui permettent de porter ces derniers.
Là-dessus, tout le monde est d'accord monsieur le président, le temps, il va fonctionner avec trois concepts militaires : français, britannique, américain ? Je dirais pas qu'il y a trois concepts militaires. L'OTAN a toujours fonctionné ainsi.
Le temps est une alliance qui définit des règles de solidarité et qui définit de l'interopérabilité et avec il y a toujours eu plusieurs standards et donc aujourd'hui en fait vous avez vous continuerez d'avoir des standards quasiment autant par pays. Et quand vous regardez aujourd'hui les standards que vous avez dans la seule Europe dans certaines capacités vous en avez une vingtaine. Donc nous la ce que nous ce en quoi nous croyons, ce que je porte depuis plusieurs années, ce que nous avons endossé dans les conseils de l'OTAN successif et en particulier au Conseil européen de Versailles où nous avons bâti ce concept d'autonomie stratégique, c'est un pilier européen de l'OTAN.
Ce qui est en train de se passer, c'est que ce pilier européen de l'OTAN se renforce et qui dit "Nous devons prendre plus de part dans notre sécurité propre, nous devons prendre plus de part dans les garanties de sécurité demain en Ukraine et on doit prendre plus d'autonomie dans nos capacités, nos manières de nos équiper." Et donc ça c'est une avancée. Mais ça n'est pas un affaiblissement de l'OTAN.
J'ai toujours défendu cette idée. Le pilier européen de l'OTAN, c'est simplement au fond un une meilleure répartition du fardeau et c'est reconnaître que les Européens doivent faire plus pour eux-mêmes. Avez-vous avancé sur un emprunt européen pour financer justement ce réarmement ?
Alors là, il y a une, comme vous l'avez vu, il y a un emprunt de l'un l'autre. Il y a on utilise la commission en quelque sorte prête au aux États. Nous avons une discussion exploratoire sur le budget.
Moi, je suis convaincu que à la fois pour commencer à rembourser les tombées du pré Covid et pour pouvoir faire face aux dépenses qui sont les nôtres en matière d'intelligence artificielle, de défense et de climat où en fait nous avons le mur d'investissement sur la décennie qui vient, il est impossible d'avoir le mur d'investissement qui a été décrit par tous les rapports qu'on connaît qui va se faire dans les 5 à 10 ans et en même temps dès 2028 les remboursements du prêt recovery. C'est impossible. Donc on devra à nouveau faire un emprunt.
Aujourd'hui, c'est pas du tout consensuel. Merc non, c'est trop tôt pour le dire et il est dans ces discussion de coalition. Donc, j'ai eu plusieurs discussions avec le le futur chancelier.
Mais on est aujourd'hui, c'est pas là-dessus que je me focaliserai. Je sais trop que si on va sur un instrument, c'est là où on crée les divergences inutiles. Mais je faut pas être grand clair pour savoir que c'est un débat qui viendra très vite.
Et moi, je suis favorable à ça parce que quand vous regardez ne serait-ce que la zone euro en terme agrégé par rapport aux États-Unis, nous sommes très sous-endettés. on utilise pas assez le levier financier et en particulier il y a eu depuis la crise financière et donc on a besoin en effet de cette capacité et si on ne le faisait pas en quelque sorte on accepterait qu'il y ait une allocation des facteurs qui se fassent beaucoup plus côté américain et aujourd'hui he le le problème de l'Europe c'est sa croissance le problème de l'Europe en fait le problème de la France plus encore c'est la création de richesse par habitant et c'est lié pour la France à une quantité de travail par habitant qui est inférieure à plusieurs autres en Europe. Mais pour tous les Européens à une productivité et surtout une capacitie qui est inférieure.
Et ça c'est le fait que les Américains ont eu un secteur de la télécommunication, de l'informatique et des ce qu'on appelait avant les nouvelles technologies de l'information qui s'est beaucoup plus développé et donc tout ce qui est le secteur de la tech qui s'est beaucoup plus diffusé avec des investissements massifs beaucoup plus forts. C'est pour ça qu'on est en train de réorienter nos financements publics mais qu'on fait aussi l'union des marchés de capitaux pour avoir cette investissement. Capitaux la supervision centralisé ou décentralisé.
Alors c'est un débat qui est en cours là. Aujourd'hui, on a donné la tâche à la commission de de travailler, de revenir avec un schéma. L'union des marchés de capitaux, c'est très important.
Pour que ce soit concret, qu'est-ce que ça veut dire et à quoi ça sert ? l'Europe est le continent qui a le plus d'épargne. Simplement cette épargne aujourd'hui, elle ne saloue pas bien.
C'est elle va beaucoup trop vers des financements qui sont obligataires c'est de la dette entreprises ou des États, mais elle est pas assez rentable pour quand elle s'investit en fonds propre européen. Pourquoi ? Parce que vous avez des coûts, parce que ce marché n'est pas intégré.
Et donc par exemple, quand vous avez de l'épargne en Allemagne, si vous voulez l'investir dans une PME en Espagne, dans tel ou tel secteur, vous payez beaucoup de coûts parce que ce marché n'est pas intégré. C'est très lent. Ça peut vous prendre beaucoup de temps selon la nature de l'action que vous achetez et c'est cher.
Et donc c'est tout ça qu'on doit simplifier. Et donc la priorité si on veut être concret, c'est d'avoir des systèmes informatiques et et d'IA intégrés, de réduire les coûts et cetera. Et à la fin de toute ce de tout ce château, de cette cathédrale, il y a la question de la supervision qu'on a connu sur le secteur bancaire.
Là, il y a des sensibilités parce qu'il y a des pays qui sont pour, contre et cetera. Ça ne doit pas être un élément bloquant et d'ailleurs ça nous a pas bloqué aujourd'hui. Et donc on verra à la fin quel système de supervision préfère.
Ça peut être un système intégré avec plusieurs superviseurs. Ce qu'on a su faire dans certains dans certains cas. On a des systèmes, je veux pas être si technique mais on a le système de supervision bancaire, on a le système des autorités de la concurrence par exemple à partir d'un certain niveau, on a un système commun, on sera inventé.
Le tout c'est de le faire vite pour réduire ses coûts de transaction et permettre à l'épargne qui existe en Europe d'aller sur les innovations, les PME et de faire de la croissance. Disons que monsieur le président, quelle est votre réaction ? Est-ce qu'il faut gravel comme de l'intérieur ?
Alors, je me garderai d'abord parce que notre souhait que Bolhem Sans Sal puisse être soigné, libéré et et aller là où il veut aller. Et donc s'il souhaite quitter l'Algérie la quitter. Et donc je pense que c'est évidemment ce qui s'est passé très grave.
Euh je souhaite que les autorités d'abord on attendent le jugement qui j'espère interviendra rapidement mais je j'ai confiance dans président Teboun et sa clairvoyance pour savoir que tout ça n'est pas sérieux et qu'on a affaire à un grand écrivain qui é plusé et malade et donc je pense qu'il doit retrouver sa liberté, la capacité à se soigner et c'est en ce sens que nous nous battons. Et je ne mélangerai pas le destin de ce grand écrivain de cet homme et de ce citoyen aussi français comme vous le savez. avec le reste du sujet sur lequel j'aurai l'occasion de m'exprimer.
Vous en az par plusieurs messages ont été échangés et je souhaite qu'on puisse trouver voilà un une issue rapide à cette situation qui est une situation humaine, humanitaire et de dignité de dignité pour tout le monde. Voilà, je pense c'est très important et c'est très important aussi pour l'Algérie. Monsieur le président, que faire monsieur que faire si la Russie refuse les garanties de sécurité proposées par l'Europe ?
Mais écoutez, on d'abord aujourd'hui, il y a pas de discussion même sur la paix parce qu'aujourd'hui vous avez une discussion entre les États-Unis d'Amérique et la Russie. Et si si je suis bien informé, la Russie a envahi l'Ukraine et l'Ukraine n'est pas autour de la table. Bon, donc quand l'Ukraine et la Russie se parleront, que la Russie s'engagera sur un cessé de feu durable, on pourra voir ensuite quelles sont les garanties de sécurité.
Il est légitime ensuite que l'Ukraine, pays souverain, puisse définir ce dont elle a besoin pour garantir sa sécurité. Donc on va prendre les choses en bon ordre et on ne va pas intégrer les demandes excessives et parfois les provocations quand je vois le décret qui a encore été pris aujourd'hui par la Russie de la partie adverse qui a montré son incapacité à tenir sa parole et son agressivité sur le plan militaire et politique. Est-ce que sur l'OTAN, est-ce que est-ce que France, Allemagne, Royaume-Unient effectivement de faire une offre aux États-Unis pour prendre de fait le contrôle de l'OTAN sous pavillon européen, on va dire pas de prendre le contrôle au haut, il y a un secrétaire général, une alliance qui existe, il faut renforcer le pilier européen, il y a pas de volonté de de pouch ou d'évolution.
Non non, à chaque jour suffit sa peine. Déjà équipons-nous, armons-nous, bâtissons une vraie dissuasion européenne pour assurer la paix en Europe, ce qui est notre objectif. Mais est-ce que l'Europe se donne les moyens d'aller assez vite face à une menace russe ?
Écoutez, je crois que l'Europe n'a jamais été aussi vite que ces dernières semaines. Je m'en félicite. Est-ce que on aurait pu commencer plutôt comme ça fait 7 ans que je le propose et 3 ans qu'on l'a acté ?
Ma réponse serait oui. Et en même temps, il faut digérer l'histoire. Et donc je pense que c'est ça ne me choque pas ce qui s'est passé, c'est qu'il y a aussi, il faut le comprendre, toute une Europe des pays baltes, une Europe de l'Est qui n'avait pas forcément confiance dans l'Europe de l'Ouest, qui avait bâti ses solutions de sécurité par des relations transatlantiques privilégiées, qui pensait que la garantie de sécurité des États-Unis était en quelque sorte ne serait jamais questionnée.
Et donc je pense ce qui est en train de se passer R beaucoup de cartes et euh le tout c'est d'avancer maintenant qu'on a vraiment un alignement des convictions. Donc je vais pas moi déplorer le est-ce qu'on aurait pu aller plus vite ou pas, je ne sais pas. En tout cas, nous n'avons jamais été aussi vite sur ce sujet nécessaire et nous avons la capacité à le faire parce qu'on a on a cette puissance de feu quand même économique.
Avant de vous quitter, je rappellerai juste un chiffre. L'Europe, c'est 10 fois le PIB de la Russie, l'Union européenne, quand on parle du du PIB mondial, la Russie c'est moins de 2 % du p mondial. L'Europe, c'est quasiment 20.
Bon, donc on sait faire si on se donne les moyens. La question c'est nous tous européens de nous dire nous sommes à la fin d'une période où on avait eu les dividendes de la paix. On pouvait oublier d'investir dans la défense.
On pouvait dire voilà c'est le dou commerce qui va régler le monde. Tout ça est bousculé. En fait, depuis le Covid, vous voyez bien, toutes les certitudes sur lesquelles on vivait sont bousculées.
Le monde peut se refermer du jour au lendemain. Nos dépendances stratégiques peuvent être mortelles. Les certitudes de fourniture de nos ressources peuvent stopper du jour au lendemain, ce qu'on a vécu avec la Russie.
Et les marchés qu'on croyait toujours ouverts peuvent se fermer, ce qu'on a vécu avec la Chine. Et les soutiens politiques et militaires qu'on croyait en quelque sorte certains pour toujours sont réinterrogés. Et donc l'Europe, elle est bousculée dans ses fondamentaux.
Et c'est ce qui fait que le moment que nous sommes en train de partager, c'est le moment où l'Europe a à faire ce sursaut, se penser et agir comme une puissance, ce qu'elle n'a jamais été parce qu'on ne lui a jamais demandé d'être ça. L'Europe, ça a d'abord été une communauté pour éviter de faire la guerre et mettre des ressources en commun. Et ensuite, ça a été un marché unique qui qui visait à justement permettre d'être plus fort en interne, d'éviter la guerre civile, mais elle n'a jamais construit les instruments de la puissance.
Ben, elle est en train de le faire et donc on le fait en temps réel et on le fait vite. Et donc, il faut garder l'unité, avoir la volonté et aller le plus vite possible. Monsieur le président, qu'est-ce qui peut convaincre le président de Poutine d'accepter une trêve alors que vous-même vous sentez assez pessimiste pour Mais demandez-lui, je ne suis pas dans sa tête en un sens, heureusement. nous et qu'est-ce que non mais je pense que nous d'abord ce qu'il faut faire c'est montrer notre engagement c'est je pense qu'il faut montrer qu'on continue d'être derrière les Ukrainiens et leur résistance parce que tout ce qui nourrit le désarrois et on voit bien que c'est une partie de la stratégie russe nourrir le désarrois l'abandon et cetera pour essayer de faire des percer donc c'est montrer qu'on est déterminé à soutenir l'Ukraine dans sa résistance et ensuite c'est de montrer que nous sommes crédibles le jour où une paix est signée pour que cette paix soit durable et en quelque sorte protégée.
Nous, on veut protéger la paix. Quand on parle de garantie de sécurité, tout ce qu'on fait, c'est pour protéger la paix. Les Européens sont pas des puissances béniqueuses.
On veut protéger la paix. On veut protéger la paix sur le sol ukrainien. On veut protéger la paix pour nous sur notre flanc est.
On veut protéger la paix en Europe et donc dissuader de nous attaquer. Si nous sommes crédibles dans cette approche, je pense que c'est une forte incitation pour le président Poutine qui est un homme qui réfléchit. J'ai eu l'occasion de le voir par discussion que j'ai eu avec lui.
Il verra à ce moment-là que très clairement va infléchir sa position. Merci beaucoup. Bon courage.
Juste une question par rapport le Moyen-Orient. Voilà ces déclarations du président de la République à Bruxelles après le sommet européen. La la Russie dit-il n'a pas envie sincère de paix. les déclarations sur le PIB russe qui n'est que le 10e du PIB européen sommet sur l'Ukraine.
Je dis le ton général, peut-être commentaire là-dessus de d'urgence euh de prise de conscience disons, à la fois militaire, économique, l'urgence que l'Europe soit plus forte en terme de croissance et en terme d'armes. Sergeille, bah je crois que en fait ce que ce que moi je constate c'est que et président Macron est très positif, très positif, très combattant. Donc à mon avis, ça s'est bien passé. parce que on sent quand il de qu'elle est devant devant la presse et quand il doute et quand en réalité il a rien à nous raconter là en l'occurrence il y avait des des choses à à nous raconter donc en fait il y a eu des engagements et de la communauté européenne mais aussi de certains pays parce qu'il y a aussi la Norvège et la l'Allemagne qui sont engagé à à deux fois plus pour pour cette année qu'il ne le pensaiit.
Il y a il y a la Norvège qui a mis 5 milliards de plus pour pour l'Ukraine. Il y a l'Allemagne qui a mis 3 milliards de plus sur sur ce côté branle bas de combat. Et on sent que le le on parle aussi à Poutine quand il dit en fait j'espère que Poutine comprendra plus l'Europe est forte plus ça dissuadera Poutine.
Tout à fait. Et là d'ailleurs il y a pas de panique. On a souvent dit il y avait de la panique là il y a aucune panique.
C'est assez calme. Le principe est assez clair. Brigitte adè l'a déjà dit.
Aucune raison pour que euh 300 millions d'Américains protègent 500 millions d'Européens contre 140 millions de Russes. Aucune raison. Euh Macron lui-même avait averti d'ailleurs avait dit "Nous avons besoin d'une autonomie stratégique européenne".
Il l'avait dit depuis 7 ans. Euh on l'avait beaucoup critiqué quand il avait dit que l'OTAN était en mort cérébrale. Il a eu il avait peut-être trop tôt raison trop tôt.
Moi, je ne l'avais pas critiqué à ce moment-là. Il le disait pour d'autres raisons mais c'était déjà assez bien vu. il avait bien sorti les choses et donc là assez clairement euh les Européens se sont entendus euh pour d'abord créer quand même une les fonds qui vont permettre parce que c'est ça la question une industrie européenne de défense, ça c'est très important euh qui ne dépend pas des Américains, qui ne demandent pas des livraisons euh des Américains et de renforcer ne pas prer parce l'industrie mais l'industrie que défense européenne effectivement et il ne va pas trop vite c'està dire il ne brûle pas les étapes il pas par pas il respecte c'est quand même la conviction que si l'Europe ne réarme pas rapidement la tentation de Poutine d'attaquer est là ça ça trans lui lui lui Poutine non plus ne peut pas attaquer regardez il a essayé d'arriver en Ukraine en 3 jour il croyait qu'il allait arriver à Kievre il a rien pu faire il est pas du tout fort Poutine n'est pas fort vous savez close ça a toujours dit tous les sous sous tout le monde a toujours dit ça.
Le problème de la guerre, c'est que les gens n'arrivent pas à établir s'ils sont forts ou faibles. Et le fort doit avoir l'air faible et le faible doit avoir l'air fort. Il est faible, il a l'air fort.
C'est une tactique de la guerre qui existe depuis les Romains.
Emmanuel Macron